Albums / Année

Albums 2019

Artiste : Against Myself

Album : Unity

Date de Sortie : 08-02-2019

Ajouté le : 18-03-2019

‘Against Myself’ est un groupe de métal symphonique Espagnol qui a déjà sorti 2 albums dont le dernier ‘Odyssey to Reflexion’ date de 2015 et 2019 voit la sortie d’un nouvel enregistrement studio ‘Unity’ qui montre une belle évolution et qui leur permet de rivaliser avec les ténors du genre comme ‘Xandria’ (voir ici), ‘Beyond The Black’ (voir ici), ‘Sirenia (voir ici) ou encore ‘Diabolus In Musica’ pour citer des compatriotes (voir ici). En effet, ‘Unity’, de 65 minutes, est d’une grande richesse avec des orchestrations et arrangements instrumentaux mettant en évidence un travail impressionnant. Tout d’abord, dès l’introduction instrumentale assez courante dans ce genre d’album, on est séduit par le fait que les Espagnols en ont fait une composition à part entière (ce qui n’est pas toujours le cas dans le métal symphonique) qui plante bien le décor dans une ambiance épique et grandiose et qui est une réelle introduction au titre suivant ‘Unity’ qui débute de façon calme et qui explose à 1 minute environ pour un premier titre mélodique très accrocheur où tous les ingrédients d’un métal symphonique épique sont là. Passé cette entame puissante et énergique, ‘Hero’s Soul’ poursuit dans cette voie toute tracée avec un nouveau titre qui sera certainement repris en concert, puis ‘Over The Clouds’ amène avec ses 7 minutes une composante progressive avec ses ruptures de tempo et d’intensité tout en restant épique grâce à des chœurs toujours aussi grandioses. La suite continue dans ce style avec ‘Demons’, ‘The Wanderer’ et ‘Kill to Live’ et leurs sections rythmiques débridées entrecoupés par la belle ballade ‘Crystal Tower’ pour une pause bienvenue. Mais le titre majeur de l’album est sans contexte ‘Oniros’ qui est une fresque progressive à la fois épique et mélancolique de plus de 15 minutes avec des ruptures d’intensité et d’ambiance avec son final magnifique qui passe d’une puissance grandiose à une dernière minute complètement dépouillée avec quelques accords de piano et quelques mesures susurrées d’Irene Villegas’. En résumé, avec ‘Unity’, les Espagnols de ‘Against Myself’ reviennent de très belle manière sur le devant de la scène de métal symphonique et ce dernier album devrait plaire à toutes celles et ceux qui sont des fans de ce style de musique...

Interprêtes

Carlos Alcalde (Claviers), Irene Villegas (Chant), Raúl Plaza (Basse), Charly Carretón (Batterie), Sergio Culebras (Guitare) + invité : Diego Teksuo (Chant)


Artiste : Razzmattazz

Album : Hallelujah

Date de Sortie : 08-02-2019

Ajouté le : 20-03-2019

En écoutant le premier titre ‘A Gun for Hire’ du dernier album ‘Hallelujah’ des Allemands de ‘Razzmattazz’, mon pied s’est mis à taper en mesure tout seul et je me suis retrouvé quelques décennies en arrière avec un son hard rock bien connu. En fait, vous prenez une bonne dose d‘AC/DC’ et un brin de ‘Status Quo’ et vous obtenez ‘Razzmattazz’ avec des titres sans fioritures qui sentent bon le hard rock authentique et qui sont joués avec une énergie folle. Tout est donc mis en œuvre pour passer un bon moment avec 10 compositions qui décoiffent et qui vous font headbanguer dès les premiers accords et qui avec leurs riffs de guitares vont à l’essentiel du hard-rock. Bref, ‘Razzmattazz’ sortent un album pour tous les fans de hard-rock des années 80 et ‘Hallelujah’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Peter Ucik (Basse), Tom Schaupp (Chant, Guitare), Ulf S. Gokeler (Batterie), Wolle Heieck (Guitare, Chant)


Artiste : Within Temptation

Album : Resist

Date de Sortie : 01-02-2019

Ajouté le : 10-03-2019

Le nouvel album ‘Resist’ de ‘Within Temptation’ dont la sortie a été reportée au 1er Février était attendu avec impatience par tous les fans, leur dernier album ‘Hydra’ datant déjà de 2014, le groupe ayant décidé de faire une pause bien méritée après 20 années bien remplies et ce break a été bénéfique à ‘Sharon Den Adel’ qui a sorti un enregistrement en solo ‘My Indigo’ en 2018 (voir ici). Bien que l’on lise ici et là que ‘Within Temptation’ a changé de style pour être plus pop, en écoutant le premier titre ‘The Reckoning’, ce n’est absolument pas ce qualificatif qui me vient en premier car la puissance est toujours là mais le style a évolué vers un son plus moderne mettant nettement en avant les claviers et des sonorités électroniques, les riffs de guitare étant relégués en second plan. Le titre qui suit ‘Endless War’ continue dans cette évolution avec une ligne mélodique beaucoup plus proche de ce que l’on connaissait et l’aspect symphonique, certes beaucoup moins marqué, apparaît encore par petite touche sous forme de chœurs grandioses comme également dans ‘Supernova’. L’ensemble nous montre que ‘Within Temptation’ a toujours ce talent de nous offrir des mélodies accessibles qui vous entrent immédiatement dans la tête et que Sharon a toujours cette voix qu’elle sait moduler parfaitement en fonction des ambiances et le choix des titres pour leurs prochains concerts risque d’être assez compliqué car il est bien difficile de trouver un titre qui n’aurait pas le potentiel d’être interprété en public. En résumé, avec ce dernier album ‘Resist’, je dirai tout simplement que les Hollandais de ‘Within Temptation’ s’inscrivent dans une certaine continuité en recherchant de nouvelles sonorités dans l’air du temps ce qui leur permettra sans doute, d’une part, de garder leur base de fans historiques et, d’autre part, d’en gagner de nouveaux et pourquoi pas de populariser un métal accessible pour qu’il devienne reconnu du grand public comme l’avaient fait les Australiens d’AC/DC’ avec le hard-rock dans les années 80...

Interprêtes

Sharon Den Adel (Chant), Robert Westerholt (Guitare), Martijn Spierenburg (Claviers), Jeroen van Veen (Basse), Ruud Jolie (Guitare), Stefan Helleblad (Guitare), Mike Coolen (Batterie) + Invité : Jacoby Shaddix (Chant), Anders Fridén (Chant), Jasper Steverlinck (Chant)


Artiste : Opera Magna

Album : Del Amor y otros Demonios

Date de Sortie : 01-02-2019

Ajouté le : 12-03-2019

‘Del Amor y tros Demonios - Acto III’ est le dernier acte des la trilogie commencée en 2014 et qui vient de sortir début Février 2019. Les 3 actes sont désormais réunis dans un album de 1 heure et 20 minutes et la pochette fusionne les couvertures des 3 EP pour en faire une fresque complète. Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, ‘Del Amor y otros Demonios’ est un concept album en 3 parties des Espanols d’Opera Magna’ qui évoluent dans du power métal symphonique et épique et le thème tourne autour des sentiments et des émotions de l’être humain. Les 2 premier EP étaient marqués par un mélange d’influences aussi bien tirés de l’opéra lyrique que de la musique de film, tout ceci étant métalisé dans un style puissant et épique. Le troisième acte est donc la suite logique et les Espagnols continuent dans cet atmosphère épique et grandiose : la courte introduction ‘Requiem por un Vivo’ nous ramène à la musique sacrée de Mozart et n’est pas sans rappeler certains passage du Requiem. ‘Mi Reino, El Olvido’ qui suit, démarre comme une musique de western avec des chœurs imposants qui laissent place à une partie métal assez speed comme a pu le faire ‘Luca Turilli’ dans ses différents projets (voir l’album ‘Prometheus - Symphonia Ignis Divinus’ ici). Avec ‘Una Piedra en Dos Mitades’, après une introduction instrumentale de 3 minutes qui fait penser à une musique de film à grand spectacle, des vocalises de la soprano Espagnole ‘Marta Barbe’ introduisent une ambiance d’opéra lyrique tragique où Jose partage le chant avec Marta et qui prend de l’ampleur sur la fin. Suit ‘In Nomine’ qui revient à un métal symphonique puissant plus classique avec sur la 2ème partie des chœurs grandioses et ce dernier acte se termine par ‘Lo Soñado Y Lo Vivido’ de plus de 11 minutes qui est le point culminant où 2 parties mélancoliques piano/voix entoure 8 minutes qui contiennent tous les ingrédients réunis d’un power métal épique qu’Opera Magna’ a mis en œuvre dans cette trilogie. En résumé, les Espagnols d’Opera Magna’ confirment qu’ils sont les fers de lance d’un genre très particulier assez répandu dans les pays méditerranéens que sont l’Espagne et l’Italie mais réservé à un public averti qui aime ce mélange entre le power métal et la musique classique et, avec le dernier acte de ‘Del Amor y otros Demonios’, ils achèvent de très belle manière cette œuvre ambitieuse qui peut désormais être écoutée intégralement...

Interprêtes

Jose Vte. Broseta (Chant), Enrique Mompó (Guitare), Adrià Romero (Batterie), Javier Nula (Guitare), Alejandro Penella (Basse), Rubén Casas (Claviers) + Invités : Mata Barbe (Chant), Miguel Ángel Franco (Chant)


Artiste : Karfagen

Album : Echoes From Within Dragon Island

Date de Sortie : 01-02-2019

Ajouté le : 14-03-2019

L’ukrénien ‘Antony Kalugin’ a bien été occupé les 2 dernières années avec le dernier ‘Karibow’ (voir ici) et les deux parties de ‘Messages from Afar’ sorties sous 2 noms de projet différents, ‘Karfagen’ (voir ici) et de ‘Sunchild’ (voir ici). Le début de l’année 2019 voit sortir un nouvel album de ‘Karfagen’ de plus d’une heure trente inspiré par le poête ‘Robert Louis Stevenson’ connu pour avoir écrit ‘L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde’ et qui est l'auteur de multiples romans et nouvelles, ‘Antony Kalugin’ ayant repris certains de ses poèmes dont, entre autres, ‘Le Pays des contes’ et ‘La Petite Terre’. D’entrée, ce sont les 3 parties de la pièce maîtresse de l’album, ‘Dragon Island Suite’, d’environ 54 minutes (juste entrecoupées par un court titre ‘My Bed is a Boat’) qui nous embarquent dans un voyage musical imaginatif, captivant et d’une richesse exceptionnelle avec tout ce qu’on peut rechercher dans le rock progressif avec l’utilisation de différents instruments classiques et d’une construction en tiroirs dans lesquels il fait bon se perdre et où les parties instrumentales aux influences multiples sont nombreuses. Le reste de l’album fait défiler principalement des titres instrumentaux avec ‘Flowing Books’ qui peut rappeler certains titres de ‘Focus’ dans leur première période, ‘Winter Rock’ qui est un titre acoustique rempli d’une belle douceur, la suite des 2 ‘Incantation’ qui sont des instrumentaux très variés et qui nous font voyager à travers un paysage musical atmosphérique, un résumé de la suite ‘Dragon Island’ avec certains passages instrumentaux choisis, ‘Across the Dark We Steer’ qui est une composition orchestrale, l’album se terminant par la ballade ‘Alight Again’. En résumé, c’est encore un album d’une grande richesse que nous propose ’Antony Kalugin’ et ‘Echoes From Within Dragon Island’ devrait plaire à tous les fans d’un rock progressif recherché à découvrir petit à petit et rempli d’influences diverses et variées...

Interprêtes

Antony Kalugin (Claviers, Chant, Percussion, Flûte), Max Velychko (Guitare), Oleg Prokhorov (basse), Viktor Sirotin (Batterie), Tim Sobolev (Chant), Olha Rostovska (Chant), Sergey Obolonkov (Chant), Sergii Kovalov (Accordéon), Roman Gorielov (Guitare), Alexandr Pastuchov (Basson), Maria Baranovska (Violon), Elena Kushiy (Flûte), Igor Solovey (Cor Français), Tatiana Kurilko (Cor Anglais), Kostya Shepelenko (Batterie), Michail Sidorenko (Saxophone), Georgiy Katunin (Lyre à roue), Olga Vodolazhskaya (Chant,Guitare)


Artiste : Benjamin Simpson

Album : Broken Figurines

Date de Sortie : 29-01-2019

Ajouté le : 22-03-2019

Mis à part une courte présentation sur le très bon site ‘New Prog Releases’, le dernier album de ‘Benjamin Simpson’, ‘Broken Figurines’ ne fait pas le buzz sur internet mais ce jeune Américain a déjà sorti 2 albums solos et ‘Broken Figurines’ est le dernier en date. A noter également qu’il a également monté un projet avec la formation ‘Mother Fore’ (voir ici). Au premier accords, même si la production doit encore s’améliorer, je me suis retrouvé dans une atmosphère bien connue avec des références très marquées à ‘Roger Waters’ dans la période ‘The Wall’ et ‘The Final Cut’ et après dans ses albums solos. Le titre éponyme de l’album comporte 3 parties avec tout d’abord une référence à la rythmique de ‘One Of These Days’ mixé avec des lignes mélodiques ‘Wateriennes’, puis la 2ème partie reprend le thème de façon épurée, au piano, à la manière des lignes mélodiques de ‘Vera’ dans ‘The Wall’ et enfin le dernière partie, le thème revient avec, en fond, un discours samplé qui bien évidemment rappelle les attaques politiques de Roger et de manière générale, Benjamin s’engage de la même manière que son modèle. Le reste de l’album nous renvoie encore à ce parallèle avec par exemple ‘Society of Playing Cards’ et un chant dédoublé ou ‘Flower Sequence’ avec ce phrasé à la guitare acoustique hérité de la grande tradition de la chanson Américaine ou encore ‘Condemmed’ et cette voix criée. En résumé, avec ‘Broken Figurines’, impossible de ne pas faire référence à l’emblématique ‘Roger Waters’ : ‘Benjamin Simpson’ montre tout son attachement à l’artiste Américain et, compte tenu de ces premières compositions, il a largement la capacité d’évoluer pour ne pas rester dans l’ombre du maître mais pour trouver sa propre voie afin de se forger son propre style...

Interprêtes

Benjamin Simpson (Tous les instruments, Chant) + Invités : Lucas Adcock (Guitare), Henry Rose (Basse), Ben Keating (Batterie)


Artiste : Inglorious

Album : Ride to Nowhere

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 26-02-2019

Après ‘Inglorous’ en 2016 (voir ici) et ‘II’ en 2017 (voir ici), les Anglais d’Inglorious’ sortent un troisième album ‘Ride To Nowhere’. Ils continuent dans la voie qu’ils avaient tracées en 2016 et 2017 : du hard-rock énergique des années 80 où l’on reconnait toujours ‘Deep Purple’ ou ‘Whitesnake’ (La voix de ‘Nathan James’ y contribue pour beaucoup). Ça déménage donc toujours autant, les titres sont tous accessibles et efficaces dès la première écoute et on navigue entre compositions énergiques comme ‘Where Are You Now ?’, ‘Freak Show’ ou encore ‘Time to Go’ (l’introduction a quelque chose de ‘Black In Black’ d’AC/DC’) mais également d’autres plus mid-tempo comme ‘Never Alone’, ‘Liar’ ou ‘I Don’t Know’ où l’on ne peut pas s’empêcher de bouger la tête en rythme, sans oublier les deux power ballades ‘I Don’t Know You’ et ‘Glory Days’ qui a quelque chose de ‘Soldiers of Fortune’ de ‘Deep Purple’. Bref, ce troisième chapitre des Anglais d‘Inglorious’ est dans la continuation des deux premiers et si vous êtes fan d’un bon hard-rock des années 70 avec un son moderne, vous devriez être servi...

Interprêtes

Nathan James (Chant), Andreas Eriksson (Guitare), Drew Lowe (Guitare), Colin Parkinson (Basse), Phil Beaver (Batterie)


Artiste : Steve Hackett

Album : At The Edge Of Light

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 24-02-2019

Chez tout passionné de musique, il y a toujours cette quête de découvrir l’album qui procure un bonheur intense et qui reste à jamais gravé dans sa mémoire. Pour ma part, après le magnifique ‘The Night Siren’ en 2017 (voir ici), le dernier ‘Steve Hackett’, ‘At The Edge Of Light’ est entré directement dans ma collection indispensable dès la première écoute. On retrouve tout au long de l’album, ce magicien de l’harmonie qui continue à 68 ans d’explorer et de mélanger pour le meilleur des influences diverses et en faire quelque chose d’unique que l’on pourrait appeler tout simplement ‘Musique du monde’ et ceci en invitant des artistes qui amènent une réelle authenticité avec leurs instruments traditionnels. Dans les 2 premières minutes de ‘Fallen Walls and Pedestals’, on embarque dans un paysage musical exotique avec déjà quelques notes magiques de guitare de Steve. Sans transition, ‘Beats In Our Time’ qui suit est très ‘Gilmourien’ sur le début et déroule une mélodie avec une sorte de force tranquille : on continue le voyage dans cette atmosphère remplie de sérénité qui s’accélère sur la fin avec une section rythmique à la basse servant de support pour un nouveau solo de guitare magistral. Puis avec ‘Under the Eyes of the Sun’, c’est, je cite Steve, ‘la célébration de l'émerveillement et de la majesté des rochers lumineux et imposants de la nature sauvage du désert’ avec une partie centrale lugubre où les instruments traditionnels ‘Duduk’ et ‘DidgeriDoo’ renforce cette atmosphère ténébreuse pour imager le passage du soleil à l’ombre pour revenir dans la lumière et repartir sur le thème de départ et finir dans un déferlement très contemporain de cordes. Quant à ‘Undeground Railroad’, je continue de citer Steve, elle exprime ‘la douleur de ceux qui ont subi l’esclavage’ avec de magnifiques ruptures de rythmes et des alternances entre tensions et détentes pour terminer dans un chant joyeux influencé du gospel. Changement de décor avec ‘Those Golden Wings’ qui est une sorte d’hommage à ‘Jo’ la femme de Steve et qui débute avec un air digne des plus grands romantiques classiques, qui est bâtie en plusieurs parties transmettant chacune leur lot d’émotion et qui musicalement est certainement le titre qui entrelace le plus la musique classique et le rock progressif. Avec ‘Shadow and Flame’, le voyage se poursuit en Inde avec des sonorités typiques, les instruments traditionnels et électriques cohabitant pour le meilleur pour un mélange étonnant entre tradition et modernité alors que ‘Hungry Years’ change complètement de registre avec un titre très influencé des années 60 avec de belles harmonies vocales de Steve et d’Amanda Lehmann’. L’album se termine par 3 titres de style assez différents mais qui n’en font qu’un, tout d’abord, ‘Descent’ avec sa rythmique, pouvant rappeler le ‘Bolero’ de ‘Ravel’ mais en beaucoup plus sombre car, toujours selon Steve, ‘il nous emmène au plus profond de nous même à la rencontre de nos peurs et de nos cauchemars’; suit l’instrumental symphonique ‘Conflict’, très tourmenté, sur lequel Steve offre un accompagnement de virtuose à la guitare, et la dernière composition ‘Peace’ nous ramène à la lumière avec une mélodie ‘Queenest’ et termine l’album par un magnifique message positif d’espoir. A noter qu’il faudrait citer toutes les personnes qui ont participé à cet album car Steve a également ce talent de s’entourer d’artistes renommés de la scène progressive mais également d’artistes amenant leur culture et ceci participe grandement à la réussite de cet album. En résumé, je dirais simplement qu’avec ce nouvel album de ‘Steve Hackett’, j’ai encore atteint ce graal musical auquel tout passionné de musique aspire et, même si tout cela reste très subjectif, je souhaite également à toutes celles et ceux qui sont comme moi des chercheurs perpétuelles de pépites musicales, le même bonheur, même si ce n’est pas pour cet album là précisément...

Interprêtes

Steve Hackett (Guitare), Durga McBroom (Chant), Lorelei McBroom (Chant), Amanda Lehmann (Chant), Nick D’Virgilio (Batterie), Simon Phillips (Batterie), Sheema Mukherjee (Sitare), Gulli Briem (Batterie, Percussions), Malik Mansurov (Tar), Jonas Reingold (Basse), Paul Stillwell (Didgeridoo), Rob Townsend (Saxophone, Clarinette, Duduk), John Hackett (Flûte), Gary O’Toole (Batterie), Roger King (Claviers), Ben Fenner (Claviers), Dick Driver (Contrebasse), Christine Townsend (Violon, Alto)


Artiste : Ancient Bards

Album : Origine (The Black Crystal Sword Saga, Pt. 2)

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 25-02-2019

Leur dernier album ‘A New Dawn Ending’ date déjà de 2014 et les Italiens d’Ancient Bards’ ont mis plus de 4 ans pour sortir son successeur ‘Origine’ qui est la suite de la saga démarrée avec ‘The Alliance of the Kings’ en 2010. Malgré tout ce temps, la recette est toujours aussi bien rodée avec du power métal symphonique racontant des histoires puisées dans des légendes dans un style épique, puissant et mélodique. Mais la grande force des Italiens est que, contrairement à certains groupes du genre qui usent et abusent un peu trop de la double pédale ce qui peut amener une saturation, ce dernier opus, amène une certaines variété à l’intérieur des compositions avec des structures plus recherchées et des variations dans la section rythmique qui sont les bienvenues. Même les titres les plus enlevés comme ‘Impious Dystopia’ ou ‘Titanism’ ont des parties moins rapides avec l’utilisation de chœurs grandioses. On peut également noter des titres mélangeant puissance et romantisme comme ‘Fantasy’s Wings’, ‘Aureum Legacy’ ou encore ‘Oscurità’ et, bien évidemment, ils n’oublient pas les ballades avec ‘Light’ placé en fin de première partie d’album. Mais le point culminant de l’album est bien entendu le dernier titre de près de 15 minutes ‘The Great Divide’ qui est une fresque épique où les Italiens déploient tout leur savoir faire et y mettent tous les ingrédients d’un power métal symphonique flamboyant comme ils avaient déjà pu le faire dans le passé avec ‘A New Dawn Ending’ ou ‘Hope Dies Last’. En résumé, avec ‘Origine’, ‘Ancient Bards’ nous offre encore un album sans faille qui les remet sur le devant de la scène et qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui sont fans de métal épique et symphonique...

Interprêtes

Sara Squadrani (Chant), Daniele Mazza (Claviers), Claudio Pietronik (Guitare), Martino Garattoni (Basse), Federico Gatti (Batterie), Simone Bertozzi (Guitare)


Artiste : Secret Rule

Album : The 7 Endless

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 27-02-2019

Après ‘The Key To The World’ sorti fin 2017, les Italiens de ‘Secret Rule’ ont sorti leur 4ème album studio ‘The 7 Endless’ début 2019. Toujours dans un métal symphonique assez classiques, ils surfent sur la vague des ténors du genre comme ‘Within Temptation’, ‘Beyond The Black’, ‘Delain’ ou encore ‘Xandria’ avec des compositions au lignes mélodiques accessibles dès la première écoute. D’album en album, le niveau des compositions s’approche de plus en plus des groupes cités plus haut avec une progression également au niveau de la production. ‘The 7 Endless’ fait référence au roman graphique fantastique ‘The Sandman’ de ‘Neil Gaiman’ et on navigue dans l’univers de l’écrivain et dessinateur Britanique. Côté musique, c’est un métal symphonique entraînant avec d’entrée ‘The Endless’ qui avec ses chœurs d’introduction fait penser à ‘Xandria’, puis ‘Birth’ est un titre plus rapide alors que ‘Dream’ est plus classique et fait penser à certains titre de ‘Within Temptation’. La suite fait défiler des mélodies accrocheuses comme dans ‘Alone’ ou dans ‘Hidden into a Dream’ ou dans ‘Destruction’ et il faut attendre la fin de l’album pour avoir des compositions plus calmes avec tout d’abord ‘Delirium’ qui débute lentement et qui s’accélère sur la fin et ensuite le dernier titre ‘The Awakening’ pour la seule vraie ballade de l’opus. En résumé, les Italiens de ‘Secret Rule’ sortent un album très agréable à écouter et ‘The 7 Endless’ est à conseiller à tous les fans de métal symphonique et des groupes cités plus haut...

Interprêtes

Angela Di Vincenzo (Chant), Andy Menario (Guitare), Michele Raspanti (Basse), Nicola Corrente (Batterie) + Invités : Andrea Ciccomartino (Chant), Christian Ice (Claviers), Gabrielle Chiararo (Narration), Marco Roberto Capelli


Artiste : Viana

Album : Forever Free

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 28-02-2019

Après un premier album sous le nom de ‘Viana’ (voir ici), le guitariste Italien sort un 2ème album ‘Forever Free’. Pour cet opus, il a fait appel au chanteur mais également producteur ‘Bryan Cole’ et ‘Alessandro Del Vecchio’ est encore de la partie pour le mixage et le mastering. Sans surprise, on retrouve un rock mélodique qui a fait ses preuves et qui accroche dès les premiers accords avec des refrains qui vous rentrent dans la tête immédiatement souvent soutenus par des chœurs. Dès les premiers titres, le rythme vous fait taper du pied avec un entraînant ‘Forever Free’ puis ‘In The Name Of Love’ est un premier hit qui devrait être repris en chœurs en concert, puis ‘Heart Of Stone’ enfonce le clou avec un nouveau bijou mélodique. La suite fait défiler des compositions du même niveau avec la pause ballade en milieu d’album et le magnifique ‘Remember Me’ où ‘Bryan Cole’ montre tout son talent vocal (repris en fin d’album uniquement avec un accompagnement d’un piano, de cordes et de chœurs qui donne une plus grande force à ce titre). En résumé, même si ‘Viana’ ne réinvente pas la roue et que les compositions peuvent paraître simples, ‘Forever Free’ est un album rempli de pépites mélodiques qui accrochent immédiatement et pour toutes celles et ceux qui ont aimé le rock mélodique des années 80, courrez écouter cet album qui est à déguster sans modération...

Interprêtes

Stefano Viana (Guitare), Bryan Cole (Chant), Terry Broke (Choeurs), Anna Portalupi (Basse), Adam Ernst (Batterie), Francesco Marras (Guitaree), Pasquale India (Claviers), + Invité : John Roth (Guitare)


Artiste : Gathering Of Kings

Album : First Mission

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 02-03-2019

‘Gathering Of Kings’ est un projet du Suédois ‘Ron Dalghreen’ dont l’objectif était de sortir un album de rock mélodique influencé par les années 80 avec un ensemble d’invités prestigieux avec entre autres ‘Erik Martensson’ qui gravite dans de nombreux groupes (voir ici ou ici ou encore ici), ‘Nalle Påhlsson’ le bassiste de ‘Thérion’ et de ‘Treat’ (voir le dernier album de ‘Christofer Johnsson’ ici) ou encore ‘Björn Strid’ le chanteur de ‘The Night Flight Orchestra’ (voir ici). Avec cette équipe de choc et des compositions du talentueux ‘Victor Olsson’ (Saffire) sauf ‘The Runaway’ qui est une reprise des frères ‘Gibb’ interprêté dans les années 80 par le groupe ‘Carola’, c’est une suite ininterrompue de hits mélodiques qui alternent rock et hard-rock mélodique, de l’AOR et des power ballades. Pour n’en citer que quelques uns, je parlerai de l’entraînant ‘Love Will Stay Alive’ pour son refrain entêtant, le mélodique mid-tempo ‘Endless Paradise’, la magnifique power ballade ‘Passing Rain’ qui rappelle le meilleur de ‘Scorpions’ ou encore un ‘Long Way From Home’ qui me renvoie quelques 30 ans en arrière à l’âge d’or de l’AOR avec, certes, une certaine nostalgie tellement c’est bien fait. Bref, inutile d’en rajouter, cette première mission du Suédois ‘Ron Dalghreen’ est parfaitement remplie et pour tous les amoureux de rock mélodique des années 80, vous pouvez y aller les yeux fermés car ‘First Mission’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Victor Olsson (Guitare, Claviers), Alexander Frisborg (Chant), Apollo Papathanasio (Chant), Björn Strid (Chant), Chris Laney (Claviers), Efraim Larsson (Batterie), Erik Martensson (Guitare), Erik Wiss (Claviers), Henrik Sethsson (Choeurs), Jens Westin (Chant, Guitare), Jonas Källsbäck (Batterie), Martin Sweet (Guitare), Nalle Påhlsson (Basse), Richard Larsson (Claviers), Rick Altzi (Chant), Robban Bäck (Batterie), Stefan Helleblad (Guitare), Tobias Jansson (Chant)


Artiste : Walter Trout

Album : Survivor Blues

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 06-03-2019

Après un magnifique ‘We’re All In This Together’ en 2017 (voir ici), ‘Walter Trout’ revient avec ses trois compères et deux invités dont l’ancien guitariste des Doors ‘Robby Krieger’ en sortant ‘Survivor Blues’ où il reprend 12 titres qui ne sont pas forcément des standards mais qui transpirent tous un blues authentique et ceci bien évidemment de main et de voix de maître car quand ce n’est pas sa guitare qui nous transporte, c’est sa voix qui nous bouleverse : d’entrée, on se retrouve sur un petit nuage avec ‘Me, My Guitar And the Blues’ qui, rien qu’avec les quelques mots de son titre, résume bien l’univers de ‘Walter Trout’ et qui nous embarque dès les premiers accords. Il faudrait citer tous les titres mais inutile d’en rajouter car le mieux est encore de presser la touche play et de se laisser porter par ce bon blues qui est à l’origine de nombreux styles de musique moderne. En résumé, avec ce dernier album, ‘Walter Trout’ et ses compagnons de route nous montrent une fois de plus, que malgré tous les problèmes de santé qu’ils ont tous traversés (d’où le nom ‘Survivor Blues’), ils ont toujours la pêche pour nous offrir ces moments magiques et indémodables…

Liste des titres :
Me, My Guitar And the Blues : Jimmy Dawkins (Jimmy Dawkins / Rick Miller)
Be Careful How You Vote : Sunnyland Slime (Albert Luandrew / Sunnyland Slim)
Woman Don't Lie : Luther "Snakeboy" Johnson
Sadie : Theodore Taylor
Please Love Me : B.B. King (Jules Bihari / B.B. King / Riley King / Jules Taub)
Natures Disappearin : John Mayall
Red Sun : Joel Poluck
Something Inside Of Me : Luther Barns (Elmore James / James Sehorn)
It Takes Time : Otis Rush
Out of Bad Luck : Magic Sam (Al Benson / Samuel Maghett)
Going Down to the River : Mississippi Fred Mcdowell.
God’s Word : J.B. Lenoir

Interprêtes

Walter Trout (Chant, Guitare), Sammy Avila (Hammond, Choeurs), Johnny Griparic (Basse), Michael Leasure (Batterie, Choeurs) + Invités : Sugaray Rayford (Chant), Robby Krieger (Guitare)


Artiste : Adventure

Album : New Horizons

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 16-03-2019

En une vingtaine d’années, ‘New Horizons’ est le quatrième album des Norvégiens de ‘Adventure’ qui évoluent dans un rock des années 70 et peuvent rappeler des groupes comme ‘Uriah Heep’ pour le côté énergique mais également ‘Jethro Tull’ pour le côté rock/folk. Par conséquent, si vous recherchez de la nouveauté, passez votre chemin car on navigue dans des sonorités et un chant qui nous font remonter 40 ans en arrière. Après une courte introduction instrumentale de claviers très feutrés, ‘Destiny’ donne le ton en nous embarquant dans un rock énergique où l’on se retrouve à la période de ‘Firefly’ d’Uriah Heep’, puis Horizon’ de plus de 7 minutes montre un aspect plus progressif avec plusieurs parties dans un tempo plus lent. Avec ‘Eirene (Godess of Peace)’ on revient au son des seventies et ce pourrait être un croisement entre ’Uriah Heep’ et ‘Jethro Tull’ (écoutez le solo de flûte à 4.15), puis, ‘You Belong’ est de nouveau une composition calme qui me rappelle les débuts de ‘Status Quo’ dans la fin des années 60 avant qu’ils évoluent vers leur propre style. La suite continue dans ce retour aux années 70 avec entre autres, le court instrumental ‘With Tears in their Eyes’ très vintage, ‘Lighthouse’ qui revient à du progressif alternant des parties calmes avec d’autres plus puissantes mais également des changements de tempo, ‘Here to Stay’ plus classique avec ‘Elen Cath Hopen’ au chant, ‘In Search Of (A New Life)’ avec un beau duo de ‘Kjell Myran’ et de ‘Elen Cath Hopen’ qui me fait penser à la belle complicité que peuvent avoir ‘Bryan Josh’ et ‘Olivia Sparnenn’ de ‘Mostly Autumn’, l’album se terminant par la magnifique ballade ‘Refugee’ encore teinté ‘Uriah Heep’. En résumé, comme vous l’aurez compris, les Norvégiens de ‘Adventure’ nous ramènent de très belle manière quelques décennies en arrière avec de belles mélodies faciles d’accès et ‘New Horizons’ est donc à conseiller à toutes les amatrices et tous les amateurs de cette période qui ne recherchent pas forcément de nouveautés à tout prix dans la musique...

Interprêtes

Odd-Roar Bakken (Claviers), Terje Flessen (Guitare), Terje Craig(Basse, Chant), Alf-Helge Lund (Batterie, Percussions), Elen Cath Hopen (Chant, Choeurs, Claviers), Kjell Myran (Chant)


Artiste : Vangelis

Album : Nocturne

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 21-03-2019

Comme on dit, sans transition, après la chronique du dernier ‘Razzmattazz’ très proche d‘AC/DC’, voici un artiste légèrement différent qui a déjà quelques décennies de carrière derrière lui, j’ai nommé ‘Evángelos Odysséas Papathanassíou’ connu du grand public par son nom de scène ‘Vangelis’ et qui sort un nouvel album ‘Nocturne’ à 75 ans après ‘Rosetta’ qui date de 2016 (voir ici). Cet opus est un peu particulier car il a décidé de revisiter au piano et aux claviers quelques compositions emblématiques de sa longue carrière et ceci dans une ambiance épurée en y rajoutant 11 titres inédits. Et il faut dire que la magie opère dès le premier titre car au-delà de la nostalgie qui m’a provoqué de nombreux frissons dans les titres connus comme ‘Love Theme’ tiré de ‘Blade Runner’ ou ‘La petite fille et la mer’ tiré de ‘l’Apocalypse des Animaux’ ou ‘Main Theme’ tiré des ‘Chariots de feu’ ou encore le célèbre thème du film ‘1492 : Christophe Colomb’, on reconnait l’empreinte de ce compositeur hors-pair dans toutes les compositions inédites qui nous embarquent dans un doux voyage fait d’intimité, de poésie, de sensation d’être hors du temps et qui doivent toutes rappeler quelques souvenirs à tous ceux qui ont aimé ‘Vangelis’ dans les décennies précédentes. En résumé, ces promenades nocturnes sont fortes en émotion et cette interprétation épurée et intime se prête très bien à l’atmosphère de cette artiste sensible qui nous a accompagné pendant de longues années avec toutes ces musiques qui ont toutes quelque chose d’intemporel et d’éternel...

Interprêtes

Vangelis / Evángelos Odysséas Papathanassíou (Piano, Claviers) + Invité : Irina Valentinova-Karpouchina (Piano)


Artiste : Motis

Album : Deglingo

Date de Sortie : 18-01-2019

Ajouté le : 08-03-2019

Les Français de ‘Motis’ dont le premier album ‘A Chacun Son Graal’ date déjà de près de 20 ans, viennent de sortir, début 2019, un nouvel enregistrement studio ‘Deglingo’. Dans la grande tradition des groupes Français qui marient folk et rock progressif avec des textes poétiques mais également engagés, ce dernier album ne déroge pas à la règle et continue de nous embarquer dans ces compositions qui accrochent aussi bien pour leurs mélodies attachantes mais également pour ces mots simples et directs qui constatent de façon si évidente les problèmes dont l’homme est le seul responsable et ceci sans jamais prendre partie ; ‘La fièvre de l’or’ nous pose cette question simple : à quoi sert cette envie d’en avoir toujours plus ? Avec ‘Cavale’ et ‘Peut-être’, ‘Motis’ se met à la place des personnes qui souffrent dans leur pays de la guerre ou de l’oppression et qui n’ont que deux choix et qui essaient de choisir la moins pire : soit continuer de souffrir sur place sans savoir quand cela s’arrêtera (‘Peut-être’) ou essayer de fuir leur patrie sans aucun espoir d’avoir une vie meilleure (’Cavale’). La suite nous offre un entraînant ‘Somnambule’, un mélancolique ‘La distance’ qui nous incite à aller au devant des autres, un sautillant ‘Deglingo’ et le magnifique ‘Monsieur machine’, où ‘Emmanuel Tissot’ a bien choisi sont partenaire de chant, en la personne de ‘Christian Décamps’ car c’est le genre de texte qui aurait très bien pu être écrit par le leader d’Ange’ (voir l’album ‘Heureux’ ici), l’album se terminant par un instrumental ‘L’effet overview’ qui marrie tradition avec progressif de belle manière. En résumé, les Jurassiens de ‘Motis’ continuent leur petit bonhomme de chemin en nous offrant des mélodies attachantes et de beaux textes qui relatent les blessures de notre monde un peu ‘déglingué’ et ce dernier album devrait plaire à toutes celles et ceux qui aiment mélanger chanson, folk et rock progressif Français...

Interprêtes

Emmanuel Tissot (Chant, Bouzouki électrique, Mellotron, Orgue Hammond), Tony Carvalho (Batterie, Chœurs), Martial Baudoin (Basse, Chœurs) + Invités : Delphine Tissot (Chant), Christian Décamps (Chant)


Artiste : Slug Comparison

Album : When You Were Living Here

Date de Sortie : 16-01-2019

Ajouté le : 22-02-2019

‘Slug Comparison’ est le projet de ‘Doug Harrison’ qui est également le guitariste du groupe Canadien ‘Fen’ (voir ici) qui évolue dans un style rock/métal progressif. A la première écoute de ce premier album ‘When You Were Living Here’, il est bien difficile de trouver un style bien précis car c’est un mélange de différentes influences entre pop, rock et hard-rock avec des compositions assez standards dans la durée, entre 3 et 5 minutes : ‘Exactly What You Do’ ouvre le bal avec un rock énergique, puis ‘Hyperslump’ est un titre entraînant et léger proche d’une pop des années 90. Suit ‘Let Some Light’ qui est semi acoustique et dont les lignes mélodiques sont accessibles et ‘Fine With It’ est la première ballade où Doug nous montre tout son talent de chanteur. La suite continue de faire défiler de belles mélodies entre pop et rock comme la lente ballade ‘When You Were Living Here’ remplie d’émotion ou ‘So Ya Got a Great Guitar’ qui est un rock débridé, ou encore le dernier titre ‘One More Step’ avec des lignes mélodiques plus recherchées, son tempo entraînant et sa belle section rythmique. En résumé, ‘When You Were Living Here’ est un album varié mélangeant différents styles avec des compositions accessibles mais également des passages plus recherchés et ‘Slug Comparison’ devrait plaire à toutes celles et ceux qui naviguent entre chansons, pop et rock...

Interprêtes

Doug Harrison (Chant, Guitare, Piano), Randall Stoll (Batterie), Mike Young (Basse), Sam Levin (Guitare, Choeurs), Jeff Caron (Basse), Rod Senft (Batterie), Scott Young (Basse), Jeremy Tardif (Choeurs), Tatyana Dobrowolski (Choeurs), Scott Archibald (Choeurs), Nando Polesol (Choeurs), Bonnie and Shauna (Choeurs)


Artiste : Dark Moor

Album : Origins

Date de Sortie : 16-01-2019

Ajouté le : 01-03-2019

Avec ‘Dark Moor’, on ne sait pas trop à quoi s’attendre à chaque sortie d’album et le dernier, ‘Project X’, sorti en 2015, n’avait pas été très bien accueilli par toutes les critiques car il voyait les Espagnols prendre une nouvelle direction musicale qui n’était pas du goût de tout le monde mais qui pour ma part, même si je n’avais pas complètement adhéré, montrait cette qualité à se remettre en question. Avec ‘Origins’, on repart encore dans une autre direction avec une composante folk dont ils ne nous avaient pas habitué. D’entrée, avec ‘Birth of the Sun’, ça démarre dans une ambiance joyeuse et entraînante avec une mélodie accrocheuse qui vous met tout de suite dans le bain, puis, ‘The Spectres Dance’ est plus classique mais garde cette composante folk dans les parties instrumentales. ‘Crossing Through Your Heart’ qui suit est un hit en puissance avec son refrain qui vous reste das la tête et avec ‘Raggle Taggle Gypsy’ qui est la reprise de la chanson traditionelle Ecossaise, on revient vers de la musique folklorique avec l’utilisation du bouzouki. Changement de décor avec ‘In The Middle of the Night’ qui commence comme un titre de ‘Rainbow’ mais dont la mélodie flirte avec de la variété internationale des années 80 puis ‘And for Ever’ est la première ballade dans un style celtique. La suite, continue dans ce pathwork de genres avec de belles mélodies et des ajouts de composantes folkloriques le tout restant bien loin de leur tag de groupe de power métal et ce n’est pas la très belle dernière ballade acoustique ‘Green Lullaby’ qui pourra dire le contraire. En résumé, les Espagnols de ‘Dark Moor’ nous surprennent une fois de plus avec ce nouvel album très attachant qui voit apparaître une composante folklorique avec des compositions accessibles mixant chanson, pop, folk, rock et hard-rock...

Interprêtes

Alfred Romero (Chant), Enrik Garcia (Guitare), Dani Fernández (Basse), Roberto Cappa (Batterie) + Invités : Pablo Sancha (Piano), Luigi Stefanini (Hammond), Mara Boston (Chœurs), Marcos Campos (Cornemuse), Patricia Alcocer (Violon), Xosé Liz (Bouzouki, Requinta), Alfonso G. Blanco (Guitare)


Artiste : Damian Wilson/Adam Wakeman

Album : Stripped

Date de Sortie : 11-01-2019

Ajouté le : 03-03-2019

Ils nous avaient déjà régalé avec ‘The Sun Will Dance in Its Twilight Hour’ sorti il y a tout juste un an (voir ici) et voici que pour notre plus grand plaisir ils remettent ça avec un nouvel album ‘Stripped’ qu’ils ont enregistré après leur tournée acoustique 2018 dans cet atmosphère live qu’ils venaient de vivre. En plus de leur compositions respectives, ils reprennent des titres emblématiques avec, entre autres, un ‘Life on mars’ de ‘David Bowie’ à nous filer la chair de poule autant pour ce qu’il nous rappelle (je parle pour les plus de cinquante ans) mais également par cette interprétation dépouillée qui nous ramène à la substantifique moelle de cette composition. On retrouve également 2 compositions déjà présentes sur le précédent opus ‘Laugh In Time’ et ‘The Sun Will Dance in its Twilight Hour’ dans une autre interprétation. Le parallèle avec des artistes comme ‘Cat Stevens’ que j’avais déjà évoqué dans la précédente chronique est toujours présent certainement dû à la tessiture de Damian qui en plus d’avoir une voix exceptionnelle est un merveilleux conteur. L’ensemble est rempli d’une émotion palpable avec des titres comme ‘Disciple’ ou le magnifique ‘Soldier’ et le mélange de leurs deux voix est un régal dans ‘Seek for Adventure’ (déjà présent sur ‘Weir Keeper’s Tale’ tout comme ‘People Come And Go’). En résumé, ce ‘Stripped’ est dans la continuité des précédents opus, et Damian et Adam continuent de nous embarquer dans cette ambiance feutrée remplie d’émotion qui est certainement le meilleur antidépresseur pour celles et ceux qui veulent décompresser du stress de la vie quotidienne...

Interprêtes

Damian Wilson (Chant, Guitare), Adam Wakeman (Chant, Guitare, Piano)


Artiste : Lost In Grey

Album : The Waste Land

Date de Sortie : 11-01-2019

Ajouté le : 04-03-2019

Après ‘The Grey Realms’ en 2017 qui m’avait profondément marqué (voir ici), j’attendais avec impatience la sortie de son petit frère ‘The Waste Land’ qui est sorti début 2019. Et je n’ai pas été déçu car, écoute après écoute, on retrouve ce concept où la musique est indissociable de l’histoire avec les 3 personnages, Patrick, Lillian et Odessa toujours tenus respectivement par ‘Harri Koskela’, ‘Anne Lill’ et ‘Emily Leone’ (voir la présentation du thème faite par Anne ici) et pour l’occasion, ils ont invité plusieurs artistes que l’on peut découvrir se présenter dans la vidéo you tube ici). Comme je l’avais déjà mentionné, ‘Lost In Grey’ a créé un style unique et est destiné à un public métal qui est ouvert à un ensemble de genres assez éloignés les uns des autres car chaque titre possède sa propre atmosphère et ils ont ce talent de bousculer les habitudes : tout d’abord, dès le démarrage, on pourrait attendre dans ce genre d’album à une introduction instrumentale symphonique mais, au contraire, ils choisissent un titre énergique ‘The Waste Land’ qui plante le décor de manière très efficace avec déjà une belle démonstration au niveau vocal. C’est avec le titre qui suit ‘Expectations’ où ‘Nele Messerschmidt’ intervient de manière magistrale (voir le dernier album d’Elvellon’ ici), que l’on ressent le plus cette fusion entre le classique avec l’utilisation d’un piano et de cordes et la puissance du métal produisant une force émotionnelle intense amenée par ce contraste entre force et sérénité. Suit ‘Unohdukseen Katoaa’ qui est chanté en Finlandais et qui déploie une ambiance grandiose qui est renforcée par des chœurs imposants et par un travail vocal remarquable, puis la belle ballade ‘1992’ en rajoute une couche au niveau émotionnel avec une mélodie qui est en phase avec le thème de la perte d’un être cher. La suite nous emmène dans un très mélodique et entraînant ‘Far Beyond and Further’ qui traite de la cupidité des humains qui nous fait courir à notre perte mais qui est fondamentalement optimiste et plein d’espoir dans la capacité de l’être humain de savoir évoluer vers plus de sagesse puis ‘Wolves Among Men’ nous entraîne dans une atmosphère étrange et théatral qui met encore en avant la belle complicité entre les différentes parties vocales. Enfin, ‘Prelude for Emptiness’ qui est un titre semi-instrumental rempli de sérénité avec de magnifiques chœurs sert d’introduction au dernier titre de plus de 12 minutes ‘Drifting in the Universe’, la pièce maitresse de l’album qui nous embarque dans une saga épique avec tous les ingrédients que l’on a pu trouvé auparavant et avec un final grandiose qui monte en puissance pour retomber puis reprend de la puissance avec une mélodie finale entêtante pour terminer tranquillement avec quelques notes de piano. Si vous voulez plus de détail sur chaque titre, Harri et Anne ont enregistré trois vidéos pour les présenter ici, ici et ici. En résumé, les Finlandais de ‘Lost In Grey’ continue dans leur processus de création qui fusionne musique et histoire pour en faire une œuvre unique et si vous aimez mélanger des genres assez éloignés que sont le symphonique et le métal comme ont pu le faire des groupes comme ‘Therion’ (voir ici) ou ‘Mayan’ (voir ici), vous serez sans doute conquis par ‘The Waste Land’...

Interprêtes

Anne Lill (Chant), Harri Koskela (Chant, Claviers), Aapo Lindberg (Basse), Emily Leone (Chant, Violon), Miika Haavisto (Guitare), Waltteri Väyrynen (Batterie) + Invité : Nele Messerschmidt (Chant), Andi Kravjlaca (Chant), Timo Haikonen (Guitare), Lasse Nyman (Guitare), Tero Kalliomäki (Lyre)


Artiste : Brave

Album : The Calm / The Storm

Date de Sortie : 08-01-2019

Ajouté le : 15-03-2019

‘Brave’ est un groupe Américain dont le dernier album ‘Monuments’ date déjà de 2008 et qui revient sur le devant de la scène avec un nouvel album sorti début 2019, ‘The Calm / The Storm’. Connus pour mélanger du rock et du métal progressif, leur style s’inscrit plus avec ce nouvel album dans la lignée de groupes comme ‘Karnataka’, ‘Mostly Autumn’ ou ‘Panic Room’ car ce dernier album a une composante rock plus marquée même si les riffs de guitares sont présents et amènent une certaine puissance toujours en opposition avec la voix douce de ‘Michelle Schrotz’. ‘I Will Wait’ qui débute l’album est l’illustration parfaite de ce contraste qui fonctionne à merveille. Les deux titres suivants ‘Mystery’ et ‘A thousand Miles of Sand’ continuent dans ce style et les lignes mélodiques peuvent rappeler les groupes cités plus haut. La suite fait défiler l’instrumental ‘No Gravity’ où le violon de ‘Suvo Sur’ amène un côté folk, l’énergique ‘Summertime’ qui est plus rock, la courte et belle ballade acoustique ‘Bay Song’ pour revenir ensuite avec ‘Race to the End’ à un son plus lourd où les guitares saturées accompagnent ‘Michelle Schrotz’ et le chanteur de ‘While Heaven Wept’, ‘Rain Irvin’ qui forment un duo formidable. L’album se termine dans un style léger avec l’acoustique ‘November’, un ‘Electric Ravens’ plus lourd mais qui alterne sérénité et puissance (la reprise électrique de ‘Three Ravens’ de 2014 ici) et le semi-acoustique ‘Feel the Rain’ qui clôture l’opus de belle manière avec une dernière interprétation de ‘Michelle Schrotz’ chargée d’émotion. En résumé, le retour de ‘Brave’ est une vraie réussite et le titre ‘The Calm / The Storm’ résumé bien l’album car on navigue entre des titres calmes et d’autres plus puissants mais leur style s’apparente plus à un rock accessible sans réelles composantes progressives et sans doute destiné à un public assez large...

Interprêtes

Ben Kelly (Basse), Matt Kozar (Guitare), Michelle Schrotz (Chant, Claviers), Scott Loose (Guitare, Ukulele, Claviers), Suvo Sur (Violon, Claviers), Trevor Schrotz (Batterie) + Invité : Rain Irving (Chant)