Albums / Année

Albums 2020

Artiste : Galahad Electric Company

Album : When the Battle Is Over

Date de Sortie : 05-10-2020

Ajouté le : 25-11-2020

'Galahad Electric Company' est un des projets des deux Anglais 'Dean Baker' et 'Stu Nicholson' dont leur projet principal 'Galahad' a vu la sortie en 2018 d'un nouvel album 'Seas of Change' et j'avais chroniqué l'album 'Quiet Storms' en 2017). Contrairement au rock progressif distillé par 'Galahad', le projet 'Galahad Electric Company' est axé sur l'utilisation, d'une part, de claviers avec des sonorités électroniques et, d'autres part, une section rythmique programmée. Ils ont mis à profit la période de confinement pour réactiver ce projet parallèle qui n'a connu qu'une seule sortie en 1999 avec 'De-Constructing Ghosts' et ils nous proposent 10 compositions pour une durée d'une cinquantaine de minutes.

Nous somme accueilli par 'Restauration' au sein de la nature avec un titre rempli de bruitages rappelant bien évidemment les pérégrinations sonores des 'Floyds' et 'Alan's Psychedelic breakfast', puis 'When the Battle Is Over' est une belle ballade avec des lignes mélodiques proches de 'Barclay James Harvest' mais avec des sonorités électroniques au niveau claviers et également rythmé par une batterie programmée et 'Be Careful...' continue dans cette ambiance métallique avec un nouveau titre atmosphérique. Avec 'All That Binds Us', la mélancolie est de mise et, malgré les sonorités toujours autant électroniques, la chaleur des nappes de claviers s'installe un peu plus dans les lignes mélodiques du refrain, puis 'The Inquisition (intermezzo)' termine cette première moitié d'album avec une composition plus recherchée avec des bruitages sonores agrémentés de chœurs contemporains qui suivent un crescendo débouchant sur une partie dans laquelle claviers et percussions viennent se joindre aux chœurs pour le final. La deuxième moitié d'album fait défiler un entraînant 'Letting Go' dans une ambiance new wave à la 'Depeche Mode', puis 'Mysterioso', avec son tempo plus lent amène une certaine variété, les arrangements métalliques laissant place à une partie centrale plus dépouillée. '1976' me rappelle certaines ambiances de 'Jon & Vangelis' et 'My Orcha'd in Lindèn Lea' fait se côtoyer un chant trafiqué avec des chœurs 'Floydiens' et une mélodie répétitive. C'est avec 'Open Water', complètement décalé par rapport au reste, que l'album se termine dans une composition acoustique mélancolique, le chant de 'Stu Nicholson' étant accompagné par un piano et un violoncelle.

En résumé, ce dernier bébé du duo 'Dean Baker'/'Stu Nicholson', peaufiné pendant la première épidémie de COVID 19 nous montre un autre visage de 'Galahad' avec des sonorités électroniques et une section rythmique programmée en guise de batterie ce qui destine 'When the Battle Is Over' à un public aimant mélanger le modernisme d'une boîte à rythme avec du rock atmosphérique nous ramenant quelques décennies en arrière...

Interprêtes

Dean Baker (Claviers), Stu Nicholson (Chant, Choeurs)


Artiste : Bon Jovi

Album : 2020

Date de Sortie : 05-10-2020

Ajouté le : 23-11-2020

Les groupes des années 80 ne se portent pas mal car, c'est au tour de la formation 'Bon Jovi' mené par le charismatique 'Jon Bon Jovi' de sortir un nouvel enregistrement studio baptisé sobrement '2020'. On retrouve donc, peut être encore plus sur cet album, un artiste engagé avec des compositions qui fleurent bon un mélange bien dosé entre rock, pop et blues efficaces. '2020' est donc le 15ème album du groupe et 'Jon Bon Jovi' traite de sujets divers avec notamment "le sujet d'actualité", la crise sanitaire de la COVID 19 avec toutes ses contradictions et les conséquences du confinement mais aussi avec 'American Reckoning' de la mort de 'Georges Floyd' ou avec 'Lower The Flag' des révoltes armées suite à la fusillade de 'Dayton' en 2019 ou encore 'Blood In The Water' de la tragédie des migrants qui tentent de fuir leur pays par la mer.

Musicalement, l'opus est varié avec des références aux années 80/90 et tous les quinquagénaires se retrouveront en terrain connu avec des noms qui viennent immédiatement à l'esprit comme ces influences flagrantes au 'Boss' (chronique à venir de son dernier album 'Letter To You') avec des compositions entraînantes comme 'Do What You Can' ou 'Let It Rain' mais également dans des titres plus intimistes comme 'American Reckoning' ou 'Lower The Flag'. Avec 'Limitless', les sonorités de guitares font penser à du 'U2', le joyeux 'Beautiful Drug' avec ses chœurs entêtants nous ramène à des périodes beaucoup plus sereines, quant à 'Lower The Flag' et 'Blood In The Water', ils nous font remonter à la grande tradition des chanteurs Américains avec en tête 'Bob Dylan', d'autant plus que les thèmes augmentent encore l'émotion de ses compositions avec des prestations vocales de 'Jon Bon Jovi' qui nous filent la chaire de poule, le solo de guitare sur Blood In The Water' montant encore de quelques crans l'intensité dégagée, l'album se terminant par tout d'abord un énergique 'Brothers In Arms' puis le magnifique 'Unbroken', me rappelant encore les lignes mélodiques de 'U2' et dont la force est en total adéquation avec le thème traitant des chocs post-traumatiques des vétérans de l'armée. Globalement, la voix de Jon est plus profonde et de ce fait touche beaucoup plus comme s'il voulait accentuer la gravité de son discours sur notre monde actuel en péril. A noter que la version Deluxe également disponible sur Spotify nous offre trois titres supplémentaires, tout d'abord, la reprise 'Do What You Can' avec la participation de 'Jennifer Nettles' qui forme un très beau duo vocal avec 'Jon Bon Jovi' dans le refrain, puis 'Shine', une très belle ballade qui n'a rien à envier aux autres compositions de l'album et enfin 'Luyv Can' qui clôt l'album avec un mid-tempo tout autant attachant.

En résumé, ce dernier album de 'Bon Jovi' est encore une belle surprise pendant cette période perturbée qui, avec une certaine nostalgie, nous renvoie musicalement à des temps beaucoup plus calmes tout en ayant des thèmes modernes et qui montre que 'Jon Bon Jovi' reste, à l'image de 'Bruce Springsteen', un Américain engagé, l'engagement qui met la musique, comme toute expression artistique, à une place essentielle pour combattre tous les maux de notre Humanité pour qu'elle ne devienne tout simplement une Déshumanité...

Interprêtes

Jon Bon Jovi (Chant, Guitare), David Bryan (Claviers), Hugh McDonald (Basse), Phil X (Guitare), Tico Torres (Batterie) + Invités : Everett Bradley (Batterie), John Shanks (Guitare, Claviers)


Artiste : Solar Project

Album : Ghost Lights

Date de Sortie : 05-10-2020

Ajouté le : 24-11-2020

La formation Allemande 'Solar Project', créée dans les années 80, a déjà pas mal d'albums à son actif et 2020 voit la sortie de leur 14ème enregistrement studio 'Ghosts Lights'. Dans la mouvance du rock progressif des années 70, avec en tête 'Pink Floyd', ils nous proposent pour ce nouveau bébé des longs développements puisque l'album ne comporte que 5 compositions, alors que les précédents albums (dont le dernier datant de 2018 'Utopia') ne contenaient qu'une ou deux longues compositions.

Le titre éponyme de l'album ouvre le bal avec ses 16 minutes et nous embarque dans un rock progressif à multi-facettes découpé en plusieurs parties qui s'emboîtent de belle manière : tout commence dans une atmosphère planante avec quelques notes de piano accompagnées d'une guitare acoustique hispanisante, puis, le chant fait son apparition et passée cette introduction tranquille, démarre une partie entraînante qui est un peu un mélange entre la légèreté de 'Santana' avec un solo de guitare très caractéristique et le côté planant de 'Pink-Floyd' avec un saxophone teinté de sonorités jazzy; le milieu du titre nous offre une pause à la guitare électrique qui me rappelle fortement l'introduction de 'Sorrow' des 'Floyds' et qui sert d'introduction a une nouvelle partie atmosphérique dans laquelle la guitare acoustique refait son apparition, puis, c'est un passage fait de bruitages toujours dans un esprit 'Floydien' avec une ambiance exotique et avec en fond des percussions tribales débouchant sur deux sections énergiques et dansantes avec une nouvelle rupture pour un final rappelant le thème de départ avec cette fois un saxophone aux intonations feutrées qui termine délicatement ce long titre. Le titre le plus court de l'album 'Preay' prend alors le relais avec une ballade nonchalante dont la doublure vocale trafiquée accentue le côté atmosphérique, puis, 'On The Run' poursuit avec ses plus de 10 minutes avec, tout d'abord, une introduction feutrée et toujours cette interprétation sensible de 'Sandra Baetzel' au saxophone, puis, sans transition, une partie énergique et entraînante avec des sonorités de claviers vintage prend le relais avec de remarquable ruptures d'intensité comme par exemple le beau passage à la flûte ou les belles sections mettant en avant une rythmique marquée par les instruments électriques et la douceur de l'accompagnement au piano, le final revenant à la douceur du piano accompagné de quelques notes de guitare 'Floydiennes'. Suit 'Chivry' qui dépasse encore les 10 minutes et, cette fois, c'est dans une ambiance envoûtante que débute ce titre avec des chœurs vaporeux et un accompagnement guitare/saxophone encore très 'Floydien', puis la partie chantée continue dans le même registre dans un lent tempo marqué avec un solo de claviers aux sonorités sorties tout droit des années 70 et enfin, sans transition, le final change de registre pour plus d'énergie avec un tempo plus rapide. L'album se termine par 'Fen-Fire' plus chaloupé et tourmenté mais qui reste dans la lignée atmosphérique générale et qui est certainement le titre le plus linéaire, le thème principal étant répété de nombreuses fois.

En résumé, comme vous l'aurez remarqué avec les multiples références aux 'Pink-Floyds' dans cette chronique, les Allemands de 'Solar Project' continuent de nous offrir du bon rock atmosphérique ce qui fait de 'Ghost Lights' un album à conseiller à tous les fans d'un progressif influencé par celui des années 70...

Interprêtes

Peter Terhoeven (Guitare), Robert Valet (Claviers), Holger vom Bruch (Chant), Sandra Baetzel (Chant, Chœurs, Saxophone), Sebastian Jungermann (Basse), Stefan Schnelting (Percussions), Florian Schlott (Batterie)


Artiste : Roger Waters

Album : Us + Them

Date de Sortie : 02-10-2020

Ajouté le : 21-11-2020

Presque en même temps, les deux ex 'Pink-Floyd', 'Nick Mason' et 'Roger Waters' sortent leur album respectif de leur dernière tournée et ces deux concerts ne sont absolument pas redondants car, comme s'ils avaient voulu se partager les époques de la formation légendaire de rock progressif, 'Nick Mason' a choisi d'interpréter des titres de la première période de 'Pink-Floyd' jusqu'à 'Atom Heart Mother' et 'Roger Waters' a balayé la période commençant à 'The Dark Side Of The Moon', le seul titre commun étant 'One of these Days' de 'Meddle' qui se situe justement entre les deux albums cités plus haut.

Il y a eu la tournée 'The Wall' sur plusieurs années en 2010 et 2013 qui devait être sa dernière (magnifique souvenir du passage au stade de France en Septembre 2013 avec mon bout de carton du mur rapporté comme un trophée) et puis l'Américain a remis ça avec une nouvelle tournée mondiale en 2017 et 2018 avec le 'Us + Them' tour. S'en est suivi le film qui a été projeté le 3 Octobre 2019 dans les cinémas ce qui a permis à tous les fans de 'Roger Waters' qui n'avaient pas pu se rendre à un des spectacles (dont je fais partie) de pouvoir profiter de cette ambiance magique et c'est au tour du DVD/Blue Ray du spectacle de sortir en cette fin 2020. On peut être pour ou contre les prises de position de 'Roger Waters' mais, force est de constater, on ne peut que rester admiratif devant ces concerts qui sont devenus des spectacles à part entière, le côté visuel amenant une toute autre dimension. On retrouve donc des titres mythiques de 'Pink-Floyd' des albums mythiques en commençant chronologiquement par 'Meddle', puis 'The Dark Side of the Moon' qui est joué presque dans son intégralité, 'Whish You Were Here', 'Animals' (dont les deux plus longs titres 'Dogs' et 'Pigs') et bien entendu quelques extraits de 'The Wall' mais aussi trois titres de son dernier album 'Is This The Life We Really Want ?'.
Bref, encore un album à avoir dans sa discothèque idéale et, encore plus dans ce cas, le DVD/Blue Ray est également indispensable pour un spectacle de cette ampleur avec autant d'effets visuels...

Interprêtes

Roger Waters (Chant, Basse), Jon Carin Jon Carin (Claviers, Guitare), Dave Kilminster (Guitare), Bo Koster (Hammond, Piano), Holly Laessig (Chant), Ian Ritchie (Saxophone), Gus Seyffert (Guitare, Basse), Jonathan Wilson (Guitare, Chant), Jess Wolfe (Chant), Joey Waronker (Batterie)


Artiste : Robert Plant

Album : Digging Deep: Subterranea

Date de Sortie : 02-10-2020

Ajouté le : 22-11-2020

Après les deux petits jeunes qui sont encore sur le devant de la scène avec leur concerts, 'Live at the Roundhouse' pour 'Nick Mason' et ses 76 printemps et 'Us + Them' pour 'Roger Waters' qui frise les 80 ans, c'est au tour d'un autre petit jeune, 'Robert Plant', le chanteur légendaire de 'Led Zeppelin' de se rappeler à notre bon souvenir avec la sortie d'une compilation de ses albums solos de 1982 avec 'Pictures at Eleven' au dernier album datant de 2017, 'Carry Fire' (voir la chronique myprogmusic ici). Je ne vais redétailler toute la discographie de ces 40 dernière années mais j'ai essayé de vous donner l'ensemble des artistes qui l'on accompagnés pendant toutes ces années (plus bas par album) et la référence de l'album de chaque compositions avec le lien sur spotify. Bref, découvrez ou redécouvrez dans cette trentaine de compositions toute la richesse musicale d'un des pionniers du rock qui a su après 'Led Zeppelin' s'ouvrir à différentes influences et les mélanger pour que sa discographie devienne tout simplement de la musique rock intemporelle et sans frontière...


Liste des titres (Album – Année)
01. Rainbow ('Lullaby and… The Ceaseless Roar' - 2014)
02. Hurting Kind ('Manic Nirvana' - 1990)
03. Shine It All Around ('Mighty ReArranger' - 2005)
04. Ship Of Fools ('Now and Zen'>'' - 1988)
05. Nothing Takes The Place Of You ('Digging Deep: Subterranea' - 2020)
06. Darkness, Darkness ('Dreamland' - 2002)
07. Heaven Knows ('Now and Zen'>'' - 1988)
08. In The Mood ('In The Mood' - 1083)
09. Charlie Patton Highway (Turn It Up - Part 1) ('Digging Deep: Subterranea' - 2020)
10. New World… ('Carry Fire' - 2017)
11. Like I've Never Been Gone ('Pictures at Eleven' - 1982)
12. I Believe ('Fate of Nations' - 1993)
13. Dance With You Tonight ('Carry Fire' - 2017)
14. Satan Your Kingdom Must Come Down ('Band of Joy' - 2010)
15. Great Spirit (acoustic) ('Fate of Nations' - 1993)
16. Angel Dance ('Band of Joy' - 2010)
17. Takamba ('Mighty ReArranger' - 2005)
18. Anniversary ('Manic Nirvana' - 1990)
19. Wreckless Love ('The Principle of Moments' - 1983)
20. White Clean & Neat ('Now and Zen'>'' - 1988)
21. Silver Rider ('Band of Joy' - 2010)
22. Fat Lip ('Pictures at Eleven' - 1982)
23. 29 Palms ('Fate of Nations' - 1993)
24. Last Time I Saw Her ('Dreamland' - 2002)
25. Embrace Another Fall ('Lullaby and… The Ceaseless Roar' - 2014)
26. Too Much Alike (with ¨Patty Griffin) ('Digging Deep: Subterranea' - 2020)
27. Big Log ('The Principle of Moments' - 1983)
28. Falling In Love Again ('Band of Joy' - 2010)
29. Memory Song (Hello Hello) ('Fate of Nations' - 1993)
30. Promised Land ('Fate of Nations' - 1993)

Interprêtes

Robert Plant (Chant)

Pictures at Eleven (1982) : Robbie Blunt (Guitare), Jezz Woodroffe (Claviers), Paul Martinez (Basse), Raphael Ravenscroft (Saxophone), Phil Collins (Batterie), Cozy Powell (Batterie)

The Principle of Moments (1983) : Robbie Blunt (Guitare), Paul Martinez (Basse), Jezz Woodroffe (Claviers), Phil Collins (Batterie), Barriemore Barlow (Batterie), Bob Mayo (Guitare, Claviers, Chœurs), John David (Chœurs), Ray Martinez (Chœurs)

Now and Zen (1988) : Phil Johnstone (Claviers), Doug Boyle (Guitare), Phil Scragg (Basse), Chris Blackwell (Batterie, Percussions) + Invités : Jimmy Page (Guitare), David Barratt (Claviers), Toni Halliday (Chœurs), Marie Pierre (Chœurs), Kirsty MacColl (Chœurs), Robert Crash (Programmation)

Manic Nirvana (1990) : Phil Johnstone (Claviers, Guitare), Charlie Jones (Basse), Doug Boyle (Guitare), Chris Blackwell (Batterie, Guitare) + Invités : Robert Stride (Chœurs), Micky Groome (Chœurs), Laila Cohen (Chœurs), Carolyn Harding (Chœurs), Siddi Makain Mushkin (Chœurs)

Fate of Nations (1993) : Doug Boyle (Guitare), Kevin Scott MacMichael (Guitare, Chœurs), Oliver J. Woods (Guitare), Richard Thompson (Guitare), Francis Dunnery (Guitare), Charlie Jones (Basse), Phil Johnstone (Harmonium, Orgue, Piano, Chœurs), Phillip Andrews (Claviers), Michael Lee (Batterie), Chris Hughes (Batterie), Pete Thompson (Batterie), Chris Blackwell (Batterie), Nigel Kennedy (Violon), Navazish Ali Khan (Violon), Nigel Eaton (Hurdy gurdy), Gurdev Singh (Dilruba, Sarod), Surge Singh (Sarangi), Máire Brennan (Chœurs), Julian Taylor (Chœurs), Steve French (Chœurs), John Flynn (Chœurs), Maartin Allcock (Mandoline, Guitare, Basse, Orgue)

Dreamland (2002) : John Baggott (Claviers), Pearl Thompson (Guitare), Justin Adams (Guitare, Gimbri, Darbuka), Charlie Jones (Basse), Clive Deamer (Batterie, Percussions) + Invités : B. J. Cole (Steel guitare), Raj Das (Chœurs), May Clee Cadman (Chœurs), Ginny Clee (Chœurs)

Mighty ReArranger (2005) : John Baggott (Claviers, Basse), Clive Deamer (Batterie, Bendir), Justin Adams (Guitare, Bendir, Tehardant, Basse), Skin Tyson (Guitare, Basse), Billy Fuller (Basse, Contrebasse)
Band Of Joy (2010) : Bekka Bramlett (Chœurs), Marco Giovino (Batterie, Percussions, Chœurs), Patty Griffin (Chant, Chœurs), Byron House (Basse, Contrebasse), Buddy Miller (Guitare, Basse, Mandoline, Chœurs), Darrell Scott (Guitare, Mandoline, Mandole, Banjo, Accordéon, Chœurs)

Lullaby and… The Ceaseless Roar (2014) : Justin Adams (Percussions, Guitare, Choeurs), Liam “Skin” Tyson (Banjo, Guitare, Choeurs), John Baggott (Claviers, Basse, Piano, Tabla, Choeurs), Juldeh Camara (Xalam, Riti, Chant), Billy Fuller (Basse, Batterie), Dave Smith (Batterie), Julie Murphy (Chœurs), Nicola Powell (Chœurs)

Carry Fire (2017) : Seth Lakeman (Violon, Alto), Redi Hasa (Violoncelle), Chrissie Hynde (Chant), Justin Adams (Guitare), Liam « Skin » Tyson (Guitare), John Baggott (Claviers), Billy Fuller (Basse), Dave Smith (Batterie)


Artiste : Steve Hackett

Album : Selling England by The Pound & Spectral Mornings: Live at Hammersmith

Date de Sortie : 25-09-2020

Ajouté le : 15-11-2020

A chaque tournée de 'Steve Hackett', nous avons droit généralement à une sortie d'album qui, pour toutes les fans de l'ancien guitariste de 'Genesis' est un pur bonheur. 2019 avait vu la sortie de l'admirable 'Genesis Revisited Band and Orchestra – Live' et 2020 voir donc une nouvelle sortie avec l'enregistrement du concert au 'Hammersmith Apollo' de Londres, le 29 Novembre 2019 dans lequel ls compositions de 'Genesis' sont encore bien présentes mais avec également une première partie tirée de sa carrière solo. Inutile de faire une longue chronique, avec les références que je viens de citer, on est plongé dans l'univers de l'Anglais avec, comme toujours, un enregistrement remarquable qui rend parfaitement l'ambiance de concert. Tout d'abord ce sont des compositions de deux de ses albums solos, avec une bonne partie de 'Spectral Morning' de 1989 et trois titres de son magnifique dernier opus 'At The Edge Of Light' (mine de rien, 40 ans séparent ces deux albums et le premier n'a pas pris une ride), puis l'intégral de 'Selling England By The Pound', album mythique de 'Genesis', est interprété avec en point d'orgue le titre bien connu de tous les sexagénaires fans de 'Genesis', 'Firth of Fifth', et enfin, c'est encore des titres de 'Genesis' qui clôturent le concert avec tout d'abord 'Déjà Vu' qui n'avait jamais été sorti par 'Genesis' et qui apparait dans l'album 'Genesis Revisited I' de Steve de 1996 (crédité à l'origine à 'Steve Hackett' et 'Peter Gabriel'), puis les deux incontournables 'Dance On A Volcano' et 'Los Endos' de l'album 'A Trick Of The Tail' de 1976.

Bref, inutile d'en rajouter, ces deux heures passent à une vitesse folle et nous réembarque dans le monde merveilleux d'un rock progressif intemporel avec comme chef d'orchestre, 'Steve Hackett' qui, entouré d'artistes de grands talents et grâce à une perfection d'enregistrement (la version surround 5.1 a été mixée par 'Steven Wilson') nous offre un beau cadeau en cette fin d'année 2020...

Liste des titres – Album origine (Artiste - Année)
01 Intro
02 Every Day – Spectral Morning (Steve Hackett - 1979)
03 Under The Eye Of The Sun - At The Edge Of Light (Steve Hackett - 2019)
04 Fallen Walls And Pedestals - At The Edge Of Light (Steve Hackett - 2019)
05 Beasts In Our Time - At The Edge Of Light (Steve Hackett - 2019)
06 The Virgin And The Gypsy - Spectral Morning (Steve Hackett - 1979)
07 Tigermoth - Spectral Morning (Steve Hackett - 1979)
08 Spectral Mornings - Spectral Morning (Steve Hackett - 1979)
09 The Red Flower Of Tai Chi Blooms Everywhere - Spectral Mornings (Steve Hackett - 1979)
10 Clocks – The Angel Of Mons - Spectral Mornings (Steve Hackett - 1979)
11 Dancing With The Moonlit Knight - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
12 I Know What I Like - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
13 Firth Of Fifth - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
14 More Fool Me - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
15 The Battle Of Epping Forest - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
16 After The Ordeal - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
17 The Cinema Show - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
18 Aisle Of Plenty - Selling England By The Pound (Genesis – 1973)
19 Déjà Vu – Genesis Revisited I (Steve Hackett – 1996)
20 Dance On A Volcano – A Trick Of The Tail (Genesis –1976)
21 Los Endos – A Trick Of The Tail (Genesis – 1976)

Interprêtes

Steve Hackett (Guitare, Chant), Nad Sylvan (Chant), Roger King (Claviers), Jonas Reingold (Basse), Rob Townsend (Saxophone, Flûtes), Craig Blundell (Batterie, Percussions), John Hackett (Flûte), Amanda Lehmann (Guitare, Chant)


Artiste : Ayreon

Album : Transitus

Date de Sortie : 25-09-2020

Ajouté le : 16-11-2020

A grand renfort de vidéos, nous attendions avec impatience ce dernier album 'Transitus' et, encore une fois, 'Arjen Anthony Lucassen' a mis les petits plats dans les grands pour ce nouveau bébé de son projet 'Ayreon'. Après 'The Source' en 2017, il aura fallu trois ans pour que le maître du progressif nous offre une nouvelle histoire et, cette fois, on n'évolue plus dans le monde de la science-fiction mais il a choisi de revenir dans les années 1800 pour nous raconter l'histoire d'un amour impossible entre un bourgeois prénommé Daniel (interprété par 'Tommy Karevik' de 'Kamelot') et une servante noire 'Abby' (interprétée par 'Cammie Gilbert' de 'Ocean of Slumber' qui a sorti avec son groupe un nouvel album en 2020, 'Ocean of Slumber') et, comme nous y sommes désormais habitué, Arjen a convié un nombre impressionnant d'artistes avec tout d'abord des noms bien connus de ses fans comme 'Marcela Bovio', 'Dianne Van Giersbergen', 'Simone Simons', 'Michael Mills' ou encore le claviériste 'Joost Van Den Broek' mais également de nouveaux artistes comme 'Paul Manzi' ou 'Johanne James' (le batteur de 'Threshold' qui chante pour l'occasion) ou encore l'acteur 'Tom Baker' qui officie en tant que narrateur.

Détailler chaque composition demanderait une trop longue chronique et c'est pour cette raison que je vous parlerai des points forts qui m'ont marqué avec tout d'abord, le fait que cet opus ait été pensé comme une sorte de pièce de théâtre et compte tenu de l'histoire, on se rapproche d'un 'Roméo et Juliette' avec toute une distribution d'acteurs qui évolue autour de nos deux protagonistes 'Abby' et 'Daniel' et qui ont été choisis par 'Arjen' comme dans un casting de film. Par conséquent, même si certains trouveront les parties parlées trop longues, la narration de 'Tom Baker' est primordiale pour l'histoire et permet de faire le lien entre les différents épisodes. D'un point de vue musical, 'Transitus' propose une belle variété entre chaque titre et on sent qu'Arjen les a composé en ayant toujours cette volonté d'adapter la musique à l'histoire. Prenons l'exemple du premier titre 'Fatum Horrificum' qui est constitué de 6 parties assez courtes, chacune a son propre style et l'on passe d'une ambiance épique avec 'Graveyard' au récitatif '1884' qui plante le décor dans une ambiance inquiétante digne d'un film fantastique puis, 'Daniel And Abby' développe une section instrumentale 'Floydienne' beaucoup plus posée qui me fait penser aux sonorités d'un 'Atom Heart Mother'; quant à 'Fatum' qui suit, on est emmené avec des chœurs grandioses dans une sorte de 'Carmina Burana', puis 'Why?!', qui introduit un de nos deux héros 'Daniel', est dans une trame plus dramatique alors que 'Guilty', avec son tempo entraînant, est plus léger tout en restant très expressif grâce aux interprétations vocales. Cette variété ne nuit à aucun moment à l'ensemble car, l'autre point fort de cet album est son accessibilité qui certainement fera que les fans d'un progressif plus recherché ne seront pas complètement comblés ce qui donne l'impression qu'un des objectifs d'Arjen' a été d'essayer avec 'Transitus' de toucher un public assez large grâce à des mélodies qui s'apprivoisent immédiatement comme dans les trois titres qui se suivent, 'Listen to My Story' dans lequel le trio de choc 'Simone Simons'/'Marcela Bovio'/'Caroline Westendorp' nous offre une prestation remarquable, puis 'Two Worlds Now One' qui est typiquement dans la veine d'un rock progressif des années 70 devenu universel avec bien entendu des références à 'Pink Floyd' et enfin, 'Talk of the Town' avec ses sonorités folk et sa mélodie entêtante qui peut faire penser à son projet 'The Gentle Storm'. Enfin, comme nous y sommes maintenant habitués, l'ensemble est rempli de remarquables arrangements avec ce mélange d'instruments électriques et acoustiques et, même si les riffs de guitare saturés sont un peu moins présents, on a quand même l'occasion d'avoir des titres énergiques comme le dynamique 'Get Out! Now!' avec un solo magistral de 'Joe Satriani' rappelant les grands moments du hard-rock des années 70. Mais, au final, c'est bien dans les parties vocales que la magie opère avec des artistes qui jouent à fond leur rôle et deviennent des acteurs à part entière : on peut citer par exemple 'Condemmned Without A Trial' avec huit chanteuses et chanteurs se renvoyant la balle dans une bataille vocale magistrale ou 'Daniel's Funeral' et 'Henry's Plot' avec deux beaux duos entre 'Amanda Somerville' et 'Paul Manzi' ou encore 'This Human Equation' dans lequel on retrouve le trio de chanteuses 'Simone Simons'/'Marcela Bovio'/'Caroline Westendorp' dans une autre bataille vocale admirable et bien entendu les échanges remplis d'émotion entre 'Cammie Gilbert' et 'Tomy Karevik' comme dans 'Hopelessly Slipping Away' sans oublier un de mes coups de cœurs, le duo entre 'Cammie Gilbert' et 'Amanda Somerville' dans 'Message from Beyond' qui monte encore un peu plus le curseur émotionnel. On notera que pour compléter l'album, Arjen s'est fendu d'une bande dessinée qui a été faite par l'artiste Chilien 'Felix Vaga' et qui est disponible avec la version CD/DVD Earbook ce qui amène une autre dimension artistique.

En résumé, c'est encore un grand cru du projet 'Ayreon' que nous propose 'Arjen Anthony Lucassen' avec un travail impressionnant au niveau vocal montrant une fois de plus qu'il a ce don pour composer des œuvres musicales sur mesure pour tous ces artistes de grand talent et 'Transitus', même s'il renferme des compositions peut être plus accessibles globalement est d'une richesse immense ce qui nécessite forcément de prendre son temps pour en découvrir tous les coins et recoins et l'apprécier à sa juste valeur...

Interprêtes

Arjen Anthony Lucassen (Guitare, Basse, Claviers, Glockenspiel, Dulcimer, Piano), Tom Baker (Conteur), Tommy Karevik (Chant - Daniel), Cammie Gilbert (Chant – Abby), Marcela Bovio (Chant – Furie, Servante, Villageoise), Paul Manzi (Chant – Henry), Amanda Somerville (Chant – Lavinia), Johanne James (Chant – Abraham), Caroline Westendorp (Chant – Furie, Servante, Villageoise), Simone Simons (Chant – Ange de la mort), Michael Mills (Chant – La statue), Dee Snider (Chant – Père de Daniel), Dan J. Pierson (Chant, Villageois), Jan Willem Ketelaars (Chant, Villageois), Lisette Van Den Berg (Chant, Villageoise), Marjan Welman (Chant, Villageoise), Will Shaw (Chant, Villageois), Wilmer Waarbroek (Chant, Villageois), Dianne Van Giersbergen (Chant), Joost Van Den Broek (Hammond, Piano, Fender rhodes), Juan Van Emmerloot (Batterie), Ben Mathot (Violon), Jeroen Goossens (Vents), Jurriaan Westerveld (Violoncelle), Alex Thyssen (Cor), Hellscore (Chœurs), Joe Satriani (Guitare), Marty Friedman (Guitare), Patty Gurdy (Vielle à roue), Thomas Cochrane (Trompette, Trombone)


Artiste : tRKproject

Album : Sounds from the Past

Date de Sortie : 25-09-2020

Ajouté le : 17-11-2020

Je vous ai présenté le nouvel album 'Kay & Gerda' de 'Ryszard Kramarski' il y a quelques temps qui mettait en avant la chanteuse 'Karolina Leszko' et le chanteur 'David Lewandowski' dans deux superbes interprétations vocales. Pour l'occasion, 'Ryszard Kramarski' a ressorti de ses cartons l'album 'Sounds from the Past' de 2018 que je n'avais pas chroniqué à l'époque pour rajouter un deuxième CD avec comme dans 'Kay & Gerda', une nouvelle interprétation de l'ensemble des compositions par 'David Lewandowski'. Si vous avez raté l'album original, je vous invite donc à le découvrir avec ce double CD, de choisir la version qui vous convient le mieux et de vous laisser emporter par ce rock progressif raffiné et attachant rempli de belles mélodies propices à la relaxation après une rude journée...

Interprêtes

Ryszard Kramarski (Claviers, Guitare), Marcin Kruczek (Guitare), Grzegorz Fieber (Batterie, Percussions), Krzysztof Wyrwa (Basse), Karolina Leszko (Chant), David Lewandowski (Chant)


Artiste : Fish

Album : Weltschmerz

Date de Sortie : 25-09-2020

Ajouté le : 18-11-2020

Pour toutes celles et tous ceux qui aiment le rock progressif, 'Derek William Dick', alias 'Fish' est un artiste incontournable de ces 40 dernières années et associé définitivement à 'Marillion' et ce dernier album a été annoncé par 'Fish' lui-même comme le dernier enregistrement studio. Alors, après 'A Feast of Consequences' qui date déjà de 2013, ce dernier voyage musical en compagnie du chanteur avec au compteur 4 albums avec 'Marillion' et 11 en solo nous embarque pour près d'une heure et demi dans son univers qui est cette fois, pour ma part, plus mélancolique avec un titre en Allemand qui littéralement signifie 'Douleur du Monde' et qui montre du premier titre au dernier titre tout le ressenti de cet artiste qui nous parle de notre monde avec tous ses problèmes et qui est peut-être une des raisons de cette retraite musicale anticipée.

Sur les 10 compositions, 3 étaient déjà présentes sur l'EP 'A Parley With Angels' sorti en 2018 et qui contenait également 4 autre titres en concert. Et d'entrée, c'est avec un poignant 'Grace of God' que 'Fish' nous accueille avec un texte sur la fin de vie qui est musicalement coupé en deux avec une première partie remplie d'émotion, me rappelant certaines lignes mélodiques de 'RPWL' puis une deuxième partie semi-acoustique plus tourmentée avec des sonorités plus contemporaines, puis 'Man With a Stick' (déja présent sur 'A Parley With Angels'), avec sa rythmique chaloupée est plus direct et plus facile à apprivoiser et me rappelle l'atmosphère que dégageait certains titres de 'Phil Collins' dans les années 80. Avec 'Walking on Eggshells', on revient à un progressif imaginatif avec une succession de différentes parties contenant de remarquables arrangements avec par exemple ce final avec des cordes et la participation de 'Doris Brendel' au chant, puis, 'The Party's Over' est certainement le titre le plus léger avec ses influences folk, rappelant que l'Ecossais a toujours été influencé par ce style mais qui parle de son adieu à la musique et qui du coup, montre un visage mitigé entre joie de commencer une nouvelle vie et tristesse de devoir de quitter sa vie musicale. Suit 'Rose of Damascus' de plus de 15 minutes qui nous embarque dans une ambiance tranquille et posée qui prend petit à petit son envol et nous invite avec des sonorités de cordes très contemporaine à une longue partie chantée dans laquelle alternent parties intenses et d'autres plus calmes avec en point d'orgue les cordes qui se déchaînent dans une sorte de tempête sonore et le titre se termine par une partie douce à la 'RPWL' en léger crescendo, puis, on atteint un sommet émotionnel avec 'Garden of Remembrance' dans lequel 'Fish' parle de la maladie d'Alzheimer et, sur ce titre, la vidéo (voir ci-dessus) amène une intensité encore plus grande et on se surprend à verser quelques larmes (comme d'ailleurs 'Fish' lui-même dans la vidéo) tellement l'intensité est immense. 'C Song (The Trondheim Waltz)', qui suit, est là pour nous remettre de nos émotions pour revenir à un titre plus classique popisant en semi-acoustique et 'Little Man What Now?' est le deuxième long développement, tiré du dernier EP, dans une ambiance nonchalante dans laquelle la partie chantée se déroule lentement tout en gardant une grande tension vocale et dans laquelle les cuivres amènent un côté feutrée au début et participent à la remarquable envolée finale pouvant rappeler les atmosphères de 'Pink Floyd' pour retomber dans un très beau decrescendo instrumental, puis, 'Waverley Steps (End of the Line)', toujours tiré du dernier EP, est typique du progressif recherché et imaginatif de 'Fish' véhiculant toutes sortes de sentiments avec de magnifiques alternances d'intensité et de rythme avec encore de remarquables interventions des cuivres amenant une force supplémentaires et l'album se termine sur le titre éponyme de l'album, 'Weltschmerz' avec un 'Fish' voulant laisser une image d'une personne engagée avec ses mots pour seule arme contre ce monde dans lequel il ne se reconnait plus, je cite ses paroles : "Je me suis gavé des connaissances que je me suis régalé du flux numérique, j'ai discerné à travers ma sagesse que tout ne peut être cru, je suis arrivé à la conclusion que nous avons tous été trompés et que nos libertés et notre démocratie ne sont pas ce qu'elles semblent être" ou encore ces autres mots "Je me suis forgé l’opinion que les choses ne peuvent pas rester telles qu’elles sont. Ma colère et ma fureur piégées comme une guêpe dans un bocal. Il n’est jamais trop tard pour prendre un nouveau départ courageux. Quand la révolution sera appelée, je jouerai mon rôle".

En résumé, 'Fish' tire sa révérence de la plus belle manière possible avec un album fort que ce soit musicalement mais aussi au niveau des thèmes abordés et ce beau témoignage montre une fois de plus que la musique joue également un rôle important et indispensable de révélateur de notre monde dans ces temps troublés. Le rock progressif, plus que jamais doit continuer avec des artistes de la trempes de 'Fish' de jouer ce rôle qu'il a toujours tenu depuis sa naissance dans les années 60...

Interprêtes

Fish - Derek William Dick (Chant), Steve Vantsis (Basse, Claviers), Robin Boult (Guitare), Dave Stewart (Batterie), Foss Paterson (Claviers), Mikey Owers (Cor) + Invités : Steven Wilson (Guitare), Craig Blundell (Batterie), David Jackson (Saxophone), John Mitchell (Guitare), Liam Homes (Claviers), Doris Brendel (Choeurs), Scottish Chambers Orchestra (Cordes)


Artiste : Trishula

Album : Time Waits For No Man

Date de Sortie : 25-09-2020

Ajouté le : 19-11-2020

l'aventure 'Rage of Angels' du claviériste 'Ged Rylands' dans lequel 'Rob Moratti' était chanteur) qui a déjà sorti un premier album 'Scare to Breathe' en 2019 et, à peine un an plus tard, c'est au tour de 'Time Waits For No Man' de voir le jour et c'est avec cet opus que je les découvre. Dans ce projet l'Anglais a emmené avec lui le chanteur 'Jason Morgan' avec lequel il avait collaboré pendant sa période 'Rage of Angels' et on retrouve le claviériste de 'Magnum', 'Rick Benton', le bassiste 'Dan Clark' de 'Jupiter Falls' et le batteur 'Neil Ogden' invité du remarquable dernier album de 'Tony Mitchell'. Dans la lignée de la grande tradition du rock mélodique Anglais, ils nous offrent 10 bijoux mélodiques qui font du bien dans cette période difficile et qui nous ramènent aux années 70/80 avec des groupes comme 'Foreigner', 'Electric Light Orchestra', 'ASIA' ou encore 'Aerosmith'. On passe un merveilleux moment à écouter ces compositions et ceci dès le titre d'ouverture 'How It’s Supposed To Be', très classique mais tellement efficace avec 'Jason Morgan' qui est comme un poisson dans l'eau et avec un juste partage entre les parties aux claviers somptueuses de 'Rick Benton' et le petit solo de guitare bien placé de 'Neil Fraser'. Dans l'ensemble, les claviers sont mis en avant et la production est limpide sans aucune agressivité, tout coule paisiblement avec, tout d'abord, des mid-tempo aux lignes mélodiques que l'on s'approprie immédiatement comme si elles avaient toujours fait partie de notre vie comme dans 'Fallen Hero', 'I Just Might' ou encore 'The Mighty' mais également des titres plus énergiques avec 'I Want It All', 'Hear To Evil', 'The Border' ou encore 'Knocked Down', sans oublier les deux ballades addictives 'Make Up Your Mind' et 'Every Time We Touch' que je me suis empressé de rajouter à ma playlist de ballades ici.

Bref, ce nouvel album de 'Trishula' se rajoute au belles sorties 2020 dans ce style et 'Time Waits For No Man' est à conseiller à un large public aimant un rock mélodique intemporel qui nous ramène quelques décennies en arrière : à consommer sans modération...

Interprêtes

Jason Morgan (Chant), Neil Fraser (Guitare), Rick Benton (Claviers), Dan Clark (Basse), Neil Ogden (Batterie), Georgia Morgan (Choeurs)


Artiste : Mirayon

Album : A Tale of Challenging Hope

Date de Sortie : 19-09-2020

Ajouté le : 13-11-2020

'Mirayon' est un nouveau projet de métal progressif Suisse initié par le claviériste 'Cyril Stoller' et le guitariste 'Dario Colombo' en 2015 auquel sont venus s'ajouter ensuite le bassiste 'Daniel Schmid', qui a également amené les compositions du groupe, et le chanteur 'Silas Bitterli'; leurs influences sont assez larges et il serait réducteur de les limiter au métal progressif car ils incorporent d'autres composantes assez éloignées du métal et alternent de l'accessible avec des sections beaucoup plus recherchées. Généralement, dans ce genre d'album, on a souvent à faire à un concept et le thème déployé ici, à travers l'histoire personnelle de 'Daniel Schmid', raconte, je cite leur page ici, "son parcours de musicien dans la conviction qu'il y a un Dieu qui nous aime, mais qui nous interpelle encore et encore car nous nous perdons souvent et qui veut nous libérer de nous-mêmes."

'It's Not About Perfection' nous accueille avec une introduction symphonique qui ne laisse rien augurer de la suite, car après 2 minutes, des riffs de guitare rageurs accompagnés d'une narration laissent place à une section instrumentale énergique et recherchée qui se calme sur la fin pour enchaîner sans transition sur le titre suivant 'We Run We Hide' qui alterne différents tempos et intensités avec une partie chantée accessible et des parties instrumentales beaucoup plus difficiles à apprivoiser. Changement de décor avec 'Change Me' qui, malgré quelques growls, est une ballade bien loin du métal que l'on s'approprie immédiatement grâce à une mélodie accrocheuse puis 'I Am His Child' continue dans cette atmosphère douce et tranquille. Toujours sans transition, avec 'Free', le progressif fait son retour avec des lignes mélodiques accessibles chantées côtoyant des parties instrumentales moins abordables, puis 'Struggle' est certainement le titre le plus éloigné de l'ambiance générale avec, tout d'abord des influences funk qui fusionnent avec des riffs de guitare puis des parties instrumentales plus recherchées emmenée par une section rythmique imaginative, les changements de tempos étant très fréquents et 'I Need Forgiveness' qui suit poursuit dans ce patchwork de styles tout en gardant une trame progressif plus complexe avec un final chanté épique. La fin de l'album fait défiler un entraînant 'I Run Away' qui a fait l'objet de la vidéo promotionnelle ci-dessus et qui est certainement le titre le plus accrocheur puis 'You Are The Light' qui clôt l'opus avec un long développement résumant bien l'ensemble avec du très accessible en commençant par une ballade aux lignes mélodiques vintages qui prend de l'ampleur et nous embarque dans une section instrumentale progressive et toujours en crescendo revient à une partie chantée énergique pour retomber dans une ambiance symphonique plus calme avec une narration finale.

En résumé, les Suisses de 'Mirayon' montrent une belle maturité pour ce premier enregistrement studio qui fusionne de l'accessible avec du moins accessible faisant de 'A Tale of Challenging Hope' une très bonne surprise 2020 qui devrait plaire à tout un public adepte d'un progressif recherché et imaginatif...

Interprêtes

Silas Bitterli (Chant), Dario Colombo (Guitare), Daniel Schmid (Basse), Cyril Stoller (Claviers)


Artiste : Flying Colors

Album : Third Stage : Live In London

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 07-11-2020

Après 'Third Degree' en 2019 et après l'album solo de 'Neal Morse' 'Sola Gratia' avec également 'Mike Portnoy', le super groupe 'Flying Colors' nous offre un live de leur dernière tournée mondiale (magnifique souvenir de concert au Z7 le 11 Décembre 2019 !), et ce 'Third Stage' est le concert de clôture à Londres au 'Shepherd’s Bush Empire' le 14 décembre 2019. A la clé, bien évidemment est sorti le blue ray qui est indispensable dans ce genre de live pour vivre (ou revivre) pleinement le concert.

Compte tenu maintenant de la discographie qui commence à s'étoffer, puisque ce sont maintenant trois albums studio que 'Flying Colors' a à sa disposition, ce dernier live (rappelons que c'est également le troisième du groupe après le magnifique ' Second Flight: Live At The Z7') nous offre près de 2 heures de musique avec des titres assez bien partagés entre les 3 opus, le dernier album, 'Third Degree' étant bien représenté avec 6 compositions. On navigue donc entre tous ces titres qui nous sont désormais devenus familiers et qui ont tous leur personnalité, en commençant par le sautillant 'Blue Ocean' qui débute le concert dans une joyeuse ambiance, puis se succèdent 'A Place In Your World' qui me rappelle 'Genesis', 'The Loss Inside' tiré du dernier opus amenant un côté plus énergique avec sa section rythmique addictive puis, 'More' et son introduction avec ses riffs de guitares accrocheurs continue sans faiblir à nous enchanter ainsi que des compositions comme le mélancolique 'Kayla' ou encore le funky 'Geronimo'. La pause ballade est présente avec le magnifique 'You Are Not Alone' et la légèreté qui nous fait remonter au sixties est amenée par 'Love Letter' et la fin du concert nous offre un bouquet final fait des longs développements remarquables avec tout d'abord 'Peaceful Harbor' qui monte de quelques crans le curseur émotionnel, moment magique dont je me rappellerai longtemps avec le public reprenant en chœurs la mélodie en fin de titre, puis, avec les trois compositions 'Crawl', 'Infinite Fire' et 'Cosmic Symphony' de plus de 10 minutes chacune et qui sont tirées de chaque album, nous restons sur le petit nuage sur lequel nous étions monté précédemment pour 35 minutes de pur bonheur, le concert se terminant par l'entraînant 'The Storm' et, bien évidemment l'incontournable 'Mask Machine' qui met le sourire sur toutes les lèvres de chaque spectateur mais également de chaque membre du groupe.

En résumé, comme vous l'aurez compris, ce live de 'Flying Colors' est un must have et comme souvent dans ce cas, procurez-vous le blue ray car il n'y a rien de tel que de vivre avec l'image ces moments magiques que nous proposent ces cinq artistes qui mettent tout leur talent au service de cette formation qui en quelques années est devenu un groupe incontournable de rock progressif...

Interprêtes

Casey McPherson (Chant, Guitare, Claviers), Neal Morse (Chant, Claviers), Steve Morse (Guitare), Dave LaRue (Basse), Mike Portnoy (Chant, Batterie)


Artiste : Overland

Album : Scandalous

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 08-11-2020

'Overland' est un des projets de l'Anglais 'Steve Overland' (entre autres également leader du groupe 'FM' avec deux très bons albums 'Atomic Generation' en 2018 et 'Synchronized' en 2020) et du Suédois 'Tommy Denander' (entre autres 'Steve Walsh') dont le dernier album 'Contagious' date de 2018. Pas de surprise pour ce dernier bébé 'Scandalous' qui est le cinquième de cette formation, on est de plein pied dans de l'AOR mélodique du premier au dernier titre offrant une belle variété et qui est un peu un fourre-tout des styles mélodiques des années 70. On navigue donc à travers des compositions qui font du bien et ceci dès le premier titre 'Don't Give Up' qui a un petit côté disco et qui me fait penser au style des 'Bee Gees' dans les années 70, période 'Saturday Night Fever' ou le puissant mid-tempo 'Never Say Die, avec son introduction syncopée à la 'AC/DC' ou 'Lost in the City' avec des riffs proches de 'ZZ Top' ou 'Closest Thing to Heaven' proche du westcoast ou le magnifique blues/rock 'Changing Times' qui transpire du bon blues qui vous colle à la peau ou 'The Trouble with Love' avec son côté funky de 'Stevie Wonder' ou encore la belle ballade 'God Mades An Angel', très classique mais tellement efficace sans oublier un dernier 'Hole in My Heart' qui clôt l'album avec une mélodie addictive.

En résumé, ce patchwork de compositions est très agréable à écouter comme si on vous avait fait une playlist de titres intemporels pour revenir quelques décennies en arrière et 'Scandalous' devrait plaire à un large public aimant la musique mélodique très accessible...

Interprêtes

Steve Overland (Chant, Choeurs), Tommy Denander (Guitare, Claviers), Brian Anthony (Basse, Piano, Hammond), Brian Tichy (Batterie)


Artiste : Gazpacho

Album : Fireworker

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 09-11-2020

Après 'Soyuz' en 2018 auquel je n'avais pas complètement adhéré (il va quand même falloir que je m'en remette une petite dose), les Norvégiens de 'Gazpacho' reviennent avec un nouvel album 'Fireworker' qui ne contient que 5 titres mais avec deux longs développements et si vous aimez ce genre de compositions que l'on s'approprie petit à petit, vous serez donc comblés comme également vous l'avez certainement été avec les derniers magnifiques opus de 'Motorpsycho' et de 'Logos'. Pour cet opus, l'auditeur continue d'être baigné dans des thèmes je cite leur site web : "l'album suit la tradition du groupe de mélanger de grands dilemmes philosophiques, de stimuler les penchants littéraires et de hanter les troubles personnels" et je vous invite à lire la présentation très complète.

Et c'est avec les presque 20 minutes de 'Space Cowboy' que l'album débute dans une ambiance atmosphérique bien connue maintenant, la voix de 'Jan Henrik Ohme' amenant ce côté sensible et fragile mais on ne peut pas le limiter uniquement à ça car après 5 minutes, des chœurs classiques prennent le relais pour une partie vocale admirable qui rompt avec la retenue du début et amène une force intense qui retombe dans le duo piano/voix envoutant et qui revient ensuite avec cette même intensité dramatique, puis la deuxième partie repart sur une section plus légère ponctuée par des basses profondes et alterne tensions et détentes pour préparer en crescendo un final magistral dans lequel les chœurs refont leur apparition plusieurs fois avec, à chaque fois, une intensité encore accrue pour terminer dans un déferlement sonore. Après tant de tensions, 'Hourglass' vient à point nommé pour nous bercer avec une mélodie qui prend petit à petit de l'ampleur avec de nouveaux de magnifiques chœurs qui remplissent tout l'espace et qui sont suivis par une partie mélancolique amené par le son du violon, le titre se terminant dans le douceur comme il a commencé. Avec le titre éponyme de l'album, l'introduction amène un côté exotique puis prend son envol pour une partie plus énergique qui possède de magnifiques arrangements vocaux et instrumentaux et qui alterne avec des passages plus doux en contre-pied avec les passages puissants soutenus par des basses profondes, puis le lent tempo d'Antique' nous transporte dans un univers rempli de sensibilité et de mélancolie qui ne peut qu'émouvoir. Et pour finir en beauté, 'Sapiens' déroule ses 15 minutes dans un labyrinthe sonore typique d'un progressif inventif dans lequel vous vous laissez guider et dans lequel vous découvrez avec bonheur successivement chaque coin et recoin comme un enfant découvrant un à un ses cadeaux de Noël.

En résumé, ce dernier album des Norvégiens de 'Gazpacho' est en tous points remarquable et devrait plaire à un public aimant un progressif atmosphérique avec de longs développements à découvrir petit à petit, écoute après écoute...

Interprêtes

Jan Henrik Ohme (Chant), Thomas Alexander Andersen (Claviers), Jon Arne Vilbo (Guitare), Mikael Kromer (Violon, Mandoline), Kristian "Fido" Torp (Basse), Lars Erik Asp (Batterie, Percussions)


Artiste : Brother Firetribe

Album : Feel the Burn

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 10-11-2020

Après le très bon 'Sunbound' en 2017, les Finlandais de 'Brother Firetribe' qui ont maintenant un nouveau guitariste en la personne de 'Roope Riihijärvi', 'Emppu Vuorinen' étant maintenant bien occupé avec 'Nightwish' mais qui est quand même crédité de deux titres, sortent un nouvel album 'Feel the Burn'. Pas besoin de vous faire languir, ça sent bon l'AOR avec des mélodies qui s'incrustent dans votre tête immédiatement et comme d'habitude, l'équilibre est parfait entre les claviers de 'Tomppa Nikulainen' et les riffs de guitare assez softs, les harmonies vocales étant toujours aussi remarquables. Chaque titre mériterait d'être cité mais, pour faire court, je vous donnerai mes coups de cœurs avec ces refrains addictifs qui donnent cette irrésistible envie de les accompagner comme 'Chariot of Fire', 'Bring On The Rain', 'Ticking Away' ou ce bijou mélodique au tempo marqué 'Battle Ground' ou encore l'entrainant 'Rock in the City' qui clôture magnifiquement l'album, 'Love Is a Beautiful Lie' étant à rajouter aux meilleures ballades AOR et le lumineux 'Candle in the Window' amenant une belle énergie positive.

Bref, avec toutes les sorties en ce moment de hard-rock mélodique, on est encore bien gâté avec ce dernier bébé des Finlandais de 'Brother Firetribe' qui nous offrent des mélodies imparables ce qui destine 'Feel the Burn' à un public épris d'AOR et qui est à consommer sans aucune modération...

Interprêtes

Pekka Ansio Heino (Chant), Roope Riihijärvi (Guitare), Tomppa Nikulainen (Claviers), Jason Flinck (Basse), Hannes Pirilä (Batterie) + Invité : Emppu Vuorinen (Guitare)


Artiste : Derek Sherinian

Album : The Phoenix

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 11-11-2020

Après le guitariste de 'Dream Theater', 'John Petrucci' qui a sorti 'Terminal Velocity' il y a une paire de mois, c'est au tour du claviériste 'Derek Sherinian', ex 'Dream Theater' et membre de 'Sons of Apollo' de sortir son album instrumental, le dernier 'Oceana' datant déjà de 2011. Pour l'occasion, il s'est entouré d'artistes prestigieux parmi lesquels les guitaristes 'Steve Vai', 'Joe Bonamassa' et 'Zakk Wylde'.

Et tout commence avec le titre éponyme de l'album par un petit solo de claviers avec des sonorités de guitare de 'Eddie Van Halen' qui servent d'introduction à une rythmique déchaînée dans laquelle Derek montre toute sa vélocité, puis, le tempo se calme avec 'Empyrean Sky' qui nous ramène à des sonorités de claviers proche de 'Deep Purple' dans une section rythmique basse/batterie permettant toutes les disgressions possibles aux claviers et 'Clouds Of Ganymede' met en avant 'Steve Vai' à la guitare qui montre une belle fusion avec les accompagnements de Derek. Avec 'Dragonfly', on sent les influences jazz-rock du claviériste qui nous embarque au piano dans des sonorités proches du regretté 'Keith Emerson' me rappelant le génial 'Trilogy' qui date déjà de 1971, puis, 'Temple of Helios' poursuit dans une ambiance mélangeant du progressif avec des intonations jazzy et, 'Them Changes', qui est une reprise de 'Buddy Miles', met en avant 'Joe Bonamassa' au chant et à la guitare (toujours aussi magique) dans ce titre entraînant mélangeant rock, jazz, soul et funk. La fin de l'album nous offre 'Octopus Pedigre', dans un rock progressif musclé rappelant les sonorités de claviers et les rythmiques d'Emerson Lake & Palmer' avec des intonations mélangeant orient et occident mais également lorgnant à certains endroits vers du jazz moderne plus difficile à apprivoiser puis, 'Pesadelo' qui revient à du métal progressif et qui met en avant cette fois le jeu de guitare de 'Kiko Loureiro' dans, tout d'abord de beaux duos avec Derek et également une très bel aparté central hispanisant.

En résumé, avec ce nouvel album qui finalement est plus un album d'équipe qu'un album solo (et quelle équipe !), 'Derek Sherinian' nous montre une fois de plus ses talents que l'on connaissait déjà mais dans un univers instrumental et, 'The Phoenix', compte tenu de son caractère assez technique à certains endroits, sera forcément destiné à un public privilégiant des compositions pas forcément accessibles à tous...

Interprêtes

Derek Sherinian (Claviers), Steve Vai (Guitare), Ernest Tibbs (Basse), Armen Ra (Theremin) + Invités : Kiko Loureiro (Guitare), Ron Thal (Guitare), Billy Sheehan (Basse), Jimmy Johnson (Basse), Joe Bonamassa (Guitare), Simon Phillips (Batterie), Tony Franklin (Basse), Zakk Wylde (Guitare)


Artiste : Memories of Old

Album : The Zeramin Game

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 12-11-2020

Je vous ai présenté il y a quelques jours les Chypriotes de 'Winter's Verge' avec leur premier album de power-symphonique et les références que j'avais citées sont également valables pour les Britanniques de 'Memory Of Old' qui ont sorti en septembre leur premier enregistrement studio 'The Zeramin Game'. Projet initié par le guitariste 'Billy Jeffs', il a emmené avec lui le jeune guitariste de 'Sabaton', 'Tommy Johansson' qui officie en tant que chanteur et qui a également son propre projet 'Majestica', et comme les Américains de 'Master Sword', le thème de l'opus tourne autour du jeu vidéo et, en l'occurrence, il s'agit de l'histoire, je cite, "de deux amis, Ty et Vi, qui décident de percer les mystères de Zera, une île mystérieuse dont personne n’est jamais revenu. Quand il apprend que les deux jeunes garçons ont disparu, Fowlen, le seul homme à connaître la vérité sur Zera, décide de partir à leur recherche".

Et dans ce genre de thème, on a généralement du power épique et symphonique et, là, je dois dire que l'on est servi avec des compositions qui ont des mélodies très classiques mais qui s'incrustent immédiatement dans votre tête. Tout commence par une introduction narrée 'In Exordium' doublée d'un instrumental 'Overture' plantant un décor épique de film de fantasy me rappelant des intonations de 'The Astonishing' puis, 'The Land Of Xia' nous offre une première mélodie mémorable emmenée par des claviers grandioses et une double pédale qui n'est pas envahissante mais très bien dosée car, à la batterie, 'James Chapman' alterne des rythmiques rapides et d'autres plus calmes. Et preuve de cette variété à l'intérieur des compositions, la durée des titres dépasse souvent les 6 minutes mais sans jamais lasser comme avec 'Zera's Shadow' et ses presque 9 minutes ou avec 'Across The Sea' de plus de 7 minutes ou encore avec 'Arrival' et ses remarquables arrangements vocaux, cette variété étant également de mise entre les différents titres avec des tempos et des intensités différentes comme avec le mid-tempo 'Some Day Soon' et son refrain complètement addictif. Avec 'Destiny', le break power ballade n'est pas oubliée avec une belle mélodie à ajouter aux meilleures ballades métal et c'est avec la chanson titre que l'on tient le plus long développement de l'opus qui nous embarque dans une fresque épique de 14 minutes dans une succession de parties toutes aussi grandioses les unes que les autres laissant une bonne place aux sections instrumentales et qui met en avant également le chant de 'Tommy Johansson', très à l'aise dans ce style expressif, l'album se terminant par un final instrumental féerique rempli d'arrangements symphoniques majestueux.

En résumé, les Britanniques de 'Memory Of Old' sortent un très bon album de métal mélangeant power et symphonique avec des compositions variées et très accessibles ce qui devrait plaire à un public de métal amateur de mélodies qui s'incrustent facilement dans la tête...

Interprêtes

Tommy Johansson (Chant), Billy Jeffs (Guitare), Anthony Thompson (Claviers), Erick Tekilla (Basse), James Chapman (Batterie)


Artiste : Lastworld

Album : Over The Edge

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 14-11-2020

Après un premier album 'Time' en 2019 avec son projet 'Lastworld', le chanteur 'David Cagle' sort avec le multi-instrumentaliste 'Jim Shepard' un deuxième enregistrement studio avec 'Over The Edge'. Connu pour avoir participé à de multiples projets, l'Américain 'David Cagle' a, entre autres, enregistré dans les deux dernières années 'That's Gonna Leave Me a Mark' sorti en 2018 avec 'JK Northrup', 'Walking A Straight Line' sorti en 2020 avec le projet 'Marty And The Bad Punch' et 'Ready for Attack' sorti également en 2020 avec le projet 'Silent Tiger'.

'Judgement Day' débute l'album avec un titre énergique qui nous ramène aux hard-rock des années 70 et les lignes mélodiques me rappellent 'Rainbow', puis, 'What If I'm Right', qui suit, est beaucoup plus tranquille dans un style AOR avec de belles harmonies vocales et, même si le tempo est plus rapide pour 'Dying to Live', on reste dans la même ambiance. La première pause arrive avec 'It's Cold Inside' avec un mid-tempo déroulant lentement une mélodie classique mais très agréable, puis, 'Never Enough' revient à du hard-rock énergique toujours très mélodique qui rappelle les années 80/90 et le titre éponyme de l'album poursuit dans de l'AOR assez classique avec un remarquable solo de guitare. Deuxième pause avec la ballade 'I'll Be Alright' et son refrain mémorable puis, 'I'm Not Afraid' est un nouveau mid-tempo tranquille alors que 'Wasting My Time' qui suit, est beaucoup plus énergique et direct, l'album se terminant par, tout d'abord le bijou mélodique 'Too Late' et un nouveau refrain qui ne vous quitte plus et enfin un rapide 'Tomorrow Is Another Day' avec des riffs de guitare plus musclées.

En résumé, 'David Cagle' avec son complice 'Jim Shepard' sortent un album varié mélangeant rock et hard-rock mélodique avec des compositions faciles d'accès et, par conséquent, 'Over The Edge', même s'il ne va pas révolutionner le rock mélodique, est agréable à écouter et est à conseiller à toutes les amatrices et amateurs de rock mélodique nous ramenant plusieurs décennies en arrière...

Interprêtes

David Cagle (Chant), Jim Shepard (Tous les instruments)


Artiste : Nick Mason

Album : Live at the Roundhouse

Date de Sortie : 18-09-2020

Ajouté le : 20-11-2020

Presque en même temps, les deux ex 'Pink-Floyd', 'Nick Mason' et 'Roger Waters' sortent leur album respectif de leur dernière tournée et ces deux concerts ne sont absolument pas redondants car, comme s'ils avaient voulu se partager les époques de la formation légendaire de rock progressif, 'Nick Mason' a choisi d'interpréter des titres de la première période de 'Pink-Floyd' jusqu'à 'Atom Heart Mother' et 'Roger Waters' a balayé la période commençant à 'The Dark Side Of The Moon', le seul titre commun étant 'One of these Days' de 'Meddle' qui se situe justement entre les deux albums cités plus haut.

Tout d'abord, 'Nick Mason' et sa bande fidèle de musiciens, avec le bassiste 'Guy Pratt' qui l'a accompagné avec 'David Gilmour' dans la période post 'Roger Waters' pour les grands shows de 'Pink-Floyd' des années 80/90, le guitariste 'Gary Kemp' de la formation 'Spandau Ballet', le guitariste 'Lee Harris' et le claviériste 'Dom Beken', a sorti début Septembre 2020 'Live at the Roundhouse'. Ce concert a été enregistré dans la célèbre salle Londonienne, 'La 'Roundhouse' et, contrairement à 'Roger Waters', c'est un show à taille humaine mais ceci n'est pas du tout péjoratif car le DVD/Blue Ray reste indispensable pour se plonger complètement dans l'ambiance psychédélique de la fin des années 60 et je dois dire que le light show avec une débauche de couleurs de l'arc-en-ciel contribue généreusement dans ce sens. On retrouve les deux facettes du début des 'Floyds' et qui sont dans les premiers albums jusqu'à 'Atom Heart Mother', tout d'abord des chansons qui étaient influencées par la pop de l'époque avec bien entendu en première ligne les 'Beatles' comme 'If' ou 'Green Is the Colour' ou encore 'Remember a Day' mais qui préfigurent l'évolution rapide de 'Pink Floyd' vers le rock que l'on appellera progressif par la suite avec des titres incontournables comme 'Interstellar Overdrive', 'Astronomy Domine', ' A Saucerful Of Secrets' ou encore 'Set The Controls For The Heart Of The Sun' pour déboucher sur le génialissime 'Atom Heart Mother', qui reste pour moi, une de mes découvertes majeures sur le plan musical, titres qui ont permis à 'Pink Floyd' de se diriger dans des directions musicales que seuls quelques pionniers de la musique électronique dans les années 50 avaient déjà explorées comme celui que l'on considère comme l'un des pères de la musique électro-acoustique 'Pierre Henry' et sa fabuleuse 'Messe pour le temps présent'. L'autre point à souligner est que contrairement à certains concerts se rapprochant trop près de l'enregistrement original, la troupe à 'Nick Mason' amène d'autres arrangements instrumentaux qui sont tout à fait remarquables et qui permettent de percevoir tous ces titres légendaires sous un autre angle avec, bien entendu, une production irréprochable et bien évidemment un son moderne.

En résumé, ce concert de 'Nick Mason' est un très beau cadeau pour tous les fans de 'Pink Floyd', dont je fais partie et nous ramène quelques décennies en arrière lorsque les 'Floyds' exploraient de nouveaux chemins musicaux qui feront rapidement de nombreux adeptes, j'ai nommé ce qu'on appelle désormais le rock progressif...

Interprêtes

Nick Mason (Batterie, Gong, Percussions), Guy Pratt (Basse, Chant), Gary Kemp (Guitare, Chant), Lee Harris (Guitare, Chant), Dom Beken (Claviers, Choeurs)


Artiste : Epica

Album : The Quantum Enigma (B-Sides)

Date de Sortie : 11-09-2020

Ajouté le : 02-11-2020

En attendant le prochain album qui doit voir le jour début 2021, 'Epica' a sorti début Septembre une suite à 'The Quantum Enigma' qui date de 2014, leur dernier album 'The Hollographic Principle' ayant déjà 4 ans. Cet album de 44 minutes (pas mal pour un album qui doit faire attendre les fans jusqu'au prochain !) est divisé en deux parties, tout d'abord des titres inédits qui n'ont pas trouvé leur place dans 'The Quantum Enigma' (et pourtant, ils y avaient tous leur place) et ensuite des reprises en acoustique de 2 compositions de cet l'album et de 2 autres titres de l'opus original ce qui fait que si on compte les 6 titres qui étaient sur l'EP 'The Solace System' en 2017 plus les différents autres sorties 'Epica vs. Attack on Titan Songs' de 2018 et l'album symphonique 'The Score 2.0 : An Epic Journey' de 2017 et la version deluxe de 'Design Your Universe' pour fêter les 10 ans de l'album original, les fans des Hollandais n'ont pas été oubliés depuis 2014.
'Memento' ouvre l'album dans un style grandiose que nous avons l'habitude d'entendre avec 'Epica', les chœurs et la puissance sonore étant impressionnants, les lignes mélodiques étant toujours très accessibles avec ce petit côté oriental et le duo vocal 'Simone Simons'/'Mark Jansen' étant toujours autant jouissif entre la belle et la bête, puis le mid-tempo 'In All Consience' continue dans ce métal symphonique puissant avec une nouvelle mélodie entêtante qui se rapproche plus du style d'Epica' de la fin des années 2000 immortalisé dans le magnifique 'Retrospect', certainement un de mes live préférés des années 2010 dans ce style. Avec 'Dreamscape', c'est le break power ballade juste bien placé entre deux titres puissants avec ce bonheur d'écouter le chant toujours aussi harmonieux de 'Simone Simons' avec des chœurs qui s'imbriquent remarquablement provoquant le petit frisson caractéristique dans les passages puissants, puis le très bon 'Banish Your Illusion' avec ses intonations orientales est repris de l'album origine qui est disponible sur Spotify et la partie électrique se termine par 'Mirage of Verity', tout à fait original, nous offrant une première partie puissante avec une mélodie imparable qui ne vous quitte plus puis, un très beau break symphonique qui prépare un final majestueux et imposant. Quant à la partie acoustique, elle reprend la ballade 'Canvas of Life' déjà connue puis les deux titres inédits 'In All Consience' et 'Dreamscape', qui permettent d'avoir des versions beaucoup plus tranquilles des originaux, bien loin de la puissance du métal, et enfin 'Natural Corruption' qui avec son accompagnement à l'accordéon et avec une remarquable prestation vocale de 'Simone Simons' est un vrai bonheur.

En résumé, même si cet album ne comporte que 4 nouveau titres inédits, les Hollandais d'Epica' nous offrent la durée d'un album standard chez pas mal d'autres formations et ce 'B-Sides' vient parachever l'album 'The Quantum Enigma' de très belle manière avec des titres qui auraient largement eu leur place dans la version originale...

Interprêtes

Simone Simons (Chant), Isaac Delahaye (Guitare), Mark Jansen (Guitare, Growls), Coen Janssen (Claviers), Ariën van Weesenbeek (Batterie), Rob van der Loo (Basse)


Artiste : Neal Morse

Album : Sola Gratia

Date de Sortie : 11-09-2020

Ajouté le : 03-11-2020

Décidemment, les trois compères Morse/Portnoy/George sont inséparables car après l'album de reprise 'Cov3r To Cov3r', ils font également partie de l'aventure du dernier album solo de 'Neal Morse', 'Sola Gratia' qui continue de nous raconter des histoires de religions, et après 'Sola Scriptura' en 2007 qui faisait référence à 'Martin Luther', à l'origine du protestantisme, c'est au tour de l'apôtre Saint Paul d'être le sujet de ce dernier opus. Après son magnifique opéra rock 'Jesus Christ the Exorcist' en 2019, il réussit un an plus tard, en plus de tous ses projets en parallèle dont 'Flying Colors' à ressortir un nouveau bijou de progressif bien rempli puisque l'auditeur a à sa disposition 65 minutes réparties dans 14 titres originaux avec de multiples influences comme il en a l'habitude et ce n'est pas avec ce nouvel opus que l'on pourra dire le contraire.

En effet, dès les premiers titres, on passe d'une courte introduction acoustique guitare/voix ('Preface') à un instrumental symphonique 'Overture' avec tout d'abord une première partie énergique puis une deuxième, plus calme, dans un style 'Floydien' qui précède, sans transition, 'In the Name of The Lord', qui, après une introduction légère explose dans un déferlement sonore avec une rythmique entraînante, des chœurs imposants et un final original avec une chorale amenant une section instrumentale jazzy et, 'Ballyhoo (The Chosen Ones)' prend le relais en nous offrant une mélodie addictive que l'on a envie de reprendre en chœurs et qui se poursuit par l'instrumental 'March of the Pharisees' avec une ligne de basse de 'Randy George' qui rend très bien l'image d'une marche, cette première partie sans aucune coupure se terminant par le rythmé 'Building a Wall' dans un style musclé avec sa chorale expressive. Ce qui suit continue dans cette diversité de style avec tout d'abord l'intermède instrumental 'Sola Intermezzo', assez speed, qui brutalement laisse sa place à la ballade 'Overflow' dans un magnifique duo piano/voix qui se poursuit avec l'accompagnement des instruments électriques et un très beau passage instrumental rempli de douceur. Avec 'Warmer Than The Sunshine' on poursuit dans des influences du début du progressif me rappelant l'atmosphère d'albums comme 'Trilogy' d'Emerson Lake & Palmer', puis, 'Never Change' revient à un style atmosphérique 'Floydien' (avec forcément le solo magique 'Gilmourien') rappelant des titres comme 'Us and Them' et déroule une magnifique mélodie remplie d'une belle sensibilité ce qui en fait un des moments forts de l'album, tout comme le titre suivant, 'Seemingly Sincere', qui est encore une composition magistrale avec son caractère d'urgence géniale qui fait forcément penser à l'écorché vif 'Roger Waters' mais qui amène également un sentiment de force tranquille dans certaines parties comme pour laisser retomber toute la tension accumulée et dont la partie instrumentale dans la deuxième partie du titre montre un progressif recherché avec cette osmose entre 'Neal Morse' et la section rythmique composée de 'Randy George' et 'Mike Portnoy'. Suit 'The Light on the Road to Damascus' qui, après une première partie chantée légère, poursuit dans une ambiance épique aux allures de grandes productions musicales rappelant 'Jesus Christ the Exorcist', puis, 'The Glory of the Lord' nous embarque dans une fresque symphonique sous la forme d'une ballade mélancolique avec de très beau chœurs et un très beau solo de guitare d'Eric Gillette', l'album se terminant par une autre ballade 'Now I Can See / The Great Commission', tout autant remarquable et qui monte en crescendo avec une mélodie qui ne vous quitte plus parsemée de beaux chœurs très appropriés pour ce genre de thème et qui retombe dans un final beaucoup plus intimiste, le piano refermant l'histoire sur quelques notes émouvantes.

En résumé, on aura été gâté cette année en sortie de musique progressive car c'est encore un album somptueux que nous offre 'Neal Morse' avec ses compagnons de routes et, si vous avez aimé 'Jesus Christ the Exorcist', vous devriez sans doute adhérer à 'Sola Gratia' qui est à apprivoiser petit à petit et qui renferme, comme souvent dans ce cas, un patchwork d'influences qui en fait un album d'une grande variété...

Interprêtes

Neal Morse (Chant, Guitare, Claviers), Randy George (Basse), Mike Portnoy (Batterie) + Invités : Bill Hubauer (Claviers), Eric Gillette (Guitare), Gideon Klein (Cordes)


Artiste : Winter's Verge

Album : The Ballad of James Tig

Date de Sortie : 11-09-2020

Ajouté le : 04-11-2020

Les Chypriotes de 'Winter's Verge', créés en 2003, sortent déjà leur 7ème album studio et sur Spotify seuls 'Tales of Tragedy' de 2010 et 'Beyond Vengeance' de 2012 sont présents. Tagués en Power métal, on ne peut pas les limiter strictement à ce style car ils amènent des composantes symphoniques avec bien entendu des mélodies très accessibles ce qui les démarquent des formations de ce style car ils empruntent autant à des groupes comme 'Rhapsody Of Fire' ou 'Gloryhammer' qu'à des artistes plus symphoniques comme 'Visions of Atlantic' ou 'Serenity' ou même encore à d'autres formations comme les Allemands de 'Lord Of The Lost' ou comme les Russes de 'Imperial Age'.

Bien entendu, dans ce style de musique, le côté épique est toujours très présent avec une histoire qui est, soit tirée de légendes ou tout simplement de l'imagination de chaque formation et en l'occurrence, les Chypriotes de 'Winter's Verge' continue de nous offrir des récits se déroulant dans leur royaume mythologique de ''Tiberon et cette fois ils nous racontent l'histoire de 'James Tig' qui a perdu sa famille en mer alors qu'il était jeune et qui a pour rêve de retrouver, pour se venger, un monstre marin du nom de 'Killagorak' qui serait le responsable de la mort de toute sa famille. On embarque donc dans cette aventure en commençant par le mid-tempo 'It Begins' qui déroule une première mélodie mémorable avec une belle prestation vocale de 'George Charalambous' qui passe d'une voix profonde à un registre beaucoup plus haut dans les parties plus énergiques, puis, 'A Thousand Souls' est beaucoup plus entraînant avec une section rythmique impétueuse dans une ambiance épique soutenue par un nouvelle mélodie que l'on s'approprie immédiatement et 'Dead Reckoning' amène un côté symphonique marqué avec de belles harmonies vocales et de remarquables alternances entre parties puissantes et d'autres beaucoup plus calmes. Avec 'Timeless', la chanteuse invitée 'Teodora Stoyanova Freya' amène une douceur féminine qui s'accorde parfaitement à cette magnifique ballade, puis le court 'Killagorak', placé juste au milieu de l'album, prépare dans une atmosphère grandiose remplie d'admirables chœurs la suite de l'histoire avec tout d'abord 'I Accept' qui est une composition symphonique énergique avec une belle partie centrale, très calme en rupture avec le reste, puis 'Blood on the Foam' continue dans cette ambiance symphonique puissante, entrecoupé d'une belle pause acoustique et avec un mid-tempo marqué et une basse profonde qui rajoute de l'ampleur à ce titre. Quant à 'The Sea', c'est sans doute la pièce maitresse de l'album qui mélange du power, du symphonique et du progressif dans 8 minutes denses dans lesquelles 'George Charalambous' et 'Teodora Stoyanova Freya' chantant avec sa voix lyrique forment un magnifique duo vocal (c'est une très bonne idée d'avoir intégré une voix féminine dans ce type musical) et qui nous offre une nouvelle mélodie entêtante qui ne vous quitte plus et qui possède une belle alternance entre puissance et sérénité, l'histoire se terminant dans une atmosphère tranquille avec le titre éponyme de l'opus, sous la forme d'une dernière ballade aux accents folk renforcé par le son du violon.

En résumé, ce dernier album des Chypriotes de 'Winter's Verge' est une très belle réussite et va bien au-delà d'un simple album de power métal ce qui devrait destiner 'The Ballad of James Tig' à un public assez large d'amatrices et d'amateurs de métal qu'il soit mélodique, power ou symphonique...

Interprêtes

George Charalambous (Chant), Deniel Pavlovsky (Guitare), Savvas Parperi (Guitare), Stavry Michael (Claviers), Miguel Trapezaris (Basse), Danny Georgiou (Batterie) + Invité : Teodora Stoyanova Freya (Chant)


Artiste : David Minasian

Album : The Sound of Dreams

Date de Sortie : 11-09-2020

Ajouté le : 05-11-2020

'David Minasian', dont son activité principale est le cinéma pour lequel il est producteur, réalisateur et scénariste, est également chanteur, claviériste, auteur et compositeur et après 'Randow Acts of Beauty' en 2010 qui avait été bien accueilli à l'époque et qui a été réédité en remastérisé il y a quelques jours, sort en 2020 un nouvel opus 'The Sound of Dreams' qui montre que la musique est une sorte de hobby à côté de sa première passion, le cinéma. Dans un style progressif typique des années 70 avec des influences dans des formations incontournables de ces années comme 'Camel' (il a d'ailleurs réalisé plusieurs DVD de la formation Britannique), 'Barclay James Harvest', 'Alan Parsons Project' ou encore 'Renaissance' ('Annie Haslam' fait partie de la longue liste des invités avec entre des noms prestigieux comme 'Steve Hackett' ou le chanteur et guitariste des 'The Moody Blues', 'Justin Hayward', ou le bassiste et guitariste de 'Yes', 'Billy Sherwood', ou encore le chanteur actuel 'PJ Olsson' d'Alan Parsons'), ils nous a concocté 12 titres dans une ambiance délicate et reposante pour une heure et 15 minutes d'écoute laissant de larges places aux sections instrumentales.

C'est dans un style atmosphérique léger que nous accueille 'The Wind Of Heaven (Prologue)' avec le doux son de la flûte de 'Francesca Rapetti' et avec une première mélodie calme et subtile dont on ne voit pas passer les 8 minutes, puis, 'All In' poursuit dans cette ambiance tranquille rappelant les ballades de 'BJH' de la première période avec la douce voix de 'David Minasian' et 'Faith Hope Love' est un instrumental détendant déroulant une lente mélodie devenant vite addictive. Viennent ensuite 'Sound Of Dreams', en deux parties, qui met en avant le chant si caractéristique d'Annie Aslam' avec une nouvelle mélodie qu'aurait très bien pu chanter 'Renaissance' dans les années 70, la deuxième partie étant dévolu à 'Billy Sherman' à la basse dans un instrumental également très typique des premiers albums de 'Renaissance', puis le troisième volet de 'Sound of Dreams' est également instrumental avec le son magique de la guitare de Sieur 'Steve Hackett' qui louvoie avec l'accompagnement du piano. La deuxième partie de l'album se poursuit dans cette atmosphère sereine et délicate avec 'Road To Nothingness' nous offrant de beaux arrangements instrumentaux et un chant délicat s'accordant parfaitement à l'ambiance dégagée, puis 'Room With Dark Corners' offre une très belle prestation vocale de la choriste des 'Moodies Blues', 'Julie Ragins' qui surfe sur une nouvelle mélodie qui s'installe immédiatement dans votre tête et 'Hold Back The Rain' est une nouvelle ballade mélancolique qui nous ramène une fois de plus au seventies. Avec les 13 minutes de 'Twin Flames At Twilight', on embarque pour une saga progressive avec sa belle introduction acoustique hispanisante à la guitare classique et qui se poursuit avec des sonorités folk et qui petit à petit introduit les instruments électriques de manière toujours très soft le chant venant après quatre minutes dans une mélodie à la 'BJH' et qui continue dans ce style atmosphérique avec une incursion plus musclée en milieu de titre, mettant en avant des riffs un peu plus saturés de guitare pour revenir à une fin de titre beaucoup plus calme faisant une belle place aux parties instrumentales, la guitare acoustique et la flûte refaisant leur apparition, puis 'So Far From Home', est une nouvelle ballade dans laquelle l'actuel chanteur 'PJ Olsson' d'Alan Parsons' forme un très beau duo vocal avec 'David Minasian' et qui a encore une mélodie mémorable avec, bien évidemment, un refrain très tagué 'Alan Parsons', l'album se terminant par 'The Wind Of Heaven (Epilogue)', un dernier bijou mélodique de près de 10 minutes qui reprend le thème de départ dans lequel 'Annie Haslam' nous fait une magnifique dernière prestation avec sa voix haut perchée.

En résumé, 'David Minasian' a réalisé son rêve avec 'The Sound of Dreams' en invitant des artistes légendaires du rock progressif des années 70 et il nous fait profiter merveilleusement de ce beau voyage dans le temps, ce qui fait de ce dernier opus un must de progressif raffiné et reposant pour toutes les amatrices et tous les amateurs de ces groupes mythiques cités plus haut...

Interprêtes

David Minasian (Chant, Claviers, Guitare, Percussions), Justin Minasian (Guitare, Basse, Claviers), Geof O'Keefe (Batterie, Guitare) + Invités : Alberto Parodi (Claviers, Percussions), Francesca Rapetti (Flûte), Kerry Chicoine (Basse), Justin Hayward (Chant, Guitare, Claviers), Steve Hackett (Guitare), Annie Haslam (Chant), Billy Sherwood (Basse), PJ Olsson (Chant), Julie Ragins (Chant), Geof O'Keefe


Artiste : The Progressive Souls Collective

Album : Sonic Birth

Date de Sortie : 11-09-2020

Ajouté le : 06-11-2020

'The Progressive Souls Collective' est un nouveau super groupe créé par le guitariste 'Florian Zepf' qui a réuni des artistes internationaux de métal progressif avec l'ex batteur d'Angra', 'Aquiles Priester', le bassiste 'Conner Green' d''Haken', le chanteur 'Vladimir Lalic' de 'Organized Chaos', le percussionniste international qui a joué avec les plus grands de ce monde 'Luis Conte', l'ex 'Dream Theater', 'Kevin Moore' et avec un super invité en guest, le claviériste de 'Dream Theater', 'Derek Sherinian' qui a enregistré toutes les parties de claviers de l'album (chronique de son dernier album à venir).

'Metature' débute l'album avec un son lourd et puissant pouvant rappeler les sonorités de 'Pink-Floyd' des années 90 avec des titres comme 'Sorrow' et monte encore en puissance par la suite, puis le court 'Comfortable Darkness' amène un côté atmosphérique avec de belles harmonies vocales et 'Killing True Beliefs' est beaucoup plus énergique avec une construction beaucoup plus progressive, les changements de tempos étant fréquents ce qui met en avant une section rythmique originale de 'Aquiles Priester' qui montre tout l'étendue de son talent. Avec 'Fractional Emotion', on est dans un style de métal progressif proche d'un autre super groupe, 'Sons of Apollo' avec une succession de cassures tout en gardant le même thème mélodique tout au long du titre, puis 'A Formula for Happiness' diminue le tempo dans une atmosphère assez lourde qui alterne de manière équilibrée les passages chantés et des parties instrumentales dans lesquelles les différents solos sont remarquables, et après le court 'Inner Circle' pas forcément indispensable, 'You and Me Alone', beaucoup plus calme, s'éloigne du métal progressif avec une mélodie plus classique, le chant féminin faisant penser à des formations de rock progressif comme 'tRKproject' ou 'Fleesh' ou encore 'Mostly Autumn'. 'Hurt' revient ensuite à du métal progressif puissant et lourd avant le titre phare de l'album, 'Destiny Inc.', de près de 16 minutes, qui est fait d'un ensemble de sections progressives, avec de multiples changements de tempos, de lignes mélodiques et d'intensité, ce qui en fait certainement la composition la plus dense de l'album et qui demande quelques écoutes pour bien rentrer dedans, puis, le court break mélodique 'Mind Tresures' avec 'Vladimir Lalic' dans un registre beaucoup plus tranquille prépare le dernier titre 'With Others' plus rock que métal qui clôt l'album avec une construction beaucoup plus classique et avec une belle mélodie qui vous rentre facilement dans la tête.

En résumé, avec ce nouveau projet 'The Progressive Souls Collective', 'Florian Zepf', avec l'apport d'artistes chevronnés, nous offre un album de qualité mélangeant des titres accessibles et d'autres demandant plusieurs écoutes, dans un style allant du rock au métal ce qui destine 'Sonic Birth' à un public de progressif aimant écouter dans le même album des compositions assez éloignées les unes des autres...

Interprêtes

Florian Zepf (Guitare), Vladimir Lalic (Chant), Aquiles Priester (Batterie), Conner Green (Basse), Luis Conte (Percussions), Kevin Moore (Programmation) + Invité : Derek Sherinian (Claviers)


Artiste : ESP Project

Album : Phenomena

Date de Sortie : 04-09-2020

Ajouté le : 30-10-2020

Alors que vient de sortir l'album remasterisé 'Barclay James Harvest and Other Short Stories' de 1971, je découvre le projet 'Phenomena' créé par le multi-instrumentaliste 'Tony Lowe' en 2015 et, si je parle de 'BJH', c'est bien parce que les ambiances de Tony sont très proches de celles des Anglais auquel il rajoute des éléments de progressif puisés dans les années 70. L'ensemble de sa discographie autour du projet ESP comporte déjà 4 albums avec tout d'abord 'Invisible Din' en 2016, '22 Layers Of Sunlight' en 2018 (sous le nom de projet ESP 2.0), 'Three' de Janvier 2019 et 'The Rising' d'Octobre 2019, c'est dire la production des 2 dernières années car c'est au tour de 'Phenomena' de voir le jour en 2020.

D'entrée, avec 'First Flight', je me suis retrouvé dans des sonorités bien connues car la première partie nous embarque dans une ambiance raffinée et tranquille des années 70 avec bien entendu ce parallèle évident avec 'BJH', puis la deuxième partie se veut beaucoup plus progressive et attaque des rivages proches de ce que pouvaient faire les 'Floyds' dans la fin des années 60. Avec 'Before Saturn Turned Away', la douce mélodie nous berce dans la première partie et la partie centrale atmosphérique poursuit dans ce rock progressif à la 'BJH' avec une mélodie finale mémorable dans un lent tempo, puis, 'Telethesia' est légèrement plus énergique tout en gardant une trame mélodique entêtante et avec en milieu de titre des disgressions sonores comprenant entre autres, un orgue d'Eglise imposant et un beau solo de claviers. Suit 'Fear Of Flying' avec des variations de tempos est certainement le titre le plus entraînant et contient également en deuxième partie de titre une remarquable section instrumentale préparant un magnifique final avec encore une mélodie addictive puis 'Living In The Sunrise' débute de manière atmosphérique mais est finalement le titre qui dégage le plus un sentiment d'urgence avec sa rythmique rapide jusqu'à un final beaucoup plus tranquille revenant à une mélodie envoutante. Avec 'Sleeping Giants', la force tranquille de la première partie de ce titre fait penser à un mélange entre 'Sorrow' de la période 'Gilmour' des 'Pink Floyds' et des lignes mélodiques à la 'BJH' et la deuxième partie est beaucoup plus légère un peu à la manière d'un 'Alan Parsons', puis l'album se termine par les 9 minutes de 'Seven Billion Tiny Sparks' qui met en avant le côté progressif et résume bien l'album avec tout ce qu'on a pu y trouver : de belles lignes mélodiques et de remarquables sections imaginatives et raffinées. De manière générale, si on n'y prête pas attention, les titres sont assez longs, entre 6 et 9 minutes mais cela ne nuit en aucun cas à l'ensemble car il n'y a aucune lassitude à l'écoute de ces mélodies intemporelles car chacune possède sa section instrumentale toujours très imaginative, avec souvent plusieurs mélodies captivantes dans le même titre et toujours de remarquables prestations vocales de l'excellent 'Damien Child' dont l'interprétation est toujours très juste et en parfaite harmonie avec l'atmosphère des compositions.

En résumé, 'Tony Lowe' avec son projet 'ESP Project' sort un album très agréable à écouter et qui nous fait remonter à un progressif calme et raffiné avec des influences du début de ce style de musique et des lignes mélodiques proches de 'Barclay James Harvest' ce qui destine 'Phenomena' à un public amateur de mélodies remplies de sérénité lui permettant de décompresser après une dure journée...

Interprêtes

Tony Lowe (Tous les instruments) + Invités : Damien Child (Chant), Alison Fleming (Chant)


Artiste : The Pineapple Thief

Album : Versions of the Truth

Date de Sortie : 04-09-2020

Ajouté le : 23-10-2020

Après 'Dissolution' en 2018, les Anglais de 'Pineapple Thief' sortent leur 14ème album studio 'Versions of the Truth'. Ils continuent dans la lancée de leur précédent opus à distiller un rock progressif mélodique et raffiné que l'on assimile assez facilement, privilégiant de plus en plus des titres moins longs, contrairement à certaines formations de ce style, ne dépassant pas les 5 minutes avec généralement un seul long développement par album ('Dissolution' contenait 'White Mist' de 11 minutes et pour ce nouvel opus, le titre le plus long est de 7 minutes).

Le titre éponyme de l'album débute dans un progressif résolument moderne rappelant les évolutions stylistiques de certains titres de 'Steven Wilson' avec de remarquables arrangements au niveau de la section rythmique (c'est certain, 'Gavin Harrison' amène un vrai plus dans ce genre de compositions) et des belles alternances d'intensité qui fait de ce titre à la mélodie assez linéaire une belle entrée en matière. 'Break It All', avec une introduction qui laisse augurer une atmosphère plus lourde, amène également des sections plus tranquilles, le tempo répétitif et les quelques notes aux allures orientales étant vite addictifs, puis, 'Demons', un peu sur la même construction rythmique, nous offre une mélodie simple que l'on s'approprie immédiatement. Avec 'Driving Like Maniacs', on est embarqué dans un titre beaucoup plus intimiste avec le chant de 'Bruce Soord' rempli de sensibilité et de très belles harmonies vocales, et 'Leave Me Be' accélère le tempo pour une nouvelle mélodie entêtante, puis 'Too Many Voices' revient à une ambiance dépouillée qui déroule une belle et lente mélodie. Viennent ensuite les 7 minutes de 'Our Mire', titre entraînant qui est encore dans le style de 'Steven Wilson' avec ses sections dépouillées jouxtant des parties plus énergiques, puis, on continue dans cette alternance d'un titre sur deux plus calme avec 'Out o Line' rempli d'une agréable mélancolie mettant une nouvelle fois en avant une section rythmique imaginative de 'Gavin Harrison' et le court 'Stop Making Sense' poursuit dans une ambiance feutrée amenée par les sonorités de xylophone, l'album se terminant par un émouvant 'The Game' avec une basse profonde qui nous accompagne dans une très belle mélodie entêtante et lancinante.

En résumé, les Anglais de 'The Pineapple Thief' nous offrent un album de qualité confirmant la direction prise dans les précédents opus, avec un progressif moderne calme et raffiné beaucoup plus pop que rock et avec 'Gavin Harrison' qui a su trouver une place de choix en amenant une section rythmique remarquable accompagnant merveilleusement le chant expressif de 'Bruce Soord' ce qui destine 'Versions of the Truth' à un public aimant un progressif rempli de sensibilité dans un style résolument moderne faisant penser à maintes reprises à 'Steven Wilson'...

Interprêtes

Bruce Soord (Chant, Guitare), Steve Kitch (Claviers), Jon Sykes (Basse), Gavin Harrison (Batterie, Percussions, Marimba)


Artiste : Lee Abraham

Album : Harmony / Synchronicity

Date de Sortie : 04-09-2020

Ajouté le : 24-10-2020

Il y a tout juste un an, 'Lee Abraham' nous offrait 'Comatose' qui avait été une très bonne surprise 2019 pour toute amatrice et tout amateur de rock progressif et 2020 voit donc la sortie de son 9ème enregistrement studio 'Harmony / Synchronicity' qui a été composé pendant la période de confinement et qui traite entre autres de la réaction de peur des médias et de l'opinion public face à la pandémie. Et malgré cette période particulière, avec l'aide de son ami batteur 'Gerald Mulligan', il a également demandé à 6 chanteurs du milieu progressif de poser leur voix sur 6 des 7 morceaux de cet opus, le 7ème étant un titre instrumental. On retrouve donc des artistes qui l'avaient déjà accompagné sur des albums précédents comme 'Simon Godfrey' et 'Mark Spencer' mais également 'Marc Atkinson' de la formation 'Riversea' et 'Moon Hallo', 'Stuart Nicholson' de la formation 'Galahad' et 'Peter Jones' de la formation 'Tiger Moth Tales' qui a participé également au projet 'Barock Project'.

'The World is Falling Down' démarre l'album de manière musclée avec une ambiance hard-rock à la 'Huriah Heep' et avec un refrain mélodique tranchant avec l'énergie du titre, puis 'Stay' qui suit, montre un autre visage, beaucoup plus calme dans un style popisant. Avec 'Hearing The Call', on est de plein pied dans du rock progressif proche de formations comme 'Arena' ou 'Marillion' ou encore 'Knight Area' avec des lignes mélodiques très accessibles et une section instrumentale digne de ce nom en milieu de titre ponctuée par un remarquable solo de guitare, le final étant de toute beauté, puis, 'Misguided Pt 2' dont la première partie faisait partie de l'album 'Distant Days' de 2018, est un instrumental découpé en trois parties, tout d'abord une section musclée avec des riffs incisifs puis une deuxième dans un style aérien 'Floydien' et qui se termine comme il a commencé. L'album se poursuit avec 'Never Say Never' avec la douce voix de 'Marc Atkinson' accompagnant de belles lignes mélodiques dans une ambiance légère et une construction assez classique s'éloignant du progressif puis, la ballade 'Rise Again' me rappelle l'ambiance 'Dream On' d'Aerosmith' avec une mélodie entêtante et avec encore le chant de 'Marc Atkinson' accompagnant merveilleusement ce type de composition, l'album se terminant par le titre éponyme 'Harmony / Synchronicity' dans un style classique de rock mélodique agrémenté de chœurs et d'un beau solo de guitare.

En résumé, l'Anglais 'Lee Abraham' nous propose un album varié mélangeant des styles et ambiances différentes tout en restant très agréable à écouter du début à la fin grâce notamment à de nombreux chanteurs invités mais aussi grâce à de belles lignes mélodiques accessibles immédiatement et ' Harmony / Synchronicity' est à conseiller à un public aimant la diversité dans le rock...

Interprêtes

Lee Abraham (Guitare, Claviers, Basse), Gerald Mulligan (Batterie) + Invités : Marc Atkinson (Chant, Choeurs), Simon Godfrey (Chant, Choeurs), Mark Spencer (Chant, Choeurs), Stuart Nicholson (Chant, Choeurs), Peter Jones (Chant)


Artiste : Perfect Plan

Album : Time for a Miracle

Date de Sortie : 04-09-2020

Ajouté le : 26-10-2020

Et c'est reparti vers les contrées nordiques avec encore la Suède sur le devant de la scène avec le dernier album 'Time for a Miracle' de 'Perfect Plan', leur dernier enregistrement studio 'All Rise' datant de 2018 et entre temps ils ont réussi à sortir un EP de reprises sentant bon les années 80 'Jukebox Heroes'. Inutile de vous faire une longue chronique, tout est encore réuni pour passer un moment agréable à l'écoute de ce dernier bébé des Suédois avec des titres entraînants et des refrains entêtants comme 'Better Walk Alone' ou 'Heart To Stone' ou 'Every Time We Cry' ou encore 'Dont Blame It On Love Again', des mid-tempos addictifs comme 'Time for a Miracle' ou 'Just One Wish' ou encore 'Give a Little Lovin' et surtout de magnifiques ballades que je me suis empressé de mettre dans ma playlist de ballades rock/métal ici avec 'Fighting to Win' et 'Don’t Leave Me Here Alone'.

En résumé, comme vous l'aurez compris, les Suédois de 'Perfect Plan' continuent leur petit bonhomme de chemin en nous offrant des albums de rock/hard-rock mélodique qui sont à déguster sans modération du premier au dernier titre et confirment qu'ils font partie des formations majeures dans ce style de musique accessible au grand public...

Interprêtes

Kent Hilli (Chant), Leif Ehlin (Claviers), Mats Byström (Basse), Rolf Nordström (Guitare), Fredrik Forsberg (Batterie)


Artiste : Rikard Sjöblom's Gungfly

Album : Alone Together

Date de Sortie : 04-09-2020

Ajouté le : 28-10-2020

Ce n'est pas pour un album de rock mélodique que l'on se dirige vers la Suède mais pour du rock progressif à l'ancienne avec le dernier album 'Alone Together' du projet 'Gungfly' de 'Rikard Sjöblom' qui en est à son 6ème enregistrement studio et qui est également un des claviériste de 'Big Big Train'. Rikard à l'habitude de nous offrir des opus bien fournis et c'est encore le cas de son dernier bébé qui renferme dans la version avec les bonus une heure de musique avec à la clé trois longs développements progressifs.

Les 13 minutes de 'Traveler' nous accueille avec des sonorités du début du progressif dans une ambiance légère et entraînante avec de belles harmonies vocales qui alternent avec des parties plus énergiques et offrant des passages instrumentaux dans lesquels les sections de claviers vintage et les solos de guitare sont remarquables. Comme son nom l'indique 'Happy Somewhere In Between' est une composition joyeuse qui peut rappeler certaines compositions d'Emerson Lake & Palmer', les claviers étant à la fête, puis 'Clean as a Whistle', après une introduction acoustique nous embarque dans des références du début des années 70 avec des sonorités de 'Genesis' tout comme 'Alone Together' qui continue dans cette ambiance du début du progressif avec tout d'abord des changements d'intensité et de tempos et des parties instrumentales dans lesquelles claviers et guitare se renvoient la balle et avec un final beaucoup plus mélodique dans un crescendo qui retombe avec des accords de piano reprenant le thème musical. Suit le court 'From Afar' qui sert de break acoustique avant d'entamer le titre phare de l'album qui, avec ses 14 minutes, nous embarque pour une saga progressive qui mélange plusieurs styles en commençant par une partie assez classique chantée et qui se poursuit par des sections mettant en avant successivement, un piano mélancolique sur une mélodie tranquille chantée remarquablement par Rikard puis une partie instrumentale débridée avec des claviers d'une autre époque et d'admirables disgressions sonores, le titre se terminant dans un crescendo avec une mélodie entêtante et avec un solo de guitare magistral. La version bonus nous offre deux instrumentaux, tout d'abord 'Grove Toughts' dans une atmosphère jazz/rock inquiétante qui se termine dans des bruitages de film fantastique et enfin 'Shoulder Variation' qui rappelle un peu les atmosphères du début de 'Focus'.

En résumé, c'est encore un retour au source du progressif que nous propose 'Rikard Sjöblom' avec ce nouvel album de qualité qui s'apprivoise au fur et à mesure des écoutes et qui par conséquent devrait plaire à un public aimant prendre son temps pour s'approprier un nouvel album...

Interprêtes

Rikard Sjöblom (Chant, Claviers, Guitare), Rasmus Diamant (Basse), Petter Diamant (Batterie)


Artiste : Landfall

Album : The Turning Point

Date de Sortie : 04-09-2020

Ajouté le : 31-10-2020

C'est assez rare d'avoir une formation Sud-Américaine en hard-rock mélodique, les groupes venant plus souvent d'Europe et plus particulièrement des pays Nordiques mais, avec l'aide d'Alessandro Del Vecchio' et du label Italien 'Frontiers' qui nous les font découvrir, 'Landfall' est bien une formation qui nous vient du Brésil. Si on regarde le pédigré de nos 4 artistes, le chanteur 'Gui Oliver' a fait partie de la formation 'Auras' de hard-rock mélodique qui n'a sorti qu'un seul album 'New Generation' en 2010 et les instrumentistes ont tous fait partie du groupe 'Wild Child' avec 3 albums à la clé entre 2012 et 2017. Avec ce parcours, on ne s'étonne donc pas que 'The Turning Point' soit un album de qualité qui fait se succéder des hits mélodiques qui n'ont rien à envier aux meilleurs formations du style.

Et d'entrée, 'Rush Hours' est un hit en puissance rempli d'une bonne énergie communicative qui rappelle le meilleur des années 70/80 avec 'Gui Oliver' qui, comme on dit, mouille sa chemise, puis 'No Way Out', moins rapide et plus AOR, n'en est pas moins mélodique avec son refrain entêtant. On peut citer également dans le même style des titres comme 'Across The Street', 'Taxi Driver' ou 'Sound of the City' mais également des mid-tempos avec 'Jane's Carousel' alternant de calmes couplets avec un refrain plus énergique ou encore les AOR 'Distant Love', 'Roundabout' et 'Road of Dreams' avec de nouveaux refrains qui s'incrustent immédiatement dans votre tête. Et, bien évidemment, les power ballades ne sont pas oubliées avec 'Don't Come Easy' et le magnifique 'Hope Hill' avec pour ce dernier des lignes mélodiques influencées par le gospel.

En résumé, les Brésiliens de 'Landfall' n'ont rien à envier avec ce premier album aux formations majeures de hard-rock mélodique et 'The Turning Point' vient s'ajouter aux très bonnes sorties d'albums de ce style de 2020...

Interprêtes

Gui Oliver (Chant), Marcelo Gelbcke (Guitare), Thiago Forbeci (Basse), Felipe Souzza (Batterie)


Artiste : Simon Collins

Album : Becoming Human

Date de Sortie : 04-09-2020

Ajouté le : 01-11-2020

Si je prononce le nom de 'Collins' à tout sexagénaire qui a connu la période du rock progressif des années 70 à 90, je suppose que les souvenirs surgissent avec les albums légendaires de 'Genesis' puis la carrière solo de Phil et dans la famille 'Collins', je voudrais le fils 'Simon'. J'ai ! avec son 4ème album solo 'Becoming Human' qui vient de sortir, le dernier opus datant déjà de 2008 car entre temps il y a eu le projet 'Sound of Contact' qu'il a partagé avec le talentueux 'Dave Kerzner' avec à la clé le magnifique album 'Dimensionaut' de 2013. Bien entendu, 'Simon Collins' est tombé dans la musique quand il était petit et les gènes sont bien présents car il assure le chant ainsi que la section rythmique (je suis certain que vous allez reconnaître ces sonorités de batterie si caractéristiques !). Dans un style pop/rock moderne baigné de progressif, il incorpore dans la majorité de ses titres des composantes électroniques ce qui le démarque et lui a permis de créer sa propre identité musicale.

L'album débute avec 'Into The Fray' et son introduction futuriste en crescendo qui laisse place à 'Becoming Human' avec une section rythmique électronique en mid-tempo et une première mélodie entêtante, l'enregistrement étant d'un grande qualité, puis 'The Univers Inside of Me' mélange boîte à rythme moderne et construction classique ce qui ne nuit en aucun cas à l'atmosphère de ce titre car le côté électronique amène une touche de modernité sans jamais prendre le dessus par rapport au côté pop progressive. Avec 'Man Made Man', Simon continue de faire se rencontrer des influences mélodiques de pop/rock classiques avec des effets électro puis le mid-tempo 'This is the Time' poursuit dans cette rencontre de deux époques qui peut faire penser à certaines nouvelles orientations de 'Steven Wilson' avec son compère 'Tim Bownes' et leur projet 'No-Man et 'Thoughts Become Matter' met en avant la section rythmique qui n'a rien à envier à son père avec encore un refrain qui est très 'Wilsonien'. La deuxième partie de l'album fait défiler un magnifique 'I Will Be Waiting' dont la première partie ne peut que rappeler les ambiances de 'Phil Collins' dans sa période solo (les chiens ne font pas des chats) et qui alterne ensuite moments forts et plus calmes avec encore une prestation remarquable à la batterie, 'No Love' qui est beaucoup plus classique et nous fait remonter aux années 80 avec des groupes comme 'Depeche Mode', tout comme le titre suivant 'Living In Silence' dans un tempo moins rapide avec un nouveau refrain que l'on s'approprie immédiatement, puis le calme '40 Years' me fait penser aux lignes mélodiques de l'ancienne formation de 'Ian Jones' 'Karnataka' et le popisant 'So Real' qui suit, possède une construction plus classique couplet/refrain, plus passe partout, tout en gardant une trame mélodique attachante. Et c'est avec les 9 minutes de 'Deads End' que l'album se termine, avec certainement le titre le plus progressif qui, après une introduction atmosphérique, nous offre un lent crescendo avec, tout d'abord quelques notes de piano et un chant susurré, puis, prend son envol après trois minutes et alterne ensuite de belles cassures entre parties puissantes et d'autres beaucoup plus calmes.

En résumé, 'Simon Collins' nous offre un magnifique album qui marrie admirablement les influences héritées (au sens génétique du terme) des années 70/80 et le moderniste des sonorités de notre époque un peu comme aime à le faire 'Steven Wilson' ce qui destine 'Becoming Human' à un public aimant une pop progressive avec des lignes mélodiques accessibles...

Interprêtes

Simon Collins (Chant, Claviers, Batterie), Robbie Bronnimann (Claviers), Robin Boult (Guitare), Kelly Avril Nordstrom (Guitare), Gaz Williams (Basse)


Artiste : Code 18

Album : Human Error!

Date de Sortie : 01-09-2020

Ajouté le : 22-10-2020

'Code 18' est un projet qui a été créé par trois québécois, 'Johnny Maz', 'JF Rémillard' et 'Bonz' en 2010 et c'est seulement 10 longues années après que leur premier album 'Human Error!' voit le jour. Ils nous offre un rock progressif imaginatif un peu à la sauce de leur compatriotes de 'Mystery' (d'ailleurs ' Michel St-Père' est invité pour l'occasion pour un solo de guitare dans 'Drought') ou encore 'Huis' sous la forme d'un opus de 10 titres dont 6 entre 5 et 14 minutes et 4 petits interludes instrumentaux judicieusement placés tout au long de l'album.

L'album débute avec 'Crystal of Time' qui est un premier aperçu de l'ambiance dégagée et qui laisse une bonne place aux parties instrumentales avec un premier solo de guitare magistral et une alternance entre sections calmes et d'autres plus enlevées rappelant certains albums d''Arena', puis 'Underlude I' est le premier interlude dans un style atmosphérique paisible et détendant. C'est avec 'Waste' que l'on tient le plus long développement de l'album avec un titre typique d'un rock progressif imaginatif dans lequel on aime se perdre dans les différentes parties qui se succèdent dans des changements de rythme et d'intensité et qui a un magnifique final qui ne peut que rappeler le dernier album de 'Mystery', puis, c'est de nouveau un interlude, 'Underlude II', dans une ambiance électronique de claviers à la 'Jean-Michel Jarre' avant d'attaquer 'They Took It All' qui débute dans une atmosphère proche de la tension d'un 'The Wall' et qui met en avant de longues sections instrumentales énergiques et débridées avec de somptueux solos de guitare et de claviers. Après une nouvelle courte virgule instrumentale 'The March', cette fois dans une atmosphère plus inquiétante, le fougueux 'River of Blood' déroule une rythmique énergique qui frise avec du hard-rock progressif qui montre également un talent de cette formation pour des titres plus énergiques, puis 'Drought' revient à un rock progressif plus calme avec une première partie offrant une mélodie qui s'incruste directement dans votre tête puis une deuxième partie instrumentale plus recherchée avec des influences jazz/rock et enfin un magnifique final agrémenté par un somptueux solo de guitare de 'Michel St-Père' vous filant la chair de poule et qu'on voudrait qu'il ne s'arrête jamais comme dans un certain 'Comfortably Numb' (je regrette ce fade out en fin de titre car il aurait mérité une vraie fin). C'est avec un orgue d'église que commence majestueusement le dernier interlude 'Underlude III', nous offrant ensuite un instrumental avec une section rythmique remarquable imprimant les changements fréquents de tempos, puis l'album se termine par mon coup de cœur de l'album, un vrai bijou mélodique mettant en avant le très beau chant de 'Rachelle Behrens' dans une ambiance proche de formations comme 'Mostly Autumn' et comprenant de belles parties instrumentales avec tout d'abord un magnifique solo de guitare acoustique puis un crescendo instrumental magnifique dans la veine de 'Mystery'

En résumé, les Québécois de 'Code 18' nous offre un excellent premier album de progressif qui ratisse assez large et qui par conséquent se révèle finalement d'une grande variété ce qui demande forcément plusieurs écoutes pour bien l'apprivoiser ce qui fera sans doute de 'Human Error!' un album qui devrait plaire à un public de progressif qui aime mélanger des ambiances tranquilles mais aussi des sections plus musclées...

Interprêtes

Johnny Maz (Claviers), JF Rémillard (Guitare), Bönz (Basse, Chant) + Invités : Sonny Tremblay (Batterie), Dan Lacasse (Batterie), Donald Prince (Basse), Michel St-Père (Guitare), Rachelle Behrens (Chant), Rachelle Behrens (Chant)


Artiste : Pain Of Salvation

Album : PANTHER

Date de Sortie : 28-08-2020

Ajouté le : 14-10-2020

Après le très bon ’In The Passing Light Of Day’, les Suédois de ‘Pain of Salvation’ sont de retour avec un nouvel opus ‘PANTHER’. Continuant à nous offrir un métal progressif original et toujours novateur (le genre de musique qui s’apprécie en trois étapes : 1ère étape, bof je n’accroche pas à tout, 2ème étape, finalement c’est beaucoup mieux que je pensais et 3ème étape, génial je l’ajoute à ma collection idéale !!), ‘PANTHER’ ne déroge pas à la règle et nous embarque dans un voyage musical, certes complexe mais tellement hors norme qu’il vous faudra certainement, si vous êtes amateur d’un progressif sortant des chemins battus, quelques temps pour l’apprécier à sa juste mesure. Et comme à leur habitude, ce nouveau bébé est un album concept avec un sujet passionnant qui traite de la notion de « normalité » dans notre monde actuel, tout ceci étant forcément arbitraire en fonction des règles que l’on définit.

’ACCELERATOR’ nous accueille avec des sonorités électroniques modernes qui se mêlent à une rythmique saccadée et aux instruments électriques avec un sentiment de force intense avec des cassures beaucoup plus calmes, marque de fabrique des compositions de ‘Daniel Gildenlöw’, puis, ‘UNFUTURE’, titre lent et assez sombre, se tourne vers une atmosphère doom, mais en aucun cas répétitif car plusieurs parties se succèdent avec encore ces remarquables rupture d’intensités. Suit le court ‘RESTLESS BOY’ mariant des sonorités modernes avec un fond d’orgue presque religieux ce qui en fait un des titres les plus novateurs de l’album, avec une explosion finale faite de déflagrations et avec quelques bribes de Daniel qui fait retomber toute cette violence en trois secondes, puis, ‘WAIT’, très bien placé en fin de première partie, permet une pause plus classique avec des lignes mélodiques apaisantes, tout en gardant des parties plus contemporaines passé les 4 premières minutes avec des sonorités rappelant un orgue de barbarie. Avec ‘KEEN TO A FAULT’, la première moitié du titre développe un sentiment de tension contenue qui ne demande qu’à imploser et qui se concrétise dans la deuxième partie par des passages endiablés, puis, sans transition, le court instrumental ‘FUR’ nous débarrasse instantanément de cette rage accumulée grâce aux sonorités acoustique de la guitare, pour nous réembarquer ensuite pour ‘PANTHER’ qui est sans doute le titre qui fusionne le plus d'époques et de genres différents et qui montre toujours cette virtuosité pour jongler divinement entre tensions et détentes. Et que dire de ‘SPECIES’ avec sa première partie hypnotique au son de la sitar mêlant orient et occident qui se fait de plus en plus oppressante pour se déchaîner dans la deuxième partie, un des autres temps forts de cet album. Et c’est avec les 13 minutes d‘ICON’ que l’on tient le titre le plus contrasté et on est sans doute au paroxysme d’un progressif fait d’un patchwork de sonorités différentes aux antipodes les unes des autres, comme ce solo de guitare floydien côtoyant des sonorités dissonantes de métal industriel : déroutant mais absolument génial après plusieurs écoutes !!

En résumé, inutile de vous faire un dessin, les Suédois de ‘Pain of Salvation’ sortent encore un album hors norme qui va certainement marquer l’année 2020 dans la musique progressive et le titre ‘PANTHER’ prend toute sa dimension ici, car, comme tout animal sauvage qui demande du temps pour être dompté, chaque composition ne se livre pas instantanément et se dévoile petit à petit au fur et à mesure des écoutes...

Interprêtes

Daniel Gildenlöw (Chant, Guitare), Daniel Karlsson (Claviers), Gustaf Hielm (Basse), Johan Hallgren (Guitare), Léo Margarit (Batterie)


Artiste : Tim Bowness

Album : Late Night Laments

Date de Sortie : 28-08-2020

Ajouté le : 15-10-2020

‘Tim Bowness’ qui est également connu pour son duo avec ‘Steven Wilson’ avec le projet ‘No-Man’, continue à sortir des albums solo, et après ’Flowers At The Scene’ en 2019, c’est au tour de ‘Late Night Laments’ de voir le jour en 2020. Si vous avez aimé le côté atmosphérique et aérien de certaines compositions du dernier opus, vous devriez encore plus adhérer à ce dernier bébé de l’Anglais qui nous propose 9 titres (plus 5 autres compositions dans la version deluxe) dans une atmosphère douce et intimiste propice à se relaxer après une dure journée de travail. Si on s’affranchit du thème relativement noir décrit dans cet opus, relatif à tous les excès de l’Humain, tout est mis en œuvre pour passer un agréable moment en commençant par ‘Northern Rain’ qui donne le ton à l’album, dans un lent tempo propice au vagabondage de notre esprit ce qui reste la constante sur tout l’album, tout ceci étant renforcé par la douce voix de Tim qui nous berce tout au long de l’opus et qui, grâce à des invités prestigieux, agrémente l’ensemble d’arrangements doux et raffinés amenés par exemple par les deux ex membres de ‘Porcupine Tree’, le bassiste ‘Colin Edwin’ et le claviériste ‘Richard Barbieri’ mais également par les sonorités délicates du vibraphone de ‘Tom Atherton’ ou les accompagnements du claviériste ‘Brian Hulse’. Certains trouveront certainement cet album un peu trop linéaire mais il est clair que la variété n’est pas l’objectif de cet opus et qu’il faut le prendre comme une sorte de playlist de musiques relaxantes, un peu comme on peut en trouver dans les listes toutes faites des sites de streaming.

En résumé, ‘Tim Bowness’ nous offre avec son dernier album un moment de calme et de sérénité à déguster tranquillement le casque sur les oreilles le soir avant de s’endormir en se laissant aller et ainsi se déconnecter de toutes les préoccupations de notre vie quotidienne...

Interprêtes

Tim Bowness (Chant, Claviers), Brian Hulse (Claviers, Guitare, Choeurs) + Invités : Melanie Woods (Chant), Richard Barbieri (Claviers), Colin Edwin (Basse), Kavus Torabi (Guitare, Choeurs), Tom Atherton (Percussions), Evan Carson (Batterie), Alistair Murphy (Dianatron)


Artiste : Vanishing Point

Album : Dead Elysium

Date de Sortie : 28-08-2020

Ajouté le : 16-10-2020

Cela faisait 6 ans que les Australiens de ‘Vanishing Point’ n’avaient pas sorti d’album, ’Distant Is The Sun’ étant leur dernier opus sorti en 2014. Tagué en progressif mélodique, ce nouveau bébé ‘Dead Elysium’ montre une inflexion vers un métal mélodique dont les composantes progressives sont de moins en moins présentes, mais ceci n’altère en aucun cas la qualité de cet album qui nous offre 10 titres variés avec des arrangements somptueux et des mélodies que l’on s’approprie immédiatement.

Le titre éponyme de l’album nous accueille avec des riffs de guitare incisifs dans un premier hit direct qui nous met tout de suite en appétit pour la suite qui est faite de deux bijoux mélodiques, tout d’abord ‘Count Your Days’ et son refrain addictif (la touche ‘play again’ a pas mal marché chez moi) puis ‘To the Wolves’ qui est fait du même tonneau avec une nouvelle mélodie entraînante et rayonnante, le genre de titres qui vous mettent de bonne humeur pour toute une journée. Avec ‘Salvus’ le tempo ralentit mais le niveau mélodique est toujours là avec un son lourd avec une basse profonde propice au headbang et de belles alternances d’intensités, puis, avec ‘The Fall’, c’est de nouveau reparti pour un titre enthousiaste dont le refrain tourne en boucle dans votre tête et un final avec sa montée de deux tons (j’adore !!). Suit ‘Free’, le titre le plus long de l’album et qui amène des arrangements plus recherchés et qui offre une construction alternant tempos et intensités, puis, ‘Recreate the Impossible’ est plus classique et met en avant une section rythmique déchainée, et ‘Shadow World’ me fait penser au compositions de ‘Kamelot’, ‘Silvio Massaro’ nous offrant une belle prestation vocale, l’album se terminant par un énergique ‘The Healing’ agrémenté d’arrangements symphoniques et enfin, une dernière mélodie entêtante avec ‘The Ocean’.

En résumé, les Australiens de ‘Vanishing Point’ reviennent sur le devant de la scène du métal mélodique avec ce remarquable album ‘Dead Elysium’ qui devrait être bien accueilli par tout un public qui navigue entre métal mélodique et symphonique...

Interprêtes

Silvio Massaro (Chant), Chris Porcianko (Chant, Guitare), Adrian Alimic (Basse), James Maier (Guitare) + Invité : Jennifer Borg (Chant)


Artiste : Motorpsycho

Album : The All is One

Date de Sortie : 28-08-2020

Ajouté le : 17-10-2020

A l’origine, dans les années 90, les Norvégiens de ‘Motorpsycho’ ont commencé par sortir à une fréquence élevée, des albums de métal alternatif qui donnait la part belle à des arrangements proches de la musique expérimental, puis, passé les années 2000, avec l’album ’Let Them Eat The Cake’ leur style s’oriente vers un rock progressif avec des influences psychédéliques et jazzy. 2020 voit la sortie de ‘The All is One’, troisième volet de la trilogie ‘Gullvåg’ dont les deux premiers opus sont ’The Tower’ de 2017 et ’The Crucible’ de 2019. Pour ce dernier bébé, ils nous offrent une suite majestueuse de plus de 40 minutes, découpée en 5 parties qui est prise en sandwich au milieu de l’opus par 7 autres titres, le tout étant un savant mélange du progressif des années 70 avec des groupes comme ‘Yes’, ‘King Crimson’, ‘PinkFloyd’ ou encore ‘Genesis‘.

Pour commencer, le titre éponyme de l’album débute dans une ambiance psychédélique des années 70 pouvant rappeler ‘Barclay James Harvest’ pour le côté mélodique et ‘Yes’ pour l’aspect progressif, puis ‘The Same Old Rock (One Must Imagine Sisyphus Happy)’ nous embarque dans un titre qui alterne de belle manière partie calmes et d’autres plus énergiques et dont la section rythmique me fait penser à certaines dynamiques de ‘Jethro Tull’ et, quant au titre suivant ‘The Magpie’, on est également dans une atmosphère entraînante de progressif des années 70. Le court titre ‘Delusion (The Reign of Humbug)’ constitue un break acoustique reposant tout comme ‘A Little Light’ et ‘The Dowser’ qui sont judicieusement placés et permettent une aération à l’ensemble. Avec ‘Dreams of Fancy’, on est de plein pied dans un progressif raffiné et imaginatif avec des changements d’intensité, les quelques riffs de guitare et les arrangements instrumentaux étant assez typique des années 70 et ‘Like Chrome’ nous renvoie à un mélange entre la dernière période des ‘Beatles’ et certaines sonorités du début de ‘Black Sabbath’. Mais la pièce maitresse de l’album est sans conteste le long développement ‘N.O.X.’ qui, pour toute amatrice et tout amateur de grands développements progressif vaut à lui seul l’achat de cet album (étant donné la longue durée de l’album, je vous conseille de l’écouter seul) : ‘Circles Around the Sun, Pt. 1’ ouvre le bal dans une ambiance psychédélique ‘Floydienne’ avec un lent crescendo bercé par une mélodie hypnotique et inquiétante un peu à la manière de ‘King Crimson’ au début des années 70 et avec un final grandiose, le violon qui accentuant le côté angoissant en imitant des cris effrayants, puis, ‘Ouroboros’, avec sa section rythmique répétitive, permet de mettre en avant la guitare électrique proche de ce que peut faire ‘Carlos Santana’ dans la première partie du titre et qui continue dans la deuxième partie avec un crescendo qui brusquement se calme pour une partie avec des sonorités jazzy jusqu’au final de nouveau en crescendo et qui amène une cassure avec le titre suivant ‘Ascension’, dans un psychédélique calme et serein pour une pause bienvenue. On aborde ensuite les 15 minutes de ‘Night of Pan’ qui reprend le thème mélodique du premier titre à certains endroits et qui offre une fresque ‘Floydienne’ rappelant bien évidemment les atmosphère d’Ummagumma’ et des albums qui ont suivi et qui prépare le final de ‘N.O.X.’ par la deuxième partie de ‘Circles Around the Sun’, dans le même thème mélodique que la première avec une section rythmique débridée et des chœurs saisissants pour atteindre un final génial, étourdissant et grandiose.

En résumé, ce dernier album des Norvégiens de ‘Motorpsycho’ est fait sur mesure pour tout un public ayant grandit avec le début du psychédélique et de la musique progressive et intègre tous les ingrédients qui en font un remarquable opus de ce style mais qu’il faut bien évidemment prendre le temps d’apprivoiser au fur et à mesure des écoutes...

Interprêtes

Hans Magnus Ryan (Guitare, Chant, Piano), Tomas Järmyr (Batterie, Percussions, Mellotron), Bent Sæther (Basse, Chant, Guitare, Mellotron) + Invités : Reine Fiske (Guitare, Mellotron), Lars Horntveth (Guitare, Clarinette, Saxophone), Ola Kvernberg (Violon)


Artiste : Tony Mitchell

Album : Church of a Restless Soul

Date de Sortie : 28-08-2020

Ajouté le : 19-10-2020

Cela fait déjà pas mal d’années que ‘Tony Mitchell’ tourne avec des artistes incontournables de la scène rock, comme entre autres ‘Rick Wakeman’, 'Alan Parsons Project', ‘Alice Cooper’ ou encore ‘Jon Anderson’ mais il a également participé à plusieurs projets dont 'Kiss Of The Gypsy' dans les années 90. Après un très bon ’Beggard Old’ en 2018, 2020 voir la sortie d’un nouvel opus ‘Church of a Restless Soul’, dans lequel Il nous offre 13 compositions mélodiques à souhait pour un peu plus d’une heure de musique, avec une belle brochette d’invités de la scène rock ou hard-rock mélodique (voir liste ci-dessous) mais aussi un chœur gospel qui amène une belle originalité à l’album.

Et c’est justement le titre éponyme de l’album qui ouvre les débats avec une énergie bienheureuse amenée par les chœurs gospels de ‘The Rogues Gallery Rock Choir’ et qui remplace tous les antidépresseurs de la terre, car une fois quelques écoutes de ce titre, on est remonté à bloc pour affronter sereinement n’importe quel problème puis, sans transition, ‘Living on the Run’ poursuit dans cette voie mélodique royale dans une ambiance me rappelant ‘Bruce Springsteen’ en plus énergique. Avec ‘In & out of love’, c’est un mid-tempo à la rythmique marquée et au son lourd qui fait de bien et qui nous ramène aux années 80 avec des groupes comme ‘Saxon’ ou ‘AC/DC’, puis, ‘The Mighly Fall’, chanté par ‘Danny Vaughn’ du groupe ‘Tyketto’ a encore un air de ‘Bruce Springsteen’ dans les lignes mélodiques qui s’incrustent directement dans votre tête et l’entraînant ‘Electric’ nous envoie du bon hard-rock avec une section rythmique qui met en marche automatiquement la machine à taper du pied. Après ces 5 titres tous aussi bon que les autres, ‘I Believe in Angels’ offre une première pause bien méritée avec une magnifique ballade que j’ai rajouté dans ma playlist Spotify de ‘Ballades rock/hard-rock/métal’, puis c’est reparti avec un explosif ‘Killing Me to Love You’ qui est encore une bombe mélodique addictive, suivi d’un plus tranquille ‘Never Wanted Love’ dans un AOR mélodique mélancolique et la suite ne faiblit toujours pas avec ‘One Good Reason’ et ses riffs de guitare musclés, une nouvelle ballade, 'Sacrifice', dont la mélodie ne vous quitte plus avec les chœurs qui vous donnent une irrésistible envie de les accompagner. On est déjà à 50 minutes sans aucun temps mort et c’est encore avec trois bijoux mélodiques que l’album se termine avec tout d’abord un énergique ‘Shattered Dreams’ avec un nouveau refrain addictif, puis un remuant ‘Evil Woman’ avec sa rythmique saccadée et enfin le mid-tempo ‘Heaven Is Calling’ d’une puissance de feu impressionnante mettant une dernière fois en marche la machine à headbanguer.

En résumé, ‘Tony Mitchell’ sort un des meilleurs albums de rock/hard-rock mélodique de l’année 2020, sans aucun temps mort, avec des mélodies que l’on s’approprie immédiatement et avec un son moderne et puissant qui devrait plaire à tout un public aimant les ambiances énergiques et les mélodies accessibles...

Interprêtes

Tony Mitchell (Chant, Guitare, Basse, Claviers) + Invités : Danny Vaughn (Chant), Tim Manford (Guitare), Neil Ogden (Batterie), Paul Hume (Guitare), Nigel Bailey (Basse), The Rogues Gallery Rock Choir (Choeurs), Shawn Charvette (Claviers), Josh Tabbie Williams (Basse)


Artiste : Dreams of Avalon

Album : Beyond the Dream

Date de Sortie : 28-08-2020

Ajouté le : 20-10-2020

En ce moment, on est gâté avec les sorties d’albums de hard-rock mélodique et après le premier album des Suédois d’Arctic Rain’ et le magnifique album de ’Tony Mitchell’, c’est au tour d’un nouveau groupe Suédois 'Dreams of Avalon' (et oui, encore un), créé par le multi-instrumentaliste, auteur-compositeur et producteur ‘Joakim Nordlund’ (qui était à l’origine de la formation ‘Astral Doors’ dont le dernier album ’Worship or Die’ date de 2019), de pointer le bout de son nez avec un premier album ‘Beyond the Dream’. Très grand amateur de hard-rock mélodique des années 80, Joachim nous a concocté 11 bijoux mélodiques qui s’apprivoisent immédiatement.

On est donc embarqué dans ce que le hard-rock mélodique a produit de meilleur, et ceci dès le premier titre ‘Young Wild Hearts’ qui nous offre un premier refrain mémorable, puis les compositions défilent les unes après les autres avec la même efficacité mélodique dans la mouvance de groupes comme ‘Survivor’ ou ‘Journey’ et se partagent entre rock énergique avec par exemple ‘Shining Light’ ou ‘Into The Night’ ou encore ‘To Paris and Back’ et rock AOR avec par exemple les magnifiques ‘Under the Gun’ ou ‘Bleed for Me’ ou encore ‘Somewhere Tonight’, mon seul regret étant de n’avoir pas ajouté une ou deux ballades qui auraient amenées une certaine diversité à l’ensemble.

En résumé, même s’ils ne vont pas révolutionner le genre, c’est encore un très bon album que nous offre ‘Dreams of Avalon’ et ‘Beyond The Dream’ est à consommer sans modération et devrait plaire à tout un public adepte de hard-rock mélodique classique des années 80...

Interprêtes

Joachim Nordlund (Chant, Guitare, Claviers, Basse), Sven $ Danielsson (Batterie, Percussions) + Invités : Joakim “Mohican Joe” Roberg (Claviers), The Norton Brothers (Choeurs, Screams)


Artiste : John Petrucci

Album : Terminal Velocity

Date de Sortie : 28-08-2020

Ajouté le : 21-10-2020

Les trois compères ‘John Petrucci’ (’Dream Theater’), 'Mike Portnoy' et 'Dave Larue' (tous les deux 'Flying Colors' entre autres) se sont faits un petit plaisir en sortant ce remarquable album qui forcément fait également plaisir à tous les fans de ces artistes qui, désormais, grâce à leur talent, ont tous les trois une renommée mondiale et je fois dire que le contenu de 'Terminal Velocity' nous offre de magnifiques instrumentaux mais comment en serait-il autrement avec ce trio : on sent tout au long de l'opus cette complicité à chaque seconde qui dégage une énergie positive qui fait du bien et qui vous redonne le tonus que vous auriez perdu dans cette période complètement hallucinante que l'on est en train de vivre, dépourvue de tout bon sens humain.

Dès le premier titre éponyme de l'album, on sent tout de suite une ambiance joyeuse dans une musique vivante qui vient des tripes et on est happé par autant de générosité avec une osmose entre les trois artistes. 'The Oddfather' qui suit continue dans cette voie toute tracée avec quelques notes appuyées de guitare qui vous déposent sur un petit nuage, puis 'Happy Song' est bien en phase avec son titre et poursuit dans cette communion grisante avec une mélodie simple mais efficace avant d'attaquer 'Gemini', beaucoup plus progressif dans l'approche avec ses alternances entre calme et énergie, la partie acoustique en milieu de titre étant un vrai régal. Et quand l'intensité décroit, le trio nous offre un blues avec 'Out Of The Blue' qui, pour ceux qui ont connu les concerts de 'Santana' dans les années 70 et un certain 'Europa', fait certainement monter leur curseur émotionnel. La suite fait défiler un énergique 'Glassy-Eyed Zombies' qui revient à un métal progressif imaginatif (le talent de compositeur de John pour 'Dream Theater' n'est plus à faire avec par exemple sa collaboration avec 'Jordan Rudess' dans le colossal 'The Astonishing'), puis 'The Way Things Fall', de plus de 7 minutes, mélange délicieusement une mélodie classique et entêtante de variété internationale avec une deuxième partie beaucoup plus progressive ajoutant à certains endroits des intonations jazzy, l'album se terminant par, tout d'abord, le très 'Queenest' 'Snake In My Boot' (c'est dingue, je vois passer des images devant les yeux en voyant 'Freddy Mercury' poser sa voix sur la rythmique débridée), puis 'Temple of Ciradia' qui lorgne cette fois vers 'DreamTheater'.

En résumé, je dirais simplement que lorsque on a à faire à des artistes de ce talent, la technique est complètement masquée par l'interprétation généreuse venant du plus profond de chaque artiste et ce 'Terminal Velocity', au-delà des fans du trio, devrait plaire à un public assez large aimant les albums qui mettent en avant les instrumentistes de talent, car ils sont souvent, dans la musique actuelle, réduits à quelques démonstrations épisodiques...

Interprêtes

John Petrucci (Guitare), Dave Larue (Basse), Mike Portnoy (Batterie)


Artiste : Barclay James Harvest

Album : Barclay James Harvest and Other Short Stories

Date de Sortie : 27-08-2020

Ajouté le : 18-10-2020

Non, je ne vais pas vous présenter un nouvel album de ‘BJH’ (‘Barclay James Harvest’) car comme tout fan du groupe le sait, la scission entre ‘John Lees’ et ‘Les Holroyd’ date de la sortie du dernier album ‘River of Dreams’ en 1997 qui n’avait pas, à l’époque, défrayé la chronique mais qui était pour ma part un bon album de ‘BJH’. En fait, j’écris cette chronique car vient de sortir l’album remastérisé de ‘Barclay James Harvest and Other Short Stories’ qui est le deuxième opus de ‘BJH’ datant de 1971 et qui, en plus de cette version remastérisé, nous offre également 22 autres titres soit déjà connus, soit des inédits ce qui pour tout fan de ‘BJH’ est une très belle surprise.

Pour ma part, je découvre des titres que je ne connaissais pas dans la carrière de ‘Barclay James Harvest’ : par exemple, ‘Brave New World’, qui a été chanté à la fin des années 90 par ‘John Lees’, apparait en démo enregistré par l’Anglais en 1971 et est bien dans la veine de ce que faisait ‘BJH’ à ses débuts tout comme cette version inédite de ‘She Said’ qui montre le côté progressif du groupe dès les premières années ou encore ‘Song With No Meaning’ ressorti d’on ne sait où. A noter également ‘Hymn to a White Lady’ qui n’est autre que le titre ‘Hymn’ sorti dans ‘Gone to Hearth’ de 1977 et qui a donc été écrit plusieurs années avant. Bien que la majorités des titres ajoutés soient connus (on compte 4 versions différentes de ‘Someone There You Know’ et le même nombre de ‘Medecine Man’), toutes ces versions sont une mine d’or pour les inconditionnels de ’BJH’, et, pour ma part, la version de ‘Medecine Man’ du ‘Bob Harris Show’ de 1972 est un vrai bijou progressif (osez dire après que ‘BJH’ n’a jamais fait de progressif) ou la version rallongé de ‘Blue John’s Blues’ me procure toujours autant de plaisir que la première écoute il y a quelques 40 ans tout comme la suite des deux titres magiques symphoniques de ‘The Poet’ et d’After the Day’.

Bref, comme vous l’aurez compris, cet sortie de l’album remastérisé de ‘Barclay James Harvest and Other Short Stories’ est une belle occasion de se replonger dans le début de la discographie des Anglais en réécoutant tous ces morceaux légendaires qui ont usé, chez pas mal de sextagénaires, un nombre impressionnant de saphirs ou de diamants sur leur platine vinyl...

Interprêtes

John Lees (Chant, Choeurs, Guitare, Percussions), Stuart "Woolly" Wolstenholme (Chant, Mellotron, Choeurs, Orgue, Piano, Guitare), Les Holroyd (Chant, Coeurs, Basse, Piano, Guitare), Mel Pritchard (Batterie, Percussions, Congas, Timpani) + Invités : Martyn Ford (Chef d'orchestre)


Artiste : Windom End

Album : Perspective Views

Date de Sortie : 21-08-2020

Ajouté le : 12-10-2020

Le projet ‘Window End’ est né de la rencontre des Suédois ‘Tomas Nyström’ et ‘Pierre Stam’ en 2007 et après une longue gestation et après avoir complété le line up en 2015 avec l’arrivée du batteur ‘Tobias Lundgren’, l’heure était venu d’enregistrer un premier album qui voit le jour en 2020 avec ‘Perspective Views’ et dans lequel ils nous montrent un talent pour des compositions de rock progressif recherché et imaginatif pour près de 50 minutes d’écoute, la version CD (pour l’instant uniquement en import du Japon) offrant un EP supplémentaire de trois titres que l’on devrait découvrir avec la sortie prochaine en Europe de ce premier opus.

L’album s’ouvre sur les 11 minutes de ‘The Dream’ avec des influences multiples aussi bien dans le progressif des années 70/80 mais également de ces dernières années et certaines parties me font penser à ‘Arena’ ou ‘Pendragon’ ou encore ‘Mystery’, les lignes mélodiques étant toujours accessibles et les harmonies vocales admirables, puis ‘Starless Sky’, avec son introduction musclée nous offre par la suite un nouveau long développement qui est emmené par une remarquable section rythmique basse/batterie dans certaines parties et qui possède un refrain entêtant, l’ensemble étant assez typique d’un progressif que l’on s’approprie assez rapidement. Suit ‘Walk This Way’, qui dans la même veine que son prédécesseur, m’a donné un immense plaisir dès la première écoute, avec ses admirables cassures rythmiques et des lignes mélodiques toujours accessibles qui vous touchent immédiatement et, quant au court instrumental ‘Within The Shadow’, il permet une pause acoustique tranquille avant les deux dernières longues compositions : tout d’abord, ‘Revolution’ qui débute avec un beau solo de guitare et qui développe un progressif imaginatif dans lequel il y a toujours un équilibre entre des lignes mélodiques fortes toujours en phase avec le thème développé me rappelant l’intensité d’Innuendo’ de ‘Queen’ et, qui à d’autres endroits, offre d’autres lignes mélodiques déployant une remarquable force tranquille ce qui en fait un de mes morceaux favoris. Le dernier titre ‘Ghost Of The Past’ nous replonge dans des sonorités de claviers vintages avec une dernière composition qui louvoie à travers d’admirables paysages sonores et qui possède une dernière mélodie forte et riche en émotions terminant de belle manière l'album avec un magnifique final instrumental.

En résumé, ce nouveau projet des Suédois de ‘Windom End’ est encore une excellente surprise pour cette année 2020 dans le domaine du rock progressif ce qui devrait faire des heureux chez les fans d’un rock progressif recherché et imaginatif...

Interprêtes

Tomas Nyström (Guitare, Claviers), Pierre Stam (Basse, Guitare, Claviers, Chœurs), Mikael Arvidsson (Chant, Guitare, Claviers), Tobias Lundgren (Batterie, Chœurs)


Artiste : Mad Max

Album : Stormchild Rising

Date de Sortie : 21-08-2020

Ajouté le : 13-10-2020

Si vous aimez un hard-rock puissant et mélodique qui nous fait revenir dans les années 80, vous allez aimer le dernier album ‘Stormchild Rising’ des Allemands de ‘Mad Max’ car on se retrouve dans l’atmosphère de formations de cette époque comme ’Saxon’, ’Scorpions’, ’Deep Purple’ ou encore ’Def Leppard’. Contrairement aux groupes cités, les Allemands de ‘Mad Max’ ne sont pas autant connu, mais délivrent une qualité de compositions remarquable et totalisent déjà 40 années de bons et loyaux services car ils ont déjà à leur actif 12 albums, le premier album éponyme du groupe datant déjà de 1982.

Dès le premier titre ‘Hurricaned’, les riffs de guitare sont aiguisés et le rythme enlevé, avec ce sentiment d’être revenu quelques décennies en arrière avec des lignes mélodiques entêtantes et un premier solo de guitare qui fait du bien, puis, ‘Talk to the Moon’ poursuit dans le même chemin avec toujours la même énergie et ‘Eyes of Love’ ralentit le tempo pour une composition dans laquelle la puissance reste de rigueur, la rythmique imprimée devenant vite addictive. Avec ‘Ladies and Gentlemen’, l’introduction tranquille laisse augurer une ballade mais c’est encore un mid-tempo avec un son bien lourd qui ferait headbanguer tout un public avec un court intermède à la guitare acoustique, puis, avec ‘Mindhunter’, c’est reparti pour une rythmique enivrante dans laquelle vos pieds ont le réflexe de se mettre à battre la mesure tout seul, et ‘Rain Rain’ accélère le rythme pour un nouveau brûlot endiablé. La deuxième partie de l’album continue dans la même veine avec tout d’abord ‘Gemini’ et son introduction à la ‘Scorpions’, le refrain étant assez classique mais tellement efficace, puis, ‘Kingdom Fall’ en remet une couche avec une rythmique lourde et puissante, et, quant à ‘The Blues Ain't No Stranger’, on se retrouve avec un lent tempo à la ‘Deep Purple’ dans un magnifique blues/rock avec un beau solo de guitare à la ‘Eddie Van Halen’, l’album se terminant par la reprise ‘Take Her’ de ‘Rough Cutt’ datant de 1985 avec le chanteur de l’époque en guest, ‘Busted' qui nous offre un dernier titre énergique et rempli de bons riffs de guitare et enfin la reprise en version courte de ‘Ladies and Gentlemen’ avec ‘Detlev Jöcker’ et la chorale d’enfants ‘Rock’n Roll Children’.

En résumé, si vous voulez vous replonger dans du hard-rock des années 70/80, ce dernier album ‘Stormchild Rising’ des Allemands de ‘Mad Max’ est fait pour vous et vous fera rajeunir de quelques décennies en écoutant de la bonne musique qui n’a pas pris une ride...

Interprêtes

Michael Voss (Chant, Guitare), Jürgen Breforth (Guitare), Roland Bergmann (Basse), Axel Kruse (Batterie) + invités : Paul Shortino (Chant), Detlev Jöcker (Chant), Rock’n Roll Children (Chant)


Artiste : Kamelot

Album : I Am The Empire - Live From The 013

Date de Sortie : 14-08-2020

Ajouté le : 10-10-2020

‘Kamelot’ existe maintenant depuis près de 30 ans et fait partie des formations incontournables de métal symphonique au niveau mondial avec un passé riche en rebondissements qui a vu défiler un nombre impressionnant d’artistes du genre. 2020 a vu la sortie d’un Blue Ray/DVD enregistré le 14 septembre 2018 à Tilburg, ville de Hollande qui a vu passé pas mal d’artistes de la scène métal dont un certain ‘Arjen Anthony Lucassen’ et sa production ‘Electric Castle Live And Other Tales’ en 2019.

Entourés d’une belle brochette de chanteuses invitées (voir liste plus bas), les 5 artistes de ‘Kamelot’ nous offrent une concert dense d’une heure trois quart avec des compositions tirées de l’ensemble de la discographie du groupe en allant d’un énorme ‘Forever’ de l’album ‘Karma’ de 2001 au dernier opus ’ The Shadow Theory’ de 2018 qui est bien représenté, tout comme l’album ‘Haven’ de 2015, ceci étant normal car c’était en quelque sorte l’album de la consécration pour ‘Tommy Karevik’. Après une entrée en matière symphonique gigantesque comme souvent dans ce genre de live, on retrouve donc des mélodies imparables magnifiées dans ce live par une puissance de feu (on peut le dire car en plus le light show n'est pas mal non plus) et on peut citer en vrac, le premier titre ‘Phantom Devine’ qui début le concert dans une énergie débordante avec un ‘Thomas Karevik’ au top de sa forme, ‘Insomnia’ avec son refrain entêtant que tous les fans accompagnent tout comme dans ‘End of Innocence’, ‘My Confession’ avec ses cassures de rythme et d’intensité et ses lignes mélodiques qui ne vous quittent plus ou encore le lourd mid-tempo ‘March of Mephisto’ scandé par tous les fans présents, la fin du concert nous gratifiant d’un émouvant ‘Burns to Embrace’ avec une chorale d’enfants pour l’occasion qui nous donne la chair de poule. Et quand les lumières se tamisent, les moments de calme sont amenés par deux magnifique ballades, tout d’abord ‘Under Grey Skies’ avec la participation de ‘Charlotte Wessels’ (’Delain’) qui forme un remarquable duo avec Tommy, puis le moment suspendu dans le temps ‘Here’s to the Fall’, d’une émotion palpable, dans lequel ‘Tommy Karevik’ montre également tout son talent de chanteur dans ce style beaucoup plus tranquille.

Bref, comme l’avaient fait des formations comme ’Epica’ ou ’Delain’, ‘Kamelot’ sort enfin un live digne de ce nom avec la version DVD/Blue Ray qui permet d’immortaliser avec la vidéo cette ambiance et cette énergie communicative que dégage ce type de concert de métal symphonique avec, en l’occurrence, ‘Tommy Karevik’ comme maître de cérémonie qui nous gratifie d’une prestation admirable de la premier au dernier titre : à déguster sans modération avec son home cinéma en poussant légèrement le niveau sonore...

Interprêtes

Tommy Karevik (Chant), Thomas Youngblood (Guitare), Oliver Palotai (Claviers), Sean Tibbetts (Basse), Alex Landenburg (Batterie) + Invités : Alissa White Gluz (Chant), Charlotte Wessels (Chant), Elize Ryd (Chant), Lauren Hart (Chant), Eklipse (Violoncelle, Violon), Sascha Paeth (Guitare), Eklipse (Violons, Viloncelle)


Artiste : Terra Atlantica

Album : Quest into the Sky

Date de Sortie : 14-08-2020

Ajouté le : 11-10-2020

Les Allemands de ‘Terra Atlantica’ qui se sont formés en 2014 sortent leur deuxième album ‘Age of Steam’ après un premier album en 2017 ’A City Once Divine’. Dans la grande tradition des formations souvent Allemandes dans ce style (on peut citer ‘Feuerschwanz’ ou les maitres du genre ’Freedom Call’), ils continuent dans leur lancée à nous offrir un power métal direct sans fioriture avec quelques influences de musique classiques ici et là. Et comme souvent dans ce genre d’album, il y a un thème épique à la clé et les Allemands continuent de nous raconter l’histoire de la cité engloutie de l’Atlantis’, mais transposé au XIXème siècle avec son héros ‘Tarion’ que l’on suit dans ses péripéties.

Et tout commence par l’introduction épique symphonique ‘Rebirth 1815’ à grand renforts de cordes, de percussions et de chœurs avec un narrateur nous présentant la réapparition de l’Atlantide’, puis ‘Across the Sea of Time’ démarre en trombe avec un premier titre direct et avec un premier refrain entêtant, puis, ‘Mermaids’ Isle’ calme les ardeurs avec un mid-tempo puissant et original, qui sort du cliché des titres rentre dedans de ce style. Suit le titre éponyme de l’album qui revient à une rythmique rapide avec un nouveau refrain mémorable qui devait être scandé en public (rappelant certains titres de ’Leave’s Eyes’, puis ‘The Treachery Of Mortheon’ nous embarque dans l’archétype de la composition épique de power métal, des arrangements orchestraux et des chœurs grandioses avec, bien entendu, une mélodie qui ne vous quitte plus, tout comme les titres suivants, les effrénés ‘Forces Of The Oceans, Unite!’ et ‘Quest into the Sky’ dans le même esprit. Après l’énergie des quatre derniers titres, la petite pause s’impose et c’est ‘Believe In the Dawn’ qui amène ce moment de tranquillité avec des cordes mélancoliques et un nouvelles mélodies addictive, puis c’est reparti pour une fin d’album avec tout d’abord le mid-tempo ‘Gates of the Netherrealm’ avec de remarquables arrangements symphoniques et sa rythmique marquée par des riffs saturés énergiques à faire headbanguer tout un public avec une section plus rapide dans la deuxième partie, puis, ‘Rage of the Atlantic War’ nous rajoute une petite dose de speed métal avec une accalmie symphonique bienvenue en milieu de titre, et enfin, ‘Until the Morning Sun Appear’ clôture l’album par la composition la plus longue de l’album avec un bon résumé de l’opus, alternant parties puissantes et d’autres plus calmes.

En résumé, avec ce dernier bébé des Allemands de ‘Terra Atlantica’, amateurs de métal, ne cherchez pas l’originalité mais tout simplement un bon moment à écouter tous ces hymnes qui défilent à vitesse grand V ce qui fait ‘Quest into the Sky’ un très bon album de power métal...

Interprêtes

Tristan Harders Chant), Karim Djemai (Basse), Mike Terman (Guitare, Choeurs), Nico Hauschildt (Drums, Choeurs)


Artiste : Nervosa

Album : Wasteland

Date de Sortie : 10-08-2020

Ajouté le : 09-10-2020

‘Nervosa’ est une formation Anglaise qui a été créée dans les années 2000 mais qui n’a pas sorti beaucoup d’albums, quelques EP et un opus très court en 2012 ‘The Cube Sessions’ dont la vidéo ci-dessus présente 3 titres. 2020 voit la sortie d’un deuxième album ‘Wasteland’, assez court lui aussi dans un style qui peut rappeler des formations de rock progressif comme ’Mostly Autumn’, ’Comedy of Errors’, ’Chasing The Monsoon’ ou encore ’Nine Skies’ avec des influences dans le rock progressif des années 70 avec en tête ‘Pink Floyd’.

’Chevron’ ouvre l’album sur une composition légère qui, grâce à des lignes mélodiques accessibles, s’apprivoise immédiatement, la basse offrant une belle profondeur sonore, puis la suite ‘The Wasteland’ débute par une courte partie calme et tranquille dans la mouvance des ‘Floyds’ avec une guitare aérienne, la deuxième partie mettant en avant le chant de ‘Jon Winter’ et offrant de remarquables cassures rythmiques et d’admirables changements d’intensité. Avec ‘Prelude’, la douceur est au rendez-vous dans la première partie avec le chant de ‘Jon Winter’ dans le même registre et atmosphère qu‘Einar Solberg’ de ’Leprous’, le ton se durcissant petit à petit pour devenir puissant et retomber en fin de titre. Suit ‘Countrycore’ qui met en avant le chant vaporeux de la claviériste ‘Bethany Wade’ qui peut rappeler les intonations de l’ex chanteuse de ’Mostly Autumn’ ‘Heather Findlay’ dans un style mélodieux et rempli de poésie, puis, c’est avec le long développement de 8 minutes ‘Circle of Friends’ que l’album se termine dans une atmosphère proche de ‘Barclay James Harvest’ et qui nous embarque dans un beau voyage paisible et serein qui monte en puissance petit à petit pour préparer un magnifique final dans lequel ‘Bethany Wade’ montre également qu’elle a des talents de saxophoniste.

En résumé, les Anglais de ‘Nervosa’ sortent un album de rock progressif de qualité, mais à mon goût un peu court (on en redemande) et ‘Wasteland’ devrait plaire à un public aimant un progressif tranquille et sensuel à déguster tranquillement au casque...

Interprêtes

Jon Winter (Chant, Guitare), Andy Cunningham (Guitare), Bethany Wade (Claviers, Saxophone, Chant), Matthew Duggan (Basse), Ant Barrett (Batterie)


Artiste : Arctic Rain

Album : The One

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 30-09-2020

Devinez vers quel pays on se dirige pour un nouvel album de hard-rock mélodique. Vous me dites bien évidemment la Suède (trop facile ma devinette) et effet après les ’Sapphire Eyes’, ’Skintrade’, ’Arkado’, ’Grand Design’, ’H.E.A.T’ ou encore ’Autumn’s Child’ pour ne citer que des formations qui ont sorti des albums en 2020, c’est au tout d’un petit nouveau, ‘Arctic Rain’, créé par un trio, le claviériste et compositeur ‘Pete Alpenborg’ (qui n’est pas un inconnu dans la profession puisqu’il a composé pour un nombre impressionnant de groupes), le guitariste ‘Magnus Berglund’ et le chanteur ‘Tobias Jonsson’, de nous présenter sa première offrande ‘The One’ composé de 11 titres dans un style hard-rock mélodique tagué eighties.

On est conquis très rapidement par des mélodies facilement assimilables et par une énergie positive émanant de chaque composition, et ceci, dès le premier titre ‘Life of My Life’ qui dégage un dynamisme éclatant et dans le même style, on peut également citer les hits en puissance ‘Lost’, ‘Give Me All Of Your Love’ ou encore ‘Lift Me Up’ avec leurs refrains addictifs, certes classiques mais tellement efficaces ou encore le magnifique ‘Breakout’ qui vous met en forme pour toute une journée. Et quand le tempo devient moins rapide et que les claviers sont plus présents, on est toujours séduit par ces mélodies mémorables comme dans ‘Friends’ ou ‘Night After Night’ ou ‘The One’ ou encore dans ‘Madeleine’, la belle power ballade n’étant pas oubliée avec ‘Free My Mind’ (pour ma part, j’en aurais bien repris une petite deuxième).

En résumé, pour reprendre le slogan de la SNCF, un groupe Suédois de hard-rock peut en cacher un autre et, à chaque fois, on est ébloui par ce talent et cette maitrise qu’ils ont de nous faire remonter aux années 80 avec des mélodies imparables et, même s’ils ne révolutionnent pas le style, on prend un plaisir énorme à écouter ces compositions si efficaces et ce nouveau venu ‘ArcticRain’ en fait désormais partie...

Interprêtes

Tobias Jonsson (Chant), Magnus Berglund (Guitare), Pete Alpenborg (Claviers), Gert Daun (Basse), Jonas Jönsson (Batterie)


Artiste : Deep Purple

Album : Whoosh!

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 01-10-2020

J’arrive certainement après quelques centaines de chroniques pour parler du dernier ‘Deep Purple’, mais tant pis, qu’est-ce que c’est bon d’écouter en 2020 un nouvel album de ce groupe légendaire que j’avais découvert assez tard dans les années 70 avec un certain ‘Deep Purple in Rock’ et dont le 33 tours (on disait comme ça à l’époque) a tourné jusqu’à épuisement sur la platine familiale toute chamboulée à l’écoute d’un énorme ‘Speed King’ (qui, soit dit en passant, est une des compositions qui m’ont le plus marqué au même titre qu’un ‘Dark Side Of The Moon’), étant plutôt habituée aux symphonies de ‘Beethoven’ ou ‘Mozart’ mais également à ‘Stravinsky’ et ‘Boulez’.

Etant donné que vous trouverez toute sorte de chroniques déjà sorties qui vous ont présenté l’opus en long et en large, je dirais simplement que ‘Whoosh !’ sera sans aucun doute pour moi une des albums que je retiendrai de l’année 2020 car, même si le dernier album ’inFinite’ de 2017 ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable (il faudrait certainement que je m’en réinjecte une petite dose, on ne sait jamais). Mais avec ‘Whoosh!’, je retrouve tous ces tempos si caractéristiques et ces sonorités vintage qui nous ont bercé et tout ceci avec un son moderne et une énergie positive si nécessaire dans ces périodes tourmentées dans lesquelles l’Homme devrait bien revenir aux bons vieux principes d’antan plutôt que de se tourner vers la technologie pour régler une crise sanitaire. Pour ne citer que quelques titres, comment ne pas démarrer au quart de tour et ceci dès le titre d’introduction, ‘Throw My Bones’ ou ‘Drop the Weapon’ avec ce mélange de riffs de guitare et de claviers si spécifique et avec une rythmique à mettre en route la machine à taper du pied ou encore ce tempo chaloupé de ‘No Need to Shout’ ou ‘We’re All The Same In The Dark’, mais ‘Deep Purple’, c’est aussi la rencontre avec le symphonique avec par exemple ‘Nothing At All’ ou ‘Step by Step’ qui nous transportent dans une église de hard-rock (l’Eglise n’aurait certainement pas dépeuplé ses rangs si elle avait évolué vers ce style de chant) et aussi un hard-rock indémodable avec des titres comme ‘What the What’ ou encre ‘Dancing in My Sleep’. Mais ce que je voudrais souligner dans cette chronique, c’est la jeunesse d’esprit de ce groupe de copains qui font du hard-rock depuis plus de cinquante ans et même si l’arthrose commence certainement à les titiller (ne dites pas non, on dit bien qu’après cinquante ans, si on a mal nul-part, c’est que l’on est mort), ils continuent leur vie de hard-rockeur sans avoir plus rien à prouver mais simplement à nous délivrer du bon hard-rock pour nous faire passer un moment très agréable. Et quand on fait le décompte (et oui j’ai sorti ma calculette), peu de groupe peuvent se targuer de totaliser 359 ans en faisant la somme des âges de ces Messieurs (chronique écrite le 11/09/2020 donc ça a pu évoluer depuis, je n’ai pas toutes les dates d’anniversaire !) et je me rappelle dans les années 90, cette réflexion (rétrospectivement, complètement idiote) que j’avais eu en découvrant le remplaçant de ‘Ritchie Blackmore’ après l’intérim de quelque mois de ‘Joe Satriani’, j’ai nommé ‘Steve Morse’ : c’est qui ce petit jeune qui vient remplacer Ritchie ? Eh bien, le petit jeune, il a maintenant 66 ans et est devenu un guitariste incontournable de la scène musicale avec notamment sa participation au super groupe ’Flying Colors’ !!

Bref, inutile d’en rajouter, et je dirai simplement en guise de conclusion deux mots dont les Américains sont si friands : Awesome !! et Enjoy !!

Interprêtes

Ian Gillan (Chant), Steve Morse (Guitare), Don Airey (Claviers), Roger Glover (Basse), Ian Paice (Batterie)


Artiste : Canterra

Album : Heartmachine

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 02-10-2020

Après un premier LP en 2016 qui m’avait fait une forte impression à l‘époque (voir ici), les Allemands de ‘Canterra’ sortent un nouvel album entre l’EP et le LP puisqu’il ne totalise que 31petites minutes alors que leur premier bébé dépassait l’heure d’écoute. Le line up est toujours le même, à l’exception de ‘Mark Cross’ qui est invité pour assurer la section rythmique, ‘Max Krüger’ ayant quitté le groupe et la chanteuse ‘Korinna König’ a évolué dans son chant et j’avais fait un parallèle avec ‘Tarja’ dans ma première chronique qui n’est plus d’actualité car l’Allemande a choisi une voix claire qu’elle maitrise parfaitement et se rapproche maintenant plus de chanteuses comme ‘Sharon Den Adel’ ou ‘Charlotte Wessels’

D’entrée, on sent une évolution vers des titres dans un style métal symphonique beaucoup plus direct et efficace alors que ‘First Escape’ avait des orientations plus gothiques avec des incorporations de growls qui ont pratiquement disparu : ‘A Lifetime’, qui a fait l’objet d’une vidéo officielle, débute l’album dans un style énergique et puissant avec une mélodie accessible, puis le titre éponyme de l’album avec des alternances de tempos entre couplets et refrains continue dans un métal symphonique avec la mise en avant de riffs de guitares saturés musclés et ‘No Bitter End’ est assez proche ce que peuvent faire ‘Delain’ au niveau mélodique et ‘Korinna König’ est assez proche de ‘Charlotte Wessels’ dans son interprétation. Avec ‘The Day’, c’est un véritable hit qui devrait être très bien accueilli en concert grâce à son refrain addictif, puis, place à une pause bien méritée avec la magnifique ballade ‘Another Tear’ à rajouter aux meilleures ballades métal, puis c’est reparti avec ‘Revolution’ qui alterne différents tempos avec quelques passages endiablés de ‘Mark Cross’ à la batterie, puis l’album se termine avec la reprise de ‘When The Rain Begins To Fall’ de ‘Jermaine Jackson’ et ‘Pia Zadora’ qui, bien entendu, est réinterprétée de manière beaucoup musclée que le titre original et le court ‘Fear Me – Fast’, débordant d’énergie, qui est la seule composition avec quelques growls.

En résumé, même si l’on en attendait un album un peu plus étoffé de ‘Canterra’, Les Allemands sortent un très bon album ce qui destine ‘Heartmachine’ à un public aimant un métal symphonique direct et mélodique...

Interprêtes

Korinna König (Chant), Hendrik Zantop (Guitare), Hannes Otto (Guitare), Tom Steudel Schlagzeug (Basse) + invité : Mark Cross (Batterie)


Artiste : Dukes of the Orient

Album : Freakshow

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 03-10-2020

Après un premier album éponyme du groupe en 2018 (voir ici) qui nous avait replongé dans l’univers d’Asia’, nos deux compères ‘John Payne’ et ‘Erik Norlander’ remettent ça avec ‘Freakshow’ qui, pour ma part, offre une variété de compositions qui dépasse largement l'univers d’Asia’ et qui nous font remonter quelques décades en arrière avec un rock progressif mélodique qui fait tout simplement du bien avec une évocation pour chaque titre de groupes légendaires qui ont marqué l'histoire du rock.

Et le premier titre donne le ton, les Ducs de l’Orient sont bien de retour dans une ambiance à la ‘Genesis’ avec un titre qui n’est peut-être pas seulement un clin d’oeil à leur projet mais, pourquoi pas également, à l’album ‘Duke’ de 1980 car on est en plein dans l’atmosphère de cette époque, puis, ‘The Ice is Thin’ nous emmène dans une ballade qu’on imagine très bien chantée par ‘Supertramp’ dans un ‘Breakfast In America’, le tempo assuré par le piano et les quelques passages de saxophone venant renforcer ce sentiment. Avec ‘Frakshow’, l’intensité monte d'un cran pour gagner en puissance, la rythmique étant plus lourde et j’ai l’impression d’entendre un remarquable mélange entre ‘Emerson, Lake & Palmer’ et ‘Ayreon’, la voix rugueuse de ‘John Payne’ faisant des miracles dans ce titre et la section instrumentale dans la deuxième partie étant remarquable entre le solo de saxophone et celui des claviers. Suit ‘The Monitors’ qui, après une introduction aux sonorités électroniques, nous replonge dans une ambiance d’Asia’ avec une mélodie immédiate qui donne envie irrésistible de taper dans ses mains pour accompagner le tempo, puis, ‘Man of Machine’, bien qu’assez rapide, amène une belle mélancolie grâce à une mélodie touchante et intègre encore de belles parties instrumentales dont ce break magnifique avant le final plus enlevé. La deuxième partie de l’album continue avec des compositions de la même qualité, tout d’abord avec ‘The Last Time Traveller’ qui nous ramène dans les années 80 avec un côté plus progressif et avec encore un parallèle avec ‘Supertramp’ mais cette fois dans la période ’Brother Where You Bound’ (et son magnifique titre éponyme), puis, ‘A Quest for Knowledge’, avec ses chœurs et son ambiance pop est un peu un mélange des années 80 entre ‘Alan Parsons Project’, ‘Electric Light Orchestra’ et les ‘Bee Gees’ et, avec l’entraînant et léger ‘The Great Brass Steam Engine’, entièrement instrumental, ‘Erik Norlander’ montre tous ses talents de claviériste avec des sonorités électroniques de la fin des années 70. La fin de l’album contient deux autres bijoux, avec tout d’abord ‘When Ravens Cry’ dans un rock progressif et symphonique imaginatif fait de plusieurs tiroirs, puis, ‘Until Then’ conclut l’opus avec une ballade de 8 minutes qui nous dépose sur un petit nuage, bercé par une belle mélodie, certes classique mais tellement intemporelle avec un petit goût de ‘Sun King’ des ‘Beatles’ dans les chœurs.

En résumé, ‘John Payne’ et ‘Erik Norlander’ nous offrent une deuxième album rempli de mélodies hors du temps, toutes aussi délicieuses les unes que les autres et ‘Freakshow’ est destiné à un public aimant un style entre pop et rock rappelant les formations majeures des années 70/80 dans ce genre de musique...

Interprêtes

John Payne (Chant, Basse, Guitare), Erik Norlander (Claviers) + Invités : Frank Klepacki (Batterie), Alex Garcia (Guitare), Eric Tewalt (Saxophone)


Artiste : Lord Of The Lost

Album : Swan Songs III

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 07-10-2020

‘Lord Of The Lost’ est une formation Allemande qui s’est fait connaitre dans un style métal assez sombre comme leurs compatriotes ’Mono Inc.’, leurs deux derniers album ’Thornstar + 10 Thorns’ datant de 2018. Pour ce troisième volet de ‘Swan Songs III’ (les 2 précédents datant de 2015 et de 2017), ils ont décidé de s’entourer de musiciens classiques, ce qui fait que l’opus est entièrement acoustique. Au niveau du contenu, il renferme deux CD pour une durée d’environ une heure et quarante minutes (je retire les 4 minutes du titre blanc ‘4 :33’ en clin d’œil à celui du compositeur Américain ‘John Cage’) : tout d’abord le premier CD est constitué de titres originaux qui ont donc été composés avec des arrangements orchestraux, puis le deuxième CD comprend des reprises de différents titres du groupe réarrangés pour cette version orchestrale et enfin cerise sur le gâteau, une longue et remarquable fresque épique et symphonique de 18 minutes.

En ce qui concerne le premier album, ‘A Splintered Mind’ donne le ton avec un premier titre épuré qui débute calmement avec le duo piano/voix, le chant de ‘Chris Harms’, avec ce registre profond si caractéristique s’accordant parfaitement dans cette ambiance, puis les cordes viennent s’ajouter ensuite accentuant le côté mélancolique qui est en quelque sorte la marque du groupe, puis, ‘A One Ton Heart’ continue dans cette atmosphère tranquille avec une nouvelle belle mélodie. Suit ‘Dying on the Moon’ avec la participation de la chanteuse pop, auteure et compositrice ‘Joy Frost’ ce qui amène une diversité bienvenue sur le plan vocal, puis ‘Zunya’ offre une composition à trois temps que l’on pourrait qualifier de ‘valse mélancolique’ alors que ‘Unfeel’, passé la lente introduction, est beaucoup plus enlevé, les cordes amenant une certaine légèreté. La suite de l’album fait défiler, un sombre ‘Deathless’ avec son lent tempo, un déchirant ‘Agape’ rempli d’émotion, ‘Hurt Again’ et ‘Amber’ continuant dans cette ambiance poignante, et c’est avec le joyau mélodique ‘We Were Young’ et sa mélodie qui ne vous quitte plus, agrémenté par la magnifique prestation de la chorale ‘Heaven Can Wait Choir’ que le premier album se termine, les trois derniers titres contenant l’anecdotique ‘4 :33’, la reprise de ‘Dying on the Moon’ sans ‘Joy Frost’ et une autre reprise de ‘We Were Young’.
Les 7 premiers titres du deuxième CD sont donc des reprises d’anciens albums avec ‘Loreley’, ‘Morgana’, ‘Black Halo’ et ‘Cut Me Out’ tirés de ‘Thornstars’ de 2018 (qui avaient déjà été repris en version épuré dans ‘10 Thorns’), ‘In Silence’ de l’album ‘Empyrean’ de 2016, ‘Seven Days Of Anavrin’ de l’album 'Antagony' de 2011 et ‘My Heart Is Black’ de l’album 'Die Tomorrow' de 2012. Et puis, pour finir en beauté ‘Letters to Home’, avec ses 18 minutes (c’est presque dommage d’avoir mis ce magnifique titre en dernier qui vient après près d’une heure et demi de musique, donc je vous conseille de l’écouter seul), nous offre une épopée montrant la marque de fabrique de cette formation originale, sous la forme d’une œuvre symphonique qui nous embarque dans une composition en plusieurs tiroirs nous faisant passer par toute sorte de sentiment, alternant les intensités en passant d’un style épuré piano/voix à la puissance de l’orchestre et dans laquelle ‘Chris Harms’ nous offre une prestation vocale prenante du début à la fin, s’adaptant à chaque instant à l’ambiance dégagée.

En résumé, ce dernier album des Allemands de ‘Lord Of The Lost’ est à tout point remarquable et montre une facette symphonique assez éloignée de la puissance du métal mais qui amène une toute autre vision des compositions mélancoliques et mélodiques qui sont la marque de fabrique du groupe et qui même, si certains fans de métal de la premières heure n’y retrouveront pas forcément leur compte, pourra certainement plaire à un autre public adepte d’arrangements et d’orchestration classiques dans la musique moderne...

Interprêtes

Chris Harms (Chant, Violoncelle, Guitare), Bengt Jaeschke (Guitare), Classe Grenayde (Basse), Gared Dirge (Piano), Corvin Bahn (Orgue, Clavecin, Celeste), Maline Zickow (Violon), Felicitas Fischbein (Violon), Ida Luzie Phlipp (Alto), Miriam Göbel (Violoncelle), Julia C. Pfänder (Contrebasse), Niklas Kahl (Percussions), Daniel Möhrke (Percussions), Henrik Petschull (Percussions), Joy Frost (Chant)


Artiste : Lionville

Album : Magic Is Alive

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 04-10-2020

En cette année 2020, le rock mélodique se porte bien car, après les Suédois d‘Arctic Rain’, le même jour est sorti également le dernier bébé des Italiens de ‘Lionville’ qui en sont à leur 4ème enregistrement studio. Après ’A Word of Fools’ en 2017, c’est au tour de ‘Magic Is Alive’ de voir le jour avec des mélodies imparables qui peuvent rappeler les débuts de ce style dans les années 70 avec des formations comme 'Foreigner', ‘Asia’, ‘Toto’ ou encore ‘Journey’. On est donc plongé dès le premier titre ‘Nothing Without You’ dans des lignes mélodiques agréables qui donnent l’impression d’être en pays de connaissance avec les formations citées plus haut, puis les titres défilent les uns après les autres avec toujours le même talent pour des pépites mélodiques avec des refrains mémorables, et je citerai simplement mes coups de cœurs avec les entraînants ‘Every Little Thing (Leads Back To You)’ et ‘Living With The Truth’ ou les magnifiques ‘Reaching for the Sky’ et ‘Magic is Alive’ dans un style mélangeant pop et funk, sans oublier les deux belles ballades ‘Finally You're With Me’ et ‘IntoThe Night’ à rajouter à votre playlist des meilleurs ballades.

Bref, pas besoin de vous faire une longue chronique, si vous êtes fans d’un rock mélodique élégant et accrocheur dès la première écoute rappelant les années 70/80, ce ‘Magic Is Alive’ est fait pour vous et est donc à déguster sans modération...

Interprêtes

Lars Säfsund (Chant, Choeurs), Stefano Lionetti (Guitare, Chant, Claviers), Michele Cusato (Guitare), Fabrizio Caria (Piano, Claviers), Giulio Dagnino (Basse), Martino Malacrida (Batterie)


Artiste : Black Rose Maze

Album : Black Rose Maze

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 05-10-2020

Si vous cherchez ‘Alessandro Del Vecchio’ dans myprogmusic, vous devriez trouver pas mal d’albums dans lequels l’Italien a trempé et ‘Black Rose Maze’ est un nouveau projet dans lequel il a assuré les compositions et la production et bien entendu, a participé en tant que bassiste et claviériste. Ce nouveau bébé, initié par ‘Frontiers Music’ s’appuie également sur la chanteuse Québécoise ‘Rosa Laricchiuta’ qui a participé en 2015 à l’émission ‘La Voix’ dans son pays (l’équivalent de ‘The Voice’ en France) a sorti un EP en 2017 ’Free’ et a participé à la tournée de ’Trans-Siberian Orchestra’ en 2018. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la pochette de l’album, ce n’est pas du métal symphonique que nous offre ‘Black Roze Maze’ mais un métal mélodique et puissant avec des compositions directs.

D’entrée, ‘In The Dark’ déploie une puissance et une énergie débordante avec des riffs de guitare musclés et ‘Rosa Laricchiuta’ nous offre une première prestation sans faille, maitrisant à fond une voix puissante qui s’accorde à merveille avec ce style énergique, puis ‘Laws Of Attraction’, toujours très mélodique avec des couplets plus softs offre un très beau duo avec le chanteur du super groupe ‘Sons Of Apollo’, ‘Jeff Scott Soto’ et ‘Let Me Be Me, avec une introduction qui vous rappellera certainement ’I Love Rock ‘N Roll’ de ‘Joan Jett’ est un hit en puissance avec une alternance entre des couplets calmes préparant le refrain avec ce riff ravageur qui vous donne une irrésistible envie d’headbanguer. Un peu plus léger et moins puissant, ‘Free’, repris de l’EP de la Québécoise, est un titre néanmoins très agréable avec une nouvelle mélodie accessible qui permet d’amener une certaine diversité, tout comme ‘Look At Me Now’, également plus soft qui montre également que dans ce style, ‘Rosa Laricchiuta’ nous offre des prestations vocales remarquables, puis ‘Maze’ revient à un rock plus lourd avec toujours cette constance d’avoir des couplets débutant de manière soft et montant en intensité préparant des refrains entêtants et puissants et ceci se retrouve également sur le titre qui suit ‘Let Me free’. Avec ‘Only You’, l’alternance entre parties puissantes et d’autres plus calmes mettent en avant un duo guitare/voix remarquable montrant encore cette capacité d’adaptation de Rosa en fonction de l’intensité, puis, ‘Earth Calling’ et ‘You Can’t Stop Me’ sont deux titres énergiques avec, pour ce dernier, un tempo rapide et des lignes mélodiques mémorables, et l’album se termine avec un bijou mélodique, ‘Call Me Now’, montrant une dernière fois le talent vocal extraordinaire de la chanteuse Québécoise, le seul regret pour ma part, étant de n’avoir pas insérer un autre titre aussi fort en émotion plus tôt dans l’album.

En résumé, ce premier album de ‘Black Rose Maze’, biberonné aux mélodies entêtante d’un ‘Alessandro Del Vecchio’ inventif nous fait découvrir ‘Rosa Laricchiuta’ dans un registre puissant qui lui va à merveille ce qui fait de ce premier album éponyme du groupe une belle surprise 2020 qui devrait plaire à tout un public adepte d’ambiances rock et métal puissantes et mélodiques...

Interprêtes

Rosa Laricchiuta (Chant), Alessandro Del Vecchio (Basse, Claviers), Andrea Seveso (Guitare), Michele Sanna (Batterie) + Invités : Jeff Scott Soto (Chant), Erika Ceruti (Chœurs)


Artiste : Ramos

Album : My Many Sides

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 06-10-2020

Le label Italien ‘Frontiers Music’ ne chôme pas en ce moment car le 7 Août a vu la sortie de 4 albums qui ont déjà fait l’objet d’une chronique sur myprogmusic, avec ’Artic Rain’, ’Dukes of the Orient’, ’Lionville’ et enfin ’Black Rose Maze’ et c’est encore un autre opus, cette fois du guitariste de ’Hardline’, ‘Josh Ramos’, qui a également, le même jour sorti son premier album solo ‘My Many Sides’. Pour l’occasion, il a invité des chanteurs de différents horizons avec autres autres ‘Eric Martin’ de ’Mr Big’, ‘Danny Vaughn’ de ’Tyketto’ ou encore ‘Harry Hess’ d’’Harem Scarem’. Il nous offre 12 compositions variées qui vont de la ballade sirupeuse à un hard-rock musclé, en passant par de l’AOR plus léger, tout ceci étant judicieusement placé pour varier les ambiances, bref que du bon avec, bien évidemment, la cerise sur le gâteau, ses solos de guitare magistraux.

Et pour débuter, quoi de mieux qu’un petit solo de Sieur Josh qui dès les premières notes de ‘Today is the Day’ nous décoche quelques notes à la ‘Eddie Van Halen’, la performance vocale qui suit de ‘Joe Retta’ (‘Heaven & Earth’) n’étant pas en reste pour ce titre énergique, puis, ‘Unbroken’ adoucit le ton pour un mid-tempo avec sa rythmique lancinante et le Français ‘Terry Ilous’ (’XYZ’) qui a des airs de ‘David Coverdale’. Suit ‘Blameless Blue’, chanté par ‘Danny Vaughn’ dans un style rock AOR avec une mélodie classique mais tellement efficace, ‘Josh Ramos’ agrémentant le tout avec un remarquable solo de guitare, puis ‘Immortal’ continue dans cette ambiance tranquille sous la forme d’une ballade qui durcit le ton dans quelques passages, ‘Tony Harnell’ (ex TNT) montrant une palette complète vocale en fonction de l’intensité et ‘Josh Ramos’ nous gratifiant encore d’un solo de guitare admirable. Avec ‘Same Of Fears’, le tempo entraînant donne une envie irrésistible de balancer la tête, ‘Joe Retta’ revenant pour nous offrir une nouvelle prestation remarquable, puis, ‘Harry Hess’ prend le relais sur ‘I Have Been Waiting’ pour une belle ballade, avec un refrain à faire onduler tout un public, et ‘Moving On’ continue dans un rock lent mais puissant me rappelant ‘More Of That Jazz’ de ‘Queen’. Suit ‘Forefather’, une nouvelle ballade qui nous offre un magnifique duo guitare/voix entre ‘Josh Ramos’ et ’Eric Martin’ avec une mélodie sirupeuse mais tellement efficace, puis l’intensité augmente de nouveau avec ‘Too Good To Be True’ qui nous remet une bonne dose de bon hard-rock mélodique des années 80 avec de nouveau ‘Joe Retta’ dans une forme olympique. La fin de l’album nous offre, tout d’abord, un instrumental tranquille et reposant dans lequel ‘Josh Ramos’ fait littéralement chanter sa guitare, puis le rapide et direct ‘All over Now’, plus classique mais très agréable à écouter, et enfin, ‘I’m Only Human’ avec le regretté ‘Tony Mills’, mort en 2019 d’un cancer et qui avait sorti un dernier album en 2019 ’Beyond The Law’ et qui a enregistré cette magnifique chanson peu avant sa mort, dont les paroles prennent bien évidemment une toute autre dimension.

En résumé, ‘Josh Ramos’ sort un album remarquable et grâce d’une part à son talent de guitariste mais également grâce aux talents de cette belle brochette de chanteurs invités pour l’occasion, ‘My Many Sides’ devrait sans aucun doute combler un public aimant un hard-rock mélodique hérité des années 80...

Interprêtes

Josh Ramos (Guitare), Tony Morra (Batterie), Fabrizio Grossi (Basse) + Invités : Joe Retta (Chant), Tony Harnell (Chant), Danny Vaughn (Chant), John Bisaha (Chant), Harry Hess (Chant), Eric Martin (Chant), Terry Illous (Chant), Tony Mills (Chant), Michael T Ross (Piano, Claviers), Alex Alessandroni Jr (Hammond), Eric Ragno (Claviers)


Artiste : Fortune

Album : The Gun’s Still Smokin’ Live

Date de Sortie : 07-08-2020

Ajouté le : 08-10-2020

Je l’avoue, je n’avais jamais entendu parler du groupe ‘Fortune’ jusqu’à ce live ‘The Gun’s Still Smokin’ Live’ sorti en Août 2020 ce qui m’a donné envie d’écouter les albums précédents, certes peu nombreux puisque les Américains ont sorti un seul album dans les années 80, ’Fortune’ et qu’ils se sont de nouveau réunis en 2016 avec à la clé un nouvel album ’II en 2019. Dans un style rock mélodique hérité des années 80, ils nous offrent un court concert de 50 minutes avec des compositions toutes accessibles à la première écoute et qui mélangent les deux époques.

’Thrill Of It All’ ouvre l’album avec une première mélodie qui s’incruste directement dans votre tête et qui nous ramène quelques décennies en arrière avec des groupes comme ‘Asia’ ou ‘Foreigner’ et les sonorités me rappellent les Canadiens de ‘Saga’ (certainement à cause d’une basse énorme et des sonorités de claviers) à la différence que ces derniers amenaient une composante progressive qui n’est absolument pas présente chez les Américains, et cette impression se répète assez souvent tout au long du live. Suit le mid-tempo ‘Don’t Say You Love Me’ dans lequel ‘Richard Fortune’ montre ses talents de guitariste, puis ‘Bad Blood’ continue dans cette ambiance des années 80 avec une basse qui fait vibrer tout votre corps et des claviers vintages au premier plan et ‘What A Fool I’ve Been’ n’est pas en reste avec son piano à la ‘Supertamp’ et des lignes mélodiques entêtantes. Avec ces quelques mots de ‘Larry Green’ (‘The Song I sung many years ago’), on remonte au film ‘Top Gun’ de 1986 avec ‘Through The Fire’, mais remis au goût du jour, avec un son beaucoup plus puissant et plus moderne, puis ‘Deep in The Heart of a heart’ et ‘The Heart Is A Lonely Hunter’ (‘Lonely Hunter’ de 1986 revisité) nous renvoient à la même époque avec deux nouvelles mélodies entêtantes. Quant à ‘Shelter of The Night’, son introduction énergique me fait toujours penser à ‘Saga’ et son tempo qui accélère amène un refrain classique mais tellement efficace qui donne cette impression qu'il a toujours fait partie de notre vie, puis, ‘Dearborn Station’ poursuit dans cette ambiance, me procurant ce sentiment bienheureux de nostalgie, l’album se terminant par un entraînant ‘Freedom Road’ dans lequel on a tous envie de reprendre avec ‘Larry Green’ le refrain en chœurs

En résumé, les Américains de ‘Fortune’ sortent un live qui rappellent les concerts des années 80 où tout est réuni pour passer un bon moment à l’écoute de ces titres intemporels avec des mélodies que l’on s’approprie immédiatement et ‘The Gun’s Still Smokin’ Live’ est donc à conseiller à un public aimant l’âge d’or du rock mélodique...

Interprêtes

Richard Fortune (Guitare, Chant), Mick Fortune (Batterie), Larry Greene (Chant), Ricky Rat (Basse, Chant), Mark Nilan (Claviers)


Artiste : bArtMan

Album : Crisis

Date de Sortie : 03-08-2020

Ajouté le : 29-09-2020

L’Allemand ‘Torsten Bartkowiak’ a différents cordes à son arc et la musique en est une puisqu’il sort régulièrement des albums, le dernier ’The Way Out’ datant de 2019. 2020 voit la sortie d’un nouvel album en streaming pour l’instant (Coronavirus oblige) et sur le site de Torsten, on peut lire que ce dernier opus a été créé pendant la période de confinement ce qui lui a permis de nous offrir 12 titres comprenant 9 compositions et une suite de 3 titres atmosphériques expérimentaux.

Tout d’abord, intéressons-nous à la suite ‘Crisis’ et si vous êtes une amatrice ou un amateur du ‘Pink Floyd’ de la fin des années 60, vous allez certainement être en terrain connu car on se rapproche des atmosphères dégagées par ‘Ummagumma’, opus incontournable qui fait encore référence dans la musique expérimentale : tout est donc réuni pour nous replonger dans ces ambiances atmosphériques de cette époque de défricheurs de sons, la 3ème partie étant plus classique dans la structure (d’ailleurs Tortsen fait souvent référence aux ‘Floyds’ avec, par exemple, l’album 'Goodbye Cruel World' dont le titre nous rappelle tous celui de ‘'The Wall' et dont la pochette réunit une usine et une vache). Ces trois remarquables compositions sont prises en sandwich par d’autres titres plus classiques, avec tout d’abord des chansons dans lesquelles Tortsen pose sa voix grave, comme ‘Fraud’ qui ouvre l’album, dans une ambiance tourmentée pouvant s’apparenter au style caractéristique de ‘Roger Waters’ ou comme ‘Apology’, ‘A New Chance’ ou encore ‘Dark Thoughts’ qui poursuivent dans la même veine, puis ensuite, quatre instrumentaux qui ont chacun une texture particulière : tout d’abord le calme ‘The Dream’ met en avant un piano accompagné par des nappes de claviers avec une mélodie répétitive, puis, ‘Awaken’ est plus énergique avec une section rythmique appuyée, tout en restant assez linéaire dans la construction. Quant aux deux derniers titres, ‘New Beginning’ est un instrumental progressif qui fait se succéder différents tempos sur une mélodie très accessible, puis, ‘The Last Temptation’ clôt l’album avec des effets électroniques que n’aurait pas renié ‘Jean-Michel Jarre’, tout en gardant une ambiance atmosphérique.

En résumé, même s’il ne révolutionne pas le rock progressif, ‘Torsten Bartkowiak’ continue son petit bonhomme de chemin en nous offrant un nouvel album (et oui, déjà le 9ème !) très agréable à écouter et qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui sont fans de ‘Pink Floyd’...

Interprêtes

Torsten Bartkowiak (Chant, Tous les instruments)


Artiste : Lighthouse Sparrows

Album : The Deep End

Date de Sortie : 01-08-2020

Ajouté le : 28-09-2020

‘Lighthouse Sparrows’ est un nouveau projet Finlandais de rock progressif initié en 2019 par le multi-instrumentaliste ‘Sami Sarhamaa’ qui a participé à de nombreux enregistrements depuis les années 80 et le chanteur et claviériste ‘Olli Huhtanen’ et qui sortent leur premier album de tout juste 30 minutes, donc entre l’EP et le LP. L’année 2020 étant un peu particulière avec la crise sanitaire que l’on connait, ils ont quand même réussi à sortir ce premier bébé qui contient 5 petits bijoux d’un rock progressif raffinés et reposants pouvant rappeler certaines formations de rock atmosphérique des années 70/80.

Tout commence dans la sérénité avec ‘Gravest Danger’ dans une ambiance tranquille, la douce voix de ‘Olli Huhtanen’ s’accordant parfaitement à ce style fait de douceur et de sérénité, quelques riffs de guitares venant durcir gentiment le ton dans la deuxième partie du titre, puis, après un final en décrescendo avec quelques notes de piano, sans transition, ‘Scales’ prend le relais dans la même atmosphère et nous dépose sur un petit nuage en nous berçant au rythme d’une douce mélodie avec un beau solo de guitare ‘Floydien’ en milieu de titre. C’est également sans transition (les 3 premiers titres se suivent sans aucune pause entre) que ‘Shallow End’ continue dans ce style avec un crescendo sur la fin du titre, les claviers ayant une place prépondérante mais laissant une place pour un nouveau solo de guitare aérien, puis, l’instrumental ‘Deep End’, après une nouvelle introduction atmosphérique prend de l’ampleur dans la première partie, la ligne de basse assurant la rythmique de l’ensemble et ralentit le tempo dans une belle partie centrale atmosphérique. L’album se termine avec un nouveau bijou mélodique ‘Gravity’ qui n’est pas sans rappeler certaines lignes mélodiques de ’RPWL’.

En résumé, ce premier bébé des Finlandais ‘Lighthouse Sparrows’ est très prometteur et nous offre de belles compositions dans une ambiance calme et reposante, seuls quelques passages étant plus énergiques ce qui destine ‘The Deep End’ à un public aimant un rock progressif atmosphérique à écouter calmement au casque...

Interprêtes

Sami Sarhamaa (Guitare, Basse, Chœurs), Olli Huhtanen (Chant, Claviers), Miri Miettinen (Batterie), Trio Tingo (Choeurs)


Artiste : Lionheart

Album : The Reality of Miracles

Date de Sortie : 31-07-2020

Ajouté le : 25-09-2020

La formation ‘Lionheart’ était revenu dont on ne sait d'où il y a 3 ans avec ’Second Nature’ qui était un très bon album et voici que notre super groupe d’anciens artistes de hard-rock des années 80 remettent ça avec un nouvel album ‘The Reality of Miracles’ qui est bien fourni car il renferment 12 bonnes compositions (si l’on exclue la courte introduction instrumentale intégrée au premier titre) agréables à écouter qui nous font revenir à un hard-rock mélodique des années 80 dans la lignée de groupes comme ‘Foreigner’, ‘Journey’, ’Magnum’ ou même ‘Asia’, c’est-à-dire moins énergique que le style de l’ancien groupe 'Iron Maiden' du guitariste ‘Dennis Stratton’.

‘Salvation’ est une introduction atmosphérique qui prépare le premier titre ‘Thine Is the Kingdom’, nous offrant une première mélodie classique qui s’apprivoise immédiatement et qui nous ramène quelques décennies en arrière, puis ‘High Plains Drifter’ amènent de belles harmonies vocales avec un solo de guitare digne de ce nom et avec le titre éponyme de l’album, on est de plein pied dans un rock mélodique délicieux des eighties avec un agréable refrain enivrant que l’on pourrait écouter pendant de longues minutes. Suit ‘Five Tribes’ qui est plus énergique et qui met encore en avant un solo de ‘Steve Mann’ et qui possède des chœurs grisants et ‘Behind the Wall’ nous embarque pour une ballade à rajouter aux meilleurs ballades de rock mélodique puis ‘All I Want Is You’ est encore une pépite mélodique qui nous ramène aux années 80. La suite de l’album fait défiler ‘Widows’ avec un nouveau refrain entêtant, l’orientalisant ‘Kingdom of the East’, un classique mais très efficace ‘Outlaws of the Western World’, l’entraînant et délicieux ‘Overdrive’ dans lequel tout notre corps bat la mesure et ‘The First Man’ avec sa rythmique dans la même veine que ‘Survivor’ et un nouveau refrain irrésistible. Et c’est avec une nouvelle ballade ’Still It Rains on Planet Earth (Lacrimosa)’ que tout groupe de rock mélodique aurait voulu écrire que l’album se termine et l’on voit déjà tout un public brandir son briquet comme dans ls années 70/80 (non maintenant c’est ringard, son téléphone avec la torche allumée !!).

En résumé, les Anglais de ‘Lionheart’ sortent un album très agréable avec des compositions mélodiques qui nous fait remonter aux années 80 et ‘The Reality of Miracles’ est destiné à un public aimant le rock mélodique et des formations de cette période comme ‘Foreigner’, ‘Journey’ ou encore ‘Magnum’...

Interprêtes

Dennis Stratton (Guitare), Steve Mann (Guitare), Lee Small (Chant), Rocky Newton (Basse), Clive Edwards (Batterie)


Artiste : Damnation Angels

Album : Fiber of our Being

Date de Sortie : 31-07-2020

Ajouté le : 27-09-2020

Le groupe ‘Damnation Angels’ sort son troisième enregistrement studio après un premier EP, ‘Shadow Symphony’ en 2010, et les LP ’Bringer of Light’ en 2013 et ’The Valiant Fire’ en 2015. Amatrices et amateurs de métal symphonique avec un chanteur (ils ne sont pas légions mais on pense tout de suite à ’Kamelot’ avec son chanteur charismatique ‘Tommy Karevik’) mais également, tout simplement de métal mélodique, vous êtes au bon endroit et ce dernier opus montre encore une évolution dans les compositions du groupe avec, de mon point de vue, une production plus heavy et un travail au niveau des lignes mélodiques qui font que certains titres sont plus directs et certainement moins symphoniques que dans ‘The Valiant Fire’.

Et c’est avec un entraînant ‘More Than Human’ que l’opus débute et on découvre le nouveau chanteur ‘Ignacio Rodriguez’ qui d’entrée fait une belle prestation dans cette composition mélodique efficace, puis ‘Railrunner’ qui commence en mid-tempo avec de beaux chœurs a une composante symphonique plus marquée et plusieurs changements de tempos. Le titre éponyme de l’album continue dans cette lancée, nous offrant un parallèle avec ‘Kamelot’, une introduction puissante puis des couplets plus calmes et enfin un refrain entraînant et addictif, puis ‘Our Last Night’ qui débute en ballade, durcit le ton et accélère le tempo dans le refrain et en fait un des titres phares de l’album avec ces magnifiques alternances d’intensité. Avec ‘Rewrite the Future’, les composantes symphoniques côtoient l’énergie des riffs de guitare et la construction originale, alternant les intensités et les tempos, en font un de mes titres préférés, puis ‘Fractured Amygdala’ continue dans cette voie avec encore une mélodie imparable et ‘Greed and Extinction’, après une calme introduction nous entraîne dans un nouveau titre énergique qui possède de belles cassures de tempos avec une nouvelle fois, une section rythmique très originale s’adaptant à chaque changement de climat. Et c’est avec deux magnifiques titres que l’album se termine, tout d’abord les 13 minutes de ‘Remnants Of A Dying Star’ qui est une fresque épique et symphonique avec de multiples recoins et de remarquables chœurs à la ‘Epica’, et ensuite, ‘A Sum Of Our Parts’ qui est la deuxième ballade de l’album, cette fois dans un style épuré piano/voix dans la majorité du titre avec de beaux arrangements et avec une remarquable prestation vocale d‘Ignacio Rodriguez’ qui montre également tout son talent en transmettant une belle émotion à ce magnifique titre final.

En résumé, les formations de métal symphonique sont beaucoup plus nombreuses avec des chanteuses mais les Anglais de ‘Damnation Angels’ montrent également un talent incontestable dans ce style avec ce dernier album ‘Fiber of our Being’, rempli de belles orchestrations et de lignes mélodiques imparables, ce qui le destine à un public assez large de métal aimant un métal symphonique épique et mélodique...

Interprêtes

William Graney (Guitare), Ignacio « Iggy Rod » Rodriguez (Chant, Guitare), John Graney (Batterie), Nic Southwood (Basse) + Invités : Helen Pawson (Chœurs), Bob Young (Chœurs)


Artiste : Swappers Eleven

Album : From a Distance

Date de Sortie : 27-07-2020

Ajouté le : 24-09-2020

‘Swappers Eleven’ est le projet de trois artistes qui avaient gagné en 2011 la finale du concours annuel organisé par les Anglais de ’Marillion’ qui consiste à faire participer sur scène des fans musiciens pour les accompagner, en l’occurrence à l’époque, le claviériste ‘Luiz Alvim’, le chanteur ‘Alessandro Carmassi’ et le bassiste Gary Foalle’ et 2020 voit la sortie de leur premier enregistrement studio ‘From a Distance’ qui, je dois le dire, pour un premier album, est d’une qualité exceptionnelle et nous embarque dans un rock progressif recherché et raffiné avec en plus cerise sur la gâteau, l’idée d’inviter d’autres artistes qui ont eux-mêmes participé au concours de ‘Marillion’ et de les intégrer dans ce premier opus ce qui l’enrichit encore plus.

Ce sont 8 titres avec 2 longs développements de plus de 13 minutes chacun qui s’offrent à nous et on débute avec ‘Swappers Eleven’ d’un peu plus de 5 minutes mais qui propose déjà un progressif inventif avec trois parties imbriquées : on passe d’une introduction relativement épurée à une section puissante dans laquelle les claviers sont mis en avant, le chant d’Alessandro Carmassi’ s’intégrant de belle manière dans cette ambiance, puis à un magnifique final, dans un tempo plus lent avec un magnifique solo de guitare et une dernière partie chantée en décrescendo. Suit ‘Tomorrow’, plus classique avec deux remarquables solos qui se succèdent, tout d’abord de saxophone et ensuite de guitare, puis le long développement ‘Distance’ nous embarque dans un bijou progressif, avec tout d’abord une introduction atmosphérique et le titre prend son envol après deux minutes en augmentant le tempo pour une partie chantée dans laquelle la basse assure la section rythmique jusqu’à un break avec quelques notes de piano qui font la jonction avec la partie suivante, démarrant avec des sonorités de claviers à la ‘BJH’ et avec une très belle interaction entre la batterie et le saxophone et qui devient plus entraînante sur la fin avec de remarquables solos de claviers et de guitare successifs préparant le final avec une mélodie entêtante qui ne vous quitte plus. Suivent ‘Spectrum’ avec ‘Michelle Aragon’ au chant (c’est certainement la même chanteuse qui participe au projet de métal symphonique ‘Mystic Euphoria’ ?) mais également avec le chanteur invité ‘Ian Humphrey’, ce qui en fait un très beau trio avec ‘Alessandro Carmassi’ dans une composition avec un lent tempo et une ambiance plutôt calme et avec quelques passages instrumentaux plus musclés, puis le court ‘New Year’s Resolution’, plus classique, place une fois de plus ‘Michelle Aragon’ sous les projecteurs, mais cette fois en voix principale au chant. Le deuxième long développement ‘Open Your Eyes’ est construit en plusieurs parties qui se juxtaposent avec une place plus importante donnée au chant avec un nouveau duo dans la partie centrale, cette fois avec ‘Alessandro Carmassi’ et ’Ian Humphrey’, la seule partie instrumentale étant placée en fin de titre avec le duo qui vient se joindre sur la final. L’album se termine, par tout d’abord le court ‘First Time’, avec une nouvelle fois ‘Michelle Aragon’ mais cette fois sans ‘Alessandro Carmassi’ dans une belle ballade épurée piano/voix dans laquelle, elle a certainement enregistré les deux voix, puis, sans transition ‘Hope Is a Stranger’ prend le relais pour le titre le plus énergique de l’album avec des riffs incisifs de guitare avec une mélodie qui n’est pas forcément immédiate à la première écoute avec un beau solo de claviers passé la moitié du titre et qui s’adoucit pour préparer un remarquable final avec un magnifique solo de guitare ‘Floydien’.

En résumé, ce nouveau projet ‘Swappers Eleven’ est une très bonne surprise 2020 et il faudra certainement compter sur cette formation dans le futur s’ils continuent dans cette voie; ‘From a Distance’ est à conseiller à un public aimant les groupes majeurs de rock progressif comme ‘Marillion’, ‘Pendragon’, ou encore ‘Arena’...

Interprêtes

Luiz Alvim (Claviers), Alessandro Carmassi (Chant), Gary Foalle (Basse) + Invités : Michelle Aragon (Chant), Ian Humphrey (Chant), Daniel van der Weijde (Guitare), Darren Newitt (Guitare), Carl Wragg (Guitare), Dave Wruck (Claviers), Will Addicts (Claviers), Rik van Dommelen (Basse), José Luis Ramos (Basse), Neil Lough (Basse), Marcin Sosnowski (Saxophone), Rafael Marcolino (Batterie), Enrico Rossetti (Batterie), Arild Broter (Batterie)


Artiste : Primal Fear

Album : Metal Commando

Date de Sortie : 24-07-2020

Ajouté le : 23-09-2020

Les Allemands de ‘Primal Fear’ sortent leur 13ème album ‘Metal Commando’ et continuent à nous délivrer un power métal direct et efficace qui va à l’essentiel et ce n’est pas avec ce nouvel opus que l’on pourra dire le contraire car, au moins pour les 10 premiers titres, amateurs de métal, ne vous attendez pas à une originalité débordante mais plutôt à passer un bon moment en écoutant tous ces titres qui devraient vous faire taper du pied ou bouger la tête au rythme de la section rythmique de ‘Michael Ehré’. Néanmoins, les Allemands nous réservent une surprise de taille avec le dernier titre, nous en reparlerons.

D’entrée, avec ‘I Am Alive’, on rentre dans le vif du sujet avec un titre puissant et direct puis ‘Along Came the Devil’ enfonce le clou avec des riffs de guitares agressifs et ‘Halo’ n’est pas en reste avec une rythmique endiablée dans laquelle la double pédale est à la fête. Avec le mid-tempo ‘Hear Me Calling’, ce titre est taillé pour la scène avec ‘Ralf Scheepers’ qui est très bon dans ces ambiances moins rapide, puis on est reparti de plus belle avec ‘The Lost & The Forgotten’ et sa rythmique à faire headbanguer tout un public et quant à ‘My Name Is Fear’, on continue dans cette dynamique avec un son énorme. ‘I Will Be Gone’ arrive à point nommé pour se refaire une santé avec le break ballade qui de plus est entièrement acoustique, puis ‘Raise Your Fists’ et ‘Howl Of The Banshee’ poursuivent dans la voie toute tracée du début de l’album avec deux brûlots puissants et directs, le furieux ‘Afterlife’ qui suit n’étant pas en reste. Mais, c’est alors qu’après toute cette débauche d’énergie, le dernier titre ‘Infinity’ pointe le bout de son nez avec ses treize minutes, durée que l’on verrait plus dans un album de métal progressif mais les Allemands ont déjà composé ce genre de titre (see ’We Walk Without Fear’). On est donc embarqué dans une saga épique qui débute calmement et qui prend son envol passé deux minutes avec la même mélodie entêtante et qui possède des parties instrumentales remarquable que l’on a pas l’habitude d’avoir dans les titres plus directs des Allemands et qui possède un final magnifique avec un crescendo qui débute par des chœurs d’église et qui monte en puissance progressivement pour terminer sur une mélodie qui reste encrée dans votre tête, ce qui en fait pour moi la bonne surprise de ‘Metal Commando’.

En résumé, ce nouvel album des Allemands de ‘Primal Fear’ continue dans la lignée des précédents opus et nous offrent en plus une cerise sur le gâteau avec ‘Infinity’ sortant des sentiers battus ce qui destine ‘Metal Commando’, tout d’abord aux fans du groupe mais qui peut toucher un public aimant un métal direct et efficace...

Interprêtes

Ralf Scheepers (Chant), Magnus Karlsson (Guitare), Alex Beyrodt (Guitare), Tom Naumann (Guitare), Michael Ehré (Batterie), Mat Sinner (Basse, Chant)


Artiste : Morse/Portnoy/George

Album : Cov3r To Cov3r

Date de Sortie : 24-07-2020

Ajouté le : 26-09-2020

En même temps que les albums remasterisés ’Cover to Cover’ et ’Cover 2 Cover’, Spotify a mis en ligne le dernier album de reprises du trio ‘Neal Morse’/’Mike Portnoy’/’Randy George’ fin Juillet et c’est un beau cadeau que d’entendre ces trois artistes très complets remettre au goût du jour des compositions diverses et variées sans pour autant les dénaturer. Pour ce 3ème volet, on est gâté avec des mélodies qui nous ont accompagné tout au long de ces 50 dernières années. Au programme, du rock progressif avec par exemple ‘Yes’ (et c’est ‘Jon Davison’ qui chante sur le titre ‘No Opportunity Necessary, No Experience Needed’) ou ‘Jethro Tull’ et l’énergique ‘Hymn 43’ (à noter le remix de ‘Steven Wilson’ de ’Stormwatch’ de 1979) ou encore ‘King Crimson’ avec ‘One More Red Nightmare’, mais aussi des titres qui font partie de notre mémoire collective comme ‘Life On Mars’ du regretté ‘David Bowie’ (quelle magnifique interprétation qui vous file la chair de poule) ou encore le très connu ‘Baker Street’ de ‘Gerry Rafferty’ dans lequel ‘Neal Morse’ nous embarque dans un solo de guitare magistral en fin de titre. Bref, que du bonheur à écouter et à réécouter ces titres mythiques et si vous avez raté les 2 premiers épisodes, je vous invite à les écouter également car ce trio d’artistes confirme qu’il a un vrai talent pour pouvoir s’attaquer à tous les styles avec des interprétations toujours très juste...

Liste des titres avec leur interprètes d’origine :
01. No Opportunity Necessary, No Experience Needed (Yes)
02. Hymn 43 (Jethro Tull)
03. Life On Mars (David Bowie)
04. Baker Street (Gerry Raffetry)
05. It Don't Come Easy (Ringo Starr)
06. Baby Blue (Badfinger)
07. One More Red Nightmare (King Crimson)
08. Black Coffee In Bed (Squeeze)
09. Tempted (Squeeze)
10. Runnin' Down A Dream (Tom Petty)
11. Let Love Rule (Lenny Kravitz)

Interprêtes

Neal Morse (Chant, Guitares, Claviers), Randy George (Basse), Mike Portnoy (Batterie) + invité : Jon Davison (Chant)


Artiste : Telergy

Album : Black Swallow

Date de Sortie : 23-07-2020

Ajouté le : 22-09-2020

J’avais découvert le projet ‘Telergy’ de ‘Robert McClung’ avec son dernier album concept ‘Hypathia’ et 2020 voit la sortie d’un nouvel enregistrement studio à la mesure (je devrais dire à la démesure) du précédent puisque si vous regardez les invités pour ‘Black Swallow’, il s’est encore une fois entouré d’un nombre impressionnant d’artistes de différentes scènes musicales (voir ci-dessous) et dont vous avez la liste sur son site avec leur projets respectifs ici. Ce nouveau bébé, issu d’une longue gestation de cinq années raconte l’histoire d’un grand héros Américain, ‘Eugène Ballard’, le premier pilote de chasse Afro- Américain de la Première Guerre mondiale et une partie des fonds récoltés par la vente de l’album iront au ’Wounded Warrior Project’ qui est une association que soutient les anciens combattants et les militaires qui ont été blessés physiquement ou qui ont des stress post-traumatiques.

Musicalement, compte tenu de la diversité des artistes invités, ‘Robert McClung’ nous a concocté une sorte d’œuvre qui va bien au-delà d’un style particulier avec dix titres presque tous instrumentaux qui renferment des influences multiples et avec une intégration de passages parlés entre chaque composition musicale pour pouvoir suivre l’histoire. Le long développement progressif ‘Georgia’ qui débute l’album nous embarque pour une saga progressive renfermant toutes sortes d’ambiance qui vont de la country au gospel en passant par le rock, le hard-rock, la musique de film et le jazz, tout ceci avec des lignes mélodiques très accessibles et, compte tenu de la diversité des genres, en gardant toujours une homogénéité globale. Impossible de faire du titre à titre tellement il y aurait à dire sur chacun mais la grande force de chaque composition est de mélanger de façon très intelligente de la musique classique à de la musique moderne avec un résultat surprenant à chaque fois, les instruments classiques et électriques étant toujours utilisés à bon escient. Bien entendu, les plus longs titres comme ‘Infantry’, ‘Take The Sky’ ou encore ‘All Blood Runs Reed’ sont plus progressifs dans l’approche avec des constructions en plusieurs tiroirs qui s’ouvrent et se dévoilent les uns après les autres en gardant l’auditeur en haleine du début à la fin. Que ce soit dans les parties instrumentales ou chantées accompagnées par les instruments classiques ou électriques, il y a du beau monde et les interprétations provoquent souvent ce frisson si caractéristique comme ces chœurs dans la deuxième partie de ‘Take to the Sky’, très ‘Floydiens’ (album ‘Atom Heart Mother’) ou ce passage de ‘Troy Donockley’ dans ‘Infantry’ qui est suivie d’une émouvante partie au violon ou cette magnifique ambiance jazzy feutrée de ‘Marcelle’ ou encore ce passage de saxophone dans ‘Spy’ et je pourrais en citer encore pas mal.

En résumé, avec ce dernier bébé de ‘Robert McClung’, on est bien au-delà d’une simple sortie d’album car on peut parler tout simplement d’œuvre musicale intemporelle qui nous embarque pour un voyage merveilleux et qui montre tout le talent de ce multi-instrumentaliste et compositeur très complet qui fait se rencontrer plusieurs mondes musicaux pour le meilleur et qui est un peu un mélange entre un ‘Hanz Zimmer’ et un ‘Arjen Anthony Lucassen’ (nouvel album à venir prochainement). ‘Black Swallow’ est donc à conseiller à un public aimant mélanger des styles que l’on a eu l’habitude de mettre en opposition (mais quelle bêtise !!) comme la musique classique et la musique rock ou métal car, dans ce cas, c’est bien ce mélange des genres qui en fait une œuvre exceptionnelle et d’une très grande richesse. Espérons également que ‘Robert McClung’ aura un jour la possibilité de monter ses concepts pour en faire un vrai spectacle comme le font régulièrement les deux artistes cités plus haut...

Interprêtes

Robert McClung (Chant, Guitare, Basse, Claviers, Flûte, Violon, Mandoline, Chant, Percussions) + Invités : Acteurs : Bryan Hicks (William Bullard), Pete Peterson (Eugene Bullard), Champ Hollins (Eugene jeune), Rev. Robert Thompson (Eulogy preacher, Church goer), Nadine Thompson (Church goer), Emmanuel De Saint Méen (Nightclub MC), Jordan Hall (Attacker 1), Tim Clarck (Attacker 2), Durga McBroom (Marie-Madeleine Fourcade), Lorelei McBroom (Choeurs), Lara Smiles (Choeurs), Emily Lynn (Choeurs), Stephanie Slabon (Choeurs), Dustin Brayley (Choeurs, Radio newscaster), Martyna Halas-Yates (Growls), Chris Bonito (Batterie), Todd Sucherman (Batterie), Tony Levin (Basse), Michael Manring (Basse), Steve Di Giorgio (Basse), Tony Dickinson (Basse), Mike LePond (Basse), Pete Trewavas (Basse), Dave Meros (Basse), Caith Threefires (Basse), Charles Cormier (Guitare), Vernon Reid (Guitare), Phil Keaggy (Guitare), Gary Wehrkamp (Guitare), Timo Somers (Guitare), Stephan Lill (Guitare), Andy LaRocque (Guitare), Jimi Bell (Guitare), Jeff Rapsis (Piano), Rachel Flowers (Piano), Jeremy Heussi (Claviers, Orgue), Vikram Shankar (Claviers), Basil Bunelik (Accordéon), Troy Donockley (Cornemuse), Magic Dick (Harmonica), Tina Guo (Violoncelle), Adam Nunes (Violoncelle), Tim Nunes (Violon), David Ragsdale (Violon), Mattan Klein (Flûte), John Cardin (Trompette), Mitchel Bailey (Trombone), Gus Sebring (Cor Anglais), Tracy Crane (Cor Anglais), Chip Brindamour (Tuba), Edie Brindamour (Euphonium), Katrina Veno (Clarinette), Thomas Gimbel (Saxophone ténor), Nils Crusberg (Saxophone alto et ténor), Bryan Campbell (Saxophone bariton)


Artiste : Dark Sarah

Album : Grim

Date de Sortie : 17-07-2020

Ajouté le : 08-09-2020

Nous avions laissé ‘Heidi Parviainen’ en 2018 avec le dernier chapitre ‘The Golden Moth’ de la remarquable trilogie ‘The Chronicles’ et 2020 voit la sortie d’une nouvelle histoire au pays des contes de fées et on se retrouve dans cet univers fantastique avec une nouvelle héroïne ‘Luna’ qui devra naviguer dans un monde mythique rempli de créatures fantastiques avec bien entendu, dans le rôle du méchant, ‘Mörk’, qui va lui donner du fil à retordre. Par conséquent, si vous avez suivi les albums précédents, on se retrouve dans la même atmosphère et, musicalement, c’est également le cas car tout est fait pour nous offrir du métal symphonique accessible avec des mélodies que l’on apprivoise immédiatement.

Et comme souvent dans ce genre d’album concept, le décor est planté grâce à un titre symphonique ‘My Name is Luna’ avec son atmosphère orchestral de monde fantastique qui présente l’héroïne ‘Luna’, puis, ‘The Chosen One’ nous embarque, après une introduction avec des sonorités électroniques de claviers (rappelant l’ancien groupe de Heidi ’Amberian Dawn’), dans un titre entraînant avec une première mélodie entêtante et des riffs de guitare énergiques, le chant d’Heidi alternant remarquablement les registres clair et lyrique. Avec ‘Illuminate’, qui a fait l’objet d’une vidéo ici, on continue dans cette atmosphère mélodique et puissante avec un refrain entraînant qui s’incruste facilement dans la tête, puis, ‘Melancholia’ (voir vidéo ci-dessus) prend le relais avec des couplets assez rapides qui laissent place à une refrain mid-tempo avec une belle section plus calme en 2ème partie de titre. Suit la belle ballade ‘Iceheart’, avec des intonations du pays du soleil levant, dans laquelle ‘Heidi Parviainen’ nous démontre une fois de plus son talent dans des compositions plus calmes et ‘La Folie Verte’ nous embarque pour un titre théâtral avec de remarquables arrangements instrumentaux symphoniques et une nouvelle fois, une interprétation très démonstrative d’Heidi. Quant à ‘The Wolf and the Maiden’, c’est encore un hit en puissance avec une belle section vocale amenée par le duo ‘Parviainen’/’Leppäluoto’, puis, ‘The Hex’ rajoute un hit à l’album avec un nouveau refrain assez classique mais tellement efficace qui ne vous lâche plus. La fin de l’album est du même niveau et nous offre un épique ‘All Ears !’ (voir vidéo ici) à la rythmique marquée, ‘The Devil’s Peak’ entre ballade et mid-tempo, le magnifique ‘Mörk’ qui, avec plus de 7 minutes, est sans aucun doute le titre le plus original de l’album, mélangeant des ambiances épiques et théâtrales et doté de belles lignes mélodiques, et enfin ‘The Dark Throne’ qui clôt l’opus dans une ambiance plus calme avec une nouvelle belle prestation tout en douceur de ‘Heidi Parviainen’ remplie d’émotion

En résumé, ce quatrième album de ‘Dark Sarah’ conforte tout le bien que l’on pensait d’eux avec leur précédentes offrandes et les Finlandais sont désormais une formation incontournable de métal dit ‘Cinématographique’, mélangeant symphonique, mélodique, ambiances théâtrales et véhiculant des histoires fantastiques ce qui fait de ‘Grim’ un opus à conseiller non seulement aux fans de métal symphonique mais également à un public plus large de métal aimant les beaux contes de fées et un métal accessible...

Interprêtes

Heidi Parviainen (Chant), Sami-Petri Salonen (Guitare), Erkka Korhonen (Guitare), Rude Rothstén (Basse), Thomas Tunkkari (Batterie) + Invités : Juha-Pekka Leppäluoto (Chant), Jasse Jatala (Chant)


Artiste : Kansas

Album : The Absence Of Presence

Date de Sortie : 17-07-2020

Ajouté le : 09-09-2020

Après le somptueux live ‘Leftoverture Live & Beyond’ de 2017 qui était une sorte de machine à remonter le temps avec le meilleur de cette formation dans les années 70, c’est un nouvel album que nous proposent les Américains de ‘Kansas’ avec ‘The Absence Of Presence’ qui continue de nous rappeler le ‘Kansas’ d’antan avec les lignes mélodiques de violon si caractéristique de cette formation et ‘Ronnie Platt’ au chant qui est dans le même registre que ‘Steve Walsh’ qui, lui-même, a sorti un très bel album solo, ’ Black Butterfly’ en 2017.

Et dès les premières mesures de ‘The Absence of Presence’, le violon de ‘David Ragsdale’ nous gratifie d’un son à la ‘Kansas’ suivi de sonorités de claviers caractéristiques et on se dit que l’on est bien parti avec un long développement original qui déroule un mid-tempo tranquille avec une belle mélodie harmonieuse rappelant la patte ‘Kansas’ avec une production irréprochable, puis ‘Throwing Mountains’ continue dans cette voie toute tracée avec un son plus rock mais toujours dans le style si caractéristique des Américains tout comme le titre suivant ‘Jets Overhead’ avec encore des lignes mélodiques accompagnées par le violon que nous font remonter à des titres de 'Point Of Know Return'. Après l’instrumental ‘Propulsion 1’, rempli d’une énergie positive et avec une belle prestation à la section rythmique de l’un des 2 rescapés de l’époque ‘Steve Walsh’, j’ai nommé ‘Phil Ehart’, ‘Memories Down the Line’ nous embarque dans une merveilleuse ballade dans un style qui pourrait être un mélange entre le ‘Kansas’ du début et ‘Barclay James Harvest’, puis, ‘Circus of Illusion’ est le titre certainement le plus progressif avec des arrangements originaux qui en font la composition la plus éloignée du style du groupe original, bien que le violon nous rappelle que l’on est bien dans un album de ‘Kansas’. La suite de l’album continue de nous bercer au rythme de mélodies intemporelles alimentant cette nostalgie des seventies avec tout d’abord les entraînants ‘Circus of Illusion’ et ‘Animals on the Roof’ avec son refrain délicieux, puis ‘Never’ nous emmène dans une magnifique ballade mélancolique avec une mélodie qui s’incruste immédiatement dans votre tête, l’opus se terminant par ‘The Song The River Sang’ composé et chanté par la claviériste ‘Tom Brislin’ avec un tempo entraînant et une ambiance légère s’éloignant du style historique de ‘Kansas’ et qui possède un final instrumental en crescendo qui se termine brutalement et qui peut laisser penser à une suite prochaine pour cet album.

En résumé, comme vous l’aurez compris, ce nouveau ‘Kansas’ est un enchantement total qui nous fait remonter quelques décennies en arrière, tout ceci avec un son et une production moderne ce qui destine ‘The Absence Of Presence’, au-delà de la base imposante des fans historiques à un large public car toutes ces mélodies très accessibles ont quelque chose d’intemporel qui va au-delà des modes et des différents courants musicaux...

Interprêtes

Ronnie Platt (Chant, Claviers), David Ragsdale (Guitare, Violon), Billy Greer (Basse), Rich Williams (Guitare), Tom Brislin (Claviers), Zak Rizvi (Guitare), Phil Ehart (Batterie)


Artiste : Lonely Robot

Album : Feelings Are Good

Date de Sortie : 17-07-2020

Ajouté le : 18-09-2020

Non seulement ‘John Mitchell’ participe à un bon nombre de projets de rock progressif (recherchez son nom dans mypromusic) mais en plus, avec ‘Lonely Robot’, il enregistre des albums à une fréquence impressionnante car, après sa trilogie avec ‘Please Come Home’ en 2015, ’The Big Dream’ en 2017 et ’ Under Stars’ en 2019, voici que 2020 voit la sortie de ‘Feelings Are Good’. De plus, ce nouveau bébé est bien fourni car il nous offre une heure de musique et John assure, en plus du chant, presque tous les instruments sauf la section rythmique qui est dévolue à ‘Graig Blundell’.<.br>
Le titre éponyme de l’album plante le décor avec des sonorités électroniques et ‘Into the Lo-Fi’ qui suit nous embarque pour un rythmique légère dans un style sautillant pouvant rappeler la fin des années 70 avec la formation de ‘Sting’, ‘Police’ avec évidemment un son moderne, puis ‘Spider’ durcit le ton pour un titre plus rock avec de magnifique changements d’intensités et avec des lignes mélodiques très originales qui bouleversent les schémas traditionnelles. Changement d’atmosphère avec ‘Crystalline’ qui est une magnifique ballade, très sobre, qui nous dépose sur un petit nuage et qui est reprise en fin d’album en version orchestrales, les instruments classiques amenant certainement plus de chaleur, puis, ‘Life Is a Sine Way’ continue dans la lignée d’un progressif recherché des années 70 proche de ‘Genesis’, ‘Graig Blundell’ assurant une section rythmique assez proche d’un certain ‘Phil Collins’ et possède un très beau final très ‘Floydien’. Avec ‘Armour For My Heart’, le style pop rock léger et apaisant nous berce au rythme d’une très belle mélodie chaloupée, puis ‘Suburbia’ a un côté ‘Supertramp’ mais en beaucoup plus progressif avec une section rythmique imaginative qui amène le petit plus qui sublime ce titre. La deuxième pause est amenée par ‘Silent Life’, rempli d’émotion grâce à la douce voix de ‘John Mitchell’ qui remplit tout l’espace et au solo de guitare et repris également en version orchestrale dans les bonus, puis, ‘Keeping People As Pets’, après une introduction au sonorités électroniques, est plus classique dans sa structure et moins progressive, nous ramenant aux années 90 avec des effets dans les voix et ‘Army Of One’ est, pour ma part, le titre le plus prenant, alternant calme et tempête intérieur très bien rendu par le chant de John qui nous transmet toute sorte d’émotions, l’album se terminant par le court acoustique épuré ‘Grief Is The Price Of Love’ avec la belle et douce voix de ‘John Mitchell’ qui nous accompagne une dernière fois.

En résumé, avec ce nouvel album des Anglais de ‘Lonely Robot’, ‘John Mitchell’ continue de nous offrir du progressif imaginatif et raffiné avec, cerise sur le gâteau, une production irréprochable, ce qui devrait plaire à tous ceux qui ont aimé les premiers épisodes dans l’espace et, au-delà, toutes les amatrices et amateurs d’un rock progressif mélodique accessible qui se déguste encore mieux, tranquillement, au casque...

Interprêtes

John Mitchell (Chant, Guitare, Claviers, Basse), Lian Holmes (Claviers), Steve Vantsis (Basse), Graig Blundell (Batterie)


Artiste : Pretenders

Album : Hate for Sale

Date de Sortie : 17-07-2020

Ajouté le : 19-09-2020

Après ‘Alone’ sorti en 2016, le groupe ‘Pretenders’, toujours mené par la talentueuse ‘Chrissie Hynde’, qui s’approche doucement des 70 ans (c’est pas bien de mentionner l’âge des dames, mais là, on ne peut pas faire autrement pour celle qui était, pour toute une génération des années 80, le symbole de la rockeuse sexy et qui se porte comme un charme 40 petites années ans plus tard !) revient sur le devant de la scène avec ‘Hate for Sale’ qui continue de nous enchanter avec des titres directs et efficaces et ça fait du bien, par les temps qui courent, d’avoir ce type de musique à se mettre entre les oreilles, le seul objectif étant de se faire plaisir à écouter ce style si caractéristique du rock de la fin des seventies.

Pour cet album, l’écriture des chansons a été réalisée en collaboration entre ‘Chrissie Hynde’ et son guitariste ‘James Walbourne’ et ‘Dan Auerbach’, à la production a remis en marche la machine à remonter le temps, à l’époque des deux premiers albums et de la bande de copains, un peu déjantés ma fois mais qui avaient sorti deux bijoux à l’époque avec des compositions sans fioriture mais tellement indémodables. Alors, pour tous ceux qui ont connu cette période et ont encore les 33 tours de l’album éponyme du groupe ou le ‘Learning to Crawl’ de 1983 mais également pour tous les fans d’un rock direct et énergique, comment rester de marbre en écoutant des titres comme l’énergique ‘Hate for Sale’ qui nous fait forcément forcer les décibels ou ‘Turf Accountant Daddy’ qui, pour ma part, me file des frissons tellement on est proche des débuts du groupe, ou ‘I Didn’t Know When To Stop’, court mais d’une efficacité redoutable avec ses quelques notes d’harmonica, ou encore ‘Didn’t Want To Be This Lonely’ et sa rythmique chaloupée typique de la fin des seventies, un peu comme le titre ‘Don’t Let Me Wrong’ de l’album ’Get Close’. Et quand le rythme se veut plus tranquille, si vous êtes insensible au mid-tempo ‘The Buzz’ et sa mélodie addictive ou à ‘Lightning Man’ et son tempo reggae ou encore à l’entraînant ‘Maybe Love Is In NYC’, c’est que vous n’êtes pas fait pour ce style de musique. Alors, dans ce cas, écoutez les deux ballades ‘You Can’t Hurt a Fool’ et ‘Crying In Public’, chacune dans une ambiance particulière mais mettant toutes les deux en avant la voix si sensible de Chrissie. A noter que vous pouvez également écouter sur leur chaine you tube de magnifiques reprises de ‘Bob Dylan’ avec de belles vidéos comme par exemple 'Standing In the Doorway'.

En résumé, les ‘Pretenders’ sont de retour pour le meilleur et continuent leur petit bonhomme de chemin en nous offrant un nouvel album dans la grande tradition d’un rock direct des années 80 et ‘Hate for Sale’ est à conseiller, non seulement au fans historiques mais à une audience beaucoup plus large, et pourquoi pas, faire découvrir au plus jeune, cette belle rockeuse qui à 68 ans, a encore une pêche d’enfer qu’elle sait si bien transmettre à son public...

Interprêtes

Chrissie Hynde (Chant, Guitare, Harmonica), James Walbourne (Guitare), Nick Wilkinson (Basse), Martin Chambers (Batterie)


Artiste : Pinnacle Point

Album : Symphony of Mind

Date de Sortie : 17-07-2020

Ajouté le : 20-09-2020

Après ‘Kansas’ qui viennent de ressortir un nouvel album ’The Absence Of Presence’ le même jour, c’est au tour de la formation ‘Pinnacle Point’ (créée il y a quelques années par le claviériste et chanteur Américain ‘Jerome Mazza’ qui a également sorti un album solo ’Outlaw Son’ en 2018 et le guitariste Danois ‘Torben Enevoldsen’), de sortir leur deuxième album ‘Symphony of Mind’, leur premier opus ’Winds of Change’ étant sorti en 2017. Je parle de ‘Kansas’ car, c’est assez flagrant, les influences des Américains se font sentir dans la plupart des titres, ceci étant du, d’une part au chant de ‘Jerome Mazza’ qui se rapproche du chant de ‘Steve Walsh’ (et d’ailleurs Jerome a été invité à chanter avec l’Américain sur son album solo ’ Black Butterfly’) mais également aux accompagnements au violon de ‘Valeria Pozharitskaya’.

C’est tout d’abord un album bien fourni que nous propose ‘Pinnacle Point’, puisque nous avons à notre disposition 1 heure et 6 minutes d’écoute en 12 compositions comprises entre 3 à 7 minutes. L’instrumental ‘Ascent to the Point’ lance l’album qui nous ramène au progressif des années 70 avec des sonorités de claviers caractéristiques et le violon qui donne cette première impression d’être dans le registre connu de ‘Kansas’ (le titre n’est-il pas un clin d’œil au ‘Point of Know Return’), mais, c’est le chant de ‘Jerome Mazza’ qui accentue encore cette ressemblance, les lignes mélodiques et l’ambiance symphonique étant particulièrement proche également des Américains, le côté progressif étant légèrement plus poussé, les passages instrumentaux étant un peu plus développés, puis, l’entraînant ‘Weight of the World’ est beaucoup plus proche du hard rock en gardant ce côté vintage avec des chœurs eighties. ‘Hero’ revient à du rock symphonique mélodique avec le violon de ‘Valeria Pozharitskaya’ qui refait son apparition et le chant de ‘Jerome Mazza’ si proche de ‘Steve Walsh’, puis, ‘Never Surrender’ est plus dans un registre classique AOR à la ‘Toto’ ou ‘Asia’ et ‘In the Wake of Hope’ est une sorte de mélange entre de belles parties instrumentales à la ‘Kansas’ et des parties chantées d’un rock mélodique des années 70 proche de ‘Foreigner’. La deuxième partie de l’album nous offre la très belle mélodie de ‘Shadows of Peace’ dans une ambiance symphonique raffinée ce qui en fait pour moi un des titres le plus proche du ‘Kansas’ des années 70, la ballade ‘Beyond’ qui nous embarque dans un voyage tranquille et serein, rempli d’émotion, puis ‘Nothing at All’ continue dans ce registre mélancolique à la manière du magnifique ‘Nobody’s Home’ de l’album ‘Point of Know Return’ de 1977 et ‘Prodigal’ est un peu plus contrasté entre énergie, amenée par la rythmique plus enlevée à certains endroits, et mélancolie, grâce à l’accompagnement du violon, tendant vers un progressif imaginatif d’autant plus que les lignes mélodiques sont plus contemporaines. Et c’est avec tout d’abord le titre éponyme de l’album, une magnifique fresque symphonique à la ‘Kansas’, puis, ‘Dangerous’, remarquable titre progressif alternant douceur et énergie que l’album se termine.

En résumé, ce dernier album de ‘Pinnacle Point’ est en tous points remarquable et nous fait remonter à un rock symphonique et progressif des années 70 raffiné et imaginatif avec ce parallèle évident avec ‘Kansas’ et ‘Symphony of Mind’ est à conseiller à un public assez large aimant un rock symphonique nous ramenant quelques décennies en arrière...

Interprêtes

Jerome Mazza (Chant, Choeurs, Claviers), Torben Enevoldsen (Guitare, Claviers), Rich Ayala (Guitare, Choeurs), Valeria Pozharitskaya (Violon), Mark Prator (Batterie), Takeaki Itoh (Basse), Howard Helm (Claviers), John F Rodgers (Piano, Cordes)


Artiste : Haken

Album : Virus

Date de Sortie : 17-07-2020

Ajouté le : 21-09-2020

Dans le domaine du métal progressif, les Anglais de ‘Haken’ se sont forgés une belle réputation et chaque nouvel album est toujours une surprise à découvrir mais pour ce nouvel opus, ’Virus’, sorti pendant cette année un peu particulière avec tout ce que l’on a connu avec le COVID-19, le titre n’est finalement qu’une pure coïncidence avec la crise sanitaire et nous embarque de nouveau dans l’univers de cette formation qui, album après album, défriche un peu plus le paysage musical progressif en explorant de nouveaux horizons un peu comme les ‘Leprous’, ‘Opeth’ ou ‘Pain of Salvation’ (nouvelle chronique à venir).

La pochette, très proche de ’Vector’ montre certainement que l’on est dans la continuité de l’enregistrement précédent et ça débute fort, avec ‘Prostheric’ qui tabasse sévère dès l’introduction, puis, on est embarqué dans une ambiance prenante avec une section rythmique de ‘Ray Hearne’ digne d’un certain ‘Mike Portnoy’ qui imprime un rythme toujours très fluctuant, suivant les riffs de guitare ce qui donne toute sa force à ce titre. Suit ‘Invasion’ qui débute dans une détente à la ‘Leprous’ et explose quelques mesures plus loin comme si l’on avait accumulé une énorme énergie qui ne demande qu’à jaillir, puis, le long développement ‘Carousel’ alterne différentes ambiances et est certainement le titre le plus progressif et le plus difficile à intégrer avec de multiples changements d’intensité et de rythme, des parties instrumentales complètement débridées et un final magnifique en crescendo d’une force émotionnelle incroyable. Et après autant d’énergie, l’ensemble des 2 titres ‘The Strain’/’Canary Yellow’, même si le premier reste énergique au niveau de la section rythmique, est plus abordable au niveau mélodique et permet quelques instants de récupération bienfaitrices dans la deuxième partie, tout cela étant sans doute pour nous préparer gentiment au plat de résistance de l’album. En effet, les 19 dernière minutes sont réservées à la suite ‘Messiah Complex’ qui accroche dès ‘Ovory Tower’ avec son ambiance à la ’Leprous’ et qui a une des mélodies les plus accessibles de l’album, puis on retrouve avec ‘A Glutton for Punishment’ le ‘Haken’ qui nous emmène dans des chemins sonores débridés plus difficiles à apprivoiser mais d’une imagination débordante, ce que l’on retrouve sur les titres suivants avec le court ‘Marigold’ qui, coupé en deux, explose dans un déferlement contemporain dans la deuxième partie et constitue pour moi, le même pendant entre le métal mélodique et progressif que ce que l’on a connu entre la musique classique et contemporaine à la fin de la deuxième guerre mondiale, ‘The Sect’ continuant dans ce style avec une remarquable partie chantée presque à capella qui côtoie de puissants riffs de guitare, la section rythmique jouant encore un rôle prépondérant en marquant souvent tous les temps. L’album se termine par, tout d’abord, le dernier chapitre de cette suite géniale, ‘Ecobius Rex’ avec un final épique et puissant et des lignes mélodiques plus accessibles et enfin, le calme et dépouillé ‘Only Stars’ qui constitue une magnifique fin tout en détente après toutes ces tensions et qui arrive à point nommé pour revenir à la réalité, comme si l’on sortait d’un rêve éveillé.

En résumé, ce nouveau ‘Haken’ montre une fois de plus toute cette imagination débordante qui font des Anglais des défricheurs de métal progressif et qui fera sans doute de ‘Virus’ un album essentiel de la discographie de tout amateur de ce style comme l’ont été les premiers albums de ‘Dream Theater’ ou de ‘Porcupine Tree’, mais revers de la médaille, qui sera forcément limité à un public averti...

Interprêtes

Charlie Griffiths (Guitare), Ross Jennings (Chant), Richard Henshall (Guitare), Diego Tejeida (Claviers), Conner Green (Basse), Ray Hearne (Batterie)


Artiste : Fatal Fusion

Album : Dissonant Minds

Date de Sortie : 10-07-2020

Ajouté le : 03-09-2020

Amateurs de progressif des années 70 avec de long développements qui s'apprivoisent doucement, écoute après écoute, vous êtes au bon endroit avec le dernier album des Norvégiens de 'Fatal Fusion', 'Dissonant Minds', ce qui porte leur discographie à 4 enregistrements studio après 'Land of the Sun' en 2010 nominé au Prog Awards, 'The Ancient Tales' en 2013 et 'Total Absence' en 2016.

Moins long que ses prédécesseurs, il n'en est pas moins remarquable avec seulement 4 titres mais avec 2 longs développements qui totalisent à eux deux plus de trente minutes d'écoute. Avec 'Coming Forth by Day', on est embarqué dans une première saga progressive très seventies avec de multiples influences et ambiances, allant de claviers à la 'ELP' à une mélodie acoustique hispano-orientalisante, en passant par une douce mélopée à la 'BJH' musclée à certains endroits à la sauce 'Deep Purple' ('Knut Erik Grøntvedt' ayant une voix de chanteur de groupes de hard-rock) et avec un final dont les lignes mélodiques s'installent durablement dans la tête et qui se termine par un remarquable fade out laissant 'Knut Erik Grøntvedt' susurrer des paroles accompagnées par quelques notes de piano. Suit 'Quo Vadimus', qui renferme en moins de huit minutes différentes ambiances avec une rythmique qui reste énergique tout au long du titre et avec de nombreux changements de tempos, l'orgue Hammond virevoltant à la manière du regretté 'Jon Lord', puis, la pause ballade est amenée par l'instrumental 'Beneath The Syndrom' sous la forme d'une lente procession mettant en avant des nappes de claviers et ayant un final épique et baroque avec des percussions rappelant le boléro de 'Ravel'. Et c'est avec le plus long titre, 'Broken Man pt. 2' (qui est la deuxième partie du 'Broken Man' apparaissant dans le premier album des Norvégiens) que l'album se termine en nous offrant une nouvelle fresque progressive imaginative en plusieurs tiroirs explorant des influences diverses et variées avec des lignes mélodiques toujours accessibles et avec un final qui donne une envie irrésistible, la dernière note passée, d'appuyer de nouveau sur la touche play.

En résumé, c'est encore un très bel album que nous proposent les Norvégiens de 'Fatal Fusion' avec tout ce que l'amateur de longs développements progressifs aime trouver dans ce genre de musique, de l'originalité, de l'imagination et de belles lignes mélodiques que l'on s'approprie, petit à petit, écoute après écoute...

Interprêtes

Knut Erik Grøntvedt (Chant), Erlend Engebretsen (Claviers), Stig Selnes (Guitare), Lasse Lie (Basse), Audun Engebretsen (Batterie)


Artiste : Tokyo Motor Fist

Album : Lions

Date de Sortie : 10-07-2020

Ajouté le : 04-09-2020

Après 'Tokyo Motor Fist' datant de 2017, les Américains de 'Tokyo Motor Fist' sortent un nouvel album, 'Lions' dans la continuité du précédent avec tout ce que l'on désire trouver dans du bon hard-rock mélodique sortant tout droit des années 80/90 et à l'écoute des premiers titres, on se retrouve effectivement quelques décennies en arrière avec un certain groupe, 'Def Leppard' et des mélodies simples mais hyper efficaces agrémentées de superbes choeurs.

'Lions' réunit donc tous les ingrédients pour passer un bon moment avec des mélodies entêtantes qui ne vous quittent plus à commencer par un 'Youngblood' et son refrain super efficace, puis les choeurs de 'Monster In Me' qui en rajoute une couche et l'énergique 'Around Midnight' continue dans cette voie toute tracée, tout comme 'Mean It' qui nous ramène aux mélodies et choeurs de 'Def Leppard'. La première pause ballade arrive avec le titre éponyme de l'album avec la participation du claviériste 'Dennis Deyoung' de 'Styx' et qui vient de sortir un nouvel album solo ’26 East, Vol. 1’ amenant un côté symphonique, puis c'est reparti avec du très bon hard-rock simple mais tellement efficace avec 'Decadence on 10th Street', et la suite de l'album nous fait défiler le remarquable mid-tempo 'Dream You Heart Out' rappelant 'Asia', le mélodique AOR 'Blow Your Mind' à faire chanter un public entier, un entraînant 'Sedona' sur lequel on ne peut s'empêcher de taper du pied pour marquer le tempo, le lumineux 'Look Into Me' avec un nouveau refrain entêtant, l'album se terminant par le bijou mélodique 'Winner Takes All' avec un dernier refrain qui reste gravé dans votre tête.

En résumé, pas de surprise, les Américains de 'Tokyo Motor Fist' sortent un nouvel album rempli de bon hard-rock mélodique à consommer sans modération et accessible à un grand public adepte de ce style qui a été popularisé dans les années 80 par des formations comme 'Def Leppard'...

Interprêtes

Steve Brown (Chant, Guitares), Ted Poley (Chant), Greg Smith (Basse), Chuck Burgi (Batterie) + Invités : Dennis Deyoung (Claviers, Chœurs), Mark Rivera (Saxophone)


Artiste : Alizarin

Album : The Last Semblance

Date de Sortie : 10-07-2020

Ajouté le : 05-09-2020

'Alizarin' est le projet de l'Américain 'Josh Kay' qui a sorti en 2018 un premier enregistrement studio entièrement instrumental et qui évolue entre rock et métal progressif avec des incursions jazzy avec l'utilisation de claviers sous toutes ses formes ce qui en fait un groupe original et à part dans le paysage musical progressif. Avec ce nouvel opus 'The Last Semblance', 'Josh Kay' ajoute sa voix à l'ensemble des titres ce qui, à lire certaines critiques, ne plaît pas à tout le monde, et il est vrai que la grande force de cette formation est le côté instrumental qui est encore bien mis en avant dans 'The Last Semblance'.

8 titres pour près d 'une heure d'écoute, c'est le menu de cet opus qui débute par 'Elegy Simulacra' qui frise les 8 minutes et montre déjà plusieurs facettes, une première partie chantée assez classique, puis un intermède jazzy dans lequel vient se greffer une guitare 'Gilmourienne'. Suit 'Fathom' dans un style plus sombre sous la forme d'un mid-tempo avec un final mettant en avant les claviers d'Avelino Ramirez', puis 'A Wreath of Temperance' débute dans une ambiance inquiétante puis durcit le ton avec une partie plus énergique qui contient ici et là des sonorités de jazz. Malgré une introduction acoustique épurée, 'Velvet Margin' dégage la même atmosphère que son prédécesseur mais avec des lignes mélodiques plus harmonieuses et 'Heirloom' met de nouveau en avant les claviers soutenus par quelques riffs de guitare ce qui en fait un titre plus énergique avec un refrain assez mélodique. Avec 'Zero Sum', qui possède une remarquable section instrumentale, on est proche d'un métal progressif élaboré à la manière de formations comme 'Porcupine Tree', puis, 'Attenuation' est beaucoup plus symphonique avec des claviers qui remplissent tout l'espace et la guitare qui se veut moins énergique avec de doux arpèges et c'est avec le puissant 'Ivory Silo', dans un métal progressif aux sonorités électroniques que l'album se termine en nous offrant une dernière section instrumentale remarquable.

En résumé, même si les lignes mélodiques de 'Alizarin' ne sont pas forcément très immédiates, il n'en reste pas moins que 'The Last Semblance' est un album de qualité qui devrait plaire à tout un public adepte d'un progressif élaboré qui demande quelques écoutes pour l'apprécier...

Interprêtes

Josh Kay (Guitare, Chant), Jon Damon (Batterie), Terran Fernandez (Basse, Choeurs), Avelino Ramirez (Claviers)


Artiste : Shining Black

Album : Shining Black

Date de Sortie : 10-07-2020

Ajouté le : 06-09-2020

'Shining Black' est une nouvelle formation née de la rencontre de deux artistes chevronnés du monde du métal, le chanteur 'Mark Boals' ('Yngwie Malmsteen’, 'Royal Hunt', 'Iron Mask', 'Ring Of Fire') et du guitariste ‘Ölaf Thorsen’ ('Labyrinth’) qui ont toujours voulu travailler ensemble et c’est donc chose faite avec ce premier album du nom du projet. D’ailleurs, le reste du line up, le claviériste ‘Oleg Smirnoff’, le bassiste ‘Nik Mazzucconi’ et le batteur ‘Matt Peruzzi’ font tous partie de ‘Labyrinth’, mais il serait très réducteur de limiter ‘Shining Black’ à une pâle copie de ‘Labryrinth’ car ce nouveau projet est plus axé sur un métal mélodique accessible dans un style modéré tout en restant puissant, les claviers jouant un rôle important et les riffs de guitares étant souvent là pour marquer le tempo.

C’est d’ailleurs ce sentiment qui domine dès le titre d’ouverture ‘The House Of The Fallen Souls’ avec une première mélodie qui accroche immédiatement et avec une première belle prestation vocale de ‘Mark Boals’ dont le style s’accorde parfaitement à ce genre de compositions. Avec ‘Boogeyman’, le tempos s’accélère légèrement mais reste très mesuré avec une nouvelle mélodie très classique mais très efficace et avec un remarquable solo de guitare de ‘Ölaf Thorsen’, puis, ‘My Life’, avec un tempo plus rapide, poursuit dans la même atmosphère que son prédécesseur. La première pause power ballade est amenée par un remarquable ‘A Sad Song’ avec une partie centrale plus enlevée, puis, le titre éponyme du projet poursuit dans un mid-tempo mélodique rappelant les lignes mélodiques des années 80, tout comme ‘Just Another Day’ qui est dans le même registre avec un refrain entêtant. La fin de l’album fait défiler des mélodies imparables avec un énergique ‘Where Are Your Gods’, l’entraînant ‘The Caroussel’, la deuxième ballade ‘The Day We Said Goodbye’ tout aussi remarquable que la première et à rajouter aux meilleures ballades métal et enfin un classique mais néanmoins efficace ‘The Fall’.

En résumé, même s’il ne révolutionne pas le métal mélodique, ‘Shining Black’ est un album très agréable à écouter et le duo ‘Mark Boals’/’Ölaf Thorsen’ nous offre un nouveau projet qui devrait être bien accueilli par toutes les amatrices et amateurs d’un métal mélodique classique qui a pris son envol à la fin des années 70...

Interprêtes

Mark Boals (Chant), Ölaf Thorsen (Guitare), Oleg Smirnoff (Claviers), Nik Mazzucconi (Basse), Matt Peruzzi (Batterie)


Artiste : Choruscant

Album : A Christmas Carol

Date de Sortie : 08-07-2020

Ajouté le : 17-09-2020

Après le Polonais ‘Ryszard Kramarski’ qui a en 2019 sorti un album sur le conte ‘Un Chant de Noël’ écrit par ‘Charles Dickens’ (voir ici), c’est au tour des Italiens de ‘Choruscant’ de nous offrir ‘A Christmas Carol’ qui est leur premier enregistrement studio. Né des cendres de la formation ‘Severed Garden’ (‘JoeleTurchi’ et ‘Leo Cornacchia’ n’en faisant pas partie à l’époque), actif entre 2011 et 2015 qui était un projet de progressif, ce n’est que cinq années plus tard que les Italiens sortent leur premier album, après une longue gestation, car certains textes ont déjà été écrits pendant la période ‘Severed Garden’. Dans une ambiance théâtrale, originale et imaginative, en 15 compositions qui s’emboîtent les unes dans les autres avec des durées assez différentes entre elles (de petits intermèdes côtoient de longs développements pour une durée totale de plus de 1 heure et 20 minutes), ils nous racontent l’histoire de ‘Mr Scrooge’ mettant en avant un progressif symphonique proche des comédies musicales avec des influences très diverses de formations majeures de progressif des années 70 à nos jours.

Nous somme accueillis par des bruits de rue et les cloches de Big Ben (rappelons-nous ’Clock Strikes Ten’ de ‘Cheap Trick’) qui se transforment assez rapidement en une introduction instrumentale symphonique qui nous introduit dans cette histoire par une ambiance orchestrale accessible avec un premier solo de guitare qui amène au premier titre chanté ‘To Begin With’, plantant le décor de ‘A Christmas Carol’ de manière très expressive et burlesque, puis, la composition suivante ‘Scrooge’, reprend au début ce climat et se transforme en un titre progressif à plusieurs tiroirs, mêlant des styles assez éloignés les uns des autres (des parties progressives énergiques côtoyant des atmosphères de Noël), mais formant un ensemble très cohérent et, avec ‘Marley (Seven Years Later)’, la théâtralité du titre et les incursions entre musique contemporaine et musique de jazz est certainement plus dur d’approche mais en font un des titres les plus originaux de l’album. C’est avec ‘The Ghost of Christmas Past’ que l’on tient la pièce maitresse de l’album, de plus de 22 minutes qui nous font voyager dans un univers dans lequel se succèdent de multiples atmosphères et sentiments différents avec des influences multiples ce qui en fait une composition d’une densité incroyable qui se dévoile progressivement et demande bien évidemment plusieurs écoutes pour se l’approprier complètement. Les 8 titres suivants, mis bout à bout, ont à peu près la même durée que ‘The Ghost of Christmas Past’, et c’est avec ‘The Ghost of Christmas Present’, dans une ambiance entraînante de Noël que cette suite commence laissant la place à ‘The Torch’ qui est un court intermède acoustique guitare/voix, puis ‘Cratchit's Dwelling’ réintroduit un progressif raffiné et tranquille, suivi de ‘A Christmas Eve’ qui amène une touche folklorique avec sa rythmique marquée et l’utilisation du violon accentuant cette atmosphère à la ‘Kansas’. Suivent, ‘Ignorance and Want’, légèrement plus rock, agrémenté par de belles sections de guitare électrique, le très court et expressif ‘Midnight’, puis ‘The Ghost of Christmas Yet to Come’ durcit le ton dans une ambiance inquiétante ponctuée par de lourds riffs de guitare et ‘The Death of an Old Man’ continue dans une ambiance théâtrale déroulant la suite de l’histoire, ‘Joele Turchi’ continuant de nous enchanter par son interprétation très expressive. C’est avec deux longs développements que l’album se termine, tout d’abord, ‘An Uncertain Future’ qui suit sans transition le titre précédent en revenant à un climat plus serein dans une première partie piano/voix tranquille suivie d’un passage symphonique plus énergique, le ton se durcissant dans la deuxième partie, et enfin, ‘The End of It’ qui clôt l’histoire avec une introduction dans le même thème folklorique que ‘A Christmas Eve’, puis qui déroule un progressif raffiné et mélodique, tout en gardant ce remarquable sens démonstratif et qui possède un final épique avec de très belles lignes mélodiques qui restent gravées dans votre tête et rappellent le thème musical du début.

En résumé, les Italiens de ‘Choruscant’ sortent un album concept de qualité qui nous propose un progressif sortant des chemins battus et qui devrait plaire à un public aimant les albums concepts racontant une histoire et qui aiment apprivoiser une œuvre musicale progressive, petit à petit, écoute après écoute...

Interprêtes

Joele Turchi (Chant), Giorgio Manca (Guitare), Ivan Di Sipio (Claviers), Davide Di Camillo (Basse), Leo Cornacchia (Batterie)


Artiste : Osta Love

Album : About Time

Date de Sortie : 03-07-2020

Ajouté le : 02-09-2020

'Osta Love' est un projet Allemand créé par un duo, le multi-instrumentaliste et chanteur 'Tobias Geberth' et le batteur 'Leon Ackermann'. Ils ont sorti début Juillet un nouvel album 'About Time', leur précédents opus, 'Good Morning Dystopia' datant de 2013 et 'The Isles Of Dogs' de 2015. Classés en progressif, ce dernier bébé explore différents styles allant de la pop à un rock énergique avec des lignes mélodiques qui s'apprivoisent rapidement.

L'album débute dans la douceur avec 'We Can Do It Again', une très belle mélodie popisante à la 'Beatles', puis, 'Oscillating' amène une composante plus progressive avec une rythmique plus variée et des sonorités claviers qui peuvent faire penser à 'Pink Floyd', et 'Desert Shufle' revient à une pop harmonieuse avec quelques incursions jazzy. Avec 'Moth To A Flame', l'introduction musclée laisse place à une mélodie accrocheuse dans un style art rock proche de 'David Bowie', et 'Nights Of Aphelion' est une très belle ballade mélancolique qui est suivie par une autre ballade, 'The Waters Of The Nils', mais cette fois plus proche du psychédélique des 'Floyds' avec des sonorités de guitares 'Gilmouriennes' et une très belle section instrumentale acoustique. Changement total de registre avec 'Amethyst Deceiver' qui débute par une rythmique funky et qui se poursuit dans un développement progressif imaginatif et très original dans lequel se succèdent plusieurs parties assez différentes les unes des autres mais qui forment un très bel ensemble et qui possède un remarquable final pour tout amateur de progressif. L'album se termine, comme il a commencé, tout en douceur, avec le semi-acoustique 'About Time' avec une dernière fois, le chant de 'Tobias Geberth' qui nous berce délicatement.

En résumé, avec ce nouvel album des Allemands de 'Osta Love', l'été 2020 nous a amené encore de belles compositions dans un style progressif calme et raffiné, entre pop et rock, et 'About Time' est à conseiller à un public naviguant entre pop et rock et appréciant des lignes mélodiques accessibles...

Interprêtes

Tobias Geberth (Guitare, Chant, Claviers, Basse), Leon Ackermann (Batterie, drums, Percussions)


Artiste : Acute Mind

Album : Under The Empty Sky

Date de Sortie : 03-07-2020

Ajouté le : 16-09-2020

‘Acute Mind’ est une formation Polonaise qui avait sorti un premier album éponyme du groupe en 2010, puis plus rien jusqu’à ce nouvel opus ‘Under The Empty Sky’ sorti début Juillet 2020. Tagué en métal progressif, ils ont un style se rapprochant d’un de mes groupes favoris, ’Threshold’ qui, bien que tagué métal, pour ma part, mélange rock et métal progressif ce qui est également le même cas pour les Polonais.

’Shine Of Your Soul’ débute l’album avec un première partie énergique et avec une rythmique débridée qui alterne avec des passages plus calmes puis, la deuxième partie comporte une remarquable section instrumentale amenant au final, tout d’abord chanté, puis se terminant par un beau solo de guitare. Avec ‘Clouded Eyes’ on est plus proche du rock progressif d’un groupe comme ‘Arena’, les riffs de guitare étant toujours présents mais sans aucune agressivité et avec des lignes mélodiques qui s’apprivoisent très facilement. C’est avec l’introduction ‘Daddy’ que l’on revient à la puissance du métal mais avec toujours ces magnifiques alternances entre tension et détente, le petit intermède avec des enregistrements de voix amenant à un très belle section ‘Floydienne’, la suite revenant au thème de départ et c’est dans ce genre de titre que le parallèle avec ‘Threshold’ est le plus juste. Sans transition, ‘Hope from the Heart’ il n’est plus question du tout de métal progressif car c’est une remarquable ballade dans le style de ‘RPWL’ qui monte en crescendo dans la deuxième partie, puis le titre éponyme de l’album, assez court mais très entraînant, est plus direct et déroule de belles lignes mélodiques. C’est encore un changement complet d’ambiance avec ‘It’s Not Me’, composition qui débute en ballade avec de très beaux arrangements orchestraux de ‘Michał Mierzejewski’ et avec un refrain qui vous ne lâche plus, la deuxième partie, entièrement instrumentale, accélérant le rythme et nous offrant un très beau solo de guitare. On revient à un style plus classique avec ‘I Need You’ qui s’éloigne du progressif et flirte avec de la pop tranquille, puis, le reste de l’album durcit de nouveau le ton avec tout d’abord ‘The Same Again’ dans un métal progressif puissant qui peut rappeler le style du nouveau super groupe ’Suns Of Apollo’, puis enfin ‘Kingdom’ qui tend vers un métal industriel énergique tout en gardant des lignes mélodiques accessibles.

En résumé, les Polonais d‘Acute Mind’ reviennent sur le devant de la scène avec un album de progressif varié, alternant différents styles ce qui destine ‘Under The Empty Sky’ à un public aimant des formations comme ‘Threshold’, ‘Dream Theater’ pour le côté métal ou encore ‘Arena’ pour le côté rock...

Interprêtes

Marek Majewski (Guitare, Chant), Arkadiusz Piskorek (Basse, Chant), Paweł Ciuraj (Guitare), Artur Jasiński (Batterie), Piotr Włodarczyk (Claviers) + Invité : Emilia Siepkowska (Violon), Kuba Kotynia (Guitare), Michał Mierzejewski (Orchestration)


Artiste : Logos

Album : Sadako e le mille gru di carta

Date de Sortie : 01-07-2020

Ajouté le : 15-09-2020

Pour une amatrice ou un amateur de musique progressive, la recherche de l’album qu’elle ou il va pouvoir rajouter à sa collection indispensable est une quête perpétuelle et là, je dois dire qu’avec le dernier album du groupe Italien ‘Logos’, tout est réuni pour nous offrir un bijou progressif, avec tout d’abord, un thème très fort qui, cerise sur le gâteau, a été décliné sous différentes formes artistiques (voir leur très belle page web ici qui présente les différentes facettes du projet et explique l’histoire que je vous laisse découvrir et un extrait de la magnifique vidéo à venir ci-dessus) et ensuite, un accompagnement musical qui est complètement en adéquation avec le thème et qui vous touche au plus profond de vous-même. Alors, prêt à plonger dans cette histoire remplie d’émotion, d’authenticité et d’originalité ?

Tout d’abord, ce sont 6 compositions pour plus d’une heure de musique avec, vous vous en doutez, de longs développements progressifs qui provoquent le plaisir intense de découvrir, petit à petit, toute leur richesse et qui resteront à jamais gravés dans votre mémoire. ‘Origami in SOL’ ouvre l’album avec un court instrumental qui plante un décor symphonique intense avec des claviers omniprésents, puis ‘Paesaggi di insonnia’ est la première longue composition, dépassant les 11 minutes, montrant déjà tout le talent de cette formation avec un patchwork d’influences, de sonorités et de tempos différents qui est un pur joyau de progressif à la fin duquel on a qu’une seule envie, la rejouer pour bien s’en imprégner et qui nous offre de merveilleuses parties instrumentales avec des claviers qui sont les maîtres à bord et d’admirables accompagnements de saxophone : on est déjà au 7ème ciel avec plein de petites étoiles qui gravitent autour de nous ! Dans un album de progressif, on serait déjà satisfait d’avoir un seul titre comme celui-là, mais ce n’est qu’une mise en bouche car déboule ensuite ‘Un lieto inquiertasi’, avec une première partie du même niveau qu’un certain groupe ‘ELP’ qui étaient des précurseurs dans les années 70, riche et imaginative, puis la deuxième moitié nous embarque dans un progressif symphonique et raffiné avec un chant qui arrive assez tard et une mélodie entêtante qui nous tient compagnie jusqu’au final nous ramenant au thème de départ : la boucle est bouclée. Après ces deux titres, pour nous reposer de ces deux compositions extraordinaires, on embarque sur un petit nuage avec une douce ballade comme savent si bien les composer les Italiens dans un style à la ‘BJH’ ou ‘Procol Harum’, et c’est encore un long développement qui nous attend avec ‘Zaini di elio’ qui continue dans un progressif majoritairement instrumental dans lequel il n’y a pas la moindre seconde d’ennui et qui possède un final à vous filer la chair de poule pendant plusieurs minutes. Ça y est on arrive à la fin de l’album, non, me dit-on dans l’oreillette, excusez-moi, il y aurait encore un autre titre ! pas possible après tant de qualité, on aurait droit encore à une autre composition, de plus de 20 minutes me rajoute-t-on ; je n’y crois pas et pourtant, c’est la pure vérité, la pièce maitresse se trouve en dernière position de cet opus déjà tellement dense. L’émotion est alors à son paroxysme avec cette introduction sereine mais tellement forte compte tenu du thème (me faisant couler quelques larmes) puis, se développe une nouvelle fresque avec quelques sonorités orientales et avec une richesse et une originalité dans chaque section que tout passionné de progressif recherche. Assez parlé, le mieux encore est de vous laisser découvrir ce merveilleux ‘Sadako e le mille gru di carta’ par vous même.

En résumé, pour un groupe qui a commencé à faire des reprises de ‘Le Ormo’ et de ’Banco Del Mutuo Soccorso’ (pas mal comme références), l’élève est maintenant largement au même niveau que les maîtres et après trois enregistrements de qualité depuis une vingtaine d’années, ce dernier atteint des sommets ce qui, comme vous l’aurez compris, en fera pour moi, certainement l’enregistrement de l’année en progressif et qui devrait combler tout un public qui aime prendre son temps pour découvrir un album concept...

Interprêtes

Luca Zerman (Chant, Claviers), Alessandro Perbellini (Batterie), Claudio Antolini (Claviers), Fabio Gaspari (Basse, Mandoline, Chant) + Invités : Federica Zocatelli (Saxophone), Elisa Montaldo (Chant), Simone Chiampan (Batterie), Massimo Maoli (Guitare)


Artiste : tRKproject

Album : Kay & Gerda

Date de Sortie : 29-06-2020

Ajouté le : 30-08-2020

Nous avions laissé 'Ryszard Kramarski' avec l'excellent 'Mr Scrooge' sorti il y a un peu plus d'un an et c'est au tour de 'Kay & Gerda' de voir le jour. Entre temps est sorti un nouvel album de 'Millenium' et si vous êtes amatrice ou amateur de rock progressif subtil et tranquille, vous êtes au bon endroit car ce nouvel opus est rempli de poésie et de délicatesse qui se rapprochent de formations comme 'Mostly Autumn' ou 'Fleesh'.

L'album se décline en deux versions avec deux chanteurs différents, tout d'abord, honneur aux dames, la talentueuse 'Karolina Leszko' qui nous enchante encore une fois de plus tout au long de cette première partie, la seconde étant dévolue à sieur 'David Lewandowski', jeune chanteur du groupe 'Fizbers' qui donne une deuxième interprétation tout aussi remarquable que la première, à vous de tester les deux et de choisir celle que vous préférez. L'album s'ouvre sur le magnifique 'The Shards Of Glass' qui nous fait monter directement sur un petit nuage dans une ambiance délicate et reposante avec des nappes de claviers 'Floydiennes' et une mélodie qui nous berce et ne nous quitte plus, puis, 'Gerda’s Song' continue dans cette atmosphère harmonieuse qui, pour ma part, m'a déclenché à plusieurs reprises ce petit frisson caractéristique d'un bonheur intense avec la version de Karolina. Quant à 'Garden Of Oblivion', c'est encore une composition douce et limpide qui rappelle 'Mostly Autumn', puis, 'The Crow and The Castle', à moitié instrumental ajoute de sublimes vocalises de Karolina et se termine sur un remarquable solo de guitare, et 'Little Robber Girl' est certainement le titre le plus énergique avec un très beau passage mêlant de belle manière le chant de Karolina et une guitare acoustique. La première partie se termine par, tout d'abord, un mélancolique 'Long Way North' avec encore une magnifique mélodie accrocheuse puis avec 'Snow Queen Palace' qui nous embarque une dernière fois dans un voyage merveilleux rempli d'émotion et Karolina, en fin de titre, transmet le relais magnifiquement à 'David Lewandowski'.

En résumé, avec ce dernier album, 'Ryszard Kramarski' continue de nous enchanter avec des mélodies attachantes et délicates qui sont sublimées par deux remarquables interprètes et 'Kay & Gerda' devrait sans aucun doute séduire toutes les amatrices et amateurs d'un progressif harmonieux et sensible dans la lignée de formation comme 'Mostly Autumn'...

Interprêtes

Ryszard Kramarski (Claviers, Guitare), Marcin Kruczek (Guitare), Grzegorz Fieber (Batterie, Percussions), Krzysztof Wyrwa (Basse), Karolina Leszko (Chant), David Lewandowski (Chant)


Artiste : Black Dime Cabaret

Album : Act I : Nefarious Schemes to Murder Lady Midnight

Date de Sortie : 28-06-2020

Ajouté le : 31-08-2020

J'écris cette chronique en sachant déjà que le premier album des Australiens de 'Black Dime Cabaret' sera le dernier car un post assez court sur leur facebook, sans trop d'explication, écrit par 'Brandom Young', l'instigateur du groupe, nous explique qu'ils se séparent après un an d'existence (d’autant plus que leur album a été retiré de Spotify mais j’ai eu le plaisir de l’écouter avant qu’il soit retiré et j’ai mis le lien you tube sur l’ensemble de l’album). Mais ne boudons pas notre plaisir car l'opus sorti fin juin 2020, qui devait être à l'origine le premier volet d'un tryptique est d'une grande originalité et nous fait découvrir un univers très particulier et très attachant fait d'influences puisées dans le monde du cirque, dans le bal musette ou encore dans le cabaret, tout ceci dans un style progressif. C'est un album concept qui raconte l'histoire de la peste en France à la fin du XIXeme siècle.

Dans une ambiance classique, l'instrumental 'A Plague In France' plante un décor épique introduisant 'The Clown and the Election' dans un progressif mélodique qui alterne de calmes passages et des parties plus musclées dans lequel on découvre le chant délicat de 'Dayle Barnett' et l'utilisation de sonorités de cuivres qui accentue l'atmosphère de cirque, puis, le titre éponyme du groupe nous embarque dans une ambiance de cabaret avec une rythmique sautillante et 'Autumn', qui suit, est une belle ballade semi-acoustique très attachante avec un remarquable contraste entre les sonorités de fanfare et la guitare acoustique. Suit 'Festival of Witches', son introduction de musique de cirque laisse place à une partie chantée avec de multiples changements de tempo et une merveilleuse dynamique proche du tango, puis, 'Ode to Lady Midnight' nous enchante avec ses alternances entre passages mélancoliques et enjoués, le final étant rempli d'une belle émotion. La deuxième partie de l'album continue dans cette atmosphère enivrante avec 'The Great Manipulator' mêlant une ambiance cabaret à du rock progressif, 'Death Waltz' dans un tempo original de valse et une mélodie qui, pour ma part, ne reflète pas forcément le titre, puis, 'Nefarious Schemes', titre très contrasté, sa force étant de mélanger des sentiments que qualifierais de mélancolie joyeuse, 'The Lynch Mob' qui est sans doute la composition la plus énergique avec des riffs de guitares et toujours cette énergie communicative, l'album se terminant, tout d'abord par la courte berceuse 'Sleep, Dear' puis, 'Incantations' qui peut rappeler certaines sonorités de 'Renaissance' et qui une dernière fois, nous embarque dans un titre imaginatif et très original.

En résumé, cet album des Australiens de 'Black Dime Cabaret' est rempli d'une vraie poésie qui pourrait se résumer à l'atmosphère des clowns, en même temps joyeuse mais cachant souvent une souffrance remplie de mélancolie ce qui rend ces compositions très attachantes et originales et qui font de 'Nefarious Schemes to Murder Lady Midnight' un opus sortant des sentiers battus du rock progressif traditionnel...

Interprêtes

Dayle Barnett (Chant, Guitare), Brandon Young (Guitare), Joel Holdsworth (Batterie), Cole Catania (Basse), Max Budich (Claviers)


Artiste : Void Contact

Album : Form over Dysfunction

Date de Sortie : 27-06-2020

Ajouté le : 01-09-2020

'Void Contact' est une formation créée à la fin des années 80 par 'David McHenry' et 'Carter Scott' avec deux albums sortis en 1989 ('Age of Antiquity') et en 1991 ('Autonomy') et qui après une longue séparation se sont retrouvés en 2013 pour poursuivre l'aventure. Deux nouveaux opus ont vu le jour, 'Many Happy Returns' en 2015 et 'Secrets and Alibis' en 2018 et 'Form over Dysfunction' est donc leur troisième enregistrement studio. Dans un style pop hérité des années 60 aux années 80, ils nous offrent 10 compositions qui pourraient être un subtil mélange entre les 'Beatles', les 'Beach Boys', 'Supertramp' ou encore 'Billy Joël' ou 'Chris de Burgh'.

Dès le départ, on navigue à travers des compositions pop douces et raffinées souvent semi-acoustiques comme 'Second Hand Love' et son ambiance westcoast, 'Holiday' et sa rythmique reggae, 'He Made His Bed' proche des sonorités de 'Chris de Burgh' ou encore le 'Beatlesien', 'Never Say Fail'. Avec 'All That She Sees', l'utilisation de cordes rappelle les ambiances des versions orchestrales du projet, 'The Gentle Storm' d'Arjen Anthony Lucassen', puis, l'entraînant 'Non-Committal Inspirations' possède une mélodie entêtante à reprendre en coeur et 'Let Me In' nous entraîne dans une rythmique chaloupée exotique, l'album se terminant par 'I Don't Care' avec de très beaux chœurs rappelant les 'Beach Boys', 'Shame on You, Shame on Me' avec encore une mélodie entêtante nous ramenant aux années 70 et enfin, la belle ballade mélancolique 'Paralyzed', piano/voix, sur laquelle viennent se greffer de belle manière des cordes pouvant rappeler les ambiances de 'Peter Gabriel'.

En résumé, ce nouvel album des Américains de 'Void Contact' est très agréable à écouter et nous ramène à une pop des années 70/80 et 'Form over Dysfunction' est à conseiller au grand public car toutes les compositions sont accessibles à la première écoute...

Interprêtes

David McHenry (Chant, Claviers, Batterie, Percussions), Carter Scott (Guitare, Claviers, Chœurs) + Invités : Mark Horwitz (Accordéon, Piano), Daniel Lee (Violon), Studio Pros (Violoncelle), Brittany Bandstra (Clarinette), Ray McHenry (Basse), Ryan West (Guitare), Alfonso (Piano)


Artiste : Molitoth

Album : The Tribunal

Date de Sortie : 26-06-2020

Ajouté le : 29-08-2020

'Molitoth' est le projet du chanteur 'Kyle Brandt' de 'A Light Within' qui vient de sortir son premier enregistrement studio 'The Tribunal'. Dans un style progressif atmosphérique assez sombre avec de lents tempos, il nous propose 11 compositions qui marient des claviers avec de lourds riffs de guitare, son objectif étant d'axer 'The Tribunal' sur de la musique méditative.

Après la courte introduction instrumentale 'Meditation (Transcendantal)', 'Confessional Lock' déroule une lourde et lente mélodie qui peut rappeler les ambiances des compositions comme 'Sorrow' des 'Pink Floyd', puis 'Interrogation Frames' prend le relais avec une basse imposante qui continue dans ce registre mélancolique. Avec 'The Departing', de plus de 9 minutes, le caractère lent et répétitif amène un côté majestueux et la mélodie peut rappeler des formations comme 'Airbag' ou 'RPWL', le final offrant de très beaux arrangements vocaux et 'Self Reflection' poursuit dans cette ambiance de force tranquille puis 'Meditation (Guided)', court instrumental, ouvre la deuxième moitié de l'album en introduisant 'Verdict Scope' qui nous embarque pour une composition plus énergique et plus difficile à apprivoiser. Suit 'Send Me an Angel' qui est une reprise du groupe 'Real Life' dans un style beaucoup plus posé et la fin de l'album fait défiler 'Ackowledgement' et sa rythmique chaloupée assez linéaire, puis le troisième instrumental, dans un style expérimental, sur un thème assez monocorde avec une voix féminine chuchotée, et enfin 'Incarceration' qui clôt l'album dans une ambiance 'Floydienne'.

En résumé, 'Kyle Brandt' sort un album atmosphérique agréable à écouter le casque sur les oreilles et 'The Tribunal' est à conseiller à un public aimant le rock progressif fait d’ambiances calme et tranquille propices à la relaxation et à la méditation...

Interprêtes

Kyle Brandt (Chant, Claviers, Guitare), Madelyn Robertson (Basse, Guitare, Claviers), Bryant Bridges Guitare), Taylor Talbott (Guitare), Matt Davis (Batterie)


Artiste : Professor Tip Top

Album : Tomorrow is Delayed

Date de Sortie : 26-06-2020

Ajouté le : 26-08-2020

Après les Espagnols de 'Glasswork', le mois de Juin nous a gâté en sorties d'album de rock progressif car c'est au tour des Norvégiens de 'Professor Tip Top' de sortir un nouvel album, 'Tomorrow is Delayed', après 'Life Is No Matter' en 2017 et 'Hybrid Hymns' en 2019. Tout est encore mis en œuvre pour nous offrir un rock progressif très agréable hérité des années 70 dans un style psychédélique.

Dès les premiers titres 'Erebus', 'In The Mirror ' et 'Under Crystal Stars', on embarque pour des mélodies paisibles qui s'écoutent tranquillement au casque, et la suite continue dans ce registre avec la belle voix apaisante de 'Sonja Otto', magnifique interprète des lignes mélodiques sorties tout droit des années 70 et c'est des noms comme 'Barclay James Harvest' ou 'Pink Floyd' qui me viennent à l'esprit en écoutant des titres comme 'The Ghost Within', 'Beneath the Silence' ou encore le développement progressif rappelant le début des 'Floyds' 'Objet Petit A' et on a le droit également à un peu plus d'énergie avec 'Tomorrow is Delayed', l'album se terminant dans la douceur avec 'Earth' dans lequel 'Sonjo Otto' nous berce une dernière fois.

En résumé, même s'ils reprennent des influences existantes sans amener de réelles nouveautés, les Norvégiens de 'Professor Tip Top' sortent un nouvel album très agréable à écouter et 'Tomorrow is Delayed' est à conseiller à tout un public aimant un progressif calme et rempli de sérénité venant tout droit d'une époque qui voyait ce style de musique prendre son envol...

Interprêtes

Sonja Otto (Chant, Claviers), Sam Fossbakk (Guitare, Claviers, Chœurs), Stein Høgseth (Basse), Charles Wise (Batterie)


Artiste : Mike LePond’s Silent Assassins

Album : Whore of Babylon

Date de Sortie : 26-06-2020

Ajouté le : 27-08-2020

Mine de rien, 'Mike Lepond' en est déjà à son troisième album solo avec 'Whore of Babylon', d'autant plus qu'il est sur tous les fronts, tout d'abord en étant le bassiste officiel de 'Symphony X' depuis 2000 mais également avec son autre projet 'DeadRisen' et si vous recherchez 'Mike Lepond' sur myprogmusic, vous verrez les projets auxquels il a participé depuis 3 ans (et ceci n'est évidemment pas exhaustif).

Certes, avec ce nouvel album, il ne va pas révolutionner le métal mais c'est justement ce qui fait la force de cet opus, le fait de concentrer sur 10 titres des influences multiples qui donnent l'impression d'écouter un ‘best of’ de métal des années 80/90 car pour le fan de cet époque (dont je fais partie), 'Whore of Babylon' est un vrai régal. On navigue donc entre power métal avec un puissant 'Ides of March' ou avec un énorme 'Tell Tale Heart', du speed métal avec 'Dracul Son' ou avec le renversant 'Ironborn' ou encore du métal mélodique aux accents folk avec 'Night of The Long Knives' ou avec l'entraînant 'Avalon'. Et comment passer à côté de 'Power Steel' qui ferait sauter en l'air tout un stade (en passant, chapeau à la prestation d'ensemble d'Alan Tecchio' qui sait adapter sa voix à tous les styles) et à l'opposé de la pause power ballade 'Champion', certes convenue mais tellement efficace avec cette envie irrésistible de se balancer au rythme de la mélopée (également belle prestation vocale de 'Sarah Teets'), sans oublier le mid-tempo 'Whore of Babylon' qui déploie sa lente mélodie de manière majestueuse.

En résumé, comme vous l'aurez compris, ce dernier bébé de 'Mike Lepond' est une vraie réussite qui devrait ravir toutes les amatrices et tous les amateurs de métal des années 80/90 en leur offrant un concentré du meilleur de cette époque avec un son et des arrangements modernes...

Interprêtes

Mike LePond (Basse, Guitare, Chœurs), Alan Tecchio (Chant), Lance Barnewold (Guitare), Rod Rivera (Guitare), Sarah Teets (Flûte, Chant, Chœurs), Michael Romeo (Claviers), Mandoline (Batterie), Michael Pinnella (Piano, Chœurs)


Artiste : Nick D’Virgilio

Album : Invisible

Date de Sortie : 26-06-2020

Ajouté le : 28-08-2020

Quand on voit la liste impressionnante des invités dans le dernier album 'Invisible' du batteur 'Nick D’Virgilio' (entre autres 'Tears for Fears', 'Spock's Beard', 'Big Big Train' ou 'Steve Hackett' mais aussi il a fait partie de l'aventure du ‘Cirque du Soleil’ pendant 5 ans), on se dit que l'on côtoie la crème du rock progressif mondial. Mais ce dernier opus est beaucoup plus large qu'un ensemble de compositions progressives car Nick mélange différentes influences dans lesquelles il a baigné depuis quelques décennies ce qui fait de 'Invisible' un album très accessible.

Après le court instrumental mettant en avant les instruments de l'orchestre dans une atmosphère mélancolique, la chanson titre de l'album 'Invisible' est une magnifique ballade sur les personnes dont on ne parle jamais mais qui amènent autant que les autres leur pierre à l'édifice (quelle belle coïncidence avec ce que nous avons vécu en début d'année), puis 'Turn Your Life Around' est un des seuls titres vraiment progressif qui alterne parties instrumentales et chantées avec l'utilisation de cordes qui nous renvoient aux atmosphères du début d'Electric Light Orchestra'. Sans transition, 'I'm Gone' nous embarque dans une rythmique funky avec des chœurs de l'époque des 'Bee Gees', puis la reprise du rock 'Money (That's All I Want') de 'Barett Strong' qui avait été chantée par les 'Beatles' au début des années 60, est complètement revisitée avec une rencontre improbable mais magnifique entre les musiques du cirque du soleil et un groupe de Gospel. Suit la courte ballade très dépouillée 'Waiting For No One' avec une ambiance jazzy, puis on monte les décibels avec un entraînant 'Snake Oil Salesman' qui n'aurait pas dépareillé dans une set list de 'Status Quo' et 'Where's The Passion' nous ramène à une ambiance beaucoup plus classique avec des arrangements orchestraux remarquables et une atmosphère proche de la variété Américaine des années 70/80. C'est encore un grand écart comme je les aime avec 'Mercy' qui, après une introduction atmosphérique, nous délivre un métal progressif puissant que n'aurait pas renié 'Dream Theater' et, dans ce registre, 'Nick D'Virgilio' montre tout son talent à la section rythmique, puis, 'Overcome' poursuit avec une introduction instrumentale colossal qui débouche sur un titre plus calme mais épique dans un style à la 'Queen', et 'In The Bones' mélange puissance du rock et sonorités du jazz avec des cuivres qui remplissent tout l'espace. La fin de l'album nous offre un rythmé 'Wrong Place Wrong Time' avec des effets électroniques et un phrasé vocal superposé au chant principal, 'Not My Time To Say Goodbye' dans un registre plus progressif avec de nouveaux un accompagnement de cuivres qui rappellent les génériques de séries Américaines, et enfin 'I Know The Way' dans une ambiance légère popisante proche du style d'Elton John'.

En résumé, ce nouvel album solo de 'Nick D’Virgilio' est un condensé d'influences diverses qui mélangent pop, rock, jazz et métal, l’ensemble étant saupoudré de progressif ce qui destine 'Invisible' à un public aimant avant tout la diversité des genres...

Interprêtes

Nick D'Virgilio (Chant, Batterie) + Invités : Beth Cohen (Choeurs), Carl Verheyen (Guitare), Jem Godfrey (Claviers), Jonas Reingold (Basse), Jordan Rudess (Claviers, Piano), Kat Bowser (Choeurs), Nathan Heironimus (Choeurs), Paul Gilbert (Guitare), Randy Mcstine (Guitare), Rick Nielsen (Guitare), Sophia D'virgilio (Choeurs), Tony Levin (Basse)


Artiste : Feuerschwanz

Album : Das Elfte Gebot

Date de Sortie : 26-06-2020

Ajouté le : 12-09-2020

Direction l’Allemagne avec le dernier album de ‘Feuerschwanz’ qui continuent de nous distiller, depuis leur 2 derniers albums ’Sex is Muss’ en 2016 et ’ Methämmer’ en 2018, un power métal aux accents folks avec des mélodies entêtantes à enflammer un stade en entier et ce n’est pas leur dernier album ‘Das Elfte’ qui me contredira car sur les 11 titres originaux (les 7 derniers étant des reprises d’autres formations de métal), il y en gros, oui je compte bien, 11 brûlots qui devraient vous faire bouger au rythme de la musique si vous êtes sensible à des mélodies directes et efficaces qui s’incrustent immédiatement dans votre tête et si vous n’êtes pas rebutés par la langue Allemande. Prêt pour l’aventure ?

Et c’est parti avec ‘Meister der Minne’ avec un premier refrain entêtant, puis ‘Metfest’ rajoute une couche avec une mélodie entraînante addictive et sans transition, c’est le titre éponyme de l’album qui déboule avec ses sonorités folk amenées par le violon de ‘Stephanie Pracht’ et ce titre me fait penser aux mélodies bien huilées de leurs compatriotes ‘Mono Inc.’ qui, eux on fait le pas de chanter en Anglais pour s’ouvrir à l’international et cette ambiance énergique se retrouve dans le titre suivant ‘Kampfzwerg’ avec un nouveau refrain qui vous met en forme pour toute une journée. Après toute cette débauche d’énergie positive, ‘Im Bauch des Wals’ arrive à point nommé pour se reposer quelques minutes (et oui, ça fatigue de headbanguer aussi longtemps passé les 50 ans !) avec une mélodie que l’on voit déjà reprise en chœurs par tout en public (faites des la-la-la si vous ne connaissez pas l’Allemand !). Inutile de vous décrire les titres suivants car ça continue dans la même voie toute tracée et, c’était le risque d’un tel album, sans avoir de répétitions de style car chaque composition a sa propre personnalité, le seul point commun étant que toutes possèdent des mélodies addictives. Et ce n’est pas terminé car les Allemands nous gratifient ensuite de reprises tout à fait remarquables de différentes formations : ‘Ding’ de ‘Seeed’, ‘Hier Kommt Alex’ de ‘Die Toten Hosen’, ‘Amen & Attack’ de ‘Powerwolf’, ‘I See Fire’ d’Ed Sheeran’, ‘Gott Mit Uns’ de ‘Sabaton’, ‘Limit’ de ‘Deichkind’, et enfin ‘Engel’ de ‘Rammstein’.

En résumé, pas besoin de vous faire un dessin, ce nouvel album des Allemands de ‘Feuerschwanz’ ne va pas révolutionner le power métal mais ce n’est pas précisément ce qu’on leur demande car peu de formations sont capables de sortir un album de cette qualité pour nous faire passer un très bon moment à l’écoute de tous ces titres tous aussi efficaces les uns que les autres...

Interprêtes

Hauptmann Feuerschwanz (Chant), Stephanie Pracht « Johanna von der Vögelweide » (Violon, Vielle à roue), « Sir Lanzeflott » (batterie), Ben Metzner « Prinz R. Hodenherz III » (Guitare), Hans Platz « Hans der Aufrechte » (Guitare), Jarne Hodinsson (Basse)


Artiste : Falconer

Album : From a Dying Ember

Date de Sortie : 26-06-2020

Ajouté le : 14-09-2020

Après 20 ans de bons et loyaux services et une discographie bien remplie, les Suédois de ‘Falconer’ tirent leur révérence en nous offrant un dernier album ‘From a Dying Ember’ dans ce style caractéristique d’un métal fusionnant des composantes mélodique, power et folk. Au menu de cet opus, 11 nouvelles compositions qui ne vont révolutionner le métal mais qui sont très agréables à écouter et qui représentent bien la marque de fabrique des Suédois avec des lignes mélodiques que l’on s’approprie immédiatement dans des atmosphères épiques et puissantes.

L’énergique ’Kings and Queen’ ouvre le bal dans un mid-tempo mélodique qui n’empêche pas ‘Karsten Larsson’ de nous balancer quelques sections de double pédale, puis, ‘Desert Dreams’ et ‘Redeem and Repent’ accélèrent le rythme avec deux mélodies classiques mais super efficaces que les fans ne pourront plus, hélas, reprendre en concert. Avec ‘Bland Sump Och Dy’, chanté en Suédois, on embarque pour une sorte de ritournelle avec une composante folk plus marquée et accentuée par l’accompagnement d’un violon, puis, ‘Fool’s Crusade’ revient à un power mélodique plus classique avec une remarquable prestation vocale de ‘Mathias Blad’ qui alterne sa voix de tête et de poitrine, et le court instrumental ‘Garnets and a Gilded Rose’ avec les instruments traditionnels du folk amène une ambiance médiévale dont les lignes mélodiques ressemblent à celles du titre suivant, ‘In Regal Attire’ mais celui-ci est dans un style beaucoup plus puissant. C’est avec ‘Rejoice The Adorned’ que la sérénité s’installe dans une magnifique ballade avec un chant rempli d’émotion qui met encore en avant ‘Mathias Blad’, puis, retour à l’énergie avec un rapide ‘Testify’, très caractéristique du style des Suédois, et ‘Thrust The Dagger Deep’ déroule un lent tempo avec une rythmique marquée, un mélange original de power et de sonorités vintages aux claviers et une courte section a capella mais néanmoins remarquable, l’album se terminant par ‘Rapture’ qui une dernière fois, nous enchante avec ce mélange de puissance et de folk, la mélodie restant ancrée dans notre tête, la dernière note passée.

En résumé, ce dernier album des Suédois de ‘Falconer’ est encore rempli de bonnes mélodies qui s’apprivoisent sur le champ avec un mélange entre métal et folk assez caractéristique de cette formation et ‘From a Dying Ember’, au-delà des fans qui seront comblés par cet album mais attristés de savoir que c’est le dernier, devrait également être bien apprécié par un public aimant un power métal facile d’accès...

Interprêtes

Mathias Blad (Chant), Stefan Weinerhall (Guitare, Claviers), Jimmy Hedlund (Guitare), Magnus Linhardt (Basse), Karsten Larsson (Batterie)


Artiste : Chris Antblad

Album : Age of Concord III

Date de Sortie : 25-06-2020

Ajouté le : 07-09-2020

Toujours aussi discret sur internet car ce n’est pas facile de trouver des informations sur son dernier album ‘Age of Concord III’ (Chris, si tu nous écoutes, une petite page facebook, ça serait pas mal !), après ’Age Of Concord : On The Radio’ qui me l’avait fait découvrir en 2016, ‘Chris Antblad’ continue de nous offrir de belles compositions accessibles au plus grand nombre dans un style rock mélodique soft dans la lignée de chanteurs comme ‘Chris De Burgh’ ou ‘Brian Adams’. Ce nouvel opus contient en fait une grande partie des singles qu’il a sorti depuis environ 2 ans (voir sa page Spotify).

On est donc plongé dans l’univers mélodique du Suédois avec des pépites mélodiques rappelant les ambiances des années 80/90 qui se partagent entre compositions entraînantes comme ‘Unbroken’ ou ‘The Last Day of Summer’ dans la grande tradition AOR Américaine, ou les sautillants ‘Mr. Preacherman’ et ‘Words’ ou les popisants ‘I Played The Piano And She Danced’ et ‘I Prayed for Rain’ mais également des ballades dans lesquels ‘Chris Antblad’ excelle, à l’image de ‘Lion’ dans une ambiance Westcoast ou des magnifiques titres très dépouillés comme ‘A Painting’ ou ‘Tattoos’ ou encore les magnifiques ‘My Heart’s Forever Young’ ou ‘When It Was Only You and Me’ avec de belles mélodies qui donnent l’impression qu’elles ont toujours fait partie de notre vie.

En résumé, ‘Chris Antblad’ continue son petit bonhomme de chemin avec des compositions intemporelles que l’on adopte immédiatement ce qui destine ce troisième album de ‘Age of Concord’ au grand public...

Interprêtes

Chris Antblad (Chant, Tous les instruments)


Artiste : Beyond The Black

Album : Hørizøns

Date de Sortie : 19-06-2020

Ajouté le : 16-08-2020

A voir le nombre impressionnant de chroniques sur le web concernant le dernier ‘Beyond The Black’, on se rend compte comment la progression de ce groupe a été fulgurante car on a l’impression que ’ Songs of Love and Death’ est déjà bien loin mais il ne date que de 2015 et 2020 voit déjà la sortie du quatrième album ‘Hørizøns’, c’est dire la fréquence des enregistrements studios des Allemands. Et encore, ils ont mis le paquet au niveau marketing car en plus de la vidéo ‘Misery’ visible ci-dessus, on a le droits à trois autres vidéo 'Wounded Healer' , ’Human’ et enfin ’Golden Pariah’.

Avec ce nouvel album, tout est encore mis en œuvre pour nous offrir un métal symphonique moderne et accessible avec des mélodies qui s’incrustent facilement dans votre tête, chacune aurait pu faire l’objet d’un single : c’est avec le titre éponyme que l’album commence dans un style énergique et mélodique qui rejoint les Hollandais de ‘Within Temptation’, puis ‘Misery’ continue avec un nouveau hit avec une nouvelle mélodie imparable et ‘Wounded Healer’ dans un tempo moins marqué voit la participation de la chanteuse ‘Elize Ryd’ d’Amaranthe ce qui fait de ce titre un très beau duo avec Jennifer (on en redemande !). La suite continue de faire défiler des mélodies addictives avec l’entraînant ‘Some Kind of Monster’, nous ramenant encore à ‘Within Temptation’, puis la ballade ‘Human’ est encore une pépite mélodique comme les Allemands en ont le secret, et ‘Golden Pariahs’ ajoute des sonorités électroniques plus modernes. Après 6 titres sans aucun temps mort, on attaque la deuxième partie de l’album titre avec ‘Marching In’ qui montre encore que les duos amènent toujours un plus (comme pour la formation ’Visions of Atlantis’) avec en l’occurrence la participation du guitariste ‘Chris Hermsdörfer’, puis, avec ‘You’re Not Alone’, je vois déjà Jennifer faire participer tout le public pour le faire reprendre le refrain en chœur. Que dire de plus, sinon que les cinq dernières compositions sont du même niveau que le reste avec le mid-tempo ‘Out of the Ashes’, le rapide ‘Paralyzed’ avec ses chœurs qui seront certainement scandés en concert, ‘Coming Home’ qui emprunte de belle manière une voie plus rock que métal, la magnifique ballade acoustique ‘Surrender’ avec la participation de la violoncelliste ‘Tina Guo’ bien connue des fans de ‘Hanz Zimmer’ et qui a fait partie de l’aventure du live au ‘Carnagie Hall’ de ‘Joe Bonamassa, l’album se terminant par l’entraînant ‘Welcome To My Wasteland’.

En résumé, Les Allemands de ‘Beyond The Black’ sortent encore un album dont chaque composition pourrait faire l’objet d’un single et font désormais partie du peloton de tête des formations de métal symphonique : ‘Hørizøns’ participera certainement encore à augmenter la base de fans car toutes les compositions sont très accessibles pour un large public au-delà des fans de métal...

Interprêtes

Jennifer Haben (Chant), Chris Hermsdörfer (Guitare), Tobias Lodes (Guitare), Stefan Herkenhoff (Basse), Kai Tschierschky (Batterie) + Invités : Elize Ryd (Chant), Tina Guo (Violoncelle)


Artiste : Airbag

Album : A Day at the Beach

Date de Sortie : 19-06-2020

Ajouté le : 18-08-2020

2016 voyait la sortie de ‘Disconnected’ qui n’avait pas défrayé la chronique mais qui était dans la continuité de ce que les Norvégiens d’Airbag’ avaient l’habitude de produire et, quatre ans après, c’est au tour de ‘A Day at the Beach’ de sortir avec seulement 6 titres mais avec 4 qui dépassent les 8 minutes.

C’est avec les 10 minutes de ‘Machines and Men’ que l’album débute avec déjà un clin d’œil à la rythmique et les bruitages d’un certain ‘Welcome to the Machine’ des ‘Floyds’ sorti il y déjà 45 ans (et oui ça ne nous rajeunit pas) et dont la répétitivité du thème est bien en relation avec celle des machines et la rythmique beaucoup enlevé que ce que l’on connaissait d’Airbag, puis, changement d’atmosphère avec la première partie de ‘A Day at the Beach’ qui nous offre une mélodie planante et reposante à écouter tranquillement au casque (surtout que le son est vraiment excellent). Suit ‘Into The Unknow’ qui nous embarque pour 10 minutes d’ambiance atmosphérique avec l’utilisation de sonorités électroniques héritées des années 70 et qui, après un break fait de bruitages, se termine sur une belle mélodie ‘Floydienne’ aérienne qui berce nos sens, puis, de nouveau, changement de style avec ‘Sunsets’ qui est beaucoup plus rythmé et qui peut rappeler le projet ‘Blackfield’ de ‘Steven Wilson’. La fin de l’album nous propose, tout d’abord la deuxième partie de ‘A Day at the Beach’ qui est instrumental et qui revient à de l’atmosphérique assez linéaire, fait d’un doux crescendo pour arriver sur un solo de guitare ‘Gilmourien’, puis enfin ‘Megalomaniac’ qui frise les 10 minutes referme ‘A Day at the Beach‘ sur une note plus mélancolique avec un lent tempo qui déroule une nouvelle mélodie aérienne puis qui monte en intensité en milieu de titre en gardant le même fil conducteur jusqu’à une explosion puissante avec une rythmique qui accélère pour retomber comme il avait commencé.

En résumé, les Norvégiens d’Airbag’, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, continuent à nous offrir des compositions atmosphériques agréable à écouter dans un endroit calme pour se relaxer après une dure journée de travail et ‘A Day at the Beach’ devrait sans aucun doute plaire, au-delà des fans d’Airbag’, à un public aimant un style aérien avec une utilisation prépondérante de claviers...

Interprêtes

Bjørn Riis (Guitares, Basse, Claviers, Chœurs), Asle Tostrup (Chant, Claviers), Anders Hovdan (Basse), Henrik Fossum (Batterie)


Artiste : AURIUM

Album : The Second Sun

Date de Sortie : 19-06-2020

Ajouté le : 20-08-2020

‘AURIUM’ est un projet Serbe mené par la chanteuse ‘Milica Jovaov’ est qui date de 2012, 2015 ayant vu la sortie du premier album ’Still Life’. C’est donc 5 années après ce premier bébé que les Serbes ont enregistré leur 2ème opus ‘The Second Sun’. Dans un style métal symphonique avec une utilisation importante d'arrangements orchestraux, ils nous proposent 11 titres pour 46 minutes qui peuvent rappeller les formations majeures du genre comme 'Delain', 'Within Temptation' ou encore 'Dark Sarah' (chronique à venir de son dernier album) mais également, pour ma part, encore plus des projets comme 'Therion' ou encore 'Imperial Age' dû à des tempos assez lents.

Tout commence par 'Asylum', puissant dans un tempo modéré avec une première mélodie qui s'apprivoise immédiatement, puis 'Leaden Skies' avec ses chœurs a un côté 'Within Temptation' des années 2000 avec 'Milica Jovanov' qui utilise sa voix claire et aigüe de belle manière, et 'Curtain's Fall' voit Milica mélanger les deux registres clair et lyrique dans un style toujours très symphonique. Avec 'Dead Landscapes', on est plus proche du côté théâtral de 'Therion', tout comme avec 'Garbage Eater' mais cette fois pour les riffs énergiques de guitare électrique, puis 'Timekeeper' reproduit le même schéma que son prédécesseur. C'est avec 'Phasiadinae' que l'on tient le plus long titre en plusieurs parties avec de très beaux arrangements vocaux, le style opératique étant poussé à son paroxysme et rappelant la grandeur des Russes d'Imperial Age'. C'est encore à 'Therion' que l'on pense, mais plus dans le registre de l'opéra métal 'Beloved Antechrist' avec 'Nodus Tollens' et 'Reminiscence', avec son lent tempo rythmé et ses chœurs, revient aux mélodies entêtantes d'Imperial Age' tout comme le mid-tempo 'The Silent Wake', l'album se terminant par un entraînant 'Son of the Morning Star' qui flirte plus avec des formations comme 'Dark Sarah'.

En résumé, les Serbes d'AURIUM, continuent de nous offrir un métal symphonique riche en influences puisées avec une front woman qui est beaucoup plus convaincante dans un chant lyrique ce qui, pour ma part, fait de 'The Second Sun' un album qui sera plus destiné aux fans de formations comme 'Therion' mais pourra également faire des heureux chez toutes celles et tous ceux qui aiment le métal symphonique en général...

Interprêtes

Milica Jovanov (Chant), Pavle Savić (Batterie), Siniša Mladenović (Basse, Claviers), Slavoljub Pupić (Guitare)


Artiste : Glasswork

Album : Metabolé

Date de Sortie : 19-06-2020

Ajouté le : 22-08-2020

'Glasswork' est une formation de rock progressif Espagnole qui a déjà sorti 2 albums, 'Knots' en 2015 et 'Fear and Trembling' en 2017, 'Metabolé' étant donc leur troisième enregistrement studio. Au menu, du rock progressif recherché et plutôt calme avec de belles lignes mélodiques, les 11 titres se partageant entre 7 compositions chantées comprises entre 4 et 7 minutes, 3 courts instrumentaux et un long développement qui frise les 15 minutes.

'Blackspot' nous accueille dans une ambiance feutrée avec une première mélodie accrocheuse, puis, 'Tales from the Cave' durcit légèrement le propos avec une rythmique plus marquée et un refrain nous ramenant aux années 70, et, 'The Decision' qui suit, amène de très belles harmonies vocales. Après les 2 instrumentaux, tout d'abord, le pastoral 'Barbarian Assimimation' avec des incursions jazzy puis 'Zeirach' avec des bruitages pouvant rappeler l'ambiance d'Alan's Psychedelic Breakfast' des 'Floyds', 'A Song for Grace', est une ballade douce aves des accents folk, puis 'Solitude' nous embarque pour une composition plus recherchée avec des harmoniques riches et des sonorités du début du progressif et qui monte petit à petit en puissance passée la moitié du titre avec un magnifique passage qui met en avant le saxophone de 'Jesús Sánchez'. La suite nous offre 'For Everyone and for No One', du progressif alternant passages 'Floydien' et d'autres beaucoup plus puissants, le court instrumental ‘Turmoil’ fait de bruitages et l'énergique 'One Dimensional Man' avec des intonations orientales et des claviers vintages des années 70. Mais la pièce maîtresse est sans conteste le titre éponyme de l'album qui vaut à lui tout seul l'achat de cet opus et qui est un véritable chef d'oeuvre d'inventivité et l'on peut entendre des influences de différents artistes de progressif des seventies comme 'Emerson Lake & Palmer', 'Renaissance', 'Yes', 'Pink Floyd' ou encore 'Deep Purple' mais qui forcément demande quelques écoutes pour en tirer toute la richesse.

En résumé, les Espagnols de 'Glasswork' sortent un un album d'une densité remarquable avec un final exceptionnel et 'Metabolé' est fait sur mesure pour toutes celles et tous ceux qui aiment un progressif inventif et riche tout droit sorti des années 70...

Interprêtes

Miguel Angel Rey (Chant, Batterie, Percussions), Fernando Domínguez (Basse, Chœurs), Jose Galvez (Guitare), Cezar Rodríguez (Claviers, Flûte, Chœurs) + Invités : Laura Martinez (Chant), Jesús Sánchez (Saxophone, Clarinette)


Artiste : Kyros

Album : Celexa Dreams

Date de Sortie : 19-06-2020

Ajouté le : 24-08-2020

'Kyros' est une formation Anglaise menée par le jeune multi-instrumentaliste 'Adam Warne' et qui a été créée en 2012 avec un premier album en 2014 sous le nom de 'Synaesthesia' qui était à l'époque le nom du groupe. Après un très bon album 'Vox Humana' en 2016, 2020 voit la sortie d'un nouvel opus 'Celexa Dreams' qui nous embarque de nouveau dans leur univers fait d'influences multiples allant des années 80 à nos jours entre rock et métal progressif avec des développements qu'il faut généralement apprivoiser en plusieurs écoutes.

Et pourtant, c'est avec deux titres très accessibles que l'album débute, tout d'abord 'In Motion' qui nous plonge dans de la pop avec des claviers aux sonorités des années 80, puis 'Rumour' continue dans ce style léger avec une sorte de mix entre les 'Bee Gees' et 'Foreigner'. Sans transition, 'In Vantalblack' nous embarque pour 14 minutes de progressif riche et inventif avec un titre en muti-tiroirs dans lequel se succèdent des sections accessibles et d'autres plus recherchées. Après l'intermède instrumental 'Ghosts Kids', 'Phosphene' offre une très belle balade mélancolique dans la veine de 'RPWL', puis, 'Technology Killed the Kids III' qui fait echo aux 2 premières parties présentes sur les 2 premiers albums, revient, après une introduction remplie d'effets sonores, à une ambiance plus légère mais très progressive, et 'Sentry', avec des claviers remplis d'effets électroniques, déroule une lente et belle mélodie. La fin de l'opus propose du métal progressif avec tout d'abord, 'Two Frames of Panic' puis 'UNO Attack' proches de ce que pouvait faire 'Steven Wilson' avec 'Porcupine Tree' et le dernier titre 'Her Song is Mine' termine l'album dans la douceur avec une dernière balade assez décalée du reste dans une ambiance symphonique proche d'Alan Parsons'.

En résumé, les Anglais de 'Kyros' sortent un album qui, même s'il contient des titres accessibles, demandent plusieurs écoutes pour en l'apprivoiser entièrement ce qui destine 'Celexa Dreams' à un public aimant varier les styles dans la musique progressive...

Interprêtes

Adam Warne (Chant, Claviers), Robin Johnson (Batterie, Percussions), Peter Episcopo (Basse, Chant), Joey Frevola (Guitare)


Artiste : Dreambleed

Album : We All Bleed Red

Date de Sortie : 17-06-2020

Ajouté le : 14-08-2020

‘Dreambleed’ est un groupe Grecque qui a été formé en 2009 par le chanteur et claviériste ’Manolis Papadopoulos’ qui est également l’auteur et compositeur du combo et qui a sorti un premier album ’Beautifull Sickness’ en 2014 dans lequel ‘Mark Jansen’ d’Epica’ avait prêté sa voix extrême sur le titre ‘Hopeless’. 2020 voit la sortie d’un nouvel enregistrement studio ‘We All Bleed Red’ et on peut voir sur leur facebook qu’ils ont été influencés par des formations comme ‘Within Temptation’, ‘Evanescence’ ou encore ‘Epica’ qui ont tous une chanteuse mais on peut dire que Manolis a un talent pour des compositions mélodiques et que ses prestations vocales sont toutes remarquables avec ce petit plus qu’il a également un don pour transmettre des émotions comme les chanteuses des groupes cités plus haut.

Après l’introduction acoustique instrumentale ‘I've Seen Better Days’au piano, ‘Once Upon a Lie’ nous fait découvrir un premier titre mélodique entre énergie et sérénité, ‘Manolis Papadopoulos’ utilisant souvent sa voix de tête, puis, ‘We All Bleed Red’ amène des sonorités électroniques dans des lignes mélodiques plus classiques, un peu comme si ’Dreambleed’ avait voulu mélanger le ‘Within Temptation’ des années 2000 et celui de la fin des années 2010 avec un son beaucoup plus industriel, ce que l’on retrouve également sur le titre suivant ‘Sonder’. La première pause arrive avec la magnifique power ballade ‘Like a Clown’, très classique mais avec une mélodie qui vous reste dans la tête, puis c’est au tour d’une autre remarquable ballade ‘Oceans of Tears’ avec son refrain entêtant, et le mid-tempo ‘Damaged’ qui suit, revient à du métal symphonique plus classique qui nous ramène aux début des années 2000. La suite nous fait défiler de nouveaux hits avec tout d’abord le mid-tempo ‘Dance Above the Rain’, puis, un énergique ‘Drama Queen’ (qui a fait l’objet d’une vidéo ci-dessus enregistrée lors de la période de confinement), puis ‘Feel My Scars’ avec de nouveaux des sonorités électroniques et avec un nouveau refrain entêtant et enfin la troisième ballade ‘Stay With Me’ qui n’a rien à envier aux deux premières, l’album se terminant par la belle version acoustique de ‘Oceans of Tears’ et la magnifique version orchestrale de ‘Like a Clown’.

En résumé, les Grecs de ‘Dreambleed’ sortent un magnifique album, bien équilibré entre titres puissants et plus calmes, mélangeant du métal symphonique des années 2000 et d’aujourd’hui par l’ajout de sonorités électroniques et ‘We All Bleed Red’ est à conseiller à un public assez large aimant un métal symphonique classique et mélodique sans aucune agressivité...

Interprêtes

Manolis Papadopoulos (Chant, Claviers), Kyriakos (Guitare), Mike (Guitare), Ridra (Basse), Marios (Batterie)


Artiste : Guppy Fish

Album : The Fall of Man

Date de Sortie : 13-06-2020

Ajouté le : 11-09-2020

C’est encore en direction de la Grèce que nous allons avec le premier LP de ‘Guppy Fish’ (2014 ayant vu la sortie d’un EP ‘Constant Motion Of Vanity’) mais dans un style tout à fait différent de celui de ‘John « Jargon » Kosmidis’, puisque ils nous proposent du rock progressif imaginatif qui oscille entre tensions et détentes, passant de moments calmes à d’autres beaucoup plus énergiques et puissants ce qui, pour moi, les rapproche de formations de métal progressif comme ‘Porcupine Tree’ ou ’Opeth’ ou encore ’Anathema’ pour le côté atmosphérique.

’The Fall of Man’, après une introduction calme, se poursuit dans une atmosphère lourde avec des riffs de guitare appuyés et avec un lent tempo, le chant de ‘Manos Tzanoudakis’ augmentant cette sensation de pesanteur, puis, ‘Easily Played’ accélère le tempo en gardant cette impression d’atmosphérique puissant avec des alternances dans les lignes mélodiques entre le début, flirtant avec des sonorités orientales et le final puissant et beaucoup plus mélodieux avec un magnifique solo de guitare et ‘I Don't Like Your Face’, passé l’introduction atmosphérique, est dans un style rock progressif énergique avec un son moderne mais avec des riffs de guitare hérités des années 70. Avec ‘Exposed’, l’introduction orientalisante est de toute beauté et, la suite nous offre une ambiance ‘Blackfieldienne’ avec une mélodie entêtante qui nous enveloppe grâce aux vocalises aériennes et avec un final lourd et puissant dans lequel vient se greffer de belle manière la guitare électrique de ‘Kostas Kokkalos’, puis, ‘Still Here’, dans sa première partie, est beaucoup plus direct et moins progressif avec des lignes mélodiques assimilables immédiatement dans un tempo entraînant mené par le piano, mais possède également, dans la 2ème partie une section instrumentale remarquable beaucoup plus progressive avec un final puissant. La suite de l’album nous offre 10 minutes d’accalmie, avec tout d’abord ‘Neverending Flow’, dans un progressif calme déroulant une belle mélodie, ‘Manos Tzanoudakis’ sachant adoucir le propos vocal parfaitement pour ce genre de composition, puis ‘Justify’ est une magnifique ballade piano/voix avec un lent crescendo qui amène doucement les instruments électriques jusqu’au final avec quelques accentuations de la section rythmique aux temps forts. C’est avec les la suite ‘Above The Sky’, que l’album se termine, avec une première partie dans une ambiance progressive riche et recherchée, pas forcément assimilable à la première écoute et mélangeant rock et métal, puis une deuxième partie qui débute de manière beaucoup plus posée mais qui alterne des ambiances différentes tout au long du titre ce qui en fait un bon résumé de l’opus.

En résumé, les Grecs de ‘Guppy Fish’ nous offrent un magnifique album riche et imaginatif dans un style progressif qui demande de prendre son temps pour l’apprivoiser et ‘The Fall of Man’ est à conseiller à un public averti aimant des formations comme ‘Porcupine Tree’, ’Opeth’ ou encore ’Anathema’...

Interprêtes

Manos Tzanoudakis (Chant, Piano, Claviers), Kostas Kokkalos (Guitare, Chœurs), Xenofon Tsantilas (Basse), Vaggelis Kardamitsis (Batterie) + Invité : Kostas Ntokos (Basse)


Artiste : Vega

Album : Grit Your Teeth

Date de Sortie : 12-06-2020

Ajouté le : 02-07-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

Et on finit en beauté avec les Anglais de ‘Vega’ qui après ‘Only Human’ en 2018 et comme des métronomes, sortent un nouvel album en 2020, ‘Grit Your Teeth’. On retrouve le style du précédent opus avec 11 petits bijoux mélodiques qui nous font remonter aux années 80 avec cette fois une énergie encore plus proche de ‘Def Leppard’. A consommer sans modération...

Interprêtes

Nick Workman (Chant, Guitare), James Martin: Claviers, Marcus Thurston (Guitare), Mikey Kew (Guitare), Tom Martin (Basse), Martin Hutchinson (Batterie)


Artiste : House of Lords

Album : New World – New Eyes

Date de Sortie : 12-06-2020

Ajouté le : 27-07-2020

Il y plus de trente ans sortait le premier album éponyme du groupe ‘House of Lords’, puis plus rien jusqu’à 2004, année qui a vu les Américains continuer leur carrière et ce nouveau bébé ‘New World – New Eyes’ est le 9ème opus de cette période. Amateurs de hard-rock mélodique et de somptueux solos de guitare, vous êtes au bon endroit car tout a été mis en œuvre pour des compositions efficaces et accessibles à consommer sans modération.

Et tout commence par le titre éponyme de l’album, un mid-tempo énergique aux accents des seventies avec un premier solo remarquable de ‘Jimi Bell’ dans le style de ‘Ritchie Blackmore’, puis, ‘Change (What's It Gonna Take)’, après une introduction instrumentale progressive qui rappelle que ‘Mark Spiro’ (bien connu dans la profession pour avoir collaboré avec pas mal d’artistes avec, entre autres, 'Kansas', 'Cheap Trick' ou 'Mr. Big') a écrit la plupart des titres, monte ensuite en puissance dans un mid-tempo avec un refrain à la ‘Def Leppard’. C’est avec ‘One More’ que les choses s’accélèrent et le style me fait penser à ‘Status Quo’, puis ‘Perfectly (You And I)’ est la seule ballade de l’album qui nous ramène dans les années 70, avec en prime un solo de ‘Jimi Bell’ aux accents d’Hotel California’ d’Eagles’. Après ses 4 premiers titres tout à fait remarquables, la suite nous fait défiler des mélodies imparables avec tout d’abord l’énergique ‘The Both of Us’, puis ‘Chemical Rush’ dans un hard-rock mélodique avec des chœurs rappelant encore ‘Def Leppard’, ‘We're All That We Got’ qui débute en ballade mais qui est un mid-tempo dans la lignée de ‘Foreigner’, un ‘Better off Broken’ rythmé dans lequel on ne peut s’empêcher de marquer la mesure, un nouveau mid-tempo ‘$5 Buck Of Gasoline’ avec son refrain entêtant, puis ‘The Chase’ qui me rappelle l’atmosphère de l’album ‘If You Can't Stand the Heat’ de ‘Status Quo’ de 1978, certainement à cause des sonorités de cuivres, l’album se terminant de belle manière par l’entraînant ‘The Summit’ qui met encore en avant ‘Jimi Bell’ avec un remarquable solo de guitare.

En résumé, les Américains de ‘House of Lords’ continuent de nous ramener quelques décennies en arrière avec un hard-rock mélodique que l’on s’approprie immédiatement et ‘New World – New Eyes’ devrait plaire à tout un public qui aime le hard-rock des années 70 et 80...

Interprêtes

James Christian (Chant, Claviers), Jimi Bell (Guitare), Chris Tristram (Basse), B.J. Zampa (Batterie)


Artiste : Arabs In Aspic

Album : Madness and Magic

Date de Sortie : 12-06-2020

Ajouté le : 29-07-2020

‘Arabs In Aspic’ est un groupe Norvégiens de rock progressif dans la grande tradition des formations des années 60/70 avec en tête ‘King Crimson’ qui a été créé à la fin des années 90 et en est avec ‘Madness and Magic’ à son 6ème enregistrement studio, 2018 ayant vu la sortie d’un live ’Live at Avantgarden’. Ils nous offrent 6 titres pour une durée assez courte de 46 minutes, les longs développements étant généralement de mise dans ce style de musique.

L’album s’ouvre sur le très classique ‘I Vow To Thee, My Screen’ qui déroule dans un style atmosphérique une mélodie assez répétitive mais très agréable à l’écoute qui nous fait remonter dans les années 70 avec des formations comme ‘Genesis’ ou ‘Barclay James Harvest’. Sans transition, c’est avec les deux parties de ‘Lullaby For Modern Kids’ que l’on continue avec tout d’abord un long développement progressif très original qui nous offre de très beau passages instrumentaux ‘Floydiens’ et de belles harmonies vocales ici et là qui sont un des points fort de ce groupe, puis, une courte 2ème partie qui est un semi-acoustique avec de belles lignes mélodiques. Changement de style avec ‘High-Tech Parent’ qui nous embarque pour un titre léger et plus rythmé qui pourrait être un mélange entre les harmonies vocales de ‘Crosby, Stills, Nash and Young’ et les ambiances de ‘Santana’, puis le titre éponyme de l’album débute de manière très calme avec des arpèges de guitare et quelques nappes de claviers puis prend légèrement de l’ampleur après 2 minutes pour une mélodie apaisante dans laquelle le chant alterne plusieurs registres. C’est avec la pièce maitresse ‘Heaven in Your Eye’, de plus de 16 minutes, que l’album se termine avec une alternance entre parties chantées et instrumentales qui ne peuvent que rappeler les années 60/70, les claviers amenant ce délicieux côté vintage avec ici et là des sonorités orientales mais qui, comme souvent dans les grands développements inventifs et élaborés de ce genre n’est pas forcément immédiat et demande donc plusieurs écoutes pour en tirer toute la richesse.

En résumé, les Norvégiens d’Arabs In Aspic’ continuent de nous régaler avec un rock progressif avec des sonorités dans la lignées des groupes des années 60/70 et ‘Madness and Magic’ est a conseiller à un public aimant le début du progressif et est à déguster tranquillement le casque sur les oreilles...

Interprêtes

Jostein Smeby (Guitare, Chant), Eskil Nyhus (Batterie, Cymbales), Stig Jørgensen (Claviers, Chant), Erik Paulsen (Basse, Chant), Alessandro G. Elide (Percussions)


Artiste : Moonlight Haze

Album : Lunaris

Date de Sortie : 12-06-2020

Ajouté le : 31-07-2020

En 2019, j’étais passé à côté de la sortie de ‘De Rerum Natura’, premier album de la formation Italienne ‘Moonlight Haze’ et c’est donc avec ‘Lunaris’ que je découvre ce combo mené par la front woman ‘Chiara Tricarico’ (qui n’est pas une inconnue puisqu’elle a été la chanteuse de ‘Temperance’ et qui a également un autre projet avec la formation Italienne ’Ravenword’) et le batteur et claviériste ‘Giulio Capone’ ('Timo Tolkki's Avalon' et également ex ‘Temperance’ entre autres), album qui sort juste un an après son prédécesseur, c’est dire la capacité de ce groupe à nous fournir du matériel à nous mettre entre les oreilles. Une première écoute montre un talent indéniable pour des titres directs et mélodiques qui s’apprivoisent sur le champ dans un style mélangeant power métal et métal symphonique.

Avec ‘Till the End’, on est de plein pied dans un métal symphonique puissant et énergique avec des influences de formations comme ‘Delain’, ’Visions Of Atlantis’ ou ’Xandria’, puis ‘The Rabbit of the Moon’ continue sur cette lancée avec une mélodie entraînante très ‘Nightwishienne’, et ‘Lunaris’ enfonce le clou avec une magnifique prestation de ‘Chiara Tricarico’ qui se paie le luxe d’enregistrer les deux registres vocaux. Après ce début prometteur, ‘Under Your Spell’ marque une pause power ballade avec des lignes mélodiques qui feraient des jaloux dans la profession, et c’est reparti avec ‘Enigma’, mélangeant symphonique et power avec une nouvelle mélodie entêtante et qui chantée en Italien amène, pour ma part, ce côté plus chaleureux, puis ‘Wish Upon a Scar’ augmente encore le tempo pour un titre rapide et ‘The Dangerous Art Of Overthinking’ nous offre dans une ambiance épique et symphonique, de magnifiques variations d’intensité et de tempos qui en font un de mes coups de cœurs. On continue avec des titres toujours de même niveau, tout d’abord un entraînant ‘Without You’, puis la très belle ballade aux accents folk ‘Of Birth And Death’ et enfin ‘Nameless City’ entre orient et occident qui nous embarque pour une fresque symphonique admirable dans les ambiances d’Epica’ avec des chœurs grandioses, l’album se terminant par la version Anglaise d’Enigma’.

En résumé, les Italiens de ‘Moonlight Haze’ confirment avec ce 2ème album, un talent et un potentiel admirable qui devrait les placer assez rapidement dans le peloton de tête des formations de métal symphonique et ‘Lunaris’ ne peut que plaire à toute amatrice et tout amateur de métal symphoniques qui aiment les ténors du genre...

Interprêtes

Chiara Tricarico (Chant), Giulio Capone (Batterie, Claviers), Marco Falanga (Guitare), Alberto Melinato (Guitare), Alessandro Jacobi (Basse) + Invité : Fabio Polo (Violon)


Artiste : Jupiter Hollow

Album : Bereavement

Date de Sortie : 12-06-2020

Ajouté le : 06-08-2020

Avec ‘Jupiter Hollow’, nous sommes de plein pied dans la musique que j’apprécie et c’est l’exemple type que les tags que l’on veut coller aux artistes ne veulent pas dire grand-chose car ce deuxième album ‘Bereavement’ des Canadiens ‘Grant MacKenzie’ et ‘Kenny Parry’ nous embarque dans un univers fait de grands écarts en empruntant à différents styles de musique. Autant vous prévenir, il m’a fallu un certain temps pour apprécier à sa juste mesure ces 9 compositions qui se dévoilent au fur et à mesure des écoutes.

Avec ‘L’Eau du Papineau’ qui débute l’album, on baigne dans un genre expérimental qui nous ramène quelque part dans l’univers du début de ‘Pink-Floyd’ avec leur travail sur les sonorités électroniques et le côté acoustique que l’on peut retrouver dans des albums comme ‘Atom Heart Mother’ mais avec des sonorités modernes, puis, ‘Scarden Valley’ met en avant un style contemporain avec un très beau duo piano/voix avant la participation des instruments électriques qui poursuivent ce titre dans une atmosphère ‘Floydienne’ et ‘The Rosedale’ est beaucoup plus énergique avec des riffs saturés de guitare et un thème mélodique répétitif débouchant sur un refrain entêtant et une prestation remarquable de ‘Kenny Parry’ alternant douceur et force dans son chant. C’est avec ‘Kipling Forest’ que le duo durcit le ton et l’on tient certainement un des titres les plus difficiles à apprivoiser mais également le plus contrasté et le plus imaginatif avec de multiples ruptures de rythme et d’intensité, puis, ‘The Mill’ nous embarque dans du métal progressif riche et inventif avec une débauche sonore inégalée qui contraste fabuleusement avec les 2 minutes de l’atmosphère sereine de l’instrumental ‘Mandating our Perception’. L’album se poursuit avec le remarquable long développement ‘Sawbreaker’ dans lequel ‘Kenny Parry’ alterne chant clair et growls et qui dont les lignes mélodiques fusionnent l’orient et l’occident et que l’on pourrait sans doute qualifier de métal progressif moderne, pouvant rappeler le projet ‘Porcupine Tree’ de ‘Steven Wilson’, puis, ‘Extensive Knowledge’ qui revient à une ambiance plus posée tout en gardant ce côté contemporain dans les lignes mélodiques, la guitare acoustique renforçant cette impression de force tranquille. L’album se termine par les 12 minutes d’un impressionnant ‘Solar Gift’ qui explore des contrées sonores multiples et variées avec des alternances entre tensions et détentes avec des influences de groupes comme ‘Opeth’ ou ’Pain Of Salvation’.
En résumé, avec ce nouvel album des Canadiens de ‘Jupiter Hollow’, on embarque pour un voyage incroyable et original avec des compositions qui réinventent le rock et le métal progressif, mais, revers de la médaille, ‘Bereavement’ risque d’être limité à un public averti constitué de chercheurs de nouvelles sonorités et qui aiment s’approprier un album petit à petit, écoute après écoute...

Interprêtes

Grant MacKenzie (Guitare, Basse, Claviers), Kenny Parry (Chant, Claviers, Batterie)


Artiste : Paralydium

Album : Worlds Beyond

Date de Sortie : 12-06-2020

Ajouté le : 12-08-2020

Après ’Mad Hatter’, ‘Paralydium’ est encore une nouvelle formation Suédoise de power métal qui a été créée par le guitariste ‘John Berg’ en 2015 et qui a sorti dans la foulée un premier EP ’The Paralydium Project’. Après avoir rebaptisé le groupe pour ne garder que ‘Paralydium’, 2020 voit la sortie de leur premier enregistrement studio, ‘Worlds Beyond’ et on notera que le batteur ‘Georg Härnsten Egg’ et le bassiste ‘Jonathan Olsson’ font également partie de la formation de métal mélodique ’Dynazty’.

Une première écoute nous fait découvrir leur univers fait de mélodies assimilables assez facilement tout en gardant une certaine recherche musicale qui amène un côté progressif à l’ensemble. Après l’introduction instrumentale ‘Enter Paralydium’ qui pourrait être une musique de film fantastique, ‘Within The Sphere’ ouvre les débats dans un style énergique et direct avec une belle alternance entre les parties chantées (très bien d’ailleurs par ‘Mikael Selhin’) et les parties instrumentales qui amènent un soupçon de métal progressif, puis ‘Synergy’ continue avec une introduction mettant en avant les claviers de ‘Mikael Blanc’ et qui un des deux titres les plus longs de l’album avec quelques intonations orientales et hispaniques, le style étant résolument progressif et pouvant rappeler ’Sons of Apollo’ mais dans un registre plus accessible. Avec ‘Finding The Paragon’, on continue dans la puissance d’un métal progressif agréable à écouter avec un remarquable solo de guitare, puis, ‘Crystal Of Infinity’, plus posé, possède une mélodie qui s’incruste facilement dans votre tête. Après la pause symphonique ‘Awakening’, l’entraînant ‘The Source’ nous embarque dans une saga progressive laissant une large place aux sections instrumentales, puis avec ‘Into Divinity’, on continue à louvoyer dans un power métal beaucoup plus progressif que les premiers titres, l’album se terminant par le long développement ‘Seeker Of The Light’ qui commence de façon posée et qui prend de l’ampleur en changeant constamment de tempo et d’intensité sous la houlette d’une remarquable section rythmique de ‘Georg Härnsten Egg’.

En résumé, les Suédois de ‘Paralydium’ sortent un premier album très agréable à écouter dans un métal progressif accessible et mélodique ce qui destine ‘Worlds Beyond’ à un public aimant un power métal laissant une bonne place aux parties instrumentales...

Interprêtes

Mikael Sehlin (Chant), John Berg (Guitare), Mikael Blanc (Claviers), Jonathan Olsson (Basse), Georg Härnsten Egg (Batterie)


Artiste : Phil Vincent

Album : Today, Tomorrow, Yesterday

Date de Sortie : 10-06-2020

Ajouté le : 02-08-2020

Cela fait près de 25 ans que le multi-instrumentaliste, auteur et compositeur ‘Phil Vincent’ sort des albums de rock mélodique à une fréquence impressionnante puisque son dernier bébé ‘Today, Tomorrow, Yesterday’ est son 22ème album et il a également d’autres projets en parallèle dont ‘Tragik’, mais l’Américain, malgré un talent indéniable, n’a jamais connu une vraie reconnaissance mondiale. Et pourtant, ce nouvel opus contient des compositions remarquables dans un rock mélodique classique mais très efficace.

11 titres pour près de 50 minutes d’écoute, voici le menu de cet opus qui nous offre des compositions variées qui se partagent entre du rock mélodique AOR comme la première partie de ‘Loss’, ‘Hole In My Heart’, ‘Pictures’, ‘Flying High’ ou encore ‘Loser in the End’ mais également du rock énergique direct et efficace comme ‘When I’m Gone’, ‘Voices’, ‘The Real You’, ‘Feed Your Anger’ ou encore ‘Same Mistake’, l’album se terminant avec la belle ballade ‘Loss (part 2) One Day, We'll Meet Again’.

En résumé, ‘Phil Vincent’ continue son petit bonhomme de chemin en nous offrant un nouvel album dans la lignée des précédents et ‘Today, Tomorrow, Yesterday’ devrait plaire à toutes celles et ceux qui aiment un hard-rock mélodique influencé par les formations majeures des années 70/80...

Interprêtes

Phil Vincent (Chant, Tous les instruments) + Invités : Vince O’Regan (Guitare), Gav Cooper (Basse)


Artiste : Mesmerising

Album : The Clutters Storyteller

Date de Sortie : 06-06-2020

Ajouté le : 13-09-2020

Nous partons pour Italie avec ‘Mesmerising’ qui est le projet de ‘Davide Moscato’ et qui a déjà 2 albums à son actif, ’The Golden Dawn of the Tramp’ en 2012 et ’Mental Maze’ en 2016 et qui sort un nouvel opus ‘The Clutters Storyteller’ qu’il a écrit après le décès de sa mère et à qui il rend hommage. Dans un style progressif mélodique, ‘The Clutters Storyteller’ nous ramène dans les années 70 avec d’une part les Mellotron et Hammond du claviériste ‘Giovanni Pastorino‘ amenant le côté vintage et d’autre part les Saxophone et Flûte de ‘Martin Grice’ qui amène un côté feutré et aérien.

Les deux premiers titres ‘Feel…’ et ‘…My Dream’ n’en forme qu’un et nous accueillent dans une première composition tranquille et mélancolique dans la veine de formations comme ‘BJH’ avec de très beaux solos de guitare ‘Floydiens’, le chant très haut perché de ‘Davide Moscato’ renforçant cette délicate ambiance, puis, ‘Ballad of a Creepy Night’ est un beau mid-tempo auquel viennent s’ajouter de remarquables accompagnements du saxophone et de la flûte. On continue dans cette atmosphère reposante avec de très belles mélodies, tout d’abord le popisant et léger ‘Slave Your Shell’, puis, ‘Underground’, un de mes coups de cœurs de l’album, qui amène un côté progressif avec de remarquables sections instrumentales et des changement de tempos tout au long du titre et un final symphonique dans lequel la flûte virevolte délicieusement, et quant à ‘Vortex’, après une partie rythmée, le tempo s’adoucit pour une section délicate et possède un final dans lequel le Saxophone de ‘Martin Grice’ rappelle étrangement la fin de la première partie ‘Shine On Crazy Diamond’ des ‘Floyds’ en légèrement plus rapide. Avec ‘False Reality’, on se laisse bercer par une ballade dépouillée piano/voix remplie d’émotion, puis, le court ‘In a Different Dimension’, dans un style symphonique cinématographique laisse place à un nouveau joyau mélodique, ‘The Man Who’s Sleeping’ tagué seventies avec de multiples changements de tempos et un très beau final instrumental, l’album se terminant dans la sérénité avec le titre éponyme de l’album, une ballade qui nous berce une dernière fois avec la douce voix de ‘Davide Moscato’, le délicieux accompagnement à la flûte et de très beaux solos de guitare et de claviers avec une fin cachée fait de bruitages.

En résumé, ce dernier bébé de ‘Davide Moscato’, rempli de poésie et d’émotion, est une belle réussite et ‘The Clutters Storyteller’ est à conseiller à un large public aimant un progressif intimiste et tranquille...

Interprêtes

Davide Moscato (Chant, Claviers) + Invités : Giovanni Pastorino (Claviers), Martin Grice (Saxophone, Flûte), Simone 'Simonetto' Amodeo (Guitare), Fabio Zuffanti (Basse), Paolo Tixi (Batterie)


Artiste : The Opium Cartel

Album : Valor

Date de Sortie : 05-06-2020

Ajouté le : 08-08-2020

‘The Opium Cartel’ est le projet du multi-instrumentaliste ‘Jacob Holm Lupo’ qui est également le leader de ‘White Willow’ et qui sort son 3ème enregistrement studio après ‘Ardor’ qui date déjà de 2013. Son style est influencé par une pop raffinée des années 70/80 avec quelques passages progressifs qui peut faire penser à des formations comme ‘Alan Parsons Project’ ou ‘Jon & Vangelis’, la voix de ‘Silje Hubeloer’, principale interprète, les rythmiques utilisées et la présence prépondérante des claviers n’étant pas étrangères à ce sentiment.

’In The Street’ début l’album dans une ambiance légère et tranquille avec un première mélodie qui s’installe doucement au creux de votre oreille et, dès ce titre, on pense à ‘Jon & Vangelis’, puis, ’Slow Run’ poursuit dans cette atmosphère délicate avec un lent tempo qui déroule de belles lignes mélodiques, la douce voix de ‘Silje Hubeloer’ renforçant encore ce sentiment de plénitude. Malgré une introduction dans un style assez semblable que les titres précédents, ‘A Question of Re-Entry’ nous embarque dans un titre instrumental avec des sonorités électroniques et des voix off dans la première partie puis la deuxième partie du titre monte en puissance avec un solo de guitare ‘Floydien’ pour retomber dans quelques notes de claviers. Avec ‘Nighwings’, c’est un retour aux sonorités électroniques des années 80 avec au chant la très jeune ‘Ina A’ qui n’est autre que la fille de ‘Jacob Holm Lupo’ et qui fait une très belle prestation vocale, puis on retrouve ‘Silje Hubeloer’ au chant dans une douce ballade mais également dans ‘Under Thunder’, plus rythmée avec une deuxième belle partie instrumentale. La fin de l’album fait défiler ‘The Curfew Bell’ qui rappelle encore la douceur de ‘Jon & Vangelis’, ‘A Maelstrom of Stars’ avec un invité de marque, ‘Bjørn Riis’ d’Airbag’ (chronique à venir de leur dernier album) qui amène un côté ‘Floydien’ à ce titre et enfin la reprise du groupe de hard-rock ‘Ratt’, ‘What's It Gonna Be’ qui est repris dans un style beaucoup plus eighties dans une ambiance électronique au niveau des claviers et de la section rythmique.

En résumé, ‘Jacob Holm Lupo’ avec son projet ‘The Opium Cartel’ sort un nouvel album très agréable à écouter dans un style pop teinté de progressif et agrémenté de sonorités électroniques et ‘Valor’ est à conseiller à un public aimant les sonorités électroniques qui nous ramènent aux années 80...

Interprêtes

Jacob Holm Lupo (Guitare, Claviers, Percussions) + Invités : Silje Hubeloer (Chant), Ole Ovstedal (Guitare, Basse), Bjorn Riss (Guitare), Lars Fredrik Froislie (Batterie), Ina A (Chant), Leah Marcu (Chant), Maria Grigoryeva (Violon), Ilia Skinbinsky (Saxophone), Alexander Stenerud (Chant), Bjørn Riis (Guitare)


Artiste : Rubber Tea

Album : Infusion

Date de Sortie : 05-06-2020

Ajouté le : 10-08-2020

‘Rubber Tea’ est un nouveau projet de rock progressif initié il y a trois ans par de jeunes et talentueux musiciens et chanteurs Allemands et qui sont influencés par différents courants avec tout d’abord les formations du début du progressif comme ‘King Crimson’ (vous pouvez écouter une reprise de ‘Moonchild’ sur you tube durant le confinement) mais également ils étoffent leurs compositions d’ambiance jazzy avec l’apport de cuivres.

L’album débute avec la composition la plus longue de l’album, ‘On Misty Mountains/Downstream’ partagée en deux parties, une première chantée dans laquelle on découvre le chant doux et délicat de ‘Vanessa Gross’ dans une ambiance psychédélique qui peut rappeler les débuts de ‘Barclay James Harvest’ puis une deuxième partie instrumentale qui se rapproche du ‘Pink-Floyd’ des années ‘Meddle’ et ‘Atom Heart Mother’. C’est avec ‘In Weeping Wates’ que les intonations jazzy amenées par le vibraphone rencontrent un progressif déroulant une mélodie tranquille et posée, puis ‘The Traitor’ continue dans cette atmosphère sereine que l’on pourrait qualifier de jazz progressif et qui me rappelle à certains endroits les Anglais de ‘Renaissance’. L’album se poursuit avec ‘Plastic Dream’ toujours dans la douceur avec de belles parties instrumentales de claviers, puis, avec ‘Storm Glass’, on est de nouveau de plein pied dans du psychédélique avec des effets électroniques dans les voix et ’The Droubt’ revient à des influences des sixties avec toujours les mêmes références, l’album se finissant par l’instrumental ‘American Dream’ qui une dernière fois nous embarque pour un titre ‘Floydien’.

En résumé, les Allemands de ‘Rubber Tea’ montrent pour un premier album et des membres très jeunes une maturité impressionnante et ‘Infusion’ est à conseiller à un public aimant un progressif doux et tranquille qui fait référence au début de ce style dans les années 60/70...

Interprêtes

Vanessa Gross (Chant, Saxophone, Flûte, Percussions), Lennart Hinz (Claviers, Chant), Jonas Roustai (Guitare), David Erzmann (Basse), Henri Pink (Batterie), Maik Scheling (Guitare) + Invités : Christopher Olesch (Vibraphone), Alex Petratos (Congas, Güiro), Jakob Rubin (Saxophone), Kotenfreak Lasse (Trompette)


Artiste : Jargon

Album : The Fading Thought

Date de Sortie : 30-05-2020

Ajouté le : 10-09-2020

C’est avec un peu de retard que je découvre le premier album solo de ‘John « Jargon » Kosmidis’ qui est également le meneur du groupe de rock progressif Grec ‘Verbal Delirium’, car ‘The Fading Thought’ est déjà sorti il y a quelques mois. Dans un style mélangeant rock progressif et musique classique, le terme de rock symphonique est bien approprié à ce premier bébé du Grec qui nous fait voyager dans un monde fait de sonorités orchestrales et mélodieuses baignées dans de belles ambiances mélancoliques.

D’entrée l’instrumental ‘The Film’ donne le ton dans une ambiance classique avec uniquement des instruments de l’orchestre qui déroulent un mélodie romantique, puis, ‘In Search Of The Invisible Thin Line’, après une calme introduction au piano, introduit les instruments électriques toujours accompagnés par le piano et des cordes dans une ambiance progressive mélodieuse avec un belle prestation vocale de ‘Jargon’ qui a une tessiture qui s’accorde parfaitement à l’atmosphère raffinée de l’ensemble. Après un nouvel instrumental, le court et énergique ‘Dance Of The Framed Words’, le titre éponyme de l’album, de plus de 7 minutes, est une très belle fresque progressive symphonique pleine de sensibilité avec plusieurs parties imbriquées dont une partie centrale flirtant entre rock et jazz, puis, un autre instrumental ‘The Light’, tout en retenu, proche de l’ambiance du premier titre ‘The Film’ précède un nouveau joyau progressif, ‘Time Is Running Out’, dans une ambiance vintage rappelant le début du progressif symphonique avec de magnifiques lignes mélodiques et un solo de guitare ‘Guilmourien’. Le troisième tiers de l’opus nous offre, tout d’abord, ‘How Can I’ dans une ambiance inquiétante avec une remarquable prestation au chant de ‘Jargon’ qui me rappelle certaines atmosphères que dégageait ‘Alan Reed’ avec ‘Pallas’, puis, ‘The Last Temptation’ et ‘Window To The World’, sans transition entre les deux titres, qui nous embarquent pour un nouveau développement progressif remarquable avec un tempo inégal qui amène toute la poésie et l’émotion à l’ensemble qui ondule entre sérénité mélancolique et énergie, toujours sur le fil du rasoir et avec certainement l’interprétation vocale la plus expressive de l’opus et un final qui file la chair de poule : tout simplement éblouissant !

En résumé, ‘Jargon’ nous offre un premier album riche en émotion qui, compte tenu de sa richesse et de son originalité et de cette force émotionnelle dégagée, toujours entre tensions et détentes, demande quelques écoutes pour bien l’apprivoiser; ‘The Fading Thought’ est à conseiller à un public aimant un rock symphonique mêlant instruments électriques et orchestraux avec des lignes mélodiques facile d’accès...

Interprêtes

Jargon (Chant, Claviers, Piano), Nikitas Kissonas (Guitare), Leonidas Petropoulos (Basse), Wil Bow (Batterie), Kostas Karitzis (Violon), Stelios Papanastasis (Alto), Thodoris Mouzakitis (Violon), Aris Zervas (Violoncelle) + Invité : Lupe (Chœurs)


Artiste : Wild Souls

Album : Queen of My Heart

Date de Sortie : 29-05-2020

Ajouté le : 02-07-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

Dans le hard-rock mélodique, on n’est pas habitué à écouter des groupes venant du bassin Méditerranéen mais plutôt des pays Scandinaves; et pourtant, ‘Wild Souls’ est bien une formation Grecque qui sort déjà son 3ème album studio ‘Queen of My Heart’, le dernier ’Game of Love’ datant de 2016 et qui a tous les atouts des meilleurs formations Suédoises ou Finlandaises. Ils nous offrent un album de qualité avec des artistes qui amènent chacun leur pierre à l’édifice et le résultat est remarquable car les 12 compositions vous mettent une pêche d’enfer dans un hard-rock classique mais d’une efficacité redoutable. A titre d’exemples, on peut citer les hits mélodiques puissants ‘Nothing But Loving You’, ‘Ready to Rock’ ou encore ‘Hold Me Tight’ mais ils ont également un talent pour des titres plus AOR avec ‘Love Ain’t No Lie’, ‘Queen Of My Heart’ ou encore ‘Street Eagles’.

Interprêtes

George Nikolaou (Chant), Kostis Tsiligiris (Guitare), Thanos Kalantzopoulos (Guitare), Leyteris Naso (Bassd), Michael Saroglou (Batterie)


Artiste : Outside In

Album : Karmatrain

Date de Sortie : 29-05-2020

Ajouté le : 25-07-2020

‘Outside In’ est un nouveau projet d’artistes d’un pays qui ne défraie pas la chronique en rock progressif, j’ai nommé la Nouvelle Zélande, mais qui sortent un premier enregistrement studio tout à fait admirable. Mené par le guitariste ‘Jonnie Barnard’, ce premier opus ‘Karmatrain’ est inspiré par le roman philosophique ‘Siddhartha’ d'Hermann Hesse’ (chaque titre étant tiré d’un chapitre du roman) et ‘Outside In’ évoluent dans un rock progressif calme et paisible mélangeant atmosphérique et psychédélique qui peut faire penser à des formations comme ‘Edenya’, ’Realisea’ ou encore ’My Arrival’ pour ne citer que des albums que j’ai chroniqués récemment.

L’album débute avec ‘Let Me Go’, titre semi-acoustique lent et calme dans lequel on découvre le chant délicat de ‘Mickey Brown’ avec de très beaux arrangements vocaux, puis, ‘Blue Dragon’ continue dans cette atmosphère paisible et reposante avec un refrain mémorable et les 2 compositions qui suivent ‘Echos and Stepping Stones’ et ‘Bridges’, plus rythmées, tout en restant assez tranquilles, peuvent rappeler les ambiances que ‘Sting’ peut mettre dans certaines de ses compositions. Suit ‘Morning Warning’ qui déroule paisiblement au rythme d’une section rythmique marquée de très belles lignes mélodiques, puis ‘The Lake’ continue dans cette ambiance popisante avec quelques riffs plus appuyées de guitare et, quant à ‘The Garden of Light’, le tempo très lent avec une basse profonde me fait penser aux ambiances des Norvégiens de ‘Gazpacho’ ou à celles de la formation ’Nosound’. La suite de l’album continue dans cette atmosphère avec un tranquille ‘Mushrooms’ qui nous offre de très belles harmonies vocales, puis avec ‘Ferryman’ qui alterne tensions et détentes, puis le plus classique ‘Pass on the Flag’ aux accents de variété internationale des années 80 rappelant ‘Sade’, l’album se finissant par tout d’abord, ‘Om’, plus énergique tout en gardant un lent tempo et enfin avec les 8 minutes de ‘I Am Not the One’ qui résume bien l’album avec des variations d’intensité rappelant les ambiances des Britanniques d’Anathema’.

En résumé, les Néo-Zélandais d’Outside In’ sortent un premier album très prometteur qui se bonifie au fil des écoutes et ‘Karmatrain’ est destiné à un public aimant un rock progressif mélangeant atmosphérique et psychédélique...

Interprêtes

Mikey Brown (Chant), Jonnie Barnard (Guitare), Adam Tobeck (Batterie), Elliott Seung Il Park (Basse), Joe Park (Guitare)


Artiste : Souls of Tide

Album : Black Magic

Date de Sortie : 22-05-2020

Ajouté le : 01-07-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

‘Souls of Tide’ est une formation de hard-rock Norvégienne qui sort son 2ème album ‘Black Magic’, leur premier bébé ’Join The Circus’ datant de 2016. Ils évoluent dans un hard-rock classique qui nous ramène dans les années 70 avec les pionniers du genre comme ‘Led Zeppelin‘, ‘Deep Purple’ ou ‘Uriah-Heep’.

Interprêtes

Vegar Larsen (Chant), Anders Langberg (Guitare), Ole Kristian Østby (Guitare), Øyvind Strõnen Johannesen (Basse), Tommy Kristiansen (Baterie), Kjetil Banken (Claviers)


Artiste : FM

Album : Synchronized

Date de Sortie : 22-05-2020

Ajouté le : 04-07-2020

Pour poursuivre dans le hard-rock mélodique, après le dernier ’Vega’, les Anglais de ‘FM’ reviennent avec un nouveau bébé ‘Synchronized’ qui succède au magnifique ‘Atomic Generation’ en 2018. C’est sans surprise que l’on retrouve les bijoux mélodiques qu’ils ont eu l’habitude de nous offrir dans les précédents albums et tous les fans d’un rock mélodique accessible des années 80 seront encore une fois ravis par ces 12 compositions.

Et ça commence fort avec le titre éponyme de l’album qui nous embarque dans une mélodie imparable et dans un style FM rappelant tous les grands noms des années 80, puis, ‘Superstar’ continue dans cette voie, flirtant avec de la variété internationale. Avec ‘Best of Times’, on se rapproche du style Westcoast et j’ai l’impression d’entendre ‘Eagles’ il y a quelques décennies et ce sentiment se répète avec la belle ballade ‘Ghosts of You and I’ et ‘Angels Cried’. Le reste de l’album continue de nous bercer au rythme de mélodies proche de groupes comme ‘Toto’, ‘Journey’ ou ‘Survivor’ comme ‘Broken’ avec ses chœurs rayonnants ou comme l’entraînant ‘Change for the Better’ ou encore comme l’énergique ‘Hell or Hight Water’ où l’on ne peut s’empêcher de battre la mesure. On peut noter également le titre ‘Pray’ qui débute comme un gospel mais qui se transforme vite en un remarquable rhythm and blues sortant de l’atmosphère générale de l’opus et l’album se termine par un très bon ‘Ready for Me’ qui nous embarque une dernière fois dans le rock mélodique des années 80.

En résumé, les Anglais de ‘FM’ continue de faire ce qu’ils savent si bien faire, des mélodies taillées sur mesure pour un public qui a été élevé au biberon d’un rock élégant et radieux des années 80 mais également est destiné à un public assez large car toutes les compositions sont accessibles dès la première écoute...

Interprêtes

Steve Overland (Chant, Guitare), Merv Goldsworthy (Basse), Jem Davis (Claviers), Jim Kirkpatrick (Guitare), Pete Jupp (Batterie)


Artiste : Caligula’s Horse

Album : Rise Radiant

Date de Sortie : 22-05-2020

Ajouté le : 06-07-2020

Les Australiens de ‘Caligula’s Horse’ sont devenus au fil des années une formation incontournable de la musique progressive au même titre que des combos comme ‘Leprous’ (voir leur dernier album ici) ou ‘Pain of Salvation’ (voir leur dernier album ici) et ‘Rise Radiant’ est déjà leur 5ème album depuis leur premier enregistrement studio ‘Moments from Ephemeral City’ en 2011. Après le très bon ’In Contact’ en 2017, ce nouvel opus qui frise les 60 minutes démontre, si c’était encore nécessaire, un talent pour des pièces progressives que l’on s’approprie petit à petit et qui, finalement, grâce à une richesse et une inventivité débordante, rentrent dans la liste des albums qui resteront à jamais dans votre mémoire avec ce style qui garde une totale liberté créative ce qui leur permet d’évoluer au fil des années.

L’album débute avec ‘The Tempest’ et ‘Slow Violence’ qui sont typiques d’un métal progressif alternant puissance et détente sans être jamais trop technique car les lignes mélodiques sont facilement assimilables, puis, le premier long développement arrive avec ‘Salt’ qui évolue vers un progressif moins démonstratif mais qui, pour ma part, véhicule beaucoup plus d’émotion et qui peut faire penser à ‘Leprous’ dans l’approche musicale avec ce sentiment d’être constamment sur le fil du rasoir prêt à imploser. Et c’est dans la direction prise dans le titre ‘Salt’ que les autres titres vont suivre avec tout d’abord ‘Resonate’ tout en retenu qui est bien loin de la puissance du métal mais qui amène une vraie bouffée d’air frais à l’album, puis ‘Oceanrise’, même s’il présente des passages puissants, continue dans cette ambiance alternant tensions et détentes et ‘Valkyrie’ revient à un style plus direct mais toujours aussi imaginatif. Viennent ensuite les deux titres majeurs de l’album : tout d’abord le paisible ‘Autumn’ qui est une magnifique ballade progressive avec des parties instrumentales atmosphériques, puis le long développement ‘The Ascent’ de plus de 10 minutes qui est un peu un résumé de ces deux directions prises dans l’album et qui est au paroxysme d’un métal qui est constamment en opposition entre énergie débordante et tension contenue. L’album se termine avec 2 reprises, tout d’abord, le remarquable ‘Don’t Give Up’ de ‘Pater Gabriel’ qui correspond bien à la direction prise par le groupe avec une interprétation tout en retenu et complètement revisitée, puis, ‘Message To My Girl’ de ‘K’s Choice’ également totalement réapproprié.

En résumé, ce dernier album montre encore une évolution chez les Australiens de ‘Caligula’s Horse’ qui nous offrent 2 facettes différentes, celle que l’on connaissait déjà, avec un métal progressif puissant, inventif et riche mais également une autre facette que l’on connaissait moins, lorgnant vers ‘Leprous’ et beaucoup plus contenue ce qui fera de cet album, sans aucun doute, une des meilleures sorties de 2020 en métal progressif et devait toucher un public relativement averti qui aime les grands écarts en métal car ‘Rise Radiant’ demande forcément pas mal d’écoutes pour en tirer toute la substantifique moelle…

Interprêtes

Jim Grey (Chant), Adrian Goleby (Guitare), Dale Prinsse (Basse), Sam Vallen (Guitare), Josh Griffin (Batterie)


Artiste : One Desire

Album : Midnight Empire

Date de Sortie : 22-05-2020

Ajouté le : 07-07-2020

Après le premier album remarqué 'One Desire' en 2017 grâce au hit ‘Hurt’ qui comptabilise à ce jour à plus de 3 600 000 écoutes sur Spotify, les Finlandais de ‘One Desire’ sortent un nouvel album intitulé ‘Midnight Empire’. Forcément cela met une belle pression mais force est de constater que ce dernier bébé est un condensé de mélodies imparables à consommer sans modération peut-être un cran au-dessus de son prédécesseur et les Finlandais continuent de surfer sur la vague des formations de la grande famille du hard-rock mélodique nordique comme ‘Eclipse’, ’H.E.A.T’, ’W.E.T.’ ou encore ’Nordic Union’.

Sur les 10 titres de l’album, il y a environ… 10 bijoux mélodiques que l’on s’approprie immédiatement en commençant par un énergique ‘Shadowman’ avec un premier refrain qui vous chatouille les neurones et qui vous donne une pêche d’enfer pour toute une journée, puis, ‘After You’re Gone’, plus classique, nous ramène dans les années 80 avec des chœurs entêtants qui donnent une envie folle de les accompagner. Inutile de faire du titre à titre car je ne voudrais pas répéter la même chose 8 autres fois et je citerai simplement les deux compositions les plus calmes dans lesquelles ils excellent également, tout d’abord le magnifique ‘Through The Fire’ qui commence en ballade acoustique et qui se transforme en power ballade pour un final en accélération avec un remarquable solo de guitare, puis ‘Rio’ qui débute également en ballade et qui déroule une belle mélodie dans un style proche de l’AOR et ensuite ‘Only When I Breathe’ qui termine l’album dans le calme avec une dernière ballade débordant d’émotion.

En résumé, comme vous l’aurez compris, pas de surprise pour les amateurs de hard-rock mélodique, vous pouvez y aller les yeux fermés et déguster ce nouveau bébé des Finlandais de ‘One Desire’ sans modération car c’est encore une bombe mélodique qui démontre qu’ils ont, en deux albums, pris une place majeure dans la longue liste des groupes de hard-rock mélodique du moment (voir Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020)...

Interprêtes

André Linman (Chant, Guitare), Jimmy Westerlund (Chant, Guitare), Jonas Kuhlberg (Basse), Ossi Sivula (Batterie) + Invité : Dani Strömbäck (Claviers)


Artiste : Mad Hatter

Album : Pieces of Reality

Date de Sortie : 22-05-2020

Ajouté le : 21-07-2020

‘Mad Hatter’ est une formation Suédoise (une de plus) qui n’a que 3 ans d’existence et qui sort son deuxième album ‘Pieces of Reality’ après l’album éponyme du groupe ’Mad Hatter’ datant de 2018. La Suède est beaucoup plus connue pour les groupes de hard-rock mélodique et pour changer, ‘Mad Hatter’ nous propose un power métal galopant avec des tempos enlevés rappelant des références en la matière comme ‘Rhapsody Of Fire’ mais également d’autres groupes comme ‘Stratovarius’, ’Firewind’ ou encore ’Edguy’. Côté inspiration, c’est encore ‘Lewis Carroll’ qui est à l’honneur avec son ‘Alice au pays des merveilles’.

Après la courte introduction ‘Fever Dreams’ qui plante un décor inquiétant, ‘Master of the Night’ déboule dans une débauche de puissance et alterne passages rapides et un refrain plus posé avec une mélodie super efficace, puis ‘Queen of Hearts’ en remet une couche avec de belles harmonies vocales masculines, une section rythmique déchainée et ‘Petter Hjerpe’ qui, au chant, se donne à fond dans un registre puissant et assez haut perché. Ce qui suit est dans le même style avec un entraînant ‘Rutledge Asylum’ et l’impétueux ‘The Children from the Stars’ dans lequel la double pédale est à la fête. Après autant d’énergie, la deuxième partie de l’album nous offre des compositions assez identiques et, même si le titre éponyme de l’album possède un tempo moins rapide, il n’en reste pas moins puissant avec une mélodie infaillible, puis l’énergique ‘The Valley’ amène d’agréables intonations Espagnoles et avec ‘Ignite’, on revient à du plus classique avec un solo de guitare magistral dans la deuxième partie. La fin de l’album nous fait défiler, ‘Awake’ avec une mélodie dans la deuxième partie qui sera certainement reprise en chœurs en concert, l’épique ‘Collector of Souls’, et enfin un dernier brûlot ‘I’ll Save the World’ qui clôt l’album dans une ambiance galopante .

En résumé, les Suédois de ‘Mad Hatter’ sortent un album assez linéaire mais avec des compositions super efficace et ‘Pieces of Reality’ est destiné à toutes les amatrices et à tous les amateurs de power et speed métal déchaîné avec des mélodies que l’on intègre instantanément...

Interprêtes

Petter Hjerpe (Chant, Guitare), Dennis Eriksson (Guitare), Magnus Skoog (Basse), Alfred Fridhagen (Batterie)


Artiste : Marhold

Album : A Homemade World

Date de Sortie : 22-05-2020

Ajouté le : 23-07-2020

Après 4 EP depuis 2008, année de leur formation, ce n’est que 12 longues années plus tard que les Suisses de ‘Marhold’ on décidé de sortir un premier LP d’un assez long format puisque la galette contient 56 minutes mélangeant rock et métal dans un style progressif avec une front woman qui, en plus de nous offrir de belles prestations vocales joue également du violon ce qui fait que cet album est assez unique dans ce genre.

Tout commence par une introduction instrumentale avec quelques notes de piano et de violon qui introduisent le thème musical du premier titre ‘Homemade’ qui, après un début puissant, laisse la place au violon puis au chant d’Alexandra Poraszka’ dans une ambiance progressive avec un titre en plusieurs tiroirs qui alternent passages énergiques et calmes, puis, ‘Our Mind’, qui a fait l’objet d’une remarquable vidéo artistique (voir ci-dessus) est du rock plus classique sans réelle composante progressive et ‘Hymenoptera’ déploie un entraînant instrumental symphonique dans lequel le violon virevolte. En trois titres, on a déjà un panel assez étendu de cette formation et la suite nous réserve d’autres surprises avec ‘Whirls In The Sky’ et l’instrumental ‘Intervention’ qui ne font qu’un seul titre avec tout d’abord, un mélange de rock et de hard-rock progressif qui fait penser à des formations comme ’Halestorm’ avec un composante progressive en plus, puis, l’instrumental qui change de registre en reprenant le thème musical mais dans une atmosphère exotique où le violon de ‘Alexandra Poraszka’ nous enchante une fois encore. La suite continue dans ce melting-pot entre rock et métal avec un puissant ‘Icy Sun’ avec son refrain entêtant, l’energique ‘Power of Nature’ qui flirte avec du métal industriel, ‘Break Out’ entre ballade et mid-tempo, ‘Trapped’ et son lent tempo dans une atmosphère tourmentée proche du doom, la magnifique ballade ‘The Always Spinning Wheel’, avec une première partie délicate, à l’opposé des titres précédents, et qui monte légèrement en puissance pour un très beau final, l’album se terminant par l’entraînant ‘World Crashing Down’ avec de belles lignes mélodiques qui s’installent facilement dans notre tête.

En résumé, cet album des Suisses de ‘Marhold’ montre tout le talent de cette formation qui a su dompter des styles assez différents ce qui fait de ‘A Homemade World’ un opus très varié qui devrait plaire à un public aimant mélanger rock, hard-rock et métal, tout en étant saupoudré d’une pincée de progressif...

Interprêtes

Alexandra Poraszka (Chant, Violon), Marc-Alain Gertsch (Guitare), Sarah Zaugg (Basse), Philip Feller (Batterie)


Artiste : Room Experience

Album : Another Time and Place

Date de Sortie : 20-05-2020

Ajouté le : 01-07-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

‘Room Experience’ est le projet de l’Italien ‘Gianluca Firmo’ créé en 2014 et intégrant le chanteur ‘David Redman’ (entre autres ’Pink Cream 69’, ) avec un premier album en 2015 (’Room Experience’. Ils nous délivrent avec ce nouvel opus, un AOR qui nous replonge dans les années 80/90 avec des mélodies accessibles qui donne cette l’impression qu’elles ont toujours fait partie de votre vie. Pour l’occasion, ils ont invité un ensemble de la scène hard-rock mélodique dont le très connu ‘Alessandro Del Vecchio’ qui a sorti il y a peu son dernier bébé du projet ‘Edge Of Forever’.

Interprêtes

Gianluca Firmo (Chant, Claviers), David Readman (Chant), Steve De Biasi (Guitare), Davide Barbierai (Claviers), Pierpaolo Monti (Batterie), Simon Dredo (Basse) + Invités : Sven Larsson (Guitare), Alessandro Del Vecchio (Claviers), Iván Gonzalez (Guitare), Lorenzo Foddai (Guitare), Marcello Spera (Choeurs), Matteo Serra (Guitare), Stefano Zeni (Guitare)


Artiste : Firewind

Album : Firewind

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 20-06-2020

Après un très bon ‘Immotals’ en 2017 et un nouveau changement de line up car le nouveau chanteur du groupe est désormais ‘Herbie Langhans’ (qui a participé aux projets ‘Avantasia’ et ‘Ayreon’), les ‘Grecs’ de ‘Firewind’, menés par leur guitariste ‘Kostas Karamitroudis’ (surnommé ‘Gus G.’) sortent un nouvel album sous le nom du groupe, comme si ‘Gus G.’ voulait revenir à l’essentiel du heavy métal du début. Et après une première écoute, c’est effectivement ce sentiment qui prévaut et on pouvait également s’en douter avec l’absence de claviériste, la guitare de ‘Gus. G.’ prenant une place prépondérante.

Dès le premier titre, ‘Welcome to the Empire’, après une remarquable introduction à la guitare de ‘Gus G.’, la machine Power se met en marche avec une imposante puissance de feu et ‘Decour’, qui suit n’est pas en reste avec ‘Herbie Langhans’ qui assure à fond dans un registre puissant et ‘Gus G.’ qui continue de ‘tricoter’ avec sa guitare. Dans la même veine on peut citer, ‘Break Away’, ‘Perfect Stranger’ ou encore ‘Kill The Pain’. Avec ‘Rising Fire’, le tempo est un peu moins rapide mais c’est toujours l’impression de puissance qui l’emporte et me fait penser aux Anglais de ’Saxon’, tout comme le titre qui suit ‘Orbitual Sunrise’ avec un refrain qui me rappelle ‘Surrender’ de ‘Rainbow’. On peut également citer le remarquable mid-tempo ‘Overdrive’ avec son refrain entêtant, le hit ‘Space Cowboy’ et son introduction à la ‘Scorpions’ et encore la ballade ‘Longing to Know You’ avec son refrain classique mais tellement efficace à rajouter aux meilleures ballades métal.

En résumé, ce dernier bébé des Grecs de ‘Firewind’ est de la vraie dynamite en barre et ‘Gus G’ nous gratifie de compositions puissantes et efficaces qui s’apprivoisent immédiatement et revient au origine de cette formation ce qui destine cet album à un public qui aime un power métal qui va à l’essentiel...

Interprêtes

Kostas Karamitroudis "Gus G." (Guitare), Herbie Langhans (Chant), Jo Nunez (Batterie), Petros Christo (Basse)


Artiste : Gathering of Kings

Album : Discovery

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 21-06-2020

‘Victor Olsson’ remet ça un peu plus d’un an après l’enivrant ‘First Mission’ avec un nouvel album, ‘Discovery’. Amateurs de mélodies des années 80 qui vous trottent dans la tête toute une journée, vous êtes au bon endroit car ce dernier bébé contient 11 pépites mélodiques pour …12 titres, tout simplement parce que le 12ème titre n’est qu’une courte introduction instrumentale atmosphérique. On retrouve donc une bonne partie de la petite famille Suédoise qui a participé au premier chapitre avec quelques petits nouveaux, le chanteur de ’Nocturnal Rites’, ‘Jonny Lindkvist’, le claviériste ‘Mathias Kihlberg’, ou encore le flutiste ‘Mathias Kihlberg’ mais on peut regretter qu‘Erik Martensson’ ne fasse plus partie de l’aventure.

Après l’introduction instrumentale ‘Starsleeper’, c’est parti pour plus de 60 minutes de mélodies imparables qui vous rentrent dans la tête immédiatement en commençant par ‘Riders of the Light’ et son premier solo de guitare qui vous met en forme pour toute une journée, puis, ‘Heaven on the Run’ continue dans cette voie avec un 2ème solo de guitare tout autant jouissif. Chaque titre mériterait d’être cité et je prendrai quelques autres exemples avec ‘Highway to Paradise’ qui nous fait revenir dans les années 80 avec des formations comme ‘Toto’ ou ‘Alan Parsons Project, la magnifique ballade ‘The One That Got Away’, l’entraînant et joyeux ‘Lorelei’ avec un nouveau refrain entêtant ou encore l’énergique ‘Revelation’ qui vous fait taper du pied du début à la fin.

En résumé, inutile de vous faire un dessin, on passe un merveilleux moment à l’écoute de ce dernier album des Suédois de ‘GOK’ qui nous confirme que ce pays est magique pour ce genre de musique et ‘Discovery’ est à conseiller à un très large public aimant les belles mélodies qui vous donnent la pêche : à consommer sans modération...

Interprêtes

Victor Olsson (Chant, Guitare, Claviers, Chœurs), Alexander Frisborg (Chant), Apollo Papathanasio (Chant), Efraim Larsson (Batterie), Jonas Källsbäck (Batterie), Jonny Lindkvist (Chant), Rick Altzi (Chant), Stefan Helleblad (Guitare), Tobias Jansson (Chant) + Invités : Erik Wiss (Claviers), Henrik Sethsson (Choeurs), Joel Selsfors (Claviers), Mathias Kihlberg (Flûte), Nalle Påhlsson (Basse), Ron Dahlgren (Choeurs), Theresia Svensson (Choeurs)


Artiste : Pattern-Seeking Animals

Album : Prehensile Tales

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 22-06-2020

Après un premier album ‘Pattern-Seeking Animals’ il y a moins d’un an, les Américains de ‘Pattern-Seeking Animals’ sortent un nouvel album ‘Prehensile Tales’. Nos membres ou ex membres de ‘Spock’s Beard’ continuent leur aventure et ‘Prehensile Tales’ est en gros dans le même format que son prédécesseur, près d’une heure d’écoute, à la différence que celui-ci ne comporte que 6 titres, contre 9 pour le premier, mais avec des titres plus longs qui font penser que les adeptes de progressif vont se régaler.

A la première écoute, c’est effectivement ce que l’on découvre avec ‘Raining Hard In Heaven’ qui nous embarque dans un premier long développement avec des sonorités de claviers typiques des années 70 et de belles parties instrumentales qui me rappellent les lignes mélodiques de ‘Renaissance’ (voir leur dernier album ici et les remarquables reprises de ‘Fleesh’ ici) et ‘Here In My Autumn’ qui suit, est une composition très mélodique qui frise les 8 minutes avec une atmosphère légère et champêtre et avec l’ajout de la flûte qui renforce ce sentiment. Viennent ensuite les deux titres les plus courts de l’album avec tout d’abord, ‘Elegant Vampires’, plus conventionnel, qui a servi de promotion vidéo de l’album (voir ci-dessus), et qui possède une mélodie qui s’installe facilement dans votre tête, et ensuite, ‘Why Don’t We Run’ avec de nouvelles lignes mélodiques simples mais très efficaces dans des intonations Espagnoles amenées par la mélodie mais également par la courte section instrumentale faisant intervenir une trompette. C’est avec ‘Lifeboat’ que l’on tient la pièce maitresse de l’album, long titre de plus de 17 minutes en multi-tiroirs typiques d’un progressif recherché et inventif qui alterne différentes atmosphères et qui accroche l’auditeur de la première à la dernière note. Et, enfin, ‘Soon But Not Today’, de 12 minutes, termine l’album dans une nouvelle saga progressive avec une première partie rythmée et légère puis une deuxième plus calme dans une atmosphère de comédie musicale et qui prend de l’ampleur pour un magnifique final qui ne peut que faire penser à un certain groupe des années 60.

En résumé, il n’a pas fallu longtemps aux Américains de ‘Pattern-Seeking Animals’ pour sortir un remarquable nouvel album dans un progressif riche et inventif avec de magnifiques lignes mélodiques et ‘Prehensile Tales’ est typiquement le genre d’album qui devrait plaire aux amateurs de progressif à travers les âges qui devraient le rajouter à leur discothèque idéale...

Interprêtes

John Boegehold (Claviers), Ted Leonard (Chant, Guitare), Jimmy Keegan (Chant, Batterie), Dave Meros (Basse)


Artiste : Ravenscry

Album : 100

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 25-06-2020

J’avais découvert les Italiens de ‘Ravenscry’ avec l’album ’ The Invisible’ sorti en 2017 et 2020 voit la sortie d’un nouvel enregistrement studio, tout simplement appelé ‘100’. Pour cet opus, on retrouve le style particulier du groupe qui emprunte à différents genres de musique entre rock et métal avec une front woman qui amène une touche très personnelle. A noter un changement de line-up puisque le guitariste ‘Paul Raimondi’ est remplacé par ‘Federico Schiavoni’.

11 compositions, c’est le menu de cet opus avec des durées en dessous de 5 minutes ce qui laisse augurer un style assez direct par rapport à l’album concept précédent. ’Maybe’ démarre avec du rock mélodique entraînant et avec une mélodie qui rentre facilement dans la tête et des sonorités électroniques accompagnant les riffs de guitares électriques, puis ‘Binary’ durcit légèrement le ton avec un titre plus heavy et ‘Giulia Stefani’ montre tout son talent pour adapter son chant en fonction de l’intensité et ‘The Gamer’, qui suit, se rapproche d’un métal industriel mélodique et j’oserais faire la comparaison avec le dernier ‘Within Temptation’. Suit ‘The Door Inside’ qui, avec sa mélodie entêtante en fait un des hits de l’album, puis, ‘The Entertainer’ débute de manière très calme avec quelques notes mélancoliques de piano puis prend subitement de la puissance pour un mid-tempo dont le refrain reste gravé dans votre tête. Dans la 2ème partie de l’album, les lignes mélodiques sont moins immédiates mais on peut citer l’entraînant ‘Leader’ avec un nouveau refrain très efficace, le mid-tempo ‘Paper Boat’ plus en retenu et c’est dans ce genre de titre que je trouve que ‘Giulia Stefani’ transmet le plus d’émotion ou encore ‘All My Faces’ qui peut rappeler l’ex formation ‘Stream of Passion’.

En résumé, les Italiens de ‘Ravenscry’ sortent un album de qualité, confirmant tout le potentiel et l’originalité qu’ils avaient déjà montré avec l’album précédent avec certainement plus d’accessibilité et, ’100’ est à conseiller à un public mélangeant rock et métal et aimant la diversité des styles dans ces deux genres...

Interprêtes

Giulia Stefani (Chant), Federico Schiavoni (Guitare), Mauro Paganelli (Guitare), Andrea "Fagio" Fagiuoli (Basse), Simon Carminati (Batterie)


Artiste : Sapphire Eyes

Album : Magic Moments

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 29-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

‘Sapphire Eyes’ est encore un groupe Suédois qui vient de sortir son 3ème enregistrement studio ‘Magic Moments’ après ‘Sapphire Eyes’ en 2012 et ’Breath Of Eyes’en 2018. Ce nouvel opus porte très bien son nom car on passe des moments magiques à l’écoute de ces 11 compositions dans un style AOR avec des mélodies imparables qui s’incrustent immédiatement dans votre tête avec une magnifique ballade finale à rajouter aux meilleures ballades de rock mélodique. On peut également noter que la chanteuse ‘Annette Oleon’ (voir son dernier album ici et sa collaboration avec ‘Russen Allen’ ici) qui avait déjà été invitée sur le précédent opus fait également partie de celui-là dans ‘Bring Back The Night’.

Interprêtes

Kimmo Blom (Chant), Christer Engholm (Basse), Fredrik Eriksson (Batterie), Emil Knabe (Guitare), Niclas Olsson (Claviers) + Invités : Anette Olzon (Chant), Patrik Svärd (Guitare)


Artiste : Captain Black Beard

Album : Sonic Forces

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 30-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

Et on continue avec la Suède qui nous offre avec ‘Captain Black Beard’ un nouvel album de rock mélodique ‘Sonic Forces’ qui est leur 5ème enregistrement studio et ils ont maintenant pris un rythme de croisière d’un opus tous les deux ans, ’It's a Mouthful’ datant de 2016 et ’Struck by Lightning’ de 2018. 10 titres tous aussi mélodiques les uns que ls autres assez courts pour 41 minutes au total, c’est le menu de cet album qui nous embarque dans un style AOR rappelant les formations des années 80 comme ‘Survivor’, ‘Journey’ ou encore ‘Foreigner’.

Interprêtes

Martin Holsner (Chant), Robert Majd (Basse), Christian Ek (Guitare), Vinnie Stromberg (Batterie)


Artiste : Stoneflower

Album : Finally

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 30-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

Les Norvégiens de ‘StoneFlower’ ont commencé leur carrière il y une vingtaine d’années avec un premier album ’Crack a Little Smile’ en 2003 et sont revenus en 2014 pour un 2ème opus ’Destination Anywhere’. Leur style est proche d’un AOR classique avec des influences de groupes comme ‘Toto’ ou ‘Asia’. Certaines compositions sont énergiques comme ‘Gonna Let You Go’ ou ‘The Devil Never Cries’ mais la plupart sont des mid-tempos calmes comme ‘What Can Be Done’, ‘Calling All Stations’, ‘Shivering Hands’, ‘Through the Fire’ ou encore ‘How Does It Feel’ et les ballades ne sont pas oubliées avec ‘Kaylee’, proche du genre Westcoast ou encore la dernier titre ‘Fall’, qui est un magnifique titre épuré piano/voix avec un très beau solo de guitare.

Interprêtes

John M. Mazaki (Chant), Svenn Huneide (Basse / Choeurs), Tom Sennerud (Guitare, Claviers, Choeurs), Geir Johnny Huneide (Batterie) + Invités : Tommy Denander (Guitare), Bjørn Ole Rasch (Claviers), Gunnar Westlie (Guitare), Per Hillestad (Batterie)


Artiste : Asgard

Album : Ragnarrøkr

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 09-07-2020

‘Asgard’ est une formation Italienne créée à la fin des années 80 par le claviériste ‘Alberto Ambrosi’ et qui a sorti 5 albums dans une première période le dernier ‘Drachenblut’ datant de 2000, puis plus rien pendant 20 ans, jusqu’à ce nouvel opus ‘Ragnarrøkr’. A la première écoute, on est frappé par un style très particulier et très personnel pas forcément courant qui mélange folk, rock progressif et métal avec des influences dans la culture Germanique.

C’est un opus bien fourni qui s’offre à nous puisqu’il contient 11 compositions pour une heure d’écoute et, d’entrée, avec le court ‘Trance-Preparation’ on a déjà un aperçu de ce mélange improbable qu’Alberto Ambrosi’ maitrise complètement avec une alternance entre parties chantées folk et des sections instrumentales progressives énergiques. Avec ‘Rituals’, c’est un titre fusionnant folk et métal avec une mélodie qui s’apprivoise rapidement, la flûte et les harmonies vocales amplifiant encore plus cette ambiance traditionnelle, puis, ‘The Night of the Wild Boar’ est beaucoup plus progressif et se rapproche de formations comme ‘Arena’, le côté folk étant beaucoup moins présent et ‘Visions’ de plus de 7 minutes, nous embarque dans une atmosphère épique dans un dédale de sections variées dans lesquelles il fait bon se perdre avec une trame métal tout au long du titre. La suite de l’album continue de nous surprendre (pour ma part, avec bonheur) avec un court mais énergique ‘Kali-Yuga’, le long développement progressif ‘Shaman’ qui est composée de différentes parties variées et imaginatives ce qui en fait la pièce maitresse de l’album, ‘Battle’ qui déroule une mélodie tranquille soutenue par une basse puissante dans un style baroque et qui s’intensifie sur la fin, ‘DerTod’, dans un folk assez classique mais très efficace chanté en Allemand et ‘Danse Macabre’ continue dans cette voie, l’album se terminant par, tout d’abord, le court mais remarquable ‘Anrufung’ avec ses belles harmonies vocales masculines soutenues par un lent tempo de tambours dans la première partie et qui accélère le tempo dans une deuxième partie et enfin le 2ème long développement de l’album de plus de 9 minutes déroulant une lente mélodie dans un métal progressif puissant et mélodique.

En résumé, après de longues années d’absence, ‘Asgard’ revient avec un remarquable album dans un style unique tout en restant très accessible qui devrait plaire à un public qui aime les mélanges avec en l’occurrence une imbrication de progressif, de métal et de folk tout ceci supporté par des mélodies facilement assimilables...

Interprêtes

Alberto Ambrosi (Claviers, Flûte), Franco Violo (Chant), Paolo Scandolo (Basse), Andrea Gottoli (Guitare), Kikko Rebeschini (Batterie)


Artiste : Horisont

Album : Sudden Death

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 08-07-2020

Le cas d’Horisont’ est assez difficile pour tous les chroniqueurs qui veulent coller des étiquettes à tout prix aux formations musicales, histoire de les mettre dans des cases. Mais, pour moi, ça tombe bien, je suis plutôt attiré par ce genre d’artistes car généralement, c’est signe d’un talent certain de pouvoir naviguer entre différents styles. De plus, les Suédois nous régalent à chaque fois avec des compositions accessibles dès la première écoute et ce nouvel opus ‘Sudden Death’ ne déroge pas à la règle et continue de nous faire remonter dans le temps, il y a quelques décennies.

Le précédent opus ’About Time’ qui date de 2017 était plutôt axé hard-rock influencé par les ténors des années 70 et pour cet opus, ils ratissent encore plus large puisqu’on part des années 60 jusqu’à la fin des années 80 avec en plus, et ça c’est nouveau, quelques parties progressives. ‘Revolution’ ouvre l’album dans une ambiance des sixties et j’ai l’impression d’entendre une fusion entre les ‘Beatles’ et les ‘Beach Boys’ dans l’ambiance insouciante de l’époque, puis ‘Free Riding’ continue dans un style hard-rock proche de ‘Thin Lizzy’ mais en milieu de titre, part dans une toute autre direction pour une partie instrumentale assez décalée qui amène un côté progressif pour repartir sur la fin comme il avait commencé. Ce qui suit continue de nous proposer des mélodies accessibles dès la première écoute avec les énergiques ‘Pushin’ the Line’ et ‘Into The Night’, ce dernier lorgnant vers ‘Manfred Mann‘s’ avec ’Blinding By The Night’ grâce à de vigoureux accords de piano, puis, ‘Standing Home’ est plus calme dans un style rock des années 70 et ‘Runaway’ accélère le tempo pour une mélodie entêtante et un solo de guitare simple mais hyper efficace. On peut également citer le paisible ‘Gråa Dagar’ chanté en Suédois, l’atmosphérique avec des sonorités des années 60 ‘Breaking The Chain’, le classique ‘Hold On’ avec une nouveau refrain me rappelant ‘Bruce Springsteen’, ‘Archaeopteryx In Flight’ qui nous embarque dans un instrumental de 8 minutes bâti en plusieurs parties amenant un côté progressif et enfin le dernier titre ‘White Light’ qui est typique des années 70.

En résumé, ce dernier album des Suédois de ‘Horisont’ est très agréable à écouter et nous replonge le temps d’un instant dans l’âge d’or du rock et du hard-rock avec des compositions très accessibles ce qui destine ‘Sudden Death’ à un large public aimant les groupes que j’ai pu citer dans cette chronique...

Interprêtes

Axel Söderberg (Chant), Charlie Van Loo (Guitare), David Kalin (Guitare), Magnus Delborg (Basse), Pontus Jordan (Batterie)


Artiste : Fish On Friday

Album : Black Rain

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 15-07-2020

Cela faisait quelques temps que j’attendais ce nouvel album des Anglais de ‘Fish On Friday’ dont le remarquable dernier album ‘Quiet Life’ date de 2017 (et que j’avais découvert hélas trop tard pour une chronique). La bande aux artistes chevronnés que sont ‘Frank Van Bogaert’ et ‘Nick Beggs’ (bassiste dans différents projets prestigieux avec entre autres ’The Mute Gods’, ’Steven Wilson’, ’Steve Hackett’, ’Lonely Robot’ ou encore ’Mariana Semkina’) sortent donc un nouvel opus baptisé ‘Black Rain’. Dès la première écoute, on se dit que l’on tient un album qui sera sans aucun doute une des meilleurs sorties 2020 dans un rock progressif délicat et raffiné et, les 11 titres nous font voyager dans un paysage progressif influencé par les grands noms du genre avec en tête, bien évidemment, ‘Steven Wilson’ et son projet ‘Blackfield’ mais également d’autres noms qui me sont chers comme les Allemands de ‘RPWL’ ou encore les Anglais de ‘Big Big Train’.

D’entrée, avec ‘Life in Towns’, on est bercé par la magnifique mélodie qui nous embarque sur un petit nuage dans une ambiance douce et mélancolique avec de remarquables harmonies vocales, puis, avec ses 8 minutes, ‘Murderous Highland Highway’ continue dans cette voie avec des alternances de tempos et d’intensité avec des passages ‘Floydien’ amenés par les claviers et une mélodie ‘Wilsonienne’. Suit le titre éponyme de l’album, plus court, mais plus énergique avec des influences des années 80 et c’est le nom de ‘Barclay James Harvest’ qui me vient à l’esprit, et ‘Mad of the World’ continue dans ce registre popisant avec une mélodie qui s’apprivoise instantanément. La douceur est ensuite au rendez-vous avec ‘Letting Go of You’ qui met en avant la belle voix fragile et remplie d’émotion de ‘Lula Beggs’ et qui nous offre un superbe final, et quant à ‘Angel of Mercy’, la mélodie mémorable et l’atmosphère me font penser à ‘RPWL’, puis ‘We’ve Come Undone’ accélère le tempo pour un titre dans lequel ‘Lula Beggs’ partage le chant avec ‘Frank Van Bogaert’ dans un magnifique duo. La fin de l’album contient quatre titres assez courts : tout d’abord, le relaxant ‘Morphine’ qui déroule une mélodie relaxante, le léger ‘We Choose to be Happy’, assez décalé de l’ambiance générale mélancolique et qui est un peu le ‘Permanating’ de ‘Fish On Friday’, le popisant ‘Trapped in Heaven’ et enfin le symphonique ‘Diamonds’ qui clôt ce magnifique album avec une dernière belle prestation vocale de ‘Frank Van Bogaert’ accompagné par ‘Lula Beggs’.

En résumé, les Anglais de ‘Fish On Friday’ nous offre pour cette année 2020 un album remarquable qui devrait rester dans la mémoire de toutes celles et ceux qui aiment un progressif apaisant et ‘Black Rain’ est à déguster dans un endroit tranquille le casque sur les oreilles pour se relaxer d’une difficile journée...

Interprêtes

Frank Van Bogaert (Claviers, Guitare, Chant), Nick Beggs (Basse, Chapman Stick, Choeurs), Marty Townsend (Guitare, Mandoline), Marcus Weymaere (Batterie, Percussion) + Invités : Lula Beggs (Chant), Théo Travis (Saxophone, Clarinette, Flûte), Chantal Kashala (Choeurs), Nina Babet (Choeurs)


Artiste : Course Of Fate

Album : Mindweaver

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 17-07-2020

Après des démos et un EP en 2013 (’ Cognizance’), les Norvégiens de ‘Course Of Fate’ sortent après plus de 15 années d’existence, leur premier LP ‘Mindweaver’. Dans un métal progressif alternant parties puissantes et d’autres plus calmes, ils nous proposent 8 titres avec des lignes mélodiques accessibles qui s’apprivoisent dès la première écoute.

Après la courte introduction ‘There Is Someone Watching’ dans une atmosphère pesante dans laquelle on découvre le chant assez sombre d’Eivind Gunnesen’, ‘The Faceless Men Part 1’ plante le décor d’un métal énergique avec d’agréables lignes mélodiques, puis, ‘Endgame’ propose un style progressif avec différentes intensités et des changements de tempos entre métal et rock et avec des sections de claviers amenant une aération à l’ensemble et ‘Utopia’ avec une première partie calme dans une ambiance ‘Floydienne’ qui monte petit à petit en puissance finit par exploser dans la 2ème partie du titre avec un final grandiose. La deuxième partie de l’album fait défiler le court acoustique ‘The Walls Are Closing In’, l’énergique et épique ‘Wolves’ avec de magnifiques arrangements vocaux et de belles sections instrumentales, la superbe ballade en crescendo ‘Drifting Away’ qui ne peut que faire penser aux ‘Pink-Floyd’ des années ‘Gilmour’ (écoutez le final et le solo de guitare), l’album se terminant par la 2ème partie de ‘The Faceless Men’, le titre le plus long de l’album qui résume de belle manière le style des Norvégiens, modulant les intensités et les tempos avec un final épique.

En résumé, les Norvégiens de ‘Course of Fate’ montrent enfin tout le talent que l’on avait entrevu en 2013 en nous offrant un album de métal progressif à la hauteur des plus grands qui, comme le bon vin, se bonifie écoute après écoute et qui est à conseiller à un public aimant un métal progressif imaginatif et mélodique...

Interprêtes

Eivind Gunnesen (Chant), Kenneth Henriksen (Guitare), Marcus Lorentzen (Guitare), Carl Marius Saugstad (Claviers), Daniel Nygaard (Basse), Per-Morten Bergseth (Batterie)


Artiste : ILLUMISHADE

Album : ECLYPTIC : Wake of Shadows

Date de Sortie : 15-05-2020

Ajouté le : 04-08-2020

En 3 ans, la chanteuse ‘Fabienne Erni’ a fait un beau chemin car, après avoir été intégrée dans la formation ‘Eluveitie’ en 2017, la Suissesse, qui devait élaborer un projet de fin d’étude à l’école de musique de Zurich, a travaillé sur un concept autour de ses centres d’intérêts musicaux, les comédies musicales et la fantasy et, avec l’aide de sa meilleure amie ‘Tamara Schön’, ‘ILLUMISHADE’ est né avec à la clé ce premier album ‘ECLYPTIC : Wake of Shadows’ sorti en Mai 2020 et qui est tout à fait remarquable pour un premier enregistrement studio. ‘Jonas Wolf’, guitariste d’Eluveitie’, ‘Mirjam Schnedl’ aux claviers, ‘Yannick Urbanczik’ à la basse et ‘Marc Friedrich’ à la batterie complètent le line-up et l’écriture des textes a été confiée à la Canadienne ‘Chrisy Berryman’.

Tout d’abord, Il serait réducteur de le limiter à un nième projet de métal symphonique car cet opus va au-delà d’une suite de titres classiques que l’on peut trouver dans la plupart des albums de ce style et, à travers ses 13 titres, on navigue entre différentes ambiances en commençant par de courts instrumentaux qui sont au nombre de cinq et qui, intercalés entre les compositions chantées, se partagent entre sérénité et énergie : tout d’abord, le cinématique ‘Passage Through the Clouds’ introduit l’album, puis ‘The Farewell Arcades’ mélange la force des riffs de guitare avec la douceur des cordes, et ‘Into the Maelstrom’ amène un côté atmosphérique, puis l’épique ‘Beyond the Obsidian Veil’ déploie une énergie avec d’abondants arrangements instrumentaux et enfin, ‘Glowing Tides’ qui termine l’album dans le calme avec quelques vocalises de Fabienne. Quant aux compositions chantées, elles se partagent de manière à peu près égales en 2 catégories avec tout d’abord des titres puissants et énergiques avec le court mid-tempo ‘The Calling Winds’ qui nous fait découvrir le talent vocal de ‘Fabienne Erni’, puis, ‘Tales of Times’ qui durcit le ton avec un titre entraînant saupoudré de growls du chanteur d’Eluveitie’ invité ‘Chrigel Glanzmann’ et ‘Fabienne Erni’ qui à certains endroits à des intonations de ‘Charlotte Wesselz’ de ’Delain’. La suite nous offre un nouveau titre énergique ‘Crystal Silence’ avec encore une mélodie mémorable, puis la pause ballade arrive avec une succession de deux titres magistraux, tout d’abord le mélancolique ‘What Have I Become’ avec sa mélodie simple mais tout simplement belle à ajouter aux meilleures ballades métal puis ‘Rise’ qui se joint à la précédente avec une autre mélodie mémorable. Les autres compositions se partagent entre ‘Muse of Unknown Forces’ qui rappelle certaines atmosphères de ‘Within Temptation’, une nouvelle ballade ‘Golden Lands’, empreint d’une belle d’émotion et enfin le single ‘World's End’ placé en fin d’album avec une dernière mélodie addictive et une dernière prestation remarquable de ‘Fabienne Erni’.

En résumé, avec ce premier album et à l’image des Allemands de ‘MoonSun’, les Suisses de ‘ILLUMISHADE’, avec une jeune front woman avec un talent vocal indéniable, rentrent directement par la grande porte des formations de métal symphonique en amenant un peu d’air frais dans ce style avec un parfait équilibre entre énergie et sérénité ce qui destine d‘ECLYPTIC : Wake of Shadows’ à un public assez large aimant naviguer entre rock et métal qu’ils soient mélodiques ou symphoniques...

Interprêtes

Fabienne Erni (Chant), Jonas Wolf (Guitare), Mirjam Schnedl (Claviers), Yannick Urbanczik (Basse), Marc Friedrich (Batterie) + Invité : Chrigel Glanzmann (Chant)


Artiste : Lori Lewis

Album : Carmina Romanus

Date de Sortie : 11-05-2020

Ajouté le : 19-07-2020

Comme beaucoup de monde, j’ai connu la soprano ‘Lori Lewis’ lors des différentes tournées de ‘Therion’ car elle est devenue l’incontournable chanteuse du Suédois ‘Christofer Johnsson’ (voir l’œuvre exceptionnelle ’Beloved Antichrist’) et, à chaque concert, elle faisait de merveilleuses prestations qui m’ont toujours déclenché ce petit frisson si caractéristique d’un plaisir intense. Par conséquent, elle a toujours été attachée à ‘Therion’ et, pour ma part, méritait depuis longtemps de se faire reconnaitre en son propre nom comme une certaine ‘Tarja’. C’est donc chose faite avec ce premier album solo ‘Carmina Romanus’ (chansons Romaines en Latin) qui ne défraie pas la chronique mais qui est un premier enregistrement studio qui fera certainement date dans la carrière de l’Américaine et qui est influencé par le soleil et les planètes de notre système solaire. Bien entendu, ‘Christopher Johnsson’ n’est pas bien loin et c’est lui qui a servi d’intermédiaire avec le compositeur ‘Anton Andryushin’, qui avait déjà composé l’ensemble des titres pour l’album ’A New Day Begins’ de son projet ‘Arcane Symphony’ et ‘Lori Lewis’ a posé d’autres paroles sur ces 10 titres.

C’est avec l’énergique ‘Sol Invictus’ aux réminiscences ‘Therionesque’ que l’album débute avec une première prestation de Lori avec un chant clair et mélangeant parfaitement ensuite les deux registres, puis, ‘Mercury’ nous offre une première mélodie entêtante qui reste gravée dans notre tête dans un tempo rapide, ‘Thomas Vikström’, chanteur de ‘Therion’ venant étoffer la section vocale. Le ton s’adoucit avec ‘Venus’ qui déroule une lente mélodie pour le plus grand plaisir de nos oreilles, puis, ‘Tellus’ continue dans des lignes mélodiques qui s’apprivoisent immédiatement avec Lori au sommet de son art. La suite n’est qu’une succession de mélodies imparables associant de très belle manière l’énergie des riffs saturés de guitare et le chant divin de Lori, avec le puissant ‘Mars’, l’aérien ‘Luna’, le rapide ‘Jupiter’ ou encore ‘Saturn’ inspiré de la musique classique, l’album se terminant par, tout d’abord, l’entraînant ‘Uranus’ et enfin l’ultime ‘Neptun’ avec de somptueuses vocalises de Lori et qui après la dernière note donne une seule envie : de réappuyer sur la touche play pour recommencer une nouvelle écoute.

En résumé, comme vous l’aurez compris, même si les compositions avaient déjà été écrites pour un autre projet, ‘Lori Lewis’ montre qu’elles sont entièrement taillées pour elle, mais ne serait-ce pas tout simplement parce qu’elle sait s’adapter à tous les styles et les sublimer. ‘Carmina Romanus’ est bien entendu conseillé à tous les fans de ‘Therion’ mais va au-delà et sera certainement bien accueilli par un public beaucoup plus large qui aime mélanger un métal mélodique avec un chant alternant un registre clair et lyrique...

Interprêtes

Lori Lewis (Chant), Anton Andryushin (Claviers), Kirill Romanyuk (Guitare), Dmitry Sletkov (Batterie), Alexey Rybakov (Basse) + Invité : Thomas Vikström (Chant), Anastasia Terekhova (Violon), Kristian Niemann (Guitare)


Artiste : Axel Rudi Pell

Album : Sign of the Times

Date de Sortie : 08-05-2020

Ajouté le : 10-06-2020

Au-delà des fans d‘Axel Rudi Pell’, les adeptes de métal mélodique vont être comblés car on ne compte plus les albums et ‘Sign of the Times’ est le dernier de cette longue série. Après, une cinquième compilation de leur ballades (voir ici) et un dernier album ’Knights Call’ en 2018, les Allemands reviennent à un album que l’on pourrait qualifier de classique avec des mélodies toujours aussi efficaces dans un registre heavy. On ne change pas une équipe qui gagne car c’est le même line up qui officie depuis plusieurs albums avec toujours ‘Johnny Gioeli’ qui continue également en parallèle son projet avec ‘Alessandro Del Vecchio’, ‘Hardline’ avec un dernier album sorti en 2019 (voir ici) et qui a également sorti un opus avec ‘Deen Castronovo’ (voir ici).

Sans surprise, après la courte introduction instrumentale dans laquelle Axel se fait plaisir à la guitare, on retrouve nos cinq lascars avec de nouvelles compositions imparables que ce soit dans des tempos rapides comme ‘Gunfire’, ‘Bad Reputation’, ‘The End of the Line’ ou ‘Waiting for Your Call’ ou encore dans des titres puissants mais plus mid-tempo comme ‘Sign of the Times’, ‘Wings for Your Call’ ou ‘Into the Fire’ et, bien entendu, sans oublier une de leurs spécialités, de belles ballades avec cette fois une seule mais diablement efficace, ‘As Blind As A Fool Can Be’. A noter également ‘Living in a Dream’ avec sa rythmique reggae en introduction qui se métallise assez rapidement pour un nouveau titre entraînant à la ‘Rainbow’.

En résumé, comme vous l’aurez compris, ‘Axel Rudy Pell’ continue de faire du ‘Axel Rudy Pell’ et ceci pour notre plus grand bonheur, nous rappelant les grands groupes de hard-rock et de métal des années 70 et 80 comme ‘Deep Purple’ qui vont sortir très prochainement une nouvel album...

Interprêtes

Axel Rudi Pell (Guitare), Johnny Gioeli (Chant), Ferdy Doernberg (Claviers), Volker Krawczak (Basse), Bobby Rondinelli (Batterie)


Artiste : Green Carnation

Album : Leaves of Yesteryear

Date de Sortie : 08-05-2020

Ajouté le : 16-06-2020

‘Green Carnation’ est un groupe Norvégien entre rock et métal progressif fondé par ‘Terje Vik Schei’ (surnommé ‘Tchort’) et qui a eu une période d’activité intense entre 2000 et 2006 avec 5 albums, le dernier ‘The Acoustic Verses’ étant repris intégralement dans un très beau DVD ‘A Night Under The Dam’ disponible sur you tube. 2016 a vu la reformation du groupe avec, quatre ans plus tard, la sortie d’un nouvel album ‘Leaves of Yesteryear’.

Tout d’abord, il faut dire que sur les 5 titres de l’album, seuls 3 sont originaux car ‘My Dark Reflections of Life and Death’ apparaissait déjà sur leur premier opus ‘Journey To The End Of The Night' et 'Solitude' est une reprise de ‘Black Sabbath’ de l’album ’Master of Reality’ sorti en 1971. Les trois titres inédits sont donc, dans l’ordre, ‘Leaves Of Yesteryear’ qui nous embarque dans un premier long développement de 8 minutes, et on retrouve les ingrédients d’un métal progressif riche et inventif soutenu par des lignes mélodiques accessibles dès la première écoute, puis avec ‘Sentinels’ qui suit avec une introduction qui me rappelle dans un style plus lourd l’atmosphère d’'Innuendo' de ‘Queen’, on alterne passages mid-tempo et un refrain beaucoup plus énergique, et enfin, ‘Hounds’ est certainement le plus varié avec de très belles lignes mélodiques et une succession de plusieurs parties qui vont d’un style rock paisible à un métal musclé, tous ces mélanges offrant une belle cohérence à l’ensemble. Quant à la reprise ‘My Dark Reflections of Life and Death’, elle a été réécrite dans un autre ton et réenregistrée mais je n’entrerai pas dans une comparaison stérile, chaque version de ce long développement me procurant le même plaisir d’écoute. Enfin, l’album se termine sur la reprise ‘Solitude’ de ‘Black Sabbath’, dans une ambiance tranquille, le chant de ‘Kjetil Nordhus’ se prêtant très bien à l’atmosphère dégagé par ce titre.

En résumé, les Norvégien de ‘Green Carnation’ reviennent timidement avec seulement trois titres inédits qui sont néanmoins remarquables ce qui fait que ‘Leaves of Yesteryear’ est plus un EP mais permettra, au-delà des fans historiques, de faire connaître cette formation à un plus grand public et à certains de découvrir ou de redécouvrir leur discographie (comme par exemple ce monument 'Light Of Day, Day Of Darkness' qui est le seul titre de l’album de 2001 mais quel titre puisqu’il dure une heure pile !), en espérant également qu’ils ne nous feront pas encore attendre trop longtemps pour le prochain album...

Interprêtes

Kjetil Nordhus (Chant), Terje Vik Schei “Tchort” (Guitare), Stein Roger Sordal (Basse), Bjørn Harstad (Guitare), Kenneth Silden (Claviers), Jonathan Alejandro Perez (Batterie)


Artiste : Fleesh

Album : In The Mist of Time (A Renaissance Tribute)

Date de Sortie : 08-05-2020

Ajouté le : 19-06-2020

Pour les habitués de myprogmusic, vous savez sans doute que j’apprécie le groupe Brésilien ‘Fleesh’ avec plusieurs chroniques déjà écrites depuis un an déjà pour les albums ’Live at Carioca Progfestival’ en fin 2019, ’Versions I’ en 2019 et ’Across The Sea’ en 2019 et d’autre part que la formation ‘Renaissance’ m’est également très cher depuis plusieurs décennies (voir chronique du très beau live ’A Symphonic Journey’). Alors, lorsque le duo ‘Gabby Vessoni’/’ Celo Oliveira’ sortent un album de reprises de ‘Renaissance’, je suis forcément comblé avec ce ‘In The Mist of Time (A Renaissance Tribute)’ qui est, en plus, richement doté de 20 titres pour près de 2 heures d’écoute.

Les Brésiliens nous embarque dans la longue carrière des Britanniques avec pour commencer le début de ‘Renaissance’ avec leurs premiers albums et le tout début avec la reprise de ‘Island’ sortie il y a déjà 51 ans et qui n’a pas pris une ride, puis tous les titres emblématiques à commencer par ‘Bound for Infinity’ et ‘Spare Some Love’ de l’album ‘Prologue’ de1971, puis 3 des 5 compositions de l’album ‘Ashes Are Burning’ avec les longs développements ‘Can You Understand ?’ et ‘Ashes are Burning’. Tous les albums majeurs sont représentés et on peut citer les très belles versions de ‘Day of the Dreamer’, d’Ocean Gypsy’, ‘Things I Don’t Understand’ ou encore de ‘Trip to the Fair’. Et, comme à leur habitude, ce n’est pas de pâles copies des originaux mais Gabby et Celo s’approprient les compositions et transforment tous ces titres mythiques avec brio en une version dans laquelle ‘Gabby’ possède sa propre personnalité vocale et nous touche toujours autant dans son interprétation.

En résumé, cet album de reprises des Brésiliens de ‘Fleesh’ est un très bel hommage aux Anglais de ‘Renaissance’ et permet de se replonger dans ces magnifiques compositions qui nous ont accompagnées tout au long des décennies entre 1970 et 2000 et qui devraient plaire non seulement aux fans de ‘Fleesh’ et de ‘Renaissance’ mais à un large public qui aime un progressif sensible, imaginatif et rempli de poésie...

Interprêtes

Gabby Vessoni (Chant), Celo Oliveira (Tous les Instruments)


Artiste : Cryptex

Album : Once Upon a Time

Date de Sortie : 08-05-2020

Ajouté le : 23-06-2020

‘Cryptex’ est un trio Allemand qui a été formé en 2006 et qui a sorti deux enregistrements studio, ‘Good Morning, How Did You Live?’ en 2011 et ‘Madeleine Effect’ en 2015 et c’est avec ce dernier album ‘Once Upon a Time’ que je les découvre. Ils ont un style très personnel et s’il fallait le définir, je dirais qu’ils évoluent entre rock et métal avec des composantes symphoniques et progressives, des lignes mélodiques accessibles, des ambiances très expressives et de remarquables arrangements vocaux. Pour ma part, il m’a fallu plusieurs écoutes pour rentrer dans leur univers et pour que chaque composition dévoile toute sa richesse et son originalité.

‘Once Upon a Time’ débute l’album avec une introduction symphonique calme qui prend rapidement de l’ampleur pour un titre entraînant avec de remarquables chœurs et une atmosphère qui rappelle le côté expressif de ‘Queen’ ou d’un groupe que j’affectionne plus particulièrement, ‘Jono’, puis, on retrouve avec ‘Because The Reason Is You’ ce côté expressif et joyeux avec un refrain qui se greffe immédiatement dans votre tête. Plus sombre, ‘Bloodmoon’ n’en est pas moins remarquable avec un mélange d’un rock mélodique et de passages beaucoup plus lourds, puis, ‘Body Language’, avec de très beaux arrangements vocaux donne le sentiment d’écouter une mélodie pop à la ‘Beatles’ que l’on aurait métallisé à certains endroits, et le mid-tempo ‘Two Horned Crown’ déploie une nouvelle mélodie entêtante. La suite continue avec des compositions ne dépassant pas les 5 minutes et avec toujours ce même sentiment de puissance expressive comme dans ‘Haunted’ ou ‘Reptiles’ qui mélangent les tempos et les intensités mais la deuxième partie de l’album offre également des titres plus classiques, tout en étant tous remarquables comme ‘I Don’t Know Why’, beaucoup plus léger dans un style jazzy ou comme la belle ballade ‘I See It In Your Eyes’ proche du style de ‘Queen’ (avec cette belle fin sifflée) ou encore la virgule instrumentale mélancolique ‘A Mo(u)rning’, l’album se terminant par ‘Closer’, magnifique pour un bonus, qui nous embarque pour un titre progressif renfermant plusieurs parties assez différentes tout en gardant la même trame mélodique.

En résumé, les Allemands de ‘Cryptex’ sortent un album qui demande plusieurs écoutes pour bien l’apprivoiser car, dû à un style très personnel, ils nous bousculent dans nos habitudes musicales en nous offrant un progressif sortant de l’ordinaire qui s’avère finalement en tous points remarquable et ‘Once Upon a Time’ est à conseiller aux amateurs de rock et de métal progressif aimant découvrir des artistes originaux en dehors des sentiers battus...

Interprêtes

Simon Moskon (Chant, Claviers, Basse), Marc Andrejkovits (Guitare, Basse, Choeurs), Andre Jean Henri Mertens (Guitare, Choeurs) + Invité : Simon Schroder (Batterie)


Artiste : Lost Forever

Album : Unbreakable

Date de Sortie : 08-05-2020

Ajouté le : 24-06-2020

‘Lost Forever’ est un groupe Brésilien de métal mélangeant heavy, power et progressif et qui a déjà plus de 20 années d’existence avec plusieurs sortie d’album dont le dernier ‘Rising’ date déjà de 2011, le dernier qui vient de sortir ‘Unbreakable’ étant leur 3ème enregistrement studio. Dès la première écoute des 8 compositions, on sent qu’ils ont atteint une maturité qui leur permet de s’attaquer à plusieurs genres et même de les mélanger tout en gardant une trame de power métal.

Et pourtant, l’introduction du premier titre ‘Let It Go’ laisse augurer que le style s’est adouci et on a une impression d’AOR mais les guitares saturées soutenues par un son puissant font rapidement leurs apparitions pour un titre énergique avec des lignes mélodiques que l’on s’approprie rapidement, puis ‘Uncanny Symmetries’ accélère le tempo et la section rythmique se veut plus énergique dans un style rentre dedans et ‘James Gamvao’ montre une autre facette de son chant puissant et beaucoup plus vigoureux. Avec ‘The Red Hour Curse’, on est proche d’un métal progressif épique à la ‘Sons of Apollo’ (voir leur dernier album ’MMXX’) dans un mid-tempo offrant une ambiance grandiose avec un chant qui peut rappeler ‘Jeff Scott Soto’, puis, c’est encore un changement de décor avec ‘As One New Day’ qui est une magnifique power ballade inspirée et entêtante et ‘Dead of Winter’ revient à du métal progressif puissant avec une remarquable section rythmique qui mène la danse et un solo de guitare magistral. Suit ‘Balance In Chaos’, un instrumental de plus de 8 minutes (seul un passage parlé en milieu de titre) qui rejoint le style imaginatif des Américains de ‘Sons of Apollo’ avec d’admirables cassures de rythme et d’intensité, puis la pièce maitresse de l’album ‘Another Faith’ montre l’évolution de cette formation qui nous délivre un titre de plus de 10 minutes avec tous les ingrédients d’un métal progressif riche et inventif sans temps mort, l’album se terminant par ‘Of Woe & Wonder’ sur une note alternant parties puissantes et d’autres plus calmes amenées par la présence d’un piano.

En résumé, ce dernier album des Brésiliens de ‘Lost Forever’ est une très bonne surprise 2020 qui démontre le talent de ce groupe pour des compositions variées et inventives et ‘Unbreakable’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment mélanger le métal progressif et le power métal...

Interprêtes

James Gamvao (Chant), Fabbio Nunes (Guitare), Andre De Lemos (Basse), Rene Shulte (Batterie)


Artiste : DeVicious

Album : Phase Three

Date de Sortie : 08-05-2020

Ajouté le : 29-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

Ce n’est qu’il y a 2 ans que les Allemands de ‘DeVicious’ ont sorti leur premier album ’Never Say Never’ et ‘Phase Three’, comme son nom l’indique est bien leur troisième opus car 2019 a vu la sortie de ‘Reflections’ ce qui montre la fréquence impressionnante de sortie d’albums de cette formation. Avec un nouveau chanteur, l’Italien ‘Antonio Calanna’, ils nous proposent 12 compositions mélodiques dans un style hard-rock puissant influencé par les années 80 partagées entre de l’énergique (‘Firefly’, ‘Mysterious’, ‘Rising from a Thunder’), des mid-tempos (‘Pouring-Rain’, ‘Burning Skies’), des ambiances plus AOR (‘Walk Through Fire’, ‘Calling My Name’) et une belle ballade acoustique ‘Bad Timing’ piano/voix.

Interprêtes

Antonio Calanna (Chant), Radivoj Petrovic (Guitare), Alex Frey (Basse), Denis Kunz (Claviers), Lars Nippa (Batterie)


Artiste : Hats Off Gentlemen It’s Adequate

Album : Nostalgia for Infinity

Date de Sortie : 06-05-2020

Ajouté le : 12-06-2020

‘Hats Off Gentlemen It’s Adequate’ est une formation Anglaise de rock progressif menée par le duo ‘Malcom Galloway’/’ Mark Gatland’ qui a été créée en 2011 et qui sort son 5ème album ‘Nostalgia For Infinity’. Nous avions déjà eu un échantillon de cet opus avec l’EP ‘Ark’ sorti en 2019 avec deux titres mais force est de constater que ce nouveau bébé est d’une grande richesse pour une durée de près de 70 minutes. ‘Nostalgia For Infinity’ est un album concept dont 5 titres dédiés à ‘l’Arche de la rédemption’, roman de science-fiction du même nom d‘Alastair Reynolds’ et qui dénonce la fragilité de notre civilisation.

’Century Rain’ débute l’album de belle manière par un long développement de plus de 9 minutes qui reprend le titre et le thème du roman de ‘Alastair Reynolds’ sur une alternative imaginée de la 2ème guerre mondiale; musicalement, on a l’impression d’écouter du ‘Jethro Tull’ que l’on aurait agrémenté de magnifiques passages progressifs, la flûte de ‘Kathryn Thomas’ n’étant pas étrangère à ce sentiment et ‘Twin Earth’ continue dans cette voie avec un nouveau titre qui fait la part belle à de remarquables sections instrumentales. Suit ‘Ark’ que l’on connaissait déjà avec l’EP et qui est une des pièces maitresse de l’album et qui dans un style atmosphérique entre ‘Vangelis’ et ‘Pink-Floyd’ enchaîne de magnifiques sections instrumentales mélancoliques, puis ‘Nanobotoma’ est plus classique avec une structure plus conventionnelle dans un style plus rock tout en restant assez doux avec de beaux solos de guitare ‘Floydiens’ et ‘Chasing Neon’ est le 2ème titre que l’on connaissait déjà, plus remuant dans une ambiance mettant en avant des sonorités électroniques nous ramenant aux années 80/90. Avec la suite de l’Arche de la rédemption’, ‘Glitterband’ ouvre le bal avec un thème musical assez répétitif, ce sentiment étant accentué par le chant marqué de ‘Malcom Galloway’, puis ‘Conjoiners’ revient à un instrumental atmosphérique tranquille et reposant toujours très ‘Floydien’ et, après le court instrumental ‘Scorpio’ beaucoup plus énergique avec des sonorités contemporaines, ‘Inhibitors’ est un peu le ‘On the Run’ de ‘Dark Side of the Moon’ des Anglais de ‘Hats Off Gentlemen It’s Adequate’ avec des sonorités électroniques de musique expérimentale. On revient à du plus conventionnel avec le titre éponyme de l’album dans lequel la basse mène la danse dans la première partie et qui s’adoucit grâce à la flûte dans la 2ème moitié et dont la mélodie reste ancrée dans la tête. La fin de l’album nous offre un nouvel instrumental ‘Voyager’, toujours très ‘Floydien’, sorte d’hommage à la sonde du même nom sorti de l’héliosphère en 2012 et qui dérive désormais dans l’univers, puis ‘Sixth Extinction’ beaucoup plus énergique et rythmé sur les changements climatiques.

En résumé, les Anglais de ‘Hats Off Gentlemen It’s Adequate’ sortent un album attachant, varié et d’une grande richesse et, compte tenu des allusions que j’ai fait au ‘Floyds’ tout au long de cette chronique, ‘Nostalgia for Infinity’ devrait sans doute plaire à toutes celles et ceux qui aiment un progressif inventif et recherché tout en restant très accessible au niveau des lignes mélodiques...

Interprêtes

Malcom Galloway (Chant, Guitare, Claviers), Mark Gatland (Basse, Claviers, Guitare), Kathryn Thomas (Flûte, Chant)


Artiste : George Henning

Album : Hillside

Date de Sortie : 05-05-2020

Ajouté le : 13-07-2020

Je n’ai pas l’habitude de m’arrêter sur des albums symphoniques mais dans le cas d‘Hillside’, j’ai été séduit par ce style unique qui se dégage de cette œuvre écrite et composée par ‘George Henning’ et enregistré en 2018 avec le ‘Macedonian Symphonic Orchestra’. On embarque pour un somptueux voyage qui nous offre de magnifiques mélodies dans une atmosphère orchestrale apaisante avec un accompagnement vocal de George dont la voix peut rappeler des chanteurs comme ‘Cat Stevens’.

14 titres assez courts pour une durée d’environ 50 minutes, voici le menu de cet opus qui débute par ‘The Door’ avec des cordes énergiques et une première mélodie entêtante qui ne vous quitte plus, puis, ‘The Seventh String’, dans un tempo plus lent, est plus mélancolique dans un style popisant proche des ‘Beatles’ avec un solo de guitare simple mais très chaleureux, l’orchestre soutenant l’ensemble de très belle manière. Suit le titre éponyme de l’album, très romantique et ‘Smile’ ajoute la quiétude du piano dans une ambiance proche des ballades de ‘Billy Joel’. La suite est à l’image de ce début avec de belles mélodies qui s’incrustent dans votre tête, et je citerai les titres qui m’ont le plus marqué avec ‘Nemo Skywlakin’, ‘Magic Bell’, ‘Secrets’ ou encore ‘A Life Devine’ et, pour faire une comparaison, les ambiances ne sont pas si loin de la version symphonique du projet ‘The Gentle Storm’ d’Arjen Lucassen’.

En résumé, ‘George Henning’ sort un album remarquable sortant de ce que l’on a l’habitude d’entendre et réconcilie en quelque sorte la musique classique avec la musique pop en les mélangeant pour le meilleur et si vous êtes amateur de musique symphonique accompagnée par un orchestre et intégrant guitare électrique et batterie, vous êtes au bon endroit car ce ‘Hillside’ devrait sans aucun doute vous plaire...

Interprêtes

George Hennig (Chant, Guitare), Olivier Truan (Piano), Christoph Staudenmann (Batterie), The Macedonian Symphonic Orchestra, Oleg Kondratenko (Chef d’orchestre)


Artiste : Infinite Wisdom

Album : The Blue Room

Date de Sortie : 04-05-2020

Ajouté le : 17-06-2020

‘Infinite Wisdom’ est une formation de rock progressif qui a commencé à sortir des albums en 2012 avec de longs développements dépassant les 15 minutes avec tout d’abord ‘A Word To The Wise’ en 2012, puis ‘Awakening The Senses’ en 2014, et 2020 voit la sortie d’un nouvel album ‘The Blue Room’ avec 9 compositions qui ont toutes des influences puisées dans les 50 dernières années de rock en général, tout d’abord dans les grandes formations des années 70/80 et ceci de façon variée car on peut faire référence à des noms comme ‘Pink Floyd’, ‘Genesis’, ‘Barclay James Harvest’ ou encore ‘Uriah-Heep’ mais également des formations de rock progressif plus récentes comme ‘Arena’ ou ‘Pendragon’.

Avec les deux instrumentaux ‘The Blue Room’ qui débute et clôt l’album, on est de plein pied dans un atmosphérique ‘Floydien’ paisible et tranquille puis, avec ‘The Healer’, le ton est proche d’un hard rock mélodique des années 70 avec des sonorités de claviers de cette époque, et ‘Autopilot’, après une introduction au piano très ‘Elton John’, nous embarque dans des lignes mélodiques à la ‘ELO’ (dernier album ’From Out Of Nowhere’) avec une mélodie qu’on a déjà l’impression d’avoir entendu. La suite enchaîne dans des compositions aux lignes harmonieuses avec ‘Beautiful Soul’ qui pourrait être un mélange de ‘BJH’ et de ‘Pendragon’, puis, ‘Heartland’ se partage entre sections entraînantes et d’autres plus calmes et un final qui est très ‘Waterien’, et avec ‘This is England’, c’est un de mes coups de cœurs de l’album, remarquable composition de près de 8 minutes qui nous ramène au début du progressif. Et c’est des compositions tout autant remarquables que les Anglais de ‘Infinite Wisdom’ nous offrent dans la fin de l’album : tout d’abord, un énergique ‘No Good Will Come Of This’ avec des sonorités de ‘Deep Purple’, puis, la pièce maitresse de cet opus, ‘Born to be King’ qui nous embarque dans une saga progressive, avec des intonations orientales et qui me fait penser à certains endroits au côté épique de ‘Therion’ dans les parties les plus puissantes mais qui alterne avec d’autres sections beaucoup plus paisibles avec toujours des lignes mélodiques harmonieuses, et enfin, la deuxième partie de ‘The Blue Room’, très courte (trop courte à mon goût) qui conclut de manière atmosphérique ce magnifique album.

En résumé, comme vous l’aurez compris, même si ‘Infinite Wisdom’ de fait pas le buzz sur internet, ‘The Blue Room’ est en tout point un album remarquable qui nous embarque pour près d’une heure dans des compositions variées et mélodiques, ce qui destine cet opus à un public assez large qui aime un progressif accessible à la première écoute faisant référence à de multiples influences dans le rock des cinquante dernières années...

Interprêtes

Mark (Chant, Claviers), Paul (Guitare), Jon (Basse), Roger (Batterie)


Artiste : Lesoir

Album : Mosaic

Date de Sortie : 01-05-2020

Ajouté le : 07-06-2020

La Hollande est un pays riche en artistes de progressif que ce soit dans le rock ou le métal et ‘Lesoir’ fait partie maintenant de ces groupes connus avec déjà 4 albums depuis 2011 et 2020 voit la sortie de leur 5ème enregistrement studio ‘Mosaic’. Dans un rock progressif mélangeant différentes influences, cet album se situe dans la continuité des précédents avec des compositions offrant de belles lignes mélodiques dans des rythmiques assez tranquilles qui peuvent rappeler à certains endroits des formations comme ‘Mostly Autumn’, ’Loonypark’ ou encore ’Fleesh’ pour ne citer que des formations avec des chanteuses car cette formation propose de remarquables prestations vocales avec ‘Maartje Meessen’ et ‘Eleen Bartholomeus’.

l’album débute avec ‘Mosaic’ qui est assez représentatif du style de cette formation, un mid-tempo paisible qui s’intensifie sur le final avec un remarquable solo de guitare et une première prestation vocale lumineuse de Maartje puis, ‘Is This It’ est plus complexe avec des changements de tempos et d’intensité qui en font un titre qu’il faut écouter plusieurs fois pour en tirer toute la richesse instrumentale et vocale. Avec ‘Somebody Like You’, la rythmique est plus linéaire mais on garde une certaine dissonance au niveau vocal ce qui est un peu la marque de fabrique de ‘Lesoir’, puis, ‘The Geese’ continue dans cette voie avec un belle alternance entre tensions et détentes, et ‘Measure of Things’ débute par un chant orientalisant qui glisse doucement vers une belle ballade qui, petit à petit, prend de l’ampleur pour un final remarquable beaucoup plus intense avec un solo de guitare magnifique tout en restant assez simple. La suite fait défiler l’instrumental ‘Dystopia’ qui mélange différents styles avec de belles sections atmosphériques ‘Floydiennes’, le complexe ‘It’s Never Quiet’ constitué de plusieurs tiroirs avec un crescendo final majestueux, le court instrumental ‘Mxi’ pas forcément indispensable et enfin, le remarquable ‘Two Faces’ qui frise les 8 minutes et qui est un bon résumé du style très personnel de ‘Lesoir’ avec de belles lignes mélodiques que l’on s’approprie rapidement, des alternances admirables entre partie puissantes et d’autres beaucoup plus calmes et une dernière prestation vocale remarquable de ‘Maartje Meessen’.

En résumé, les Hollandais de ‘Lesoir’ continuent de nous enchanter dans leur univers progressif très personnel et ‘Mosaic’ est un album rempli de belles compositions qu’il faut s’approprier petit à petit et qui devrait plaire à un public assez large aimant le rock progressif créatif et raffiné...

Interprêtes

Maartje Meessen (Chant, Claviers, Flûte), Ingo Dassen (Guitare), Eleen Bartholomeus (Chant, Guitare, Claviers, Percussions), Ruben Heijnsbroek (Basse), Bob van Heumen (Batterie)


Artiste : Mike Tramp

Album : Second Time Around

Date de Sortie : 01-05-2020

Ajouté le : 11-07-2020

Après un très bon ‘Stray from the Flock’ il y a un peu plus d’un an, ‘Mike Tramp’ sort de ses cartons des titres inédits qu’il avait écarté de ses précédents opus et ça valait le coup qu’il se donne cette peine car l’écoute de ce nouvel opus m’a procuré autant de bonheur que n’importe album du Danois.

Dans son style propre faisant toujours référence à ses idoles des années 80, ‘All of my Life’ débute un album plein de bonnes surprises dans un esprit très ‘Springsteenien’ (voir son dernier album ’Western Stars’) et ‘The Road’ qui suit, continue dans la même voie avec une mélodie qui touche immédiatement, et ‘Anymore’ amène une première pause ballade très réussie. Avec ‘Come On’, on a encore un exemple de refrain qui vous rentre dans la tête avec ce ‘come on’ scandé à plusieurs reprises et qui peut rappeler ‘Bryan Adams’ (voir son dernier album ’Shine A Light’) tout comme le titre qui suit ‘Between Good and Bad’, puis, ‘Lay Down Your Guns’, avec son refrain sous la forme d’une ritournelle qui donne envie d’accompagner à tue-tête le ‘lalalalala...’ et qui peut rappeler certains chants Bretons est une magnifique ballade. La fin de l’album fait défiler un attachant ‘Highway’ qui revient au style de ‘Bruce Springsteen’, les énergiques et très efficaces ‘No Tomorrow’ et ‘Back To You’ et pour finir en douceur une autre ballade, magnifique, cette fois acoustique dans la grande tradition de la chanson Américaine.

En résumé, on peut remercier ‘Mike Tramp’ d’avoir sorti ces anciennes compositions toutes aussi remarquables les unes que les autres ce qui fait de ‘Second Time Around’ un album au même niveau que tous ses précédents albums et accessible au plus grand nombre...

Interprêtes

Mike Tramp (Chant, Guitare, Piano), Claus Langeskov (Basse), Jay Boe (Claviers), Morten Hellborn (Batterie) + Invités : Lars Rahbek Andresen (Piano), Marcus Nand (Guitare), Søren Andersen (Guitare)


Artiste : Gabriels

Album : Fist Of The Seven Stars Act 3 : Nanto Chaos

Date de Sortie : 30-04-2020

Ajouté le : 14-06-2020

‘Gabriels’ a été créé par l’Italien ‘Gabriele Gabriel Crisafulli’ claviériste avec une formation classique qui a participé à l’aventure ’Aldaria’ et qui a déjà sorti depuis 2010 cinq albums dont le dernier en date est ‘Hokuto Brothers’, l’acte 2 de ‘Fist of the Seven Stars’ qui est un projet ambitieux en 5 actes et qui, pour les amateurs de manga, est la célèbre saga de ‘Kenshiro’ qui a connu un grand succès en Italie grâce aux dessins animés ‘Ken le guerrier’. 'Nanto Chaos' est donc le 3ème chapitre de cette longue histoire et pour ce faire, Gabriele a convié un grand nombre de chanteurs pour interpréter tous les rôles de cette saga mais également un nombre impressionnant de musiciens pour tenir les sections de guitare, claviers, basse et batterie.

Dès les deux premiers titres, on a un bel aperçu de cet opus varié, avec d’une part l’énergique ‘Three days of life’ dans un style hard-rock mélodique des années 80, et d’autre part, ‘The Mark’, belle ballade avec un refrain qui reste gravé dans la tête. La suite est à l’image de ce début accessible à la première écoute et se partage entre des compositions entraînantes comme ‘Treason Star’ qui peut faire penser à du ‘Survivor’ ou comme ‘Rebirth By Three Days Of Life’, plus A.O.R. avec des sonorités électroniques, ou encore comme ‘Confrontation’ avec ses lignes mélodiques qui accrochent dès la première écoute mais également de remarquables mid-tempos avec ‘Fight for her love’ et son refrain simple mais très efficace, ou ‘Secret of Phoenix’ et ses magnifiques solos de claviers et de guitare dans la deuxième partie du titre ou encore le puissant ‘Pyramid of Dictator’ qui clôt l’album. A tous ces titres, on peut rajouter les deux autres moments plus calmes ‘Dying for your love’ et ‘Deathnight’, deux power ballades avec pour la première une mélodie comme savent si bien le faire les Italiens et la deuxième, plus mélancolique et qui est sans aucun doute le titre le plus émouvant de l’album.

En résumé, ‘Gabriele Gabriel Crisafulli’ nous offre un magnifique troisième volet de sa saga épique avec des compositions variées et néanmoins très accessibles avec une belle distribution au niveau vocal et de beaux passages instrumentaux de claviers et de guitare ce qui fait de ‘Nanto Chaos’ un album destiné à un public assez large aimant un métal harmonieux et accessible à la première écoute...

Interprêtes

Gabriele Gabriel Crisafulli (Claviers, Piano, Chant) + Invités : Wild Steel “Ken” (Chant), Jo Lombardo “Rey” (Chant), Tommy Johansson “Shu” (Chant), Ivan Drake “Juda” (Chant), Dario Grillo “Toky” (Chant), Antonio Pecere “Raoul” (Chant), Rachel Iron Lungs “Mamiya” (Chant), David Akesson “Sauzer” (Chant), Gabriels Soldati (Chant), Andrew Spane (Guitare), Tommy Johansson (Guitare), Frank Caruso (Guitare), Stefano Filoramo (Guitare), Antonello Giliberto (Guitare), Tommy Vitaly (Guitare), Dario Beretta (Guitare), Angelo Mazzeo (Guitare), Luigi De Blasio (Guitare), Dino Fiorenza (Basse), Beto Vazquez (Basse), Adrian Hansen (Basse), Fabiano Andreacchio (Basse), Alberto Rigoni (Basse), Roberto Giovinazzo (Basse), Mike Vader (Batterie), Mattia Stancioiu (Batterie), Michele Sanna (Batterie), Giovanni Maucieri (Batterie), Simone Alberti (Batterie), Brantley Rogers (Batterie)


Artiste : Victoria K

Album : Essentia

Date de Sortie : 24-04-2020

Ajouté le : 27-05-2020

Je vous emmène au pays des kangourous avec la formation ‘Victoria K’, du nom de la chanteuse qui a créé ce projet en 2016 et qui vient de sortir son premier album ‘Essentia’. Ce nouveau combo vient encore s’ajouter à la liste déjà longue des sorties de métal symphonique de Mars et Avril 2020 (voir dernières chroniques dans ce style avec ’Ad Infinitum’, ’Fourth Circle’, ’Ani Lo Projekt’, ’Imperial Age’, ’Fallen Arise’, ’MoonSun’ et bien entendu le dernier ‘Nightwish’). Pas de surprise, ‘Victoria K’ s’inscrit dans un métal symphonique classique et un bon nombre de formations existantes viennent à l’esprit à la première écoute, mais on peut quand même souligner, car ce n’est pas très commun dans ce style (sauf pour des projets montés de toute pièce comme ‘Exit Eden’), que la gente féminine l’emporte sur la gente masculine d’une voix, puisque, avec ‘Victoria K.’ au chant principal, ‘Sheri Vengeance’ aux chant extrême et ‘Julia Mammone’ à la guitare électrique ces sont au total 3 artistes féminines pour 2 artistes masculins avec ‘Marty Kawaler’ à la basse et ‘James Davies’ à la batterie.

L’opus est relativement court (36 minutes) et comporte 10 titres entre 3 et 4 minutes ce qui laisse augurer que l’on ira à l’essentiel et c’est ce que l’on découvre à la première écoute. C’est avec un puissant ‘Freedom Unchanted’ que ‘Victoria K’ ouvre les débats avec un premier titre en mid-tempo dont les lignes mélodiques s’incrustent facilement dans la tête et qui voit ‘Sheri Vengeance’ accompagner au growls la voix puissante de ‘Victoria K’ et cette association est également présente sur deux autres titres, ‘Forsaken’ et ‘Matrix’, qui ne sont pas en reste sur la plan mélodique. Dans le même style puissant et énergique, on peut citer ‘Surreal’ avec ses influences orientales sur la fin du titre, ‘Mist Filled Sky’ avec une section rythmique impétueuse ou encore ‘Lacuna’ qui a fait l’objet d’un single il y a déjà un an et qui me fait penser à ‘Stream of Passion’, formation Hollandaise qui a malheureusement arrêtée en 2016, mais on peut également évoquer ‘The Haunting’ pour ses alternances entre parties enlevées et d’autres plus calmes et dont les lignes mélodiques nous ramènent à ‘Within Temptation’ surtout que dans les aigues moins appuyés, ‘Victoria K’ se fait plus langoureuse à l’image de ‘Sharon del Adel’. Et quand les instruments électriques se font moins vigoureux, ‘Victoria K’ nous offre de belles power ballades avec ‘Shroud of Solitude’ et ‘Humanity’, montrant un côté soft avec de remarquables interprétations.

En résumé, on ne peut que saluer cette nouvelle formation qui apparait déjà très mature pour un premier album, grâce à de belles mélodies, une chanteuse avec une technique vocale irréprochable et une production remarquable ce qui destine ‘Essentia’ à tous les fans de métal symphonique et si affinités, pourquoi pas à un public plus large car l’ensemble est relativement accessible...

Interprêtes

Victoria K (Chant), Sheri Vengeance (Chant), Julia Mammone (Guitare), Marty Kawaler (Basse), James Davies (Batterie) + Invitée : Michalina Malisz (Vielle à roue)


Artiste : Grandval

Album : Descendu sur Terre

Date de Sortie : 24-04-2020

Ajouté le : 03-06-2020

2020-04-24 Grandval – Descendu sur Terre ‘Grandval’ est le projet du multi-instrumentaliste, auteur et compositeur ‘Henri Vaugrand’ qui a sorti un premier album ’A ciel ouvert…’ en 2016 et qui après le Ciel, se rapproche de la terre avec ‘Descendu sur Terre’ et qui nous propose un rock progressif imaginatif et relativement recherché avec des textes en Français dans la grande tradition des groupes de rock progressif et celui qui vient à l’esprit en premier est bien entendu ‘Ange’ avec ce magicien des mots qu’est ‘Chistian Décamps’. Pour étoffer musicalement ce nouvel opus, il a fait appel à plusieurs guitaristes dont ‘Jean-pierre Louveton’ qui vient de sortir également un nouvel album (voir la chronique ici).

C’est par l’instrumental ‘Exondation’ que l’album débute avec une introduction atmosphérique ‘Floydienne’ qui accélère le rythme dans la deuxième partie avec les claviers et guitares qui se renvoient la balle, puis, le long développement de près de 10 minutes, ‘Un nouveau destin’, est représentatif d’un rock progressif à la Française avec tous les ingrédients que l’on désire y trouver entre de riches parties instrumentales et des textes ciselés sur mesure. Après la virgule ‘Puissances de l’infini’, le titre éponyme de l’album nous embarque, tout d’abord dans de voluptueuses lignes mélodiques avec un chant délicat d’Henri puis accélère le rythme et alterne parties entraînantes et d’autres plus calmes, et ‘Fractal et systémique’ change de registre pour une atmosphère exotique puis reprend de la puissance dans une rythmique et une guitare à la ‘Santana’. La pause ballade est amenée avec ‘Le chemin à l’envers’ qui nous ramène aux intonations d’Ange’ avec, pour moi, une des plus belles mélodies et un des plus beaux textes de l’album, puis ‘Il existe une étoile’ poursuit le voyage progressif dans un titre à multi-tiroirs de 10 minutes en hommage à ‘John Wetton’ (‘King Crimson’, ‘Uriah Heep’, ‘Roxy Music’, ‘Asia’) décédé en 2017. ‘La meute est en place’ prend une toute autre direction, mélangeant sonorités électroniques et atmosphériques avec des changements de tempos, puis ‘Brûler dans les flammes de l’enfer’ revient à un progressif plus classique hérité des années 70 tout en continuant à critiquer ‘Donald Trump’ et ceci de manière subtile, sans directement le nommer. Et pour terminer sur une note plus positive, c’est avec ‘La vie, pourtant, la vie’ que l’aventure de ‘Descendu sur Terre’ s’achêve sous la forme d’un nouveau long développement progressif à la sauce ‘Decamps’ avec une première partie tranquille et une deuxième beaucoup plus animée, l’album se terminant par la reprise ‘La maison de Men-Tää’ du groupe Français de progressif ‘Atoll’ dans lequel ‘John Wetton’ a fait un bref passage en 1981.

En résumé, ‘Henri Vaugrand’ poursuit son chemin dans sa trilogie sur les éléments de la nature et ce deuxième volet regorge de compositions de qualité qu’il faut, comme toujours dans ce cas, s’approprier par des écoutes successives ce qui fait de ‘Descendu sur Terre’ un album à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment le progressif à la Française...

Interprêtes

Henri Vaugrand (Chant, Guitare, Basse, Claviers), Olivier Bonneau (Guitare, Claviers, Basse) + Invités : Christophe Chalancon (Guitare), Jean-baptiste Itier (Batterie), Jean-pierre Louveton (Guitare, Mellotron), Kevin Serra (Guitare), Raffaele Spanetta (Guitare), Steph Honde (Guitare)


Artiste : COMPASS

Album : Our Time on Earth

Date de Sortie : 24-04-2020

Ajouté le : 05-06-2020

‘Steve Newman’ est connu pour avoir monté son projet d’A.O.R. ‘NEWMAN’ avec un dernier opus sorti il y a peu en Mars 2020, ‘Ignition et, en 2017, il a décidé en parallèle de ‘NEWMAN’ de partir dans une autre direction musicale et a créé une nouvelle formation, ‘COMPASS’, avec à la clé un premier opus ‘Our Time on Earth’ qui a vu le jour fin Avril 2020. Il a emmené avec lui le bassiste ‘Dave Bartlett’ de ‘NEWMAN’ et ‘Ben Green’ et ‘Toni Malush’ complètent le line up, respectivement au chant et à la batterie.

Ce nouveau projet lui a permis de sortir des durées souvent limitées de l’A.O.R. en étoffant particulièrement son écriture avec des titres beaucoup plus denses ayant des durées allant de 5 à 10 minutes tout en gardant ce talent pour de belles mélodies qui s’apprivoisent immédiatement. ‘Skies of Fire’, de près de 9 minutes, débute l’album avec un titre entraînant et une belle alternance entre sections énergiques et d’autres plus calmes qui amènent un côté progressif à l’ensemble grâce notamment à des parties instrumentales plus développées. Dans le même style, on peut citer ‘Caught in a Frame’, ‘Neon’ ou encore ‘Another Life Suicide’ qui sont une sorte de mélange entre rock mélodique et métal progressif. Mais, c’est avec des compositions s’éloignant le plus de son univers A.O.R. que ‘Steve Newman’ nous surprend le plus, avec, tout d’abord les deux parties de ‘Our Time on Earth’ qui, tout en gardant un côté mélodique accessible, mélangent des parties atmosphérique et progressives, puis, avec ‘The Preacher And The Pigeon Feeder’, se succèdent des parties douces et d’autres plus énergiques avec un magnifique solo de guitare en milieu de titre. Quant à ‘A Warning From History’, c’est sans conteste le plus progressif de l’album avec de remarquables passages instrumentaux et c’est dans cette composition que l’on sent le plus la rupture de composition de Steve avec ‘NEWMAN’.

En résumé, avec ce nouveau projet, ‘Steve Newman’ nous montre qu’il a plusieurs cordes à son arc : on connaissait son talent pour des mélodies imparables dans un style ‘A.O.R.’ et on découvre avec cet opus qu’il a également cette capacité de nous offrir des compositions plus riches et complexes amenant un côté progressif tout en gardant ce sens de la mélodie et ‘Our Time on Earth’ devrait plaire à un public assez large naviguant entre rock mélodique et progressif...

Interprêtes

Steve Newman (Guitare, Claviers), Ben Green (Chant), Dave Bartlett (Basse), Toni Lakush (Batterie)


Artiste : Superthousand

Album : #TRNSIT

Date de Sortie : 24-04-2020

Ajouté le : 08-06-2020

‘Superthousand’ est un nouvelle formation Allemande qui a sorti deux enregistrements studio, l’EP ‘Universe|Revese’ en 2013 et ‘voyage.’ en 2016 et qui vient de sortir un nouvel opus ‘#TRNSIT’. Ils s’inscrivent dans un style progressif atmosphérique avec des influences évidentes de formations comme ‘Pink-Floyd’ ou comme leurs compatriotes de ‘RPWL’.

Avec le très court instrumental ‘Silence Reprise’ qui fait référence au dernier titre de leur album ‘voyage.’, ‘Silence’, on entend d’entrée les références citées plus haut et on sent une évolution majeure au niveau de la production avec un son beaucoup plus travaillé, ‘World on Wire’ confirmant ce sentiment avec une première composition déroulant une lente et belle mélodie avec des parties déployant une ampleur sonore imposante. Le long développement ‘Transit’ continue dans cette ambiance atmosphérique avec une première partie assez convenue au niveau mélodique, intégrant en deuxième partie une belle section instrumentale proche des ‘Floyds’ et un final chanté qui revient à une atmosphère plus calme. Suit la belle ballade ‘Albatros’ qui fait penser à du ‘RPWL’, puis ‘Yet Untilted’ est beaucoup plus énergique en sortant des sentiers battus, et enfin, ‘Safe and Now’ conclut ce court opus avec un 2ème long développement qui met en avant le chant ‘Dominik Mertens’ et une rythmique entraînante avec de remarquables ruptures d’intensité dans le thème principal et un final imposant qui se termine brutalement.

En résumé, les Allemands de ‘Superthousand’ sortent un album de qualité qui rappelle les grands noms du rock progressif atmosphérique et ‘#TRNSIT’ devrait plaire à tous ceux qui aiment les références citées en introduction...

Interprêtes

Lars Dreier (Claviers, Guitare, Basse), Dominik Mertens (Chant, Guitare), Markus Missbrandt (Batterie, Djembé, Percussions)


Artiste : Lunear

Album : Curve.Axis.Symmetry

Date de Sortie : 23-04-2020

Ajouté le : 09-06-2020

‘Lunear’ est une formation Française qui a sorti un premier album ’Many Miles Away’ en 2018 et je les découvre avec son successeur ‘Curve.Axis.Symmetry’ qui a vu le jour fin Avril 2020. Leur style se situe entre pop et rock avec des paroles en Anglais et ce dernier bébé est un album concept consacré, je cite leur site : « à une femme qui ne peut mourir. Tout d’abord, elle pensait que c’était une bénédiction : le rêve de la vie éternelle… Mais, rien ne dure éternellement, pas même notre terre… ».

Musicalement, ils nous proposent des ambiances délicates et reposantes avec de magnifiques mélodies qui vous touchent immédiatement en mélangeant des influences progressives avec de la pop et pour prendre un exemple dans le monde progressif, le style de ‘Lunear’ s’apparente à ce que peuvent faire ‘Steven Wilson’ et ‘Aviv Geffen’ avec leur projet ’Blackfield’. L’instrumental ‘Lemniscate’, qui symbolise l’infini, débute l’album et sert en fait d’introduction pour ‘First Death’ qui nous offre une première belle mélodie qui peut rappeler les premiers groupes de pop des années 60 avec en tête les ‘Beatles’, puis ‘Same Player. Shoot Again.’ continue dans cette ambiance chaleureuse avec des guitares un peu plus appuyées et ‘Nothing Left to Do’ déploie des lignes mélodiques harmonieuses qui s’installent immédiatement dans votre tête. Après, le court instrumental mélancolique ‘A Passage of Time’, ‘The Rise and Fall of Earth’, qui clôt la première partie ‘Before the Fall’, se poursuit dans cette atmosphère paisible et tranquille puis ‘Earth's Population: 1’ qui préfigure ‘After The Fall’ est plus entraînant avec de belles harmonies vocales et me fait penser à ‘Barclay James Harvest’ alors que ‘Earth End’ revient à un style plus sombre avec un lent tempo. La fin de l’album fait défiler ‘Adrift’ avec une léger crescendo dans un rythme de valse qui nous donne cette impression de danse perpétuelle, le nonchalant ‘From Its Sky’ qui fait écho par sa mélodie à ‘Nothing Left to Do’ mais dans une version plus épurée et qui nous offre un magnifique solo de guitare ‘Floydien’ dans la deuxième moitié du titre, la ballade ‘Forever’ qui est un peu le résumé de cette histoire avec une magnifique mélodie apaisante se terminant par cette étrange sensation lorsqu’on évoque l’infini, et enfin, le court épilogue acoustique reprenant les paroles de ‘First Death’ mais dans un style beaucoup plus dépouillé.

En résumé, les Français de ‘Lunear’ nous offre un magnifique album concept avec un thème original mis en musique de manière remarquable : ‘Curve.Axis.Symmetry.’ est à déguster tranquillement le casque sur les oreilles et devrait plaire à tout un public naviguant entre pop et rock et adepte d’atmosphères paisibles avec de belles mélodies accessibles à la première écoute...

Interprêtes

Sébastien Bournier (Chant, Batterie), Paul J.No (Chant, Claviers), Jean-Philippe Benadjer (Chant, Guitare, Basse)


Artiste : Realisea

Album : Mantelpeace

Date de Sortie : 20-04-2020

Ajouté le : 24-05-2020

‘Realisea’ est le projet de ‘Brian de Graeve’, guitariste, chanteur et auteur-compositeur du groupe de néo-progressif Néerlandais ‘Silhouette’ dont le dernier album ’The World Is Flat and Other Alterative Facts’ date de 2017, et 2020 voit enfin la sortie du premier album sous le nom ‘Realisea’ après une longue gestation de plusieurs années, Brian ayant créé ce projet en compagnie de sa femme Marjolein en 2011 et dans la famille ‘de Greave’, on fait donc de la musique en famille car leur fils ‘Geoffrey de Graeve’ est bassiste, ‘Rob van Nieuwenhuijzen’ et ‘Christophe Rapenne’ venant compléter le line up, respectivement à la batterie et aux claviers. A noter également que ce projet a fait appel à de nombreux invités assez divers que ce soit au niveau vocal qu’un niveau instrumental comme par exemple des artistes que j’affectionne tout particulièrement, ‘Michel St-Père’ et ‘Jean Pageau’ de ‘Mystery’.

Globalement, leur style s’inscrit dans un rock paisible et serein dans la lignée des formations comme ‘Mostly Autumn’, ‘Mystery’ ou encore dans les dernières sorties comme ‘MOON HALO’ ou ’Drowning Steps’. ‘Las Vegas Lace’ débute l’album avec le titre certainement le plus énergique et l’on découvre la douce voix de ‘Marjolein de Graeve’ avec une mélodie qui s’incruste facilement dans la tête, puis, ‘Deep Blue’ dans un registre plus calme et léger me fait penser aux sonorités de ‘Renaissance’ et les 7 minutes de ‘Riroda Roads’ en font une magnifique ballade semi-acoustique entrecoupée au deux tiers par un chant d’enfants. Avec ‘Strong Enough’, on reste dans l’atmosphère du titre précédent et c’est Brian qui officie au chant ce qui permet de varier la section vocale, puis, ‘Leave Street’ déroule une belle mélodie dans laquelle ‘Michel Saint Père’ pose un beau solo de guitare en fin de titre et ‘Out of this World’ est de nouveau une belle ballade avec un très beau duo piano/voix sur lequel les arrangements vocaux sont remarquables. La suite de l’album continue avec ‘Your Part’, plus rapide avec une belle section instrumentale dans la deuxième moitié du titre, plus posée, puis, ‘Circles if Silence’ avec de belles lignes mélodiques et un magnifique duo vocal ‘Marjolein de Graeve’/’Jean Pageau’, et ’This Time’ rappelle ‘Barclay James Harvest’ période ‘Ring Of Changes’. L’album se termine de belle manière par le doux acoustique ‘Liquid Domino’ mêlant les deux belles voix du couple ‘de Graeve’ et ‘Our Stage’, le titre le plus long de l’album et le plus progressif qui résume bien l’ensemble dans une atmosphère alternant passages acoustiques et électriques avec un final épique.

En résumé, les Hollandais de ‘Realisea’ sortent un très bel album qui se déguste dans un endroit calme, le casque sur les oreilles, et si vous aimez les ambiances d’un rock progressif paisible, ‘Mantelpeace’ est sans aucun doute fait pour vous...

Interprêtes

Brian de Graeve (Chant, Guitare), Geoffrey de Graeve (Basse), Marjolein de Graeve (Chant, Flûte), Rob van Nieuwenhuijzen (Batterie), Christophe Rapenne (Claviers) + Invités : Aldo Adema (Guitare), Rindert Bul (Guitare), Suzan van den Engel (Harpe), Duncan de Graeve (Chant), Mila Kamstra (Violon), Tamara van Coetsveld (Clarinette), Bart Laan (Guitare), Erik Laan (Claviers), Gert Otten (Cor), Jean Pageau (Chant), Michel St-Père (Guitare), Simon Rogers (Guitare), Jos Uffing (Basse, Chant), Sophie Zaaijer (Violon)


Artiste : Kristoffer Gildenlöw

Album : Homebound

Date de Sortie : 18-04-2020

Ajouté le : 15-06-2020

‘Kristoffer Gildenlöw’ est l’ex bassiste du groupe de métal progressif ‘Pain Of Salvation’ (voir leur dernier album ’In The Passing Light Of Day’) et il participe également au projet ‘Kayak’ dont il est le bassiste (dernier opus ‘Live 2019’ sorti il y a peu et ’Seventeen’ sorti en 2018) et qui a déjà 2 enregistrements studio solo à son actif avec le magnifique ‘The Rain’ en 2016 dont le thème était la maladie d’Alzheimer. Son dernier bébé ‘Homebound’ est complètement acoustique et nous ramène dans les années 80 et peut rappeler certains chanteurs de l’époque comme ‘Cat Stevens’ mais il possède également ce charisme au niveau vocal et instrumental qui peut faire penser aux atmosphères du dernier ‘Roger Waters’.

9 chansons pour une durée relativement courte de 35 minutes, c’est le menu d’Homebound’ qui après l’introduction instrumentale ‘Eternal’ qui plante un décor assez sombre avec le Violoncelle de ‘Maaike Peterse’, démarre par un remarquable ‘Holy Ground’ qui met en avant le talent vocal de Kristoffer avec une alternance saisissante entre tensions et détentes, puis, ‘Like Father Like Son’ est beaucoup plus léger et c’est dans ce genre de compositions et les parties calmes que le parallèle avec ‘Cat Stevens’ est le plus flagrant. La suite continue dans cette ambiance voluptueuse avec ‘Infected’ et sa section rythmique menant la danse, puis, ‘Snow’ nous embarque sur un petit nuage avec des claviers vaporeux et une admirable prestation vocale de Kristoffer tout en retenu et qui remplit tout l’espace dans les parties plus intense, et ‘Our Home’ revient à un titre plus enjoué qui peut faire penser à du ‘BJH’ et avec de très beaux chœurs. Avec ‘I Cried Today’, avec sa mélodie plus légère, les arrangements vocaux sont tout simplement sublimes, puis la reprise de ‘Leonard Cohen’, ’Chelsea Hotel#2’ est magistrale et c’est dans ce titre que je trouve que ‘Kristoffer Gildenlöw’ se rapproche des ambiances de ‘Roger Waters’, et c’est avec ‘You Need Not Stay (Away)’ avec son accompagnement mélancolique au piano que l’album se termine avec un dernier chant sublime de Kristoffer.

En résumé, comme vous l’aurez compris, ‘Kristoffer Gildenlöw’ sort un album magistral et en grande partie du à ses prestations vocales qui vous embarque dans son univers toujours sur le fil du rasoir et si aimez les ambiances tout en retenu avec sans cesse cette sensation de louvoyer entre tensions et détentes, ‘Homebound’ est sans aucun doute fait pour vous...

Interprêtes

Kristoffer Gildenlöw (Chant, Basse) + Invités : Dirk Bruinenberg (Batterie), Jeroen Molenaar (Batterie), Fredrik Hermansson (Piano), Marcel Singor (Guitare), Paul Coenradie (Guitare), Jan Willem Ketelaers (Choeurs), Erna auf der Haar (Choeurs), Maaike Peterse (Violoncelle), Ola Sjönnerby (Cuivre)


Artiste : Skintrade

Album : The Show Must Go On

Date de Sortie : 17-04-2020

Ajouté le : 28-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

C’est encore en direction des pays Scandinaves que l’on se dirige avec les Suédois de ‘Skintrade’ qui nous livre un nouvel opus ‘The Show Must Go On’. Cette formation a eu une première période dans les années 90 avec 2 albums ’Skintrade’ en 1993 et ’Roach Powder’ en 1995. Reformé en 2011, ‘The Show Must Go On’ est leur 4ème enregistrement studio de cette nouvelle période, 2012 ayant vu la sortie de ’Past And Present’ en 2012 et ’Refuled’ en 2014 et ‘Scarred for Life’ en 2015. Dans ce dernier album, leur style est influencé par le hard-rock des années 70 avec un son moderne et certaines compositions peuvent faire penser aux ambiances de ‘Led Zeppelin’ (‘Chosen Ones’, ‘Tower’ ou ‘Riverof Tears’) et ils alternent titres directs et puissants et d’autres plus calmes comme ‘Show Must Go On’ ou ‘Other Side’.

Interprêtes

Matti Alfonzetti (Chant, Guitare), Stefan Bergström (Guitare, Choeurs), Håkan Calmroth (Basse), Hasse Sjölander (Batterie, Choeurs)


Artiste : Eternal Wanderers

Album : Homeless Soul

Date de Sortie : 16-04-2020

Ajouté le : 23-05-2020

‘Eternal Wanderers’ est une formation Russe formée par deux sœurs, Elena et Tatyana Kanevskaya et qui a déjà plus de 20 ans de carrière avec plusieurs albums à son actif et une première période avec un style électro-acoustique et des influences ‘Floydienne’ période ‘Ummaguma’, et une deuxième période en évoluant vers du rock progressif avec 3 enregistrements studio, ‘The Door To A Parallel World’ en 2008, ’SoFar and So Near’ en 2011 et ’The Mystery Of The Cosmic Sorrow’ en 2016. ‘Homeless Soul’ (voir leur page sur ce nouvel opus ici) est donc leur 4ème album de rock progressif et après une première écoute, le premier sentiment qui en ressort est qu’ils mélangent deux types de progressif : tout d’abord, un rock progressif assez classique hérité des années 70 avec la chanteuse ‘Elena Kanevskaya’ qui livre de remarquable prestations vocales et dans ces parties, le style me fait penser aux Britanniques de ‘Renaissance’ (voir leur dernier album ici); ensuite, ils nous offrent également des sections (voir même des titres entiers) uniquement instrumentales qui sont dans un style progressif moderne et recherché qui ramène à certains moments aux Anglais de ‘ELP’.

C’est avec une magnifique prestation vocale à capella d‘Elena Kanevskaya’ qu‘Eternal Wanderers’ nous convie pour débuter l’opus, puis ‘Eternal Wanderer’ déroule une très belle mélodie et c’est dans ce genre de titre que le parallèle avec ‘Renaissance’ est assez flagrant. Dans le même registre on peut citer le psychédélique ‘Meteor’ avec de belles sections instrumentales ou la belle ballade ‘I Wanna Give My Life for You’. En parallèle de ces titres, les Russes proposent des compositions qui alternent des parties chantées et d’autres instrumentales plus élaborées qui nécessitent plusieurs écoutes pour en intégrer tous les coins et recoins : ‘Transformations’ est le premier exemple avec une première partie instrumentale assez longue, puis une courte partie chantée et enfin, un final reprenant le thème de départ, puis, ‘The Cradle of a Hurricane’ est entièrement instrumental en 6 parties, tantôt sereines, tantôt intenses, décrivant les phénomènes naturels que sont les ouragans qui je cite « sont l'un de ces phénomènes qui ont le mysticisme et le pouvoir, un cycle de vie, né dans les eaux calmes illusoires de l'océan ». La suite de l’album fait défiler la ballade ‘Chaos of Reason’ qui intègre de très beaux passages contemporains dans une ambiance psychédélique et de belles vocalises d’Elena dans la deuxième partie (encore ce parallèle avec ‘Renaissance’), le deuxième instrumental ‘In Search Of The Antiworld’, alternant des lignes mélodiques mélancoliques avec des ambiances inquiétantes, puis le titre éponyme de l’album avec des bruitages sonores et une narration tourmentée entrecoupées par des sections chantées, l’opus se terminant de manière originale dans une atmosphère orientale avec ‘Invested with Mystery’, titre assez décalé du reste et avec une dernière belle prestation vocale d’Elena Kanevskaya’ accompagnée par la sitar de ‘Dmitry Shtatnov’.

En résumé, les Russes d‘Eternal Wanderers’ sortent un album d’une remarquable originalité qui mélange différents styles, s’apprivoisant, petit à petit, au fil des écoutes et, pour cette raison, ‘Homeless Soul’ sera certainement limité à un public averti qui aime mélanger un progressif inventif et recherché avec des ambiances symphoniques et mélodiques agrémentées d’une très belle voix...

Interprêtes

Elena Kanevskaya (Chant, Claviers), Tatyana Kanevskaya (Guitare, Claviers, Choeurs), Dmitry Shtatnov (Basse, Claviers, Citharre, Chant, Choeurs), Sergey Rogulya (Batterie, Percussions) + Invités : Zhenya Kanevskiy (Voix), Kostya Shtatnov (Voix), Andy Didorenko (Violon)


Artiste : Imperial Age

Album : Live in Wroclaw

Date de Sortie : 10-04-2020

Ajouté le : 18-05-2020

Pendant la période de confinement, les Russes de ‘Imperial Age’ ont donné un concert en direct sur you tube le 25 Avril 2020 et ils ont également sorti un album du concert donné à Wroclaw en Mars 2018 qui contient 6 titres de leur dernier album ‘The Legacy of Atlantis’. On est donc plongé dans l’ambiance live d’un métal symphonique avec des titres épiques chantés par les deux sopranos ‘Jane Odintsova’ et ‘Anna Moiseeva‘ et le ténor ‘Alexander Osipov’ dans une ambiance grandiose comme savent si bien le faire les Russes.

Les 5 premiers titres sont tous tirés de ‘The Legacy of Atlantis’ avec tout d’abord les deux mid-tempo que sont ‘The Awakening’ et ‘The Legacy of Atlantis’ qui démarrent le live de manière imposante et qui déclenche ce petit frisson caractéristique de début de concert. Suivent le rapide et mélodique ‘The Escape’ dans la veine de ‘Rhapsody’ puis un nouveau mid-tempo ‘The Monastery’ avec son refrain repris en chœurs par les trois chanteurs et ‘Domini Canes’ continuent dans cette ambiance surchauffée et majestueuse. La suite du concert revient à des titres plus anciens, tout d’abord l’énergique ‘Death Guard’ avec son refrain repris et scandé par le public, puis, ce que je considère comme leur hymne, la magnifique power ballade ‘Aryavarta’, et enfin pour terminer en beauté un énergique ‘Anthem of Valour’ et un non moins enlevé ‘And I Shall Find My Home’.

En résumé, les Russes d‘Imperial Age’ confirment qu’ils prennent toute leur dimension en concert et ce live, même s’il reste court, met en avant cette atmosphère grandiose qu’ils déploient ce qui devrait plaire à tous leurs fans mais également à toutes celles et ceux qui aiment un métal symphonique épique et majestueux...

Interprêtes

Alexander “Aor” Osipov (Chant), Jane “Corn” Odintsova (Chant), Anna “Kiara” Moiseeva (Chant), Max Talion (Batterie), Paul “Vredes” Maryashin (Guitare), Dmitry “Belf” Safronov (Basse)


Artiste : Fallen Arise

Album : Enigma

Date de Sortie : 10-04-2020

Ajouté le : 19-05-2020

La formation ‘Fallen Arise’ revient sur le devant de la scène de métal symphonique avec un nouvel album ‘Enigma’, après 5 longues années d’absence car leur dernier enregistement studio ’Adeline’ date déjà de 2015. Il faut quand même dire que les Grecs ont eu, le moins que l’on puisse dire, certains changements de line up et, mis à part ‘Gus Dibelas’ qui est à l’origine de cette formation en 2009, le reste du groupe a totalement changé et une nouvelle chanteuse ‘Fiona Creaby’ (également membre de ’Blood Red Soul’ avec deux albums sortis 'Symphony of a Memory' en 2017 et 'River of Melancholia' en 2019) est arrivée en 2016 ainsi qu’un nouveau chanteur ‘Vlasis Katsaounis’ au chant extrême, ‘Spyros Vasilakis’ officiant désormais à la guitare, ‘Jason Ioakeim’ à la basse et ‘Marios Karavasilis’ à la batterie.

Avec ce line up renouvelé, à la première écoute, on a l’impression qu’une certaine stabilité a enfin été trouvée et, même si le style n’a pas évolué et demeure du métal symphonique mélodique avec des compositions assez classiques couplets/refrains, on sent qu’une certaine maturité s’est installée et ce nouvel album est à l’image de ce que l’on pourrait attendre de formations plus connues comme ‘Xandria’ (voir leur dernier album ici) ou ‘Leaves' Eyes’ (voir leur dernier album ici) pour n’en citer que deux que les Grecs ont accompagnés lors de leurs tournées. Après une introduction grandiose remplie de chœurs à la ‘Epica’, ‘Enigma’ et ‘Reborn’ sont deux titres énergiques et entraînants avec des refrains assez semblables qui s’incrustent immédiatement dans la tête et on découvre le chant clair et limpide de ‘Fiona Creaby’ qui alterne avec les interventions de growls de ‘Vlasis Katsaounis’ et cette opposition fonctionne remarquablement, puis, ‘Forsaken’, plus calme, rappelle certaines compositions de ‘Within Temptation’ d’autant plus que Fiona peut rappeler les intonations de ‘Sharon Den Adel’. La suite continue de nous offrir des mélodies imparables que ce soit avec puissance comme dans ‘Embers’ ou dans ‘The Storm Inside’ avec une utilisation plus importante de growls ou dans l’entraînant ‘Released’ aux lignes mélodiques rappelant encore ‘Within Temptation’ première période, simple mais très efficace, ou encore dans des titres plus calmes et la deuxième partie de l’album en contient trois avec le mid-tempo ‘Without Disguise’ alternant de lents couplet avec un refrain plus puissant, l’autre mid-tempo ‘Forever Winter’ et la magnifique ballade ‘Horizon’ dans laquelle ‘Fiona Creaby’ montre une réelle émotion et rappelle la reprise de ‘Nighwish’, ‘Walking on the Air’ interprétée par ‘Tarja’.

En résumé, les Grecs de ‘Fallen Arise’ confirme tout le bien qu’on pensait d’eux avec leur précédent album ‘Adeline’ et, même si l’ensemble est assez similaire à ce que pouvait faire un groupe comme ‘Within Temptation’ dans le début des années 2000, ‘Enigma’ devrait plaire aux fans de ce style et permettra à celles et ceux qui ne connaissent pas ce style de le découvrir car toutes les compositions sont accessibles à la première écoute...

Interprêtes

Fiona Creaby (Chant), Vlasis Katsaounis (Chant), Gus Dibelas (Claviers), Spyros Vasilakis (Guitare), Jason Ioakeim (Basse), Marios Karavasilis (Batterie)


Artiste : Nightwish

Album : Human. :II: Nature

Date de Sortie : 10-04-2020

Ajouté le : 20-05-2020

Les fans attendaient avec impatience la sortie du nouveau ‘Nightwish’ après 5 longues années et le dernier opus ‘Endless Forms Most Beautiful’ qui voyait l’intronisation de ‘Floor Jansen’ en tant que nouvelle chanteuse : c’est donc chose faite avec ‘Human. :II: Nature’ qui devrait sans aucun doute plaire à la nombreuse base de fans mondiale mais qui pour moi montre encore et toujours que les Finlandais restent des précurseurs et ce nouvel album en est encore la preuve car les surprises sont nombreuses. Compte tenu de la richesse et de la densité de cet opus, je ne ferai pas du titre à titre, les chroniques étant multiples sur le net (voir la très bonne chronique de ’United Rock Nations’), mais j’axerai celle-ci sur la pièce maîtresse de ‘Nightwish’, j’ai nommé le claviériste ‘Tuomas Holopainen’ qui réalise l’ensemble des compositions du groupe.

De formation classique, étant enfant, le Finlandais apprend différents instruments dont le piano et la clarinette et intègre un groupe de jazz à 15 ans en tant que Saxophoniste (pour la petite histoire, une certaine ‘Tarja Turunen’ faisait déjà partie de l’aventure, on connait la suite). Vers 17 ans, il se tourne vers le métal et intègre différentes formations de façon épisodique comme ‘Darkwoods My Betrothed’ (Black metal), ‘Nattvindens Gråt’ (Gothique, Doom) et ‘Sethian’ (Métal progressif). A côté de ça, à partir de 1996, en parallèle de ‘Nightwish’, il continue à s’impliquer dans d’autres projets comme celui de ‘Timo Rautiainen’ (Heavy metal) avec l’album ’Sarvivuori’ ou encore avec la formation ‘For My Pain…’ avec l’opus ’Fallen’ ou encore plus récemment avec le projet ‘Auri’, avec ‘Troy Donockley’ et un sublime album à la clé, assez éloigné du métal (voir ici) ou encore son projet solo ‘The Life and Times of Scrooge’ qui est inspiré de ‘La Jeunesse de Picsou’, de l’auteur et dessinateur de bandes dessinées ‘Don Rosa’.

Ce parcours assez hétéroclite (et j’en oublie certainement) montre l’envergure de ce compositeur touche à tout qui met tout son talent depuis plus de vingt années au service de ‘Nightwish’ et, on sent qu’avec ce nouvel album ‘Human. :II: Nature’, la renommée du groupe n’étant plus à faire dans un style bien précis, Tuomas a fait le choix de faire une sorte de patchworks de toutes ses influences et de tout son parcours tout en gardant une trame, si on peut dire, ‘Nightwishienne’, c’est-à-dire faite de mélodies imparables et d’ambiances épiques et voici en trois points, ce que je retiendrai de ce double album :
Tout d’abord, la première partie qui comprend 9 titres nous embarque dans une multitude de sonorités, de lignes mélodiques et d’atmosphère différentes mais, pour moi, la nouveauté est l’aspect très progressif des compositions de Tuomas, orientation très peu prise dans le passé avec ‘Nightwish’ ce qui risque sans doute de déstabiliser certain fans de la première heure mais qui donne une nouvelle dimension aux Finlandais, leur rajoutant une corde à leur arc ce qui justifie de les comparer aux artistes de métal progressif avec en tête les grandes production du Hollandais ‘Arjen Anthony Lucassen’ (voir son dernier live d’Ayreon’ ’Electric Castle Live And Other Tales’).
Ensuite, comme il l’avait fait pour mettre en avant ‘Tarja Turunen’ dans les premières années de ‘Nightswish’, Tuomas a réussi des compositions qui donne une place en or à ‘Floor Jansen’ dans tous les registres de la Néerlandaise et ceci dès le premier titre ‘Music’ et les premières mesures qui mettent en avant un chant cristallin et limpide dans une section vocale certainement pas évidente à chanter et qui montre dans le refrain du même titre, la puissance vocale de cette artiste. Je pourrais citer pas mal d’autres exemples et pour en prendre un autre, je mentionnerai le final de ‘Shoemaker’ qui met également en avant le registre lyrique de Floor dans un moment magique rempli d’une belle émotion comme suspendu dans le temps.
Enfin, la deuxième partie 'All The Works Of Nature Which Adorn The Earth' est une grande fresque symphonique classique qui nous rappelle que Tuomas est un compositeur hors-pair et qui, bien loin du métal et par ces temps troublés propices à la réflexion, nous invite à un magnifique voyage pour nous recentrer sur les choses essentielles que la terre nous offre, comme si le compositeur avait prédit la crise actuelle et qu’il voulait nous faire prendre conscience que la chose la plus importante est de prendre soin de notre planète avant qu’il ne soit trop tard.

En résumé, certains parleront sans doute de l’album de l’année en métal symphonique; pour ma part, je ne serai pas autant restrictif car le travail de ‘Tuomas Holopainen’ sur cet album est impressionnant et toutes les interprétations sont magistrales, ce qui dépasse largement un style unique et qui le place au-dessus du lot comme une œuvre intemporelle, tout simplement, de musique du XXIème siècle. Et je terminerai par le dernier message d‘Ad Astra’, simple mais tellement fort concernant notre Terre qu’il faut à tout prix préserver : ‘C’est ici. C’est notre maison. C’est nous’...

Interprêtes

Floor Jansen (Chant), Tuomas Holopainen (Claviers), Marco Hietala (Chant, Basse), Emppu Vuorinen (Guitare), Kai Hahto (Batterie), Troy Donockley (Flûte, Cornemuse) + invités : The London Session Orchestra, The Metro Voices Choir


Artiste : Dool

Album : Summerland

Date de Sortie : 10-04-2020

Ajouté le : 21-05-2020

‘Dool’ est une formation Hollandaise qui a sorti un premier album ’Here Now, There Then’ en 2017 et qui sort donc son deuxième enregistrement studio ‘Summerland’. Fondé par la chanteuse et guitariste ‘Ryanne van Dorst’ qui est connue également sous le nom de ‘Elle Bandita’ (voir ici), leur univers se veut assez sombre et fait référence aux thèmes païens de la mythologie viking mais curieusement, les ambiances musicales, même si les tempos sont assez lents, donnent une impression de plénitude qui alterne avec des moments plus intenses et cette atmosphère se rapproche de formations comme les Suédois d‘Avatarium’ qui ont également sorti un nouvel opus en 2020 (voir ici).

D’entrée, avec ‘Sulphur And Starlight’ et ‘Wol Moon’, le ton est donné avec des mid-tempo dans lequel ‘Ryanne van Dorst’ dévoile un registre vocal mélancolique qu’elle durcit à certains moments et qui est particulièrement bien adapté au style, puis ‘God Particle’, avec une calme introduction orientalisante, déroule une mélodie pesante qui prend de l’ampleur et s’adoucit avec la partie chantée et qui se termine par une belle partie instrumentale. La suite nous offre ‘Summerland’ qui est bâti sur un lent tempo et qui accélère légèrement le rythme dans le final instrumental en crescendo et retombe avec quelques notes de piano, puis, ‘A Glass Forest’ rappelle le début du psychédélique dans les années 60 et ‘The Well’s Run Dry’ accélère le rythme pour un des titres les plus enlevés de l’album. Avec le popisant ‘Ode to the Future’, le tempo chaloupé nous fait taper du pied, puis ‘Be Your Sins’ continue dans cette légèreté avec un refrain qui rentre dans la tête immédiatement et ‘Dust & Shadow’ dans un style doom avec son lent tempo qui s’étire sur 8 minutes, termine l’album de très belle manière sur une note plus mélancolique.

En résumé, ce dernier album de ‘Dool’ démontre le talent indéniable de cette formation qui, même si le côté sombre qu’on leur colle est surtout véhiculé par les thèmes abordés, nous embarque dans un voyage original qui nous transmet en permanence cette dualité subtile entre tensions et détentes, ce qui pour moi constitue la grande force de ce ‘Summerland’...

Interprêtes

Ryanne van Dorst (Chant, Guitare), Micha Haring (Batterie), JB Van Der Wal (Basse), Reinier Vermeulen (Guitare), Nick Polak (Guitare)


Artiste : Bonfire

Album : Fistful of Fire

Date de Sortie : 03-04-2020

Ajouté le : 10-05-2020

Avec ‘Bonfire’, la même histoire se répète assez fréquemment depuis quelques années, car, après deux bons albums, ’Byte The Bullet’ en 2017 et ‘Temple of Lies’ en 2018, c’est au tour de ’Fistful of Fire’ de voir le jour et en relisant ma chronique de ‘Temple of Lies’, je me suis dit que je pourrais faire un copier coller en changeant juste le nom des compositions. En effet, à part un léger changement de line up avec ‘André Hilgers’ qui remplace ‘Tim Breideband’ à la batterie, on prend les mêmes et on recommence avec un résultat équivalent : du bon hard-rock mélodique avec des titres qui restent ancrés dans votre tête et, après l’introduction instrumentale ‘The Joker’ qui prépare le terrain, ça commence par un entraînant ‘Gotta Get Away’ avec un refrain qui sera certainement chanté en chœur en concert puis la suite fait déferler des compositions toutes aussi puissantes et mélodiques les unes que les autres et mis à part la magnifique ballade ‘When an Old Man Cries’ qui est reprise dans une version acoustique en fin d’album et les 2 mid-tempos ‘Warrior’ et ‘Fistful of Fire’ un peu moins enlevés permettant des pauses bien méritées, tout est mis en œuvre pour nous offrir des compositions sur-vitaminées. On peut également noter les deux doubles titres ‘Breaking Out’ avec son introduction instrumentale ‘Fire Etude’ dans lequel ‘Frank Pane’ se prend pendant un court instant pour ‘Eddie Van Halen’ et ‘The Surge’ qui sert de montée en puissance progressive pour exploser dans un ‘Gloryland’ déchaîné.

En résumé, les Allemands de ‘Bonfire’ sortent encore (mais on y est habitué maintenant) un album rempli de bonne énergie qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui aiment un hard rock puissant et mélodique toujours aussi efficace...

Interprêtes

Alexx Stahl (Chant), Frank Pane (Guitare), Hans Ziller (Guitare), Ronnie Parkes (Basse), André Hilgers (Batterie)


Artiste : Dynazty

Album : The Dark Delight

Date de Sortie : 03-04-2020

Ajouté le : 11-05-2020

Ce sont encore des Suédois, ‘Dynazty’ pour ne pas les citer, qui sortent un nouvel album de métal mélodique après un très bon ’Firesign’ en 2018, ‘The Dark Delight’ étant leur 7ème enregistrement studio. Ils continuent dans leur lancée de nous offrir un métal puissant et ce dernier opus s’inscrit dans la continuité du précédent avec des lignes mélodiques qui donnent l’impression de déjà entendu et qu’ils ‘métalisent’ avec des riffs de guitare explosifs et un chanteur ‘Nils Molin’ qui se donne à fond.

Dès les premiers titres, on est dans le bain avec les énergiques ‘Presence of Mind’, ‘Paradise of the Architect’, ‘The Black’ et ‘From Sound of Silence’ dont les refrains s’incrustent immédiatement dans votre tête, puis, ‘Hologram’ offre une power ballade classique mais très efficace et la suite continue avec des mélodies toujours aussi efficaces, ‘Heartless Madness’, aux intonations pop, me faisant penser aux ambiances de la formation de métal symphonique ‘Amberian Dawn’ (voir dernier album ici) et ‘Waterfall’ avec une rythmique et des lignes mélodiques proches du disco des années 80. Ce qui suit garde ce même niveau mélodique avec l’entraînant ‘Threading the Needle’ et son remarquable solo de guitare, 'The Man And The Elements' et ses intonations folks festives, ‘Apex’ avec sa rythmique endiablée, ‘The Road to Redemption’ et ‘The Dark Delight’ avec leurs intonations mélangeant orient et occident et le titre bonus, ‘The Shoulder Devil’ terminant l’album dans une ambiance de métal symphonique puissant à l’image d‘Amaranthe’, formation dans laquelle ‘Nils Molin’ est l’un des chanteurs.

En résumé, les Suédois continuent leur petit bonhomme de chemin et nous délivrent encore un album où chaque composition est un single mélodique en puissance et ‘The Dark Delight’ est à conseiller à un public aimant un hard-rock mélodique avec des compositions efficaces et accessibles à la première écoute...

Interprêtes

Nils Molin (Chant), Rob Love Magnusson (Guitare), George Egg (Batterie), Mikael Lavér (Guitare), Jonathan Olsson (Basse) + invité : Henrik Englund (Chant)


Artiste : Conception

Album : State of Deception

Date de Sortie : 03-04-2020

Ajouté le : 13-05-2020

‘Conception’ est une formation Norvégienne qui a déjà une trentaine d’années d’existence et qui a sorti 4 albums dans les années 90, puis, qui est revenu sur le devant de la scène du métal progressif en 2018 avec un EP ’My Dark Symphony’ et 2020 voit la sortie d’un court album (environ 33 minutes si l’on ne compte pas ‘Feather Moves’ qui est un titre remastérisé d’un single de 2018 comprenant 3 titres) mais qui demande des écoutes répétées pour en tirer toute la substantifique moelle.

Après la courte introduction instrumentale symphonique ‘in:Deception’ qui plante un décor dans une ambiance inquiétante, ‘Of Raven and Pigs’ est basé sur un riff répétitif avec une première partie chantée et un solo de guitare décalé qui s’intègre judicieusement au tempo et un final où les bruits de foules accentuent ce sentiment d’emballement. Suit ‘Waywardly Broken’, un mid-tempo qui alterne tensions et détentes avec une belle prestation vocale de ‘Roy Khan’ et un nouveau solo de guitare aux sonorités ‘Gilmouriennes’ (le tempo me fait penser à ‘Sorrow’), puis, ‘No Rewind’ nous embarque dans un morceau rapide et dense car malgré sa courte durée, plusieurs parties se succèdent ce qui en fait un des titres les plus prenant. Avec ‘The Mansion’ dans lequel la chanteuse d’Amaranthe’, ‘Elize Ryd’ a été invitée pour les parties hautes, c’est une magnifique ballade qui permet un break et c’est certainement le titre le plus abordable avec un refrain super mélodique, et ‘By The Blues’ revient à une composition entraînante et remplie d’énergie, puis ‘Anybody Out There’, avec sa rythmique lente et pesante, est pour moi, un des titres phares de l’album qui peut rappeler les tempos de ‘Leprous’ (voir leur dernier album ici). C’est avec, tout d’abord, l’énergique ‘She Dragoon’ avec sa mélodie qui entre facilement dans votre tête, et ensuite la reprise de ‘Feather Moves’ que l’album se termine sur une note plus tranquille et mélancolique.

En résumé, les Norvégiens de ‘Conception’ reviennent avec un album qui se bonifie, écoute après écoute avec un réel talent pour mélanger différentes intensités et rythmiques et State ‘of Deception’ devrait plaire à tout un public adepte d’un métal progressif recherché et original...

Interprêtes

Roy Khan (Chant), Tore Østby (Guitare), Ingar Amlien (Basse), Arve Heimdal (Batterie) + Invité : Elize Ryd (Chant)


Artiste : Ad Infinitum

Album : Chapter I – Monarchy

Date de Sortie : 03-04-2020

Ajouté le : 14-05-2020

Décidemment, la Suissesse ‘Melissa Bonny’ fait parler d’elle ces derniers temps car après sa participation au dernier album de ’Beneath My Sins’ et la sortie en 2019 de ‘Imploder’ du projet ‘Rage of Light’, elle a créé une nouvelle formation ‘Ad Infinitum’ et son premier enregistrement studio est baptisé ‘Chapter I : Monarchy’ qui préfigure qu’il y aura une suite et qui nous fait réviser nos leçons d’histoire avec cette première partie à l’époque de la monarchie.

Musicalement, l’auditeur est plongé dans un métal symphonique classique avec des influences de formations majeures de ce style mais, même si le son est beaucoup plus moderne, si vous êtes nostalgique des lignes mélodiques de ‘Within Temptation’ de la fin des années 90 et du début des années 2000, vous devriez être ravis par cet album avec des compositions comme ‘Infected Monarchy’, ‘See You In Hell’, ‘Fire And Ice’, ‘Revenge’ ou encore ‘Tell Me Why’ qui s’incrustent facilement dans votre tête. Les autres titres sont tout aussi mélodiques et ‘Melissa Bonny’, à certains endroits, alterne son chant clair et sa voix extrême sans trop en rajouter ce qui fait que le changement vocale reste toujours judicieux : on peut citer l’energique ‘Marching On Versailles’, ‘Maleficent’ ou ‘I am The Storm’ alternant double pédale fougueuse et passages beaucoup plus calmes ou encore l’entraînant et très ‘Delaisien’ ‘Live Before You Die’ ou le rapide ‘Demons’. A noter que la fin de l’album contient deux très beaux acoustiques de ‘See You In Hell’ et de ‘Tell Me Why’, les instrumentaux de ‘Marching On Versailles’ et de ‘See You In Hell’ ainsi qu’un dernier titre ‘This is Halloween’ qui avait été sorti il y a un certain temps sur you tube pour Halloween 2019.

En résumé, ce nouveau projet initié par ‘Melissa Bonny’ et doté d’une production sans faille montre que la Suissesse maitrise complètement son sujet aussi bien sur le plan de l’écriture que sur le plan vocal et ‘Chapter I – Monarchy’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui sont fans d’un métal symphonique accessible à la première écoute...

Interprêtes

Melissa Bonny (Chant), Niklas Müller (Batterie), Jonas Asplind (Basse), Adrian Theßenvitz (Guitare)


Artiste : MoonSun

Album : Escapalace

Date de Sortie : 03-04-2020

Ajouté le : 22-05-2020

‘MoonSun’ est une formation Allemande qui a été créé par la chanteuse ‘Susanne Scherer’ et le multi-instrumentaliste ‘Thomas Kolbin’ et qui a déjà à son actif deux enregistrements studio (’Silent Pieces’ et ’Inner Clouds’) et des albums de reprises (ici et ici) et c’est seulement avec ce nouvel album ‘Escapalace’ que je les découvre. Je dis ‘seulement’ car, après avoir pris le temps d’écouter leur précédentes productions, elles étaient déjà d’une très grande qualité avec tout d’abord ‘Silent Pieces’ en 2013 qui était un album original en acoustique et ‘Inner Clouds’ en 2015 qui voyait le duo prendre de la maturité et leur démarche m’a tout de suite fait penser aux Brésiliens de ‘Fleesh’ (voir leur dernier album ici). La comparaison s’arrête là car notre duo Allemand a toujours été attiré par le métal symphonique et même si l’on y retrouve dans leur albums de reprises des styles assez variés dont des chansons du magnifique film ‘les Choristes’ et l’Hallehuia’ de ‘Leonard Cohen’, contiennent aussi du ‘Nighwish’ (voir leur dernier album ici) et les remarquables reprises, entre autres, de ‘Dead Boy’s Poem’, ‘Nemo’ ou ‘Sleeping Sun’ mais aussi ‘My Immortal’ d’Evanescence’ (voir leur dernier album ici).

C’est alors qu’en 2018, le duo décida d’évoluer vers du métal symphonique avec un EP à la clé ’Rise And Shin’ qui voyait ‘Thomas Kolbin’ troquer sa guitare acoustique contre une guitare électrique et ‘Susanne Scherer’ diversifier son registre vocal et se rapprocher d’une certaine ‘Tarja Turunen’ (écoutez ‘Desire’) et qui montrait également des dispositions pour ce style de musique. Et 2020 voit donc la sortie du premier album studio de métal symphonique et quel album !! Du premier titre au dernier, chacun est un single en puissance avec des mélodies qui vous rentrent dans la tête immédiatement; pour ne pas faire du titre à titre, je citerai mes coups de cœurs avec l’entraînant ‘Wanted and Wild’ ou tout est mis en œuvre pour nous faire bouger en rythme, ou le mid-tempo ‘Blind’ qui alterne de façon magistrale calme et puissance et fait penser aux atmosphères de ‘Tarja’, ‘Susanne Scherer’ ayant ce même charisme que la Finlandaise, ou la magnifique ballade ‘Scars’ montrant que Susanne sait moduler sa voix, limpide et cristalline dans les couplets et puissante dans le refrain ou encore le symphonique ‘Into The Fire’ avec ses remarquables modulations entre parties intenses et d’autres plus modérées. A noter que le duo a mis en ligne depuis 2019, pas mal de vidéos remarquables sur sa page you tube (voir ici) et en voici quelques-unes des compositions d’Escapalace’ :
- One By One.
- Wanted and Wild.
- Scars.
- Into The Fire.
- To the Sky and Back.
- Deep Within.
- Between the Flags.
- Hearing Your Scream.

En résumé, dans l’ensemble des sorties de métal symphonique cette année, ‘MoonSun’ est sans doute pour moi la plus belle découverte et, pour toutes les amatrices et amateurs de métal symphonique qui sont fans de ‘Tarja’, vous pouvez y aller les yeux fermés, vous ne serez pas déçu...

Interprêtes

Susanne Scherer (Chant), Thomas Kolbin (Tous les instruments)


Artiste : Miracle Flair

Album : Synchronism

Date de Sortie : 03-04-2020

Ajouté le : 18-06-2020

‘Miracle Fair’ est une formation Germano-Suisse de métal symphonique menée par un duo, la chanteuse ‘Nicole Hartmann’ et le guitariste, auteur et compositeur ‘Daniel Maurizi’ et qui a sorti début Avril un nouvel album, ‘Synchronism’, ce qui porte leur discographie depuis 2011 à trois enregistrements studio ’Angels Cast Shadows’ étant le dernier en date, sorti en 2016. Avec ce dernier bébé, ils continuent à surfer sur la vague d’un métal symphonique et mélodique dans le style des ‘Delain’, ‘Xandria’ et ‘Within Temptation’ mais aussi d’autres formations moins connus dont la dernière que j’ai chroniquée, ‘Victoria K’ qui fait référence à tous ces combos qui ont sorti un album depuis le début de l’année 2020.

Ceci se confirme dès les premiers titres ‘The Untold’, ‘Synchronism’ ou ‘What Remains’, le ton est donné pour des compositions puissantes et entraînantes avec des lignes mélodiques que l’on s’approprie très facilement et le chant clair de ‘Nicole Hartmann’ montre qu’elle maitrise son sujet de la première à la dernière note. La suite continue dans ce style avec des rythmiques souvent rapides et des riffs de guitare de ‘Daniel Maurizi’ au premier plan comme dans ‘Torn Inside’, ‘Torture Myself’ ou encore dans ‘In Charge’ et, mis à part ‘Lost in the Void’ et ‘Presence of Death’ qui amènent une certaine variété à l’intérieur de chaque titre avec des passages plus calmes et la version bonus de ‘In Love and Hate’ beaucoup plus légère par rapport à l’original (un peu à la manière d’Amberian Dawn’), l’ensemble, même si toutes les compositions sont de qualité, reste sensiblement sur le même schéma et peut en lasser certains sur la longueur.

En résumé, ce dernier bébé de ‘Miracle Fair’ est dans la continuité des précédents et propose un métal symphonique et mélodique énergique dans la lignée des formations majeures de ce style et, même si malgré chaque composition montre le talent indéniable de cette formation, on peut regretter un manque de variété qui aurait pu être amenée par la présence d’une ou deux ballades et par des changements d’intensité plus marquées à l’intérieur mêmes des titres...

Interprêtes

Nicole Hartmann (Chant), Daniel Maurizi (Guitare), Diego Rapacchietti (Batterie), Emmi Lichtenhahn (Basse), Erik Damköhler (Claviers)


Artiste : Edenya

Album : Silence

Date de Sortie : 02-04-2020

Ajouté le : 26-05-2020

‘Edenya’ est un projet qui a été créé par le multi-instrumentaliste, auteur et compositeur ‘Marco’ il y a une dizaine d’années avec un EP sorti en 2017 avec une première chanteuse Camerounaise ‘Ida Rose’ qui a été remplacée après la sortie de l’EP avec une nouvelle chanteuse ‘Elena’ et un nouveau chanteur ‘Rémi’ qui a permis à ‘Marco’ de développer considérablement sa section vocale et 2020 voit la sortie de leur premier LP ‘Silence’. Leur style s’inscrit dans un rock progressif paisible et mélodique et on peut citer des formations comme ‘Mostly Autumn’ (voir dernier album ici) ou le nouveau projet ’Chasing The Monsoon’ de l’ex ‘Karnataka’, ‘Ian-Jones’ ou encore les Brésiliens de ‘Fleesh’.

’Silence’ contient 8 titres pour 50 minutes de musique et d’entrée, avec ‘The Promise’, l’introduction faite d’arpèges de guitare fait penser aux ballades de ‘Scorpions’ et on découvre le beau chant d‘Elena’, délicat et harmonieux, puis, passé la moitié, le titre prend de l’ampleur dans une belle section instrumentale pour retomber sur la fin avec le thème de départ. Suit ‘Sabrina’ qui continue dans cette ambiance calme et propice au rêve, puis, après l’instrumental mélancolique ‘Broken Love’, pas forcément indispensable pour moi car répétant toujours la même phrase musicale, ‘All They Want’ est un bijou mélodique et on ne peut s’empêcher de penser à ‘Gabby Vessoni’ de ‘Fleesh’ en entendant la douce voix d’Elena’ qui remplit tout l’espace. La suite nous offre le long titre ‘Will the Demons Win ?’ qui dénonce les attentats terroristes et c’est avec une ballade et un très beau crescendo que ‘Marco’ a décidé de traiter ce sujet, puis ‘Chaos’ est le deuxième instrumental, assez linéaire, avec un son plus rock mais qui garde un assez lent tempo et avec ‘Silence’, on tient le titre le plus long de l’album et certainement le plus progressif qui nous emmène dans un superbe voyage en compagnie du chant d’Elena’ mais qui fait également la part belle à des sections instrumentales avec de remarquables alternances entre parties énergiques et d’autres beaucoup plus calmes, puis l’album se termine tranquillement sur une note acoustique avec ‘Still Alive’.

En résumé, avec son projet ‘Edenya’, ‘Marco’ nous montre tout son talent d’auteur et de compositeur dans un album rempli d’atmosphère aériennes et délicates et ‘Silence’ devrait plaire à un public aimant un progressif mélodique et accessible à la première écoute...

Interprêtes

Marco (Guitare, Claviers, Piano), Elena (Chant, Choeurs), Rémi (Chant, Choeurs)


Artiste : JPL

Album : Sapiens Chapitre 1/3 : Exordium

Date de Sortie : 02-04-2020

Ajouté le : 30-05-2020

‘JPL’ (‘Jean-Pierre Louveton’) est bien connu du public de rock progressif Français car après 15 années avec la formation ‘Nemo’ et 9 albums studio, il continue de sortir des albums et seuls quelques-uns sont sur spotify (dont les ‘Retrospections’ dont la dernière sortie date de 2018 – voir ici). 2020 voit donc la sortie d’un nouvel album qui est le premier chapitre d’une œuvre ambitieuse : ‘Sapiens’ ou l’histoire de l’homme et ce premier volet ‘Exordium’ est découpée en 3 parties, ‘Erectus’ qui est l'avènement de l’homme sur la terre (les titres ‘Mastodontes’, ‘Homo sapiens’ et ‘Ecce homo’), ‘Exitium’ qui est la période de sa domination puis la destruction de son écosystème (titres ‘A condition’ et ‘Le chaud et le froid’) et ‘Exodus’ qui est le terrible constat que sa planète n’est plus viable (les titres ‘Planète A’ et ‘Alpha centuri’).

Musicalement, ‘Jean-Pierre Louveton’ continue à faire du ‘JPL’ et on est donc plongé dans une épopée progressive qui fait la part belle aux sections instrumentales qui sont toujours très fournies et toujours autant imaginatives, et ceci en commençant par ‘Mastodontes’, entièrement instrumental et dont l’introduction symphonique ne laisse aucunement augurer de la suite beaucoup plus heavy avec une accalmie bienvenue dans la deuxième partie et un final entraînant et qui est une remarquable entrée en matière, puis, ‘Homo sapiens’ déboule avec des lignes mélodiques faciles à mémoriser et renvoie au groupes de rock progressifs Français avec en tête ‘Ange’ (voir leur dernier album ici) et ‘Ecce Homo’, entièrement instrumental termine le premier volet ‘Erectus’ et démarre plus calmement pour prendre de l’ampleur pour terminer avec le thème de ‘Mastodontes’ : la boucle est bouclée, l’homme peut alors commencer son funeste dessin de mettre à mal la planète. ‘Exitium’ commence par ‘A Condition’, avec un texte qui critique la fuite en avant de l’homme pour conquérir chaque recoin de la planète et prendre le pouvoir à tout prix avec une première partie chantée qui laisse place dans la deuxième moitié du titre à un très beau solo de guitare en crescendo pour une courte section chantée et un final instrumental qui accélère le rythme, puis, ‘Le chaud et le froid’ qui est le titre le plus long de l’album contient une partie instrumentale centrale remarquable qui est prise en sandwich par une belle mélodie sur laquelle Jean-Pierre pose des paroles de critiques acerbes sur les méfaits de l’homme avec une remarquable fin de titre avec la participation d’une chorale d’enfants. Et c’est avec les deux titres d’‘Exodus’ que l’album se termine : tout d’abord, ‘Planète A’ qui débute par une partie chantée assez calme, tout en continuant de dénoncer les hommes qui sont arrivés à une extrémité inéluctable, puis Jean-Pierre nous gratifie d’un remarquable solo de guitare qui est suivi d’une section chantée prenant de plus en plus d’ampleur avec des sonorités d’orgue amenant une ambiance imposante qui retombe avec quelques notes de claviers; ensuite, c’est le tour de ‘Alpha centuri’ qui débute de manière énergique par une section instrumentale avec un solo de claviers alternant des accents jazzy et rock de ‘Guillaume Fontaine’ et ‘Jean-Pierre Louveton’ lui emboîte le pas avec un solo de guitare qui laisse place à la partie chantée aux paroles excessivement pessimistes qui proclament qu’il est trop tard pour sauver la terre et avec un final instrumental entêtant répétant la même phrase musicale.

En résumé, ce premier volet de la trilogie annoncée de ‘Jean-Pierre Louveteau’ est une remarquable entrée en matière qui devrait plaire à toute amatrice et tout amateur de progressif aimant l’alternance entre les parties chantées et instrumentales et les mélodies relativement accessibles et on espère que Jean-Pierre sortira assez vite la suite, surtout si elle est de la même qualité qu’Exordium’...

Interprêtes

Jean-Pierre Louveton (Chant, Guitare, Basse), Jean Baptiste Itier (Batterie) + Invités : Florent Ville (Batterie), Guillaume Fontaine (Claviers), Marguerite Miallier (Vielle à roue), Stéphanie Vouillot (Piano)


Artiste : NEWMAN

Album : Ignition

Date de Sortie : 28-03-2020

Ajouté le : 28-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

Après un très bon ’Aerial’ en 2017, ‘Steve Newman’ qui vient également de sortir un nouvel album ’Our Time on Earth’ avec son autre projet ‘COMPASS’ et qui a participé en tant que chanteur au projet ‘Burn’ avec l’album ’Ice Age’ de 2018, a sorti fin Mars 2020 le dernier enregistrement studio de ‘NEWMAN’ ce qui porte déjà sa discographie à une douzaine d’albums depuis la sortie en 1997 du premier opus éponyme du projet ‘NEWMAN’. Et on commence à y être habitué, on retrouve les compositions mélodiques de Steve dans un style AOR assez classique mais qui démontre album après album tout le talent de l’Anglais qui continue de nous enchanter année après année.

Interprêtes

Steve Newman (Chant, Guitare, Basse, Claviers), Rob McEwen (Batterie) + Invités : Dave Bartlett (Chant), Mark Thompson-Smith (Chant)


Artiste : Ayreon

Album : Electric Castle Live And Other Tales

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 30-04-2020

Comme il l’avait fait pour ‘Ayreon Universe’, ‘Arjen Anthony Lucassen’ a remis ça avec l’anniversaire des 20 ans de ‘Into The Electric Castle’ et pour l’occasion, ce sont 4 concerts qui ont eu lieu en 2019 à Tilburg et qui ont fait quelques milliers d’heureux mais qui ont également fait l’objet (pour tous les autres) de la sortie de multiples versions CD, DVD et Blu-Ray et qui retranscrit intégralement ce live exceptionnel. Inutile de vous dire que le casting était à la hauteur de l’évènement avec tout d’abord, 13 chanteuses et chanteurs et surtout 7 des 11 artistes qui avait participé à l’album de 1998 et qui ont repris leur rôle de l’époque (‘Fish’, ‘Edwin Balogh’, ‘Anneke van Giersbergen’, ‘Arjen Anthony Lucassen’, ‘Edward Reekers’, ‘Damian Wilson’ et ‘George Oosthoek’) et ensuite pas moins de 11 instrumentalistes avec la crème du métal progressif international.

Alors bien entendu, impossible de décrire l’ensemble des titres car ce sont 2h30 intenses qui s’offrent à nous avec en plus de la version originale de ‘Into The Electric Castle’ qui est reprise intégralement, des ajouts d’autres productions d’Arjen avec ‘Shores of India’ du projet ‘The Gentle Storm’, ‘Ashes’ de l’album ’Fate of a Dreamer’ du projet ‘Ambeon’, ‘Out in the Real World’ de l’album ’Embrace the Storm’ de ‘Stream of Passion’, ‘Twisted Coil’ de l’album ‘On this Perfect Day’ du projet ‘The Guilt Machine’, ‘Kayleigh’ chantée par ‘Fish’ qui est une reprise de l’album ’Misplaced Childhood’ de ‘Marillion’, ‘Pink Beatles in a Purple Zeppelin’ de l’album ‘Lost in the New Real’ d’Arjen et enfin ‘Songs of the Ocean’ de l’album ‘Space Metal’ du projet ‘Star One’ qui conclut de la plus belle manière le concert avec l’ensemble des artistes.

Bref, assez parlé et place à la musique, car le mieux encore est de déguster ce live comme il le mérite et, comme j’ai l’habitude de le dire dans ce genre de concert, courrez acheter le DVD ou le blu-ray car ‘Electric Castle Live And Other Tales’ prend toute sa dimension avec la vidéo et permet de communier encore plus avec les artistes (voir des exemples de vidéo sur you tube : ‘Garden of Emotions’, ‘Twisted Coil‘, ‘Amazing Flight’ et ‘The Two Gates’)...

Interprêtes

Arjen Anthony Lucassen (Guitare), Marcel Singor (Guitare), Ferry Duijsens (Guitare), Ed Warby (Batterie), Bob Wijtsma (Guitare), Johan van Stratum (Basse), Joost van den Broek (Claviers), Ben Mathot (Violon), Jurriaan Westerveld (Violoncelle), Thijs van Leer (Flûte), Robby Valentine (Piano), John de Lancie (Narrateur), Fish (Chant), Simone Simons (Chant), Damian Wilson (Chant), Edwin Balogh (Chant), Anneke van Giersbergen (Chant), John Jaycee Cuijpers (Chant), Arjen Anthony Lucassen (Chant), Edward Reekers (Chant), George Oosthoek (Chant), Mark Jansen (Chant), Marcela Bovio (Chant, Choeurs), Dianne van Giersbergen (Choeurs), Jan Willem Ketelaers (Choeurs), Robert Soeterboek (Chant), Michael Mills (Chant), Rutger Hauer - Voight Kampff


Artiste : Enzo and the Glory Ensemble

Album : In The Name of the World Spirit

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 02-05-2020

‘Enzo Donnarumma’ continue son chemin dans le concept album biblique et ‘In The Name of the Spirit’ est donc le troisième volet refermant le triptyque car, après ’Au nom du Père’ et ’Au nom du Fils’, il ne manquait plus qu’Au nom du Saint Esprit’ et c’est chose faite avec ce dernier album bien rempli car ce sont plus de 60 minutes de musique qui s’offrent à nous. Nous sommes maintenant habitués par le principe de l’Italien qui invite des artistes de la scène internationale, mélangeant les styles et pour ‘In The Name of the World Spirit’, on peut citer le chanteur ‘Kobi Farhi’ d’Orphaned Land’, le chanteur ‘Ralf Scheepers’ de ’Primal Fear’, le multi-instrumentaliste ‘Gary Wehrkamp’ et le batteur ‘Mark Zonder’ (voir leur album ici) ou encore le chanteur ‘Nicholas Leptos’ de la formation 'Arrayan Path' mais également le chœur ‘Weza Meza Choir’ du Congo qui étoffe de manière remarquable la section vocale. Bref, du beau monde pour interpréter ce dernier volet qui nous emmène dans un style que l’on pourrait qualifier de musique du monde, entre classique, rock et métal, les influences multiples d’Enzo, entre orient et occident étant mélangées très subtilement avec talent.

Alors, bien entendu, comme souvent dans ce cas, il faut plusieurs écoutes pour pénétrer tous les recoins de cette œuvre dense et riche qui regorge de somptueux moments aussi bien sur le plan vocal (avec ce casting, ce n’est pas étonnant !!) que sur le plan instrumental, chaque artiste se mettant au service de l’œuvre. Les compositions se partagent entre énergie et sérénité et après, le courte introduction instrumentale symphonique ‘Precariousness’, ‘Nothingness (It’s Everyone’s Fate)’, le ton est donné avec un titre enjoué et mélodique avec une belle alternance entre sections vocales et instrumentales, puis ‘The Bronze Age’, introduit par un mélange flûte/guitare acoustique dans une ambiance champêtre, montre ensuite un autre visage beaucoup plus énergique avec une rythmique effrénée et des chœurs grandioses. Avec ‘Try To Put In Pit The Fear’, le mélange des influences amène une fraicheur à ce titre et j’ai l’impression d’entendre un croisement entre ‘Johnny Clegg et Savuka’, du folk traditionnel et du métal oriental proche d’Orphaned Land’, puis, ‘To Every Chest’ change complètement de registre avec une ballade qui pourrait être issue d’un comédie musicale Américaine avec de chœurs radieux. Des chants ethniques débutent le titre suivant ‘Just In My Heart The Blame’ qui durcit rapidement le ton avec une mélodie entêtante et plusieurs changements d’intensité et de tempos et qui en fait un titre assez complexe et assez difficile à apprivoiser et ‘I’ll Add More’ nous renvoie à une ambiance beaucoup plus calme de chanson de dessin animé dans les grandes productions de ‘Disney’. La suite nous fait découvrir d’autres horizons avec tout d’abord, ‘My Pillory’, et son introduction orientalisante qui se transforme très vite en un titre endiablé proche du speed métal à la ‘Rhapsody’, la ballade ‘Last Sweep’ avec son entame à la cithare qui nous offre une mélodie assez classique mais très efficace, puis ‘Psalm 13 (Tell Me)’, qui est certainement le plus progressif car rempli de multiples recoins et alternant deux styles assez éloignés, classique et métal, tout en mélangeant orient et occident. ‘Echo’ est ensuite un titre assez court mais grandiose qui peut rappeler les grandes productions d’Ayreon’ (voir le dernier live d’Arjen Anthony Lucassen’ ici), et ‘One Reason’ est le dernier titre énergique avec pléthore de chœurs et l’album se termine dans une ambiance sirupeuse avec ’The Silence Speaks For Us’ et par un nouveau clin d’œil aux comédies musicales Américaines avec un final imposant.

En résumé, avec ‘In The Name of the World Spirit’, ‘Enzo Donnarumma’ referme de très belle manière son triptyque et nous embarque à nouveau dans un dédale d’influences qu’il faut du temps à apprivoiser mais qui, comme toute œuvre de cette densité et de cette variété, prend toute sa dimension, petit à petit, écoute après écoute, ce qui le destine à un public averti aimant mélanger des genres assez éloignés les uns des autres...

Interprêtes

Enzo Donnarumma (Chant) + Invités : Philip Bynoe (Basse), Mark Zonder (Batterie), Gary Wehrkamp (Guitare), Francesco Romeggini (Guitare), Derek Corzine (Guitare), David Brown (Claviers), Alessandro Battini (Claviers), Weza Meza Choir (Choeurs), Marty Friedman (Chant), Kobi Farhi (Chant), Ralf Scheepers (Chant), Brian Ashland (Chant), Nicholas Leptos (Chant), Amulyn Braught Corzine (Chant), Maria Londino (Chant), Mr. Jack (Chant), Claudia Coticelli (Chant), Clara People (Chant)


Artiste : Lilly Hiatt

Album : Walking Proof

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 04-05-2020

Après ‘Trinity Lane’ sorti en 2017, l’Américaine ‘Lilly Hiatt’ revient à un style plus classique avec son nouvel album ‘Walking Proof’. 11 chansons pour une durée assez courte totale de 37 minutes, c’est le menu de ce nouvel opus qui nous embarque dans son univers entre country et rock dans la plus pure tradition Américaine. Comme à son habitude, elle raconte des épisodes de sa vie avec par exemple ce portrait de sa sœur ‘Rae’ ou ‘Some Kind of Drug’, qu’elle partage avec son père et qui est l’expérience qu’elle a vécue pour avoir accompagné sa sœur dans une mission pour aider les sans-abris de ‘Nashville’ mais, contrairement à ‘Trinity Lane’ qui était plus une thérapie et donc beaucoup plus introspectif, ‘Walking Proof’ reflète un plaisir qui se traduit dans des titres plus légers comme ‘Little Believer’, ‘Walking Proof’, ‘Never Play Guitar’ ou encore ‘Move’ et les compositions plus douces sont très attachantes comme ‘Rae’, ‘Candy Lunch’, ‘Drawl’ dans lequel elle forme un très beau duo avec ‘Amanda Shires’ ou encore ‘Scream’ qui clôture l’album sur une note paisible comme si elle avait désormais atteint un certain apaisement. Bref, ce dernier album de ‘Lilly Hiatt’ est rempli de belles compositions accessibles à la première écoute et ‘Walking Proof’ est donc à conseiller au grand public et est à consommer sans modération...

Interprêtes

Lilly Hiatt (Chant, Guitare), John Condt (Guitare), Robert Hudson (Basse, Mandoline), Kate Haldrup (Batterie), Travis Goodwin (Claviers), Lincoln Parish (Guitare, Claviers) + Invités : Aaron Lee Tasjan (Chant, Guitare), Amanda Shires (Chant, Violon), Luke Schneider (Pedal Steel), John Hiatt


Artiste : Son Of Man

Album : State Of Dystopia

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 06-05-2020

C’est avec ‘State Of Dystopia’ que je découvre les Gallois de ‘Son Of Man’ qui ont sortie un premier album éponyme du nom du groupe en 2016 (voir ici) et qui évoluent dans un rock assez classique faisant référence aux années 70/80 avec un mélange de genres qui peuvent aller de la variété internationale à du hard-rock musclé. A noter que ‘George Jones’ et ‘Bob Richards’ on fait partie du groupe ‘Man’ dans les années 2000 et que ‘George Jones’ est le fils du lead guitare de ‘Man’, ‘Micky Jones’.

’Conscience’ ouvre le bal avec un titre entraînant rappelant les années 70 et les rythmiques à la ‘Led Zeppelin’ ou à la ‘Deep Purple’ avec des riffs de guitares qui donne une folle envie de battre la mesure, puis, ‘Feeding Time’ continue dans cette ambiance énergique alors que ‘Bring Out The Best In Me’ est beaucoup plus calme et peut rappeler les sonorités westcoast avec des chœurs à la ‘Eagles’. Avec ‘When It Fall Apart’, c’est un blues/rock assez classique mais super efficace et toujours très rythmé, puis, ‘Auto Devotion’ remet en avant les riffs de guitare avec un tempo à la ‘AC/DC’ et, sans transition, ‘One With The Voice’ revient à un rock plus paisible rappelant les années 60/70, tout comme ‘Reign of Yesterday’ qui suit. Le reste de l’album fait défiler ‘What The Man Said’ , un bon blues/rock simple mais très efficace avec de remarquables arrangements vocaux, puis, ‘March With The Drum’ qui est une chanson contre la guerre que pouvaient le faire les artistes de la scène pop/rock des années 60, un entraînant ‘New Beginning’ avec ses sonorités électroniques des seventies et enfin ‘Too Many Questions’ qui clôt l’album sur une chanson aux lignes mélodiques harmonieuses.

En résumé, les Gallois de ‘Son Of Man’ nous offrent un album remarquable de rock classique influencé par les grands courants des années 60, 70 et 80 et ‘State Of Dystopia’ est un peu un condensé de différents styles de pop/rock avec un son moderne et devrait plaire à un public assez large car toutes les compositions sont accessibles à la première écoute grâce à des mélodies simples mais efficaces...

Interprêtes

George Jones (Guitar, Chant), Bob Richards (Batterie, Chant), Glenn Quinn (Guitare, Basse, Chant), Richie Galloni (Chant), Marco James (Claviers, Chant)


Artiste : Buffalo Summer

Album : Desolation Blue

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 12-05-2020

Après ‘Second Sun’ en 2016 qui m’avait permis de découvrir les Gallois de ‘Buffalo Summer’, 2020 a vu la sortie d’un nouvel album ‘Desolation Blue’. On retrouve donc ce style des années 70 avec des influences à des groupes légendaires comme ‘Led Zeppelin’ (‘The Power & The Greed’), ‘Status Quo’ (‘Hit The Ground Running’), ‘Cheap Trick’ (‘If Walls Could Speak’) ou encore ‘Deep Purple’ (‘Untouchable’) et on pourrait également citer comme groupe plus récent ‘Blackberry Smoke’ (‘The Mirror’, ‘Last To Know’ ou encore ‘The Bitter End’) avec des sonorités rock baignées de country et des titres ‘When You Walk Away’ et ‘Deep Water’ qui fleurent bon un hard-rock énergique (vous savez, celui que vous entendez avant un concert pour chauffer une salle). Dans un style un peu plus calme, on peut citer le blues/rock ‘Dark Valentine’, classique mais hyper efficace ou la ballade ‘Pilot Light’ qui clôt l’album tranquillement.

En résumé, ce dernier ‘Buffalo Summer’ nous fait remonter quelques décennies en arrière avec un album varié et des compositions efficaces qui devraient plaire à toute amatrice et amateur d’un hard-rock classique et intemporel...

Interprêtes

Andrew Hunt (Chant), Jonny Williams (Guitare), Darren King (Basse), Gareth Hunt (Batterie) + Invités : Peter Buck (Guitare), Kelby Ray Caldwell (Guitare Lap Steel), Emma Bryden (Violon), Barrett Martin (Vibraphone, Percussions, Orgue)


Artiste : From the Dust Returned

Album : A Seven Days Long Wait

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 17-05-2020

‘From the Dust Returned’ est un groupe de métal progressif Italien qui a été formé en 2015 à l’initiative du guitariste et chanteur ‘Alex De Angelis’ avec un premier EP ’Homecoming’ en 2017 et 2020 voit la sortie de leur premier enregistrement studio sous la forme d’un LP de 10 titres pour un total de 48 minutes. Je cite leur page ’Bandcamp’ : « ‘A Seven Days Long Wait’, est un album concept sur un voyage de purification nécessaire pour renaître à une nouvelle vie. Une longue attente de sept jours pour pouvoir entreprendre ce voyage dans lequel tous les sens et tous les liens avec la vie passée seront perdus. Oubliez tout sur vous-même pour revenir dans le ventre de la mère ».

Musicalement, ils mélangent rock et métal progressif avec des incursions dans d’autres styles et cet opus demande quelques écoutes pour bien profiter de tous les coins et recoins. Après la douce introduction instrumentale ‘Where It All Begin’ avec un piano qui joue quelques notes, ‘Mother’s Womb’ nous accueille avec une guitare acoustique et des sonorités de claviers à la ‘RPWL’ et nous embarque dans du rock progressif recherché avec différentes parties intégrant même un passage jazzy vers la fin du titre, puis, ‘A Narrow Passage’ durcit le ton pour un titre qui mélange hard-rock des années 70 et sonorités modernes avec une remarquable prestation vocale de ‘Alex De Angelis’. Suit le titre éponyme de l’album qui débute dans une ambiance sereine puis qui alterne les tempos et les intensités jusqu’à une explosion sur la fin du titre et un final avec une section rythmique déchaînée, puis, après le court instrumental ‘The Herald’s Choice’, ‘Tears’ nous ramène à du rock progressif dans une atmosphère inquiétante avec une première partie faite d’une succession de temps forts et de temps faibles et une deuxième partie beaucoup plus énergique pour terminer sur une partie instrumentale assez technique avec un piano dans le style de ‘Keith Emerson’. La suite nous offre le lent tempo répétitif de ‘Porcelain Cup’ avec deux montées en puissance sur l’ensemble du titre, puis ‘White Noise’, qui après une introduction atmosphérique, déploie un métal progressif élaboré, l’album se terminant, tout d’abord, par les 7 minutes de ‘The Undertow’ qui alterne sérénité et énergie et qui est un bon résumé de l’album, et ensuite par le court instrumental ‘The End of the Begenning’ qui fait écho au premier instrumental.

En résumé, les Italiens de ‘From the Dust Returned’ sortent un album à découvrir petit à petit, écoute après écoute et qui, finalement, s’avère être de grande qualité grâce à des musiciens d’un grand talent et ‘A Seven Days Long Wait‘ est destiné à un public aimant un progressif recherché mélangeant différents styles...

Interprêtes

Alex De Angelis (Chant, Guitare), Eddie Vagenius (Batterie), Alessandro Finocchiaro (Basse), Emanuele Marchione (Guitare, Claviers)


Artiste : Igorrr

Album : Spirituality and Distortion

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 25-05-2020

Dans le paysage musical Français, il y a une formation qui fait figure d’extra-terrestre, j’ai nommé le projet ‘Igorrr’ mené par ‘Gautier Serre’ qui bouleverse les conventions musicales en mélangeant des styles aussi éloignés que le bal musette, le black métal, la musique baroque ou encore la musique orientale. 2020 voit la sortie d’un nouvel album ‘Spirituality and Distortion’ et le moins que l’on puisse dire, c’est que notre Français n’a pas perdu de son inventivité et de son talent de compositeur pour nous offrir encore une fois des compositions qui pour le commun des mortel ferait figure de délire hallucinogène après une bonne fricassée d’amanites tue-mouche. Pour ce nouveau bébé, il s’est entouré d’un bon nombre d’artistes qu’ils soient instrumentistes ou chanteurs (voir liste ci-dessous)

Dès le premier titre ‘Downgrade Desert’, on embarque dans une ambiance orientale avec l’oud de ‘Mehdi Haddab’, puis, après une minute, changement de décor pour du métal lourd et puissant qui alterne avec des vocalises qui se mêlent petit à petit à la puissance du métal, puis, on passe sans transition à ‘Nervous Waltz’ avec son introduction baroque qui se transforme vite en valse de death métal et ‘Very Noise’ est une sorte d’interlude sonore déjanté qu’il faut absolument écouter avec la vidéo ici. Avec ‘Hollow Tree’, le clavecin de ‘Benjamin Bardiaux’ rencontre le chant lyrique, tout ceci étant enrobé d’une section rythmique débridée puis, ‘Camel Dancefloor’ revient à des influences orientales avec des sonorités électroniques dans une rythmique entraînante, puis, la violence d’un death métal électronique est amenée par ‘Parpaing’ avec ‘George Fisher’ aux growls avant un bal musette ‘Musette Maximum’ dans lequel l’accordéon de ‘Pierre Mussi’ fait une rencontre improbable avec une section rythmique déchaînée. On pourrait presque parler ensuite de titre ‘conventionnel’ avec ‘Himalaya Massive Ritual’ qui mélange influences asiatiques, lyrisme et métal lourd car la fusion des genres est assez bluffante tout comme dans ‘Lost in Introspection’ dans lequel la mélodie plus classique jouée par un piano, à certains endroits jazzy, rencontre le chant lyrique pour un nouveau résultat assez étonnant. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car c’est encore la rencontre entre un chant oriental, des sonorités électroniques et du métal qui nous attend avec ‘Overweight Poesy’ et ‘Paranoid Bulldozer Italiano’ continue mais cette fois avec un petit passage baroque au milieu d’une section rythmique déchaînée et c’est bien la première fois que je plains une batterie (rien que le titre est déjà tout un programme, on se demande où Gautier va chercher tout ça !!) puis, l’introduction de ‘Barocco Satani’ nous fait changer de galaxie avec l’utilisation de cordes dans une ambiance baroque qui est de courte durée car on est vite rattrapé par la patrouille ‘métal’ et on alterne les deux genres sur l’ensemble du titre (je verrais bien ce titre en vidéo dans le même genre que les 2CELLOS avec la reprise de ‘Thunderstruck’ d’AC/DC’). La fin de l’album nous offre un magnifique ‘Polyphonic Rust’ avec l’alternance entre la puissance des instruments électriques et le raffinement des chants qui est assez saisissant, puis, ‘Kung-Fu Chèvre’ (encore un titre assez improbable !!) qui renferme à lui seul tous les ingrédients d’un inventaire à la Prévert pour faire un titre bien déjanté entre accordéon voltigeur, bêlements de chèvre, chant traditionnel a capella, violons impétueux et batterie hystérique.

En résumé, ce qui est certain, c’est que les productions de ‘Gautier Serre’ ne peuvent pas vous laisser indifférent : soit vous adorez car vous aimez l’originalité et cette liberté totale de triturer des styles musicaux très éloignés et vous vous laissez emporter par ce résultat incomparable ou soit vous détestez car ces grands écarts musicaux ne sont pas faits pour vos oreilles (ou vous n’êtes tout simplement pas prêts); pour ma part, même si j’écoute plus généralement de la musique ‘plus conventionnelle’ (et ce n’est pas du tout péjoratif), il est agréable, de temps en temps, de se laisser bousculer par autant d’originalité et c’est le cas pour ‘Spirituality and Distortion’ qui m’a demandé du temps pour l’apprivoiser mais qui s’est finalement révélé un album de grande qualité...

Interprêtes

Gautier Serre (Guitare, Claviers), Erlend Caspersen (Basse), Martyn Clément (Guitare), Sylvain Bouvier (Batterie), Laure Le Prunenec (Chant) + Invités : George Fisher (Chant), Jasmine Barra (Chant), Laurent Lunoir (Chant), Diego Delgadillo (Growls), Matt Lebofsky (Piano), Mehdi Haddab (Oud), Mike Leon (Basse), Pierre Lacasa (Chant), Timba Harris (Violon), Pierre Mussi (Accordéon), Fotini-Asineth Kokkala (Kanoun), Benjamin Bardiaux (Clavecin), Antony Miranda (Sitar, Percussions), Alexandre Peronny (Violoncelle), Nils Cheville (Guitare), Benjamin Violet (Violon)


Artiste : Arkado

Album : Never Say Never

Date de Sortie : 27-03-2020

Ajouté le : 27-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

‘Arkado’ est une formation Suédoise qui a été formée il y très longtemps en 1983 sous le nom ‘BB2’ et qui s’est retrouvée pour en concert en 2018 ce qui leur a donné l’envie de faire un album, ‘Never Say Never’ sorti en Mars 2020. Ils évoluent dans un style AOR dans la grande tradition des groupes Scandinaves et dans le style des années 80 avec une utilisation importantes de claviers qui sont au même niveau que les guitares électriques.

Interprêtes

Mikael Skafar (Batterie), Bernt Lundgren (Basse), Mikael Svensson (Claviers), Martin Kirschner (Guitare), Philip Lindstrand (Chant), Mikey K Nilsson (Guitare)


Artiste : Long Earth

Album : Once Around the Sun

Date de Sortie : 23-03-2020

Ajouté le : 02-06-2020

C’est avec ‘Once Around the Sun’ que je découvre le formation Ecossaise ‘Long Earth’ composée d’artistes talentueux avec un premier album ‘The Source’ sorti en 2017. Leurs influences sont assez vastes et assez variées et vont des années 70 à nos jours dans un style rock mélangeant titres entraînants et d’autres plus calmes tout ceci étant judicieusement positionné dans l’opus.

En effet, les 5 premiers titres enchaînent alternativement énergie et sérénité : tout d’abord ‘We Own Tomorrow’ nous transporte dans les années 70 avec une introduction à la ‘Genesis’, une rythmique assez marquée et un final instrumental remarquable, puis ‘My Suit of Armour’ est une belle ballade dépouillée piano/voix et mélancolique qui introduit les instruments électriques et la batterie dans la dernière partie et ‘A Guy from Down the Road’ est un long titre dont la première partie est basée sur une rythmique énergique et une basse assez linéaire qui peut rappeler certains groupes de hard-rock des années 70 et qui offre une deuxième partie beaucoup plus progressive et presque entièrement instrumentale avec un final beaucoup plus tranquille et enfin, ‘What About Love’ et ‘The Man in the Mirror’ sont des titres popisants plus conventionnels avec des mélodies légères et reposantes. Le reste de l’album propose un ensemble de 4 titres beaucoup plus paisibles, chacune représentant une saison : ‘Spring’ nous propose une atmosphère légère qui représente bien le joyeux réveil du printemps et qui me fait penser aux ballades de ‘Barclay James Harvest’, puis ‘Summer’ débute dans un style progressif et continue dans la même ambiance que le titre précédent avec le chant de ‘Martin Haggarty’ et des claviers subtils qui s’accordent très bien avec la belle mélodie tranquille et apaisante et qui se termine par une partie instrumentale atmosphérique reposante après une chaude journée d’été. Quant aux deux dernières saisons, ‘Autumn’ débute avec une partie symphonique mélancolique puis conserve ce sentiment sous la forme d’une belle ballade calme et posée et enfin, ‘Winter’, titre le plus long de l’album est un parfait résumé de l’ensemble mais pas forcément en phase avec la rudesse de l’hiver puisqu’il nous transporte avec de belles lignes mélodiques, un chant chaleureux et des passages instrumentaux limpides et harmonieux dans un beau voyage calme et apaisant se terminant par un doux décrescendo.

En résumé, ce nouvel album des Ecossais de ‘Long Earth’ montre tout le talent de cette formation qui réussit à mélanger différents styles pour sortir un album très agréable à écouter et ‘Once Around the Sun’ devrait plaire à toutes celles et ceux qui aiment des ambiances légères et sereines entre pop et rock avec quelques compositions plus entraînantes et énergiques...

Interprêtes

Martin Haggarty (Chant), Mike Baxter (Claviers), Gordon Mackie (Basse), Ken Weir (Batterie, Percussions, Chant), Renaldo McKim (Guitare, Chant)


Artiste : Dizzy Mizz Lizzy

Album : Alter Echo

Date de Sortie : 20-03-2020

Ajouté le : 16-04-2020

Les Danois de ‘Dizzy Mizz Lizzy’ étaient revenus en 2016 avec un nouvel album ’Forward In Reverse’ et son successeur ‘Alter Echo’ est sorti fin Mars 2020, 2017 ayant vu la sortie d’un live ’Livegasm !’. Ce nouvel opus marque encore une évolution car, autant ‘Forward In Reverse’ marquait un retour dans une direction hard-rock, ‘Alter Echo’ est beaucoup plus tourné vers un style mélangeant rock et stoner avec des tempos relativement lent et des sonorités plus lourdes mais également, il nous offre une suite de 5 titres qui rajoutent une dose de progressif avec une belle variété entre chaque partie.

L’album se compose donc de deux parties, avec tout d’abord, 5 titres classiques : l’instrumental ‘The Ricochet’, qui monte doucement en puissance dans des sonorités assez monocordes sert d’introduction à ‘In The Blood’ qui plante le décor d’un rock pesant dans un lent tempo avec une mélodie simple mais qui rentre facilement dans votre tête, puis, ‘Boy Doom’ continue dans cette voie mais avec un tempo plus enlevé et des influences aux sonorités des années 70. Avec ‘The Middle’, changement de décor pour une magnifique ballade semi-acoustique déroulant une belle mélodie faisant penser à ‘Barclay James Harvest’, les sonorités de guitare nous ramenant également quelques décennies en arrière avec ‘Led Zeppelin’ et ‘California Rain’ termine la première partie sur une note plus heavy. En ce qui concerne la deuxième partie, ‘Amelia’, les 5 compositions n’en forment qu’une et amène chacune quelque chose de différent alternant ambiances paisibles et énergiques avec un thème mélodique qui est gardé tout au long du titre : ‘Nothing They Do They Do Nothing’ introduit dans la sérénité ce long développement, la guitare acoustique accompagnant de belle manière le chant mélancolique de ‘Tim Christensen’, puis ‘The Path Of Least Existence’ durcit le ton et déploie un hard-rock énergique avec une mélodie entraînante et ‘Lights Out’ revient à un climat plus calme sous la forme d’une belle ballade semi-acoustique amenant le puissant ‘All Saints Are Sinners’ qui en quelque sorte sert de final au titre précédent, et on se laisse embarquer par ce refrain addictif qui est répété plusieurs fois avant de passer le relais à l’instrumental ‘Alter Echo’ qui termine cette série remarquablement, l’ensemble guitare acoustique et cordes amenant une émotion intense dans le final dans lequel viennent se greffer des voix vaporeuses.

En résumé, les Danois de ‘Dizzy Mizz Lizzy’ nous offrent un album original en nous montrant qu’ils ont plus d’une corde à leur arc et ‘Alter Echo’ contient pas mal d’ingrédients différents ce qui le destine, au-delà des fans historiques, à un public aimant un progressif varié tout en restant facile d’accès grâce à de belles lignes simples mais efficaces...

Interprêtes

Tim Christensen (Guitare, Chant), Martin Nielsen (Basse), Søren Friis (Batterie)


Artiste : Dylem

Album : Eye of the Storm

Date de Sortie : 20-03-2020

Ajouté le : 18-04-2020

‘Mélody Dylem’, la chanteuse Suisse d’Elfreya’ (voir dernier album ici), avait lancé un nouveau projet en 2016 avec ‘Dylem’ (voir ici) et 2020, en attendant un album complet, voit la sortie d’un EP, ‘Eye of the Storm’ qui contient réellement quatre titres (l’instrumental ‘Storm’ servant d’introduction à ‘Eye of the ‘Storm’). Malgré la durée très courte de 20 minutes (normal pour un EP), les 4 titres sont remarquables et accessibles et devraient plaire aux fans de métal symphonique. Ils se partagent entre deux titres énergiques avec ‘Eye of the Storm’ et ‘Can’t Take Anymore’ dans lequel elle a invité la guitariste Américaine ‘Jennifer Batten’ (‘Mickael Jackson’ et ‘Jeff Becke’) et deux compositions plus calmes avec tout d’abord ‘See You’, dans laquelle Mélody montre tout son talent dans des ambiances feutrées et enfin le magnifique ‘Far Beyond’, beaucoup plus typique du métal symphonique et qui peut faire penser à certains titres d’Imperia’ (voir leur dernier album ici) comme ’Spirit Chase’ ou 'Abyssum'.

En résumé, cet EP des ‘Suisses’ de ‘Dylem’ présente quatre titres remarquables pour nous faire patienter jusqu’à la sortie d’un nouvel album qui je l’espère arrivera assez vite, et au-delà des fans du groupe, ‘Eye of the Storm’ est à conseiller à un public assez large aimant le métal symphonique...

Interprêtes

Mélody Dylem (Chant), Valery Veings (Guitare), Donovan (Claviers), Mimmo Pisino (Basse), Olivier Quinche (Batterie) + Invités : Jennifer Batten (Guitare), Alain Hornung (Batterie), Nicolas Concu (Basse), Matthieu Grillet (Guitare)


Artiste : Beneath My Sins

Album : I Decide

Date de Sortie : 20-03-2020

Ajouté le : 20-04-2020

J’avais découvert les Français de ‘Beneath My Sins’ en 2017 avec l’album ’Valkyries Of Modern Times’ et 2020 voit la sortie d’un nouvel opus ‘I Decide’. Désormais, ils ont signé avec le label ‘Pride And Joy Music’ qui produit pas mal de groupes de métal symphonique ce qui leur permettra de se faire connaître et de plus, ils ont invité des artistes de la scène métal symphonique avec tout d’abord le bassiste ‘Fabio d’Amore’ de ‘Serenity’ qui s’est occupé également de la production de l’album, la Suissesse ‘Melissa Bonny’ (chanteuse d‘Ad Infinitum’ qui viennent également de sortir un nouvel album ici), ‘Niklas Müller’ (batteur d’Ad Infinitum’), ‘Matteo Sisti’ (‘Eluveitie’), ‘Michele Guaitoli’ (‘Temperance’ et ’Visions Of Atlantis’), ‘Florent Charlet’ (’6:33’), ‘Fabio Lethien Polo’ (‘Shadygrove’ et ‘Elvenking’) et le guitariste Autrichien ‘Alrun Lunger’ (‘Dawn of Dreams’).

L’instrumental orchestral ‘Crossroad’ sert d’introduction à ‘I Decide’ qui est un des premiers singles et qui démarre l’album sur une note épique avec des chœurs et une rythmique marquée, puis, ‘Try’ nous offre un beau duo contrasté entre les growls de ‘Melissa Bonny’ et la voix aérienne de ‘Emma Elvaston’, et ‘Your Muse’ est une composition plus classique de métal symphonique alternant différents tempos. Avec ‘My Guardian Angel’, on est emporté avec une rythmique entraînante dans une ambiance folk et une prestation vocale remarquable d’Emma Elvaston’, et ‘What You Feel’ revient à du métal symphonique avec un beau duo entre ‘Emma Elvaston’/’Michele Guaitoli’ qui n’est pas sans rappeler celui que l’Italien forme avec ‘Clémentine Delaunay’ dans ‘Visions Of Atlantis’. Le reste de l’album fait défiler un énergique et mélodique ‘Temptation’, ‘Despicable’ et ‘Kick Me Out’, plus symphoniques et alternant passages puissants et d’autres plus calmes, puis, l’entraînant ‘Unpredictible’, avec ‘Matteo Sisti’ et ‘Fabio Lethien Polo’ qui amènent un côté folk avec leurs instruments, ‘Here With You’ terminant l’opus sur une note mélodique dans un style symphonique plus classique...
En résumé, les Français de ‘Beneath My Sins’ sortent un album de qualité qui devrait plaire à tous les fans de métal symphonique et pourra également permettre à d’autres de découvrir ce style car toutes les compositions ont des lignes mélodiques qui s’apprivoisent immédiatement...

Interprêtes

Emma Elvaston (Chant), Clément Botz (Guitare, Clarinette), Fabio D’amore (Basse), Leonardo Drago (Batterie) + Invités : Melissa Bonny (Chant), Niklas Müller (Chant), Michele Guaitoli (Chant), Florent Charlet (Chant), Fabio Lethien Polo (Violon), Alrun Lunger (Guitare), Matteo Sisti (Flûte)


Artiste : Myrkur

Album : Folkesange

Date de Sortie : 20-03-2020

Ajouté le : 21-04-2020

‘Myrkur’ est le projet de la chanteuse et multi-instrumentaliste 'Amalie Bruun’ qui est connue dans le monde du black métal mais qui a toujours été attirée par le folk des pays Scandinaves, ses deux albums précédents, bien qu’orientés métal, contenant déjà des influences de ses racines. ‘Folksange’ présente une autre facette de cette artiste Danoise et contient 12 titres dans la plus pure tradition folk avec l’utilisation d’instruments traditionnels et il suffit de comparer la pochette d’album avec celle de ’Maredidt’, bien éloignées l’une de l’autre mais qui représentent bien chacune le contenu.

D’entrée, avec ‘Ella’ (vidéo ci-dessus) on embarque pour un voyage contemplatif dans un monde de rêves et de sérénité et ‘Fager som en Ros’, qui suit, est une chanson traditionnelle Suédoise entraînante, puis, ’Leaves of Yggdrasil’ continue dans cet univers aérien de douceur tout comme ‘Leaves of Yggdrasil’ avec sa rythmique un peu plus marquée. Chaque titre mériterait d’être cité car ils contiennent tous quelque chose de féérique et l’ensemble est sublimé par la magnifique prestation vocale d’Amalie Bruun’ qui maintient une impression de plénitude tout au long de l’album.

Bref, par ces temps troublés, ‘Myrkur’ nous propose une vraie invitation au voyage, sans bouger de chez nous et de la plus belle manière qu’il soit, dans un monde fait de douceur et de sérénité et ‘Folksange’, au-delà des fans de musique traditionnelle, devrait plaire à un public relativement large car tous les titres sont très accessibles...

Interprêtes

Amalie Bruun (Chant, Piano, Nyckelharpa, Lyre, Violon, Guitare, Tambourin)


Artiste : SteelCity

Album : Mach II

Date de Sortie : 20-03-2020

Ajouté le : 28-04-2020

‘SteeCity’ est une formation Américaine de hard-rock mélodique qui a été créée par le guitariste ‘Mike Floros’ avec un premier album en 2018 (’Fortress’) et, c’est avec un changement de line-up radical que 2020 voit la sortie d’un nouvel album ‘Mach II’. Ce dernier opus fait défiler 11 titres dans la plus grande tradition du hard-rock mélodique des années 80 et ceci dès le premier titre ‘Hearts on Fire’ avec une première prestation vocale remarquable du nouveau chanteur ‘Roy Cathey’ et des chœurs à la ‘Def Leppard’, puis les titres énergiques et accrocheurs se suivent comme ‘Dead Men’ et son refrain qui reste gravé dans votre tête ou ‘Wasted Time’ sur lequel on ne peut s’empêcher de battre la mesure ou encore ‘Give It Back’ et sa rythmique entraînante. Mais les Américains savent également varier les ambiances avec tout d’abord ‘Down to One’ plus AOR, introduit par le court instrumental au piano ‘Prayer for Love’ et qui rappelle des formations comme ‘Foreigner’ (voir leur dernier live ici) et ensuite le mid-tempo ‘Still Close to My Heart’ avec sa mélodie entêtante.

En résumé, ‘SteelCity’ se rajoute à la liste déjà longue des formations de hard-rock mélodique et, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, sortent un album de qualité avec des compositions efficaces et à déguster sans modération...

Interprêtes

Mike Floros (Guitare), Roy Cathey (Chant), Jason Cornwell (Basse), BJ Zampa (Batterie), Tony Stahl (Claviers)


Artiste : Ani Lo Projekt

Album : A Time Called Forever

Date de Sortie : 20-03-2020

Ajouté le : 16-05-2020

La chanteuse Bulgare ‘Ani Lozanova’ et le batteur ‘Konstantin Dinev’ ont commencé leur aventure musicale en 2002 avec le ‘Ani Lozanova Band’ et, après la sortie de deux albums en Bulgare (le dernier du nom de la chanteuse datant de 2009 – voir ici), les deux artistes décidèrent qu’il était temps de se tourner vers l’international et c’est la rencontre avec le chanteur de métal ‘Ian Parry’ (voir son dernier album avec ‘Crystal Tears’ ici) qui a permis ce changement radical avec à la clé un premier album ‘Miracle’ en 2011 sous le nom d‘Ani Lo Projekt’ dans un style mélangeant hard-rock et métal symphonique. Et ce n’est que près de 8 années plus tard que ‘A Time Called Forever’ voit le jour avec la participation du multi-instrumentaliste ‘Jens Faber’ (’Dawn of Destiny’) qui a composé tous les titres de l’album.

Avec cet opus, on reste dans le monde du métal, mélangeant des influences power, symphoniques et mélodiques mais, force est de constater que les compositions ont été taillées pour la chanteuse Bulgare qui se distingue, contrairement à la grande majorité des chanteuses de ce style, par un large registre allant d’un puissant grave à des aigues toujours bien maîtrisés ce qui donne à cette formation sa propre identité. La majorité des compositions ont des lignes mélodiques très accessibles et ceci dès les premiers titres ‘Break My Chains’ et ‘A Time Called Forever’, puissants et énergiques dans lesquels ‘Ani Lozanova’ montre dès les premières notes son remarquable talent vocal, puis ‘Bleed’ nous propose une composition épique et mélodique avec un refrain qui s’incruste immédiatement dans la tête et ‘End up in Sorrow’ est un mid-tempo qui montre une autre facette de la chanteuse avec une rythmique proche de certaines compositions de ‘Therion’. Ce qui suit alterne différents styles ce qui rend cet opus riche et varié : tout d’abord, l’énergie et la puissance est au rendez-vous avec des titres comme ‘The Letter’, ‘My Misery’ ou ‘Don’t Leave’ et leurs rythmiques soutenues et lorsque la cadence se veut plus paisible tout en gardant une certaine intensité, des titres comme ‘Cold Death’ ou ‘Feel Inside’ montrent un autre visage avec de belles alternances entre parties puissantes et d’autres plus calmes. Mais il y a un registre dans lequel cette formation excelle également, ce sont les compositions plus calmes avec les magnifiques ballades ‘Back to You’ et ‘Fly With Me’ dans laquelle le duo ‘Ani Lozanova’/’Michael Thionville’ fonctionne à merveille, et c’est avec la ballade ‘Walk Alone’ à rajouter dans les meilleures power ballades que l’album se termine sur une note d’émotion.

En résumé, ‘Ani Lo Projekt’ revient sur le devant de la scène métal avec un album dense et rempli de compositions de qualité qui devraient plaire à un public assez large de métal aimant les ambiances symphoniques, power ou mélodiques de ce style, en espérant qu’Ani Lozanova’ et ‘Konstantin Dinev’ ne nous fassent pas encore attendre trop longtemps pour le prochain album et continuent, pourquoi pas, de travailler avec ‘Jens Faber’ qui a réellement fait un travail remarquable sur cet opus...

Interprêtes

Ani Lozanova (Chant), Konstantin Dinev (Batterie), Jens Faber (Guitare, Basse, Claviers, Chant) + Invités : Eric Dow (Chant), Michael Thionville (Chant), Lachezar Stefanov (Chant)


Artiste : Into the Open

Album : Destination Eternity

Date de Sortie : 20-03-2020

Ajouté le : 31-05-2020

‘Into the Open’ est un nouveau projet créé par le duo ‘Jan Willem Ketelaers’ et ‘Sander Heerings’ qui sont des artistes de la scène progressive, Jan évoluant avec ‘Knigh Area’ et ayant participé à plusieurs projets (‘Ayreon’ et ’Magoria’) et Sander avec ’Wane of Summer’ et ’The Dust Connection’. ‘Destination Eternity’ est un album concept je cite leur site, « sur le voyage d'une âme vers sa destination finale. Comme la peinture ‘The Source’ symbolise parfaitement la catastrophe en mer et la belle chanson écrite à ce sujet, elle symbolise également la vie et la mort et devient une meilleure âme tout au long de ce voyage. ». En effet, la peinture de la pochette ‘The Source’ a été faite par ‘Vivi Hoffmanns’ qui avait été inspirée par la chanson ‘Estonia’ de ‘Marillion’ présente sur leur dernier album ’ With Friends from the Orchestra’.

11 titres pour près d’une heure d’écoute, c’est le menu de ‘Destination Eternity’ qui nous embarque dans un progressif alternant énergie et sérénité ce qui en fait un opus varié qui s’apprivoise assez facilement, les lignes mélodiques étant accessibles. Le court instrumental ‘Origins’ débute l’album de manière ‘Floydienne’ dans une ambiance atmosphérique, puis ‘Birth’ est un titre rythmé avec une basse entraînante et une mélodie simple mais efficace et, dans le même style, on peut également citer ‘Back to the Day’, ‘Eternity’ et ‘When the Crowd Is Gone’. En alternance avec ces titres énergiques, ‘Destination Eternity’ nous propose également des titres plus calmes avec le mid-tempo ‘Once’ assez puissant mais dégageant une certaine mélancolie, le court instrumental ‘Nostalgia’ qui porte bien son nom, la magnifique ballade ‘Purpose’ avec sa mélodie qui s’installe dans votre tête sans la quitter et ‘Half Song’ qui termine l’album sur une note dépouillée avec un duo piano/voix rempli d’une émotion palpable. Mais mes deux coups de cœurs sont sans contexte, tout d’abord le plus long titre de l’album ‘Judgement Day’ qui nous embarque dans un titre progressif magistral, avec une prestation vocale formidable de ‘Jan Willem Ketelaers’, des sections instrumentales variées agrémentées de beaux solos de claviers et de guitare et un magnifique final plus dépouillé avec de remarquables vocalises, et ensuite, le mélodique ‘Ride the Wind’ avec un duo vocal qui vous file la chair de poule avec ‘Maria Catharina’ que je découvre dans ce titre et qui a participé au projet ‘Magoria’ et qui est la chanteuse de ‘Roby Valentine’ mais qui a également des vidéos de covers d’Edenbridge’ sur ’You Tube’ et on peut également noter la très belle partie instrumentale avec un solo de guitare de ‘Marcel Coenen’ qui participe assez souvent aux projets ‘Ayreon’ d‘Arjen Lucassen’.

En résumé, ce nouveau projet ‘Into the Open’ est une vraie réussite avec des compositions variées en parfait équilibre entre énergie et sérénité et ‘Destination Eternity’ est à conseiller à un public naviguant entre rock classique et progressif avec des lignes mélodiques accessibles...

Interprêtes

Jan Willem Ketelaers (Chant), Sander Heerings (Claviers), Robert Spaninks (Batterie), Martijn Balsters (Guitare), Frank Strokap (Basse), Ronald Martens (Guitare) + Invités : Maria Catharina (Chant), Marcel Coenen (Guitare), Kim de Beer (Violon)


Artiste : Xiphea

Album : The Cave Of The Golden Rose

Date de Sortie : 19-03-2020

Ajouté le : 05-05-2020

Après ’Once Upon a Time’ en 2016 et ’Everland’ en 2018, les Allemands de ‘Xiphea’ sortent un EP qui continue dans le registre des contes de fées, puisque ‘The Cave Of The Golden Rose’ est une série de 5 téléfilms sortis en Italie et adaptée du conte pour enfants ‘Fanta-Ghirò’. On retrouve donc dans ce court opus le métal symphonique et mélodique que l’on connaissait sur les précédents albums avec des influences évidentes des groupes majeurs du genre.

L’album se compose de 5 titres qui n’en forme qu’un en commençant comme dans tous les contes par un : ‘Once upon a time...’ qui est un récitatif plantant le décor de l’histoire qui est constituée de 4 parties : ‘The Prophecy’ débute avec un long titre de plus 10 minutes dans une ambiance symphonique et épique avec une première partie instrumentale et, après 2 minutes, démarre une partie énergique et entraînante dans un métal symphonique assez classique avec une coupure plus calme en milieu de titre, la fin du titre reprenant de l’ampleur avec quelques growls de ‘Neil Meusel’, finement dosés, en opposition avec la belle voix claire de ‘Sabine Meusel’. Avec la partie 2, ‘A Truth Awakens’, on continue dans ce déferlement métalico-symphonique modulant les intensités avec des lignes mélodiques accessibles à la première écoute et qui s’incrustent facilement dans notre tête, le final en décrescendo préparant le titre suivant, ‘Show Me Your Fear’ qui débute dans la sérénité et qui prend de l’intensité et alterne parties calmes et d’autres beaucoup plus musclées et c’est avec le mélodique ‘The Little Magic’ avec un refrain entêtant et un magnifique final avec de très beau chœurs que l’album se termine.

En résumé, ce court album de ‘Xiphea’ confirme le talent des Allemands et continuent dans la même voie qu’ils avaient commencé à tracer dans leur précédents albums, ce qui fait que ‘The Cave Of The Golden Rose’ devrait plaire à toutes les amatrices et tous les amateurs d’un métal symphonique accessible et mélodique...

Interprêtes

Sabine Meusel (Chant), Neil Meusel (Guitare, Chant), Frank Curian (Basse), Michael Wolnitza (Guitare), Daniel Herzer (Batterie)


Artiste : The Unity

Album : Pride

Date de Sortie : 17-03-2020

Ajouté le : 27-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

‘The Unity’ est une formation de hard-rock mélodique Allemande qui sort son 3ème album ‘Pride’ après ‘The Unity’ en 2017 et ’Rise’ en 2018. Globalement, ils nous offrent des compositions puissantes et énergiques avec un talent pour des lignes mélodiques accessibles.

Interprêtes

Gianbattista Manenti (Chant), Henjo Richter (Guitare), Stefan Ellerhorst (Guitare), Sascha Onnen (Claviers), Jogi Sweers (Basse), Michael Ehré (Batterie)


Artiste : Gotthard

Album : #13

Date de Sortie : 13-03-2020

Ajouté le : 11-04-2020

Après leur live acoustique ’Defrosted 2’ sorti en 2017 et à peu près en même temps que leur compatriotes ‘Shakra’ (voir ici), les Suisses de ‘Gotthard’ sortent un nouvel album baptisé sobrement ‘#13’ et c’est encore un opus rempli de compositions terriblement efficaces et relativement variées, mélangeant du hard-rock classique et puissant avec des titres beaucoup moins heavy.

Ça démarre fort avec un ‘Bad News’ énergique (qui n’a rien à voir avec celui de ‘Moon Martin’) dans lequel nos pieds accompagnent tout seuls les riffs de guitares, puis, ‘Every Time I Die’ est dans la même veine, et quant à l’entraînant ‘Missteria’ (voir vidéo ci-dessus), il a été écrit en collaboration avec ‘Francis Rossi’ de ‘Status Quo’ (voir leur dernier album ici), l’Anglais du ‘Quo’ ayant déjà coécrit avec ‘Gotthard’, ’Bye Bye Caroline’ et avec ‘10000 Faces’, on est embarqué dans un titre rythmé avec de nouveau une envie irrésistible de battre le tempo et dans ce style, on peut également citer l’efficace boogie/rock ‘Save the Date’ ou ‘No Time to Cry’ avec ses riffs de guitare entraînants et sa mélodie entêtante. Les Suisses savent aussi varier les ambiances avec, d’une part, des titres rock comme ‘Another Last Time’ ou le superbe blues/rock ‘Man on a Mission’ ou un plus classique ‘NoTime To Cry’ qui nous ramène aux années 70 ou l’entraînant ‘Better Than Love’ aux sonorités d'Un autre monde' du groupe Français ‘Téléphone’ ou encore la reprise assez surprenante ‘S.O.S.’ d’ABBA dans un lent tempo et, d’autre part, des ballades toujours remarquables comme ‘Marry You’ ou encore ‘I Can Say I’m Sorry’, avec une belle reprise en acoustique en fin d’album.

En résumé, les Suisses de ‘Gotthard’ sortent un album varié pour tous les goûts et ce numéro 13 devrait sans aucun doute plaire aux fans mais également aux amatrices et amateurs d’un hard-rock classique et efficace...

Interprêtes

Nic Maeder (Chant), Leo Leoni (Guitare), Freddy Scherer (Guitare), Marc Lynn (Basse), Alex Motta (Batterie)


Artiste : Fourth Circle

Album : Worlds

Date de Sortie : 13-03-2020

Ajouté le : 15-05-2020

‘Fourth Circle’ est une formation Française de métal symphonique que je découvre avec leur dernier album ‘Worlds’ sorti en Avril 2020 mais qui a déjà presque 10 années d’existence avec deux enregistrements studio ’Lifetimes’ en 2013 et ’Elements’ en 2016. Avec le même line up que pour l’opus précédent, ils nous proposent un métal symphonique dans la lignée des formations majeures du genre avec les noms de ‘Delain’ et ‘Within Temptation’ qui me sont venus à l’esprit car la chanteuse ‘Audrey Adornato’ a de temps à autre des intonations de ‘Charlotte Wessels’ ou de ‘Sharon den Adel’.

Fort de 14 compositions pour plus d’une heure d’écoute, ils ont rajouté à cet opus un livre audio de 21 minutes, judicieusement décliné en Anglais et en Français qui fera certainement le bonheur des fans et qui nous raconte l'histoire de la recherche spirituelle d'un personnage féminin dans un temps et un espace indéfinis qu'elle découvre tout au long de l'histoire. Chaque composition est donc en ligne avec un chapitre de l'histoire, apportant des détails dans la narration. Musicalement, l’ensemble est relativement épique et dès l’introduction instrumentale ‘Prologue’, les claviers à grands renforts d’instruments de l’orchestre samplés sont omniprésents et les premiers titres ‘Awake and Lost’ et ‘Worlds’ nous offrent des lignes mélodiques faciles d’accès. La suite est à l’image de ce début, et, même si certaines compositions restent dans les même schémas (par exemple le refrain de ‘Survive’ ressemble à celui de ‘Worlds’), l’ensemble est agréable à l’écoute avec par exemple l’énergique ‘The Truth’ ou le puissant et mélodique mid-tempo ‘Nothing’ et des breaks plus calmes comme ‘Feeling’ ou la belle ballade piano/voix ‘Who Am I ?’ permettent de varier les ambiances et les deux titres qui n’en font qu’un ‘Rising Tension’ et ‘Battle and Forgiveness’ terminent l’album sur une note épique et puissante avec des arrangements instrumentaux remarquables.

En résumé, les Français de ‘Fourth Circle’ sortent un album rempli de bonnes surprises et ‘Worlds’ est taillé sur mesure pour tous les fans de métal symphonique qui apprécient des formations comme ‘Delain’, ‘Within Temptation’, ‘Sirenia’ ou encore ‘Xandria’...

Interprêtes

Audrey Adornato (Chant), Julien Blanchet (Batterie), Maxime Boriolo (Guitare), Olivier Keller (Claviers), Cédric Noël (Basse)


Artiste : Wishing Well

Album : Do or Die

Date de Sortie : 13-03-2020

Ajouté le : 26-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

‘Wishing Well’ est un groupe de hard rock mélodique Finlandais qui a déjà sorti 2 albums, ’Chasing Rainbows’ en 2016 et ’Rat Race’. 2020 voit la sortie de leur troisième album ‘Do or Die’.

Interprêtes

Rafael Castillo (Chant), Anssi Korkiakoski (Guitare), Juha Kivikanto (Batterie), Arto Teppo (Claviers), Rick Becker (Basse)


Artiste : Anubis

Album : Homeless

Date de Sortie : 10-03-2020

Ajouté le : 14-04-2020

Direction l’Australie’ avec le dernier album ‘Homeless’ d’Anubis’ qui après ‘The Second Hand’ en 2017, est leur 6ème enregistrement studio, 2019 ayant vu la sortie d’un très beau live (voir ici). Pour ce dernier opus, le style est toujours là avec un rock mélangeant progressif et néo-progressif avec des influences évidentes des ‘Floyds’ mais, alors qu’ils nous avaient habitués à de long développements (‘The Second Hand’ contenant 4 titres de plus de 7 minutes dont ‘Page of Stone’ de près de 17 minutes), les compositions sont cette fois beaucoup plus courtes, ‘Reflective’ étant le seul titre dépassant les 7 minutes ce qui fait de ‘Homeless’ leur album le plus court. Le thème d‘Homeless’ tourne autour du thème assez récurrent de l’Homme moderne qui se renferme dans un monde bourré de technologie et dans lequel les inégalités sont de plus en plus importantes.

C’est d’ailleurs ‘Reflective’ qui débute l’album dans ce style caractéristique tranquille et aérien propice pour s’évader, puis, avec ‘Entitled’, la première impression est que les Australiens évoluent vers du néo-progressif et ce titre me fait penser aux Allemands de ‘RPWL’ (voir leur dernier album ici) qui, après un peu le même parcours, se sont forgés leur propre style et ‘White Ashes’ continue dans cette voie avec toujours cette qualité vocale et instrumentale qui fait la force d’Anubis’ avec en plus cette capacité de nous offrir de belles mélodies délicates et harmonieuses qui nous font grimper sur un petit nuage, le chant de ‘Robert James Moulding’ n’y étant pas étranger. L’album continue dans cette ambiance subtile et aérienne avec un mélancolique ‘Home’, ‘Homeless’ qui est plus enlevé avec de multiples changements de tempo, ‘The Tables Have Turned’ qui est bâti autour d’une mélodie qui reste ancrée dans votre tête et le single ‘Sirens’ qui a fait l’objet d’une vidéo (voir ci-dessus). Et c’est dans la douceur et la sérénité, avec tout d’abord ‘In Shadows’ et ensuite ‘Gone’, dans le même esprit mais beaucoup plus symphonique avec l’ajout de cordes, que l’album se termine de belle manière.

En résumé, bien que les titres soient plus courts qu’à l’accoutumée, ‘Anubis’ nous offre un bel album en continuant à distiller un rock néo-progressif paisible qui se déguste tranquillement après une rude journée...

Interprêtes

Robert James Moulding (Chant, Guitare), David Eaton (Claviers), Steven Eaton (Batterie), Douglas Skene (Guitare), Dean Bennison (Guitare), Anthony Stewart (Basse)


Artiste : Forceland

Album : Driven Pace

Date de Sortie : 09-03-2020

Ajouté le : 25-04-2020

On n’a pas l’habitude de partir au Chili pour des sorties de rock progressif mais ‘Forceland’ est bien un groupe Chilien créé en 2018 par le guitariste ‘Richard Pilnik’ et le claviériste ‘Claudio Momberg’ et qui sortent leur premier enregistrement studio ‘Driver Pace’. ‘Claudio Momberg’ n’est pas un inconnu car il a travaillé avec la crème de la crème du rock progressif international et sorti avec son projet ‘Seti’ 3 albums dont le dernier ’Bold Travels’ en 2016.

12 titres pour près d’une heure d’écoute, c’est le menu de ‘Driver Pace’ qui nous embarque dans une multitude d’influences progressives et néo-progressives et on sent que ces artistes ont été baigné dans ce style depuis des décennies : l’album débute par ‘Survival Race’ qui est un des titres les plus énergiques et qui nous fait remonter entre rock et hard-rock à une sorte de patchwork du progressif des années 70, puis ‘A Tender Species’, introduit par un duo piano/voix est beaucoup plus calme et reflète bien le style de cette formation avec une mélodie qui s’incruste facilement dans votre tête. Malgré des titres assez courts, chaque composition est relativement dense en alternant de belle manière les parties chantées par ‘Alex Valper’ qui a une tessiture assez haute et des sections instrumentales toujours très inventives et recherchées avec des remarquables solos de claviers de ‘Claudio Momberg’ et de guitare de ‘Richard Pilnik’. Pour ne pas faire du titre à titre, je citerai ‘Losing Faith’ et sa mélodie simple mais très efficace, ‘Inner Enemy’ qui peut rappeler certaines sonorités de ‘Genesis’, ‘The Deceiver’ et ses influences mélangeant plusieurs décennies de progressif ou encore le dernier titre ‘The Path to Uncertainty’, plus mélancolique et qui fait penser aux ambiances de ‘Marillion’.

En résumé, pour un premier album, les Chiliens de ‘Forceland’ montrent déjà une belle maturité et ‘Driven Pace’ est rempli de belles surprises, ce qui le destine à toutes celles et ceux qui aiment un rock progressif mélodique contenant de belles sections instrumentales et qui de plus, ne demande pas de multiples écoutes car toutes les compositions sont très accessibles...

Interprêtes

Richard Pilnik (Guitare), Claudio Momberg (Claviers), Alex Valper (Chant), Patricio Agurto (Batterie), Jaime Ahumada (Basse)


Artiste : Grand Design

Album : V

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 02-04-2020

Après ’ Viva La Paradise’ en 2018, Les Suédois de ‘Grand Design’ reviennent avec un nouvel album, baptisé très sobrement ‘V’ et, comme on pouvait s’y attendre, ils continuent de nous distiller du bon hard-rock mélodique à la sauce eighties de ‘Def Leppard’, ‘Pelle Saether’ ayant le timbre si particulier rappelant ‘Joe Elliott’.

11 titres pour 46 minutes d’écoutes, c’est le menu de ce cinquième opus qui débute par un énergique ‘Right Away’ (vidéo ci-dessus) dans une ambiance toujours euphorique à l’image de leurs ainés, puis, ‘I Won’t Cry Over U Tonite’ continue sur cette dynamique et on pourrait citer tous les titres qui s’enchaînent sans aucun temps mort et qui nous offrent tous des hits en puissance qui pourraient tous faire l’objet de single. Pour ne pas faire du titre à titre, je vous donnerai mes coups de cœurs que sont ‘What Are U Waiting For’ pour sa mélodie imparable, ‘Gimme The Fire’ pour son refrain entêtant ou encore ‘I Dunno Wut to Say’ et même s’il n’y a pas de vraies ballades dans cet album, on se console avec le mélodique ‘Strandead (Trapped in a Heartbreak Zone)’, le mid-tempo ‘Walkin’ the Wire’ et le popisant ‘Take Me to Yer Heaven’ qui sont un peu moins énergiques tout en gardant cette force mélodique incomparable.

En résumé, c’est encore une réussite totale pour les Suédois de ‘Grand Design’ qui continuent à nous proposer des mélodies imparables qui font mouches immédiatement et ‘V’ sera sans aucun doute bien accueilli par tous les fans et toutes celles et ceux qui aiment un hard-rock mélodique et énergique...

Interprêtes

Pelle Saether (Chant), Dennis Vestman (Guitare, Chœurs), Dan Svanbom (Guitare, Chœurs), Stefan Westerlund (Basse), Joakim Jonsson (Batterie)


Artiste : Harem Scarem

Album : Change the World

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 04-04-2020

En même temps que les Suédois de ‘Grand Design’ (voir ici), et après ’United’ en 2017, les Canadiens de ‘Harem Scarem’ reviennent avec un nouvel album ‘Change the World’. Et c’est vrai que si l’on retire tous les groupes scandinaves de hard-rock mélodiques, il ne reste plus grand-chose dans ce style et ‘Harem Scarem’ est une des exceptions qui confirment la règle (il y en a d’autres comme le très bon projet ’Waiting From Monday’ ou ’Decarlo’ ou encore ’Revolution Saints’ pour ne citer que des albums chroniqués depuis le débu de l’année), car cela fait maintenant 30 ans que les Canadiens sortent des albums et ce dernier opus est déjà le 15ème.

D’entrée, ce sont 4 compositions énergiques et entraînantes qui s’offrent à nous avec des mélodies que l’on apprivoise immédiatement et qui restent gravées dans notre tête et de brillants solos de guitare. Après ce démarrage en trombe, ‘Mother of Invention’ est la première pause sous la forme d’une belle ballade avec un refrain mémorable puis, ‘No Man’s Land’ est un mid-tempo toujours aussi mélodique et plus tranquille, puis ‘In the Unknown’, même si l’on a l’impression de déjà entendu, nous donne une envie irrésistible de reprendre le refrain. Le reste de l’album est du même niveau avec un ‘Riot in My Head’ sur-vitaminé, la 2ème ballade ‘No Me Without You’ qu’enviraient beaucoup de formations de rock mélodique, l’entraînant ‘Fire & Gasoline’ et l’album se termine par ‘Swallowed By The Machine’ qui aurait très bien pu faire l’objet d’un single.

Bref, le hard-rock mélodique se porte bien et les Canadiens de ‘Harem Scarem’ le prouvent encore avec ce magnifique ‘Change the World’ et compte tenu de la qualité des albums déjà sortis depuis le début de l’année 2020 dans ce style, je ne voudrais pas être celui qui décidera quel est le l’album de l’année...

Interprêtes

Harry Hess (Chant, Claviers), Pete Lesperance (Guitare), Mike Vassos (Basse), Creighton Doane (Batterie), Darren Smith (Choeurs)


Artiste : Jonathan Wilson

Album : Dixie Blur

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 05-04-2020

Après ’Rare Birds’ en 2018 qui était un voyage dans de la pop teintée de progressif, ‘Jonathan Wilson’ revient avec un nouvel album, ‘Dixie Blur’, et cet artiste complet nous offre cette fois des compositions mélangeant ses influences sudistes et country, et compte tenu de l’orientation de l’album sans aucun lien avec le précédent, les deux titres country qu’il avait sorti en 2019, ‘So Alive’ et ‘Skinny Legs’, étaient un aperçu de l’ambiance de l’opus mais ne figurent pas sur ‘Dixie Blur’.

Et pourtant, il ouvre l’album sur trois ballades, tout d’abord ‘Just For Love’ qui est une reprise du groupe de rock psychédélique Américain ‘Quicksilver Messenger Service’ tiré de l’album ’Just For Love’ sorti en 1970, puis ’69 Corvette’ qui n’ont pas réellement un style country mais c’est à partir de ‘New Home’ qui est également une ballade que les sonorités intègrent petit à petit ses racines country. La suite fait donc défiler des compositions typique de ce style Américain comme les entraînants ‘So Alive’ dans lequel le violon se mêle à la guitare, ‘In Heaven Making Love’ ou encore ‘El Camino Real’. Mais c’est dans les titres plus calmes que ‘Jonathan Wilson’ nous fait monter le curseur émotionnel avec des titres remarquables comme ‘Oh Girl’ et sa remarquable incursion psychédélique, ‘Pirate’ avec son beau crescendo en milieu de titre, ‘Enemies’ proches des lignes mélodiques du Boss (voir son dernier album ici), ‘Fun for the Masses’ qui rappelle les ambiances d‘Eagles’ ou encore ‘Riding The Blinds’ avec son accélération en milieu de titre pour finir sur le lent tempo de départ, sans oublier ‘Golden Apples’ et ‘Korean Tea’, très classiques mais tellement efficaces.

En résumé, cet artiste multi-facette m’avait régalé avec ‘Rare Birds’ et dans un autre style, il nous offrir de belles compositions à déguster tranquillement le casque sur les oreilles car ‘Dixie Blur’ remet au goût du jour la grande tradition de la chanson Américaine pour notre plus grand plaisir...

Interprêtes

Jonathan Wilson (Chant, Guitare, Claviers, Batterie, Percussions, Mellotron, Vibraphone), Pat Sansone (Guitare, Basse, Mellotron, Choeurs, Vibraphone) + Invités : Kenny Vaughan (Guitare), Mark O'Connor (Guitare, Violon), Russ Pahl (Guitare, Pedal Steel), Leslie Stevens (Choeurs), Dennis Crouch (Basse, Contrebasse), Jon Radford (Batterie, Percussions), Jim Hoke (Saxophone, Harmonica, Flûte, Clarinette), Joe Pisapia (Pedal Steel), Drew Erickson (Piano, Hammond)


Artiste : Medea

Album : A Fate Symphony

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 06-04-2020

Après le ‘Nothern Light’ en 2017, ‘Henry Meeuws’ continue son chemin avec un nouvel opéra rock ‘A Fate Symphony’ qui relate l’histoire de ‘Lucas’ qui veut se faire soigner de l’épilepsie et qui pend contact avec le docteur ‘Koháry’, un mystérieux neuroscientifique hongrois qui prétend pouvoir le guérir et lui rendre sa vie normale, mais le docteur qui est un protestant a bien d’autres intentions, celles d’éradiquer le Catholicisme. Et pour cet opéra, ‘Henry Meeuws’ n’a pas lésiné sur la section vocale puisque ce sont 9 chanteuses et chanteurs et le groupe ‘Les Vocalettes’ qui prêtent leurs voix à cet opéra rock (voir présentation sur le site de ‘Medea’ ici).

Musicalement parlant, on est toujours dans un style progressif entre rock et métal et le parallèle avec les productions d‘Arjen Lucassen’, dont ‘Ayreon’, est évidente (chronique à venir de ‘Electric Castle Live And Other Tales’ et dernier live ’Ayreon Universe’). 10 titres pour 1 heure d’écoute, inutile de vous dire que ce genre d’album nécessite quelques écoutes répétées et qu’il est indispensable de le prendre dans son ensemble. On navigue entre ambiances énergiques et sereines et ‘Seizures’ qui débute l’album, n’est pas forcément le plus accessible avec de nombreux changements de tempo et d’intensité et une belle prestation très théâtrale de ‘Bart Schwertmann’ puis, ‘Traces of a Fate Symphony’, déroule tout d’abord une mélodie paisible dans la première partie puis monte en puissance avec une deuxième partie beaucoup plus progressive. ‘To Change History’ revient à du progressif énergique et ‘Regression’, beaucoup plus symphonique, nous offre tout d’abord une partie chantée mélodieuse puis une belle section instrumentale avec un magnifique solo de guitare et avec ‘Chest Without Books’, les sections instrumentales progressives sont plus recherchées et alternent de belles manière avec les parties chantées dans une atmosphère plus légère. ‘Hungarian Dance’ n’est autre qu’une reprise de la dance Hongroise N° 5 de ‘Johannes Brahms’ dans une interprétation extravagante dans laquelle la guitare électrique se joint aux autres instruments et ‘Blood Countess’ est un titre énergique avec des prestations vocales remarquables qui peuvent faire penser à certaines compositions d’Ayreon’, puis, on retrouve également les influences d’Arjen Lucassen’ dans ‘Nova Zembla (Third Time’s A Charm)’ qui est pour moi le titre majeur de l’album sur le plan mélodique et progressif avec une recherche importante au niveau des arrangements vocaux et instrumentaux. L’énergique ‘Orange’s Brides’ nous propose ensuite une prestation remarquable du groupe vocal ‘The Vocalettes’ et c’est avec le long développement ‘Murderer Or Martyr’, contenant tous les ingrédients d’un progressif recherché et inventif que l’opéra se termine de manière imposante.

En résumé, cet opéra rock d‘Henry Meeuws’ est une réussite totale qu’il est nécessaire d’apprivoiser écoute après écoute et, même si l’atmosphère n’est pas aussi grandiose que les projets de ‘Arjen Lucassen’, ‘A Fate Symphony’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment les grandes productions d’Ayreon’...

Interprêtes

Henry Meeuws (Guitare, Claviers, Piano) + Invités : Bart Schwertmann (Chant), John Jaycee Cuijpers (Chant), Noor van de Voort (Chant), Bas Dolmans (Chant), Robbie van Stiphout (Chant), Sandra Peeters (Chant), Ernst Le Cocq d'Armandville (Chant), Joss Mennen (Chant), Jo de Boeck (Chant), Josien Obers (Chant), Babz Verhoeven (Chant), Inge van Asseldonk (Chant), Marloes Kooter (Chant), Igor Koopmans (Batterie), Iris Gilsing (Clarinette), Frank de Groot (Basse)


Artiste : Khymera

Album : Master of Illusions

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 07-04-2020

Après ‘The Grand Design’ en 2015, le groupe ‘Khymera’, mené par le bassiste et chanteur Américain ‘Dennis Ward’, membre de ‘Pink Cream 69’ et de nombreux autres formations, sortent leur 5ème album ‘Master of Illusions’. Pas de surprise, c’est dans la directe lignée de l’opus précédent et ce dernier bébé voit la succession de hits de hard-rock mélodique en commençant par ‘Walk Away’ qui donne le ton avec un titre qui transmet une bonne énergie et avec un premier solo de guitare qui fait du bien, tout comme ‘The First Time’ qui suit dans le même style, puis ‘Master of Illusions’ nous offre un refrain mémorable et la suite fait défiler des titres tous aussi mélodiques les uns que les autres. Lorsque le rythme se calme, la qualité est toujours au rendez-vous avec le mid-tempo ‘Paradise’ ou la ballade ‘Father to Son’ et son thème rempli d’émotion ou encore ‘After all this Time’ ou ‘Just Let It Happen’ dans un style plus AOR.

Bref, si vous avez aimé les sorties de hard-rock mélodiques du début d’année avec ’Grand Design’, ’Harem Scarem’, ’H.E.A.T’, ’Waiting From Monday’, ’Autumn’s Child’, ’Decarlo’ ou encore ’Revolution Saints’, vous devriez sans aucun doute être séduit par ce dernier album de ‘Khymera’...

Interprêtes

Dennis Ward (Chant, Basse), Eric Ragno (Claviers), Michael Klein (Guitare), Pete Newdeck (Batterie)


Artiste : Xtasy

Album : Eye of the Storm

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 09-04-2020

Décidemment, 2020 est une année prolifique en hard-rock mélodique avec cette fois un nouvel album du groupe Espagnol ‘Xtasy’ que je découvre avec leur 3ème album ‘Eye of the Storm’ et qui se sont formés en 2011 avec la rencontre de la chanteuse ‘Silvia Idoate’ et du guitariste ‘Jorge Olloqui’. Pour ce nouvel opus, ils ont fait appel à ‘Erik Martensson’ qui officie dans pas mal de groupes de hard-rock mélodique et qu’ils avaient croisé durant les tournées avec ’Eclipse’ et ’Ammunition’ et le Suédois a coécrit et s’est également occupé du mixage et du mastering.

Et le résultat est là : des compositions entraînantes et mélodiques tout au long de l’album avec, chose n’est pas coutume dans ce genre, une chanteuse avec un talent vocal remarquable qui a une voix qui se prête bien aux compositions énergiques du groupe en commençant pas un efficace ‘Die Young’, puis l’entraînant ‘Play With Fire’ prend le relais avec un refrain accrocheur, suivi de ‘Eye of the Storm’ qui continue avec une mélodie entêtante. La suite est à l’image de ce début et je citerai ‘Perfect Strangers’ avec un refrain qui vous rentre directement dans la tête ou encore l’entraînant ‘Nowhere to Run’ et le seul reproche que l’on pourrait leur faire, c’est de ne pas avoir intégrer de titres plus calmes pour varier les ambiances mais on peut quand même citer ‘Welcome to My World’, ‘Crashing Down’ et ‘Silent Heroes’ qui sont plus proches de mid-tempo.

En résumé, ce nouvel album des Espagnols de ‘Xtasy’ donne envie de se plonger dans les précédents car les 11 compositions sont toutes excellentes et pourraient toutes faire l’objet de single et c’est encore un album à conseiller à un public aimant le rock mélodique, entraînant et accessible à la première écoute...

Interprêtes

Silvia Idoate (Chant), Jorge Olloqui (Guitare), Chema Herrero (Guitare), David Clavero (Basse), Gari Irazu (Batterie)


Artiste : Sari Schorr

Album : Live in Europe

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 13-04-2020

C’est avec ce live in Europe que je découvre la chanteuse Américaine de blues/rock ‘Sari Shorr’ qui a déjà enregistré 2 albums, ’A Force of Nature’ en 2016 avec le groupe ‘Engine Room’ mené par le guitariste de ‘Robert Plant’, ‘Innes Sibun’ et ’Never Say Never’ en 2018 et qui, à l’origine, était choriste de ‘Popa Chubby’ (voir son dernier live ici) et de ‘Louis Joe Walker’ (voir son dernier live ici). En écoutant ce concert, je me suis pris une grande claque et je l’ai directement placée dans la liste des meilleures chanteuses de blues/rock avec en tête ‘Beth Hart’ (voir son dernier album ici) ou ‘Layla Zoe’ (voir son dernier live ici) ou encore ‘Joanne Shaw Taylor’ (dernier album ici), l’Américaine montrant comme toutes ces chanteuses que c’est sur scène qu’elles prennent toute leur dimension.

D’entrée, avec ‘The New Revolution’, on embarque pour un blues/rock énergique et direct et une première prestation vocale qui nous file déjà la chaire de poule, puis avec le mid-tempo ‘Demolition Man’, c’est encore un démonstration de cette voix puissante, expressive qui vous fait chavirer, avec, comme je l’avais déjà dit avec le dernier live de ‘Layla Zoe’, ce sens du partage pour mettre en avant ses musiciens qui dans ce titre nous offrent, tout d’abord avec ‘Steve Watts’ aux claviers puis avec ‘Ash Wilson’ à la guitare, deux remarquables solos. La suite continue avec des compositions de ses 2 albums et chaque titre mériterait d’être cités mais je vous parlerai aussi de son autre facette, car elle est capable de s’adapter en faisant passer une réelle émotion dans des titres plus calmes comme ‘Turn the Radio On’ ou encore le dernier titre ‘Ready for Love’ qui termine de façon merveilleuse ce live.

En résumé, ce live de Sari Schorr’ montre une artiste complète et entière à l’image des grandes chanteuses de blues/rock cités plus haut et, pour tous ceux qui aiment ce style de musique, ‘Live in Europe’ ne peut que donner envie d’aller la voir en concert et compte tenu des reports de concert à cause du coronavirus, pour ceux qui n’auraient pas encore leur place pour les concerts de Mars 2020 en France, ils sont tous reportés en fin d’année (voir ici)...

Interprêtes

Sari Schorr (Chant), Mat Beable (Basse, Choeurs), Roy Martin (Batterie), Martin "Magic" Johnson (Guitare), Steve Wright (Guitare), Ash Wilson (Guitare, Choeurs), Steve Watts (Claviers), Bob Fridzema (Claviers, Choeurs)


Artiste : Allen/Olzon

Album : Worlds Apart

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 23-04-2020

Le label ‘Frontiers’ est assez coutumier du fait de nous proposer des associations d’artistes de la scène métal car après ‘Russell Allen’ et ‘Jorne Lande’ qui ont déjà sorti 4 albums (’The Battle (2005)’, ’The Revenge (2007)’, ’The Showdown (2010)’ et ’The Great Design (2014)’), c’est au tour du duo composé de ‘Anette Olzon’ (’The Dark Element’) et de ‘Russell Allen’ (’Symphony X’) de sortir un premier enregistrement studio et on retrouve également comme pour ‘Allen/Lande’ (sauf pour l’album ‘The Great Design’), le multi-instrumentaliste ‘Magnus Karlson’ qui s’est chargé de toutes les compositions et qui occupe une place de choix dans le monde du métal mélodique (’The Ferrymen’, ‘’Place Vendome’ ou le duo ’Kiske/Sommerville’ et prochain album à sortir début Mai de son projet ‘Free Fall’).

Et après une première écoute, on est emporté par un flot de compositions puissantes et mélodiques comme sait si bien le faire le Suédois et le choix des singles a certainement été un vrai casse-tête car chaque titre aurait pu prétendre à faire la promo de cet album. On navigue donc à travers des compositions énergiques entre métal symphonique et mélodique en variant les intensités : ‘Never Die’ qui ouvre l’album est puissant et grandiose et reflète bien l’ensemble de l’album avec d’une part de remarquables arrangements symphoniques, une mélodie qui reste gravée dans votre tête et une belle démonstration de guitare de Magnus. On peut également noter que l’album se découpe en 3 parties et les titres sont judicieusement placés pour une homogénéité globale : tout d’abord les cinq compositions dans lesquelles Anette et Russel forme un magnifique duo vocal (‘Worlds Apart’, ‘What If I Live’, ‘No Sign of Life’, ‘My Ennemy’ et ‘Who’s Gonna Stop Me Now’). Le point fort de ces titres est bien entendu pour moi le mélange des deux registres vocaux avec ‘What If I Live’, ‘No Sign of Life’ et ‘Who’s Gonna Stop Me Now’ dans lesquels les refrains sont un pur régal pour les oreilles, les harmonies vocales étant parfaites. Les autres titres sont donc répartis équitablement entre ‘Anette Olzon’ et ‘Russell Allen’ : ‘Never Die’, ‘Lost Soul’ et ‘Who You Really Are’ pour Russell et ‘I’ll Never Leave You’, ‘On More Chance’ et ’Cold Inside’ pour Anette qui dans les 2 derniers titres cités, montre tout son talent vocal dans un registre plus calme.

En résumé, ce duo mixte de talent ‘Anette Olzon’/’Russell Allen’ interprétant les compositions mélodiques et très efficaces de ‘Magnus Karlsson’ est une vraie réussite et ‘Worlds Apart’ sera sans aucun doute apprécié par un public naviguant entre métal symphonique et métal mélodique...

Interprêtes

Anette Olzon (Chant), Russell Allen (Chant), Magnus Karlsson (Guitare, Basse, Claviers), Anders Köllerfors (Batterie)


Artiste : The Night Flight Orchestra

Album : Aeromantic

Date de Sortie : 28-02-2020

Ajouté le : 29-03-2020

On commence maintenant à être habitué à la sortie d’albums des Suédois de ‘The Night Flight Orchestra’ car, après ‘Amber Galactic’ en 2017 et ’ Sometimes the World Ain’t Enough’ en 2018, voici le petit nouveau, ‘Aeromantic’, qui est déjà le 5ème album et qui va continuer à faire des heureux chez les amateurs de pop, rock, disco (et j’en passe) des années 70/80 : on ne change pas une équipe qui gagne et la recette qui va avec car les Suédois continuent de nous offrir des mélodies que l’on intègre immédiatement avec des influences de groupes ou d’artistes de ces décennies passées.

Et pourtant, en écoutant les premières mesures du premier titre ‘Servants of the Air’, je me suis dit qu’ils avaient légèrement durci le ton et que ça flirtait plus avec du ‘Deep Purple’ qu’avec de l’ELO’ mais ceci n’a duré que quelques instants car dès ‘Divinyls’, on retrouve le style AOR entraînant que l’on connaissait et ‘If Tonight's Our Only Chance’ qui suit est un peu un mix entre ‘ABBA’ et ‘Alan Parsons Project’ tandis que ‘This Boy’s Last Summer’ continue avec une introduction proche de ‘Mamma Mia’ et un refrain accrocheur sur un tempo entraînant. Suit ‘Curves’ qui pourrait être un mélange entre ‘Toto’ et ‘Elton John’ et ‘Transmissions’ et ‘Aeromantic’ avec leurs sonorités disco rappelle la variété internationale des eighties, puis, ‘Golden Swansdown’ revient au style d’Elton John’ d’autant plus de ‘Björn Strid’ a certaines intonations de l’Anglais tout comme ‘Taurus’ qui avec sa rythmique rapide peut rappeler des compositions comme ‘I’m Still Standing’. La fin de l’album continue dans cette voie avec un entraînant ‘Carmencita Seven’, puis après un final complètement décalé sur des sonorités Indiennes, ‘Sister Mercurial’ enchaîne sans transition avec des lignes mélodiques entre ‘ASIA’ et ‘Toto’, puis ‘Dead Of Winter’, après une introduction épique nous embarque une dernière fois dans les années 80 avec des intonations de ‘Survivor’.

En résumé, pas de surprise avec ce nouvel album des Suédois de ‘The Night Flight Orchestra’, ‘Aeromantic’ continuent de nous offrir des mélodies accessibles dans une heureuse et joyeuse ambiance venant tout droit des années 80 ce qui le destine, comme ses prédécesseurs, à un très large public...

Interprêtes

Björn Strid (Chant), Sharlee D' Angelo (Basse), David Andersson (Guitare), Richard Larsson (Claviers), Jonas Källsbäck (Batterie), Sebastian Forslund (Guitare), Anna Brygård (Choeurs), and Anna-Mia Bonde (Choeurs)


Artiste : Shakra

Album : Mad World

Date de Sortie : 28-02-2020

Ajouté le : 30-03-2020

Après ’Snakes & Ladders’ en 2017, le groupe Suisse de hard-rock mélodique ‘Shakra’ continue son chemin avec un nouvel album ‘Mad World’. Amateurs de gros son et de riffs saturés avec des tempos d’enfer, vous allez être servi avec ce dernier opus car les hits puissants et énergiques se suivent les uns après les autres sans réel temps mort.
Et ça commence à cent à l’heure avec ‘Fireline’ (vidéo ci-dessus) qui nous envoie un premier titre rythmé et puissant avec un refrain simple mais hyper efficace, puis, ‘Too Much Is Not Enough’ enfonce le clou avec de féroces riffs et si tout votre corps ne bat pas la mesure, c’est que vous n’êtes pas fait pour ce style de musique. La suite continue dans cette débauche d’énergie et une rythmique enlevée avec ‘A Roll of the Dice’, ‘Mad World’ puis ‘When He Comes Around’ calme le tempo en lorgnant vers ‘AC/DC’ et c’est reparti avec un énergique ‘Thousands Kings’ et le rythmé ‘I Still Rock’ qui ne peut laisser de marbre. La fin de l’album est à l’image du début, des compositions puissantes dans lesquelles se déchaînent les guitares et il faut attendre le dernier titre ‘New Tomorrow’ pour avoir la ballade qui clôt l’album sur une note plus calme.

En résumé, ‘Shakra’ continue de faire du ‘Shakra’ et, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, ils nous offrent de nouveau un album rempli d’énergie et de compositions simples mais toujours très efficaces qui devraient sans aucun doute ravir leurs fans mais également un public aimant un hard-rock mélodique direct et sans fioriture...

Interprêtes

Mark Fox (Chant), Thom Blunier (Guitare), Thomas Muster (Guitare), Dominik Pfister (Basse), Roger Tanner (Batterie)


Artiste : Audrey Horne

Album : Waiting for the Night

Date de Sortie : 28-02-2020

Ajouté le : 31-03-2020

Les concerts sont souvent l’occasion de découvrir une formation dans un moment particulier et dans la majorité des cas, c’est une réelle communication avec le public : dans le cas des Norvégiens d’Audrey Horne’, c’est bien cet échange particulier entre les artistes et les fans qui transforme un simple concert en une vraie fête et ce dernier live le démontre encore avec un public en folie du début à la fin reprenant en chœurs tous les titres pour un set d’une heure et vingt minutes.

Et dès le premier titre, après les acclamations du public, ça démarre fort avec ‘This Is War’ qui figure sur le dernier album ’Blackout’, puis, ‘Audrevolution’, également tiré de ‘Blackout’, continue sur cette dynamique avec un refrain entêtant et ‘Youngblood’ en remet une couche dans une ambiance surchauffée. D’ailleurs le dernier album ‘Blackout’ est bien représenté avec 6 titres interprétés dont l’entraînant ‘California’ et puis, il y a ces titres qui nous renvoient aux sonorités de guitares de ‘Thin Lizzy’ comme ‘Blackout’ ou ‘Out of the City’ ou encore les hits d’Audrey Horne’ avec ‘Pretty Little Sunshine’, ‘Redemption Blues’ et bien évidemment leur hymne ‘Waiting for the Night’ scandé pour tout le public, la pause ballade n’étant pas oubliée avec ‘Sail Away’.

Bref, ‘Audrey Horne’ sortent un album live d’une énergie extraordinaire, démontrant que les Norvégiens sont faits pour la scène et ‘Waiting for the Night’ devrait plaire, non seulement à tous les fans du groupe mais également à toutes celles et ceux qui aiment le hard-rock mélodique dans une ambiance intense et enflammé...

Interprêtes

Torkjell "Toschie" Rød (Chant), Arve "Ice Dale" Isdal (Guitare, Chœurs), Thomas Tofthagen (Guitare, Chœurs), Espen Lien (Basse, Chœurs), Kjetil Greve (Batterie, Chœurs)


Artiste : Shaft of Steel

Album : Steel Heartbreak

Date de Sortie : 28-02-2020

Ajouté le : 26-06-2020

Comme je l’avais fait fin 2019 (voir ici), pendant une semaine, à raison de 2 par jour, je vous présente un ensemble d’albums sortis pour ce premier semestre 2020 en rock et hard-rock mélodique en plus de ceux déjà chroniqués comme par exemple ’Bonfire’, ’SteelCity’, ’Grand Design’ ou encore ’Xtasy’. L’ordre de mise en ligne correspond à la chronologie des sorties d’album.

Albums de hard rock mélodique du premier semestre 2020

‘Shaft of Steel’ est un groupe de hard rock mélodique Anglais créé en 2004 et avec un premier EP en 2014. 2020 voit la sortie de leur première album ‘Steel Heartbreak’.

Interprêtes

Robert Fenning (Chant), Alex Markham (Guitare, Choeurs), Adam Carruthers (Guitare), Dominic Swords (Basse, Choeurs), Chris Smurthwaite (Claviers), Michael Levy (Batterie)


Artiste : My Arrival

Album : Satur9 & Indigo

Date de Sortie : 27-02-2020

Ajouté le : 27-04-2020

‘My Arrival’ est un nouveau projet initié par les anciens membres de ‘Sylvium’, ‘Richard de Geest’ et ‘Ben van Gastel’ qui sortent un premier album ‘Satur9 & Indigo’. Ils ont choisi cette fois de s’autoproduire avec leur propre label mais, bien qu’ils expliquent leur nouvelle direction prise musicalement sur leur ’Bandcamp’ de composer des titres plus courts et plus accessibles que dans leur projet précédent, ce qui est bien le cas puisque les grands développements ont disparu, on retrouve (pour notre plus grand bonheur) le style progressif que l’on connaissait avec ‘Sylvium’, c’est-à-dire un rock progressif fait d’ambiances calmes et sereines qui coulent paisiblement.

’Satur9 & Indigo’ est un concept album sur les méfaits que l’Homme a fait subir à notre Terre jusqu’à ce qu’elle en devienne invivable et qui, par conséquent, est obligé de partir à la recherche d’un autre planète pour y vivre. Dès l’introduction ‘Intro (Ending Theme)’, le climat atmosphérique prédomine avec une utilisation importante des claviers, puis, avec ‘Gone’, on est embarqué dans un mid-tempo rythmé tout en gardant ce côté paisible et ‘Pale White Dot’ est un peu plus énergique et me fait penser aux Allemands de 'RPWL'. Suit ‘Strange Machine’ qui est une magnifique ballade qui fait penser aux ambiances du projet ‘Blackfield’ de ‘Steven Wilson’ et ‘Saturn & Indigo’ est dans le même style déroulant un lent tempo aux belles lignes mélodiques. La suite continue dans ce style paisible avec de nouveau une similitude avec ‘RPWL’ pour ‘Null Echo’ et ‘Come Undone’ qui continuent de nous offrir un bon moment de sérénité et la fin de l’album fait défiler de nouveaux joyaux mélodiques avec ‘Full Dark Not Stars’, ‘Close You Eyes’ et enfin l’outro instrumental ‘Home’ qui nous berce une dernière fois.

En résumé, les Hollandais de ‘My Arrival’ continuent après ‘Sylvium’ à nous offrir un rock progressif paisible et relaxant qui devrait plaire à un public aimant des groupes comme ‘RPWL’, ‘Sylvan’, ‘Cosmograf’ ou encore ‘Blackfield’...

Interprêtes

Richard de Geest (Chant), Ben van Gastel (Guitare, Claviers), Fred Boks (Basse, Batterie, Claviers)


Artiste : Wishbone Ash

Album : Coat of Arms

Date de Sortie : 26-02-2020

Ajouté le : 08-05-2020

Vous connaissez le dicton : « c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes ». Et bien, c’est exactement ce que je me suis dit à l’écoute du dernier ‘Wishbone Ash’. Oui, vous avez bien entendu, une des formations qui a commencé sa carrière il y a près de cinquante ans déjà : certes, de la formation initiale, il ne reste qu‘Andy Powell’ qui, à 70 ans, continue de maintenir la tradition, le reste de la formation ayant rejoint Andy bien plus tard (‘Mark Abrahams’ à la guitare remplaçant ‘Muddy Manninen’ en 2017, ‘Bob Skeat’ à la basse faisant partie de l’aventure depuis déjà 1997 et ‘Joe Crabtree’ à la batterie depuis 2007) mais on ne peut que saluer ce 23ème album des Anglais (le dernier ’Blue Horizon’ datant de 2014) qui, en ces temps troublés, nous amène un peu de fraicheur d’un autre temps avec des compositions de rock festif et mélodique qui fait du bien.

D’entrée, avec ‘We Stand As One’, on est déjà conquis par ce titre simple mais hyper efficace qui intègre en plus un belle section instrumentale en deuxième partie de titre, puis, avec ‘Coat of Arms’, de près de 8 minutes, on a un exemple du côté progressif de cette formation (trop peu mis en avant à mon goût à l’époque) qui nous embarque dans une sorte de blues/rock présentant différentes facettes avec des sections instrumentales brodant autour du thème principal. Avec ‘Empty Man’, le mélange pop et country amène une légèreté et ‘Floreana’ et ‘It’s Only You I See’ sont des ballades comme on n’en fait plus mais qui sentent bon les années 70. Quant à des titres comme ‘Drive’, ‘Too coll for AC’, ‘Back in the Day’ ou encore ‘When The Love Is Shared’ on retrouve le côté plus rock des Anglais avec des compositions directes et efficaces. Le côté folk revient dans la ballade ‘Déjà-Vu’, et l’album se termine par le rythmé ‘Personal Halloween’ dans une ambiance mélangeant blues/rock et funk.

En résumé, comme le bon vin, ‘Wishbone Ash’ se bonifie avec le temps et ‘Coat of Arms’ est, pour moi, un des meilleurs albums des Anglais qui continuent leur chemin sans se soucier des modes et en continuant à faire, pour notre plus grand plaisir, ce qu’ils ont toujours fait de mieux : un rock efficace et agréable à écouter...

Interprêtes

Andy Powell (Chant, Guitare), Mark Abrahams (Guitare), Bob Skeat (Basse), Joe Crabtree (Batterie)


Artiste : Gabriel

Album : New Life

Date de Sortie : 24-02-2020

Ajouté le : 29-05-2020

A la lecture des invités du premier album ‘New Life’ de l’Argentin ‘Gabriel Agudo’, c’est un échantillon prestigieux d’artistes de la scène progressive qui défile avec en tête ‘Steve Rothery’, guitariste de ‘Marillion’, et leader du ‘Steve Rothery Band’ (‘Gabriel Agudo’ en est le chanteur) et des noms comme ‘Dave Kerzner’ et ‘Clive Nolan’ (‘Arena’, ‘Pendragon’) mais également des artistes classiques avec le chef d’orchestre ‘René Bosc’ et le pianiste ‘Heiner Scob’. L’album est déjà sorti il y a quelques mois, mais s’est révélé à moi, petit à petit, au fur et à mesure des écoutes, les 6 titres qui le composent ayant chacun leur personnalité (en fait 7 mais le dernier étant la version longue du premier ‘Free as a Bird’). Globalement, le style est un rock progressif inventif et recherché avec de longs développements et les différents projets des invités cités plus haut sont un bon repère pour l’auditeur pour avoir une bonne idée des atmosphères déployées.

’Free as a Bird’ qui débute l’album est un titre magnifique, mélancolique et introspectif dans lequel Gabriel parle de sa mère décédé de la maladie d’Alzheimer et qui a un refrain entêtant qui peut rappeler les lignes mélodiques de l’archi-connu ‘With Without You’ de ‘U2’ dans un tempo beaucoup plus lent, puis, ‘Karmatic’ contient tout ce que l’on désire trouver dans un titre progressif : une alternance entre différentes atmosphères, un juste équilibre entre les parties chantées et instrumentales et une recherche musicale qui vous embarque dans un voyage rempli de belles surprises rappelant successivement les ambiances de formations comme ‘Arena’, ‘Marillion’ ou encore ‘Genesis’ pour n’en citer que trois et qui nous propose une magnifique prestation pianistique classique de ‘Heiner Scob’. Avec, ‘Angel’s Call’, j’ai l’impression d’écouter du ‘Mystery’, ce titre offrant de multiples parties et alternant ambiances aériennes et intenses, et le titre éponyme de l’album nous réembarque pour 9 minutes d’une densité musicale incroyable, débutant par une rythmique soutenue avec les claviers de ‘Clive Nolan’ jouant au chat et à la souris avec le chant de ‘Gabriel Agudo’, puis ayant une partie instrumentale dans laquelle claviers et violons virevoltent joyeusement et qui retombe dans la deuxième partie du titre de manière douce et sereine, avec tout d’abord la flûte et le piano et ensuite la guitare de ‘Steve Rothery’ qui accompagnent le chant de Gabriel pour finir sur un magnifique decrescendo. Après le court intermède pianistique ‘Awakening’ de ‘Heiner Scob’, ‘Shining Spark’ est une ballade plus classique mais qui, pour moi, offre la plus belle prestation vocale de Gabriel de cet album, remplie d’émotion à chaque instant, puis, la version longue de près de 18 minutes de ’Free as a Bird’ clôture l’album dans une structure beaucoup plus progressive dans laquelle les parties instrumentales prennent une place prépondérante avec une place importante pour le violon d’Hélène Collerette’ qui monte encore le curseur émotionnel grâce à une formidable interprétation et : tout simplement magnifique.

En résumé, ‘Gabriel Agudo’, bien accompagné par une brochette de très bons artistes, sort un premier album d’une densité remarquable qui demande de s’y attarder si l’on veut en tirer toute la richesse et, de ce fait, sera réservé à un public de musique progressive qui prend son temps de découvrir une œuvre petit à petit, écoute après écoute...

Interprêtes

Gabriel Agudo (Chant, Guitare), René Bosc (Guitare, Claviers, Basse, Batterie), Hélène Collerette (Violon) + Invités : Jan-Vincent Velazco (Batterie), Dave Kerzner (Claviers), Heiner Scob (Piano), Fernando Perdomo (Guitare, Basse, Claviers, Batterie), Clive Nolan (Claviers), Steve Rothery (Guitare), Christophe Lebled (Claviers), Sarah Brannens (Voix)


Artiste : Layla Zoe

Album : Retrospectives Tour 2019

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 23-03-2020

Après le très beau live ‘Songs from the Road’ sorti en 2017, c’est encore un enregistrement public que nous propose ‘Layla Zoe’ avec ‘Retrospectives Tour 2019’. Cette fois, c’est une heure et 45 minutes de bonheur avec cette grande artiste qui nous propose un set complètement différent du live précédent, seul ‘Backstage Queen’ étant interprété dans les deux albums. On retrouve donc cette force émotionnelle qu’elle sait transmettre dans ces moments uniques en commençant par un dépouillé ‘She Didn’t Believe’ de son dernier album ’Gemini’ qu’elle partage avec ‘Krissy Matthews’ dans une véritable fusion entre sa voix et la guitare électrique et il est impossible de rester indifférent devant tant d’authenticité et de générosité.
Le set se partage entre des compositions énergiques comme ‘Leave You For Good’, ‘Someday’, ‘Never Met a Man Like You’ ou encore ‘Ghost Train’ dans lesquelles elle excelle par son énergie communicative et son magnifique groove et d’autres plus calmes qui sont sans doute celles dans lesquelles Layla dévoile le plus son âme et nous file la chair de poule comme dans ‘Don’t Wanna Hurt Nobody’, ‘Black Oil’ ou encore le dernier titre ‘I Shall Be Released’ qui termine le concert comme elle l’a commencé, dans une ambiance feutré transpirant une émotion palpable. Mais ce qui ressort également de cet opus, en plus de la prestation merveilleuse de Layla sur l’ensemble du concert, c’est qu’elle ne tire jamais la couverture à elle et qu’elle laisse une grande liberté aux artistes qui l’accompagnent avec des sections instrumentales mémorables dans la majorité des titres que ce soit ‘Krissy Matthews’ à la guitare ‘Paul Jobson’ aux claviers.

En résumé, comme vous l’aurez compris, ‘Retrospectives Tour 2019’ est encore un album fort en émotion qui met en avant une grande dame du blues autant par sa vocale qui ne peut laisser de marbre même les plus insensibles mais également par sa générosité pour donner la place qu’ils méritent à ses musiciens ce qui en fait un magnifique album aussi bien vocalement qu’instrumentalement...

Interprêtes

Layla Zoe (Chant, Harmonica), Krissy Matthews (Guitare, Choeurs), Paul Jobson (Basse, Orgue, Choeurs), Frank Duindam (Batterie, Choeurs)


Artiste : H.E.A.T

Album : H.E.A.T II

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 24-03-2020

Après l’excellent ‘Into The Great Unknown’ en 2017 et le live ‘Live At The Sweden RockFestival’ qui a suivi en 2019, les Suédois de ‘H.E.A.T’ sortent un nouvel album ‘H.E.A.T II’, avec ce II qui montre bien le renouveau du groupe depuis ‘Into The Great Unknown’ et c’est en effet ce qu’ils nous montrent avec ce dernier opus.
Et ça commence très fort avec ‘Rock Your Body’ qui a des allures des meilleurs ‘Def Leppard’ et une rythmique d’enfer sur laquelle vos pieds se mettent à battre la mesure tout seuls, puis ‘Dangerous Ground’ continue dans la même veine, tout comme le bijou mélodique suivant ‘Come Clean’ avec son refrain imparable et ‘Victory’ n’est pas en reste avec ses riffs de guitares incisifs et ses chœurs scandés. Avec le mid-tempo ‘We Are Gods’, c’est votre tête qui ne peut s’empêcher de battre la mesure pour une composition plus heavy, puis ‘Adrenaline’ avec son refrain chanté par des chœurs en remet une couche. Et ce n’est pas les titres suivants qui feront faiblir l’ambiance surchauffée de cet opus, avec ‘One By One’, ‘Heaven Must Have Won An Angel’ ou ‘Under the Gun’ et ‘Nothing to Say’ est la seule ballade dans toute cette débauche de puissance et d’énergie positive à nous offrir un moment plus calme également très réussi.

En résumé, s’il fallait encore le prouver, le hard-rock mélodique Scandinave se porte très bien avec les ‘Eclipse’, ‘Palace’, ‘Art Nation’, ‘Crazy Lixx’ ou encore ‘Nordic Union’ et les Suédois de ‘H.E.A.T’ rajoute un excellent album pour 2020 qui pourrait sans aucun doute prétendre à l’album de l’année dans ce style, à moins qu’un autre groupe Suédois fasse encore plus fort ce qui est toujours possible chez nos amis du Nord de l’Europe...

Interprêtes

Erik Grönwall (Chant), Dave Dalone (Guitares), Jona Tee (Claviers), Jimmy Jay (Basse), Don Crash (Batterie)


Artiste : Hopescure

Album : Nostalgia, Pt. 1

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 25-03-2020

‘Hopescure’ est un nouveau groupe Franco-Luxembourgeois qui a été créé en 2016 et qui vient de sortir son premier album ‘Nostalgia, Pt. 1’ ce qui nous laisse augurer qu’il y aura une suite. Tagué en métal progressif, ce n’est pas ce qualificatif restrictif qui m’est venu lors des premières écoutes car, à part quelques compositions énergiques dans lesquelles les riffs de guitare sont plus saturés, les influences sont relativement diverses ce qui pour moi en fait un album de progressif au sens large et par conséquent, c’est justement cette créativité et cette originalité d’aller mélanger différentes influences pour en faire quelque chose de nouveau qui en est ressorti.

L’album débute par ‘Liar’, dans un style de rock progressif, qui nous embarque dans un mélange orient/occident entraînant avec une première prestation vocale remarquable d’Andy Abrantes’ et une première mélodie assez simple mais très efficace, puis ‘Hate’ durcit le ton pour le titre le plus énergique de l’album entre métal symphonique et métal industriel. Sans transition, les deux titres suivants partent dans une toute autre direction, tout d’abord le court ‘Love, Pt. 1’ qui commence calmement par un duo piano/voix accompagné par quelques nappes de claviers puis qui prend de l’ampleur en milieu de titre pour retomber sur la fin, puis, ‘Reflection’ débute de manière atmosphérique et peut rappeler des formations comme ‘Klone’ (voir ici) ou ‘Infringement’ (voir ici) pour ne citer que des sorties d’albums récents, mais on change d’ambiance au bout de deux minutes avec des guitares saturés qui préparent un refrain avec de belle lignes mélodiques dans lequel ‘Andy Abrantes’ utilise sa voix de tête et la suite alterne puissance et sérénité de façon remarquable jusqu’au final en crescendo. Avec ‘Transition’, on tient une pièce musicale originale, certainement moins accessible, dans laquelle chaque artiste amène sa pierre à l’édifice pour en faire quelque chose d’unique, avec de multiples changements de lignes mélodiques, de tempos et d’intensité, puis ‘Pain’ revient à une atmosphère très paisible et déroule une mélodie subtile alternant d’admirables chœurs féminins et le doux chant d‘Andy Abrantes’ avec un final prenant dans lequel ‘Kevin Roy’ nous offre un très beau solo de guitare. La fin de l’album fait défiler ‘Mislead’ dans un métal progressif mélodique accessible avec une belle partie instrumentale centrale, ‘Anger’, titre beaucoup plus difficile à apprivoiser mais certainement le plus recherché et le plus imaginatif avec une structure assez débridée qui lorgne vers ‘Dream Theater’, et enfin le très court ‘Dreaming’ qui clôt l’opus dans la douceur avec un beau duo piano/voix.

En résumé, ce premier album de ‘Hopescure’ est une très bonne surprise dans les sorties de musique progressive 2020, mélangeant différents styles et également de l’accessible et du moins accessible ce qui en fait un album à conseiller à un public ouvert à différents genres entre rock et métal et qui recherche de l’originalité dans le progressif...

Interprêtes

Andy Abrantes (Chant, Claviers), Kevin Roy (Guitare, Piano), Patrice Diasio (Basse), Alexandre Klein (Batterie)


Artiste : Drowning Steps

Album : The Echo of a Distant Past

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 26-03-2020

Direction le Brésil avec le projet ‘Drowning Steps’ qui a été initié par le chanteur et guitariste ‘Caio Claro’, rejoint ensuite par le claviériste ‘Tiago Pierucci’ et qui sortent un nouvel album ‘The Echo of a Distant Past’. La durée totale est assez courte (38 minutes) avec 6 compositions qui sont partagées en 3 longs développement et 3 titres plus courts mais ceci n’entache en aucun cas la qualité de cet opus et ils évoluent dans une ambiance progressive calme et délicate : pour faire une comparaison, je citerai leurs compatriotes de ‘Fleesh’ qui évoluent dans un style comparable mais aussi d’autres formations comme‘Blackfield’, ‘Mostly Autumn’, ’Mystery’ ou encore le nouveau projet ’Chasing The Monsoon’.

L’album débute avec le court instrumental ‘The Source of Imagination’ dans une atmosphère d’orgue d’église qui se transforme rapidement en une ballade semi-acoustique ou nappes de claviers aériens et guitare acoustique nous bercent sur une belle mélodie. Vient ensuite ‘Gold Through My Eyes’, qui est mon premier coup de cœur et qui est une belle pièce progressive avec une succession de climats différents, tantôt mélancoliques, tantôt plus énergiques et parfait pour une invitation à s’évader, puis ‘Where is my Life’ nous embarque pour une nouvelle composition semi-acoustique légère et harmonieuse qui monte en puissance sur le final avec des claviers vaporeux sur une mélodie simple mais efficace. Suit le 2ème long développement ‘The Inner Silence’, débutant dans quelques nappes de claviers et qui se transforme vers 2.30 mn en une rythmique funk des années 80 avant de revenir sur un lent tempo paisible qui se poursuit sur un duo piano/voix reprenant de l’ampleur pour un crescendo imposant qui retombe finalement avec quelques notes de piano puis le court acoustique guitare/voix ‘Affected’ nous embarque une fois de plus sur un petit nuage et c’est avec ‘The Echo of a Distant Past’, long morceau de près de 10 minutes, que l’album se termine en beauté grâce à un titre typique d’un progressif inventif et recherché qui nous transporte entre mélancolie et énergie dans une ambiance atmosphérique qui nous ramène à certains endroits dans les années 70 avec un petit clin d’œil à ‘Pink-Floyd’ avec des lignes mélodiques et des sonorités de ‘Wish You Where Here’ entre ‘Shine On You Crazy Diamond’ et ‘Welcome to the Machine’.

En résumé, les Brésiliens de ‘Drowning Steps’ sortent un album d’une très grande qualité (que j’aurais bien aimé un petit peu plus long) et ‘The Echo of a Distant Past’ est à conseiller pour le style atmosphérique à un public aimant les groupes cités plus haut mais également ayant baigné dans le progressif des années 70...

Interprêtes

Caio Claro (Chant, Guitare), Tiago Pierucci (Claviers, Orgue, Piano) + Invités : Fabricio Mendonca (Batterie), Henrique Oliveira (Guitare), Leonardo Goncalves (Basse), Leo Skinner (Basse), Vinicius Batista (Guitare)


Artiste : Ozzy Osbourne

Album : Ordinary Man

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 01-04-2020

A 71 ans, on n’attendait plus d’album du ‘Prince des Ténèbres’ et pourtant 2020 voit la sortie d’un nouvel enregistrement studio d’Ozzy Osbourne’, ‘Ordinary Man’, le dernier ‘Scream’ datant déjà de 2010. Entre temps il y a eu la reformation de ‘Black Sabbath’ avec à la clé l’album '13' qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque sans réellement faire l’unanimité, certainement parce que la critique attendait beaucoup plus des Anglais alors que si cet album avait été sorti par une formation moins connue, on aurait peut-être été beaucoup plus indulgent.

Bref, l’Anglais connu pour ces extravagances autant dans sa vie privée que dans sa carrière musicale, nous surprend avec ce nouveau bébé qui voit la participation des jeunes rappeurs ‘Post Malone’ et ‘Travis Scott’, du guitariste ‘Andrew Watt’ mais également du bassiste ‘Duff McKagan’ et guitariste ‘Slash’ des ‘Guns N' Roses’, du batteur ‘Chad Smith’ des ‘Red Hot Chili Peppers’, du guitariste ‘Tom Morello’ et même une apparition d’Elton John’ et du coup, on se dit que l’on a une belle brochette intergénérationnelle hétéroclite d’artistes ce qui se traduit automatiquement par une variété des compositions tout en préservant le style si particulier de l’Anglais. En effet, d’entrée avec ‘Straight To Hell’, la voix caractéristique est là avec un titre énergique et puissant dans un style qui rappelle ‘Black Sabbath’, puis, dans la même veine, on peut citer également ‘Goodbye’, ‘Eat Me’ et ‘Today Is The End’ et même si ‘Under The Graveyard’ et ‘All My Life’ sont moins lourd, ils gardent ces réminiscences des seventies. A côté de ces titres, on retrouve d’autres compositions plus calmes avec par exemple la magnifique ballade en duo avec ‘Elton John’, ‘Ordinary Man’ dans laquelle ‘Slash’ nous offre un très beau solo de guitare, puis ‘Scary Little Green Men’ avec une belle prestation à la guitare de ‘Tom Morello’ ou encore la deuxième ballade ‘Holy For Tonight’. Il faut également noter les 2 dernier titres, tout d’abord, le déjanté ‘It’s A Raid’ avec ‘Post Malone’, entre punk et rock, et 'Take What You Want’ (présent également dans le dernier album de ‘Post Malone’), dans lequel les 2 rappeurs amènent une touche de modernité assez éloigné de l’univers d’Ozzy.

En résumé, sans présager du futur et compte tenu de l’état de santé actuel d’Ozzy’, ‘Ordinary Man’ pourrait bien être le chant du cygne pour cet artiste emblématique qui nous livre des compositions qui le caractérisent si bien et, même s’il nous fait croire qu’il est quelqu’un d’ordinaire, il aura marqué les 50 années de la scène hard-rock avec ‘Black Sabbath’ et pas mal d’autres artistes, et restera pour les fans de hard-rock à travers les âges, au-delà de ses frasques extravagantes, un artiste extraordinaire...

Interprêtes

Ozzy Osbourne (Chant), Andrew Watt (Guitare), Duff McKagan (Basse), Chad Smith (Batterie) + Invités : Elton John (Chant, Piano), Post Malone (Chant), Slash (Guitare), Tom Morello (Guitare), Travis Scott (Chant)


Artiste : Lazuli

Album : Le fantastique envol de Dieter Böhm

Date de Sortie : 15-02-2020

Ajouté le : 03-04-2020

“Cet album est dédié à toutes celles et ceux qui trouvent les chansons que nous jetons à la mer…” : c’est avec cette phrase que ‘Dominique Leonetti’ introduit le nouvel album des Français de ‘Lazuli’ qui, après ’ Nos Ames Saoules’ en 2016 et ’Saison 8’ en 2018, sortent un album concept ‘Le fantastique envol de Dieter Böhm’ pour leur bébé numéro 9 qui est composé de quatre actes.

Tout d’abord, au niveau musical, on retrouve l’univers bien connu des Français qui est propice à l’éclosion des textes de ‘Dominique Leonetti’, tantôt faisant appel à un lent crescendo ou tantôt alternant sérénité et puissance : dès l’introduction, ‘Sol’ nous entraîne dans cette rythmique si spécifique du groupe dans une lente procession qui prend petit à petit son envol pour retomber et reprendre de la force sur le final. L’acte I est constitué des titres ‘Les Chansons sont des bouteilles à la mer’ et ‘Mers Lacrymales’ dans une atmosphère assez mélancolique, puis l’Acte II démarre avec ‘Dieter Böhm’ qui présente le héros de l’histoire pour glisser tout doucement vers ‘Baume’ qui commence de manière très épurée avec un beau duo piano/voix et qui nous offre un refrain dans lequel la voix de ‘Dominique Leonetti’ se transforme pour devenir aérienne et intense. L’acte III est constitué d‘Un Visage Lunaire’, du ‘Lazuli’ pur jus qui nous embarque dans une alternance d’intensité avec un magnifique solo de guitare final (on en redemande !!), puis l’acte IV prend le relais pour l’instrumental ‘L’envol’, très évocateur, qui introduit ‘L’homme volant’ qui est l’aboutissement de cette histoire et qui musicalement, nous offre une rythmique énergique et une mélodie joyeuse traduisant la concrétisation du projet de ‘Dieter Böhn’. Et c’est avec ‘Dans les mains de Dieter’ que l’histoire s’achève avec une première partie atmosphérique qui fait retomber toute l’énergie du titre précédent avec des mots simples mais tellement forts et une deuxième partie instrumentale pleine d’énergie dans laquelle la Léode de ‘Claude Leonetti’ se déchaîne et qui retombe pour terminer sur quelques notes de guitare magiques...

En résumé, j’ai trouvé la bouteille jetée à la mer par ‘Lazuli’, je l’ai ouverte et j’ai aimé cette histoire simple mais tellement riche en émotion car ‘Le fantastique envol de Dieter Böhm’ est tout simplement un nouveau moment fort dans la carrière des Français et il faut absolument l’écouter dans son ensemble pour en tirer toute la substantifique moelle, l’écoute titre à titre n’ayant aucun sens...

Interprêtes

Dominique Leonetti (Chant, Guitare), Claude Leonetti (Léode), Gédéric Byar (Guitare), Vincent Barnavol (Batterie, Percussions), Romain Thorel (Claviers)


Artiste : Diabulus In Musica

Album : Euphonic Entropy

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 10-03-2020

Celà faisait déjà trois longues années que les Espagnols de ‘Diabulus In Musica’ n’avait pas sorti d’album, ‘Dirge For The Archons’ datant de 2016 et entre temps la chanteuse ‘Zuberoa Aznarez’ ayant sorti un album solo ‘Beyond The Threshold’. C’est chose faite avec ce somptueux nouvel enregistrement studio ‘Euphonic Entropy’ qui a vu encore une évolution dans les compositions : on savait déjà que les Espagnols s’étaient fait une belle place à côté des ténors de métal symphonique à grands renfort de chœurs comme ‘Epica’ ou ‘Therion’ mais ‘Euphonic Entropy’ va encore plus loin que son prédécesseur avec une variété beaucoup plus importante.

Après l’introduction instrumentale ‘A Lucid Chaos’ qui plante le décor dans ce style de musique et avec quelques vocalises de Zuberoa, ‘Race to Equilibrium‘ nous embarque pour un premier titre puissant et rythmé rempli de chœurs grandioses et l’on ne peut s’empêcher de penser à ‘Epica’ d’autant plus qu’au niveau des lignes mélodiques, on est très proches des Hollandais et avec ‘Nuevo Rumbo’, le style symphonique grandiose est à son paroxysme avec de beaux chœurs et, ici et là, les growls de ‘Gorka Elso’. C’est avec ‘The Misfit’s Swing’ que l’on tient la première surprise de l’album avec un titre tout droit sorti de l’entre-deux-guerres et de l’époque du swing qui a été métalisé pour l’occasion et Zuberoa démontre (s’il fallait encore le faire), qu’elle est à l’aise dans tous les styles. On retrouve le style d’Epica avec ‘In Quest Of Sense’ et c’est avec le hit ‘Otoi’ avec sa mélodie entêtante que le style se rapproche cette fois du métal-folk avec l’ajout d’une flûte aux sonorités celtiques. ‘Zuberoa Aznárez’ nous offre ensuite une belle prestation dans la magnifique ballade ‘Blurred Dreams’ avec de magnifiques chœurs, puis ‘On the Edge’ sort encore des schémas classiques pour un style proche du métal industriel qui correspond une évolution actuelle du métal symphonique (voir dernière chronique de ‘Delain’ ici). Avec le majestueux ‘Our Last Gloomy Dance’, qui est mon coup de cœur de l’album, la musique classique et le métal sont réunis pour une composition épique et grandiose avec une mélodie qui s’incruste immédiatement dans la tête et avec de nouveau une prestation sans faille dans un registre lyrique de ‘Zuberoa Aznárez’. La fin de l’album nous propose un énergique ‘One Step Higher’ avec des sonorités électroniques et un refrain plus classique mais très efficace proche de groupes comme ‘Within Temptation’, ‘Blind Muse’ qui revient au style d’Epica’ et enfin, l’instrumental ‘In The Vortex’ qui termine de façon calme l’opus dans une ambiance de musique d’opéra dans laquelle Zuberoa nous enchante une dernière fois de sa voix lyrique profonde et pleine de sensibilité.

En résumé, les Espagnols de ‘Diabulus In Musica’ reviennent en force sur le devant de la scène du métal symphonique avec un album qui certainement marquera l’année 2020 dans ce style et si vous aimez des groupes comme ‘Epica’ (voir ici), ‘Xandria’ (voir ici), ‘Sirenia’ (voir ici) ou encore ‘Imperia’ (voir ici), vous devriez sans aucun doute être séduit par ‘Euphonic Entropy’...

Interprêtes

Zuberoa Aznárez (Chant), Gorka Elso (Claviers), Alexey Kolygin (Guitare), David Carrica (Batterie)


Artiste : Popa Chubby

Album : It’s A Mighty Hard Road

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 11-03-2020

Après ‘The Catfish’ en 2016 et ’Prime Cuts’ en 2018, l’Américain ‘Popa Chubby’ (de son vrai nom ‘Ted Horowitz’), pour ses 30 ans de carrière, sort un nouvel album ‘It’s A Mighty Hard Road’. Comme il nous a habitué depuis quelques décennies, les 15 titres ne révolutionnent pas le blues/rock mais sont simplement faits pour passer un bon moment à l’écoute de cet artiste entier qui mouille la chemise pour son public (au sens propre regarder la vidéo ci-dessus de ‘It’s A Mighty Hard Road’). On navigue donc dans du blues/rock énergique comme ‘It’s A Mighty Hard Road’ ou ‘It Ain’t Nothin’ ou ‘I’m The Beast From The East’ et sa rythmique boogie/rock ou encore ‘Why You Wanna Bite My Bones’ proche du rockabilly mais également dans des titres plus légers comme ‘Let Love Free The Day’, ‘The Best Is Yet To Come’ ou ‘Gordito’ et sa rythmique latino à la ‘Santana’ ou encore le jazzy ‘Lost Again’ et on peut noter les deux derniers titres qui sont les seuls titres qui ne sont pas de ‘Popa Chubby’ avec tout d’abord la reprise ‘I’d Rather Be Blind’ de ‘Leon Russel’ et également l’autre reprise très réussie de ‘Kiss’ de ‘Prince’ en fin d’album avec un beau solo d’Harmonica.

En résumé, un de plus pour ‘Popa Chubby’ qui, même s’il n’a plus rien à prouver, continue de nous enchanter avec son blues/rock authentique et ce ‘It’s A Mighty Hard Road’ avec une belle variété de titres est à conseiller à un large public car l’ensemble est très accessible et à consommer sans modération...

Interprêtes

Ted Horowitz ‘Popa Chubby’ (Chant, Guitare, Harmonica, Claviers, Batterie), Brett Bass (Basse), V.d. King (Basse), Dave Keyes (Orgue, Piano), Steve Holley (Batterie), Don Castagno (Batterie)


Artiste : Seven Spires

Album : Emerald Seas

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 13-03-2020

Après un très prometteur ‘Solveig’ en 2017, sorti grâce au financement participatif (voir chronique myprogmusic ici), les Américains de ‘Seven Spires’ sortent leur deuxième enregistrement studio et le moins que l’on puisse dire c’est que la palette présenté dans ‘Emerald Seas’ est relativement large car, au-delà du métal symphonique, on navigue dans tous les styles de métal et même certains titres flirtent avec du rock mélodique voir même de la musique classique. Et si on rajoute à ça que la chanteuse ‘Adrienne Cowan’, en plus d’être claviériste, est un peu le couteau Suisse vocal du métal qui sait s’adapter à tous les styles et que les autres membres du groupe sont tous des musiciens talentueux, on tient un groupe capable de belles prouesses car ce ‘Emerald Seas’ vaut le détour pour toutes celles et ceux qui aiment la diversité dans le métal. A noter que ‘Adrienne Cowan’ a participé à la dernière tournée du projet ’Avantasia’ de ‘Tobias Sammet’ en 2019 pour la sortie de ’Moonglow’ ce qui est généralement une bonne carte de visite dans le monde métal car on sait que Tobias sait s’entourer d’artistes talentueux.

L’album débute avec le court ‘Igne Defendit’ qui pourrait être l’introduction d’un opéra classique, mais ‘Ghost of Dream’ qui suit, reprend le thème en un peu plus musclé et nous fait découvrir une mélodie qui emprunte à la musique Andalouse avec des influences Orientales et ‘Adrienne Cowan’ nous propose un registre en chant clair très sage jusqu’au dernière seconde qui se termine avec quelques accords dans lesquels Adrienne nous envoie quelques growls bien agressifs. Avec ‘No Words Exchanged’, les arrangements avec des cordes juxtaposés aux riffs saturés de guitare fonctionnent parfaitement et c’est un délicieux mélange entre une mélodie pop que l’on aurait métalisé et ‘Every Crest’ continue dans un mélange entre power métal et métal symphonique avec une mélodie très expressive qui rappelle le style des comédies musicales Américaines. Sans transition, ‘Unmapped Darkness’ est le hit mélodique de l’album dont le refrain s’incruste immédiatement dans votre tête et, c’est dans ce titre que ‘Adrienne Cowan’ nous offre les deux facettes vocales, tout d’abord un chant clair assez classique et un chant basé sur des growls qu’elles sait très bien doser sans trop en rajouter, puis, ‘Succomb’ est un autre bijou mélodique entraînant dans un métal symphonique assez classique. C’est avec les quatre titres suivants que l’on a le plus grand écart de l’album avec les deux magnifiques power ballades ‘Silvery Moon’ et ‘Bury Me’ qui sont prises en sandwich entre l’épique ‘Drower of Worlds’ et l’énergique ‘Fearless’ dans lesquels Adrienne utilise sa voix extrême dans un style mariant le symphonique et le black métal. La fin de l’album fait défiler la très courte sérénade ‘With Love from the Other Side’ puis ‘The Trouble with Eternal Life’, très contrasté avec une introduction très calme, qui se poursuit avec un rythme effréné dans un style métal symphonique assez classique et une nouvelle mélodie entêtante, puis l’instrumental ‘Emerald Seas’ qui poursuit le thème du titre précédent et termine l’album comme il avait commencé dans une ambiance symphonique classique.

En résumé, en même temps que la sortie du dernier ‘Diabulus In Musica’ (voir ici) et du dernier ‘Delain’ (voir ici), l’année 2020 commence en beauté pour le métal symphonique et ce n’est pas ce deuxième album des Américains de ‘Seven Spires’ qui pourra dire le contraire car ‘Emerald Seas’ est une réussite totale qui devrait plaire aux fans de métal symphonique qui aiment des styles aussi éloignés que la musique classique et le black symphonique...

Interprêtes

Adrienne Cowan – (Chant, Claviers), Jack Kosto (Guitare), Peter Albert de Reyna (Basse), Chris Dovas (Batterie)


Artiste : Rick Miller

Album : Belief in the Machine

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 14-03-2020

‘Rick Miller’ avec toujours les mêmes artistes à ses côtés continue de sortir des albums et, après ‘Delusional’ en 2018, ‘Belief in the Machine’ est son dernier bébé. On retrouve donc l’univers du Canadien avec ce côté ‘Floydien’ et des sonorités de guitare se rapprochant de ‘David Gilmour’.

Dans cet opus, seuls deux compositions sont de longs développements, tout d’abord ‘Correct to the Core’ qui débute l’album et qui nous emmène dans une rythmique marquée un peu à la manière de ‘Another Brick in the Wall’ et avec une bonne alternance entre parties vocales et instrumentales et ensuite, ‘The Trial’ qui termine l’album dans une ambiance plus psychédélique avec une partie centrale contenant des sonorités électroniques à la ‘Jean-Michel Jarre’ et des parties chantées avec de belles lignes mélodiques très faciles à apprivoiser et un remarquable solo de guitare final très ‘Gilmourien’. Les autres compositions sont plus courtes, entre deux et cinq minutes avec tout d’abord les 2 parties de ‘That Inward Eye’ qui sont très paisible avec la flûte qui accentue ce côté angélique, puis le titre éponyme de l’album reprend le thème précédent pour une chanson semi-acoustique mélancolique et ‘The Land and the Sea’, avec ses sonorités de xylophone nous embarque pour un voyage dans des pays exotiques. Quant à ‘The Need to Believe’, la mélodie répétitive au piano procure une sensation de plénitude et peut rappeler certains titres très calmes de ‘Barclay James Harvest’, puis ‘Prelude to the Trial’ débute de manière inquiétante avec un violoncelle et quelques voix puis on embarque pour un titre qui peut servir de musique de relaxation avec petit à petit quelques notes d’une guitare électrique qui vient accompagner le thème central. Suit ‘Binary Breakdown’ qui met également en scène un violoncelle, puis un violon dans une rythmique marquée dans laquelle viennent se greffer des claviers et une guitare électrique qui alterne avec les cordes et se termine dans quelques nappes de claviers et le dernier instrumental ‘Media Gods Including The Awakening’, après une introduction psychédélique rappelant les années 70 se termine de façon bucolique avec le doux son de la flûte accompagnée par une guitare acoustique.

En résumé, ‘Rick Miller’ continue dans des ambiances atmosphériques à nous inviter à voyager dans un monde paisible et serein et ‘Belief in the Machine’ est un album accessible qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui sont attirés par un rock calme et reposant...

Interprêtes

Rick Miller (Chant, Claviers, Guitare), Sarah Young (Flûte), Barry Haggarty (Guitare), Kane Miller (Violon, Guitare), Mateusz Swoboda (Violoncelle)


Artiste : Blind Ego

Album : Preaching to the Choir

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 15-03-2020

‘Kalle Wallner’ est un guitariste bien occupé entre ‘RPWL’ (dernier album ici) et la participation à l’album de ‘Yogi Lang’ (voir ici) et après ’Liquid’ sorti en 2016, l’Allemand sort un nouvel album studio ‘Preaching to the Choir’ avec son groupe ‘Blind Ego’, 2017 ayant vu la sortie d’un très beau live (voir ici). Avec cette formation ‘Kalle Wallner’ se permet de sortir du rock néo-progressif de ‘RPWL’ et bien que certains titres s’en rapprochent, d’autres compositions sont un peu plus énergiques et flirtent avec ce que l’on pourrait appeler du rock énergique souvent à la limite du hard-rock.
C’est d’ailleurs avec le premier titre ‘Massive’ que l’on a un premier aperçu d’un rock avec des riffs saturés de guitare et une rythmique marquée avec une première mélodie harmonieuse, puis, le titre éponyme de l’album continue dans cette puissance et énergie avec le chant de ‘Scott Balaban’ enveloppé avec des effets électroniques dans la première moitié et un final qui retombe avec quelques chœurs spirituels. Avec ‘Burning Alive’ on est plus dans du rock rythmé avec des chœurs qui peuvent rappeler certaines sonorités des années 80 et ‘Line in the Sand’, après une introduction musclée alterne parties puissantes et d’autres plus calmes et peut rappeler certaines rythmique de ‘RPWL’, puis, ‘Dark Paradise’ amène une pause sous la forme d’un ballade avec un refrain très efficace. Le reste de l’album fait défiler un entraînant ‘In Exile’ qui flirte avec un rock paisible type AOR, le mid-tempo ‘Heading for The Stars’ en crescendo qui déroule une belle mélodie et qui est plus proche du néo-progressif de ‘RPWL’ avec une belle partie instrumentale, puis, ‘Broken Land’ continue dans ce style avec une ligne de basse puissante, et, enfin, le ‘The Trial’ termine de belle manière l’album avec un long développement de près de 9 minutes qui contient différentes parties, tout d’abord une introduction calme sur un thème répétitif, puis, une partie énergique avec de nombreux changements de rythme et de d’intensité et enfin une partie instrumentale beaucoup plus calme jusqu’au final en decrescendo.

En résumé, les Allemands de ‘Blind Ego’ continuent leur chemin sous la houlette de ‘Kalle Wallner’ et sortent un très bon album sans copier ‘RPWL’ car ‘Preaching to the Choir’ est à conseiller à un public aimant le progressif avec des arrangements rechechés et qui aiment mélanger rock et hard-rock...

Interprêtes

Kalle Wallner (Guitare), Scott Balaban (Chant), Julian Kellner (Guitare), Sebastian Harnack (Basse), Michael Christoph (Batterie)


Artiste : Yes

Album : Live At Glastonbury Festival 2003

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 16-03-2020

On ne compte plus les enregistrements live du groupe ‘Yes’ et 2020 voit enfin sortir en streaming le ‘Live At Glastonbury Festival 2003’ qui est sorti en CD il y a environ un an, 2019 ayant également vu la sortie du live de l’anniversaire des cinquante ans (voir ici). Ce set nous donne l’occasion de réentendre ‘Jon Anderson’ au chant et de réécouter des titres mythiques comme ‘Siberian Khatru’ qui débutaient les concerts des années 70 ou l’entraînant ‘Don’t Kill The Whale’ ou encore pour les amateurs des longs développements progressifs des Anglais, un tir groupé en milieu de set avec ‘South Side Of The Sky’, ‘And You And I’, ‘Heart Of The Sunrise’ et bien entendu l’emblématique ‘Awaken’ qui frise ici les vingt minutes avec ses magnifiques arrangements vocaux. Bref, ce nouveau live de ‘Yes’ est bien entendu destiné tout d’abord au fans de la première heure mais peut être également la possibilité de découvrir ce groupe légendaire avec un très bonne production pour le début des années 2000...

Interprêtes

Jon Anderson (Chant, Guitare, Harpe), Steve Howe (Chant, Guitare, Mandoline), Rick Wakeman (Claviers), Chris Squire (Chant, Basse), Alan White (Batterie, Percussions)


Artiste : Mariana Semkina

Album : Sleepwalking

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 17-03-2020

‘Marjana Semkina’ (ou Mariana) est une chanteuse Russe qui a été connue avec ‘Iamthemorning’, le duo qu’elle forme avec ‘Gleb Kolyadin’ (voir les deux chroniques ici et ici) et après avoir participé au premier album studio de Gleb en 2018 (voir ici), elle sort en 2020 son premier album solo ‘Sleepwalking’ avec des invités prestigieux du monde progressif puisque l’on retrouve le claviériste de ‘Dream Theater’, ‘Jordan Rudess’ au piano (voir le dernier ‘Dream Theater’ ici), le batteur ‘Craig Blundell’ (’Lonely Robot’, ’Steven Wilson’, ’Kino’ ou encore ’Moonparticle’) et le bassiste ‘Nick Beggs’ (également ‘Lonely Robot’ et ‘Steven Wilson’ mais aussi ’The Mutes Gods’). Mais le style est bien loin du métal progressif de ‘Dream Theater’ puisqu’on retrouve la voix douce et aérienne de la Russe dans 11 compositions qu’elle a toutes écrites et composées. L’ensemble est une invitation au voyage et mis à part ‘Turn Back Time’ qui est le titre le plus rock et ‘Skin’, également un peu plus énergique, ce sont des compositions qui permettent de s’évader dans des ambiances tranquilles et sereines et bien que les textes soient relativement sombres (‘Marjana Semkina’ les a écrits pendant une période difficile pour elle), l’ensemble est d’une beauté simple et délicate et on peut citer par exemple ‘Lost at Sea’ et ‘Still Life’ très épurés. Au niveau instrumental, de remarquables arrangements font intervenir des instruments acoustiques comme le piano ou la guitare qui sont souvent accompagnés par les cordes du ‘St.Petersburg Orchestra "1703"’ ce qui peut amener une certaine mélancolie comme dans ‘Dark Matter’, ‘Am I Sleeping Or Am I Dead’, ‘Everything Burns’ ou encore dans ‘Mermaid Song’ mais qui amplifie également la gravité du titre comme dans ‘Ars Longa Vita Brevis’, ‘Invisible’ ou encore dans ‘How to Be Alone’.

En résumé, ‘Mariana Semkina’ sort un très bel album mettant encore plus en avant sa voix envoutante et aérienne que dans sa collaboration avec ‘Gleb Kolyadin’ et ‘Sleepwalking’ est le genre d’enregistrement à écouter tranquillement le casque sur les oreilles pour bien partager ces moments poétiques, délicats et remplis d’émotion...

Interprêtes

Marjana Semkina (Chant) + Invités : Craig Blundell (Batterie), Jordan Rudess (Claviers), Nick Beggs (Basse), Vlad Avy (Guitare), Grigiory Losenkov (Piano), Svetlana Shumkova (Batterie), St.Petersburg Orchestra "1703"


Artiste : Waiting From Monday

Album : Waiting For Monday

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 18-03-2020

‘Waiting From Monday’ est un nouveau groupe de rock mélodique Américain créé par le chanteur ‘Rudy Cardenas’ et le guitariste et chanteur ‘August Zadra’ et qui viennent de sortir un premier album sous le nom du groupe. A la première écoute, on se retrouve quelques décennies en arrière à l’époque faste du rock mélodique où les ‘Foreigner’, ‘Styx’, ‘Journey’ ou encore ‘Asia’ étaient en haut de l’affiche et contrairement à ce que la plupart des groupes de rock mélodique font en privilégiant les ambiances énergiques et puissantes et ne proposent qu’une ou deux ballades, les compositions de ‘Waiting For Monday’ se partagent en deux parties, d’un côté, des compositions entraînantes et de l’autre des ballades puisque on compte cinq sur les onze titres, le douzième titre étant une très belle reprise en acoustique de ‘Found You Now’. Tout commence dans l’énergies des mélodies entraînantes de ‘Until the Dawn’ et du bijou mélodique ‘End of a Dream’, puis ‘Shattered Lives’ et ‘Found You Now’ sont les deux premières ballades avec des mélodies qui entrent immédiatement dans la tête. La suite, alterne ces deux ambiances, avec les titres enlevés ‘Right In Front Of You’, ‘Inside Her Head’, ‘Make It Better’ et ‘One More Round’, et les ballades ‘Must Have Been’, ‘Love You Forever’, ‘Pick Your Lies’ se partageant entre de lents couplets et un refrain plus entraînant.

En résumé, les Américains de ‘Waiting From Monday’ sous la houlette de ‘Rudy Cardenas’ et ‘August Zadra’ sortent un album remarquable, accessible et varié ce qui le destine à un large public aimant les groupes de rock mélodique des années 80...

Interprêtes

Rudy Cardenas (Chant), August Zadra (Guitare, Chant), Walter Ino (Claviers, Guitare, Chant), Eric Baines (Basse), Joe Travers (Batterie)


Artiste : Psychotic Waltz

Album : The God-Shaped Void

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 19-03-2020

Ce nouvel album de ‘Psychotic Waltz’ nous fait remonter à la fin des années 80 lorsqu’on commençait à entendre du métal progressif et les Américains, qui ont commencé leur carrière à peu près en même temps que ‘Dream Theater’, faisaient partie de cette vague de précurseurs qui a repris les codes du rock progressif pour y incorporer des éléments métal. A la clé sont sortis quatre albums entre 1990 et 1996, année qui a vu également la séparation du groupe. Reformé en 2010 pour des concerts, c’est près de 24 ans après leur dernier album ’Bleeding’ et avec le même line up que ‘The God-Shaped Void’ voit le jour.

Globalement, même si la moyenne de durée des titres est aux alentours de cinq minutes, le côté progressif est relativement limité, les Américains ayant décidé de privilégier des schémas classiques couplet/refrain avec un son lourd et avec de lents tempos. D’un autre côté, les lignes mélodiques ont été particulièrement travaillées ce qui fait que l’ensemble reste accessible et ceci dès le premier titre ‘Devils and Angels’ dans lequel le refrain rentre facilement dans la tête et on peut citer également les mélodiques ‘Stranded’, ‘All the Bad Men’, ‘The Fallen’, ‘While the Spiders Spin’ ou encore ‘Sisters of the Dawn’. On peut également noter des titres ‘Back to Black’ ou ‘Pull then String’ avec des rythmiques plus percutantes et plus proches du métal progressif moderne mais également l’utilisation de guitare acoustique ou de flûte permettant de varier les ambiances comme dans ‘The Fallen’, ‘While The Spiders Spin’, ‘In the Silence’ ou encore dans le titre le plus calme ‘Demystified’.

En résumé, les Américains de ‘Psychotic Waltz’ reviennent sur le devant de la scène de métal progressif avec un très bon album et ‘The God-Shaped Void’ devait plaire à un public aimant un métal progressif et mélodique accessible alliant sonorités des années 90 avec une production moderne...

Interprêtes

Devon Graves (Chant), Brian McAlpin (Guitare), Dan Rock (Guitare, Claviers), Ward Evans (Basse), Norman Leggio (Batterie)


Artiste : Mangala Vallis

Album : Voices

Date de Sortie : 08-02-2020

Ajouté le : 22-03-2020

‘Mangala Vallis’ est une groupe de rock progressif Italien qui a déjà plus de 20 ans d’existence avec trois albums à son actif, le dernier ‘Microsolco’ datant déjà de 2012. Ils évoluent dans un style progressif avec des influences puisées dans les années 70/80 et 2020 voit la sortie d’un nouvel album ‘Voices’.
L’album débute avec ‘The Center of Life’ qui déploie un style assez tranquille entre pop et rock avec des claviers assez présents, de beaux arrangements vocaux et un premier solo de guitare remarquable, puis, ‘No Reason’ continue dans cette atmosphère qui peut rappeler des artistes des années 70 comme ‘Crosby, Stills, Nash & Young’ sur le plan des harmonies vocales mais avec un côté progressif et un beau passage instrumental en deuxième partie de titre qui peut ramener à certains titres de ‘Genesis’ du début des années 70. L’opus se poursuit avec la ballade néo-progressive ‘Get it While You Can’, mélangeant influences des années 70 et sonorités modernes, ‘The Voice Inside’ avec de belles lignes mélodiques et de nouveaux arrangements vocaux remarquables, puis, ‘An End to an End’ est une nouvelle ballade avec de beaux chœurs et un refrain entêtant, et ‘Demon’ est un énergique mid-tempo qui puise dans le progressif des années 80 et 90 et on peut y voir ici et là des influences rappelant des formations comme ‘Genesis’ ou ‘Marillion’ puis ‘Sour’ termine l’album sur une note mélancolique avec une dernière ballade dans laquelle ‘Roberto Tiranti’ nous offre un magnifique prestation remplie d’émotion dans un très beau crescendo et avec un très beau solo de guitare .

En résumé, les Italiens de Mangala Vallis’ reviennent avec un album de qualité dans un style entre pop et rock teintés de progressif avec de beaux arrangements vocaux et ‘Voices’ devrait plaire à un public qui aime le progressif mélodique des années 70/80...

Interprêtes

Gigi Cavalli Cocchi (Batterie), Mirco Consolini (Guitare, Basse, Chant), Roberto Tiranti (Basse, Chant), Eugenio Cattini (Guitare), Enzo Cattini (Claviers)


Artiste : Delain

Album : Apocalypse & Chill

Date de Sortie : 07-02-2020

Ajouté le : 07-03-2020

Depuis déjà quelques années, les Hollandais de ‘Delain’ sont devenus un groupe phare de métal symphonique et les tournées se sont succédé avec notamment en guest ‘Marco Hietala’ de ‘Nighwish’ (voir ma dernière chronique de Delain ici et l’album studio de Marco ici). Le dernier album ‘Moonbathers’ datait déjà de 2016 (voir ici) et les fans étaient donc impatients de cette sortie : pour ne pas vous faire languir, ‘Apocalypse & Chill’ est pour moi encore une réussite totale de ce groupe qui nous distille depuis maintenant plus de 10 ans un métal symphonique plaisant avec un don pour transformer chaque show en une vraie fête. Tout d’abord, ce dernier opus est bien rempli avec 13 titres pour une durée d’un peu moins d’une heure et d’entrée, avec ‘One Second’, on est directement dans le bain avec du made in ‘Delain’ puissant et entraînant, puis ‘We Had Everything’, avec ses sonorités électroniques et une rythmique se rapprochant du métal industriel (d’ailleurs dans le dernier album ‘Art Kills’ était proche de ce style) continue dans cette joyeuse ambiance. Sans transition, ‘Chemical Redemption’ en remet une couche avec de beaux arrangements vocaux et ‘Burning Bridges’ revient à du ‘Delain’ déjà entendu mais toujours aussi efficace. Avec ‘Vengeance’, le style flirte avec celui de ‘Within Temptation’ avec une ambiance symphonique épique que l’on retrouvera dans ‘Legions of the Lost’ et ‘To Live is to Die’ alterne ensuite passages énergiques et d’autres plus calmes tout en gardant des lignes mélodiques entraînantes avec de très beaux chœurs. On est déjà à la 6ème composition de l’album sans avoir eu de réel temps mort et on se dit que chacun des titres pourrait être joué en concert et la deuxième partie de l’album n’est pas en reste en commençant par un ‘Let’s Dance’ entraînant que le groupe a d’ailleurs déjà testé avec bonheur en live, puis, ‘Creatures’ se veut plus lourd et puissant grâce à un mid-tempo marqué mais ce qui ressort de ce titre est pour moi la magnifique prestation aérienne de ‘Charlotte Wessels’ en opposition avec la puissance du titre. Après tant d’énergie, ‘Ghost House Heart’ nous accompagne dans une belle ballade semi-acoustique avec un très beau trio chant/piano/violon. Je passe sur ‘Master of Destiny’, qui était présent sur ‘Hunter’s Moon’ et ‘Legions of the Lost’ déjà évoqué plus haut et l’album se termine sur un nouveau hit en puissance ‘The Greatest Escape’ et un instrumental ‘Combustion’ qui fait la part belle au guitariste ‘Timo Somers’ qui nous montre tout son talent avec en bonus une remarquable introduction ‘Floydienne’

En résumé, comme vous l’aurez compris, les Hollandais de ‘Delain’ sortent encore un album sans réel temps mort et démontre qu’ils savent se renouveler en amenant une diversité dans leurs compositions en empruntant à différents styles de métal et, par conséquent, avec ‘Apocalypse & Chill’, ils devraient encore augmenter leur base de fans et devenir désormais un groupe incontournable de la scène métal...

Interprêtes

Charlotte Wessels (Chant), Timo Somers (Guitare), Martijn Westerholt (Claviers), Otto Schimmelpenninck van der Oije (Basse), Joey Marin De Boer (Batterie)


Artiste : Operose

Album : Oceans of Starlight

Date de Sortie : 07-02-2020

Ajouté le : 20-03-2020

Après un premier album en 2017 (voir ici), les Anglais d‘Operose’ sortent un nouvel album ‘Oceans of Starlight’. Ils évoluent dans un style métal symphonique et la chanteuse ‘Jennifer Coleman’ est une mezzo-soprano qui utilise son chant lyrique sur l’ensemble des titres ce qui peut faire penser au groupe ‘Therion’ (voir dernier album ici) car Jennifer peut rappeler ‘Lori Lewis’ mais également ‘Heidi Parviainen’ de ‘Dark Sarah’ (voir ici).

Ce sont 8 titres pour une durée de 44 minutes qui s’offrent à nous avec une remarquable variété entre énergie et sérénité avec d’entrée, un rapide et puissant ‘Battle Swan’ dans lequel le chant puissant de ‘Jennifer Coleman’ fait merveille. Avec ‘Oceans of Starlight’ qui reste dans un tempo enlevé, le parallèle avec ‘Therion’ est assez flagrant non seulement au niveau vocal mais également dans la rythmique et dans les lignes mélodiques, puis, ‘Lost Horizon’ nous offre une mélodie entêtante dans une ambiance toujours très proche de ‘Therion’ mais cette fois beaucoup plus calme avec une nouvelle prestation sans faille de Jennifer. Et c’est dans une ambiance encore plus symphonique qu‘Operose’ prend toute sa dimension avec ‘This Life of Mine’ qui déroule une mélodie empruntée au classique et qui offre également une remarquable section rythmique décalée et la suite fait défiler ‘Nothing Left’, un mid-tempo dans les lignes mélodiques de l’opéra métal ‘Beloved Antechrist’, le court instrumental ‘Sleeping Tides’ qui nous offre une pause en forme de concerto pour piano avec de beaux chœurs avant de repartir sur le puissant et énergique ‘Octavian’ beaucoup plus progressif avec différents changements de tempos et de belles alternances entre parties vocales et instrumentales. C’est avec les 12 minutes de ‘The Actium Suite’ que l’album se termine en beauté avec un instrumental basé sur des lignes mélodiques de musique d’orchestre métallisées et si vous êtes fans de guitares électriques dans des envolées de mouvements classiques presto, vous serez comblé avec cette composition (les groupes de métal font souvent ce genre de mélange comme par exemple ‘The Four Seasons’ du groupe ‘Vivaldi Metal Project’).

En résumé, les Anglais d’Operose’ sortent un album remarquable de métal symphonique avec un savoureux mélange entre musique classique et métal et ‘Oceans of Starlight’ est à conseiller à celles et ceux qui apprécient des formations comme ‘Thérion’ pour le chant lyrique et les lignes mélodiques et ‘Roman Rouzine’ (voir ici) pour le côté instrumental...

Interprêtes

Jennifer Coleman (Chant), Joe McGurk (Guitare), Mike Bridge (Basse), Steve Hauxwell (Batterie)


Artiste : Rope And Ladder

Album : Rope And Ladder

Date de Sortie : 07-02-2020

Ajouté le : 21-03-2020

‘Rope And Ladder’ est un opéra rock composé par le multi-instrumentaliste et chanteur ‘Jay Clark’ et écrit par le batteur ‘Ryan Dolen’. Le thème raconte une histoire épique chargée d'intrigues de guerre, d'amour et de trahison. Globalement, ceux qui ont aimé les deux derniers opéras rock chroniqués, ‘Jesus Christ the Exorcist’ de ‘Neal Morse’ et le projet ’Magoria’ de ‘Mark Bogert’ devraient également adhérer à cet album qui rassemble différents styles allant du rock symphonique à du rock puissant avec quelques incursions dans le progressif et avec des mélodies qui s’apprivoisent assez rapidement ce qui en fait un opus très accessible.

Après l’instrumental ‘Overture’ qui plante le décor avec une ambiance symphonique paisible et atmosphérique, le court ‘Lost Cause’ nous donne un premier aperçu de cet opéra qui débute de manière calme avec la belle voix de ‘Leila Tunnell’ et qui monte assez rapidement en puissance pour une première mélodie entêtante sur un lent tempo, puis, ‘Moonlight / Sunrise’ reprend quasiment le même thème sur le même tempo avec un nouveau crescendo qui débouche sur une partie avec une basse puissante agrémentée d’arpèges harmonieux de piano et avec une remarquable prestation vocale de ‘Jay Clark’. Avec ‘Corruption/ A Call To Arms’, après une calme introduction, le tempo s’envole après une minute pour une partie entraînante avec une section instrumentale originale puis le style devient plus lourd et puissant sur la fin, puis, ‘The Conspiracy’ continue sur une rythmique marquée avec une nouvelle mélodie qui rentre immédiatement dans la tête et ‘The Invasion’ continue dans ce style avec un côté plus heavy, tout comme le court ‘Price’ qui accentue encore le côté énergique avec un chant beaucoup plus agressif. La suite de l’album continue de nous offrir de belles mélodies agréables à l’écoute et de remarquables alternances entre sérénité et puissance comme dans ‘Betrayed / Condemned’, l’album se terminant de belle manière par le titre le plus long, ‘Dust’ qui, tout en gardant des lignes mélodiques accessibles rajoute quelques incursions dans le progressif.

En résumé, avec cet opéra rock, les Américains de ‘Rope And Ladder’ nous offre un bel album, agréable à écouter et qui devrait plaire à un public aimant un rock symphonique, mélodique avec un brin de progressif...

Interprêtes

Jay Clark (Guitare, Basse, Piano, Chant), Ryan Dolen (Batterie) + Invités : Josh Knowles (Violon), Leila Tunnell (Chant), Russ Robar (Trompette), Christian Olsen (Orgue), Thomas Cadrin (Guitare), Alex Lach, Chris Flaherty, Spencer Holland, Andy O'Laughlin, Nick Thompson, Thomas Cadrin, Ben Curran, Devin Mauch, Jay Clark et Ryan Dolen (Choeurs)


Artiste : Sedate Illusion

Album : Ungod Me

Date de Sortie : 01-02-2020

Ajouté le : 06-03-2020

J’avais découvert les Grecs de ‘Sedate Illusion’ en 2016 avec leur 5ème album ‘Glass Delusion’ (les 2 premiers albums n’étant pas sur Spotify mais disponible sur you tube ici et ici) et, à l’époque, ils m’avaient fait une forte impression. 2020 voit donc la sortie de ‘Ungod Me’ et ils ont encore évolué par rapport à son prédécesseur en nous offrant un album avec une production irréprochable et digne des plus grands groupes de progressif mélangeant rock et métal. C’est un album concept qui traite de la critique de la religion au sens large dont ses représentants prétendent être au-dessus des lois et d’entrée, avec la courte introduction parlée, le thème est donné.

’Perspective’, qui ouvre l’album, fait partie des 4 titres de plus de 8 minutes qui nous embarque dans du progressif inventif alternant puissance et calme comme ce beau passage à la 3ème minute avec des chœurs religieux mélangé avec des sonorités électroniques dans lequel vient se greffer un beau solo de guitare puis qui reprend de l’ampleur pour un final puissant avec une trame mélodique accessible dans laquelle ‘Vangelis Kakarougkas’, qui a près nous avoir montré son talent de chanteur, nous montre celui de claviériste. Après ce premier remarquable titre, ‘Descending’ continue dans cette voie toute tracée avec une nouvelle composition de plus de 8 minutes qui continue d’alterner des ambiances contrastées avec des lignes mélodiques toujours accessibles et un magnifique final en crescendo dans lequel ‘Vangelis Kakarougkas’ répète toujours la même phrase. Sans transition le troisième titre de plus de 8 minutes ‘Ellipsism’ déboule avec toujours la même énergie mais amène ensuite des passages plus calmes avec une guitare acoustique et l’ensemble me fait penser à un mélange entre les deux groupes de ‘Steven Wilson’, ‘Porpcupine Tree’ et ‘Blackfield’ (voir dernier album ici). Avec le puissant ‘Forever’ qui suit, on s’éloigne du progressif et c’est certainement le titre le plus accessible de l’album avec une construction couplet/refrain classique et une mélodie dans le refrain qui ne vous quitte plus, puis, ‘Rain’ est également dans ce même registre avec deux solos magistraux de claviers et de guitare. Avec ‘Reach The Sun’, dernier titre de plus de 8 minutes, le lent tempo du début fait penser à ‘Blackfield’ et c’est sans doute le titre le plus contrasté avec des alternances entre parties calmes et d’autres qui explosent dans une puissance lourde avec ensuite des changements de rythme assez fréquents pour terminer sur le tempo lourd du début avec une belle mélodie repris en chœurs et le dernier titre ‘Withered Roses’ est une reprise de l’album ‘0545’ de 2010 qui montrait déjà le talent indéniable de ce groupe.

En résumé, ce dernier album des Grecs de ‘Sedate Illusion’ confirme tout le bien que je pensais d’eux : ‘Ungod Me’ est une très bonne surprise pour ce début 2020 et devrait toucher tout un public adepte de métal progressif mélodique et accessible...

Interprêtes

Vangelis Kakarougkas (Claviers, Chant), Anastasios Kibizis (Guitare), Vangelis Glavinas (Basse), Antreas Alamanos (Batterie)


Artiste : Serenity

Album : The Last Knight

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 22-02-2020