Albums / Année

Albums 2020

Artiste : Grand Design

Album : V

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 02-04-2020

Après ’ Viva La Paradise’ en 2018, Les Suédois de ‘Grand Design’ reviennent avec un nouvel album, baptisé très sobrement ‘V’ et, comme on pouvait s’y attendre, ils continuent de nous distiller du bon hard-rock mélodique à la sauce eighties de ‘Def Leppard’, ‘Pelle Saether’ ayant le timbre si particulier rappelant ‘Joe Elliott’.

11 titres pour 46 minutes d’écoutes, c’est le menu de ce cinquième opus qui débute par un énergique ‘Right Away’ (vidéo ci-dessus) dans une ambiance toujours euphorique à l’image de leurs ainés, puis, ‘I Won’t Cry Over U Tonite’ continue sur cette dynamique et on pourrait citer tous les titres qui s’enchaînent sans aucun temps mort et qui nous offrent tous des hits en puissance qui pourraient tous faire l’objet de single. Pour ne pas faire du titre à titre, je vous donnerai mes coups de cœurs que sont ‘What Are U Waiting For’ pour sa mélodie imparable, ‘Gimme The Fire’ pour son refrain entêtant ou encore ‘I Dunno Wut to Say’ et même s’il n’y a pas de vraies ballades dans cet album, on se console avec le mélodique ‘Strandead (Trapped in a Heartbreak Zone)’, le mid-tempo ‘Walkin’ the Wire’ et le popisant ‘Take Me to Yer Heaven’ qui sont un peu moins énergiques tout en gardant cette force mélodique incomparable.

En résumé, c’est encore une réussite totale pour les Suédois de ‘Grand Design’ qui continuent à nous proposer des mélodies imparables qui font mouches immédiatement et ‘V’ sera sans aucun doute bien accueilli par tous les fans et toutes celles et ceux qui aiment un hard-rock mélodique et énergique...

Interprêtes

Pelle Saether (Chant), Dennis Vestman (Guitare, Chœurs), Dan Svanbom (Guitare, Chœurs), Stefan Westerlund (Basse), Joakim Jonsson (Batterie)


Artiste : Harem Scarem

Album : Change the World

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 04-04-2020

En même temps que les Suédois de ‘Grand Design’ (voir ici), et après ’United’ en 2017, les Canadiens de ‘Harem Scarem’ reviennent avec un nouvel album ‘Change the World’. Et c’est vrai que si l’on retire tous les groupes scandinaves de hard-rock mélodiques, il ne reste plus grand-chose dans ce style et ‘Harem Scarem’ est une des exceptions qui confirment la règle (il y en a d’autres comme le très bon projet ’Waiting From Monday’ ou ’Decarlo’ ou encore ’Revolution Saints’ pour ne citer que des albums chroniqués depuis le débu de l’année), car cela fait maintenant 30 ans que les Canadiens sortent des albums et ce dernier opus est déjà le 15ème.

D’entrée, ce sont 4 compositions énergiques et entraînantes qui s’offrent à nous avec des mélodies que l’on apprivoise immédiatement et qui restent gravées dans notre tête et de brillants solos de guitare. Après ce démarrage en trombe, ‘Mother of Invention’ est la première pause sous la forme d’une belle balade avec un refrain mémorable puis, ‘No Man’s Land’ est un mid-tempo toujours aussi mélodique et plus tranquille, puis ‘In the Unknown’, même si l’on a l’impression de déjà entendu, nous donne une envie irrésistible de reprendre le refrain. Le reste de l’album est du même niveau avec un ‘Riot in My Head’ sur-vitaminé, la 2ème ballade ‘No Me Without You’ qu’enviraient beaucoup de formations de rock mélodique, l’entraînant ‘Fire & Gasoline’ et l’album se termine par ‘Swallowed By The Machine’ qui aurait très bien pu faire l’objet d’un single.

Bref, le hard-rock mélodique se porte bien et les Canadiens de ‘Harem Scarem’ le prouvent encore avec ce magnifique ‘Change the World’ et compte tenu de la qualité des albums déjà sortis depuis le début de l’année 2020 dans ce style, je ne voudrais pas être celui qui décidera quel est le l’album de l’année...

Interprêtes

Harry Hess (Chant, Claviers), Pete Lesperance (Guitare), Mike Vassos (Basse), Creighton Doane (Batterie), Darren Smith (Choeurs)


Artiste : Jonathan Wilson

Album : Dixie Blur

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 05-04-2020

Après ’Rare Birds’ en 2018 qui était un voyage dans de la pop teintée de progressif, ‘Jonathan Wilson’ revient avec un nouvel album, ‘Dixie Blur’, et cet artiste complet nous offre cette fois des compositions mélangeant ses influences sudistes et country, et compte tenu de l’orientation de l’album sans aucun lien avec le précédent, les deux titres country qu’il avait sorti en 2019, ‘So Alive’ et ‘Skinny Legs’, étaient un aperçu de l’ambiance de l’opus mais ne figurent pas sur ‘Dixie Blur’.

Et pourtant, il ouvre l’album sur trois ballades, tout d’abord ‘Just For Love’ qui est une reprise du groupe de rock psychédélique Américain ‘Quicksilver Messenger Service’ tiré de l’album ’Just For Love’ sorti en 1970, puis ’69 Corvette’ qui n’ont pas réellement un style country mais c’est à partir de ‘New Home’ qui est également une ballade que les sonorités intègrent petit à petit ses racines country. La suite fait donc défiler des compositions typique de ce style Américain comme les entraînants ‘So Alive’ dans lequel le violon se mêle à la guitare, ‘In Heaven Making Love’ ou encore ‘El Camino Real’. Mais c’est dans les titres plus calmes que ‘Jonathan Wilson’ nous fait monter le curseur émotionnel avec des titres remarquables comme ‘Oh Girl’ et sa remarquable incursion psychédélique, ‘Pirate’ avec son beau crescendo en milieu de titre, ‘Enemies’ proches des lignes mélodiques du Boss (voir son dernier album ici), ‘Fun for the Masses’ qui rappelle les ambiances d‘Eagles’ ou encore ‘Riding The Blinds’ avec son accélération en milieu de titre pour finir sur le lent tempo de départ, sans oublier ‘Golden Apples’ et ‘Korean Tea’, très classiques mais tellement efficaces.

En résumé, cet artiste multi-facette m’avait régalé avec ‘Rare Birds’ et dans un autre style, il nous offrir de belles compositions à déguster tranquillement le casque sur les oreilles car ‘Dixie Blur’ remet au goût du jour la grande tradition de la chanson Américaine pour notre plus grand plaisir...

Interprêtes

Jonathan Wilson (Chant, Guitare, Claviers, Batterie, Percussions, Mellotron, Vibraphone), Pat Sansone (Guitare, Basse, Mellotron, Choeurs, Vibraphone) + Invités : Kenny Vaughan (Guitare), Mark O'Connor (Guitare, Violon), Russ Pahl (Guitare, Pedal Steel), Leslie Stevens (Choeurs), Dennis Crouch (Basse, Contrebasse), Jon Radford (Batterie, Percussions), Jim Hoke (Saxophone, Harmonica, Flûte, Clarinette), Joe Pisapia (Pedal Steel), Drew Erickson (Piano, Hammond)


Artiste : Medea

Album : A Fate Symphony

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 06-04-2020

Après le ‘Nothern Light’ en 2017, ‘Henry Meeuws’ continue son chemin avec un nouvel opéra rock ‘A Fate Symphony’ qui relate l’histoire de ‘Lucas’ qui veut se faire soigner de l’épilepsie et qui pend contact avec le docteur ‘Koháry’, un mystérieux neuroscientifique hongrois qui prétend pouvoir le guérir et lui rendre sa vie normale, mais le docteur qui est un protestant a bien d’autres intentions, celles d’éradiquer le Catholicisme. Et pour cet opéra, ‘Henry Meeuws’ n’a pas lésiné sur la section vocale puisque ce sont 9 chanteuses et chanteurs et le groupe ‘Les Vocalettes’ qui prêtent leurs voix à cet opéra rock (voir présentation sur le site de ‘Medea’ ici).

Musicalement parlant, on est toujours dans un style progressif entre rock et métal et le parallèle avec les productions d‘Arjen Lucassen’, dont ‘Ayreon’, est évidente (chronique à venir de ‘Electric Castle Live And Other Tales’ et dernier live ’Ayreon Universe’). 10 titres pour 1 heure d’écoute, inutile de vous dire que ce genre d’album nécessite quelques écoutes répétées et qu’il est indispensable de le prendre dans son ensemble. On navigue entre ambiances énergiques et sereines et ‘Seizures’ qui débute l’album, n’est pas forcément le plus accessible avec de nombreux changements de tempo et d’intensité et une belle prestation très théâtrale de ‘Bart Schwertmann’ puis, ‘Traces of a Fate Symphony’, déroule tout d’abord une mélodie paisible dans la première partie puis monte en puissance avec une deuxième partie beaucoup plus progressive. ‘To Change History’ revient à du progressif énergique et ‘Regression’, beaucoup plus symphonique, nous offre tout d’abord une partie chantée mélodieuse puis une belle section instrumentale avec un magnifique solo de guitare et avec ‘Chest Without Books’, les sections instrumentales progressives sont plus recherchées et alternent de belles manière avec les parties chantées dans une atmosphère plus légère. ‘Hungarian Dance’ n’est autre qu’une reprise de la dance Hongroise N° 5 de ‘Johannes Brahms’ dans une interprétation extravagante dans laquelle la guitare électrique se joint aux autres instruments et ‘Blood Countess’ est un titre énergique avec des prestations vocales remarquables qui peuvent faire penser à certaines compositions d’Ayreon’, puis, on retrouve également les influences d’Arjen Lucassen’ dans ‘Nova Zembla (Third Time’s A Charm)’ qui est pour moi le titre majeur de l’album sur le plan mélodique et progressif avec une recherche importante au niveau des arrangements vocaux et instrumentaux. L’énergique ‘Orange’s Brides’ nous propose ensuite une prestation remarquable du groupe vocal ‘The Vocalettes’ et c’est avec le long développement ‘Murderer Or Martyr’, contenant tous les ingrédients d’un progressif recherché et inventif que l’opéra se termine de manière imposante.

En résumé, cet opéra rock d‘Henry Meeuws’ est une réussite totale qu’il est nécessaire d’apprivoiser écoute après écoute et, même si l’atmosphère n’est pas aussi grandiose que les projets de ‘Arjen Lucassen’, ‘A Fate Symphony’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment les grandes productions d’Ayreon’...

Interprêtes

Henry Meeuws (Guitare, Claviers, Piano) + Invités : Bart Schwertmann (Chant), John Jaycee Cuijpers (Chant), Noor van de Voort (Chant), Bas Dolmans (Chant), Robbie van Stiphout (Chant), Sandra Peeters (Chant), Ernst Le Cocq d'Armandville (Chant), Joss Mennen (Chant), Jo de Boeck (Chant), Josien Obers (Chant), Babz Verhoeven (Chant), Inge van Asseldonk (Chant), Marloes Kooter (Chant), Igor Koopmans (Batterie), Iris Gilsing (Clarinette), Frank de Groot (Basse)


Artiste : The Night Flight Orchestra

Album : Aeromantic

Date de Sortie : 28-02-2020

Ajouté le : 29-03-2020

On commence maintenant à être habitué à la sortie d’albums des Suédois de ‘The Night Flight Orchestra’ car, après ‘Amber Galactic’ en 2017 et ’ Sometimes the World Ain’t Enough’ en 2018, voici le petit nouveau, ‘Aeromantic’, qui est déjà le 5ème album et qui va continuer à faire des heureux chez les amateurs de pop, rock, disco (et j’en passe) des années 70/80 : on ne change pas une équipe qui gagne et la recette qui va avec car les Suédois continuent de nous offrir des mélodies que l’on intègre immédiatement avec des influences de groupes ou d’artistes de ces décennies passées.

Et pourtant, en écoutant les premières mesures du premier titre ‘Servants of the Air’, je me suis dit qu’ils avaient légèrement durci le ton et que ça flirtait plus avec du ‘Deep Purple’ qu’avec de l’ELO’ mais ceci n’a duré que quelques instants car dès ‘Divinyls’, on retrouve le style AOR entraînant que l’on connaissait et ‘If Tonight's Our Only Chance’ qui suit est un peu un mix entre ‘ABBA’ et ‘Alan Parsons Project’ tandis que ‘This Boy’s Last Summer’ continue avec une introduction proche de ‘Mamma Mia’ et un refrain accrocheur sur un tempo entraînant. Suit ‘Curves’ qui pourrait être un mélange entre ‘Toto’ et ‘Elton John’ et ‘Transmissions’ et ‘Aeromantic’ avec leurs sonorités disco rappelle la variété internationale des eighties, puis, ‘Golden Swansdown’ revient au style d’Elton John’ d’autant plus de ‘Björn Strid’ a certaines intonations de l’Anglais tout comme ‘Taurus’ qui avec sa rythmique rapide peut rappeler des compositions comme ‘I’m Still Standing’. La fin de l’album continue dans cette voie avec un entraînant ‘Carmencita Seven’, puis après un final complètement décalé sur des sonorités Indiennes, ‘Sister Mercurial’ enchaîne sans transition avec des lignes mélodiques entre ‘ASIA’ et ‘Toto’, puis ‘Dead Of Winter’, après une introduction épique nous embarque une dernière fois dans les années 80 avec des intonations de ‘Survivor’.

En résumé, pas de surprise avec ce nouvel album des Suédois de ‘The Night Flight Orchestra’, ‘Aeromantic’ continuent de nous offrir des mélodies accessibles dans une heureuse et joyeuse ambiance venant tout droit des années 80 ce qui le destine, comme ses prédécesseurs, à un très large public...

Interprêtes

Björn Strid (Chant), Sharlee D' Angelo (Basse), David Andersson (Guitare), Richard Larsson (Claviers), Jonas Källsbäck (Batterie), Sebastian Forslund (Guitare), Anna Brygård (Choeurs), and Anna-Mia Bonde (Choeurs)


Artiste : Shakra

Album : Mad World

Date de Sortie : 28-02-2020

Ajouté le : 30-03-2020

Après ’Snakes & Ladders’ en 2017, le groupe Suisse de hard-rock mélodique ‘Shakra’ continue son chemin avec un nouvel album ‘Mad World’. Amateurs de gros son et de riffs saturés avec des tempos d’enfer, vous allez être servi avec ce dernier opus car les hits puissants et énergiques se suivent les uns après les autres sans réel temps mort.
Et ça commence à cent à l’heure avec ‘Fireline’ (vidéo ci-dessus) qui nous envoie un premier titre rythmé et puissant avec un refrain simple mais hyper efficace, puis, ‘Too Much Is Not Enough’ enfonce le clou avec de féroces riffs et si tout votre corps ne bat pas la mesure, c’est que vous n’êtes pas fait pour ce style de musique. La suite continue dans cette débauche d’énergie et une rythmique enlevée avec ‘A Roll of the Dice’, ‘Mad World’ puis ‘When He Comes Around’ calme le tempo en lorgnant vers ‘AC/DC’ et c’est reparti avec un énergique ‘Thousands Kings’ et le rythmé ‘I Still Rock’ qui ne peut laisser de marbre. La fin de l’album est à l’image du début, des compositions puissantes dans lesquelles se déchaînent les guitares et il faut attendre le dernier titre ‘New Tomorrow’ pour avoir la ballade qui clôt l’album sur une note plus calme.

En résumé, ‘Shakra’ continue de faire du ‘Shakra’ et, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, ils nous offrent de nouveau un album rempli d’énergie et de compositions simples mais toujours très efficaces qui devraient sans aucun doute ravir leurs fans mais également un public aimant un hard-rock mélodique direct et sans fioriture...

Interprêtes

Mark Fox (Chant), Thom Blunier (Guitare), Thomas Muster (Guitare), Dominik Pfister (Basse), Roger Tanner (Batterie)


Artiste : Audrey Horne

Album : Waiting for the Night

Date de Sortie : 28-02-2020

Ajouté le : 31-03-2020

Les concerts sont souvent l’occasion de découvrir une formation dans un moment particulier et dans la majorité des cas, c’est une réelle communication avec le public : dans le cas des Norvégiens d’Audrey Horne’, c’est bien cet échange particulier entre les artistes et les fans qui transforme un simple concert en une vraie fête et ce dernier live le démontre encore avec un public en folie du début à la fin reprenant en chœurs tous les titres pour un set d’une heure et vingt minutes.

Et dès le premier titre, après les acclamations du public, ça démarre fort avec ‘This Is War’ qui figure sur le dernier album ’Blackout’, puis, ‘Audrevolution’, également tiré de ‘Blackout’, continue sur cette dynamique avec un refrain entêtant et ‘Youngblood’ en remet une couche dans une ambiance surchauffée. D’ailleurs le dernier album ‘Blackout’ est bien représenté avec 6 titres interprétés dont l’entraînant ‘California’ et puis, il y a ces titres qui nous renvoient aux sonorités de guitares de ‘Thin Lizzy’ comme ‘Blackout’ ou ‘Out of the City’ ou encore les hits d’Audrey Horne’ avec ‘Pretty Little Sunshine’, ‘Redemption Blues’ et bien évidemment leur hymne ‘Waiting for the Night’ scandé pour tout le public, la pause ballade n’étant pas oubliée avec ‘Sail Away’.

Bref, ‘Audrey Horne’ sortent un album live d’une énergie extraordinaire, démontrant que les Norvégiens sont faits pour la scène et ‘Waiting for the Night’ devrait plaire, non seulement à tous les fans du groupe mais également à toutes celles et ceux qui aiment le hard-rock mélodique dans une ambiance intense et enflammé...

Interprêtes

Torkjell "Toschie" Rød (Chant), Arve "Ice Dale" Isdal (Guitare, Chœurs), Thomas Tofthagen (Guitare, Chœurs), Espen Lien (Basse, Chœurs), Kjetil Greve (Batterie, Chœurs)


Artiste : Layla Zoe

Album : Retrospectives Tour 2019

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 23-03-2020

Après le très beau live ‘Songs from the Road’ sorti en 2017, c’est encore un enregistrement public que nous propose ‘Layla Zoe’ avec ‘Retrospectives Tour 2019’. Cette fois, c’est une heure et 45 minutes de bonheur avec cette grande artiste qui nous propose un set complètement différent du live précédent, seul ‘Backstage Queen’ étant interprété dans les deux albums. On retrouve donc cette force émotionnelle qu’elle sait transmettre dans ces moments uniques en commençant par un dépouillé ‘She Didn’t Believe’ de son dernier album ’Gemini’ qu’elle partage avec ‘Krissy Matthews’ dans une véritable fusion entre sa voix et la guitare électrique et il est impossible de rester indifférent devant tant d’authenticité et de générosité.
Le set se partage entre des compositions énergiques comme ‘Leave You For Good’, ‘Someday’, ‘Never Met a Man Like You’ ou encore ‘Ghost Train’ dans lesquelles elle excelle par son énergie communicative et son magnifique groove et d’autres plus calmes qui sont sans doute celles dans lesquelles Layla dévoile le plus son âme et nous file la chair de poule comme dans ‘Don’t Wanna Hurt Nobody’, ‘Black Oil’ ou encore le dernier titre ‘I Shall Be Released’ qui termine le concert comme elle l’a commencé, dans une ambiance feutré transpirant une émotion palpable. Mais ce qui ressort également de cet opus, en plus de la prestation merveilleuse de Layla sur l’ensemble du concert, c’est qu’elle ne tire jamais la couverture à elle et qu’elle laisse une grande liberté aux artistes qui l’accompagnent avec des sections instrumentales mémorables dans la majorité des titres que ce soit ‘Krissy Matthews’ à la guitare ‘Paul Jobson’ aux claviers.

En résumé, comme vous l’aurez compris, ‘Retrospectives Tour 2019’ est encore un album fort en émotion qui met en avant une grande dame du blues autant par sa vocale qui ne peut laisser de marbre même les plus insensibles mais également par sa générosité pour donner la place qu’ils méritent à ses musiciens ce qui en fait un magnifique album aussi bien vocalement qu’instrumentalement...

Interprêtes

Layla Zoe (Chant, Harmonica), Krissy Matthews (Guitare, Choeurs), Paul Jobson (Basse, Orgue, Choeurs), Frank Duindam (Batterie, Choeurs)


Artiste : H.E.A.T

Album : H.E.A.T II

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 24-03-2020

Après l’excellent ‘Into The Great Unknown’ en 2017 et le live ‘Live At The Sweden RockFestival’ qui a suivi en 2019, les Suédois de ‘H.E.A.T’ sortent un nouvel album ‘H.E.A.T II’, avec ce II qui montre bien le renouveau du groupe depuis ‘Into The Great Unknown’ et c’est en effet ce qu’ils nous montrent avec ce dernier opus.
Et ça commence très fort avec ‘Rock Your Body’ qui a des allures des meilleurs ‘Def Leppard’ et une rythmique d’enfer sur laquelle vos pieds se mettent à battre la mesure tout seuls, puis ‘Dangerous Ground’ continue dans la même veine, tout comme le bijou mélodique suivant ‘Come Clean’ avec son refrain imparable et ‘Victory’ n’est pas en reste avec ses riffs de guitares incisifs et ses chœurs scandés. Avec le mid-tempo ‘We Are Gods’, c’est votre tête qui ne peut s’empêcher de battre la mesure pour une composition plus heavy, puis ‘Adrenaline’ avec son refrain chanté par des chœurs en remet une couche. Et ce n’est pas les titres suivants qui feront faiblir l’ambiance surchauffée de cet opus, avec ‘One By One’, ‘Heaven Must Have Won An Angel’ ou ‘Under the Gun’ et ‘Nothing to Say’ est la seule ballade dans toute cette débauche de puissance et d’énergie positive à nous offrir un moment plus calme également très réussi.

En résumé, s’il fallait encore le prouver, le hard-rock mélodique Scandinave se porte très bien avec les ‘Eclipse’, ‘Palace’, ‘Art Nation’, ‘Crazy Lixx’ ou encore ‘Nordic Union’ et les Suédois de ‘H.E.A.T’ rajoute un excellent album pour 2020 qui pourrait sans aucun doute prétendre à l’album de l’année dans ce style, à moins qu’un autre groupe Suédois fasse encore plus fort ce qui est toujours possible chez nos amis du Nord de l’Europe...

Interprêtes

Erik Grönwall (Chant), Dave Dalone (Guitares), Jona Tee (Claviers), Jimmy Jay (Basse), Don Crash (Batterie)


Artiste : Hopescure

Album : Nostalgia, Pt. 1

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 25-03-2020

‘Hopescure’ est un nouveau groupe Franco-Luxembourgeois qui a été créé en 2016 et qui vient de sortir son premier album ‘Nostalgia, Pt. 1’ ce qui nous laisse augurer qu’il y aura une suite. Tagué en métal progressif, ce n’est pas ce qualificatif restrictif qui m’est venu lors des premières écoutes car, à part quelques compositions énergiques dans lesquelles les riffs de guitare sont plus saturés, les influences sont relativement diverses ce qui pour moi en fait un album de progressif au sens large et par conséquent, c’est justement cette créativité et cette originalité d’aller mélanger différentes influences pour en faire quelque chose de nouveau qui en est ressorti.

L’album débute par ‘Liar’, dans un style de rock progressif, qui nous embarque dans un mélange orient/occident entraînant avec une première prestation vocale remarquable d’Andy Abrantes’ et une première mélodie assez simple mais très efficace, puis ‘Hate’ durcit le ton pour le titre le plus énergique de l’album entre métal symphonique et métal industriel. Sans transition, les deux titres suivants partent dans une toute autre direction, tout d’abord le court ‘Love, Pt. 1’ qui commence calmement par un duo piano/voix accompagné par quelques nappes de claviers puis qui prend de l’ampleur en milieu de titre pour retomber sur la fin, puis, ‘Reflection’ débute de manière atmosphérique et peut rappeler des formations comme ‘Klone’ (voir ici) ou ‘Infringement’ (voir ici) pour ne citer que des sorties d’albums récents, mais on change d’ambiance au bout de deux minutes avec des guitares saturés qui préparent un refrain avec de belle lignes mélodiques dans lequel ‘Andy Abrantes’ utilise sa voix de tête et la suite alterne puissance et sérénité de façon remarquable jusqu’au final en crescendo. Avec ‘Transition’, on tient une pièce musicale originale, certainement moins accessible, dans laquelle chaque artiste amène sa pierre à l’édifice pour en faire quelque chose d’unique, avec de multiples changements de lignes mélodiques, de tempos et d’intensité, puis ‘Pain’ revient à une atmosphère très paisible et déroule une mélodie subtile alternant d’admirables chœurs féminins et le doux chant d‘Andy Abrantes’ avec un final prenant dans lequel ‘Kevin Roy’ nous offre un très beau solo de guitare. La fin de l’album fait défiler ‘Mislead’ dans un métal progressif mélodique accessible avec une belle partie instrumentale centrale, ‘Anger’, titre beaucoup plus difficile à apprivoiser mais certainement le plus recherché et le plus imaginatif avec une structure assez débridée qui lorgne vers ‘Dream Theater’, et enfin le très court ‘Dreaming’ qui clôt l’opus dans la douceur avec un beau duo piano/voix.

En résumé, ce premier album de ‘Hopescure’ est une très bonne surprise dans les sorties de musique progressive 2020, mélangeant différents styles et également de l’accessible et du moins accessible ce qui en fait un album à conseiller à un public ouvert à différents genres entre rock et métal et qui recherche de l’originalité dans le progressif...

Interprêtes

Andy Abrantes (Chant, Claviers), Kevin Roy (Guitare, Piano), Patrice Diasio (Basse), Alexandre Klein (Batterie)


Artiste : Drowning Steps

Album : The Echo of a Distant Past

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 26-03-2020

Direction le Brésil avec le projet ‘Drowning Steps’ qui a été initié par le chanteur et guitariste ‘Caio Claro’, rejoint ensuite par le claviériste ‘Tiago Pierucci’ et qui sortent un nouvel album ‘The Echo of a Distant Past’. La durée totale est assez courte (38 minutes) avec 6 compositions qui sont partagées en 3 longs développement et 3 titres plus courts mais ceci n’entache en aucun cas la qualité de cet opus et ils évoluent dans une ambiance progressive calme et délicate : pour faire une comparaison, je citerai leurs compatriotes de ‘Fleesh’ qui évoluent dans un style comparable mais aussi d’autres formations comme‘Blackfield’, ‘Mostly Autumn’, ’Mystery’ ou encore le nouveau projet ’Chasing The Monsoon’.

L’album débute avec le court instrumental ‘The Source of Imagination’ dans une atmosphère d’orgue d’église qui se transforme rapidement en une ballade semi-acoustique ou nappes de claviers aériens et guitare acoustique nous bercent sur une belle mélodie. Vient ensuite ‘Gold Through My Eyes’, qui est mon premier coup de cœur et qui est une belle pièce progressive avec une succession de climats différents, tantôt mélancoliques, tantôt plus énergiques et parfait pour une invitation à s’évader, puis ‘Where is my Life’ nous embarque pour une nouvelle composition semi-acoustique légère et harmonieuse qui monte en puissance sur le final avec des claviers vaporeux sur une mélodie simple mais efficace. Suit le 2ème long développement ‘The Inner Silence’, débutant dans quelques nappes de claviers et qui se transforme vers 2.30 mn en une rythmique funk des années 80 avant de revenir sur un lent tempo paisible qui se poursuit sur un duo piano/voix reprenant de l’ampleur pour un crescendo imposant qui retombe finalement avec quelques notes de piano puis le court acoustique guitare/voix ‘Affected’ nous embarque une fois de plus sur un petit nuage et c’est avec ‘The Echo of a Distant Past’, long morceau de près de 10 minutes, que l’album se termine en beauté grâce à un titre typique d’un progressif inventif et recherché qui nous transporte entre mélancolie et énergie dans une ambiance atmosphérique qui nous ramène à certains endroits dans les années 70 avec un petit clin d’œil à ‘Pink-Floyd’ avec des lignes mélodiques et des sonorités de ‘Wish You Where Here’ entre ‘Shine On You Crazy Diamond’ et ‘Welcome to the Machine’.

En résumé, les Brésiliens de ‘Drowning Steps’ sortent un album d’une très grande qualité (que j’aurais bien aimé un petit peu plus long) et ‘The Echo of a Distant Past’ est à conseiller pour le style atmosphérique à un public aimant les groupes cités plus haut mais également ayant baigné dans le progressif des années 70...

Interprêtes

Caio Claro (Chant, Guitare), Tiago Pierucci (Claviers, Orgue, Piano) + Invités : Fabricio Mendonca (Batterie), Henrique Oliveira (Guitare), Leonardo Goncalves (Basse), Leo Skinner (Basse), Vinicius Batista (Guitare)


Artiste : Ozzy Osbourne

Album : Ordinary Man

Date de Sortie : 21-02-2020

Ajouté le : 01-04-2020

A 71 ans, on n’attendait plus d’album du ‘Prince des Ténèbres’ et pourtant 2020 voit la sortie d’un nouvel enregistrement studio d’Ozzy Osbourne’, ‘Ordinary Man’, le dernier ‘Scream’ datant déjà de 2010. Entre temps il y a eu la reformation de ‘Black Sabbath’ avec à la clé l’album '13' qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque sans réellement faire l’unanimité, certainement parce que la critique attendait beaucoup plus des Anglais alors que si cet album avait été sorti par une formation moins connue, on aurait peut-être été beaucoup plus indulgent.

Bref, l’Anglais connu pour ces extravagances autant dans sa vie privée que dans sa carrière musicale, nous surprend avec ce nouveau bébé qui voit la participation des jeunes rappeurs ‘Post Malone’ et ‘Travis Scott’, du guitariste ‘Andrew Watt’ mais également du bassiste ‘Duff McKagan’ et guitariste ‘Slash’ des ‘Guns N' Roses’, du batteur ‘Chad Smith’ des ‘Red Hot Chili Peppers’, du guitariste ‘Tom Morello’ et même une apparition d’Elton John’ et du coup, on se dit que l’on a une belle brochette intergénérationnelle hétéroclite d’artistes ce qui se traduit automatiquement par une variété des compositions tout en préservant le style si particulier de l’Anglais. En effet, d’entrée avec ‘Straight To Hell’, la voix caractéristique est là avec un titre énergique et puissant dans un style qui rappelle ‘Black Sabbath’, puis, dans la même veine, on peut citer également ‘Goodbye’, ‘Eat Me’ et ‘Today Is The End’ et même si ‘Under The Graveyard’ et ‘All My Life’ sont moins lourd, ils gardent ces réminiscences des seventies. A côté de ces titres, on retrouve d’autres compositions plus calmes avec par exemple la magnifique ballade en duo avec ‘Elton John’, ‘Ordinary Man’ dans laquelle ‘Slash’ nous offre un très beau solo de guitare, puis ‘Scary Little Green Men’ avec une belle prestation à la guitare de ‘Tom Morello’ ou encore la deuxième ballade ‘Holy For Tonight’. Il faut également noter les 2 dernier titres, tout d’abord, le déjanté ‘It’s A Raid’ avec ‘Post Malone’, entre punk et rock, et 'Take What You Want’ (présent également dans le dernier album de ‘Post Malone’), dans lequel les 2 rappeurs amènent une touche de modernité assez éloigné de l’univers d’Ozzy.

En résumé, sans présager du futur et compte tenu de l’état de santé actuel d’Ozzy’, ‘Ordinary Man’ pourrait bien être le chant du cygne pour cet artiste emblématique qui nous livre des compositions qui le caractérisent si bien et, même s’il nous fait croire qu’il est quelqu’un d’ordinaire, il aura marqué les 50 années de la scène hard-rock avec ‘Black Sabbath’ et pas mal d’autres artistes, et restera pour les fans de hard-rock à travers les âges, au-delà de ses frasques extravagantes, un artiste extraordinaire...

Interprêtes

Ozzy Osbourne (Chant), Andrew Watt (Guitare), Duff McKagan (Basse), Chad Smith (Batterie) + Invités : Elton John (Chant, Piano), Post Malone (Chant), Slash (Guitare), Tom Morello (Guitare), Travis Scott (Chant)


Artiste : Lazuli

Album : Le fantastique envol de Dieter Böhm

Date de Sortie : 15-02-2020

Ajouté le : 03-04-2020

“Cet album est dédié à toutes celles et ceux qui trouvent les chansons que nous jetons à la mer…” : c’est avec cette phrase que ‘Dominique Leonetti’ introduit le nouvel album des Français de ‘Lazuli’ qui, après ’ Nos Ames Saoules’ en 2016 et ’Saison 8’ en 2018, sortent un album concept ‘Le fantastique envol de Dieter Böhm’ pour leur bébé numéro 9 qui est composé de quatre actes.

Tout d’abord, au niveau musical, on retrouve l’univers bien connu des Français qui est propice à l’éclosion des textes de ‘Dominique Leonetti’, tantôt faisant appel à un lent crescendo ou tantôt alternant sérénité et puissance : dès l’introduction, ‘Sol’ nous entraîne dans cette rythmique si spécifique du groupe dans une lente procession qui prend petit à petit son envol pour retomber et reprendre de la force sur le final. L’acte I est constitué des titres ‘Les Chansons sont des bouteilles à la mer’ et ‘Mers Lacrymales’ dans une atmosphère assez mélancolique, puis l’Acte II démarre avec ‘Dieter Böhm’ qui présente le héros de l’histoire pour glisser tout doucement vers ‘Baume’ qui commence de manière très épurée avec un beau duo piano/voix et qui nous offre un refrain dans lequel la voix de ‘Dominique Leonetti’ se transforme pour devenir aérienne et intense. L’acte III est constitué d‘Un Visage Lunaire’, du ‘Lazuli’ pur jus qui nous embarque dans une alternance d’intensité avec un magnifique solo de guitare final (on en redemande !!), puis l’acte IV prend le relais pour l’instrumental ‘L’envol’, très évocateur, qui introduit ‘L’homme volant’ qui est l’aboutissement de cette histoire et qui musicalement, nous offre une rythmique énergique et une mélodie joyeuse traduisant la concrétisation du projet de ‘Dieter Böhn’. Et c’est avec ‘Dans les mains de Dieter’ que l’histoire s’achève avec une première partie atmosphérique qui fait retomber toute l’énergie du titre précédent avec des mots simples mais tellement forts et une deuxième partie instrumentale pleine d’énergie dans laquelle la Léode de ‘Claude Leonetti’ se déchaîne et qui retombe pour terminer sur quelques notes de guitare magiques...

En résumé, j’ai trouvé la bouteille jetée à la mer par ‘Lazuli’, je l’ai ouverte et j’ai aimé cette histoire simple mais tellement riche en émotion car ‘Le fantastique envol de Dieter Böhm’ est tout simplement un nouveau moment fort dans la carrière des Français et il faut absolument l’écouter dans son ensemble pour en tirer toute la substantifique moelle, l’écoute titre à titre n’ayant aucun sens...

Interprêtes

Dominique Leonetti (Chant, Guitare), Claude Leonetti (Léode), Gédéric Byar (Guitare), Vincent Barnavol (Batterie, Percussions), Romain Thorel (Claviers)


Artiste : Diabulus In Musica

Album : Euphonic Entropy

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 10-03-2020

Celà faisait déjà trois longues années que les Espagnols de ‘Diabulus In Musica’ n’avait pas sorti d’album, ‘Dirge For The Archons’ datant de 2016 et entre temps la chanteuse ‘Zuberoa Aznarez’ ayant sorti un album solo ‘Beyond The Threshold’. C’est chose faite avec ce somptueux nouvel enregistrement studio ‘Euphonic Entropy’ qui a vu encore une évolution dans les compositions : on savait déjà que les Espagnols s’étaient fait une belle place à côté des ténors de métal symphonique à grands renfort de chœurs comme ‘Epica’ ou ‘Therion’ mais ‘Euphonic Entropy’ va encore plus loin que son prédécesseur avec une variété beaucoup plus importante.

Après l’introduction instrumentale ‘A Lucid Chaos’ qui plante le décor dans ce style de musique et avec quelques vocalises de Zuberoa, ‘Race to Equilibrium‘ nous embarque pour un premier titre puissant et rythmé rempli de chœurs grandioses et l’on ne peut s’empêcher de penser à ‘Epica’ d’autant plus qu’au niveau des lignes mélodiques, on est très proches des Hollandais et avec ‘Nuevo Rumbo’, le style symphonique grandiose est à son paroxysme avec de beaux chœurs et, ici et là, les growls de ‘Gorka Elso’. C’est avec ‘The Misfit’s Swing’ que l’on tient la première surprise de l’album avec un titre tout droit sorti de l’entre-deux-guerres et de l’époque du swing qui a été métalisé pour l’occasion et Zuberoa démontre (s’il fallait encore le faire), qu’elle est à l’aise dans tous les styles. On retrouve le style d’Epica avec ‘In Quest Of Sense’ et c’est avec le hit ‘Otoi’ avec sa mélodie entêtante que le style se rapproche cette fois du métal-folk avec l’ajout d’une flûte aux sonorités celtiques. ‘Zuberoa Aznárez’ nous offre ensuite une belle prestation dans la magnifique ballade ‘Blurred Dreams’ avec de magnifiques chœurs, puis ‘On the Edge’ sort encore des schémas classiques pour un style proche du métal industriel qui correspond une évolution actuelle du métal symphonique (voir dernière chronique de ‘Delain’ ici). Avec le majestueux ‘Our Last Gloomy Dance’, qui est mon coup de cœur de l’album, la musique classique et le métal sont réunis pour une composition épique et grandiose avec une mélodie qui s’incruste immédiatement dans la tête et avec de nouveau une prestation sans faille dans un registre lyrique de ‘Zuberoa Aznárez’. La fin de l’album nous propose un énergique ‘One Step Higher’ avec des sonorités électroniques et un refrain plus classique mais très efficace proche de groupes comme ‘Within Temptation’, ‘Blind Muse’ qui revient au style d’Epica’ et enfin, l’instrumental ‘In The Vortex’ qui termine de façon calme l’opus dans une ambiance de musique d’opéra dans laquelle Zuberoa nous enchante une dernière fois de sa voix lyrique profonde et pleine de sensibilité.

En résumé, les Espagnols de ‘Diabulus In Musica’ reviennent en force sur le devant de la scène du métal symphonique avec un album qui certainement marquera l’année 2020 dans ce style et si vous aimez des groupes comme ‘Epica’ (voir ici), ‘Xandria’ (voir ici), ‘Sirenia’ (voir ici) ou encore ‘Imperia’ (voir ici), vous devriez sans aucun doute être séduit par ‘Euphonic Entropy’...

Interprêtes

Zuberoa Aznárez (Chant), Gorka Elso (Claviers), Alexey Kolygin (Guitare), David Carrica (Batterie)


Artiste : Popa Chubby

Album : It’s A Mighty Hard Road

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 11-03-2020

Après ‘The Catfish’ en 2016 et ’Prime Cuts’ en 2018, l’Américain ‘Popa Chubby’ (de son vrai nom ‘Ted Horowitz’), pour ses 30 ans de carrière, sort un nouvel album ‘It’s A Mighty Hard Road’. Comme il nous a habitué depuis quelques décennies, les 15 titres ne révolutionnent pas le blues/rock mais sont simplement faits pour passer un bon moment à l’écoute de cet artiste entier qui mouille la chemise pour son public (au sens propre regarder la vidéo ci-dessus de ‘It’s A Mighty Hard Road’). On navigue donc dans du blues/rock énergique comme ‘It’s A Mighty Hard Road’ ou ‘It Ain’t Nothin’ ou ‘I’m The Beast From The East’ et sa rythmique boogie/rock ou encore ‘Why You Wanna Bite My Bones’ proche du rockabilly mais également dans des titres plus légers comme ‘Let Love Free The Day’, ‘The Best Is Yet To Come’ ou ‘Gordito’ et sa rythmique latino à la ‘Santana’ ou encore le jazzy ‘Lost Again’ et on peut noter les deux derniers titres qui sont les seuls titres qui ne sont pas de ‘Popa Chubby’ avec tout d’abord la reprise ‘I’d Rather Be Blind’ de ‘Leon Russel’ et également l’autre reprise très réussie de ‘Kiss’ de ‘Prince’ en fin d’album avec un beau solo d’Harmonica.

En résumé, un de plus pour ‘Popa Chubby’ qui, même s’il n’a plus rien à prouver, continue de nous enchanter avec son blues/rock authentique et ce ‘It’s A Mighty Hard Road’ avec une belle variété de titres est à conseiller à un large public car l’ensemble est très accessible et à consommer sans modération...

Interprêtes

Ted Horowitz ‘Popa Chubby’ (Chant, Guitare, Harmonica, Claviers, Batterie), Brett Bass (Basse), V.d. King (Basse), Dave Keyes (Orgue, Piano), Steve Holley (Batterie), Don Castagno (Batterie)


Artiste : Seven Spires

Album : Emerald Seas

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 13-03-2020

Après un très prometteur ‘Solveig’ en 2017, sorti grâce au financement participatif (voir chronique myprogmusic ici), les Américains de ‘Seven Spires’ sortent leur deuxième enregistrement studio et le moins que l’on puisse dire c’est que la palette présenté dans ‘Emerald Seas’ est relativement large car, au-delà du métal symphonique, on navigue dans tous les styles de métal et même certains titres flirtent avec du rock mélodique voir même de la musique classique. Et si on rajoute à ça que la chanteuse ‘Adrienne Cowan’, en plus d’être claviériste, est un peu le couteau Suisse vocal du métal qui sait s’adapter à tous les styles et que les autres membres du groupe sont tous des musiciens talentueux, on tient un groupe capable de belles prouesses car ce ‘Emerald Seas’ vaut le détour pour toutes celles et ceux qui aiment la diversité dans le métal. A noter que ‘Adrienne Cowan’ a participé à la dernière tournée du projet ’Avantasia’ de ‘Tobias Sammet’ en 2019 pour la sortie de ’Moonglow’ ce qui est généralement une bonne carte de visite dans le monde métal car on sait que Tobias sait s’entourer d’artistes talentueux.

L’album débute avec le court ‘Igne Defendit’ qui pourrait être l’introduction d’un opéra classique, mais ‘Ghost of Dream’ qui suit, reprend le thème en un peu plus musclé et nous fait découvrir une mélodie qui emprunte à la musique Andalouse avec des influences Orientales et ‘Adrienne Cowan’ nous propose un registre en chant clair très sage jusqu’au dernière seconde qui se termine avec quelques accords dans lesquels Adrienne nous envoie quelques growls bien agressifs. Avec ‘No Words Exchanged’, les arrangements avec des cordes juxtaposés aux riffs saturés de guitare fonctionnent parfaitement et c’est un délicieux mélange entre une mélodie pop que l’on aurait métalisé et ‘Every Crest’ continue dans un mélange entre power métal et métal symphonique avec une mélodie très expressive qui rappelle le style des comédies musicales Américaines. Sans transition, ‘Unmapped Darkness’ est le hit mélodique de l’album dont le refrain s’incruste immédiatement dans votre tête et, c’est dans ce titre que ‘Adrienne Cowan’ nous offre les deux facettes vocales, tout d’abord un chant clair assez classique et un chant basé sur des growls qu’elles sait très bien doser sans trop en rajouter, puis, ‘Succomb’ est un autre bijou mélodique entraînant dans un métal symphonique assez classique. C’est avec les quatre titres suivants que l’on a le plus grand écart de l’album avec les deux magnifiques power ballades ‘Silvery Moon’ et ‘Bury Me’ qui sont prises en sandwich entre l’épique ‘Drower of Worlds’ et l’énergique ‘Fearless’ dans lesquels Adrienne utilise sa voix extrême dans un style mariant le symphonique et le black métal. La fin de l’album fait défiler la très courte sérénade ‘With Love from the Other Side’ puis ‘The Trouble with Eternal Life’, très contrasté avec une introduction très calme, qui se poursuit avec un rythme effréné dans un style métal symphonique assez classique et une nouvelle mélodie entêtante, puis l’instrumental ‘Emerald Seas’ qui poursuit le thème du titre précédent et termine l’album comme il avait commencé dans une ambiance symphonique classique.

En résumé, en même temps que la sortie du dernier ‘Diabulus In Musica’ (voir ici) et du dernier ‘Delain’ (voir ici), l’année 2020 commence en beauté pour le métal symphonique et ce n’est pas ce deuxième album des Américains de ‘Seven Spires’ qui pourra dire le contraire car ‘Emerald Seas’ est une réussite totale qui devrait plaire aux fans de métal symphonique qui aiment des styles aussi éloignés que la musique classique et le black symphonique...

Interprêtes

Adrienne Cowan – (Chant, Claviers), Jack Kosto (Guitare), Peter Albert de Reyna (Basse), Chris Dovas (Batterie)


Artiste : Rick Miller

Album : Belief in the Machine

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 14-03-2020

‘Rick Miller’ avec toujours les mêmes artistes à ses côtés continue de sortir des albums et, après ‘Delusional’ en 2018, ‘Belief in the Machine’ est son dernier bébé. On retrouve donc l’univers du Canadien avec ce côté ‘Floydien’ et des sonorités de guitare se rapprochant de ‘David Gilmour’.

Dans cet opus, seuls deux compositions sont de longs développements, tout d’abord ‘Correct to the Core’ qui débute l’album et qui nous emmène dans une rythmique marquée un peu à la manière de ‘Another Brick in the Wall’ et avec une bonne alternance entre parties vocales et instrumentales et ensuite, ‘The Trial’ qui termine l’album dans une ambiance plus psychédélique avec une partie centrale contenant des sonorités électroniques à la ‘Jean-Michel Jarre’ et des parties chantées avec de belles lignes mélodiques très faciles à apprivoiser et un remarquable solo de guitare final très ‘Gilmourien’. Les autres compositions sont plus courtes, entre deux et cinq minutes avec tout d’abord les 2 parties de ‘That Inward Eye’ qui sont très paisible avec la flûte qui accentue ce côté angélique, puis le titre éponyme de l’album reprend le thème précédent pour une chanson semi-acoustique mélancolique et ‘The Land and the Sea’, avec ses sonorités de xylophone nous embarque pour un voyage dans des pays exotiques. Quant à ‘The Need to Believe’, la mélodie répétitive au piano procure une sensation de plénitude et peut rappeler certains titres très calmes de ‘Barclay James Harvest’, puis ‘Prelude to the Trial’ débute de manière inquiétante avec un violoncelle et quelques voix puis on embarque pour un titre qui peut servir de musique de relaxation avec petit à petit quelques notes d’une guitare électrique qui vient accompagner le thème central. Suit ‘Binary Breakdown’ qui met également en scène un violoncelle, puis un violon dans une rythmique marquée dans laquelle viennent se greffer des claviers et une guitare électrique qui alterne avec les cordes et se termine dans quelques nappes de claviers et le dernier instrumental ‘Media Gods Including The Awakening’, après une introduction psychédélique rappelant les années 70 se termine de façon bucolique avec le doux son de la flûte accompagnée par une guitare acoustique.

En résumé, ‘Rick Miller’ continue dans des ambiances atmosphériques à nous inviter à voyager dans un monde paisible et serein et ‘Belief in the Machine’ est un album accessible qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui sont attirés par un rock calme et reposant...

Interprêtes

Rick Miller (Chant, Claviers, Guitare), Sarah Young (Flûte), Barry Haggarty (Guitare), Kane Miller (Violon, Guitare), Mateusz Swoboda (Violoncelle)


Artiste : Blind Ego

Album : Preaching to the Choir

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 15-03-2020

‘Kalle Wallner’ est un guitariste bien occupé entre ‘RPWL’ (dernier album ici) et la participation à l’album de ‘Yogi Lang’ (voir ici) et après ’Liquid’ sorti en 2016, l’Allemand sort un nouvel album studio ‘Preaching to the Choir’ avec son groupe ‘Blind Ego’, 2017 ayant vu la sortie d’un très beau live (voir ici). Avec cette formation ‘Kalle Wallner’ se permet de sortir du rock néo-progressif de ‘RPWL’ et bien que certains titres s’en rapprochent, d’autres compositions sont un peu plus énergiques et flirtent avec ce que l’on pourrait appeler du rock énergique souvent à la limite du hard-rock.
C’est d’ailleurs avec le premier titre ‘Massive’ que l’on a un premier aperçu d’un rock avec des riffs saturés de guitare et une rythmique marquée avec une première mélodie harmonieuse, puis, le titre éponyme de l’album continue dans cette puissance et énergie avec le chant de ‘Scott Balaban’ enveloppé avec des effets électroniques dans la première moitié et un final qui retombe avec quelques chœurs spirituels. Avec ‘Burning Alive’ on est plus dans du rock rythmé avec des chœurs qui peuvent rappeler certaines sonorités des années 80 et ‘Line in the Sand’, après une introduction musclée alterne parties puissantes et d’autres plus calmes et peut rappeler certaines rythmique de ‘RPWL’, puis, ‘Dark Paradise’ amène une pause sous la forme d’un ballade avec un refrain très efficace. Le reste de l’album fait défiler un entraînant ‘In Exile’ qui flirte avec un rock paisible type AOR, le mid-tempo ‘Heading for The Stars’ en crescendo qui déroule une belle mélodie et qui est plus proche du néo-progressif de ‘RPWL’ avec une belle partie instrumentale, puis, ‘Broken Land’ continue dans ce style avec une ligne de basse puissante, et, enfin, le ‘The Trial’ termine de belle manière l’album avec un long développement de près de 9 minutes qui contient différentes parties, tout d’abord une introduction calme sur un thème répétitif, puis, une partie énergique avec de nombreux changements de rythme et de d’intensité et enfin une partie instrumentale beaucoup plus calme jusqu’au final en decrescendo.

En résumé, les Allemands de ‘Blind Ego’ continuent leur chemin sous la houlette de ‘Kalle Wallner’ et sortent un très bon album sans copier ‘RPWL’ car ‘Preaching to the Choir’ est à conseiller à un public aimant le progressif avec des arrangements rechechés et qui aiment mélanger rock et hard-rock...

Interprêtes

Kalle Wallner (Guitare), Scott Balaban (Chant), Julian Kellner (Guitare), Sebastian Harnack (Basse), Michael Christoph (Batterie)


Artiste : Yes

Album : Live At Glastonbury Festival 2003

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 16-03-2020

On ne compte plus les enregistrements live du groupe ‘Yes’ et 2020 voit enfin sortir en streaming le ‘Live At Glastonbury Festival 2003’ qui est sorti en CD il y a environ un an, 2019 ayant également vu la sortie du live de l’anniversaire des cinquante ans (voir ici). Ce set nous donne l’occasion de réentendre ‘Jon Anderson’ au chant et de réécouter des titres mythiques comme ‘Siberian Khatru’ qui débutaient les concerts des années 70 ou l’entraînant ‘Don’t Kill The Whale’ ou encore pour les amateurs des longs développements progressifs des Anglais, un tir groupé en milieu de set avec ‘South Side Of The Sky’, ‘And You And I’, ‘Heart Of The Sunrise’ et bien entendu l’emblématique ‘Awaken’ qui frise ici les vingt minutes avec ses magnifiques arrangements vocaux. Bref, ce nouveau live de ‘Yes’ est bien entendu destiné tout d’abord au fans de la première heure mais peut être également la possibilité de découvrir ce groupe légendaire avec un très bonne production pour le début des années 2000...

Interprêtes

Jon Anderson (Chant, Guitare, Harpe), Steve Howe (Chant, Guitare, Mandoline), Rick Wakeman (Claviers), Chris Squire (Chant, Basse), Alan White (Batterie, Percussions)


Artiste : Mariana Semkina

Album : Sleepwalking

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 17-03-2020

‘Marjana Semkina’ (ou Mariana) est une chanteuse Russe qui a été connue avec ‘Iamthemorning’, le duo qu’elle forme avec ‘Gleb Kolyadin’ (voir les deux chroniques ici et ici) et après avoir participé au premier album studio de Gleb en 2018 (voir ici), elle sort en 2020 son premier album solo ‘Sleepwalking’ avec des invités prestigieux du monde progressif puisque l’on retrouve le claviériste de ‘Dream Theater’, ‘Jordan Rudess’ au piano (voir le dernier ‘Dream Theater’ ici), le batteur ‘Craig Blundell’ (’Lonely Robot’, ’Steven Wilson’, ’Kino’ ou encore ’Moonparticle’) et le bassiste ‘Nick Beggs’ (également ‘Lonely Robot’ et ‘Steven Wilson’ mais aussi ’The Mutes Gods’). Mais le style est bien loin du métal progressif de ‘Dream Theater’ puisqu’on retrouve la voix douce et aérienne de la Russe dans 11 compositions qu’elle a toutes écrites et composées. L’ensemble est une invitation au voyage et mis à part ‘Turn Back Time’ qui est le titre le plus rock et ‘Skin’, également un peu plus énergique, ce sont des compositions qui permettent de s’évader dans des ambiances tranquilles et sereines et bien que les textes soient relativement sombres (‘Marjana Semkina’ les a écrits pendant une période difficile pour elle), l’ensemble est d’une beauté simple et délicate et on peut citer par exemple ‘Lost at Sea’ et ‘Still Life’ très épurés. Au niveau instrumental, de remarquables arrangements font intervenir des instruments acoustiques comme le piano ou la guitare qui sont souvent accompagnés par les cordes du ‘St.Petersburg Orchestra "1703"’ ce qui peut amener une certaine mélancolie comme dans ‘Dark Matter’, ‘Am I Sleeping Or Am I Dead’, ‘Everything Burns’ ou encore dans ‘Mermaid Song’ mais qui amplifie également la gravité du titre comme dans ‘Ars Longa Vita Brevis’, ‘Invisible’ ou encore dans ‘How to Be Alone’.

En résumé, ‘Mariana Semkina’ sort un très bel album mettant encore plus en avant sa voix envoutante et aérienne que dans sa collaboration avec ‘Gleb Kolyadin’ et ‘Sleepwalking’ est le genre d’enregistrement à écouter tranquillement le casque sur les oreilles pour bien partager ces moments poétiques, délicats et remplis d’émotion...

Interprêtes

Marjana Semkina (Chant) + Invités : Craig Blundell (Batterie), Jordan Rudess (Claviers), Nick Beggs (Basse), Vlad Avy (Guitare), Grigiory Losenkov (Piano), Svetlana Shumkova (Batterie), St.Petersburg Orchestra "1703"


Artiste : Waiting From Monday

Album : Waiting For Monday

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 18-03-2020

‘Waiting From Monday’ est un nouveau groupe de rock mélodique Américain créé par le chanteur ‘Rudy Cardenas’ et le guitariste et chanteur ‘August Zadra’ et qui viennent de sortir un premier album sous le nom du groupe. A la première écoute, on se retrouve quelques décennies en arrière à l’époque faste du rock mélodique où les ‘Foreigner’, ‘Styx’, ‘Journey’ ou encore ‘Asia’ étaient en haut de l’affiche et contrairement à ce que la plupart des groupes de rock mélodique font en privilégiant les ambiances énergiques et puissantes et ne proposent qu’une ou deux ballades, les compositions de ‘Waiting For Monday’ se partagent en deux parties, d’un côté, des compositions entraînantes et de l’autre des ballades puisque on compte cinq sur les onze titres, le douzième titre étant une très belle reprise en acoustique de ‘Found You Now’. Tout commence dans l’énergies des mélodies entraînantes de ‘Until the Dawn’ et du bijou mélodique ‘End of a Dream’, puis ‘Shattered Lives’ et ‘Found You Now’ sont les deux premières ballades avec des mélodies qui entrent immédiatement dans la tête. La suite, alterne ces deux ambiances, avec les titres enlevés ‘Right In Front Of You’, ‘Inside Her Head’, ‘Make It Better’ et ‘One More Round’, et les ballades ‘Must Have Been’, ‘Love You Forever’, ‘Pick Your Lies’ se partageant entre de lents couplets et un refrain plus entraînant.

En résumé, les Américains de ‘Waiting From Monday’ sous la houlette de ‘Rudy Cardenas’ et ‘August Zadra’ sortent un album remarquable, accessible et varié ce qui le destine à un large public aimant les groupes de rock mélodique des années 80...

Interprêtes

Rudy Cardenas (Chant), August Zadra (Guitare, Chant), Walter Ino (Claviers, Guitare, Chant), Eric Baines (Basse), Joe Travers (Batterie)


Artiste : Psychotic Waltz

Album : The God-Shaped Void

Date de Sortie : 14-02-2020

Ajouté le : 19-03-2020

Ce nouvel album de ‘Psychotic Waltz’ nous fait remonter à la fin des années 80 lorsqu’on commençait à entendre du métal progressif et les Américains, qui ont commencé leur carrière à peu près en même temps que ‘Dream Theater’, faisaient partie de cette vague de précurseurs qui a repris les codes du rock progressif pour y incorporer des éléments métal. A la clé sont sortis quatre albums entre 1990 et 1996, année qui a vu également la séparation du groupe. Reformé en 2010 pour des concerts, c’est près de 24 ans après leur dernier album ’Bleeding’ et avec le même line up que ‘The God-Shaped Void’ voit le jour.

Globalement, même si la moyenne de durée des titres est aux alentours de cinq minutes, le côté progressif est relativement limité, les Américains ayant décidé de privilégier des schémas classiques couplet/refrain avec un son lourd et avec de lents tempos. D’un autre côté, les lignes mélodiques ont été particulièrement travaillées ce qui fait que l’ensemble reste accessible et ceci dès le premier titre ‘Devils and Angels’ dans lequel le refrain rentre facilement dans la tête et on peut citer également les mélodiques ‘Stranded’, ‘All the Bad Men’, ‘The Fallen’, ‘While the Spiders Spin’ ou encore ‘Sisters of the Dawn’. On peut également noter des titres ‘Back to Black’ ou ‘Pull then String’ avec des rythmiques plus percutantes et plus proches du métal progressif moderne mais également l’utilisation de guitare acoustique ou de flûte permettant de varier les ambiances comme dans ‘The Fallen’, ‘While The Spiders Spin’, ‘In the Silence’ ou encore dans le titre le plus calme ‘Demystified’.

En résumé, les Américains de ‘Psychotic Waltz’ reviennent sur le devant de la scène de métal progressif avec un très bon album et ‘The God-Shaped Void’ devait plaire à un public aimant un métal progressif et mélodique accessible alliant sonorités des années 90 avec une production moderne...

Interprêtes

Devon Graves (Chant), Brian McAlpin (Guitare), Dan Rock (Guitare, Claviers), Ward Evans (Basse), Norman Leggio (Batterie)


Artiste : Mangala Vallis

Album : Voices

Date de Sortie : 08-02-2020

Ajouté le : 22-03-2020

‘Mangala Vallis’ est une groupe de rock progressif Italien qui a déjà plus de 20 ans d’existence avec trois albums à son actif, le dernier ‘Microsolco’ datant déjà de 2012. Ils évoluent dans un style progressif avec des influences puisées dans les années 70/80 et 2020 voit la sortie d’un nouvel album ‘Voices’.
L’album débute avec ‘The Center of Life’ qui déploie un style assez tranquille entre pop et rock avec des claviers assez présents, de beaux arrangements vocaux et un premier solo de guitare remarquable, puis, ‘No Reason’ continue dans cette atmosphère qui peut rappeler des artistes des années 70 comme ‘Crosby, Stills, Nash & Young’ sur le plan des harmonies vocales mais avec un côté progressif et un beau passage instrumental en deuxième partie de titre qui peut ramener à certains titres de ‘Genesis’ du début des années 70. L’opus se poursuit avec la ballade néo-progressive ‘Get it While You Can’, mélangeant influences des années 70 et sonorités modernes, ‘The Voice Inside’ avec de belles lignes mélodiques et de nouveaux arrangements vocaux remarquables, puis, ‘An End to an End’ est une nouvelle ballade avec de beaux chœurs et un refrain entêtant, et ‘Demon’ est un énergique mid-tempo qui puise dans le progressif des années 80 et 90 et on peut y voir ici et là des influences rappelant des formations comme ‘Genesis’ ou ‘Marillion’ puis ‘Sour’ termine l’album sur une note mélancolique avec une dernière ballade dans laquelle ‘Roberto Tiranti’ nous offre un magnifique prestation remplie d’émotion dans un très beau crescendo et avec un très beau solo de guitare .

En résumé, les Italiens de Mangala Vallis’ reviennent avec un album de qualité dans un style entre pop et rock teintés de progressif avec de beaux arrangements vocaux et ‘Voices’ devrait plaire à un public qui aime le progressif mélodique des années 70/80...

Interprêtes

Gigi Cavalli Cocchi (Batterie), Mirco Consolini (Guitare, Basse, Chant), Roberto Tiranti (Basse, Chant), Eugenio Cattini (Guitare), Enzo Cattini (Claviers)


Artiste : Delain

Album : Apocalypse & Chill

Date de Sortie : 07-02-2020

Ajouté le : 07-03-2020

Depuis déjà quelques années, les Hollandais de ‘Delain’ sont devenus un groupe phare de métal symphonique et les tournées se sont succédé avec notamment en guest ‘Marco Hietala’ de ‘Nighwish’ (voir ma dernière chronique de Delain ici et l’album studio de Marco ici). Le dernier album ‘Moonbathers’ datait déjà de 2016 (voir ici) et les fans étaient donc impatients de cette sortie : pour ne pas vous faire languir, ‘Apocalypse & Chill’ est pour moi encore une réussite totale de ce groupe qui nous distille depuis maintenant plus de 10 ans un métal symphonique plaisant avec un don pour transformer chaque show en une vraie fête. Tout d’abord, ce dernier opus est bien rempli avec 13 titres pour une durée d’un peu moins d’une heure et d’entrée, avec ‘One Second’, on est directement dans le bain avec du made in ‘Delain’ puissant et entraînant, puis ‘We Had Everything’, avec ses sonorités électroniques et une rythmique se rapprochant du métal industriel (d’ailleurs dans le dernier album ‘Art Kills’ était proche de ce style) continue dans cette joyeuse ambiance. Sans transition, ‘Chemical Redemption’ en remet une couche avec de beaux arrangements vocaux et ‘Burning Bridges’ revient à du ‘Delain’ déjà entendu mais toujours aussi efficace. Avec ‘Vengeance’, le style flirte avec celui de ‘Within Temptation’ avec une ambiance symphonique épique que l’on retrouvera dans ‘Legions of the Lost’ et ‘To Live is to Die’ alterne ensuite passages énergiques et d’autres plus calmes tout en gardant des lignes mélodiques entraînantes avec de très beaux chœurs. On est déjà à la 6ème composition de l’album sans avoir eu de réel temps mort et on se dit que chacun des titres pourrait être joué en concert et la deuxième partie de l’album n’est pas en reste en commençant par un ‘Let’s Dance’ entraînant que le groupe a d’ailleurs déjà testé avec bonheur en live, puis, ‘Creatures’ se veut plus lourd et puissant grâce à un mid-tempo marqué mais ce qui ressort de ce titre est pour moi la magnifique prestation aérienne de ‘Charlotte Wessels’ en opposition avec la puissance du titre. Après tant d’énergie, ‘Ghost House Heart’ nous accompagne dans une belle ballade semi-acoustique avec un très beau trio chant/piano/violon. Je passe sur ‘Master of Destiny’, qui était présent sur ‘Hunter’s Moon’ et ‘Legions of the Lost’ déjà évoqué plus haut et l’album se termine sur un nouveau hit en puissance ‘The Greatest Escape’ et un instrumental ‘Combustion’ qui fait la part belle au guitariste ‘Timo Somers’ qui nous montre tout son talent avec en bonus une remarquable introduction ‘Floydienne’

En résumé, comme vous l’aurez compris, les Hollandais de ‘Delain’ sortent encore un album sans réel temps mort et démontre qu’ils savent se renouveler en amenant une diversité dans leurs compositions en empruntant à différents styles de métal et, par conséquent, avec ‘Apocalypse & Chill’, ils devraient encore augmenter leur base de fans et devenir désormais un groupe incontournable de la scène métal...

Interprêtes

Charlotte Wessels (Chant), Timo Somers (Guitare), Martijn Westerholt (Claviers), Otto Schimmelpenninck van der Oije (Basse), Joey Marin De Boer (Batterie)


Artiste : Operose

Album : Oceans of Starlight

Date de Sortie : 07-02-2020

Ajouté le : 20-03-2020

Après un premier album en 2017 (voir ici), les Anglais d‘Operose’ sortent un nouvel album ‘Oceans of Starlight’. Ils évoluent dans un style métal symphonique et la chanteuse ‘Jennifer Coleman’ est une mezzo-soprano qui utilise son chant lyrique sur l’ensemble des titres ce qui peut faire penser au groupe ‘Therion’ (voir dernier album ici) car Jennifer peut rappeler ‘Lori Lewis’ mais également ‘Heidi Parviainen’ de ‘Dark Sarah’ (voir ici).

Ce sont 8 titres pour une durée de 44 minutes qui s’offrent à nous avec une remarquable variété entre énergie et sérénité avec d’entrée, un rapide et puissant ‘Battle Swan’ dans lequel le chant puissant de ‘Jennifer Coleman’ fait merveille. Avec ‘Oceans of Starlight’ qui reste dans un tempo enlevé, le parallèle avec ‘Therion’ est assez flagrant non seulement au niveau vocal mais également dans la rythmique et dans les lignes mélodiques, puis, ‘Lost Horizon’ nous offre une mélodie entêtante dans une ambiance toujours très proche de ‘Therion’ mais cette fois beaucoup plus calme avec une nouvelle prestation sans faille de Jennifer. Et c’est dans une ambiance encore plus symphonique qu‘Operose’ prend toute sa dimension avec ‘This Life of Mine’ qui déroule une mélodie empruntée au classique et qui offre également une remarquable section rythmique décalée et la suite fait défiler ‘Nothing Left’, un mid-tempo dans les lignes mélodiques de l’opéra métal ‘Beloved Antechrist’, le court instrumental ‘Sleeping Tides’ qui nous offre une pause en forme de concerto pour piano avec de beaux chœurs avant de repartir sur le puissant et énergique ‘Octavian’ beaucoup plus progressif avec différents changements de tempos et de belles alternances entre parties vocales et instrumentales. C’est avec les 12 minutes de ‘The Actium Suite’ que l’album se termine en beauté avec un instrumental basé sur des lignes mélodiques de musique d’orchestre métallisées et si vous êtes fans de guitares électriques dans des envolées de mouvements classiques presto, vous serez comblé avec cette composition (les groupes de métal font souvent ce genre de mélange comme par exemple ‘The Four Seasons’ du groupe ‘Vivaldi Metal Project’).

En résumé, les Anglais d’Operose’ sortent un album remarquable de métal symphonique avec un savoureux mélange entre musique classique et métal et ‘Oceans of Starlight’ est à conseiller à celles et ceux qui apprécient des formations comme ‘Thérion’ pour le chant lyrique et les lignes mélodiques et ‘Roman Rouzine’ (voir ici) pour le côté instrumental...

Interprêtes

Jennifer Coleman (Chant), Joe McGurk (Guitare), Mike Bridge (Basse), Steve Hauxwell (Batterie)


Artiste : Rope And Ladder

Album : Rope And Ladder

Date de Sortie : 07-02-2020

Ajouté le : 21-03-2020

‘Rope And Ladder’ est un opéra rock composé par le multi-instrumentaliste et chanteur ‘Jay Clark’ et écrit par le batteur ‘Ryan Dolen’. Le thème raconte une histoire épique chargée d'intrigues de guerre, d'amour et de trahison. Globalement, ceux qui ont aimé les deux derniers opéras rock chroniqués, ‘Jesus Christ the Exorcist’ de ‘Neal Morse’ et le projet ’Magoria’ de ‘Mark Bogert’ devraient également adhérer à cet album qui rassemble différents styles allant du rock symphonique à du rock puissant avec quelques incursions dans le progressif et avec des mélodies qui s’apprivoisent assez rapidement ce qui en fait un opus très accessible.

Après l’instrumental ‘Overture’ qui plante le décor avec une ambiance symphonique paisible et atmosphérique, le court ‘Lost Cause’ nous donne un premier aperçu de cet opéra qui débute de manière calme avec la belle voix de ‘Leila Tunnell’ et qui monte assez rapidement en puissance pour une première mélodie entêtante sur un lent tempo, puis, ‘Moonlight / Sunrise’ reprend quasiment le même thème sur le même tempo avec un nouveau crescendo qui débouche sur une partie avec une basse puissante agrémentée d’arpèges harmonieux de piano et avec une remarquable prestation vocale de ‘Jay Clark’. Avec ‘Corruption/ A Call To Arms’, après une calme introduction, le tempo s’envole après une minute pour une partie entraînante avec une section instrumentale originale puis le style devient plus lourd et puissant sur la fin, puis, ‘The Conspiracy’ continue sur une rythmique marquée avec une nouvelle mélodie qui rentre immédiatement dans la tête et ‘The Invasion’ continue dans ce style avec un côté plus heavy, tout comme le court ‘Price’ qui accentue encore le côté énergique avec un chant beaucoup plus agressif. La suite de l’album continue de nous offrir de belles mélodies agréables à l’écoute et de remarquables alternances entre sérénité et puissance comme dans ‘Betrayed / Condemned’, l’album se terminant de belle manière par le titre le plus long, ‘Dust’ qui, tout en gardant des lignes mélodiques accessibles rajoute quelques incursions dans le progressif.

En résumé, avec cet opéra rock, les Américains de ‘Rope And Ladder’ nous offre un bel album, agréable à écouter et qui devrait plaire à un public aimant un rock symphonique, mélodique avec un brin de progressif...

Interprêtes

Jay Clark (Guitare, Basse, Piano, Chant), Ryan Dolen (Batterie) + Invités : Josh Knowles (Violon), Leila Tunnell (Chant), Russ Robar (Trompette), Christian Olsen (Orgue), Thomas Cadrin (Guitare), Alex Lach, Chris Flaherty, Spencer Holland, Andy O'Laughlin, Nick Thompson, Thomas Cadrin, Ben Curran, Devin Mauch, Jay Clark et Ryan Dolen (Choeurs)


Artiste : Sedate Illusion

Album : Ungod Me

Date de Sortie : 01-02-2020

Ajouté le : 06-03-2020

J’avais découvert les Grecs de ‘Sedate Illusion’ en 2016 avec leur 5ème album ‘Glass Delusion’ (les 2 premiers albums n’étant pas sur Spotify mais disponible sur you tube ici et ici) et, à l’époque, ils m’avaient fait une forte impression. 2020 voit donc la sortie de ‘Ungod Me’ et ils ont encore évolué par rapport à son prédécesseur en nous offrant un album avec une production irréprochable et digne des plus grands groupes de progressif mélangeant rock et métal. C’est un album concept qui traite de la critique de la religion au sens large dont ses représentants prétendent être au-dessus des lois et d’entrée, avec la courte introduction parlée, le thème est donné.

’Perspective’, qui ouvre l’album, fait partie des 4 titres de plus de 8 minutes qui nous embarque dans du progressif inventif alternant puissance et calme comme ce beau passage à la 3ème minute avec des chœurs religieux mélangé avec des sonorités électroniques dans lequel vient se greffer un beau solo de guitare puis qui reprend de l’ampleur pour un final puissant avec une trame mélodique accessible dans laquelle ‘Vangelis Kakarougkas’, qui a près nous avoir montré son talent de chanteur, nous montre celui de claviériste. Après ce premier remarquable titre, ‘Descending’ continue dans cette voie toute tracée avec une nouvelle composition de plus de 8 minutes qui continue d’alterner des ambiances contrastées avec des lignes mélodiques toujours accessibles et un magnifique final en crescendo dans lequel ‘Vangelis Kakarougkas’ répète toujours la même phrase. Sans transition le troisième titre de plus de 8 minutes ‘Ellipsism’ déboule avec toujours la même énergie mais amène ensuite des passages plus calmes avec une guitare acoustique et l’ensemble me fait penser à un mélange entre les deux groupes de ‘Steven Wilson’, ‘Porpcupine Tree’ et ‘Blackfield’ (voir dernier album ici). Avec le puissant ‘Forever’ qui suit, on s’éloigne du progressif et c’est certainement le titre le plus accessible de l’album avec une construction couplet/refrain classique et une mélodie dans le refrain qui ne vous quitte plus, puis, ‘Rain’ est également dans ce même registre avec deux solos magistraux de claviers et de guitare. Avec ‘Reach The Sun’, dernier titre de plus de 8 minutes, le lent tempo du début fait penser à ‘Blackfield’ et c’est sans doute le titre le plus contrasté avec des alternances entre parties calmes et d’autres qui explosent dans une puissance lourde avec ensuite des changements de rythme assez fréquents pour terminer sur le tempo lourd du début avec une belle mélodie repris en chœurs et le dernier titre ‘Withered Roses’ est une reprise de l’album ‘0545’ de 2010 qui montrait déjà le talent indéniable de ce groupe.

En résumé, ce dernier album des Grecs de ‘Sedate Illusion’ confirme tout le bien que je pensais d’eux : ‘Ungod Me’ est une très bonne surprise pour ce début 2020 et devrait toucher tout un public adepte de métal progressif mélodique et accessible...

Interprêtes

Vangelis Kakarougkas (Claviers, Chant), Anastasios Kibizis (Guitare), Vangelis Glavinas (Basse), Antreas Alamanos (Batterie)


Artiste : Serenity

Album : The Last Knight

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 22-02-2020

Un peu plus de deux années après ‘Lionheart’ (voir chronique ici), nous retrouvons les Autrichiens de ‘Serenity’, emmené par le chanteur ‘Georg Neuhauser’ avec un nouvel album ‘The Last Knight’. La recette est maintenant bien rodée avec un style métal épique et symphonique qui était déjà dans le précédent opus à son paroxysme et cette fois, c’est l’histoire de l’Empereur Romain Maximilien Ier qui est raconté dans ‘The Last Knight’.
Après l’introduction instrumentale symphonique avec ses chœurs grandioses contenant tous les ingrédients d’une musique de film de chevaliers à la conquête du graal, ‘Invictus’ plante le décor avec un premier refrain qui ne vous lâche plus, puis, ‘Set The World on Fire’ en remet une couche avec des lignes mélodiques qui devraient être reprises par l’ensemble du public en concert. Et pour enfoncer le clou, ‘Keeper of the Knights’ et ‘Souls and Sins’ continuent dans cette voie et nous envoient deux nouveaux titres aux lignes mélodiques simples mais terriblement efficaces. Sans transition, ‘My Kingdom Comes’, sur un titre alternant différents tempos, amène une certaine variété et rappelle certains titres des premiers opus de ‘Serenity’ et ‘Queen of Avalon’ revient à l’atmosphère épique avec un nouveau refrain entêtant. Après autant d’énergie, c’est avec ‘My Farewell’ que la pause bien méritée arrive montrant également le talent des Autrichiens pour des power ballades, certes assez commune, mais qui n’en reste pas moins très efficace. Les derniers titres reviennent au style du début de l’album, avec tout d’abord ‘Down to Hell’ et un nouveau refrain qui reste ancré, puis, le puissant et rapide ‘Wings of Pride’ et ‘Call To Arms’ avec de remarquables chœurs et une rythmique entraînante, et enfin, la belle reprise en acoustique de ‘Souls And Sins’ avec un bel accompagnement à la guitare sèche qui transforme complètement ce titre.

En résumé, les Autrichiens de ‘Serenity’ continuent sur la lancée de ‘Lionheart’ et ‘The Last Knight’ contient des hymnes qui seront sans aucun doute repris en concert et qui feront des heureux chez leurs fans mais également chez un public aimant un power métal épique et symphonique...

Interprêtes

Georg Neuhauser (Chant), Fabio d'Amore (Guitare, Basse, Chœurs), Christian "Chris" Hermsdörfer (Guitare, Chœurs), Andreas Schipflinger (Batterie, Chœurs) + Invité : Herbie Langhans (Chant)


Artiste : Amberian Dawn

Album : Looking for You

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 23-02-2020

Après un rafraichissant ‘Darkness of Eternity’ en 2017 (voir ici), les Finlandais d‘Amberian Dawn’ emmenés par le claviériste ‘Tuomas Seppälä’ sortent un nouvel album ‘Looking for You’ qui est déjà le 9ème et leur étiquette de ‘Abba Métal’ n’a jamais été autant appropriée.
Commençons par les compositions qui auraient toutes pu être écrites dans les années 70 tellement les mélodies sont proches de celles des Suédois : ‘United’ ouvre le bal avec des claviers qui constituent la base même des lignes mélodiques, les guitares étant reléguées au second plan et dans les solos, puis, ‘Eternal Fire Burning’ continue avec une rythmique entraînante, suivi d’un des hits de l’album ‘Looking for You’ et ‘Two Blades’ avec ses chœurs et ses lignes mélodiques qui nous paraissent familières, continue dans cette voie toute tracée. Les autres compositions également dans le même style sont ‘Go for a Ride’ et ‘Butterfly’ qui est un autre bijou mélodique et on se dit que sur ce type de compositions légères et joyeuses, l’élève est largement au niveau du maître. Au rayon des ballades, ‘Universe’ et le court instrumental ‘Au Revoir’ sont également dans la trame d’ABBA’ et nous ramènent à celles des Suédois; le seul titre qui sort du lot est ‘Symphony Nr. 1 Part 3 – Awakening’ qui est un titre symphonique et théâtral dans lequel l’apport de ‘Fabio Leone’ nous offre en beau duo vocal avec Päivi.

En résumé, les Finlandais d‘Amberian Dawn’ continuent de revendiquer haut et forts leurs étiquette d’ABBA métal’ et ce n’est pas la reprise musclée de ‘Lay All Your Love on Me’ des Suédois qui pourra dire le contraire; la similitude ne s’arrête pas là puisque, si l’on retire la reprise d’ABBA’ et le titre bonus remastérisé ‘Cherish My Memory’ de 2014, sur les 9 titres restants de ‘Looking for You’, 8 sont tous des bijoux mélodiques légers et entraînants qui nous ramènent aux albums des Suédois qui étaient également bien fournis en hits et il y a fort à parier que, s’ils avaient participé à l’eurovision dans les années 70, ils auraient certainement fait aussi bien que leurs ainés...

Interprêtes

‘Capri’ Päivi Virkkunen (Chant), Tuomas Seppälä (Claviers), Emil Pohjalainen (Guitare), Jukka Hoffren (Basse), Joonas Pykälä-aho (Batterie) + Invité : Fabio Leone (Chant)


Artiste : Serious Black

Album : Suite 226

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 25-02-2020

Je vous avais présenté le côté light de ‘Serious Black’ avec ‘First Light’ qui était un album acoustique reprenant des compositions de leurs albums précédents (voir ici) et 2020 a vu la sortie d’un nouvel enregistrement studio ‘Suite 226’. On retrouve donc les Allemands avec leurs instruments électriques qui nous distillent un power métal mélodique en commençant par un énergique ‘Let Me Go’ avec une première prestation vocale remarquable de ‘Urban Breed’ et un premier refrain qui ne vous quitte plus, puis, ‘When The Stars Are Right’ continue dans cette puissance avec une section rythmique enlevée. Suit ‘Solitude Etude’ avec un nouveau refrain très efficace et ‘Fate of All Humanity’ change de registre car plus proche de l’AOR. Quant à ‘Castiel’, après une introduction qui pourrait faire penser à une ballade, le tempo s’accélère ensuite pour un nouveau titre entraînant et une nouvelle belle prestation de ‘Urban Breed’ dans un registre assez haut perché, et ‘Heaven Shall Burn’ poursuit avec un titre plus classique et des riffs de guitare agressifs, puis, ‘Way Back Home’, sur un tempo rapide est moins puissant et plus près du rock mélodique, tout comme le titre suivant ‘We Still Stand Tall’. L’album se termine par ‘Come Home’ qui est une magnifique ballade et enfin, mon coup de coeur de l’album, ‘Suite 226’, qui nous embarque pour près de 9 minutes dans un titre en plusieurs parties, alternant énergie et apaisement avec une dernière prestation vocale admirable d‘Urban Breed’.

En résumé, les Allemands de ‘Serious Black’ sortent un album de power métal mélodique très réussi avec des compositions offrant une belle diversité et ‘Suite 226’ devait plaire à un public assez large aimant un métal puissant et mélodique...

Interprêtes

Urban Breed (Chant), Dominik Sebastian (Guitare), Mario Lochert (Basse), Ramy Ali (Batterie)


Artiste : A Life Divided

Album : Echoes

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 26-02-2020

Les Allemands de ‘A Life Divided’, dont le dernier album ’Human’ date de 2015, ont sorti un nouvel album ‘Echoes’ fin Janvier 2020. On est toujours dans des influences New Waves des années 80 lorsque l’électro prenait son envol et que les groupes de rock comme ‘Depeche Mode’ étaient en haut de l’affiche. Mais, à ces influences, ils rajoutent un talent indéniable pour des mélodies efficaces et très accessibles et ceci sur l’ensemble de l’album : ‘Hello Emptiness’ qui débute est certainement un des titres les plus tourmenté de l’album avec une rythmique assez lente mais dès ‘Dry Your Eyes’, le refrain et les arrangements électroniques nous ramènent quelques décennies en arrière sur une note plus insouciante et ‘Addiced’ accélère le rythme pour un titre entraînant que l’on s’approprie immédiatement. La suite continue dans cette voie avec des sonorités électroniques avec par exemple, ‘Confronted’ qui a un petit goût de ‘Shout’ de ‘Tears for Fears’ sorti en 1985 ou ‘Enemy’ avec son tempo marqué typique des années 80 ou encore ‘Circles’ et son refrain addictif fait pour être repris en choeur par tout un public.

En résumé, ce dernier album de ‘A Life Divided’ est fait pour passer un bon moment au rythme de compositions entraînantes et légères avec des sonorités électroniques qui nous ramènent quelques décennies en arrière et, si vous avez aimez des groupes comme ‘Depeche Mode’, ‘Duran Duran’ ou encore ‘Tears for Fears’ dans les années 80, cet album est certainement fait pour vous...

Interprêtes

Erik Damköhler (Guitare, Claviers, Programmations), Jürgen Plangger (Chant), Korl Fuhrmann (Batterie), Mike Hofstätter (Guitare), Toby Egger (Basse), Tony Berger (Guitare)


Artiste : Tinsley Ellis

Album : Ice Cream In Hell

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 28-02-2020

Après le très bon ‘Winning Hand’ en 2018, ‘Tinsley Ellis’ continue sa route et sort un nouvel enregistrement studio ‘Ice Cream In Hell’. On retrouve donc un blues/rock dans la plus pure tradition Américaine avec des compositions dans lesquelles la guitare électrique de Tinsley prend une part importante que ce soit dans les solos qui sont bien fournis mais également en accompagnement de chant comme il sait si remarquablement le faire. Que ce soit dans un style entraînant comme ‘Last One To Know’ qui rappelle le regretté ‘Joe Cocker’ ou l’entraînant boogie/rock ‘Foolin’ Yourself’, simple mais tellement efficace ou encore ‘Sit Tight Mama’ aux allures du King, mais également dans un style beaucoup plus calme et intimiste comme le classique ‘Hole In My Heart’ mais fort en émotion ou ‘Ice Cream In Hell’ à la rythmique funky ou encore le magnifique titre clôturant l’album ‘You’re Love’s Like Heroin’ dans lequel il montre une puissance émotionnelle à son paroxysme que ce soit dans son chant mais également dans son jeu de guitare, il nous régale sur toute la longueur de ce ‘Ice Cream In Hell’ et passé les dernières notes de ‘You’re Love’s Like Heroin’, on a qu’une seule envie, c’est de represser sur la touche play.
Bref, comme vous l’aurez compris, ‘Tinsley Ellis’ fait partie des ces artistes de blues qui perpétuent de la meilleure manière qu’il soit un style qui a été à l’origine de pas mal de genres de musiques actuelles et ‘Ice Cream In Hell’ est destiné non seulement au fans de blues/rock authentique mais également à un large public qui sera sans aucun doute touché par autant de talent...

Interprêtes

Tinsley Ellis (Guitare, Chant), Kevin McKendree (Claviers, Guitare), Steve Mackey (Basse), Lynn Williams (Batterie, Percussions), Jim Hoke (Saxophone), Quentin Ware (Trompette)


Artiste : Autumn’s Child

Album : Autumn’s Child

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 29-02-2020

Je me disais bien que depuis 2019, nous n’avions plus la sortie de début d’année de ‘Last Autumn’s Dream’, ‘Fourteen’ étant sorti en début 2018 et ‘Mikael Erlandsson’ ayant décidé de brouiller les cartes avec un album solo ‘Capricorn Six’ en 2019, voici que 2020 voit la sortie du même album… à non, on me dit dans l’oreillette que malgré une pochette assez semblable, ce n’est pas un 7ème album solo mais, après le split de ‘Last Autumn’s Dream’, un tout nouveau projet sous le nom d‘Autumn’s Child’ ; tiens, le Suédois a fait un enfant et le bébé se porte bien car, exit les ‘Nalle Pählsson’ , ‘Peter Söderström’, ‘Ulf Wahlberg’ et ‘Jamie Borger’ et bonjour les petits nouveaux avec ‘Pontus Åkesson’ en lead guitare, ‘Claes Andreasson’ jouant de la guitare acoustique et des claviers additionnels et aux manettes de ce premier opus, ‘Jona Tee’ (H.E.A.T.) aux claviers, ‘Hired Guns’ à la basse et ‘Robban Bäck’ à la batterie (Eclipse, W.E.T.). Vu le pédigré de chaque artiste, inutile de vous faire languir : on est de plein pied dans un rock mélodique qui est devenu une spécialité Scandinave avec un nombre impressionnant de formations qui gravitent dans ce style de musique. Mais il faut avouer que ‘Mikael Erlandsson’ a ce talent pour composer des pépites mélodiques qui sont toutes remarquables aussi bien dans les titres énergiques comme l’entraînant ‘Glory’ avec des intonations Hispaniques ou ‘Cryin for Love’ et son refrain qui rentre directement dans la tête ou encore ‘Face the Music’ et ‘You’re Breaking My Heart Again’ influencés par les années 80, mais également dans les ballades et l’album en comporte trois magnifiques ‘Victory’, ‘Sayonare Eyes’ et ‘Heaven Knows Your Name’ et un mid-tempo tout autant mémorable, ‘Everytime’.

En résumé, c’est encore un bel album que nous a concocté ‘Mikael Erlandsson’ qui est dans la continuité de son ancienne formation ‘Last Autumn’s Dream’ et, par conséquent, ‘Autumn’s Child’ devrait plaire à un large public aimant un rock mélodique efficace et accessible dès la première écoute...

Interprêtes

Mikael Erlandsson (Chant, Piano, Guitare), Claes Andreasson (Guitare, Claviers), Pontus Åkesson (Guitare), Jona Tee (Claviers), Robban Bäck (Batterie), Hired Guns (Basse)


Artiste : Ravenword

Album : Transcendence

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 01-03-2020

‘Ravenword’ a été formé il y a déjà 13 ans par le claviériste ‘Davide Scuteri’ et après une première démo, il s’en est suivi une longue période d’inactivité et 2016 a vu la reformation du combo Italien pour finalement déboucher sur un premier enregistrement studio début 2020 ‘Transcendence’. Ce premier opus est inspiré du poème ‘The Raven’ (‘Le Corbeau’) d’Edgar Allen Poe’ qui est un auteur qui revient souvent dans les influences des groupes de métal (voir par exemple ‘Aeternitas’ et leur album ’ Tales of the Grotesque’ sorti en 2018). Après une première écoute, j’ai l’impression de revenir au début du métal symphonique à la fin des années 90, avec une utilisation prépondérante des claviers, les riffs guitares étant relégués au deuxième plan mais tout en gardant l’énergie et la puissance de ce style.
Dès le premier titre ‘Blue Roses’, on découvre dans une mélodie entraînante et accessible le chant de ‘Chiara Tricarico’ qui n’est pas une inconnue puisqu’elle a déjà plusieurs projets à son actif avec entre autres ‘Temperance’ (voir les albums dans laquelle elle à participé ici et ici) mais également un autre projet ‘Moonlight Haze’ et son registre s’accorde parfaitement avec le style allègre du groupe. Suit ‘Life Is Your Hands’ qui continue dans cette voie avec une nouvelle mélodie assimilable immédiatement et une belle alternance entre parties chantées et instrumentales, puis ‘No More’, avec son tempo enlevé offre également de judicieux changements de tempo. ‘Lullaby of the Last Petal’, bien placé après le fougueux ‘No More’ est la première pause ballade dans laquelle ‘Chiara Tricarico’ montre qu’elle est également très à l’aise dans des moments plus calmes. Avec ‘Purity’, un de mes coups de cœurs de l’album, j’ai l’impression de revenir aux lignes mélodiques des premiers ‘Nightwish’, à la fin des années 90, d’autant plus que dans certaines parties, Chiara a des intonations se rapprochant de ce que faisait ‘Tarja’ à cette époque et ‘Rain of Stars’ qui suit, est également dans ce style. La suite continue de faire défiler des compositions toutes aussi mélodiques les unes que les autres, l’entraînant ‘Queen of Darkness’ avec de très beaux arrangements vocaux, l’énergique ‘What I Need’ avec quelques growls, une nouvelle belle ballade ‘The Swan Song’ puis ‘Dylan’ et ‘Crismon Lake’, tous les deux frisant les 7 minutes, qui sont sans doute les deux titres les plus recherchés et variés de l’opus et c’est avec le magnifique mid-tempo ‘The Distance’ aux accents folk et une mémorable ballade de près de 8 minutes qui nous ramène encore au début de ‘Nightwish’ que l’album de termine.

En résumé, les Italiens de ‘Ravenword’ sortent un album de métal symphonique tout à fait remarquable, varié et alternant de belle manière, énergie et sérénité, et, même s’ils leur style n’amène pas forcément de nouveauté au genre, ‘Transcendence’ sera sans aucun doute très bien accueilli par tout un public qui suit le métal symphonique depuis ses débuts dans le courant des années 90...

Interprêtes

Chiara Tricarico (Chant), Davide Scuteri (Claviers), Cesare Ferrari (Guitare, Basse), Michele Olmi (Batterie)


Artiste : Moon Reverie

Album : Moon Reverie

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 03-03-2020

‘Moon Reverie’ est le projet du guitariste ‘Luca Poma’ qui est bien connu et renommé dans le monde du métal et du hard-rock pour avoir collaboré avec des artistes comme ‘Uli Jon Roth’ ou ‘Vinnie Moore’ ou encore ‘Kee Marcello’ (voir chronique ici). Il sort donc un premier album sous le nom de son projet et a embarqué pour l’occasion le chanteur ‘Luca Pozzi’, la claviériste ‘Nicola Leonesio’ et le batteur ‘Manuel Togni’. Le style de l’Italien est un hard-rock néo-classique avec de multiples influences allant du power métal au métal symphonique en passant par la métal mélodique.

Ce sont 12 titres pour plus d’une heure de musique qui s’offrent à nous et après la courte introduction instrumentale où l’on sent déjà une belle fusion entre les claviers de ‘Nicola Leonesio’ et la guitare de ‘Luca Poma’, ‘Forgiveness’ démarre fort avec un titre énergique dans un style power métal cher aux Italiens qui nous offre un premier refrain mélodique à souhait, puis, ‘I Will Come For You’ est une composition plus hard-rock qui nous ramène aux années 70/80 avec les claviers qui jouent un rôle important et qui peut faire penser à des formations comme ‘Deep Purple’ ou ‘Rainbow’, et ‘Say Forever’ change encore de registre pour un titre beaucoup plus rock mélodique proche de l’AOR. Après ses 3 premiers titres assez différents les uns des autres, ‘Eyes’ continue dans un hard-rock énergique des années 80 avec une remarquable prestation au chant de ‘Luca Pozzi’ qui a une voix puissante assez aiguë qui s’accorde parfaitement avec ce genre de composition, puis ‘In My Heart’ est la ballade que tout groupe de hard-rock mélodique aurait aimé composé et ‘The Raven’ revient à du power métal avec un tempo rapide et un solo de guitare déchaîné de ‘Luca Poma’. On retrouve ensuite les ‘First And Last’ qui après l’introduction flamenco à la guitare classique, nous ramène à du hard-rock puissant et mélodique des années 80, puis ‘On the Edge’ continue dans ce registre et on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec ‘Rainbow’ d’autant plus que le solo de guitare de ‘Luca Poma’ est très proche de ce que pouvait faire ‘Ritchie Blackmore’ à l’époque. Avec la ballade ‘Far Above’, nous revenons aux années 70 avec un beau mélange entre ‘Deep Purple’ et ‘Led Zeppelin’ et ‘End of Times’ est également dans cette veine avec un côté folk et des lignes mélodiques que pourrait revendiquer, cette fois, le nouveau ‘Ritchie Blackmore’ avec sa compagne ‘Candice Night’ (voir ici). Et puis, il y a ce dernier titre instrumental ‘Moon Rêverie Suite’ qui est fait sur mesure pour les nostalgiques de battles claviers/guitare qui étaient une des spécialités du hard-rock des années 70 avec des groupes comme ‘Deep Purple’ et qui met en avant ‘Luca Poma’ et ‘Nicola Leonesio’ dans un superbe titre mélodique et entraînant aux sonorités classiques mélangeant de très belle manière acoustique et électrique.

En résumé, ce magnifique album de ‘Luca Poma’ nous ramène avec un son moderne quelques décennies en arrière au temps des grands groupes de hard-rock avec des artistes très talentueux et ‘Moon Reverie’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment mélanger métal et hard-rock mélodique...

Interprêtes

Luca Poma (Guitare, Basse, Choeurs), Manuel Togni (Batterie), Luca Pozzi (Chant), Nicola Leonesio (Claviers, Choeurs)


Artiste : Leecher

Album : Deviant

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 04-03-2020

Après ‘Sightless’ en 2016, les Hongrois de ‘Leecher’ qui évolue dans un métal symphonique avec comme seuls instruments des violoncelles et une batterie comme le groupe ‘Apocalyptica’ (voir leur dernier album ici), sortent un nouvel album ‘Deviant’, mais à la différence des Finlandais, ils intègrent une chanteuse ‘Anett Horváth’ et leur style est beaucoup plus symphonique avec des sonorités se rapprochant de la musique classique.

Après la courte et calme introduction ‘Harvester of Calamity’ dans laquelle ‘Anett Horváth’ nous berce avec sa douce voix, ‘Infinite Greed’ est un premier titre énergique avec de remarquables arrangements vocaux que ce soit au niveau des chœurs que des différentes voix et les violoncelles se fondent merveilleusement bien dans l’ensemble, puis, ‘One-Second Confusion’ dont la vidéo est ci-dessus nous embarque dans une mélodie efficace et entraînante. Avec le début de ‘Rainmaker’, les violoncelles accentuent le côté mélancolique puis le titre prend de l’ampleur et alterne ensuite de belle manière des parties calmes et puissantes. La suite fait défiler How Close Is Too Far’, dans un métal symphonique plus classique, ‘Messenger of Fear’ avec son refrain addictif et sa rythmique enlevée dans une ambiance épique, le beau mid-tempo ‘Architect of Fear’ avec une rythmique chaloupée, l’énergique ‘Get Over It’ avec un nouveau refrain entêtant et ‘Cassandra’ est une belle ballade mélancolique, sentiment renforcé par le jeu des violoncelles. L’album se termine par mes deux coups de cœurs de l’album, tout d’abord ‘Lake of Contradiction’ qui est le titre dans lequel les violoncelles amènent le plus de modernité avec des changements de tempos fréquents et enfin ‘Celestial Alignement’ qui est un peu le résumé de l’ensemble de l’album et certainement le titre le plus varié avec de très beaux arrangements que ce soit vocalement ou instrumentalement.

En résumé, ce deuxième album des Hongrois de ‘Leecher’ est une réussite totale et leur spécificité de n’utiliser que des cordes en fait un groupe à part car ils amènent un métal symphonique sortant de l’ordinaire et ‘Deviant’ est à conseiller non seulement au fans de ce style mais également à un public aimant le mélange des sonorités de musique classiques et la force du métal...

Interprêtes

Anett Horváth (Chant), Barabás Bótyik (Violoncelle), Ádám Nagy (Violoncelle), Ábel Libisch (Compositions), Dávid Tamási (Batterie), Miron Miron Kováts (Violoncelle)


Artiste : Bernard Allison

Album : Songs from the Road

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 05-03-2020

On ne présente plus ‘Bernard Allison’ aux fans de blues-rock et le début de l’année 2020 a vu la sortie d’un live ‘Song from the Road’ qui est une très bonne façon de connaître cet artiste qui prend toute sa dimension en concert. Dans une set list assez large qui va de ‘Times are Changing’ de 1998 (‘I Can't Get You out of My Mind’) à ‘Let It Go’ de 2018 qui est très bien représenté (‘Night Train’, ‘Cruisin For A Bluesin’, ‘Same Ole Feeling’, ‘Backdoor Man’ et ‘You're Gonna Need Me’), il nous embarque pour une heure et quart dans son monde musical accompagné par des musiciens talentueux et avec une production irréprochable. Ce sont donc 13 titres qui s’offrent à nous et mis à part les fabuleux blues ‘Let’s Try It Again’ de près de 10 minutes et ‘You’re Gonna Need Me’ qui sont de son père ‘Luther Allison’, les 11 autres titres sont tous de ses compositions : on navigue entre ambiances funky comme dans ’Night Train’ ou ‘Call Me Momma’ ou encore ‘Meet Me Half Way’, blues/rock avec ‘Stay with Me Tonight’ ou ‘I Can’t Get You out of My Mind’ ou encore ‘Feels Kinda Funny’, blues sensuel avec ‘You’re Gonna Need Me’ ou ‘Let’s Try Again’ et jazzy avec ‘Cruisin for a Bluesin’ : Impossible de rester de glace devant le simple mais très efficace ‘Something’s Wrong’ ou dans le solo de guitare de ‘Slide Master’. On peut également noter, en plus de la remarquable prestation de ‘Bernard Allison’ que ce soit au chant ou à la guitare, les très beaux solo de saxophone de ‘José James’ dans la majorité des titres et pour n’en prendre qu’un je citerai celui de ‘Let’s Try Again’ de près de 2 minutes.

En résumé, ce live de ‘Bernard Allison’ est un très beau moment de blues décliné à toutes les sauces et par conséquent devrait sans aucun doute plaire à tous les amoureux de blues mais est également à mettre entre toutes les oreilles car ‘Songs from the Road’ perpétue un style indémodable qui a pris ces racines au XIX siècle dans le sud des Etats-Unis...

Interprêtes

Bernard Allison (Guitare, Chant), George Moyé (Basse), Mario Dawson (Batterie), José James (Saxophone, Percussions), Dylan Sulfer (Guitare)


Artiste : Eternal Doubt

Album : Tales of Roland Tebute

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 08-03-2020

‘Eternal Doubt’ est un nouveau groupe de power métal qui nous vient d’Italie et qui est né des cendres de deux formations, ‘Rising Sundown’ et ‘Utopy’ avec à la clé un premier album qui se nomme ‘Tales of Roland Tebute’. Mais ce serait réducteur de les limiter à ce style particulier car, après une première écoute, ils mélangent des influences multiples allant du métal symphonique au rock mélodique avec un rôle important des claviers qui forment la base mélodique.

C’est avec ‘Twilight of the Northern Portal’ que l’album débute et dès l’introduction, les claviers de ‘Marco Fanton’ donnent le ton sur une mélodie entraînante, les guitares venant en appui pour amener la puissance et on découvre ‘Marco Perazzolo’ au chant qui fait une première prestation remarquable et ‘Luca Pegoraro’ et ‘Marco Fanton’ avec un magnifique échange guitare/claviers, puis ‘Devil’s Peak’ continue dans ce style mélodique et enlevé et propose un passage épique narré et plus calme en milieu de titre puis un nouveau solo de guitare magistral. Suit le puissant ‘Atomic Ballet’ dans un style théâtral avec une magnifique prestation vocale de ‘Marco Perazzolo’, puis ‘On My Shoulder’ change de registre pour une composition plus calme et très mélodique flirtant avec de l’AOR et ‘Following the North Star’ nous emmène dans une ambiance folk/métal entraînante sur un tempo rapide puis, avec ‘Make Me Believe’, on tient un savant mélange entre du rock mélodique et du power métal. C’est avec ‘Eternal. Doubt, Pt 1’ que la pause intervient avec une magnifique ballade à l’accent folk, puis le court instrumental ‘Reaching the Apocalypse’ très cinématographique sert d’introduction à ‘Ourmageddon’ digne des plus grands groupes de power métal en nous embarquant pour une mélodie rapide et épique. Changement de décor avec les deux derniers titres qui n’en forment qu’un, avec tout d’abord ‘Ulysses 'Speech’ et des sonorités électroniques, une mélodie inquiétante et des voix trafiquées servant d’introduction à ‘Ode to Life’ qui termine l’album en beauté avec un titre entraînant loin du métal et avec une mélodie simple mais hyper efficace qui vous reste dans la tête.

En résumé, les Italiens d’Eternal Doubt’ sortent un très bel album, toujours très mélodique et mariant des genres assez différents ce qui le destine à un public ouvert à différents styles allant du rock au métal et intégrant toutes sortes d’influences...

Interprêtes

Marco "Peppo" Perazzolo (Chant, Choeurs), Luca "Luke" Pegoraro (Guitare), Alberto "Manz" Manzardo (Guitare, Choeurs), Marco "faent" Fanton (Claviers), Nicola "Berno" Bernardi (Basse, Guitare, Choeurs), Elia "Elica" Sgaggero (Batterie, Percussions, Choeurs)


Artiste : Neopera

Album : In Momeriam

Date de Sortie : 31-01-2020

Ajouté le : 28-03-2020

‘Neopera’ est un nouveau projet de métal symphonique qui a été créé par des artistes de groupes de métal en 2011, le bassiste ‘Dirk Schlächter’ du groupe ’Avalanch’, le guitariste ‘Jörn Schubert’ de ‘Dark Age’ et le batteur également de ‘Dark Age’, ‘André Schumann’, avec à la clé en 2014 leur premier album ‘Destined Ways’. Leur particularité est d’avoir intégré deux chanteurs lyriques, tout d’abord, la soprano ‘Nina Jiers’ (qui est très proche de ce que peut faire ‘Tarja’) et le baryton ‘Thorsten Schuck’ mais avec en plus un chanteur Death, ‘Mirko Gluschke’ et, globalement, leur style s’apparente à ce que peut faire ‘Therion’, les growls étant plus présents que chez nos amis Suédois.

’In Memoriam’ n’est pas à proprement dit un nouvel album mais contient deux nouveaux morceaux et une deuxième partie constituée de titres du premier album exécutés en public et en acoustique. Commençons par les deux nouveaux titre, tout d’abord ‘Euphoria’ qui débute de façon grandiose et sur un tempo rapide avec les growls de ‘Mirko Gluschke’, puis c’est avec une mélodie qui rentre immédiatement dans la tête que le chant lyrique de Thorsten et Nina fait son apparition puis, suit un très beau passage plus calme avec de magnifiques chœurs et enfin, le final reprend de la puissance avec le thème mélodique du début. Quant à ‘Before We Fall’, après une introduction symphonique à la ‘Within Temptation’, déroule de belles lignes mélodiques dans laquelle alterne les différents registres vocaux avec de beaux duo entre les deux chanteurs lyriques. En ce qui concerne la partie acoustique, les compositions, toutes tirées du premier album, mettent en valeur les trois chanteurs qui utilisent pour l’occasion leur chant clair ou lyrique et on est assez loin du métal de l’opus original, les 6 titres distillant de belles lignes mélodiques, les accompagnements avec un piano et avec des cordes renforçant ce côté classique et même si ‘Remote’ et ‘Destined Ways’ sont un peu plus énergiques, l’ambiance générale des compositions reste assez calme à l’image de ‘Last Pantomime’, ‘The Unspeakable’ et ‘Falling Water’.

En résumé, les Allemands de ‘Neopera’ sortent un très bon album qui montrent les deux facettes de cette formation de métal symphonique et, en attendant leur prochain opus, ‘In Momeriam’ nous fait patienter et devrait plaire à un public qui aime mélanger classique et métal et qui apprécie le chant lyrique...

Interprêtes

Dirk Schlächter (Basse), Jörn Schubert (Guitare), André Schumann (Batterie), Thorsten Schuck (Chant), Nina Jiers (Chant), Mirko Gluschke (Growls)


Artiste : Zio

Album : Flower Torania

Date de Sortie : 25-01-2020

Ajouté le : 19-02-2020

‘Zio’ est le projet du batteur ‘Jimmy Pallagrosi’ (ancien batteur de ‘Karnataka’ – voir ici) qui a écrit et composé un album concept de rock progressif avec des chanteurs prestigieux qui jouent les 4 personnages de l’histoire : on retrouve ‘Hayley Griffiths’, l’ancienne chanteuse de ‘Karnataka’ qui devrait sortir un album en 2020 avec le ‘Hayley Griffiths Band’, ‘Heather Findlay’ l’ancienne chanteuse de ‘Mostly Autumn’ qui continue une carrière solo (voir dernier album ici et le dernier live ici), ‘That Joe Payne’ qui a été le chanteur du groupe de rock progressif ‘The Enid’ et ‘Franck Carducci’ (voir son dernier album ici). ‘Flower Torania’ est l’histoire d’Alan qui doit affronter des épreuves dans trois royaumes magiques pour pouvoir récupérer la fleur Torania qui l’aidera à redonner le sourire à une petite fille Belbi qui a été condamnée à ne plus jamais sourire.
Côté musique, c’est un opéra progressif avec des atmosphères assez différentes les unes des autres et ceci à l’intérieur même des différents titres qui vont de 2 minutes à 8 minutes chacun. Par exemple, on passe d’une courte introduction mélancolique piano/voix ‘Ride Along’ à ‘X-Ray’ qui développe un rock progressif alternant passages enlevés et calmes dans lesquels, les arrangements vocaux et instrumentaux sont recherchés et complexes. C’est en milieu d’opus que l’on a les 4 plus longs développements qui sortent tous des schémas classiques de progressif avec des influences multiples entre pop, rock et métal et de nombreux changements de rythme au sein même de chaque composition, chacune amenant une grande originalité mais demandant forcément plusieurs écoutes pour en tirer toute la richesse.

En résumé, ‘Jimmy Pallagrosi’ avec des artistes de talents sort un opéra progressif hors norme avec de multiples influences juxtaposées, ce qui en fait un album tout à fait à part et certainement réservé à un public averti car difficile à apprivoiser...

Interprêtes

Jimmy Pallagrosi (Batterie), Hayley Griffiths (Chant), That Joe Payne (Chant), Heather Findlay (Chant), Franck Carducci (Chant), Olivier Castan (Claviers), Lizzie Hayes (Basse), Marc Fascia (Guitare), Richard Henshall (Guitare), Alex Lofocco (Basse), Cagri Tozluoglu (Orchestration), Alfonso Alfano (Accordéon)


Artiste : Mono Inc.

Album : The Book of Fire

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 09-02-2020

Après ‘Welcome to Hell’ en 2018 (voir ici), les Allemands de ‘Mono Inc.’ remettent ça en ce début 2020 avec un nouvel enregistrement studio ‘The Book of Fire’, qui est un album concept sur l'Inquisition, la magie interdite, l'hérésie, la persécution et la mort (quel programme !). On retrouve donc les mélodies entraînantes simples et efficaces de nos quatre Allemands qui continuent de distiller un rock bon enfant en opposition avec des thèmes toujours assez noirs et ce n’est pas ‘The Book of Fire’ qui nous fera dire le contraire : si vous n’avez pas une envie irrésistible de bouger au rythme de titres comme ‘The Book of Fire’, ‘Louder Than Hell’, ‘Shining Light’, ‘Run for Your Life’ ou encore ‘The Gods of Love’, c’est que vous n’êtes pas fait pour ce genre de musique. ‘Katha Mia’ est toujours un vrai métronome à la batterie, le chant grave de ‘Martin Engler’ est toujours aussi saisissant et le mélange des différentes voix dans les refrains est toujours aussi efficace. A noter également de belles compositions beaucoup plus calmes comme ‘Warriors’ ou ‘Nemesis’ mais également l’épique instrumental final ‘What Have We Done’ dans le même veine que ce que pourrait faire ‘Hanz Zimmer’

En résumé, les Allemands de ‘Mono Inc.’ sortent un nouvel album dans la continuité des opus précédents et, même si les compositions demeurent assez semblables les unes des autres, ils continuent à nous offrir un rock entraînant qui est désormais leur marque de fabrique...

Interprêtes

Martin Engler (Chant), Carl Fornia (Guitare, Chant), Manuel Antoni (Basse, Chant), Katha Mia (Batterie, Chant)


Artiste : Temperance

Album : Viridian

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 11-02-2020

‘Michele Guaitoli’ est un chanteur bien occupé car entre ‘Visions of Atlantis’ (voir leur dernier album ici) et les Italiens de ‘Temperance’, les sorties d’albums et les concerts se multiplient et le dernier enregistrement des Italiens ‘Viridian’ vient de paraitre, le précédent ‘Of Jupiter and Moons’ datant de 2018 (voir ici).
D’entrée, avec ‘Mission Impossible’ on est dans le bain d’un métal symphonique, mélodique et entraînant avec un premier refrain qui vous rentre immédiatement dans la tête tout comme celui du titre suivant ‘I Am the Fire’ et ‘Start Another Round’ continue dans cette voie; le point fort des Italiens est un section vocale fournie avec ‘Alessia Scolleti’, ‘Michele Guaitoli’ et le guitariste ‘Marco Pastorino’ qui vient renforcer le duo ce qui donne encore plus de force dans les refrains. Avec ‘My Demons Can’t Sleep’, ça me rappelle certaines lignes mélodiques que ‘Visions Of Atlantis’ et ‘Let It Beat’ est encore un bijou mélodique avec un nouveau refrain entêtant. Après autant d’énergie sur la première moitié de l’album, vient le mid-tempo ‘Scent of Dye’ qui permet une première pause, puis, ‘The Cult of Mystery’ revient à une rythmique entraînante et ‘Nanook’ continue dans cette énergie avec quelques influences folk et une partie centrale plus calme avec une belle chorale d’enfants qui répètent la même mélodie. ‘Gaia’ est la deuxième pause, cette fois ci avec une magnifique balade, comme savent si bien le faire les Italiens puis l’album se termine avec le court ‘Catch The Dream’, titre a capella proche du gospel et tout à fait remarquable, puis avec ‘Lost in the Christmas Dream’ qui est une chanson de Noël décalée par rapport au reste mais qui est très festive et qui a été sorti en single début décembre (voir vidéo ci-dessus) à l’image de ce qu’on déjà fait certains groupes de rock ou de métal dans le passé (voir ‘It’s Christmas Time’ de ‘Status Quo’ ou l’album ’Christmas Christmas’ de ‘Cheap Trick’.

En résumé, les Italiens de ‘Temperance’ démarre bien l’année 2020 avec ce nouvel album qui devrait faire des heureux dans le monde du métal symphonique et certainement au-delà car il est rempli de mélodies entraînantes et très accessibles...

Interprêtes

Alessia Scolletti (Chant), Michele Guaitoli (Chant, Piano), Marco Pastorino (Guitare, Chant), Luca Negro (Basse), Alfonso Mocerino (Batterie)


Artiste : Revolution Saints

Album : Rise

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 12-02-2020

‘Revolution Saints’ est un groupe composé d’artistes de la scène hard-rock mélodique avec ‘Deen Castronovo’ (‘Journey’, ‘Bad English’, ’Gioeli – Castronovo’), Doug Aldrich (‘Whitesnake’, ‘Dio’) et ‘Jack Blades’ (‘Night Ranger’, ‘Damn Yankees’) qui ont déjà sorti 2 albums studio et le dernier ‘Light In The Dark’ date de 2017 (voir ici); pour ce nouvel opus ‘Rise’, ils ont fait appel à ‘Alessandro Del Vecchio’, que l’on ne présente plus (voir le dernier album dans lequel il a participé ici), pour ces talents de claviériste mais également pour la production et par conséquent, compte tenu du pédigré de l’Italien, on se doute du résultat d’autant plus qu’avec les 3 artistes cités plus haut, on tient le haut du pavé du hard-rock mélodique. Par conséquent, pas de surprise, c’est une suite de mélodies imparables qui défilent les unes après les autres et qui sont d’une efficacité remarquable dès la première écoute. On navigue entre des titres énergiques comme ‘When The Heartache Is Gone’, ‘Rise’ ou encore ‘Higher’ et d’autres, plus AOR comme ‘Price The Pay’, ‘Coming Home’ ou encore ‘Talk to Me’ sans oublier les magnifiques balades ‘Closer’ et ‘Eyes of the Child’.

En résumé, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, les Américains de ‘Revolution Saints’ avec en invité de marque l’Italien ‘Alessandro Del Vecchio’ sortent un excellent album de hard-rock mélodique, varié et accessible à la première écoute et ‘Rise’ devrait ravir tous les amateurs de ce style qui puise ses racines dans le début des années 80...

Interprêtes

Deen Castronovo (Batterie, Chant), Jack Blades (Basse, Chant), Doug Aldrich (Guitare) + invités : Alessandro Del Vecchio (Claviers), Lunakaire (Chant)


Artiste : Decarlo

Album : Lightning Strikes Twice

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 15-02-2020

‘Tommy Decarlo’ n’est autre que le chanteur et claviériste de ‘Boston’ groupe de rock mélodique des années 70 qui n’a pas sorti des tonnes d’album mais qui avait eu une grande renommée aux Etats-Unis (voir ici). Avec son fils guitariste et claviériste, ‘Brett Nelson’ à la basse et ‘Dan Hitz’ à la batterie, il nous offre avec ‘Lightning Strikes Twice’ un album de rock mélodique rempli de compositions accessibles à la première écoute avec un sentiment de revenir dans les années 80, avec des groupes comme ‘Foreigner’, ‘Journey’, ‘Asia’ et même ‘Eagles’ car certains titres sont typés westcoast comme le premier titre de l’album ‘A Better Day’ et son refrain addictif. Que ce soit dans les compositions énergiques comme ‘Rock’n’Soul’, ‘Stand Up’ ou encore ‘Gotta Go’, les titres plus AOR comme ‘You Are the Fire’, ‘Give Love a Try’, ’There She Goes’ ou encore ‘I Think I Fell in Love With You’ ou encore les 2 belles ballades ‘Still in Love’ et ‘The One’, on est séduit par ces lignes mélodiques qui s’apprivoisent immédiatement.

En résumé, les Américains de ‘Decarlo’ sortent un très bon album de rock mélodique qui nous font remonter quelques décennies en arrière et par conséquent, ‘Lightning Strikes Twice’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment les grands groupes de rock mélodique des années 80...

Interprêtes

Tommy DeCarlo (Chant, Claviers), Tommy DeCarlo Jr (Guitare, Claviers, Chant), Dan Hitz (Batterie), David Netta (Basse), Payton Velligan (Claviers, Guitare, Basse, Chant), Christian Sturt (Batterie)


Artiste : Marco Hietala

Album : Pyre of the Black Heart

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 16-02-2020

‘Marco Hietala’, bien connu dans le domaine du métal symphonique puisqu’il est le bassiste de ‘Nighwish’, sort un album sous son propre nom ‘Pyre of the Black Heart’. Contrairement au style de ‘Nightwish’ et même si les instruments électriques sont de rigueur, les compositions sont globalement moins énergiques et les titres qui restent puissants comme ‘Stones’ et ses intonations à la ‘Nightwish’ ou ‘Runner of the Railways’ avec ses fortes influences folk ou ‘Death March of Freedom’ ou encore ‘Star, sand and shadow’ influencé par les années 80, sont relativement éloignés du métal mais très agréables à l’écoute avec des mélodies accessibles. Pour ce qui est des autres compositions, elles sont beaucoup plus intimistes, en commençant par ‘The Voice Of My Father’ qui est la première ballade de l’album et qui met l’accent sur les relations père fils. Suivent dans le même registre les 3 titres ‘Dead God’s Son’, ‘For You’ et ‘I Am the Way’ avec un final qui me rappelle la période ‘Gilmour’ de ‘Pink Floyd’ avec ‘High Hopes’ (d’ailleurs ‘Nighwish avait repris en concert ce titre). Et c’est également avec deux ballades, ‘I Dream’ et ‘Truth Shall Set You Free’ avec une magnifique prestation vocale de Marco (on n’a pas l’habitude de l’entendre dans ce registre calme et serein), que l’album se conclût de très belle manière.

En résumé, avec cet album, ‘Marco Hietala’ nous montre un tout autre visage que celui du bassiste de ‘Nighwish’, forcément plus libre, ce qui lui permet, en allant puiser dans ses influences et dans ses origines, de nous offrir des compositions plus intimistes qui pour ma part ont encore plus de force émotionnelle dans sa langue natale (voir la version en finnois de ‘Pyre of the Black Heart’ ici)...

Interprêtes

Marco Hietala (Chant, Basse), Tuomas Wäinölä (Guitare), Vili Ollila (Claviers), Anssi Nykänen (Batterie)


Artiste : Elegy of Madness

Album : Invisible World

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 18-02-2020

Après ‘New Era’ en 2017 (voir ici), les Italiens d‘Elegy of Madness’ reviennent avec un nouvel album ‘Invisible World’ et ils continuent à distiller un métal symphonique mélodique et facile d’accès avec des titres assez courts entre 3 et 4 minutes. Ils ont bien évolué dans les arrangements et les chœurs, ‘Anja Irullo’ est désormais beaucoup plus sûre dans son chant et ceci dans tous les registres et ‘Tony Tomasicchio’ participe désormais au chant ici et là par le biais de growls ce qui peut faire penser au style de ‘Leaves’ Eyes’ (voir leur dernier EP ici). Dès les premiers titres, on embarque pour des mélodies simples mais efficaces dans lesquelles les riffs de guitare sont au même niveau que les arrangements orchestraux faits par ‘Luca Basile’ et le violoncelle de ‘Larry Ozen Amati’ permet d’amener une assise à l’ensemble. Pour ne pas faire du titre à titre, je citerai ‘Apnoea’ pour son refrain qui vous rentre directement dans la tête, l’épique ‘Aegis of Light’ avec ses changements de tempo et l’alternance entre le chant aérien de Anja et les growls de Tony, ‘Kore’ pour son côté folklorique avec l’utilisation de la flûte, ‘Fil Rouge’ et ses effets électroniques amenant une certaine modernité et la ballade ‘Reborn’ avec une belle prestation vocale d‘Anja Irullo’.

En résumé, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, les Italiens d‘Elegy of Madness’ sortent un très bon album de métal symphonique avec des compositions accessibles grâce à des mélodies simples mais très efficaces et ‘Invisible World’ devrait donc plaire à tous les adeptes de ce style...

Interprêtes

Anja Irullo (Chant), Tony Tomasicchio (Guitare, Growls), Marco Monno (Guitare), Luca Basile (Violoncelle, Arrangement Orchestre), Larry Ozen Amati (Basse), Francesco Paolo Caputo (Batterie)


Artiste : Nektar

Album : The Other Side

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 20-02-2020

C’est encore un groupe légendaire qui revient sur le devant de la scène, j’ai nommé les Anglais de ‘Nektar’ qui ont commencé leur carrière il y a plus de cinquante ans !! Malgré le décès de ‘Roye Albrighton’ en 2016, les 3 autres membres historiques du début ‘Derek "Mo" Moore’, ‘Ron Howden’ et ‘Mick Brockett’ (qui a suivi ‘Nektar’ en tant que régisseur lumière) décident de continuer l’aventure avec à la clé un enregistrement regroupant de nouvelles compositions mais également des compositions qu’ils ont ressorti de leur tiroirs et qui n’avaient jamais été achevées. Les autres membres du groupes sont le guitariste ‘Ryche Chlanda’ qui était de la partie dans la fin des années 70, le bassiste ‘Randy Dembo’ qui a rejoint ‘Nektar’ en 2005 et un petit nouveau ‘Kendall Scott’ aux claviers. A noter également que d’anciens membres de ‘Nektar’, le guitariste ‘Alex Hoffmeister’ et le claviériste ‘Klaus Henatsch’ ont sorti un album sous le nom ‘New Nektar’ en 2018 (voir ici).
On embarque donc pour un voyage dans le temps, et quel voyage, car ce sont 66 minutes qui s’offrent à nous et ‘I’m on fire’, qui ouvre l’album et qui a été écrit par ‘Derek "Mo" Moore’ dans la fin des années 70, est une fantastique composition qui nous ramène à des sonorités bien connues de ces années et on peut entendre des influences multiples qui vont de ‘Emerson Lake & Palmer’ au ‘Beatles’ en passant par ‘Deep Purple’ tout ceci étant mélangé dans un long développement progressif. Avec ‘Skywriter’ qui était à l’origine en 1978 une chanson qui s’appelait ‘Skypilot’ et qui n’avait pas été enregistré, on reste dans l’influences des années 60 avec les 4 garçons dans le vent et des sonorités d’orgue rappelant ‘Procol Harum’, puis, ‘Love Is/The Other Side’ est la pièce maitresse de près de 18 minutes qui rassemble deux titres dans un style paisible avec de belles mélodies et de remarquables sections instrumentales. Suit, ‘Drifter’ qui est composé de plusieurs parties, tout d’abord une section chantée puis une longue section instrumentale, le tout nous ramenant au style psychédélique des années 60/70 et on ne peut s’empêcher de penser à ‘Pink-Floyd’ de la fin des années 60, et ‘Devil’s Door’ (qui a été joué au milieu des années 70 mais jamais enregistré), après une introduction calme à la guitare (reprise d’un enregistrement de ‘Roye Albrighton’) est un titre entraînant et rythmé. La fin de l’album fait défiler le court instrumental ‘The Light Beyond’, pas forcément indispensable, puis ‘Look Thru Me’ est une belle ballade semi-acoustique tranquille et enfin, ‘Y Cant I B more like U’ nous ramène de nouveau à l’époque du début du progressif avec un mixte entre les ‘Beatles’ dans la partie chantée et ‘Genesis’ pour la partie instrumentale.

En résumé, ce nouvel album de ‘Nektar’ marque de belle manière le retour des Anglais, fidèle à ce qu’ils ont fait dans les années 70, et ‘The Other Side’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment les grands groupes qui ont participé à l’essor du rock progressif il y a déjà une cinquantaine d’années...

Interprêtes

Derek "Mo" Moore (Basse, Chant), Ron Howden (Batterie, Chant), Randy Dembo (Basse, Guitare), Ryche Chlanda (Guitare, Chant), Kendall Scott (Claviers)


Artiste : Michael Thompson Band

Album : High Times – Live In Italy

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 21-02-2020

Je vous avais présenté ‘Michael Thompson Band’ avec leur dernier album ‘Love & Beyond’ et c’est au tour d’un live de voir le jour, ‘High Times – Live In Italy’. Au niveau du line up, on retrouve les artistes qui ont participé à ‘Love & Beyond’, les deux membres d’Unruly Child’, 'Larry Antonino' à la basse et 'Guy Allison' aux claviers (voir ici) ainsi que le chanteur ‘Larry King’ de ‘Soleil Moon’ (voir ici) et le batteur ‘Sergio Gonzalez’. Le set, d’un peu plus d’une heure, propose 9 titres qui se partagent entre rock mélodiques raffiné influencé par les années 70/80 et par des formations comme ‘Foreigner’ (voir leur dernier live ici). De plus, ce live met encore plus en avant le talent de guitariste de ‘Michael Thompson’ qui dans la plupart des titres nous offre de magnifiques solos (et surtout qui, pour notre plus grand plaisir sont beaucoup long que dans les enregistrements studio) comme dans ‘Give Love a Chance’ ou comme dans les trois derniers titres, ‘Starting Over’, ‘Wasteland’ et ‘More Then A Feeling’, qui sont un vrai feu d’artifice. Mais on peut également noter des prestations remarquables de tous les artistes avec une mention spéciale pour ‘Larry King’ au chant qui montre qu’il est fait pour la scène.

En résumé, rien que pour les remarquables solos de guitare de ‘Michael Thompson’ et l’ambiance générale du concert, ce ‘High Times – Live In Italy’ est un vrai bonheur d’écoute et nous ramène dans l’atmosphère des concerts de rock mélodique des années 70/80 avec une production moderne car l’enregistrement est également de très bonne qualité...

Interprêtes

Michael Thompson (Guitare), Larry King (Chant), Larry Antonino (Basse, Chant), Guy Allison (Claviers), Sergio Gonzalez (Batterie)


Artiste : Crimson Sun

Album : Fates

Date de Sortie : 24-01-2020

Ajouté le : 24-02-2020

C’est encore vers les contrées Nordiques que l'on se dirige avec la formation de métal symphonique Finlandaise ‘Crimson Sun’ qui sort son deuxième album studio ‘Fates’ après un premier album déjà remarqué en 2015 ’Towards the Light’. C’est un album assez court avec 10 titres entre 3 et 4 minutes et leur style est influencé par les grand noms de ce style avec une majorité de titres énergiques et entrainants aux refrains accrocheurs avec des lignes mélodiques pouvant rappeler ‘Nightwish’ (‘The Prison’), ‘Delain’ (‘The Best Within’, ‘Virtual Reality’) ou encore ‘Within Temptation’ (‘We Are One’). Et qui dit métal symphonique dit également dans 90% des cas présence d’une frontwoman, en l’occurrence ‘Sini Seppälä’ qui montre sur toutes les compositions une talent vocale sans faille, modulant sa voix entre les sections puissantes et plus calmes. Dans l’ensemble, les claviers sont au même niveau que les guitares et les arrangements orchestraux et vocaux sont toujours remarquables. Et comme leurs ainés, ils nous offrent également des moments plus calmes avec le mid-tempo ‘Overcome’ et le dernier titre ‘The Last Day o, Earth’, le plus long, qui oscille entre puissance et sérénité et termine l’album sur une magnifique composition épique.

En résumé, les Finlandais de ‘Crimson Sun’ sortent un album de métal symphonique avec des compositions énergiques et des mélodies accrocheuses dans la continuité du premier opus et ‘Fates’ est donc à conseiller à tous les fans de ce style et même au-delà pour un public qui voudrait découvrir le métal symphonique par le biais de compositions accessibles...

Interprêtes

Sini Seppälä (Chant), Joni Junnila (Guitare), Jukka Jauhiainen (Basse), Antti Rantavuo (Batterie), Miikka Hujanen (Claviers)


Artiste : Brothers of Metal

Album : Emblas Saga

Date de Sortie : 20-01-2020

Ajouté le : 06-02-2020

C’est encore dans les contrées du Nord en l’occurrence la Suède que je vous emmène mais cette fois avec ‘Brothers of Metal’ qui viennent de sortir un 2ème album studio ‘Emblas Saga’ après un premier succès en 2017 avec ‘Prophecy of Ragnarök’. Vu de l’extérieur, on se dit que l’on est dans la lignée des groupes de power métal comme ‘Powerwolf’, ‘Gloryhammer’ ou encore leur compatriotes de ‘Twilight Force’, car ils se produisent habillés en guerriers et ce n’est pas forcément faux quand on débute l’écoute de cet opus qui plante le décor avec une narration laissant augurer un côté épique à souhait pour la suite. Mais, très rapidement, on se prend au jeu car, d’une part, les lignes mélodiques accrochent immédiatement et, ensuite, ils nous offrent une réelle diversité, chaque titre possédant sa propre personnalité ce qui évite tout sentiment de monotonie. Tout d’abord, on retiendra les mélodies entêtantes qui seront certainement reprises en cœur en concert et que l’on se surprend à siffloter, avec tout d’abord celle de ‘One’ qui ne vous quitte plus, ou celle de la belle ballade ‘Weaver of Fate’ ou encore celles de ‘Njord’ et ‘Brothers Unite’ avec leurs refrains addictif. Ensuite, la section vocale avec trois registres complètement différents forme un mélange assez remarquable et ‘Powersnake’ avec son côté folk en est l’exemple parfait mais on peut citer également ‘Kaunaz Dagaz’ ou encore ‘To the Skies and Beyond’. Et enfin, comme je le disais plus haut, la variété des titres et leur placement judicieux fait que l’on ne s’ennuie jamais et dans cette diversité je citerai mon coup de cœur de l’album, ‘Emblas Saga’ qui est une véritable saga progressive où tous les ingrédients qui font la force de cet album sont réunis : une magnifique section vocale, une admirable mélodie et une force épique considérable tout au long du titre.

En résumé, ce 2ème opus des Suédois de ‘Brothers of Metal’ est une véritable réussite et ‘Emblas Saga’ devrait être destiné à un public relativement large pas forcément adepte de power métal car l’ensemble est très accessible grâce à des mélodies simples et efficaces...

Interprêtes

Mats Nilsson (Chant), Joakim Lindbäck Eriksson (Chant), Ylva Eriksson (Chant), Dawid Grahn (Guitare), Mikael Fehrm (Guitare), Pähr Nilsson (Guitare), Emil Wärmedal (Basse), Johan Johansson (Batterie)


Artiste : Antena White Opera

Album : Ouroboros

Date de Sortie : 20-01-2020

Ajouté le : 13-02-2020

‘Antenna White Opera’ est un projet créé en 2015 par les Italiens ‘Lorenzo Armagno’ et ‘Davide Piombino’ avec à la clé un premier album en 2018 (voir ici) et 2020 voit la sortie d’un 2ème enregistrement studio ‘Ouroboros’ et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas le buzz sur internet alors que leur album est tout à fait remarquable et qu’ils mériteraient de se faire connaître. D’une part, les compositions de ‘Davide Piombino’ qui est auteur, compositeur, chanteur et guitariste nous embarquent dans du progressif riche et inventif mélangeant rock et métal avec un don pour de belles lignes mélodiques et, d’autre part, ils ont eu la bonne idée de recruter une chanteuse, la Sicilienne ‘Paola Criscione’ qui a une voix qui s’intègre parfaitement dans les compositions du groupe. De plus, le travail d’orchestration et d’arrangements de ‘Lorenzo Armagno’ est tout à fait remarquable et, même s’il ne fait pas appel à des instruments de l’orchestre, arrive par le biais de logiciel de production musicale à un résultat tout à fait bluffant. L’album se compose de titres chantés et d’autres complètement instrumentaux : en ce qui concerne les titres chantés, ils sont au nombre de 6 (‘Pile of Boulders’, ‘Descent’, ‘Life Expectancy’, ‘The Great Wall’, ‘Infinite Labyrinth’ et ‘It Ends Like Everything Starts’) et les atmosphères dégagées sont assez variées, avec toujours de très belles prestations vocales de Paola qui a le talent de moduler sa voix en fonction du style, tantôt puissante comme dans ‘Pile of Boulders’ et tantôt aérienne comme dans ‘Descent’, l’ensemble me faisant penser aux Brésiliens de ‘Fleesh’ (voir les différentes chroniques de myprogmusic ici, ici et ici). A noter également quelques interventions au chant de Davide, trop peu à mon goût surtout lorsque Paola exécute la deuxième voix. Pour ce qui des 3 titres instrumentaux (‘Obsidian’, ‘Ouroboros’ avec un passage récité et ‘Carnage’), ils développent un progressif recherché et inventif entre rock et métal mais on peut également noter de belles alternances entre parties chantées et instrumentales dans les 6 premiers titres cités plus haut qui en font également de très belles pièces progressives et pour illustrer le propos, on peut citer le titre le plus long de l’opus, ‘Infinite Labyrinth’.

En résumé, les 3 Italiens de ‘Antena White Opera’ sortent un album très prometteur qui a déjà toutes les qualités d’un progressif mélangeant de belles mélodies et de remarquables sections instrumentales dignes des plus grand noms du genre ce qui devrait, je l’espère, les faire connaître dans la sphère progressive assez rapidement...

Interprêtes

Davide Piombino (Guitare), Lorenzo Armagno (Batterie), Paola Criscione (Chant)


Artiste : Magnum

Album : The Serpent Rings

Date de Sortie : 17-01-2020

Ajouté le : 07-02-2020

Et un de plus pour les Anglais de ‘Magnum’ qui sortent un nouvel album en ce début 2020 avec ‘The Serpent Ring’ (voir le live sorti début 2019 ici et l’album ‘Lost on the Road Eternity’ sorti en 2018 ici). On retrouve la bande à ‘Bob Catley’ et ‘Tony Clarkin’ qui assure toutes les compositions avec 11 nouveaux titres et avec un changement de bassiste, ‘Al Barrow’ ayant laissé sa place à ‘Dennis Ward’ qui participe à de nombreux projets (entre autres quelques chroniques récentes de myprogmusic ’First Signal’, ’Imperium’ et ‘Khymera’). Ils continuent de nous offrir du hard-rock mélodique dans un style des années 70 et on retrouve la patte de ‘Tony Clarkin’ dès le premier titre ‘Where Are You Eden?’ avec une composante symphonique qui met en valeur une première mélodie efficace et on peut citer dans le même genre, ‘Madman or Messiah’, ‘The Archway of Tears’, ‘Not Forgiven’ ou encore ‘House of Kings’ (et sa partie jazzy en plein milieu) dans lesquels on ne peut s’empêcher de taper du pied en mesure. On peut également noter le très beau mid-tempo du titre éponyme de l’album avec une section instrumentale qui amène une superbe touche de progressif, la magnifique power ballade ‘The Great Unknown’ et la très belle mélodie du dernier titre ‘Crimson On The White Sand’.

En résumé, les Anglais de ‘Magnum’ continuent de nous offrir ce qu’ils ont toujours faits de mieux, du bon hard-mélodique avec des refrains imparables et si vous aimez ce style des seventies, ‘The Serpent Rings’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Bob Catley (Chant), Tony Clarkin (Guitare), Rick Benton (Claviers), Dennis Ward (Basse), Lee Morris (Batterie)


Artiste : Elfika

Album : Secretum Secretorum

Date de Sortie : 17-01-2020

Ajouté le : 08-02-2020

‘Elfika’ est un groupe Français qui a été créé au début des années 2010 par le bassiste et l’auteur compositeur du groupe ‘Manu P.’ et qui vient de sortir son premier LP contenant 3 titres du premier EP de 2014 qui ont été réenregistrés et 5 nouvelles compositions. Ils sont influencés par les grands groupes de métal symphonique comme ‘Nighwish’ ou ‘Epica’ mais il serait réducteur de les assimiler à une pâle copie des ténors du genre car, bien que certains titres soient assez proches des standards de ce style, ils amènent une réelle diversité dans chaque composition avec des constructions symphoniques parsemées ici et là de progressif.
Après l’introduction instrumentale ‘The Chamber Of Secrets’ qui fait déjà apparaître une certaine modernité dans l’orchestration, ‘So Human’ est un premier titre énergique et mélodique dans lequel on découvre la frontwoman ‘Laure Ali-Khodja’ qui nous offre une remarquable prestation en alternant chants clairs et lyriques et dans lequel les arrangements vocaux au niveau des chœurs sont admirables, puis, avec ‘Angel’, on continue dans ce registre entraînant avec une nouvelle mélodie très efficace et de belles alternances entre parties puissantes et d’autres plus calmes. Suit ‘The Other’ qui débute dans la sérénité avec un lent tempo qui prend petit à petit de la puissance pour finir dans une rythmique énergique alors que ‘Broken Wings’, à l’inverse, débute dans un tempo entraînant puis, à environ 3 minutes, devient calme et serein, tout d’abord avec une partie chantée puis ensuite instrumentale avec un remarquable solo de guitare et enfin revient au thème enlevé du début. C’est avec ‘Dark Virgin’ que l’on tient le titre phare de l’album (et mon coup de cœur de l’album), de près de 13 minutes qui nous embarque dans une saga symphonico-progressive avec une introduction dans laquelle Laure reprend pendant une minute le début de l’Ave Maria’ de ‘Gounod’ et qui laisse la place à une magnifique mélodie qui nous offre de très beaux chœurs et qui me donne l’impression d’entendre un mélange de ‘A Fade to Grey’ du groupe ‘Visage’ de 1981 pour la mélodie et de ‘Spirit Chase’ de la formation de métal symphonique ‘Imperia’ pour les chœurs (voir ici) et qui présente de belles alternances entre parties calmes et grandioses avec un magnifique final dans lequel ‘Laure Ali-Khodja’ continue de nous enchanter. L’album se termine par deux titres qui apparaissaient déjà dans le premier EP, plus conventionnels mais très efficaces, tout d’abord, l’énergique et entraînant ‘Inferno’ puis enfin, le mid-tempo ‘One Day’ avec une dernière mélodie qui ne vous quitte plus (bizarre sur Spotify le titre n’est pas en entier, dommage !).

En résumé, les Français d’Elfika’ sortent un très bon album de métal symphonique sans copier les grands groupes du genre car ils amènent leur propre personnalité en proposant des compositions variées et accessibles ce qui destine ‘Secretum Secretorum’ à un public aimant le métal symphonique avec des mélodies accessibles...

Interprêtes

Laure Ali-Khodja (Chant), Manu P. (Basse, Orchestrations) + Invités : Anthony Parker (Guitare), Axel Thomas (Batterie)


Artiste : Sons Of Apollo

Album : MMXX

Date de Sortie : 17-01-2020

Ajouté le : 14-02-2020

Après le remarquable ‘Live With The Plovdiv Psychotic Symphony’ en 2019 (voir ici), les fans de ‘Sons Of Apollo’ attendaient avec impatience le nouvel album studio qui est sorti début 2020. A la première écoute, on est embarqué dans un métal progressif avec de lourds riffs de guitare et une richesse impressionnante au niveau instrumental et des prestations vocales remarquables de ‘Jeff Scott Soto’ mais comment ceci pourrait en être autrement avec cette brochette d’artistes avec des cv aussi longs qu’un jour sans pain. Alors c’est certain, comme tout album de progressif, il faut quelques écoutes pour rentrer dans chaque composition et ‘MMXX’ est, pour ma part, dans la continuité de ‘Psychotic Symphony’.

Dès l’introduction de ‘Goodbye Divinity’, ça démarre fort dans une ambiance épique et puissante puis, ‘Mike Portnoy’ entame une section rythmique comme il en a le secret pour un titre énergique assez direct avec ‘Jeff Scott Soto’ qui est au top de sa forme et des parties instrumentales menées tambours battants. Sans transition, ‘Wither to Black’ continue dans cette débauche de puissance avec un hard-rock efficace qui peut rappeler les année 70 et certains titres de ‘Deep Purple’, puis, ‘Asphyxiation’ enfonce le clou avec une rythmique syncopée qui nous accompagne tout au long du titre. ‘Desolate July’ arrive à point nommé pour un moment plus calme avec une belle mélodie qui rend un poignant hommage à ‘David Z’, le bassiste d’Adrenaline Mob’, décédé dans un accident de bus. Avec ‘King of Delusion’, un de mes coups de cœur de l’album, la palette progressive du groupe est à son comble avec de remarquables alternances entre parties puissantes et d’autres plus calmes et une mélodie aux sonorités contemporaines développées à toutes les sauces dans les parties instrumentales (magnifiques parties de piano de ‘Derek Sherinian’). ‘Fail to Ascend’ est également remarquable dans sa construction mélodique très efficace et qui rejoint à ce niveau le premier titre ‘Goodbye Divinity’, puis, ‘Resurrection Day’, quant à lui, est dans la même veine que ‘Wither to Black’. Et c’est avec les 16 minutes de ‘New World Today’ que l’album se termine et qui illustre parfaitement la musique de ‘Sons of Apollo’, un métal progressif en plusieurs tiroirs avec des sections instrumentales recherchées dans lesquelles on retrouve des influences multiples à travers les âges du progressif.

En résumé, les Américains de ‘Sons of Apollo’ démontrent qu’ils sont un des groupes phares d’un métal progressif énergique et ‘MMXX’ est dans la suite logique de leur premier album mais, compte tenu des artistes exceptionnels, j’aurais sans doute préféré plus de nuances à l’intérieur des compositions qui sont en majorité assez linéaires et directs si l’on excepte les deux titres que je mets en avant dans cet album, ‘King of Delusion’ et bien entendu la saga finale ‘New World Today’...

Interprêtes

Jeff Scott Soto (Chant), Ron "Bumblefoot" Thal (Guitare), Billy Sheehan (Basse), Derek Sherinian (Claviers), Mike Portnoy (Batterie)


Artiste : Darktribe

Album : Voici l’homme

Date de Sortie : 17-01-2020

Ajouté le : 17-02-2020

C’est avec leur 3ème album ‘Voici l’homme’ que je découvre les Français de ‘Darktribe’ qui ont déjà une dizaine d’années d’existence et un premier album sorti en 2012 (voir ’Mysteceti Victoria’). Dans un style power métal, ils nous offrent un album concept inspiré du nouveau testament sous la forme de 10 compositions très efficaces avec des lignes mélodiques qui rendent ‘Voici l’homme’ très accessible.
Après l’introduction instrumentale épique d’usage dans ce genre d’album, ‘Prism of Memory’ nous distille un premier refrain addictif sur un tempo entraînant qui me fait penser à certaines formations de métal comme ‘Visions of Atlantis’ (voir leur dernier album ici) ou ‘Serenity’ (chronique à venir du dernier album et album sorti en 2017 ici) ou encore ‘Kamelot’ (voir leur dernier album ici), puis, ‘Voici l’homme’ continue dans cette voie toute tracée avec une nouvelle mélodie dans laquelle ‘Anthony Agnello’ alterne de belle manière la langue Anglaise et Française dans le refrain. Avec ‘A Silent Curse’, c’est encore un bijou mélodique avec une belle section instrumentale en 2ème partie de titre et, ‘Faith and Vision’ puis ‘Back in Light’ en remettent une couche avec deux nouveaux refrains simples mais terriblement efficaces. La suite fait défiler le puissant mid-tempo ‘Under the Three of Life’, un entraînant ‘According to Darkness’ avec un remarquable solo de guitare et un changement de tempo final moins rapide et plus lourd en décrescendo, puis la power ballade ‘The Hunger Theory’ qui n’a rien à envier aux meilleures ballades du genre, et enfin, ‘Symbolic Story’ qui conclut l’album avec certainement la composition la plus énergique.

En résumé, les Français de ‘Darktribe’ sortent un album de power métal agréable à écouter avec des mélodies efficaces et ‘Voici l’homme’ devrait plaire à un public aimant un power métal accessible et assimilable à la première écoute...

Interprêtes

Anthony Agnello (Chant), Loïc Manuello (Guitare), Bruno Caprani (Basse), Julien Agnello (Batterie)


Artiste : MOON HALO

Album : Chroma

Date de Sortie : 13-01-2020

Ajouté le : 27-03-2020

Je reviens sur le nouveau projet ‘MOON HALO’ dont le premier album ‘Chroma’ est déjà sorti début Janvier 2020 car il regroupe des artistes que j’affectionne tout particulièrement avec le chanteur ‘Mark Atkinson’ de ‘Riversea’ et qui participe à différents projets comme celui de ‘Lee Abraham’ ou ’Drifing Sun’, le claviériste ‘Iain Jennings’ de ‘Mostly Autumn’, le bassiste ‘David Clements’ également de ‘Riversea’ et le batteur ‘Alex Cromarty’ qui participe au projet ‘Mantra Vega’ créé par ‘Heather Findlay’ et également à celui de ’Dave Kezner’. Avec cette belle brochette, on se dit que l’on va baigner dans un rock progressif calme et serein mais, malgré quelques titres dans le courant des formations cités plus haut, ce n’est pas tout à fait le qualificatif qui m’est venu à l’esprit à l’écoute de ‘Chroma’ !

Avec les deux premiers titres ‘The Web’ et ‘Seize the Day’, on n’est pas à proprement parlé dans les ambiances de ‘Mostly Autumn’ ou ‘Riversea’ mais plutôt dans un retour au rock avec des sonorités électroniques des années 80 et ceci n’est pas déplaisant du tout car on se prend au jeu avec des lignes mélodiques simples mais très efficaces et un refrain pour ‘The Web’ qui reste ancré dans notre tête et une autre mélodie entêtante pour ‘Seize the Day’. Dans le même style, on peut citer l’entraînant ‘Parachute’, ‘What’s Your Name’ à l’ambiance pop des eighties, le funky ‘Let Me Out’, ‘Awoken’ nous ramenant à la pop internationale des années 80 ou encore ‘Rise Up’ avec sa rythmique disco. En opposition, on retrouve des compositions plus en phase avec le pédigré des artistes de ‘MOON HALO’, en commençant par le court instrumental atmosphérique ‘Chroma’, la ballade vintage ‘The Veil’ avec son long solo final qui ne peut certainement pas laisser indifférent ceux qui ont connu les années 80, puis, ‘Somebody Save Us’ est également une belle ballade beaucoup plus dans le style de ‘Riversea’ avec un solo de guitare ‘Gilmourien’ puis ‘Seventh Heaven’ est cette fois proche de la mélancolie de ‘Mostly Autumn’ et ‘Across the Great Divide’ se fait plus progressif dans un style proche de ‘Blackfield’ et enfin, c’est dans la sérénité de ‘Don’t Let It End Like This’ que l’album se termine avec quelques vocalises (trop peu) d’Olivia Sparnenn’.

En résumé, c’est certain, ce nouveau projet ‘MOON HALO’ est destiné à un public ouvert à différents styles et n’offre que quelques rares incursions dans le progressif ce qui devrait, compte tenu du line-up, en dérouter certains mais, pour moi, ‘Chroma’ est un album comme on n’en fait plus, d’une grande fraicheur et d’une grande spontanéité qui étaient une des particularité des années 80 et, j’espère que, malgré les différents parcours du trio de base, nous pourrons prétendre à un album numéro 2...

Interprêtes

Marc Atkinson (Chant), Iain Jennings (Claviers), David Clements (Basse), Alex Cromarty (Batterie) + Invités : Martin Ledger (Guitare), Mikey Gibson (Guitare), Anne-Marie Helder (Chœurs), Janine Atkinson (Chœurs), Tammy Pawson (Chœurs), Olivia Sparnenn-Josh (Chœurs)


Artiste : Apocalyptica

Album : Cell-O

Date de Sortie : 10-01-2020

Ajouté le : 04-02-2020

Le début 2020 a vu la sortie d’un nouvel album d’Apocalyptica’, ‘Cell-O’. Les Finlandais se sont fait connaître il y a déjà prêt de 25 ans avec des reprises instrumentales de ‘Metallica’ de manière assez surprenante avec comme seuls instruments des violoncelles. Depuis, ils ont évolué pour rajouté une batterie et ont fait appel à des chanteurs pour rajouter une section vocale sur certaines compositions (voir leur dernier album ‘Shadomaker’).
Avec ce dernier opus, après avoir réalisé la musique du film ‘Aquarela’ (voir ici), ils reviennent à leur début puisque ‘Cell-O’ est entièrement instrumental et d’entrée, avec ‘Ashes of the Modern World’, on est plongé dans une saga progressive mélangeant contemporain et métal en multi-tiroirs qui se dévoilent petit à petit dans une atmosphère tourmentée mais toujours avec une intensité éclatante et qui possède un final grandiose. Suit le titre éponyme de l’album qui frise les 10 minutes et qui développe des lignes mélodiques ‘modernisées’ puisées dans la musique classique tout en gardant une tension palpable qui de temps en temps se détend dans un passage beaucoup plus calme comme dans le final qui part de quelques accords pour se déchaîner à nouveau jusqu’à la fin du titre. La suite nous offre ‘Rise’ qui est beaucoup plus proche du classique et qui est un magistral crescendo dans lequel la section rythmique prend de l’ampleur progressivement, puis, ‘En route to Mayhem’ continue dans cette voie dans la première partie puis présente une deuxième partie plus débridée avec des sonorités de violoncelles proche de riffs de guitare, et, quant à ‘Call My Name’, le schéma est assez semblable avec une accélération du rythme jusqu’au final relâchant toute la tension accumulée. C’est avec ‘Fire & Ice’ que l’on tient sans doute le titre le plus fascinant de l’album car il contient plusieurs parties très différentes les unes des autres qui font référence à des styles assez opposés mais qui finalement, forment une merveilleuse alchimie. La fin de l’album fait défiler ‘Scream For The Silent’ avec des lignes mélodiques romantiques qui fusionnent avec l’énergie de la batterie et des ‘riffs’ de violoncelles, ‘Catharsis’ avec sa mélodie qui vous tient en haleine tout au long du titre et enfin, ‘Beyond The Stars’, qui clôture l’album sur des lignes mélodiques classiques et accessibles avec toujours la même alternance entre parties calmes et d’autres beaucoup plus énergiques.

En résumé, les Finlandais d’Apocalyptica’ nous surprennent avec ce retour à des instrumentaux plein d’originalité mélangeant pour le meilleur la musicalité des cordes influencée par la musique classique et l’énergie du métal : par conséquent,‘Cell-O’ est un album qui demande plusieurs écoutes pour en pénétrer tous les recoins ce qui le destine sans doute à un public averti aimant mélanger romantisme de la musique classique et modernité du métal...

Interprêtes

Eicca Toppinen (Violoncelle), Paavo Lötjönen (Violoncelle), Perttu Kivilaakso (Violoncelle), Mikko Sirén (Batterie)


Artiste : Portread

Album : Decayeon

Date de Sortie : 07-01-2020

Ajouté le : 10-02-2020

‘Portread’ est un groupe Estonien de métal symphonique qui a été créé en 2013 et qui sort son premier album studio ‘Decayeon’. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas le buzz sur internet alors que leur premier opus montre déjà une belle maturité et ils nous offrent de belles mélodies variées avec une bon partage entre des titres énergiques et d’autres beaucoup plus calmes ce qui n’est pas souvent le cas pour les formations de ce style qui favorisent généralement l’énergie et la puissance.
La première partie de l’album présente des titres entraînants et puissants comme ‘Welcome to the Human Race’ qui plante le décor avec un mid-tempo puissant et une première mélodie efficace, puis, ‘God of Robots’ nous embarque pour un titre entraînant dans le style de ‘Delain’ (voir ici et nouvel album sortie il y a quelque jours ici) et ‘Dark Net Amy’ est un nouveau bijou mélodique avec un refrain qui rentre immédiatement dans la tête. Suivent ‘The Age of Decay’ qui continue dans cette voie avec des lignes mélodiques assimilables dès la première écoute et qui donnent une irrésistible envie de bouger en rythme et même si ‘Mortality’ débute à la manière d’une ballade dans la première minute, le tempo s’accélère ensuite pour nous offrir une nouveau refrain entraînant et une deuxième partie de titre sortant du thème principal amenant une touche de progressif. Changement de décor avec ‘Symbols of Man’ qui est un magnifique mid-tempo beaucoup plus calme avec une belle mélodie dans laquelle ‘Anne Arrak’ montre tout son talent vocal, puis ‘Born in Secrecy’ revient à du métal symphonique entraînant et efficace comme le sont les premiers titres de l’album. Avec ‘The End’, on entame la dernière partie de l’album beaucoup plus posée avec une magnifique ballade qui est, sans conteste, à ajouter aux meilleures ballades de métal, puis le court acoustique ‘Not the Time to Die’ continue dans cette atmosphère calme et sereine et, ‘Saint of Sorrow’, est un mid-tempo mélodique qui accélère le rythme sur la deuxième partie du titre, et enfin, ‘As the Life Fades’ termine l’album sur une power ballade simple mais très efficace avec une dernière belle démonstration vocale de ‘Anne Arrak’.

En résumé, l’Estonie n’est pas forcément le pays qui vient à l’esprit quand on parle de métal symphonique mais il faut avouer que ‘Portread’ est une formation qui a tous les atouts pour réussir à se faire connaître et ‘Decayeon’ est un album rempli de belles surprises qui alternent de belle manière énergie et sérénité ce qui devrait plaire à un public aimant un métal symphonique mélodique et des formations comme ‘Xandria’, ‘Delain’, ’Tarja’, ou encore ‘The Dark Element’ pour n’en citer que quelques-uns des plus connus...

Interprêtes

Anne Arrak (Chant), Murx (Guitare), Mel (Batterie), Vootele (Claviers), Tõnis (Basse), Ziel (Guitare)


Artiste : Karfagen

Album : Birds of Passage

Date de Sortie : 03-01-2020

Ajouté le : 03-02-2020

La fréquence de sortie des albums de ‘Karfagen’ est impressionnante car, après le remarquable ‘Echoes From Within Dragon Island’ début 2019, c’est au tour de ‘Birds of Passage’ de voir le jour au tout début 2020. Comme à son habitude, ‘Antony Kalugin’ a fait appel à de nombreux artistes de la scène progressive, et aux côtés des instruments électriques, on retrouve la violoniste ‘Maria Baranovska’, le bassoniste ‘Alexandr Pastuchov’ et la flûtiste ‘Elena Kushniy’ et la section vocale est assurée, en plus d’Antony lui-même, par ‘Olha Rostovska’ et ‘Tim Sobolev’.
L’album contient 5 titres mais les 2 premiers titres qui constituent la suite ‘Birds of Passage’ sont deux longs développements de respectivement 22 et 21 minutes, les 3 autres titres allant de 3 à 5 minutes. A la manière de la ‘Dragon Island Suite’, on embarque donc pour un voyage fait d’un progressif riche et complexe avec de multiples sections juxtaposées de belle manière où chaque instrument joue merveilleusement son rôle et où tout coule paisiblement. Les sections instrumentales prennent le pas sur les parties chantées mais ceci n’affecte en aucun cas la qualité de l’ensemble car, pour ma part, je n’ai jamais eu de sentiment de lassitude car, d’une part, les lignes mélodiques sont toujours agréables et, d’autre part, l’ensemble offre une belle diversité. Le reste de l’album prolonge ce beau et paisible voyage avec ‘Spring (Birds Delight)’, puis l’instrumental ‘Sunrise’ continue dans cette sérénité avec la mise en avant de la flûte accompagnée quelques percussions et enfin, ‘Birds Short Introduction’ revient au thème de la suite et a comme effet de donner cette envie irrésistible de rejouer les deux premiers titres.

En résumé, ‘Antony Kalugin’ continue de nous enchanter avec des longs développements progressifs riches offrant une atmosphère paisible et poétique et, si vous avez aimez le précédent album, vous devriez sans aucun doute adhérer à ‘Birds of Passage’ car il est dans la continuité de ‘Echoes From Within Dragon Island’...

Interprêtes

Antony Kalugin (Claviers, Chant, Percussions), Tim Sobolev (Chant), Olha Rostovska (Chant), Mathieu Spaeter (Guitare), Aleksandr Pavlov (Guitare), Maria Baranovska (Violon), Alexandr Pastuchov (Basson), Elena Kushniy (Flûte), Konstantin Ionenko (Basse), Viktor Syrotin (Batterie, Percussions)


Artiste : Bad Radiator

Album : Bad Radiator V, BR V

Date de Sortie : 01-01-2020

Ajouté le : 05-02-2020

Les Suédois sont connus pour avoir un nombre impressionnant de formations de hard-rock mélodique (entre autres, ’Art Nation’, ’Eclipse’ et ’Palace’) et c’est seulement avec leur dernier album qui est le cinquième que je découvre ‘Bad Radiator’, intitulé, tout simplement, ‘Bad Radiator V’. Ils nous offrent 10 compositions variées et surtout mélodiques et accessibles à la première écoute en commençant par ‘Long Away From Home’ qui donne le ton avec un première mélodie entraînante qui donne une irrésistible envie de bouger, suivi de ‘Heart Attack’ et ‘Coming Home’ qui continuent dans le même style, tout comme ‘Kake’ et son refrain addictif. La deuxième partie de l’album contient des titres plus calmes avec les deux mid-tempo ‘Rock n Roll’ et ‘King of the Lonely’ et la ballade ‘Falling Leaves’ qui permettent de varier les ambiances et ‘I Can’t Take It Anymore’ me rappelle l’atmosphère de ‘Sorrow’ des ‘Floyds’ dans un style un peu plus léger.

Bref, sans révolutionner le hard-rock mélodique, les Suédois de ‘Bad Radiator’ nous propose un album rempli de compositions accessibles à consommer sans modération ce qui destine ce numéro cinq à un large public...

Interprêtes

Mikael Lundgren (Chant, Claviers), Klas Bergvall (Guitare), Roger Hansson (Battterie), Jan Persson (Basse)