Albums / Année

Albums 2019

Artiste : Lonely Robot

Album : Under Stars

Date de Sortie : 26-04-2019

Ajouté le : 12-06-2019

Entre tous ses projets et ses participations en tant qu’invité à différents albums de formations de rock progressif (rechercher ‘John Mitchell’ dans myprogmusic), ‘John Mitchell’ est bien occupé et 2019 voit la sortie du dernier volet de la trilogie des aventures de l’homme de l’espace qui revient sur terre, ‘Under Stars’ et dont les 2 premiers épisodes dataient de 2015 (‘Please Come Home’ – voir ici) et de 2017 (‘The Big Dream’ – voir la chronique ici). On retrouve donc le style des précédents opus en commençant par l’instrumental ‘Terminal Earth’ qui plante le décor tranquillement de manière atmosphérique, puis, ‘Ancient Ascendant’ est typique d’un progressif raffiné qui alterne sérénité et puissance un peu dans le style d’Arena’. Avec ‘Icarus’, on est proche des Allemands de ‘RPWL’ avec un refrain mémorable (voir leur dernier album ici), puis, la chanson éponyme de l’album me fait penser aux ambiances aériennes de ‘Phil Collins’ dans ses albums solos des années 80 et John nous gratifie dans ce titre d’un formidable solo de guitare. Suit ‘Authorship Of Our Lives’ qui continue dans ce style délicat avec des réverbérations dans le chant qui accentuent le côté atmosphérique tout comme ‘The Signal’ avec des nappes de claviers qui rendent très bien l’aspect cosmique. Quant à ‘The Only Time I Don’t Belong Is Now’, on revient à une ambiance tranquille à la ‘RPWL’ avec des claviers très présents et les titres qui suivent continuent dans cette voie avec le mélodique ‘How Bright Is the Sun ?’ qui est très proche de ‘Reach for the Sun’ de l’album ‘The Rpwl Experience’ des Allemands (voir ici), l’album se terminant par le court instrumental ‘Inside the Machine’ avec encore un solo très ‘Floydien’ puis ‘An Ending’ qui clôture la trilogie avec un titre épurée mélancolique. En résumé, avec ce dernier album de ‘Lonely Robot’, ‘John Mitchell’ continue de nous offrir un progressif accessible, raffiné et mélodique, et comme les deux premiers volets de cette trilogie, ‘Under Stars’ devrait combler tous les fans de progressif et au-delà, est susceptible de toucher un public plus large...

Interprêtes

John Mitchell (Chant, Guitare, Basse, Claviers), Craig Blundell (Batterie), Nick Beggs (Basse), Liam Holmes (Claviers)


Artiste : Hardline

Album : Life

Date de Sortie : 26-04-2019

Ajouté le : 13-06-2019

Après ‘Human Nature’ en 2016 (voir ici), les Italo-Américains de ‘Hardline’ remettent ça avec un nouvel album tout simplement baptisé ‘Life’ et confirme qu’ils sont une formation majeure de hard-rock mélodique. Le trio ‘Alessandro Del Vecchio’, ‘Johnny Gioeli’ et ‘Anna Portalupi’ est toujours là mais ils accueillent un nouveau guitariste ‘Mario Percudani’ qui se fait souvent remarquer de belle manière dans bien des titres et un nouveau batteur ‘Marco Di Salvia’ qui assure une section rythmique toujours très efficace. L’opus se compose de 12 titres avec tout d’abord du bon hard-rock mélodique qui vous rentre immédiatement dans la tête : impossible de rester de marbre à l’écoute de ‘Take a Chance’, ‘Helio’s Sun’, ‘Hold on to Right’, ‘Story of My Life’ ou encore ‘Chamaleon’. Et au rayon des bonnes nouvelles, ils ont également ce talent pour nous offrir de magnifiques titres plus tranquilles comme la power ballade ‘Page of Your Life’ qui doit certainement rappeler à quelques-unes ou quelques-uns celles de ‘Scorpions’ ou l’autre ballade ‘My Love’ où le chant de ‘Johnny Gioeli’ remplit tout l’espace. On peut noter également, d’une part, la reprise de ‘Who Wants to Live Forever’ de ‘Queen’ dans laquelle ‘Johnny Gioeli’ n’essaie pas de copier ‘Freddy Mercury’ mais se l’approprie totalement en gardant la force émotionnelle de l’original, et d’autre part, le dernier titre ‘My Friend’ qui nous embarque une dernière fois mais cette fois-ci dans une ambiance acoustique remplie de sensibilité. En résumé, entre énergie et émotion, il n’y a rien à jeter dans ce dernier album de ‘Hardline’ et ‘Life’ est à conseiller à tous les fans d’un hard rock mélodique accessible et est à consommer sans modération...

Interprêtes

Johnny Gioeli (Chant), Alessandro Del Vecchio (Claviers, Choeurs), Mario Percudani (Guitare), Anna Portalupi (Basse), Marco Di Salvia (Batterie)


Artiste : Leverage

Album : Determinus

Date de Sortie : 26-04-2019

Ajouté le : 15-06-2019

‘Leverage’ est une formation Finlandaise qui mélange différents genres entre hard-rock et métal et qui a eu une première partie de carrière dans le début des années 2000 jusqu’à 2009 avec à la clé 3 albums (2 sont disponibles dans Spotify - voir ici et ici) et qui réapparait après dix années avec un nouvel album ‘Determinus’, un nouveau chanteur ‘Kimmo Blom’ et un nouveau guitariste ‘Mikko Salovaara’, tous les deux ayant un pris le rôle déterminant au sein de la formation. A la première écoute de ce dernier opus, de nombreux noms de formations de rock ou de hard-rock des quarante dernières années me sont venus à l’esprit car l’ensemble est varié et nous fait voyager dans un patchwork d’influences : ‘Burn Love Burn’ débute l’album avec un titre énergique et mélodique qui comporte plusieurs parties avec plusieurs changements de tempo et de lignes mélodiques ce qui amène un côté progressif à l’ensemble puis, avec ‘Wind of Morrigan’ on embarque pour une composition entraînante qui mélange influences celtiques et rock à la ‘Kansas’. Suit ‘Tiger’, plus lourd mais toujours aussi entraînant et mélodique rappelant le style de ‘Survivor’ dans les années 80, puis la ballade ‘Red Moon over Sonora’ permet une pause qui nous ramène encore aux intonations de ‘Kansas’. Quant à l’épique et théâtral ‘Mephistocrate’, il nous offre un section instrumentale digne de ce nom avec un solo de guitare magistral et ‘Afterworld’s Disciple’ revient au style de ‘Tiger’ et la power ballade ‘When We Were Young’ (et oui pour les plus de 50 ans !!), nous ramène encore aux années 80 et rappelle les meilleures compositions qui faisaient bouger lentement les bras en l’air d’un côté à l’autre de tout un public. La suite offre le puissant ‘Heaven’s No Place For Us’ et sa petite pause acoustique en milieu de titre qui précède un magnifique solo de guitare très ‘Blackmorien’, l’entraînant ‘Hand of God’ dont la partie instrumentale alterne magnifiquement guitare acoustique et électrique, puis l’album se termine par ‘Rollerball’ aux allures de ‘Deep Purple’ et ‘Troy’ qui une dernière fois nous embarque dans une mélodie mémorable. En résumé, les Finlandais de ‘Leverage’ reviennent sur le devant de la scène hard-rock en nous offrant un excellent album à la fois varié, accessible et surtout très mélodique et ‘Determinus’ devrait plaire à un large public qui navigue entre rock et métal qu’ils soient FM, symphoniques ou mélodiques...

Interprêtes

Kimmo Blom (Chant), Tuomas Heikkinen (Guitare), Mikko Salovaara (Guitare), Sami Norrbacka (Basse), Marko Niskala (Claviers), Valtteri Revonkorpi (Batterie)


Artiste : Qantice

Album : The Anastoria

Date de Sortie : 26-04-2019

Ajouté le : 17-06-2019

Cinq longues années que les fans du groupe Français ‘Qantice’ attendaient une nouvelle offrande et c’est chose faite avec ‘The Anostoria’ sorti fin Avril. Et ça valait le coup d’attendre car ce dernier album est une nouvelle fois une réussite totale; on connaissait déjà bien leur univers grâce aux deux premiers opus (écoutez sur Spotify The Cosmocinesy et The Phantonauts) et de ce côté, on n’est pas surpris qu’ils nous transportent de nouveau dans un monde futuriste. Côté musical, ils sont inclassables et on pourrait inventer un nouveau terme, du genre power métal cinémato-symphonico-théatro-classico… (et j’en passe) car, j’ai beau chercher, je ne vois pas d’autres formations qui leur ressemblent. Dans ‘The Anostaria’, chaque composition possède une originalité qui en fait quelque chose d’unique et une grande richesse instrumentale et vocale tout en restant très accessible. Après l’introduction très cinématographique ‘Gone Astray’ emmenée par des instruments classiques sur lesquels se greffe quelques note de guitare électrique, ‘Once Upon A Sun’ est un titre énergique et rapide qui nous met directement dans le bain avec un premier refrain mémorable, puis ‘Without a Hero’ continue dans cette voie toute tracée avec de belles harmonies vocales et une alternance entre les parties rapides et d’autres plus calmes. Avec ‘Petrified Manor’ et son tempo moins rapide, le mélange des riffs de guitare et des cordes fonctionne à merveille et ‘Rivers Can’t Fly’ repart de plus belle pour un nouveau titre enlevé et joyeux où ‘Alexandra Laya’ nous gratifie d’un accompagnement magistral au violon. Une pause est amenée par ‘Cosmic Sway’ qui est beaucoup plus doux et dans lequel la flûte amène un côté aérien puis ‘Little Knight’s Oath’ mélange métal, folk et musique de film de fantasy et ‘Fractal Universe’ nous embarque pour une nouvelle mélodie entêtante où le ténor Italien ‘Riccardo Cecci’ forme un beau duo avec ‘David Åkesson’. Avec ‘Krooner’ et ‘Mad Clowns’, ce sont deux titres entraînants qui nous font voyager dans une atmosphère swing pour le premier et un mix entre comédie musicale et musique de cirque pour le deuxième et ‘Timeline Tragedy’, de plus de 9 minutes et construit en plusieurs parties, est un peu un résumé de toutes ces ambiances que ‘Qantice’ mélange pour le meilleur pour ce résultat si original et c’est avec l’épique instrumental ‘Farewell at the Edge of the World’ que l’album se termine. En résumé, ce troisième album des Français de ‘Qantice’ est une très bonne surprise 2019 et confirme qu’ils sont un groupe à part au sein de la sphère métal et qu’ils amènent à chaque fois ce style unique fait d’un patchwork de genres différents, mais revers de la médaille, risquent d’être destinés à un public averti et ceci est bien dommage...

Interprêtes

David Åkesson (Chant, Choeurs, Trompette), Tony Beaufils (Guitare, Banjo, Bouzouki, Claviers), Alexandra Laya (Violon), Christine Lanusse (Basse), Aurélien Joucla (Batterie) + invités : Riccardo Cecchi (Chant), Dimitri Halby (Flûte), John Lang (Cornemuse), Justine Descamps (Hautbois), Arnaud Condé (Flûte, Basson), Kevin Codfert (Piano), Tomaz Boucherifi-Kadiou (Bombarde)


Artiste : Pristine

Album : Road Back to Ruin

Date de Sortie : 19-04-2019

Ajouté le : 08-06-2019

Après ‘Ninja’ en 2017 (voir ici), les Norvégiens de ‘Pristine’ reviennent avec un nouvel album studio ‘Road Back to Ruin’ et continuent dans la voie qu’ils avaient tracée avec le dernier opus. On retrouve donc des influences des années 70 entre blues, rock et hard-rock en commençant par un énergique ‘Sinnerman’ avec un solo de claviers central très ‘Purplulien’ et la confirmation qu‘Heidi Solheim’ est toujours au top au niveau vocal. Le titre éponyme de l’album qui suit nous ramène plus aux début de ‘Led Zeppelin’ avec un lent tempo et un son bien lourd où Heidi montre encore le meilleur tout comme dans ‘Bluebird’ avec sa rythmique chaloupée puis ‘Landslide’ est un blues/rock que n’aurait pas renié les ‘Stones’. La première pause est amenée par la magnifique ballade ‘Aurora Skies’ assez dépouillée où Heidi nous embarque sur un petit nuage, puis c’est reparti de plus belle avec ‘Pioneer’ qui est un hard-rock classique mais tellement efficace et qui possède un refrain mémorable. La suite fait défiler le puissant ‘Blind Spot’ et sa rythmique tourmentée, ‘The Sober’ qui nous renvoie à un hard-rock efficace très seventies, puis, le blues très sensuel ‘Cause and Effect’ où Heidi démontre encore une fois qu’elle peut également rivaliser avec les meilleures chanteuses de blues, ‘Your Song’ et ses allures country et pour terminer un super-vitaminé ‘Dead End’ et sur la version Spotify une version live de ‘Ghost Chase’ de l’album ‘Ninja’ qui permet de se rendre compte de la qualité de live de cette formation. En résumé, les Norvégiens de ‘Pristine’, emmenés par ‘Heidi Solheim’ qui démontre une fois de plus qu’elle peut s’attaquer à tous les répertoires, sortent un excellent album qui nous fait remonter quelques décennies en arrière avec un son moderne irréprochable et ‘Road Back to Ruin’ est un condensé de différents styles des seventies qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui aiment cette période mais est également accessible à un large public...

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Heidi Solheim (Chant), Espen Elverum Jakobsen (Guitare), Anders Oskal (Claviers), Åsmund Wilter Kildal Eriksson (Basse), Kim Karlsen (Batterie)


Artiste : Loonypark

Album : Deep Space Eight

Date de Sortie : 17-04-2019

Ajouté le : 06-06-2019

Après ‘Perpetual’ en 2016 (voir ici), le groupe Polonais ‘Loonypark’ sort un nouvel album ‘Deep Space Eight’ avec une nouvelle chanteuse ‘Magda Grodecka’ qui remplaçe ‘Sabina Godula- Zając’. Ils continuent de nous offrir un rock progressif délicat et raffiné avec des mélodies proches de groupes comme ‘Mostly Autumn’ (voir ici), les Brésiliens de ‘Fleesh’ (voir ici) ou encore ‘Brave’ (voir ici) pour n’en citer que trois dans mes dernières chroniques. ‘We Don’t Wanna Die’ débute l’album avec une première prestation touchante de Sabina qui possède une voix puissante tout en restant légère et aérienne et qui s’accorde parfaitement avec les mid-tempos aux belles mélodies souvent mélancoliques. Suit la ballade ‘The Space Between Us’ avec de belles lignes mélodiques puis, ‘Time Lines’ accélère le rythme dans un premier temps puis revient à une ambiance atmosphérique sur la deuxième partie du titre avec un très beau solo de guitare et finit comme il avait commencé. La suite fait défiler une nouvelle ballade ‘Believe’, ‘Little Girl’ qui fait penser aux lignes mélodiques de ‘Karnataka’, ‘Are We Alone’ qui durcit le ton dans un tempo plus enlevé et quelques riffs de guitare, l’album se terminant par les titres les plus longs de l’album, tout d’abord ‘Afraid of Tomorrow’ qui déroule lentement sa belle mélodie dans une ambiance aérienne et ensuite, ‘Odyssey’ qui alterne plusieurs atmosphères entre mélancolie et légèreté. En résumé, les Polonais de ‘Loonypark’ sortent un 5ème album de qualité qui reflète bien leur marque de fabrique avec de belles mélodies accessibles et ‘Deep Space Eight’ devrait être apprécié par les amatrices et amateurs d’un rock progressif paisible et aérien qui sont fans des formations citées plus haut...

Interprêtes

Krzysztof Lepiarczyk (Claviers), Piotr Lipka (Basse), Grzegorz Fieber (Batterie), Magda Grodecka (Chant), Piotr Grodecki (Guitare)


Artiste : Solarus

Album : Darkest Days

Date de Sortie : 12-04-2019

Ajouté le : 23-05-2019

‘Solarus’ est un groupe de métal symphonique Canadien qui vient de sortir son 2ème album studio, ‘Darkest Days’ le premier ‘Reunion’ datant de 2017 (voir ici). Dès la première écoute, on retrouve des influences des leaders de ce style et la chanteuse ‘Sarah Dee’ a toutes les qualités avec une voix puissante dans les compositions énergiques mais également dans les titres plus calmes : après l'introduction instrumentale d’usage en métal symphonique, les 2 premiers titres ‘My Darkest Days’ et ‘Limbo’ nous mettent dans le bain avec des lignes mélodiques qui accrochent et de puissants riffs de guitare; puis, chose assez rare pour le souligner, une première ballade piano/voix pointe en 4ème position avec une belle prestation de Sarah qui démontre qu’elle sait, tout en gardant une voix puissante, transmettre de l’émotion dans son chant. Suit ‘Arrival’, assez proche de ‘Limbo’, puis ‘Dear Savior’ est une power ballade qui rappelle les lignes mélodiques de ‘Within Temptation’ et d’ailleurs, j’ai l’impression d’entendre ‘Sharon den Adel’ dans le refrain, ‘Embers in the Rain’ et ‘My World’ nous ramènent ensuite vers un métal puissant et rythmé tout en gardant des lignes mélodiques efficaces tout comme l’entraînant ‘Requiem for the Fallen (Pt. II)’, l’album se terminant par une magnifique ballade ‘The Final Hour’ et par un dernier titre énergique et rapide ‘In Memoriam (Immortal)’. En résumé, les Canadiens de ‘Solarus’ sortent un bon album de métal symphonique, et on peut espérer que dans un futur proche, ils se forgent leur propre personnalité pour s’ouvrir à un public plus important car ce 2ème opus ‘Darkest Days’ montre qu’ils ont toutes les qualités et les capacités pour y parvenir...

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Sarah Dee (Chant), Lucas McArthur (Guitare), Nich Longe (Batterie, Percussions), Mark Feeney (Basse)


Artiste : Aaron Lewis

Album : State I’m In

Date de Sortie : 12-04-2019

Ajouté le : 10-06-2019

‘Aaron Lewis’ persiste et signe dans sa nouvelle vie country car après ‘Sinner’ en 2016 (voir ici), voici son petit frère ‘State I’m In’ qui est sorti début Avril. Il nous réembarque pour 10 compositions de country dont il a le secret et qui comportent ce petit plus qui en font toutes des mélodies hors du temps. A l’écoute de ‘Reconsider’ ou ‘It Keeps On Workin’ ou encore ‘God And Guns’, on a l’impression de les avoir déjà toutes entendus quelque part et même si les textes sont assez noirs, tous les titres ont quelque chose d’authentique qui nous ramènent aux racines de ce style ancré profondément dans la culture Américaine. Bref, ‘Aaron Lewis’ continue son petit bonhomme de chemin dans la voie country qu’il a commencé de tracer avec ‘Town Line’ en 2011 et ‘State I’m In’ est un album pour tous les inconditionnels de ce style traditionnel et indémodable...

Interprêtes

Aaron Lewis (Chant, Guitare) + Invités : Wyatt Beard (Chœurs), Ron Block (Guitare), Jim "Moose" Brown (Claviers), Pat Buchanan (Guitare), Buddy Cannon (Chœurs), Melonie Cannon (Chœurs), Sidney Cox (Chœurs), Suzanne Cox (Chœurs), Tony Creasman (Batterie), Paul Franklin (Guitare), Vince Gill (Guitare), Kevin Grantt (Basse), Ben Haggard (Guitare), Ben Isaacs (Chœurs), Sonya Isaacs (Chœurs), Jamey Johnson (Chœurs), Ben Kitterman (Dobro), Alison Krauss (Chœurs), Brent Mason (Guitare), Danny Parks (Guitare), Mickey Raphael (Harmonica), Michael Rojas (Hammond, Piano), Bobby Terry (Guitare), Dan Tyminski (Guitare, Mandoline, Chœurs)


Artiste : Julian Sas

Album : Stand Your Ground

Date de Sortie : 05-04-2019

Ajouté le : 25-05-2019

Comme beaucoup d’artistes de blues en ce moment (voir ‘John Mayall’ ici ou ‘Joanne Shaw Taylor’ ici ou encore ‘Walter Trout’ ici), le Hollandais ‘Julian Sas’ sort un nouvel album qui est un retour aux sources du blues et qui a été enregistré dans un lapse de temps très court pour garder cette énergie qui caractérise les concerts. Et, comme le dit lui-même Julian, "ces nouveaux titres sont venus naturellement au cours de jam-sessions et cette fois c’est la musique qui est venu à nous sans qu’il y ait eu un long processus de composition". Ceci est confirmé dès le premier titre ‘Runnin’ for the Money’ avec une critique du pouvoir de l’argent et un premier tempo qui nous fait nous balancer au rythme de la musique et ce don de Julian d’imbriquer sa voix avec sa guitare. On navigue donc à travers un blues authentique que ce soit dans les titres les plus enlevés comme ‘Stand Your Ground’, ‘Get on Up’ ou encore le blues/rock ‘These 18 Wheels’ avec ces sonorités de l’orgue Hammond qui nous font remonter quelques décennies en arrière, mais également dans des bijoux mélodiques et sensuels qui transmettent une réelle émotion comme ‘Don’t Let Me Down’ et ce cri du cœur « ne me laissez pas tomber », ‘Anything’ qui nous envoute tout au long de ce long titre aérien et qui n’est pas sans rappeler le feeling de guitare de ‘Mark Knopfler’, ou encore le classique mais formidablement efficace ‘Howlin Wind’. En résumé, ‘Julian Sas’ rejoint cette bande d’artistes qui font du bien en nous offrant un blues classique mais authentique et ‘Stand Your Ground’ est encore un album à consommer sans modération...

Interprêtes

Julien Sas (Chant, Guitare), Roland Bakker (Claviers), Fotis Anagnostou (Basse), Lars-Erik van Elzakker (Batterie)


Artiste : Lion Shepherd

Album : III

Date de Sortie : 29-03-2019

Ajouté le : 12-05-2019

J’avais découvert ‘Lion Sheppherd’ avec leur 2ème album (voir ici) et 2019 voit la sortie d’un nouvel album qui porte tout simplement le nom de III’. Dans la lignée de ‘Heat’, ils nous embarquent de nouveau pour un voyage dans leur univers progressif fait d’un patchwork d’influences qu’il faut doucement apprivoiser écoute après écoute : ‘Uninvited’ débute l’album avec des chants ethniques et déroule une ambiance atmosphérique commençant calmement et qui prend de l’ampleur et de la puissance sur la fin du titre puis retombe pour terminer avec quelques notes de piano. Avec ‘Good Old Days’, c’est un titre lent mais puissant qui ramène à des influences psychédéliques des années 60/70 et ‘What Went Wrong’, dans une ambiance aérienne, me rappelle certaines sections rythmiques et lignes mélodiques de ‘Sting’ (encore une fois, en écoutant le chant de ‘Kamil’, j’ai l’impression d’entendre l’Anglais) et ‘Vulnerable’ continue dans cette atmosphère calme et sereine avec un durcissement proche du métal progressif sur la 2ème partie du titre entièrement instrumentale. Suit ‘World on Fire’ qui mélange sonorités orientales et électroniques et qui offre des alternances entre parties calmes et puissantes, puis, changement de décor avec ‘Fallen Tree’ qui est un titre semi acoustique avec une rythmique lancinante et une belle prestation vocale de Kamil. La fin de l’album nous offre un étonnant ‘Toxic’ avec une alternance entre une rythmique latino et un tempo psychédélique avec un solo final très ‘Floydien’, puis, ‘The Kids Are Not All Right’ nous ramène à des influences rock des seventies avec une introduction mettant en avant les cordes de l’Atom String Quartet’ et enfin, le mélancolique ‘Nobody’ et la ballade ‘May You All Live in Fascinating Times’ et ses changements d’intensité clôturent l’opus de très belle manière. Bref, les Polonais de ‘Lion Shepherd’ continuent dans la voie qu’ils avaient commencé de tracer avec leurs enregistrements précédents, alliant rock progressif, atmosphérique et des sonorités traditionnelles, mélangeant acoustique et électrique et ‘III’ est un album de qualité qui se dévoile petit à petit, écoute après écoute...

Interprêtes

Kamil Haidar (Chant), Mateusz Owczarek (Guitare, Oud, Bouzouki), Maciek Golyzniak (Batterie) + invités : Atom String Quartet (Cordes), Robert Szydlo (basse), Lukasz Damrych (Claviers)


Artiste : Avalanch

Album : The Secret

Date de Sortie : 29-03-2019

Ajouté le : 14-05-2019

‘Avalanch’ est un groupe de heavy métal créé dans les années 90 par le guitariste Espagnol ‘Alberto Rionda’ et qui a connu une première période où ils étaient surtout populaires en Espagne. Leur dernier album ‘Malefic Time Apocalypse’ datait déjà de 2011 et c’est avec de nouveaux artistes que ‘Alberto Rionda’ a relancé ‘Avalanch’ avec entre autres, ‘Israel Ramos’, du groupe ‘Amadeus’ qui officie désormais au chant mais également l’Américain ‘Mike Terrana’ connu pour avoir été le batteur d’ un nombre impressionnant d’artistes dont ‘Tarja’ (ils ont sorti ensemble ‘Beauty & the Beat’ ici). Ce nouvel album est sorti en 2 versions, une en Anglais (‘The Secret’) et l’autre en Espagnol (‘El Secreto’ - voir ici) et on peut dire qu’avec ce nouveau line up, le résultat est une réussite totale avec une succession de titres puissants et mélodiques qui accrochent immédiatement. D'entrée, ‘The Oracle’ et ‘Demiurgus’ sont 2 compositions énergiques avec des lignes mélodiques assimilables rapidement, puis, on croit avec ‘Caduceus’ tenir la première ballade de l'album avec une entame piano/voix mais le ton se durcit à la fin de la première minute et nous embarque pour une nouvelle composition puissante avec des changements de rythme amenant un légère touche progressive. La suite est à l’image de ces premiers titres avec une pause amenée par le semi-acoustique ‘Old Soul’ dont le thème n’est autre que l’adagio du Concerto de Aranjuez pour guitare et orchestre et qui est transformé en une magnifique power ballade. En résumé, les Espagnols d’Avalanch’, avec se nouveau line up, sortent un très bon album de métal, mélodique et accessible et ceci en 2 versions ce qui leur permettra sans doute de s’ouvrir à un public plus large et international...

Interprêtes

Israel Ramos (Chant), Alberto Rionda (Guitare), Mike Terrana (Batterie), Jorge Salán (Guitare), Manuel Ramil (Claviers), Dirk Schlächter (Basse)


Artiste : Crea

Album : Dwarves & Penguins

Date de Sortie : 29-03-2019

Ajouté le : 18-05-2019

‘Crea’ est un groupe Suédois de rock progressif que je découvre seulement mais qui a déjà un trentaine d’années d’existence. Ils sont influencés par les courants progressifs des cinquante dernière années et on peut ici et là citer des parallèles avec des formations comme ‘Marillion’ ou ‘Pink Floyd’, leurs sonorités nous ramènent quelques décennies en arrière avec des claviers qui sont mis en avant. Le court instrumental qui débute l’album, ‘The March of the Penguins’ (la rythmique image très bien le titre), ouvre le bal avec l’utilisation de claviers et des sonorités à la ‘ELP’ puis, changement de style, avec ‘Some of Us’ qui nous emmène dans un titre calme dans lequel ‘Peter Gren’ amène une belle sérénité grâce à son chant qui s’accorde parfaitement à l’ambiance mais également qui a un don de faire passer des émotions à la guitare avec un très beau solo ‘Floydien’ en fin de titre. La suite fait défiler ‘Shattered Vision’ et ‘Second Thoughts’ qui me font penser aux atmosphères de ‘Saga’, ‘Millenium’ est une magnifique ballade mélodique sans réelle composante progressive, puis, avec ‘The March of the Dwarves’ qui est un titre instrumental, on revient vers du progressif fait de plusieurs parties avec une trame rythmique qui encore une fois exprime de belle manière une marche, et enfin, ‘Walk into Bright Lights’ et ‘Barbarossa’ qui clôturent l’album et qui sont les titres les plus longs, nous embarquent dans du néo-progressif avec les mêmes références entre ‘Marillion’ et ‘Saga’. En résumé, les Suédois de ‘Crea’ sortent un album de qualité avec quelques composantes progressives et ‘Dwarves & Penguins’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui apprécient les formations des années 70/80 comme ‘Pink-Floyd’ ou ‘Genesis’ et celles des années 80/90 comme ‘Saga’ ou ‘Marillion’...

Interprêtes

Peter Gren (Guitare, Claviers, Chant), Anders Karlsson (Claviers), Nicke Bjerke (Basse), Sonny Johansson (Batterie), Tomas B (Claviers) + Invité : Roland Chantra (Choeurs)


Artiste : Starquake

Album : Time Space Matter

Date de Sortie : 29-03-2019

Ajouté le : 04-06-2019

Vous recherchez un retour dans les années 70 avec un échantillon de ce que l’on pouvait trouver de mieux dans le rock et le hard-rock de l’époque : voici ‘Starquake’, qui est le projet de l’Allemand ‘Mikey Wenzel’ qui sort un deuxième album studio ‘Time Space Matter’ après ‘Time That Matter’ en 2015 (voir ici). Le premier titre donne le ton avec une introduction où l’orgue Hammond rappelle ‘Deep Purple’ et qui continue dans une atmosphère mélangeant des influences d‘Uriah Heep’ pour le côté énergique et de ‘Styx’ pour la partie instrumentale centrale. Avec ‘Goddammaddog’, l’ambiance folk de l’introduction laisse place à une mélodie énergique avec un refrain qui vous rentre dans la tête sans vous lâcher, puis ‘Jack’ continue dans cette voie avec toujours les mêmes références. Suivent 4 titres, ‘Matona Mia Cara’ qui est une brève pause décalée proche d'un chant d’église, ‘Time – It’s Always Now’ qui revient à un hard-rock débridé, ‘Space – Lost Souls’, deuxième titre décalé dans une ambiance atmosphérique, puis ‘Matter – And The Giant was gentle’ regroupant des influences diverses avec un thème proche de ‘Jethro Tull’. Mais le titre phare de l’album est sans contexte ‘A Never Give up Suite’, d’une durée de 17 minutes et qui nous embarque pour une saga des seventies avec toutes sortes d’influences aussi diverses que ‘Deep Purple’, ’Uriah Heep’, ‘Bruce Springsteen’, ‘Focus’, ‘Emerson, Lake & Palmer’ ou encore ‘Pink Floyd’ et même quelques incursions dans le Jazz. En résumé, avec ce dernier album de son projet ‘Starquake’, ‘Mikey Wenzel’ nous propose un patchwork de références aux années 70 et ‘Time Space Matter’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment les formations majeures de rock et de hard-rock des seventies...

Interprêtes

Mikey Wenzel (Chant) + Invités : Jan "Donkey" van Meerendonk (Batterie), Alex Kugler Guitare), Andi Pernpeintner (Hammond)


Artiste : Elessär

Album : Kósmos

Date de Sortie : 28-03-2019

Ajouté le : 27-05-2019

‘Elessär’ est une formation Argentine de métal symphonique qui a déjà une douzaine d’années d’existence et qui sort son 2ème album studio ‘Kósmos’ qui désigne en Grec un ordre harmonieux et je cite le groupe sur la page bancamp : « Cette harmonie ou cet ordre n'est rien d'autre qu'une extrapolation de nos états intérieurs expérimentés à partir desquels nous interprétons le monde et nous nous ouvrons à lui. Par conséquent, il nous appartient de décider de vivre en harmonie avec notre état actuel dans lequel nous pouvons concevoir le monde comme un tout ordonné ou, au contraire, comme un chaos complet dominé par notre Ego ». C’est donc avec cet album que je les découvre et, tout d’abord, ils n’ont pas fait les choses à moitié car ce sont 65 minutes de métal symphonique avec des incursions dans le progressif et le power qui s’offrent à nous : dès le premier titre ‘Ultimate Escape’, on embarque pour un titre puissant et énergique avec un rôle important des claviers, le chant d’Alejandra Barro’ qui n’a rien à envier aux meilleures chanteuses du genre et une partie instrumentale digne de ce nom en milieu de titre avec claviers et guitare qui se renvoient la balle. Suit ‘Impetus’ qui, après une introduction acoustique, est rapide et puissant dans une première partie avec un refrain mémorable et qui se transforme en un mid-tempo grandiose sur la fin à grand renfort de claviers et qui montre que le groupe sait également varier les ambiances à l’intérieur d’une composition. Il en va de même pour les 2 titres suivants avec tout d’abord l’instrumental symphonique ‘Introducing the Majestic’ puis ‘Afraid’ qui reprend de manière puissante le thème entraînant et qui offre une partie centrale de toute beauté avec un tango Argentin qui se fond totalement dans l’ensemble du titre. La suite nous montre qu’ils sont également très à l’aise dans des compositions beaucoup plus soft avec tout d’abord les magnifiques ballades ‘Eternity’ et ‘Inside’ puis ‘Truth’ qui nous embarque dans une power ballade avec une mélodie classique mais d’une efficacité redoutable, l’album se terminant par un nouveau bijou mélodique ‘Inside The Kósmos’ où ‘Alejandra Barro’ nous enchante une dernière fois. Les autres compositions plus énergiques de la deuxième partie de l’album sont également remarquables avec le titre éponyme de l’album et sa mélodie accrocheuse qui fait penser à du ‘Nightwish’, puis ‘The Way’ qui débute dans un mélange électro métal et qui subit de beaux changements de tempos et qui en fait un des titres les plus variés, puis, ‘Be Still’ qui mélange métal symphonique et progressif avec plusieurs parties imbriquées. En résumé, les Argentins d’Elessär’ ont atteint une maturité qui va certainement leur permettre de jouer dans la cour des grands avec des compositions riches et variés et ce dernier album ‘Kósmos’ devrait faire des heureux chez les fans de métal symphonique...

Interprêtes

Alejandra Barro (Chant), Howen Rava (Guitare), Joshua Rava (Batterie), Rafael Uribe (Basse), Sebastián Barrio Martín (Claviers)


Artiste : RPWL

Album : Tales From Outer Spaces

Date de Sortie : 22-03-2019

Ajouté le : 04-05-2019

Ça fait maintenant près de 5 années que les Allemands de ‘RPWL’ n’avait pas enregistré d’album studio, ‘Wanted’, qui était la suite de ‘Beyond Man and Time’, étant leur dernier opus en 2014 (voir ici) et 2019 voit la sortie de ‘Tales from Outer Spaces’ qui était attendu avec impatience par tous les fans du groupe et qui est inspiré par la science-fiction et raconte des histoires d’extra-terrestres. Connus dans leur début pour faire des covers de ‘Pink-Floyd’ (‘Cymbaline’ étant encore joué en concert et ils ont enregistré en 2016 ‘The Man and The Journey’ - voir ici), leur premier album studio ‘God Has Failed’ qui contenait le magnifique ‘Hole In The Sky’ a déjà près de 20 ans et en écoutant le premier titre du dernier opus, ‘A New World’, il n’y a pas de doute, on reconnait bien le style particulier du groupe, avec un lent tempo et une mélodie aérienne, le chant de ‘Yogi Lang’ amenant cette force tranquille bien connue des fans et les passages instrumentaux étant toujours parsemés de beau solos ‘Gilmouriens’. Suit ‘Welcome To The Freak Show’ qui continue dans cette ambiance planante et ‘Light of the World’, avec sa mélodie qui vous rentre immédiatement dans la tête pour ne plus vous quitter amène un côté symphonique avec l’utilisation de claviers imitant des cordes, les solos simples mais très efficaces nous transportant sur un petit nuage. La suite est à l’image de ces premiers titres avec ‘Not Our Place to Be’ qui voit la participation de ‘Guy Pratt’, le bassiste de ‘David Gilmour’, ‘What I Really Need’ et ses similitudes avec ‘Roses’, puis ‘Give Birth to the Sun’ qui continue dans cette ambiance atmosphérique avec une longue partie instrumentale centrale à plusieurs tiroirs, et l’album se termine par la ballade ‘Far Away from Home’ qui démontre une fois de plus ce talent pour des mélodies émouvantes comme ils ont pu le faire dans le passé avec par exemple des titres comme ‘Crazy Lane’, ‘Farewell’ ou encore ‘Breathe in, Breathe out’. En résumé, les Allemands de ‘RPWL’ continuent à faire du ‘RPWL’ et, malgré le parallèle que nous faisons tous avec ‘Pink-Floyd’, se sont forgés au fil des années leur propre style et, ‘Tales From Outer Spaces’ ne fait que renforcer le fait qu’ils sont un groupe incontournable dans la musique progressive, mélodique et atmosphérique...

Interprêtes

Yogi Lang (Chant, Claviers), Karlheinz Wallner (Guitare), Markus Jehle (Claviers), Werner Taus (Basse), Marc Turiaux (Batterie) + Invités : Guy Pratt (Basse), Torsten Weber (Guitare), Manni Müller (Batterie), Bine Heller (Chœurs), Carmen Tannich Wallner (Percussions)


Artiste : Battle Beast

Album : No More Hollywood Endings

Date de Sortie : 22-03-2019

Ajouté le : 06-05-2019

Après ‘Beast In Black’ avec leur nouvel album ‘From Hell with Love’ (voir ici), c’est au tour de ‘Battle Beast’ de sortir un nouvel enregistrement studio ‘No More Hollywood Endings’. D’un côté, vous avez un chanteur avec une tessiture particulière, ‘Yannis Papadopoulos’ (‘Beast In Black’) et de l’autre la chanteuse ‘Noora Louhimo’ qui n’a rien à envier au figures de proue des chanteuses de métal, mais, dans tous les cas, on ne pourra pas leur retirer ce point commun : les deux formations Finlandaises ont ce talent pour pondre des compositions toutes aussi mélodiques les unes que les autres et qui accrochent dès la première écoute avec des claviers qui sont au même niveau que les riffs de guitares. En ce qui concerne ‘Battle Beast’, avec ‘No More Hollywood Endings’, c’est une suite de hits qui défilent les uns après les autres : ‘Unbroken’ ouvre le bal avec un premier titre énergique et un refrain entêtant, puis ‘No More Hollywood Endings’ et ‘Eden’ sont deux bijoux mélodiques qui vous donnent une pêche d’enfer. La suite ne faiblit pas avec le très eighties ‘Unfairy Tales’, puis ‘Endless Summer’ nous ramène également quelques décennies en arrière avec un côté ‘Tina Turner’, et on se dit que jusque-là, tous les titres sont des singles en puissance mais la seconde moitié de l’album continue fort avec ‘Piece of Me’ et ‘I Wish’, le premier titre démontrant le talent de Noora dans un chant puissant et rageur et le deuxième, une ballade métal qui confirme également qu’elle sait adoucir sa voix pour faire passer de belles émotions. A noter que c’est la version avec 2 bonus qui est disponible dans Spotify avec une 2ème ballade ‘Bent and Broken’ et My Last Dream’ qui sont au même niveau que le reste. Bref, même si les Finlandais de ‘Battle Beast’ ne révolutionnent pas le métal, ‘No More Hollywood Endings’ est rempli de petits bijoux mélodiques qui sont à déguster sans modération et qui devraient plaire à toutes celles et ceux qui affectionnent un métal mélodique et accessible...

Interprêtes

Noora Louhimo (Chant), Pyry Vikki (Batterie), Joona Björkroth (Guitare, Chant), Juuso Soinio (Guitare), Eero Sipilä (Basse, Chant), Janne Björkroth (Claviers, Chant)


Artiste : Appearance Of Nothing

Album : In Times of Darkness

Date de Sortie : 22-03-2019

Ajouté le : 10-05-2019

‘Appearance Of Nothing’ est un groupe Suisse de métal progressif qui sort son 4ème album studio ‘In Time of Darkness’. Les 2 fondateurs ‘Omar Cuna’ et ‘Marc Petralito’ sont toujours là mais c’est maintenant ‘Manuel Meinen’ et ‘Albert Ibrahimaj’ qui officient à la guitare et ‘Ronnie Wolf’ à la batterie. Avec cet opus, ils nous proposent un métal progressif pas forcément accessible à la première écoute mais globalement très mélodique : ‘Inside These Walls’ constitue une très belle entrée en matière et montre tout le talent de cet aspect progressif avec une section rythmique qui assure des changements de tempos réguliers et on peut noter déjà la présence, en accompagnement des chants clair, des growls de ‘Christian Älvestam’ qui seront présents tout au long des titres mais toujours de manière appropriée. Suit ‘The Black Sea’ qui débute de façon calme avec une guitare acoustique et le violoncelle de ‘Tina Guo’ (qui avait fait une prestation remarquable avec ‘Joe Bonamassa’ - voir ici), puis qui développe une première partie montant en puissance jusqu'à une rupture pour une section calme puis c’est de nouveau une rupture brutale pour une seconde section puissante où on retrouve quelques growls et le final offre une belle mélodie agrémentée d’un solo de guitare remarquable. Avec ‘Storm’, c’est une alternance entre de lourds riffs saccadés et une ligne mélodie qui vous rentre immédiatement dans la tête et met en avant la chanteuse ‘Anna Murphy’ ex ‘Eluveitie’ et qui a fondé récemment un nouveau groupe ‘Cellar Darling’ (voir ici), puis, ‘Erase’, après un long crescendo introductif, développe un thème puissant avec des changements de tempos et d’intensité. La deuxième partie de l’album fait défiler un puissant ‘Deception’ qui s’adoucit sur le final par une nouvelle mélodie entêtante, le puissant mid-tempo ‘Disaster (Sweetest Enemy)’ qui voit la participation du chanteur ‘Devon Graves’, puis ‘Lost’ qui amène des sonorités électroniques et qui voit le retour d’Anna pour un nouveau duo avec Omar et l’album se termine sur les 9 minutes de ‘The Huntress’ avec une partie centrale rapide et puissante avec des growls et des solos de claviers et de guitare qui entoure deux belles parties mélodiques plus calmes et qui finit en decrescendo sur un thème répétitif. En résumé, les Suisses de ‘Appearance Of Nothing’ sortent un très bon album présentant tous les ingrédients d’un métal progressif imaginatif, varié et mélodique, et comme assez souvent dans ce style de musique, ‘In Times of Darkness’ demande des écoutes répétées pour l’apprivoiser complètement...

Interprêtes

Omar Cuna (Chant, Basse), Marc Petralito (Piano, Claviers), Ronnie Wolf (Batterie), Manuel Meinen (Guitare), Albert Ibrahimaj (Guitare) + Invités : Anna Murphy (Chant, Choeurs), Tina Guo (Violoncelle), Christian Älvestam (Growls), Devon Graves (Chant)


Artiste : Bonnie Tyler

Album : Between the Earth and the Stars

Date de Sortie : 22-03-2019

Ajouté le : 21-05-2019

‘Francis Rossi’ est un homme très occupé en ce moment car, juste après ‘We Talk Too Much’ avec ‘Hannah Rickard ‘ (voir ici), il a participé au nouvel album d’une chanteuse emblématique des années 70/80, ‘Bonnie Tyler’ qui revient sur le devant de la scène internationale (son dernier album ‘Rocks & Honey’ datant déjà de 2013) et qui en profite pour fêter ses 50 ans de carrière. Pour ce dernier opus, elle nous offre 3 duos avec des amis de longue date, ‘Rod Stewart’, ‘Cliff Richard’ et donc ‘Francis Rossi’ et elle s’est également entourée de nombreux autres artistes (voir la liste complète ci-dessous). On retrouve la voix éraillé qui nous a accompagné pendant plusieurs décennies avec des titres qui ont fait le tour du monde et les 14 nouveaux titres sont bien dans le style de la Britannique avec des mélodies qui font mouche dès la première écoute dans des styles allant de la variété internationale au rock : l’opus se partage donc entre des titres énergiques comme le très rythmé ‘Slow Walk’, le boogie/rock ‘Someone's Rockin' Your Heart’ écrit par ‘Francis Rossi’ et ‘Bob Young’, le duo avec ‘Rod Stewart’, ‘Battle of the Sexes’, l’autre duo avec ‘Cliff Richard’, ‘Taking Control’ ou encore ‘Don’t Push Your Luck’, mais également des titres plus calmes comme le mid-tempo ‘Hold On’ qui est bien dans le style des années 80 et de belles ballades dans lesquelles elle excelle comme ‘Seven Waves Away’ écrit par la famille ‘Gibb’, ou le dépouillé piano/voix ‘Older’, ou le titre éponyme de l’album ou encore ‘To the Moon and Back’. En résumé, ‘Bonnie Tyler’ fête de belle manière ses 50 ans de carrière avec un album qui offrent des chansons mélodiques et très accessibles, et ‘Between the Earth and the Stars’ nous ramène au style des années 80 avec un mélange de pop, de rock, de soul et de variété internationale...

Interprêtes

Bonnie Tyler (Chant), Francis Rossi (Chant, Guitare), Cliff Richard (Chant), Rod Stewart (Chant), Miriam Stockley (Chœurs), Kevin Dunne (Basse), Bob Jenkins (Batterie), Bob Huff (Guitare), Ray Russell (Guitare), Matt Prior (Guitare), David Mackay (Claviers, Basse, Choeurs), Richard Cottle (Percussions, Claviers, Saxophone), Miriam Grey (Chœurs), Claire McInerney (Saxophone), Laurence Cottle (Basse, Trombone), Leon Cave (Batterie), Paul Hirsh (Claviers), Geoff Whitehorn (Guitare, Nichol Thomson (Trombone), Adam Linsley (Trompette), Tom Walsh (Trompette), Brian Cadd (Chœurs), Daz Shields (Batterie, Percussions, Chœurs), Ian Lynn (Basse), Ian Stuart-Lynn (Piano, Claviers), Lorraine Crosby (Chœurs), Stuart Emerson (Chœurs), Amy Wadge (Chœurs), Claudio Corona (Orgue), Tom E Morrison (Basse, Guitare, Claviers)


Artiste : Inhepsie

Album : Onirique

Date de Sortie : 22-03-2019

Ajouté le : 02-06-2019

‘Inhepsie’ est un groupe Français formé il y a déjà 18 ans par ‘Cathy Bontant’ et ‘Jean Suire’ qui se définissent comme faisant du métal atmosphérique. Ils viennent de sortir un nouvel album ‘Onirique’ et c’est avec ce dernier enregistrement studio qui est leur 4ème opus que je les découvre. Dès la première écoute, je pense qu’il serait réducteur de les limiter à du métal atmosphérique car ils mélangent à de la chanson Française du mélodique et du symphonique, l’écriture dans la langue de Molière sous forme de poésies amenant un côté décalé, souvent mélancolique mais très attachant. D’entrée, après la courte introduction instrumentale ‘Intro’, ‘Ode à la nuit’ ouvre le bal avec une section symphonique puissante et mélodique qui précède le chant clair et aérien de ‘Cathy Bontant’ et c’est précisément cette subtile alchimie qui fait la particularité d’Inhepsie’. Suit ‘L’autre réalité’ qui me fait penser à ce qu’avait pu faire ‘Therion’ dans ‘Les Fleurs Du Mal’ en ‘métallisant’ des chansons Françaises, puis ‘Est-ce Important’ est une composition mélancolique qui allie de belle manière la sérénité du piano et la puissance des riffs de guitare que l’on retrouve également dans ‘L’instant égaré’ ou encore dans ‘Onirique’. On retiendra également des titres comme ‘L’indifférence’ construit en 2 parties qui amène un léger aspect progressif, le mid-tempo ‘Oublier qui je suis’ flirtant avec du métal symphonique tout comme ‘Funambule’, l’album se terminant par ‘Regrets’ avec une dernière mélodie mémorable. En résumé, alors que beaucoup de formations de métal essaient de copier les ténors du genre, les Français d’Inhepsie’ nous montrent de très belle manière qu’ils se sont forgés leur propre style que l’on pourrait appeler du ‘métal poétique’ et ce dernier album ‘Onirique’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment un métal raffiné alliant puissance et sérénité...

Interprêtes

Cathy Bontant (Chant, Claviers), Jean Suire (Guitare), Adrien Rougé (Guitare), Daniella Coulon (Basse), Dany Ladrat (Batterie)


Artiste : Eris Pluvia

Album : Tales from Another Times

Date de Sortie : 22-03-2019

Ajouté le : 29-05-2019

Direction l’Italie avec la formation ‘Eris Pluvia’ qui n’a pas eu une activité de production très importante depuis son premier album en 1991, car il a fallu attendre 2010 pour un 2ème album ‘Third Eye Light’ et ‘Tales from Another Times’ est leur 4ème album studio après ‘Different Earths‘ que j’avais chroniqué en 2016 (voir ici). On retrouve cette atmosphère paisible et aérienne amenée par la flûte de ‘Roberta Piras’ dès le premier titre instrumental ‘When Love Dies’ puis, ‘Lost in the Sands’ continue dans cette ambiance qui peut rappeler les groupes de progressif des années 70/80 et pour ma part, les lignes mélodiques me font penser à du Barclay James Harvest’. Le titre qui suit, ‘La chanson de Jeanne’ est le titre le plus long de l’album et nous embarque pour une saga progressive calme et sereine de plus de 17 minutes avec, tout d’abord, une première partie où ‘Roberto Minniti’ partage le chant avec ‘Ludovica Strizoli’ et qui se termine sur un solo de guitare ‘Floydien’, puis, commence une deuxième partie très épurée avec quelques nappes de claviers auxquels viennent petit à petit s’adjoindre la flûte de ‘Roberta Piras’, une guitare acoustique puis le chant de Ludovica, la suite évoluant vers une atmosphère entre pop et folk pour finir avec un décrescendo instrumental avec claviers, guitare et flûte. ‘The Call of Cthulu’, le 2ème long titre, continue dans ce style progressif en amenant une ambiance plus lourde puis l’instrumental ‘Last Train to Atlana’ nous ramène à une ballade aérienne flûte/guitare acoustique, et enfin, le titre final ‘The Hum’, qui constitue le 3ème long titre avec plus de 14 minutes, est certainement le plus progressif et le plus varié avec plusieurs changements de tempo et d’intensité en gardant toujours cette atmosphère légère et sereine. En résumé, Les Italiens d’Eris Pluvia’ reviennent avec un très bon album en nous embarquant dans leur univers très influencé par les années 70 et ‘Tales from Another Times’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment les formations de cette époque comme ‘Barclay James Harvest’ ou ‘Renaissance’ (voir leur dernier live ici) ou encore le côté psychédélique de ‘Pink Floyd’...

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Alessandro Cavatorti (Guitare), Marco Forella (Basse, Piano, Claviers, Batterie), Roberta Piras (Flûte), Roberto Minniti (Chant) + Invité : Ludovica Strizoli (Chant)


Artiste : The Treatment

Album : Power Crazy

Date de Sortie : 22-03-2019

Ajouté le : 31-05-2019

Si vous cherchez du bon hard-rock authentique qui vient tout droit des années 70/80, j’ai ce qu’il vous faut avec le dernier album ‘Power Crazy’ des Anglais de ‘The Treatment’ qui pourrait être un croisement entre ‘AC/DC’, ‘Status Quo’ et ‘ZZ Top’. D’entrée, ‘Let’s Get Dirty’ nous met dans le bain avec un mid-tempo où ‘Tom Rampton’ rappelle un certain ’Bon Scott’, puis ‘Rising Power’ en remet une couche dans un rythme d’enfer qui vous donne une envie irrésistible de taper du pied, le titre qui suit ‘On the Money’ n’étant pas en reste et rappelle les rythmiques de ‘ZZ Top’. Et ça continue de plus belle avec un ‘Bite Back’ que ne renierait pas nos amis du pays des Kangourous, puis, la première pause bien méritée arrive avec ‘Luck Of The Draw’ qui pourrait être un mélange de ‘The Jack’ d’AC/DC’ et de d’AB Blues’ de ‘Status Quo’. La suite est à l’image de ce début d’album avec des compositions toutes aussi énergiques les unes que les autres et avec toujours cette même envie irrésistible de headbanguer et de taper du pied jusqu’au dernier titre ‘Falling Down’ qui n’a rien à envier à ‘Down Down’ ou ‘Caroline’ du ‘Quo’. En résumé, ‘The Treatment’ nous offre avec ces 12 compositions un concentré de dynamite et ‘Power Crazy’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui sont fans de hard-rock des années 70/80 et qui affectionnent les groupes cités plus haut...

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Tom Rampton (Chant), Tagore Grey (Guitare), Tao Grey (Guitare), Dhani Mansworth (Batterie), Rick 'Swoggle' Newman (Basse)


Artiste : Joanne Shaw Taylor

Album : Reckless Heart

Date de Sortie : 15-03-2019

Ajouté le : 28-04-2019

Après le magnifique ‘Wild’ fin 2016 (voir ici), 2019 voit l’Américaine ‘Joanne Shaw Taylor’ sortir un nouvel album ‘Reckless Heart’. Avec ce dernier opus, elle continue dans la voie toute tracée du précédent et elle s’est investie tout particulièrement en écrivant la quasi-totalité des 11 titres. On retrouve donc ce blues-rock authentique, décliné sous toutes ses formes, avec toujours cette voix qui transmet une réelle émotion comme dans les compositions qui transpirent un blues-rock sensuel comme le titre éponyme de l’album ou ‘I’ve Only Lonely’ ou encore ‘I've Been Loving You Too Long’. ‘Reckless Heart’ est certainement plus optimiste avec des titres énergiques et ceci dès l’entrée en matière avec ‘In the Mood’ où Joanne s’en donne à cœur joie sur un solo avec des accents beaucoup plus rock que blues. Avec des compositions comme l’énergique ‘Bad Love’ et son solo de guitare magistral, ‘Creepin’ et des réminiscence de groupes de hard rock des années 70, ou encore ‘All My Love’ avec son jeu de guitare entraînant, elle montre toute l’étendue de son talent et les titres en acoustique ‘Break My Heart Anyway’ et surtout le dernier très épuré ‘Jake’s Boogie’ dans un blues très contemporain, guitare acoustique/voix, confirme qu’elle a ce don pour pouvoir s’adapter à n’importe quel style. En résumé, ‘Joanne Shaw Taylor’ sort un nouvel album encore plus varié que les précédents et, même si elle reste fidèle à ses racines blues, démontre de la plus belle manière qu’elle a la capacité de s’attaquer à tous les styles comme le démontre régulièrement un certain ‘Joe Bonamassa’ avec ses différentes casquettes...

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Joanne Shaw Taylor (Chant, Guitare)


Artiste : Roman Rouzine

Album : Humans

Date de Sortie : 15-03-2019

Ajouté le : 16-05-2019

‘Roman Rouzine’ est un guitariste émérite qui, après ‘Genesis of Delirium’ en 2014 (voir ici) sort un nouvel album ‘Humans’. Il continue à être influencé par les courants néoclassiques en mélangeant de la guitare électrique à de la musique orchestrale avec une sensibilité qui est sans doute liée à ses origines Slaves. Ces opus sont entièrement instrumentaux et sa grande force est de mettre en avant la guitare électrique qui se substitue au chant car il a ce don pour la faire ‘chanter’ et pour faire passer toutes sortes de sentiments. Le résultat est tout à fait bluffant car il nous embarque dans des titres qui transpirent tous une émotion palpable et ceci, d’entrée avec les 3 premières compositions ‘Drama’, ‘Aura’ et ‘Mad Circus’ qui nous transportent sur un petit nuage avec des solos où il maîtrise parfaitement son art, la technique de guitare étant totalement mise au service de l’interprétation pour transmettre à l’auditeur un plaisir d’écoute qui, pour ma part, m’a souvent amené ce petit frisson si caractéristique (la partie centrale de ‘Aura’ me rappelle un certain ‘Ritchie Blackmore’ dans ‘Mistreated’ du live ‘Live in Europe’ de 1976). Avec ‘Lacrimosa’, il se sert du thème de ‘Mozart’ en introduction pour revisiter l’extrait du ‘Requiem’, puis, ‘Pulse’ est plus joyeux avec une alternances entre influences occidentales et orientales, puis, avec ‘ATO’, on revient à un sujet sombre, la guerre en Ukraine orchestrée par les Russes qui est d’une formidable force émotionnelle tout comme ‘Disgrace’ avec son lent tempo où sa guitare fait des merveilles, l’album se terminant par ‘Hidden Faces’ avec ses belles alternances entre tensions et détentes, ‘Reminiscence’ qui nous ramène à de la musique orchestrale métalisée avec des chœurs grandioses et enfin ‘Rebirth’ qui conclut l’opus sur une note plus optimiste. En résumé, ‘Roman Rouzine’ sort un album instrumental de qualité avec ce don de donner une véritable âme à sa guitare, et, ‘Humans’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment le mélange entre du métal mélodique et de la musique classique...

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Roman Rouzine (Guitare), Elvis Slonina (Basse), Jyhell (Guitare), Laura Nicogossian (Piano), Quentin Regnault (Batterie)


Artiste : Francis Rossi, Hannah Rickard

Album : We Talk Too Much

Date de Sortie : 15-03-2019

Ajouté le : 19-05-2019

Après les 2 ‘Aquostic’ sortis en 2014 (voir ici) et en 2016 (voir ici) avec le regretté ‘Rick Parfitt’ (voir son album ici) et l’acoustique au ‘Royal Albert Hall’ en 2018 (voir ici), ‘Francis Rossi’, à l’aube de ses 70 ans, sort un nouvel album avec ‘Hannah Richard’ qui était déjà de la partie dans les projets ‘Aquostic’. A l’écoute de ce nouvel opus, je retrouve le côté soft de ‘Status Quo’ qui m’a accompagné depuis plusieurs décennies et même si le grand public connait plus le boogie/rock énergique de ‘Status Quo’, on connait beaucoup moins les titres (chers à ‘Francis Rossi’) qui ont ‘ce côté festif qui fait du bien à l’âme’ et qui, pour moi, font partie de la discographie du groupe depuis les années 70 au même titre que les standards : dès le premier titre ‘I’ll Take You Home’, l’introduction me ramène sans une certaine nostalgie au ‘Cross That Bridge’ de 1988 (voir ici) avec bien entendu le côté country qui a remplacé le boogie/rock mais qui dans les 2 cas est toujours aussi festif. Avec ‘But I Just Said Goodbye’, je retrouve les lignes mélodiques de ‘Fine Fine Fine’ datant déjà de l’album ‘Quo’ de 1974 (voir ici) et ‘Waiting for Jesus’ est l’exemple type de chansons comme ‘Marguerita Time’ de 1983 (voir ici) ou ‘Invitation’ de 1986 (voir ici) ou encore ‘Going Down For The First Time’ de 1989 (voir ici). Dans toutes les compositions, on ressent ce bonheur et cette complicité de jouer ensemble pour nous offrir des mélodies simples mais efficaces et accrocheuses dès la première écoute et qui donnent envie d’être reprises en chœur. En résumé, ‘Hannah Rickard’ et ‘Francis Rossi’ nous offrent un très bon moment dans une ambiance country qui possède des similitudes avec les mélodies de ‘Status Quo’ et, par conséquent, ‘We Talk Too Much’, au-delà de l’importante base de fans du ‘Quo’, est destiné à un large public qui affectionne des chansons festives qui ont toutes quelque chose d’intemporel...

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Hannah Richard (Chant, Violon), Francis Rossi (Chant, Guitare), Clark Coslett-Hughes (Basse), Gary Twigg (Basse), Leon Cave (Batterie), Paul Hirsch (Claviers), Richard Cottle (Claviers), Henry Senior Jr (Guitare), Joe Harvey-Whyte (Guitare)


Artiste : Fleesh

Album : Across The Sea

Date de Sortie : 13-03-2019

Ajouté le : 02-05-2019

‘Fleesh’ est un duo Brésilien formé en 2013 et qui vient déjà de sortir son 3ème album studio ‘Across The Sea’ et qui en plus de ça a également enregistré deux albums de covers, un de ‘Rush’ (voir ici) et l’autre de ‘Marillion’ (voir ici) et ils ne s’arrêtent pas là car vous pouvez voir sur leur site d’autres vidéos de covers toutes aussi magnifiques les unes que les autres (voir ici avec entre autres ‘The Final Cut’ de ‘Pink Floyd’ qui file la chair de poule). Je les découvre donc avec ce dernier opus, et c’est le premier album concept du duo qui traite des différentes étapes de la dépression, je cite le groupe : « Beaucoup de gens autour de nous luttent contre la dépression et nous voyons beaucoup de personnes qui ne comprennent pas tout à fait ce qui se passe, ils pensent que ce n'est pas un gros problème ... Nous avons donc voulu montrer ce que ces personnes ressentent. Pour ce faire, nous avons eu plusieurs conversations avec des personnes que nous connaissons, nous avons fait beaucoup de recherches et lu beaucoup d'histoires. Donc, cet album est entièrement basé sur des faits réels ». Au niveau musical, après avoir écouté ‘Across The Sea’, j’ai retrouvé tout l’univers de formations que j’apprécie tout particulièrement comme ‘Mostly Autumn’, ou ‘Karnataka’ pour n’en citer que deux. Tout d’abord, ‘Gabby Vessoni’ nous livre une interprétation vocale de toute beauté et sa voix fait penser à des chanteuses comme ‘Hayley Griffiths’ (ex ‘Karnataka’ voir ici) ou ‘Olivia Sparnenn’ de ‘Mostly Autumn’ (voir leur dernier album ici) ou encore, certes moins connues mais qui ont également un vrai talent, comme ‘Marta Glowacka’ d‘Anamor’ (voir ici) ou encore ‘Laetitia Chaudemanche’ de ‘Weend‘ô’ (voir ici). Ensuite, les compositions de ‘Gabby Vessoni’ font référence à différentes influences de la musique progressive à travers les époques et le résultat est un rock paisible et sensible qui s’écoule tranquillement et qui amène une véritable sérénité à l’auditeur car, au-delà du magistral chant de Gabby qui véhicule tous les sentiments et qui transmet une belle émotion, les parties instrumentales sont également dans cette continuité avec de magnifiques solos de guitare dans un style très ‘Gilmourien’. En résumé, ce 3ème enregistrement studio des Brésilien de ‘Fleesh’ est un très beau voyage dans une ambiance progressive calme et sereine et si vous appréciez les groupes qu’ils affectionnent comme ‘Pink-Floyd’ ou ‘Marillion’ mais également des formations plus récentes comme ‘Mostly Autumn’ ou ‘Mystery’ (voir leur dernier album ici), vous devriez être séduit par ‘Across The Sea’...

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Gabby Vessoni (Chant), Celo Oliveira (Tous les Instruments)


Artiste : Joost Maglev

Album : Alter Ego

Date de Sortie : 08-03-2019

Ajouté le : 30-04-2019

Après un premier LP en 2016 qui m’avait marqué (voir ici), le Hollandais ‘Joost Maglev’ remet ça avec un ensemble d’invités dont certains sont bien connus dans le milieu du rock progressif en commençant par ‘Arjen Anthony Lucassen’ (voir le dernier live d’Ayreon’ ici) mais également ‘Mark Bogert’ du groupe ‘Knight Area’ (voir leur dernier album ici) ou encore ‘Annie Haslam’ du groupe ‘Renaissance (voir leur dernier album live ici), ‘Sebas Honing’ continuant de faire partie de l’aventure (voir son album ici). Il m’a fallu plusieurs écoutes pour apprivoiser les différents titres car, même si certains sont plus accessibles que d’autres, ils amènent tous des références à une multitude d’artistes et de courants tout cela étant mélangé pour en faire quelque chose d’unique. Dès le début, ‘Marie Doesburg’ nous accompagne avec ‘Lucid’ dans une ambiance aérienne comme a pu le faire ‘Vangelis’, puis, sans réelle transition, ‘Angel’ prend le relais pour un rock énergique avec des claviers rappelant le groupe ‘Saga’ et des chœurs rappelant ‘Styx’, puis ‘Corpus Christi’, après une introduction puissante et rapide se calme pour un lent tempo qui déroule une mélodie accrocheuse puis la suite voit se succéder différentes accélérations et retombées jusqu’à quelques mesures rapides pour une fin assez brusque. ‘Ever After’ qui suit change encore de registre avec une magnifique ballade où ‘Annie Haslam’ amène sa voix aérienne en complément du chant de Joost et qui prend de l’ampleur pour une partie instrumentale avec un beau solo de guitare et avec une ligne mélodique répétée jusqu'à la fin, le fade out (que généralement je n’apprécie pas), étant dans ce cas bien utilisé. Avec ‘Judith Episode II’, qui est un des titres les plus accessibles, j’ai l’impression d’entendre des lignes mélodiques qui pourraient être un croisement entre ‘Arjen Anthony Lucassen’ et ‘Queen’. Un nouveau changement de style avec ‘Alter Ego’ qui nous ramène à un mariage entre les ‘Beatles’ et ‘Electric Light Orchestra’, puis, ‘Burning Girl’ nous embarque dans du métal progressif avec des tensions et détentes tout au long du titre qui en fait un des moments fort de l’album. Sans transition, ‘Demon’ nous fait revenir à la sérénité avec une power ballade qui débute très calmement et qui offre un crescendo jusqu'à une brusque rupture pour un final avec quelques accord de piano et des bruitages, l’album se terminant comme il a commencé avec ‘Dreams’ et la voix céleste de ‘Marie Doesburg’ dans une ambiance symphonique. En résumé, ce dernier album de ‘Joost Maglev’, composé d’un patchwork de genres différents, s’avère finalement d’une richesse exceptionnelle si vous prenez le temps de l’apprivoiser écoute après écoute et ‘Alter Ego’ devrait plaire à tous les fans de progressif aimant dans la musique un mélange des genres et des époques...

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Joost Maglev (Chant, Tous les instruments) + invités : Mark Bogert (Guitare), David Clarkson (Batterie), Valensia Clarkson (Instruments, Choeurs), Ben Craven (Guitare), Marie Doesburg (Chant), Annie Haslam (Chant), Sebas Honing (Guitare), Arjen Anthony Lucassen (Guitare), Stefan Maas (Batterie), Joop de Rooij (Piano), Faried Verheul (Guitare)


Artiste : 'Ain

Album : Flor d’Elixir

Date de Sortie : 05-03-2019

Ajouté le : 15-05-2019

Après le très bon album d’Elitania‘ (voir ici), le Mexique est encore sur le devant de la scène métal symphonique avec ‘’Ain’ (ne pas oublier l’apostrophe devant Ain qui est une latinisation de ‘ayin qui signifie l’oeil) qui est un duo constitué de la mezzo-soprano ‘Elena Garnes’ et le claviériste ‘Francisco Velasco’ auxquels sont venus se rajouter plusieurs invités (voir ci -dessous). Bien qu’ayant déjà près de 9 années d’existence, ‘Flor d’Elixir’ est leur premier album studio et à la première écoute, on est embarqué dans un style symphonique à la fois puissant et mélodique avec le chant lyrique d’Elena qui peut rappeler ‘Tarja’ et dans ‘Time’s Embrace’ des chœurs du ‘Panthea Choir Ensamble’ amènent une rencontre originale entre métal et classique (Attention, dans Spotify, il y a une inversion entre ‘Lake Noir’ et ‘Time’s Embrace’). Plusieurs compositions ont des influences mélodiques orientales comme ‘Nacre Moonlight’ ou ‘Adonia’, d’autres sont plus classiques comme le mid-tempo ‘Those Lost Things’ et les mélodiques ‘Winterheart’, ‘Lake Noir’ et ‘Sleeping Alone’, d’autres encore sont plus calmes comme la power ballade ‘Nieve Negra’ ou encore le magnifique ‘Lake Noir II’ en acoustique Piano/Voix mais le titre phare de l’album est sans contexte ‘Oracle’ qui est une saga épique de près de 15 minutes dans le style de ce que peut faire ‘Christofer Johnsson’ avec ‘Therion’ et qui résume à lui tout seul l’album avec un mélange de classique et de métal. A noter que la version Spotify nous offre 2 titres supplémentaires, la power ballade ‘Vigourus Spring’ et ‘Hidden’ qui est magnifique mais complètement décalé par rapport au reste puisqu’il s’agit d’une chanson sensuelle et dépouillée piano/voix entre blues et jazz dans laquelle Elena montre tout son talent avec sa voix claire. En résumé, ‘’Ain’ est un nouveau projet très prometteur mélangeant différents styles de métal et ‘Flor d’Elixir’ est à conseiller à tous les amateurs de métal symphonique qui affectionnent des formations comme ‘Therion’ ou ‘Epica’...

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Elena Garnes (Chant), Francisco Velasco (Piano, Claviers) + Invités : Nishad George (Guitare), Christophe Godin (Guitare), Paco Oso Morales (Basse), Koen Herfst (Batterie), Ana María Pimentel Arámbula (Chant), Romina Guardino (Chœurs), Panthea Choir Ensemble (Chœurs), Felipe A. Souza (Guitare)


Artiste : Opus Aeterna

Album : Ad Vitam Aeternam

Date de Sortie : 04-03-2019

Ajouté le : 14-04-2019

‘Opus Aeterna’ est le projet d’un Français qui vit à Mexico et qui mélange de la musique classique avec des instruments électriques et une batterie. Bien qu’il nous parle de métal, on est bien loin des riffs saturés de guitare et les lignes mélodiques sont essentiellement influencées par de la musique baroque et classique avec des chœurs omniprésents et si on faisait un parallèle avec certaines compositions de ‘Christopher Johnson’ du groupe ‘Therion’ qui mélange également classique et métal (voir sa dernière œuvre titanesque ‘Below Antechrist’ ici), on pourrait dire qu’il est le côté soft de ‘Therion’. Chaque titre pourrait être une référence à des musiciens classiques mais il m’a semblé que seul l’Ave Maria’ était celui de ‘Gounod’ et que les autres compositions étaient originales. On navigue donc à travers des mélodies classiques où les instruments classiques et les chœurs sont prédominants comme dans ‘In Saecula Saeculorum’ ou ‘Funereal Concerto’ avec une première partie entièrement classique et qui voit les instruments électriques apparaître assez tard dans chaque titre. Globalement, l’ensemble est très accessible avec majoritairement de lents tempos où les chœurs accompagnent la mélodie. Bref, si vous aimez mélanger des chœurs classiques avec des instruments électriques et que des groupes comme ‘Therion’ vous sont familiers, vous devriez adopter ‘Ad Vitam Aeternam’ qui doit être bientôt suivi d’un nouvel album pour l’été qui s’appellera ‘Peccata Mundi’...

Interprêtes

Flow (Tous les instruments)


Artiste : Mostly Autumn

Album : White Rainbow

Date de Sortie : 01-03-2019

Ajouté le : 09-04-2019

‘Sight Of Day’ avait été pour moi un des musts de l’année 2017 (voir ici) et la fin 2018 a vu la sortie du nouvel album de ‘Mostly Autumn’, ‘White Rainbow’ mais ce n’est que le 1er Mars que le premier CD est enfin disponible sur les plates formes de streaming. Ce dernier opus a une résonnance toute particulière car, après la disparition de son compagnon de route ‘Liam Davison’ (écoutez son album solo de 2011 ici), ‘Bryan Josh’ a décidé de lui rendre hommage avec des compositions d’une force émotionnelle extraordinaire et dès la première écoute, j’ai été entièrement happé par ces mélodies mélancoliques qui m’ont déclenché à maintes reprises ce frisson si caractéristique et malgré la durée d’environ 1 heure et 20 minutes, lorsque les derniers accords de ‘Young’ arrivent, on n’a qu’une seule envie, c’est de presser de nouveau sur la touche play. ‘Procession’ débute l’album avec la cornemuse Irlandaise (Uillean Pipes) de l’invité de marque ‘Troy Donockley’ et, est une lente procession funéraire pour introduire le long titre ‘Viking Funeral’ et ses différentes parties qui alternent mélancolie et rage pour mieux nous transmettre ces deux sentiments lors de la perte d’un être cher et qui possède un final très ‘Floydien’ d’une grande force. Suit la ballade ‘Burn’ et l’entrée en scène d’Olivia Sparnenn’ qui dès les premiers accords, nous transporte sur un petit nuage et qui continue de nous enchanter avec le titre suivant ‘Run for the Sun’ dont le solo de guitare final monte encore le curseur de l’émotion d’un cran et le titre suivant ‘Western Skies’ continue dans ce summum émotionnel en rajoutant un aspect plus progressif en deuxième partie de titre. La suite fait défiler le très mélodique ‘Into the Stars’, ‘Up’ avec sa structure progressive, ‘The Undertow’ qui est le seul titre écrit par ‘Chris Johnson’ et le court et dépouillé ‘Gone’, mais la pièce maitresse est bien évidemment le titre éponyme de l’album de près de 20 minutes qui à lui seul vaut l’achat de cet album et qui contient tous les ingrédients d’un progressif intense mélangeant diverses influences avec entre autres un premier quart très ‘Floydien’. Au rayon des moments magiques, je pourrais citer le premier refrain chanté de ‘Olivia Sparnenn’ à 9,40’ qui prend le relais de ‘Bryan Josh’ et qui me file la chair de poule à chaque écoute : tout simplement Beau !! Après ce moment intense, le dernier titre ‘Young’ rend un dernier hommage mais cette fois en commençant de manière très dépouillée pour ne garder que la substantifique moelle de la musique et finit cet opus de la plus belle manière. En résumé, comme vous l’aurez compris, ‘White Rainbow’ est beaucoup plus qu’un simple album car, au-delà de la simple écoute, il faut avant tout le ressentir au plus profond de soi-même et, si c’est votre cas, vous aurez la merveilleuse surprise de vivre des moments d’une belle intensité émotionnelle...

Interprêtes

Olivia Sparnenn (Chant, Percussions), Bryan Josh (Chant, Guitare), Iain Jennings (Claviers, Hammond), Chris Johnson (Guitare, Chant), Andy Smith (Basse), Angela Gordon (Flute, Claviers, Chant), Henry Rogers (Batterie) + Invité : Troy Donockley (Flûte, Uillean Pipes)


Artiste : Tim Bowness

Album : Flowers At The Scene

Date de Sortie : 01-03-2019

Ajouté le : 10-04-2019

Les sorties de ’Tim Bowness’ se suivent et après le très bon ‘Lost in the Ghost Light’ en 2017 (voir ici), c’est au tour de ‘Flowers At The Scene’ de voir le jour. Il continue à nous offrir un style entre pop et rock et ce dernier album contient des compositions moins accessibles que le précédent et il m’a fallu plusieurs écoutes pour en tirer toute la richesse, peut-être dû à des mélodies plus profondes et aux sonorités plus contemporaines. Comme à son habitude, il a invité un nombre impressionnant d’artistes de différents horizons avec en tête un certain ‘Steven Wilson’ (voir son dernier live ici) où il intervient dans ‘It’s The World’ qui est bien dans le style de l’Anglais. De façon générale, l’atmosphère se rapproche du projet ‘No-Man’ de Tim et Steven (voir l’album ‘Schoolyard Ghosts’ ici) avec des titres assez mélancoliques mais où les instruments classiques ne sont pas seulement des accompagnements mais s’intègrent complètement et amènent l’ambiance du titre comme les cordes dans ‘The Train That Pulled Away’ avec ce sentiment de retrouver le tempo des rails lorsqu’on est dans un train ou l’atmosphérique ‘Borderline’, où la trompette accentue cette sensation d’apesanteur ou encore ‘Ghostlike’, avec cette tension accentuée par la section rythmique pesante et répétée. En résumé, ‘Tim Bownes’ nous invite, avec ce dernier album, à un beau voyage rempli d’émotion et d’une grande richesse musicale, mélangeant plusieurs styles entre art-rock et atmosphérique et ‘Flowers At The Scene’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui privilégient un style calme et mélancolique...

Interprêtes

Tim Bowness (Chant) + Invités : Peter Hammill (Chant, Guitare), Andy Partridge (Guitare), Brian Hulse (Guitare, Claviers), James Matheos (Guitare), Kevin Godley (Chant), Ian Dixon (Trompette), Aleksei Saks (Trompette), Colin Edwin (Basse), David K Jones (Basse), Tom Atherton (Batterie), Dylan Howe (Batterie), Charles Grimsdale (Batterie), David Longdon (Flûte, Choeurs), Steven Wilson (Claviers), Alistair Murphy (Arrangements), Fran Broady (Violon)


Artiste : Cats In Space

Album : Day Trip to Narnia

Date de Sortie : 01-03-2019

Ajouté le : 11-04-2019

Après ‘Scarecrow‘ en 2017 (voir ici), nos ‘chats dans l’espace’ repviennent sur terre en 2019 avec un nouvel album ‘Day Trip to Narnia’ : ils continuent à nous offrir un rock des années 70/80 joyeux et pétillant avec des chœurs omniprésents et les références aux groupes cités dans ma précédente chronique font toujours partie du voyage mais on pourrait en rajouter quelques-uns comme le côté déjanté de ‘Cheap Trick’ avec le court ‘She Talks Too Much’ ou ‘Queen’ avec la magnifique mélodie de ‘Tragic Alter Ego’ ou les ‘Beach Boys’ avec ‘Silver and Gold’ et ses chœurs très seventies ou encore ‘Elton John’ avec la belle ballade ‘Chasing Diamonds’. La 2ème partie de l’album est l’histoire de ‘Johnny Rocket’ en 7 épisodes qui est un peu dans le même registre que la comédie musicale ‘Starmania’ de ‘Luc Plamandon’ et ‘Michel Berger’ de la fin des années 70 (est-ce que le nom de ‘Johnny Rocket’ ne serait pas un clin d’œil au ‘Johnny Rockfort’ de ‘Starmania’). Dans tous les cas, tout a été écrit pour refléter les années 70 avec un ‘Thunder In The Night’ qui fait penser aux ‘Bee Gees’ avec ‘Saturday Night Fever’ qui faisait se rencontrer le rock et le style à la mode de l’époque, le disco. Bref, avec ce dernier album, les ‘Cats In Space’ nous font voyager dans le temps et ce ‘Day Trip to Narmia’ avec des mélodies très accessibles et variées devrait toucher un large public qui affectionne la période des seventies...

Interprêtes

Paul Manzi (Chant), Greg Hart (Guitare, Choeurs), Steevi Bacon (Batterie, Choeurs), Dean Howard (Guitare, Choeurs), Jeff Brown (Basse, Choeurs), Andy Stewart (Claviers)


Artiste : Mike Tramp

Album : Stray from the Flock

Date de Sortie : 01-03-2019

Ajouté le : 26-04-2019

Cela fait déjà plus de 20 ans que le Danois ‘Mike Tramp’ a débuté une carrière solo en parallèle de sa participation à ‘White Lion’ dont le dernier album ‘Return to the Pride’ date déjà de 2008 et son dernier album studio de 2017 (voir ici). Mélangeant de la chanson et du rock, il perpétue la tradition de ce style comme l’ont fait des artistes comme ‘Bryan Adams’, ‘John Mellecamp’, ‘Elton John’, ‘Foreigner’ ou encore ‘Bruce Springsteen’ et c’est bien ce dernier nom qui me vient à l’esprit en écoutant ‘Dead and Ride’, la ballade ‘Homesick’ ou encore ‘Live It Out’ qui ont des mélodies terriblement efficaces et accrochent immédiatement et qui sont bien dans le style de l’Américain. Mais au-delà de cet aspect, il nous livre également un titre plus dense ‘End of War’ de plus de 8 minutes qui alterne plusieurs tempos et qui sort d’une construction classique et qui amène un léger côté progressif. En résumé, ‘Mike Tramp’ nous offre un 11ème album très entretenir le style des artistes de rock des années 80, je le cite : « Je suis un porteur de flambeau de mes héros musicaux. La graine qu'ils ont plantée en moi continue de grandir et je continue encore et encore »...

Interprêtes

Mike Tramp (Chant, Guitare), Morten Buchholz (Claviers), Søren Andersen (Guitare), Dane Jesper Haugaard (Basse), Morten Hellborn (Batterie)


Artiste : Bryan Adams

Album : Shine A Light

Date de Sortie : 01-03-2019

Ajouté le : 27-04-2019

En même temps que ‘Mike Tramp’ (voir ici), le Canadien ‘Bryan Adams’ sort un nouvel album ‘Shine A Light’, le dernier ‘Get Up’ datant déjà de 2015 (voir ici). Depuis plus de 40 ans, c’est le 14ème enregistrement studio et ce dernier opus contient 12 chansons pour une durée assez courte de 35 minutes. Comme il nous avait habitué par le passé, cette offrande contient des pépites énergiques qui vous accrochent dès la première écoute avec des lignes mélodiques efficaces où l’on ne peut s’empêcher de bouger la tête en mesure et ceci dès le premier titre éponyme de l’album, puis avec le rapide ‘Part Friday Night Part Sunday Morning’ aux allures country, ou avec ‘Driving Under The Influence Of Love’ et son tempo boogie rock à la ‘Status Quo’ ou ‘All Or Nothing’ et ses rifs de guitare à la ‘AC/DC’ ou ‘No Time From Love’ très sixties ou encore ‘I Could Get Used To This’ et son refrain à chanter à tue-tête. Il sait également varier les atmosphères avec des titres plus calmes comme les belles ballades ‘Talk To Me’ et ‘Whiskey In The Jar’ ou les mid-tempo ‘That's How Strong Our Love Is’ où il partage le chant avec ‘Jennifer Lopez’ et ‘Don’t Look Back’ avec son côté mélancolique. Bref, le chanteur et guitariste à la voix éraillée qui nous a accompagné pendant plusieurs décennies revient à la veille de ses 60 ans en quelque sorte à l’essentiel d’un rock, accrocheur et authentique, et nous offre un album de qualité, efficace et très accessible : à consommer sans modération...

Interprêtes

Bryan Adams (Chant, Guitare), Johan Carlsson (Basse, Guitare, Piano), Mickey Curry (Batterie), Keith Scott (Guitare), Josh Freeze (Batterie), Jim Valalnce (Claviers), Phil Thornalley (Basse) + Invité : Jennifer Lopez (Chant)


Artiste : Elitania

Album : INRI

Date de Sortie : 28-02-2019

Ajouté le : 18-04-2019

Direction la patrie de ‘Marcela Bovio’ (voir son dernier album solo ici), le Mexique avec le groupe de métal symphonique ‘Elitania’ qui vient de sortir son 2ème album studio ‘INRI’ après un très remarqué ‘Templos de Cristal’ en 2015. 2018 a vu un important changement de line up avec l’arrivée de nouveau chanteurs, la mezzo-soprano ‘Katherine Lara’ et le ténor ‘Marco Muñoz’ et de nouveaux instrumentistes ‘Edgar Torres’ et ‘Victor Hernandez’ à la guitare et ‘Sergio Cruz’ à la basse, le reste du groupe étant composé des 3 membres d’origine, le compositeur et bariton ‘Cristobal Aguilar Basulto’, la soprano ‘Yesenia Jacobo’ et le batteur ‘Kevin Molina’. Ils continuent de nous offrir un métal symphonique et épique avec une variété dans le chant amené par leurs quatre registres qu’ils utilisent soit en chant lyrique ou en chant clairs et avec des arrangements instrumentaux mélangeant sonorités classiques amenés par les claviers et la puissance du métal amené par les riffs de guitares électriques. Fort de 12 titres pour un total de 83 minutes d’écoute, après l’introduction instrumentale, de coutume dans ce style, qui peut faire penser à du ‘Dvorjak’, défilent des titres tous aussi mélodiques les uns que les autres : ‘Promoteo’ ouvre le bal avec une première prestation lyrique et on fait déjà un premier parallèle avec ‘Thérion’ (voir leur dernier album ici); ‘Aztlán’ en ajoute une couche et cette fois, la mélodie grandiose me fait plus penser aux Russes d’Imperial Age’ (voir leur dernier album ici) et le mid-tempo ‘Anhata’ continue dans cette voie toute tracée avec de magnifiques chœurs dans la partie lente alors que ‘Cuando la Noche Abraza et Cielo’ nous ramène à du symphonique mélodique à la ‘Nightwish’. Suit l’entraînant ‘Más allá de las estrellas’ qui précède la magnifique ballade ‘Samsara’ qui n’a rien à envier au plus belles ballades de ‘Therion’ et qui a un refrain majestueux et puissant à vous filer la chair de poule. La suite fait défiler ‘Venus’ qui est certainement le titre le plus extrême de l’album avec des grawls et avec une section rythmique magistrale, puis ‘Las estrellas no brillarán jamás’ qui se rapproche d’un power métal symphonique grandiose avec une construction progressive en plusieurs parties et qui précède la 2ème ballade ‘Adiós’ avec une première partie où piano et cordes accompagnent un chant lyrique majestueux, et qui prend de la puissance dans la suite du titre. Et c’est déjà après 55 minutes d’écoute intense que l’on découvre le plat de résistance de l’album, les deux parties de ‘In Memorium’ d’environ 29 minutes et qui montrent le côté épique et progressif de ce groupe et de son compositeur ‘Cristobal Aguilar Basulto’ qui nous embarquent pour une saga, avec tout d’abord la partie 1, que l’on pourrait qualifier de mini opéra métal, puis la 2ème qui est plus tourné, dans un premier temps, vers un power métal épique alternant growls et chant lyrique et qui s’assagit pour une partie calme accompagnée par les instruments de l’orchestre et qui possède un vrai final d’opéra. En résumé, bien qu’INRI’ risque d’être destiné à un public averti aimant un métal symphonique mélangeant le chant lyrique classique et la puissance des instruments électriques, les Mexicains d’Elitania’ ont encore gravi une marche et confirment avec ce dernier album, d’une densité et d’une richesse extraordinaire, qu’ils sont désormais au même niveaux que les ténors du genre...

Interprêtes

Yesenia Jacobo (Chant), Kat Lara (Chant), Cristobal Aguilar Basulto (Chant), Marco Muñoz (Chant), Victor Hernandez (Guitare, Grawls), Edgar Torres (Guitare), Sergio Cruz (Basse), Kevin Molina (Batterie)


Artiste : MoodMan

Album : Man of the New Age

Date de Sortie : 28-02-2019

Ajouté le : 08-05-2019

Après ‘Benjamin Simpson’ et son album ‘Broken Figurines’ (voir ici), voici un artiste Polonais ‘Witold Rolnik’ qui sort son premier album studio ‘Man of the New Age’ et qui est un concept album abordant des sujets liées à la vie au 21ème siècle et ce désir que nous avons tous de vivre mieux dans notre monde actuel. Si j’ai cité ‘Benjamin Simpson’, c’est que ces 2 artistes ont un point commun : ils sont influencés par le rock progressif des années 70 et en écoutant le premier titre éponyme de l’album de ‘Witold Rolnik’, je me suis retrouvé dans un monde familier avec cette ambiance atmosphérique qui vous enveloppe de manière délicate et qui déroule tranquillement une belle mélodie avec une alternance entre tensions et détentes avec bien entendu le nom de ‘Roger Waters’ qui vient immédiatement à l’esprit et qui ramène aux compositions de l’Américain. L’ensemble est une suite de compositions mélancoliques mais restant avant tout optimistes dans cette ambiance atmosphérique où la musique est là pour se mettre au service des paroles comme dans ‘I’m Stuck Here’ et ce sentiment d’être coincé dans la routine de la vie quotidienne qui est très bien rendue par une mélodie lancinante et répétitive mais prend de l’ampleur sur la fin pour imager une libération possible. En résumé, le Polonais ‘Witold Rolnik’ sort un premier album prometteur qui montre déjà tous ses talents de compositeurs, et, comme je le disais pour ‘Benjamin Simpson’, a certainement toutes les capacités pour se forger son propre nom et évoluer pour ne pas rester coincé avec cette étiquette d’influences trop ’Waterienne’...

Interprêtes

Witold Rolnik (Chant, Guitare, Piano, Claviers) + Invités : Paweł Korbacz, Jan Mazurek, Paweł Pełczyński, Sergiusz Suporn, Karolina Supron, Hania Sztachańska, Aleksandra Maćkowiak, Katarzyna Nowak, Joanna Stach, Jakub Frydrych, Bartek Kucz, Stanisław Supron


Artiste : Delain / Visions Of Atlantis

Album : Hunter’s Moon / The Deep & The Dark - Live

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 30-03-2019

Avec cette chronique j’ai regroupé 2 albums de métal symphonique qui sont sortis le même jour, tout d’abord le nouveau ‘Delain’, ‘Hunter’s Moon’ qui comporte 4 nouveaux titres et 10 titres live enregistrés pendant la dernière tournée ‘The Danse Macabre Tour‘ (voir leur dernier album studio ici), et le live de ‘Visions Of Atlantis’, ‘The Deep & The Dark - Live’ (voir leur dernier album studio ici) qui est le concert donné lors de la dernière tournée de ‘Symphonic Metal Nights’. Pour moi, ces deux formations ont cette même énergie débordante et communicative sur scène et chaque concert est une vraie communion avec le public

Concernant, ‘Hunter’s Moon’ de ‘Delain’, avant de rentrer en studio pour l’enregistrement du 6ème album studio et pour nous faire patienter, ils nous offrent 4 nouveaux titres avec tout d’abord un magnifique ‘Masters of Destiny’ qui est du pur ‘Delain’ avec des ruptures entre parties symphoniques puissantes et d’autres plus calmes et où ‘Charlotte Wessels’ propose une prestation vocale de haute volée. Les 3 autres titres font défiler un énergique ‘Hunter’s Moon’ où ‘Timo Somers’ amène des growls que l’on avait pas l’habitude d’entendre chez ‘Delain’, puis le court ‘This Silence Is Mine’ qui est très riche au niveau instrumental et enfin ‘At Kills’ qui s’éloigne du symphonique pour un titre plus dûr avec de nouveau des growls et une rythmique proche du métal industriel. La suite est un best off de titres live avec les 2 derniers albums les mieux représentés et montre toute la maitrise en concert avec un son irréprochable et l’intervention de ‘Marco Hietala’ de ‘Nightwish’ sur plusieurs titres permet de beaux duos avec ‘Charlotte Vessels’ (voir également leur magnifique live pour fêter leur 10 ans de carrière ici).

En ce qui concerne le live de ‘Visions of Atlantis’, il reprend presque l’intégralité du dernier album (sauf ‘Prayer to the Lost’, dont je regrette son absence du live mais on se console avec le magnifique ‘The Last Home’ et une prestation encore plus touchante en public de ‘Clémentine Delauney’ que dans l’album studio, la Française ayant réellement pris la place qu’elle mérite depuis de nombreuses années pour devenir une des meilleures chanteuses de métal symphonique). Avec ces nouvelles compositions, le court set de 48 minutes montre tout le dynamisme que peut déployer cette formation en concert avec des titres accessibles puissants et rapides comme d’entrée le titre éponyme du dernier album qui vous met tout de suite dans le bain. Cette tournée a été également un peu particulière compte tenu du passage de témoin entre le chanteur ‘Siegfried Samer’ qui était intégré au groupe depuis 2013 et qui part vers de nouvelles aventures avec ‘Dragonfly’ (voir leur dernier album ici), et le nouveau venu, l’Italien ‘Michele Guaitoli’ qui n’est pas un inconnu puisqu’il est toujours un des membres du groupe Italien ‘Temperance’ (voir leur dernier album ici). Sans faire de comparaison, je dirai simplement que le nouveau duo au chant fonctionne aussi bien que l’ancien et ce live permet de mieux s’en rendre compte étant donné que les 2 chanteurs font chacun une partie du set.

En résumé, ces deux albums sont deux condensés d’énergie positive et montrent à quel point ces deux formations ont le talent de la transmettre à leur public et sont faites pour la scène, et si vous aimez ce style, je vous conseille fortement d’aller les voir en concert, rien ne pouvant remplacer l’ambiance live...

Interprêtes

Delain :
Charlotte Wessels (Chant), Martijn Westerholt (Claviers), Otto Schimmelpenninck van der Oije (Basse), Joey Marin de Boer (Batterie), Timo Somers (Guitare), Merel Bechtold (Guitare)

https://www.facebook.com/delainmusic

Visions Of Atlantis :
Clémentine Delauney (Chant), Siegfried Samer (Chant), Michele Guaitoli (Chant), Christian Douscha (Guitare), Herbert Glos (Basse), Thomas Caser (Batterie)

https://www.facebook.com/visionsofatlantisofficial/


Artiste : Dream Theater

Album : Distance Over Time

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 01-04-2019

3 ans après le fabuleux ‘The Astonishing’ (voir la chronique ici) qui avait fait couler beaucoup d’encre, les Américains de ‘Dream Theater’ sortent un nouvel album ‘Distance Over Time’ ce qui porte leur discographie studio à 14 en un trentaine d’années ce qui est une bonne moyenne compte tenu de la richesse de chaque nouvel opus. A la première écoute, j’ai naturellement essayé de le comparer à son prédécesseur ce qui n’a aucun sens car chaque album de ‘Dream Theater’ doit être pris comme quelque chose d’unique et ce ‘Distance Over Time’ est tout simplement une continuation dans ce melting-pot d’influences transformée en Musique progressive. En effet, pour cet album, il convient de prendre chaque titre individuellement et non pas dans un ensemble comme pour un concept album car il n’y a pas réellement de trame commune : ‘Unthetered Angel’ est un titre entraînant avec une construction remplie de ruptures qui met déjà en valeur ‘Mike Mangini’ à la section rythmique. ‘Paralyzed’ qui suit est un mid-tempo qui déroule lentement sa mélodie dans une atmosphère assez lourde et ‘Fall Into The Light’ est un de mes coups de cœurs avec une partie mélodique calme un peu à la manière de ‘Lanvall’ du groupe ‘Edenbridge’ qui est prise en sandwich entre deux autres beaucoup plus puissantes avec un magnifique solo de claviers en fin de titre faisant penser à l’âge d’or du hard-rock dans les années 70. Avec ‘Barstool Warrior’, c’est l’exemple type qui montre l’étendu des influences de ‘Dream Theater’ car la mélodie calme et sereine aux lignes mélodiques accessibles fait penser aux groupes de rock des années 70/80. Avec ‘Room 137’, changement de style avec une rythmique entraînante qui juxte une partie lourde mid-tempo contenant un clin d’œil à ‘I’m The Walrus’ des ‘Beatles’ et, quant à ‘S2N’, c’est un mélange de hard-rock avec la basse qui mène la danse et des passages progressifs où claviers et guitare nous offrent de beaux solos. La fin de l’album fait défiler un ‘At Wit’s End’ à tiroirs avec de beaux passages mélodiques, la belle ballade ‘Out Of Reach’ qui petit à petit prend de l’ampleur pour retomber sur la fin et enfin, ‘Pale Blue Dot’ qui est une pièce épique de plus de 8 minutes qui me fait définitivement dire qu’on ne peut pas limiter ‘Dream Theater’ à une étiquette de métal progressif tellement ils nous emmènent dans de multiples styles jusqu’à une section instrumentale en début de 2ème partie qui flirte avec de la musique contemporaine, et enfin, ‘Viper King’ beaucoup plus classique qui nous ramène de nouveau à un hard-rock proche de ‘Deep Purple’. Bref, comme vous l’aurez compris, ‘Distance Over Time ‘ est encore un album d’une grande richesse qui se dévoile lentement écoute après écoute et qui montre toute la créativité de ce groupe hors du commun qui nous étonne à chaque sortie et qui fait de ‘Dream Theater’ un des prétendant au podium des leaders de musique progressive...

Interprêtes

James LaBrie (Chant), John Petrucci (Guitare), John Myung (Basse), Jordan Rudess (Claviers), Mike Mangini (Batterie)


Artiste : Rhapsody Of Fire

Album : The Eighth Mountain

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 03-04-2019

Difficile de s’y retrouver dans toutes les évolutions entre le groupe de ‘Luca Turilli’ et de ‘Fabio Leone’ et celui d‘Alex Staropoli’, d’autant plus que 2018 voyait la reformation originelle du groupe ‘Rhapsody’ pour une tournée mondiale ’20 Anniversary Farewell Tour’. Pour faire court, le claviériste ‘Alex Staropoli’ est depuis 2011 le leader de ‘Rhopsody Of Fire’ et le line up de compose désormais du nouveau batteur ‘Manu Lotter’ et du nouveau chanteur ‘Giacomo Voli’ et d‘Alessandro Sala’ à la basse et de ‘Roby De Micheli’ à la guitare (ces 2 derniers étant déjà présents sur l’album ‘Into The Legend’ de 2016). Mais, dans tous les cas, les fans historiques de tous les groupes contenant ’Rhapsody’ seront certainement ravis de ce dernier album car la seule chose qui n’a pas bougé, c’est bien ce style si particulier d’un power métal symphonique épique né dans les années 90. En effet, on ne peut pas se tromper, on est bien dans du ‘Rhapsody’ pur jus avec des titres rapides et puissants à grands renforts de chœurs et des mélodies qui vous entrent dans la tête sans vous lâcher, tout ceci avec les deux petits nouveaux qui se sont vite intégrés, d’une part ‘Giacomo Voli’ qui a une voix puissante qui sait s’adapter parfaitement à chaque composition et d’autre part, ‘Manu Lotter’ qui assure la section rythmique de belle manière. Entre toute cette fougue et pour permettre des pauses bienvenues, les Italiens nous offrent des titres plus calmes avec tout d’abord un mélodique ‘White Wizard’, néanmoins assez rapide mais sans la double pédale, ‘Warrior Heart’ avec ses intonations moyenâgeuses, l’épique et symphonique saga ‘March Against The Tyrant’ qui alterne les ambiances avec tout d’abord une guitare acoustique aux allures d’un ‘Stairway to Even’ puis une montée en puissance et un final qui retombe comme il avait commencé, et pour finir la ballade ‘The Wind, The Rain, The Moon’ qui montre que ‘Giacomo Voli’ est également très à l’aise dans la retenue et sait transmettre de l’émotion. L’album se termine par une nouvelle saga épique ‘Tales Of A Hero’s Fate’ qui résume très bien l’album et où on retrouve en fin de titre le narrateur inimitable, ‘Christopher Lee’, qui avait déjà participé dans le passé à plusieurs albums de ‘Rhapsody’. En résumé, les Italiens de ‘Rhapsody Of Fire’ reviennent sur le devant de la scène avec toujours la même ardeur et, même s’ils utilisent toujours les mêmes bonnes vieilles recettes, nous livrent ce qu’ils ont toujours fait de mieux : ce nouvel album ‘The Eighth Mountain’ devrait donc combler tous les fans historiques et au-delà tous les amateurs d’un power métal rapide, épique et symphonique...

Interprêtes

Giacomo Voli (Chant), Alex Staropoli (Claviers), Roby De Micheli (Guitare), Alessandro Sala (Basse), Manu Lotter (Batterie)


Artiste : Imperia

Album : Flames of Eternity

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 05-04-2019

Quatre ans, c’est le rythme de croisière de sortie des albums d’Imperia’ car, après ‘Tears Of Silence’ en 2015 (voir ici), ‘Flames of Eternity’ est le cinquième album depuis 2004. La bande à la chanteuse ‘Helena Iren Michaelsen‘ continue donc à nous offrir du métal symphonique mélodique et raffiné mélangeant puissance et sérénité qui est un peu sa marque de fabrique depuis le début. Dès le premier titre, ‘The Scarred Soul’, les fans ne sont pas dépaysés avec ce mid-tempo qui mélange instruments électriques et de l’orchestre et qui varie en intensité entre les couplets et le refrain. Avec ‘Fear Is an Illusion’ et ‘Unspoken Words’, le rythme s’accélère pour nous offrir d’une part des growls répondant au chant d’Helena’, et d’autre part, une mélodie qui vous rentre immédiatement dans la tête et qui devrait être bien accueillie en concert. La suite alterne énergie et mélancolie, avec, la montée en puissance du lent tempo de ‘Book Of Love’ où Helena montre une fois de plus en fin de titre tous ses talents de soprano, puis, le rapide ‘Blinded’ que ne renierait certainement pas ‘Tarja’, la belle ballade mélancolique ‘Invisible Tears’ avec de très beaux arrangements qui peut rappeler l’ambiance de ‘Spirit Chase’ ou ‘Broken Wings’ des précédents albums, ‘Otherside’ mélangeant puissance et mélancolie renforcée par un magnifique solo de violon, le magnifique ‘Beauty Within’ aux intonations folk et un beau duo d’Helena avec le chanteur ‘Oliver Philipps’ d’Everon’ qui avait participé au projet ‘Phantasma’ (voir ici), l’album se terminant par l’énergique ‘My Guardian Angel’, ‘The Ocean’ aux intonations orientales, la magnifique ballade très dépouillée piano/voix ‘A Crying Heart’ comme l’avait fait dans le projet ‘Voiciano’, ‘Lanvall’ et ‘Sabine Edelsbacher’ (voir ici) et une reprise tout aussi dépouillée de ‘Mother’ tiré de l’album ‘A Woman Diary Chapter 1’ du deuxième projet d’Helena ‘Angel’ (voir ici). En résumé, ‘Flames of Eternity’ confirme tout le talent de ce groupe qui sait varier les atmosphères entre puissance et sérénité et qui représente pour moi le côté accessible d’un métal symphonique mélodique et élégant...

Interprêtes

Helena Iren Michaelsen (Chant), Jan Örkki Yrlund (Guitare), Gerry Verstreken (Basse), Steve Wolz (Batterie)


Artiste : Professor Tip Top

Album : Hybrid Hymns

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 07-04-2019

Après un très bon ‘Life Is No Matter’ en 2017 (voir ici), on retrouve les Norvégiens de ‘Professor Tip Top’ avec un nouvel album ‘Hybrid Hymns’. Comme dans le précédent opus, ils nous ramènent à ce style si particulier entre psychédélique et rock progressif des années 70 avec toujours les mêmes références qui reviennent à l’esprit, ‘Barclay James Harvest’, ‘Pink Floyd’ ou encore ‘Alan Parsons Project’ et quelques incursions dans la musique électronique dans de très courts titres comme dans les deux ‘Black Holes’ et ‘Light Generator’ ou encore l’hypnotique ‘The Dogs Are Coming’ très Floydien avec sa mélodie entêtante. Mais la plupart des titres sont des ballades remplies de sérénité comme ‘An Akward Choice’, ‘Machine Emotions’ ou encore ‘Turing Machines’ qui nous donnent l’impression d’écouter un album de ‘BJH’. Avec ‘Data Mining’ qui reste néanmoins très calme, on a le droit à une partie jazzy en milieu de titre, l’instrumental ‘Passion’ a des allures de ‘Focus’ première période et, ‘The Final Night’ nous renvoie une dernière fois à ces influences des seventies. En résumé, les Norvégiens de ‘Professor Tip Top’ continuent leur petit bonhomme de chemin en nous offrant un nouvel album de qualité toujours influencé par le rock psychédélique des années 70 et si vous aimez les groupes cités plus haut ou que vous avez besoin de vous poser le temps d’un instant, ‘Hybrid Hymns’ est fait pour vous et est un anti-dépresseur sans danger à consommer sans modération...

Interprêtes

Svein Magnar Hansen (Chant), Sam Fossbakk (Guitare, Claviers, Chant), Stein Høgseth (Basse), Charles Wise (Batterie)


Artiste : The Room

Album : Caught by the Machine

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 16-04-2019

‘The Room’ est un groupe de rock fondé en 2010 et qui vient de sortir son 3ème album ‘Caught by the Machine’. A la première écoute, on retrouve des influences de groupes comme ‘Saga’, ‘Marillion’ ou ‘Arena’ avec un côté progressif moins développé car les compositions ont des structures assez classiques couplet/refrain mais globalement l’ensemble est accessible grâce à des lignes mélodiques facilement assimilables comme dans l’énergique ‘Bodies on the Road’ ou dans ‘Broken’ qui nous ramène dans les années 80 ou encore avec ‘Just Walk Away’ qui commence en mid-tempo et qui s’accélère sur la fin du titre. Quelques titres sortent néanmoins de ce schéma avec tout d’abord, ‘The Golden Ones’ et la ballade ‘Vanished’ et leur partie instrumentale en milieu de titre, puis ‘Drowning in Sound’ qui nous embarque pour près de 9 minutes dans une ambiance assez théâtral où se succèdent des changements de tempo et d’intensité et qui voit la chanteuse ‘Kim Seviour’ du groupe ‘Touchstone’ faire une brève apparition et enfin, ‘It’s not my Home’ avec une première partie avec une belle rythmique chaloupée puis une montée en puissance avec de magnifiques alternances entre parties chantées et instrumentales. En résumé, ‘The Room’ sortent un album de rock de qualité avec des mélodies accessibles et ‘Caught by the Machine’ est à conseiller à un public aimant le rock mélodique avec quelques incursions dans le progressif...

Interprêtes

Martin Wilson (Chant), Steve Anderson (Guitare), Eric Bouillette (Guitare, Violon), Mark Dixon (Claviers), Chris York (Batterie), Andy Rowe (Basse) + Invités : Kim Seviour (Chant), John Mitchell (Choeurs)


Artiste : Rhys Marsh

Album : October After All

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 20-04-2019

L’Anglais ‘Rhys Marsch’ continue sa carrière solo en sortant son 3ème album ‘October After All’. Il marrie de la chanson mélancolique avec quelques touches de progressif et des influences multiples allant du jazz, à des sonorités plus contemporaine en passant par de la pop à travers les âges. L’écoute du premier titre ‘River’ nous met dans l’ambiance générale de l’album avec une mélodie efficace et une structure assez conventionnelle couplet/refrain et ‘Long Way Back’ qui suit amène un côté jazzy avec les interventions du saxophone ou de la trompette. ‘Golden Lullaby’ continue dans ce style aérien et délicat et ‘Ride The New Wave’ poursuit dans cette voie mais varie en intensité avec la mise en avant de nappes de claviers. La suite nous offre la ballade semi-acoustique ‘The Butterflies’, 'Let It Be Known!' apportant un son plus pesant agrémenté de belles harmonies vocales, 'One Hundred Memories' revenant à une ambiance épurée avec son lent tempo, puis ‘The Summer Days’ plus gai au début se montre plus sombre dans le milieu du titre alors que ‘22’ nous ramène à une mélodie mélancolique où l’on retrouve la trompette qui accentue l’aspect atmosphérique, l’album se terminant par les 7 minutes de ‘(It Will Be) October After All’ qui déroule lentement une mélodie aérienne agrémentée sur la fin par un saxophone languissant. En résumé, si vous aimez les ambiances feutrées et mélancoliques avec de lent tempos, ce dernier album de ‘Rhys March’ est fait pour vous et est à écouter tranquillement le soir pour décompresser d’une journée harassante...

Interprêtes

Rhys Marsh (Chant, Tous les instruments) + Invités : Arve Henriksen (Trompette), Kåre Kolve (Saxophone), Rohey (Choeurs), Silje Leirvik (Choeurs), Anders Bjermeland (Choeurs), Tim Bowness (Choeurs)


Artiste : Mortanius

Album : Till Death Do Us Part

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 22-04-2019

‘Mortanius’ est un duo constitué du chanteur et guitariste ‘Lucas Flocco’ et du bassiste ‘Jesse Shaw’ qui ont commencé leur carrière en 2013 et qui viennent de sortir ‘Till Death Do Us Part’ qui est leur véritable premier album studio, plusieurs EP ayant vu le jour précédemment. Ils se définissent comme faisant du power métal progressif et on pourrait rajouter des influences néoclassiques avec l’utilisation de claviers avec des sonorités d’orgue classiques ou de clavecin. Une autre particularité est le chant de ‘Lucas Flocco’ qui est reconnaissable entre mille et qui a une voix assez aiguë et nasillarde ce qui risque peut être d’en dérouter certains mais qui pour ma part, même s’il ne rentre pas dans les cases d’un chant classique, est une différence qu’il exploite à fond et qui s’accorde finalement bien avec le style. ‘Facing the Truth’ ouvre l’album avec le titre le plus court et plante le décor de manière énergique et offre une première mélodie qui vous rentre dans la tête immédiatement. Mais c’est dans les 3 titres suivants que l’on se rend compte que ‘Mortanius’ est également une formation de métal progressif avec tout d’abord ‘Disengage’ qui démarre de façon calme et peu rappeler des sonorités de ‘Thérion’ et qui alterne ensuite des tempos rapides où la double pédale est allègrement utilisée et d’autres beaucoup plus calmes comme en milieu de titre où on a droit à un long passage instrumental long et mélodique avec la mise en avant de claviers et un beau solo de guitare. ‘Jaded’ continue dans cette voie avec le chant de ‘Jonas Heidgert’ en complément de ‘Lucas Flocco’ mais la pièce maîtresse de l’album est ‘Till Death Do Us Part’ de plus de près de 18 minutes qui est une saga épique en plusieurs parties qui débute calmement dans une ambiance relativement classique et qui propose des changements de rythme et de puissance et des lignes mélodiques toujours très accessibles nous ramenant assez souvent à du néo-classique et ceci sans aucune lassitude tout au long du titre. Le dernier titre plus anecdotique est une reprise de ‘Wham !’ montrant également l’attachement à un style plus pop qu’ils ont légèrement ‘métalisé’. En résumé, ‘Till Death Do Us Part’ est un album qui s’apprivoise écoute après écoute et qui finalement montre une grande richesse dans les arrangements et les parties instrumentales : à conseiller à tous les fans d’un power métal progressif accessible qui aiment les longs développements...

Interprêtes

Lucas Flocco (Chant, Choeurs, Guitare), Jesse Shaw (Basse) + Invités : Ollie Bernstein (Guitare), AJ Larsen (Guitare), Leo Figaro (Chant), Jonas Heidgert (Chant)


Artiste : The Claypool Lennon Delirium

Album : South of Reality

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 24-04-2019

‘The Claypool Lennon Delirium’ est né il y a quelques années, de l’association de ‘Sean Lennnon’ (fils de ‘John Lennon’ et de ‘Yoko Ono’) et de ‘Leslie Edward Claypool’ alors qu’ils tournaient ensemble avec leurs groupes respectifs ‘The Ghost of a Saber Tooth Tiger’ pour Sean et ‘Primus’ pour ‘Les’. De cette collaboration, un premier album a vu le jour en 2016, ‘Monolith of Phobos’ (voir ici), qui montrait déjà des influences marquées de formations de psychédélique et de progressif du début des années 70 avec des références au début de ‘Pink-Floyd’ période ‘Syd Barrett’ et 2017 confirmait cette tendance à rendre hommage à cette période d’or du psychédélique avec la sortie d’un EP ‘Lime & Limpid Green’ (voir ici) avec des reprises de ‘Pink Floyd’, ‘The Who’ et de ‘King Krimson’; 2019 voit la sortie d’un nouvel album studio, ‘South of Reality’ qui continue dans ce style mais en ajoutant des références à la période des sixties avec bien évidemment des clins d’œil au ‘Beatles’ : dès le premier titre ‘Little Fishes’, ils mélangent une pop légère avec des intonations psychédéliques avec une fusion très réussie entre ces deux styles, puis ‘Blood and Rockets’ continuent dans cette voie avec une chanson alternant à merveille un tempo sautillant et un autre plus lent qui nous ramène à la période ‘Abbey Road’ des ‘Beatles’ avec des références à ‘Sun King’. La suite est à l’image de ces 2 premiers titres avec souvent le côté déjanté de cette époque de libération des mœurs avec des arrangements psychédéliques qui nous ramènent quelques décennies en arrière. A ceci, comme l’avaient fait les ‘Beatles’, ils rajoutent des influences d’autres cultures avec ‘Cricket Chronicles Revisited’ où l’on part pour un voyage entre Inde et Orient. En résumé, cette collaboration entre les deux Américains nous embarque dans une machine à remonter le temps avec comme destination les années 60/70 et ‘South of Reality’ est à conseiller non seulement à toutes les amatrices et amateurs de psychédélique mais également à un public beaucoup plus large car toutes ces compositions sont non seulement très accessibles mais ont également un côté merveilleusement délirant auquel, pour ma part, j’adhère complètement...

Interprêtes

Sean Lennon Leslie (Chant, Guitare), « Les » Edward Claypool (Chant, Basse) + Invités : Paulo Baldi (Batterie)


Artiste : John Mayall

Album : Nobody Told Me

Date de Sortie : 22-02-2019

Ajouté le : 25-04-2019

Après ‘Walter Trout’ début 2019 et son ‘Survivor Blues’ (voir ici), c’est encore un monument de la musique qui vient de sortir un nouvel album ‘Nobody Told Me’, j’ai nommé ‘John Mayall’ qui à 85 ans continue de nous enchanter avec toujours la même générosité et la même envie de transmettre cette passion du blues toujours intacte. Pour ce XXème album (pour ne pas me tromper je n’essaierai pas de recompter tous ses albums), il s’est entouré de pointures de la six cordes avec entre autres ‘Joe Bonamassa’ (voir son dernier album ‘Redemption’ ici) et sa fidèle guitariste ‘Carolyn Wonderland’ (voir son dernier album ici). Sans surprise, on est embarqué dans des compositions qui fleurent bon le blues authentique avec des titres qui vous font bouger au rythme de la musique et ceci dès le début avec par exemple ‘What Have I Done Wrong’ où on est déjà sur un petit nuage entre le chant d’un jeune homme de 20 ans de John (avec 65 années d’expérience !) et le feeling de ‘Joe Bonamassa’ qui nous donne le frisson dès les premières notes du solo. L’ensemble est varié et mélange des titres énergiques comme ‘That's What Love Will Make You Do’ ou ‘Like It Like You Do’, d’autres plus mid-tempo comme ‘Delta Hurricane’ ou ‘It’s so Tough’ et d’autres encore plus calmes et sensuelles comme ‘Evil and Here to Stay’, ‘Distant Lonesome Train’ ou encore ‘Nobody Told Me’. Inutile d’en rajouter, place à la musique et comme on dit : ‘enjoy’ !

Interprêtes

John Mayall (Chant, Guitare, Harmonica), Billy Watts (Guitare), Greg Rzab (Basse), Jay Davenport (Batterie) + Invités : Alex Lifeson (Guitare), Carolyn Wonderland (Guitare), Joe Bonamassa (Guitare), Larry Mccray (Guitare), Little Stevie Van Zandt (Guitare), Todd Rundgren (Guitare)


Artiste : Avantasia

Album : Moonglow

Date de Sortie : 15-02-2019

Ajouté le : 25-03-2019

Etant habitué de la salle de concert du z7 près de Bâle, je n’ai jamais eu de mal de trouver des places pour les différents artistes que j’ai vu depuis déjà un bon nombre années, mais là, la venue d’Avantasia’ prévue avec 2 dates en Avril 2019 faisait déjà apparaître il y a plus d'un mois la mention ‘ausverkauft’ (épuisé) sur les 2 dates, chose que l’on n’a pas l’habitude de voir dans cette belle salle à Pratteln en Suisse. Heureusement pour moi, un troisième concert a été rajouté après les 2 premiers car, après un ‘Ghostlights’ qui avait fait pas mal de bruit dans la sphère métal il y a 3 ans, ‘Tobias Sammet’ a de nouveau frappé fort avec son nouvel album ‘Moonglow’ et si l’on lit les commentaires sur les 3 années passées, on se dit que, pour un artiste qui n’avait plus de goût à la musique, ça s’est bien arrangé depuis !! Comme à son habitude, c’est une pléiade d’invités prestigieux qui participent à cet album dans lequel Tobias raconte sa propre vie et cette pression perpétuelle de ne pas répondre aux attentes du public. On est rassuré dès le premier titre avec un ‘Ghost in the Moon’ qui nous embarque dans une fresque épique de près de 10 minutes avec de belles lignes mélodiques et de nombreuses changements d’ambiance où ils se passe toujours quelque chose et qui prouve une fois de plus que ‘Tobias Sammet’ est un compositeur hors-pair qui nous offre toujours une grande richesse dans les arrangements vocaux et instrumentaux. Pour faire court, malgré une durée d’une heure et dix minutes, tous les titres s’enchaînent sans aucune lassitude et chacun amène sa propre personnalité et les différents chanteuses et chanteurs invités y participent grandement car Tobias a toujours ce talent de choisir les voix les plus justes en fonction du type de composition comme par exemple dans le magnifique titre éponyme de l’album où, ‘Candice Night’ que l’on a l’habitude d’entendre dans un autre style (voir le dernier album de ‘Blackmore’s Night’ ici), amène sa belle voix aérienne. A noter également dans cette diversité des genres, la reprise de ‘Maniac’ de la comédie musicale ‘Flashdance’ des années 80 qui a été légèrement métalisée et où ‘Eric Martin’ du groupe ‘Mr. Big’ (voir leur dernière album ici) exécute une belle performance vocale. En résumé, ce nouvel ‘Avantasia’ qui est déjà le 8ème (si on compte un pour les deux parties de ‘The Metal Opera’), est encore une très belle surprise pour ce début 2019 et montre tout le savoir faire de ‘Tobias Sammet’ à composer un savant mélange de styles de métal qui vont du power au mélodique en passant par du speed, du progressif et du symphonique, tout ceci pour en faire quelque chose d’unique...

Interprêtes

Tobias Sammet (Chant, Basse, Claviers), Sascha Paeth (Guitare, Basse), Michael Rodenberg (Claviers, Piano), Felix Bohnke (Batterie) + Invités : Ronnie Atkins (Chant), Bob Catley (Chant), Candice Night (Chant), Eric Martin (Chant), Geoff Tate (Chant), Hansi Kürsch (Chant), Jorn Lande (Chant), Michael Kiske (Chant), Mille Petrozza (Chant)


Artiste : Beast In Black

Album : From Hell with Love

Date de Sortie : 09-02-2019

Ajouté le : 26-03-2019

‘Beast In Black’ est un projet du finlandais ‘Anton Kabanen’ qui, après sont départ de ‘Battle Beast’, dont il était le fondateur, a créé cette nouvelle formation avec ‘Yannis Papadopoulos’ au chant qui amène un réel plus à ce groupe car il possède un si large registre qu’on a l’impression qu’il pourrait s’approprier tous les styles. Comment dire, ‘Beast In Black’ est en quelque sorte une sorte de créature hybride qui est un croisement entre de la variété des années 80 amenée par l’utilisation de synthétiseurs et du power métal amené par les riffs saturés de guitares. En écoutant les entames de certains des titres, comme ‘From Hell With Love’, ‘Sweet True Lies’ ou encore ‘Die By the Blade’, on est très loin du métal mais quelques secondes plus tard, la puissance des guitares est bien là pour nous rappeler que ‘Beast In Black’ est là pour nous délivrer des compositions énergiques ‘pour les pieds’, comme dirait ‘Goldman’. En exemple, les 3 premières compositions plantent le décor avec des mélodies qui vous emportent et vous rentrent dans la tête immédiatement. La suite continue dans ce style et je reviens sur ‘Die By the Blade’ qui part d’une base disco qui a été accéléré et ‘métalisé’ et dont le résultat est tout à fait surprenant. Bien entendu, ils nous offrent également une pause bien méritée avec la ballade ‘Oceandeep’ où ‘Yannis Papadopoulos’ montre également qu’il sait utiliser sa voix de tête et ceci de belle manière. A noter 2 covers en fin d’album, tout d’abord ‘Killed by Death’ de ‘Motorhead’ et ‘No Easy Way Out’ de la BO de ‘Rocky IV’ (‘Robert Tepper’) remis tous les deux au goût du jour. En résumé, ‘From Hell with Love’, est un album rempli de hits à consommer sans modération et si vous êtes fan de métal et que le fait de 'métaliser' des mélodies de variété internationale ne vous rebute pas, foncez écoutez ce dernier album de ‘Beast In Black’...

Interprêtes

Anton Kabanen (Chant, Guitare), Yannis Papadopoulos (Chant), Kasperi Heikkinen (Guitare), Mate Molnar (Basse), Atte Palokangas (Batterie)


Artiste : Against Myself

Album : Unity

Date de Sortie : 08-02-2019

Ajouté le : 18-03-2019

‘Against Myself’ est un groupe de métal symphonique Espagnol qui a déjà sorti 2 albums dont le dernier ‘Odyssey to Reflexion’ date de 2015 et 2019 voit la sortie d’un nouvel enregistrement studio ‘Unity’ qui montre une belle évolution et qui leur permet de rivaliser avec les ténors du genre comme ‘Xandria’ (voir ici), ‘Beyond The Black’ (voir ici), ‘Sirenia (voir ici) ou encore ‘Diabolus In Musica’ pour citer des compatriotes (voir ici). En effet, ‘Unity’, de 65 minutes, est d’une grande richesse avec des orchestrations et arrangements instrumentaux mettant en évidence un travail impressionnant. Tout d’abord, dès l’introduction instrumentale assez courante dans ce genre d’album, on est séduit par le fait que les Espagnols en ont fait une composition à part entière (ce qui n’est pas toujours le cas dans le métal symphonique) qui plante bien le décor dans une ambiance épique et grandiose et qui est une réelle introduction au titre suivant ‘Unity’ qui débute de façon calme et qui explose à 1 minute environ pour un premier titre mélodique très accrocheur où tous les ingrédients d’un métal symphonique épique sont là. Passé cette entame puissante et énergique, ‘Hero’s Soul’ poursuit dans cette voie toute tracée avec un nouveau titre qui sera certainement repris en concert, puis ‘Over The Clouds’ amène avec ses 7 minutes une composante progressive avec ses ruptures de tempo et d’intensité tout en restant épique grâce à des chœurs toujours aussi grandioses. La suite continue dans ce style avec ‘Demons’, ‘The Wanderer’ et ‘Kill to Live’ et leurs sections rythmiques débridées entrecoupés par la belle ballade ‘Crystal Tower’ pour une pause bienvenue. Mais le titre majeur de l’album est sans contexte ‘Oniros’ qui est une fresque progressive à la fois épique et mélancolique de plus de 15 minutes avec des ruptures d’intensité et d’ambiance avec son final magnifique qui passe d’une puissance grandiose à une dernière minute complètement dépouillée avec quelques accords de piano et quelques mesures susurrées d’Irene Villegas’. En résumé, avec ‘Unity’, les Espagnols de ‘Against Myself’ reviennent de très belle manière sur le devant de la scène de métal symphonique et ce dernier album devrait plaire à toutes celles et ceux qui sont des fans de ce style de musique...

Interprêtes

Carlos Alcalde (Claviers), Irene Villegas (Chant), Raúl Plaza (Basse), Charly Carretón (Batterie), Sergio Culebras (Guitare) + invité : Diego Teksuo (Chant)


Artiste : Razzmattazz

Album : Hallelujah

Date de Sortie : 08-02-2019

Ajouté le : 20-03-2019

En écoutant le premier titre ‘A Gun for Hire’ du dernier album ‘Hallelujah’ des Allemands de ‘Razzmattazz’, mon pied s’est mis à taper en mesure tout seul et je me suis retrouvé quelques décennies en arrière avec un son hard rock bien connu. En fait, vous prenez une bonne dose d‘AC/DC’ et un brin de ‘Status Quo’ et vous obtenez ‘Razzmattazz’ avec des titres sans fioritures qui sentent bon le hard rock authentique et qui sont joués avec une énergie folle. Tout est donc mis en œuvre pour passer un bon moment avec 10 compositions qui décoiffent et qui vous font headbanguer dès les premiers accords et qui avec leurs riffs de guitares vont à l’essentiel du hard-rock. Bref, ‘Razzmattazz’ sortent un album pour tous les fans de hard-rock des années 80 et ‘Hallelujah’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Peter Ucik (Basse), Tom Schaupp (Chant, Guitare), Ulf S. Gokeler (Batterie), Wolle Heieck (Guitare, Chant)


Artiste : Within Temptation

Album : Resist

Date de Sortie : 01-02-2019

Ajouté le : 10-03-2019

Le nouvel album ‘Resist’ de ‘Within Temptation’ dont la sortie a été reportée au 1er Février était attendu avec impatience par tous les fans, leur dernier album ‘Hydra’ datant déjà de 2014, le groupe ayant décidé de faire une pause bien méritée après 20 années bien remplies et ce break a été bénéfique à ‘Sharon Den Adel’ qui a sorti un enregistrement en solo ‘My Indigo’ en 2018 (voir ici). Bien que l’on lise ici et là que ‘Within Temptation’ a changé de style pour être plus pop, en écoutant le premier titre ‘The Reckoning’, ce n’est absolument pas ce qualificatif qui me vient en premier car la puissance est toujours là mais le style a évolué vers un son plus moderne mettant nettement en avant les claviers et des sonorités électroniques, les riffs de guitare étant relégués en second plan. Le titre qui suit ‘Endless War’ continue dans cette évolution avec une ligne mélodique beaucoup plus proche de ce que l’on connaissait et l’aspect symphonique, certes beaucoup moins marqué, apparaît encore par petite touche sous forme de chœurs grandioses comme également dans ‘Supernova’. L’ensemble nous montre que ‘Within Temptation’ a toujours ce talent de nous offrir des mélodies accessibles qui vous entrent immédiatement dans la tête et que Sharon a toujours cette voix qu’elle sait moduler parfaitement en fonction des ambiances et le choix des titres pour leurs prochains concerts risque d’être assez compliqué car il est bien difficile de trouver un titre qui n’aurait pas le potentiel d’être interprété en public. En résumé, avec ce dernier album ‘Resist’, je dirai tout simplement que les Hollandais de ‘Within Temptation’ s’inscrivent dans une certaine continuité en recherchant de nouvelles sonorités dans l’air du temps ce qui leur permettra sans doute, d’une part, de garder leur base de fans historiques et, d’autre part, d’en gagner de nouveaux et pourquoi pas de populariser un métal accessible pour qu’il devienne reconnu du grand public comme l’avaient fait les Australiens d’AC/DC’ avec le hard-rock dans les années 80...

Interprêtes

Sharon Den Adel (Chant), Robert Westerholt (Guitare), Martijn Spierenburg (Claviers), Jeroen van Veen (Basse), Ruud Jolie (Guitare), Stefan Helleblad (Guitare), Mike Coolen (Batterie) + Invité : Jacoby Shaddix (Chant), Anders Fridén (Chant), Jasper Steverlinck (Chant)


Artiste : Opera Magna

Album : Del Amor y otros Demonios

Date de Sortie : 01-02-2019

Ajouté le : 12-03-2019

‘Del Amor y tros Demonios - Acto III’ est le dernier acte des la trilogie commencée en 2014 et qui vient de sortir début Février 2019. Les 3 actes sont désormais réunis dans un album de 1 heure et 20 minutes et la pochette fusionne les couvertures des 3 EP pour en faire une fresque complète. Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, ‘Del Amor y otros Demonios’ est un concept album en 3 parties des Espanols d’Opera Magna’ qui évoluent dans du power métal symphonique et épique et le thème tourne autour des sentiments et des émotions de l’être humain. Les 2 premier EP étaient marqués par un mélange d’influences aussi bien tirés de l’opéra lyrique que de la musique de film, tout ceci étant métalisé dans un style puissant et épique. Le troisième acte est donc la suite logique et les Espagnols continuent dans cet atmosphère épique et grandiose : la courte introduction ‘Requiem por un Vivo’ nous ramène à la musique sacrée de Mozart et n’est pas sans rappeler certains passage du Requiem. ‘Mi Reino, El Olvido’ qui suit, démarre comme une musique de western avec des chœurs imposants qui laissent place à une partie métal assez speed comme a pu le faire ‘Luca Turilli’ dans ses différents projets (voir l’album ‘Prometheus - Symphonia Ignis Divinus’ ici). Avec ‘Una Piedra en Dos Mitades’, après une introduction instrumentale de 3 minutes qui fait penser à une musique de film à grand spectacle, des vocalises de la soprano Espagnole ‘Marta Barbe’ introduisent une ambiance d’opéra lyrique tragique où Jose partage le chant avec Marta et qui prend de l’ampleur sur la fin. Suit ‘In Nomine’ qui revient à un métal symphonique puissant plus classique avec sur la 2ème partie des chœurs grandioses et ce dernier acte se termine par ‘Lo Soñado Y Lo Vivido’ de plus de 11 minutes qui est le point culminant où 2 parties mélancoliques piano/voix entoure 8 minutes qui contiennent tous les ingrédients réunis d’un power métal épique qu’Opera Magna’ a mis en œuvre dans cette trilogie. En résumé, les Espagnols d’Opera Magna’ confirment qu’ils sont les fers de lance d’un genre très particulier assez répandu dans les pays méditerranéens que sont l’Espagne et l’Italie mais réservé à un public averti qui aime ce mélange entre le power métal et la musique classique et, avec le dernier acte de ‘Del Amor y otros Demonios’, ils achèvent de très belle manière cette œuvre ambitieuse qui peut désormais être écoutée intégralement...

Interprêtes

Jose Vte. Broseta (Chant), Enrique Mompó (Guitare), Adrià Romero (Batterie), Javier Nula (Guitare), Alejandro Penella (Basse), Rubén Casas (Claviers) + Invités : Mata Barbe (Chant), Miguel Ángel Franco (Chant)


Artiste : Karfagen

Album : Echoes From Within Dragon Island

Date de Sortie : 01-02-2019

Ajouté le : 14-03-2019

L’ukrénien ‘Antony Kalugin’ a bien été occupé les 2 dernières années avec le dernier ‘Karibow’ (voir ici) et les deux parties de ‘Messages from Afar’ sorties sous 2 noms de projet différents, ‘Karfagen’ (voir ici) et de ‘Sunchild’ (voir ici). Le début de l’année 2019 voit sortir un nouvel album de ‘Karfagen’ de plus d’une heure trente inspiré par le poête ‘Robert Louis Stevenson’ connu pour avoir écrit ‘L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde’ et qui est l'auteur de multiples romans et nouvelles, ‘Antony Kalugin’ ayant repris certains de ses poèmes dont, entre autres, ‘Le Pays des contes’ et ‘La Petite Terre’. D’entrée, ce sont les 3 parties de la pièce maîtresse de l’album, ‘Dragon Island Suite’, d’environ 54 minutes (juste entrecoupées par un court titre ‘My Bed is a Boat’) qui nous embarquent dans un voyage musical imaginatif, captivant et d’une richesse exceptionnelle avec tout ce qu’on peut rechercher dans le rock progressif avec l’utilisation de différents instruments classiques et d’une construction en tiroirs dans lesquels il fait bon se perdre et où les parties instrumentales aux influences multiples sont nombreuses. Le reste de l’album fait défiler principalement des titres instrumentaux avec ‘Flowing Books’ qui peut rappeler certains titres de ‘Focus’ dans leur première période, ‘Winter Rock’ qui est un titre acoustique rempli d’une belle douceur, la suite des 2 ‘Incantation’ qui sont des instrumentaux très variés et qui nous font voyager à travers un paysage musical atmosphérique, un résumé de la suite ‘Dragon Island’ avec certains passages instrumentaux choisis, ‘Across the Dark We Steer’ qui est une composition orchestrale, l’album se terminant par la ballade ‘Alight Again’. En résumé, c’est encore un album d’une grande richesse que nous propose ’Antony Kalugin’ et ‘Echoes From Within Dragon Island’ devrait plaire à tous les fans d’un rock progressif recherché à découvrir petit à petit et rempli d’influences diverses et variées...

Interprêtes

Antony Kalugin (Claviers, Chant, Percussion, Flûte), Max Velychko (Guitare), Oleg Prokhorov (basse), Viktor Sirotin (Batterie), Tim Sobolev (Chant), Olha Rostovska (Chant), Sergey Obolonkov (Chant), Sergii Kovalov (Accordéon), Roman Gorielov (Guitare), Alexandr Pastuchov (Basson), Maria Baranovska (Violon), Elena Kushiy (Flûte), Igor Solovey (Cor Français), Tatiana Kurilko (Cor Anglais), Kostya Shepelenko (Batterie), Michail Sidorenko (Saxophone), Georgiy Katunin (Lyre à roue), Olga Vodolazhskaya (Chant,Guitare)


Artiste : Anubis

Album : Lights Of Change (Live In Europe 2018)

Date de Sortie : 01-02-2019

Ajouté le : 12-04-2019

Après le très bon ‘The Second Hand’ en 2017 (voir ici) et ‘Different Sories’ (voir ici) qui était des reprises de leurs titres en acoustique et qui avait été enregistré pour pouvoir financer leur tournée 2018, Les Australiens d’Anubis’ fêtent leur 10 ans d’existence avec un double album live qui est justement un résumé de leur tournée Européenne 2018 avec une première partie enregistrée au ‘Loreley Amphitheatre’ en Allemagne (voir la vidéo ci-dessus), et un deuxième dans un petit club en Hollande où ils ont repris l’intégralité de leur album que les avait fait connaître à l’international ‘A Tower of Silence’. On retrouve tout au long de ces deux heures et quart de concerts un best of de leur discographie dans cette ambiance progressive, mélodique et atmosphérique avec un son live impressionnant qui rend le 2ème enregistrement assez proche de l’original studio. Bref, ‘Lights Of Change’ est un beau cadeau pour tous les fans et au-delà, un bon moyen pour celles et ceux qui ne connaissant pas ‘Anubis’ de les découvrir dans un échantillon de ce qu’ils ont produit jusque-là...

Interprêtes

Robert James Moulding (Chant, Guitare, Percussions), David Eaton (Claviers, Basse, Chant), Douglas Skene (Guitare, Chant), Dean Bennison (Guitare, Chant), Anthony Stewart (Basse, Chant), Steve Eaton (Batterie)


Artiste : Cosmic Rain

Album : Seekers

Date de Sortie : 30-01-2019

Ajouté le : 23-03-2019

‘Cosmic Rain’ est un groupe Suisse qui, après un premier EP en 2017 ‘Utopia’, a sorti un album studio début 2019 ‘Seekers’. Leur style puise ses influences dans plusieurs décennies de progressif et mélange rock, hard-rock et métal. Le court instrumental ‘Cadiz Ouverture’ sert d’introduction à ‘Sils-Maria’ qui nous embarque dans un titre typiquement progressif avec des ruptures de tempo et une alternance de tensions et de détentes, le titre se terminant par un magnifique solo de guitare. ‘Dimensional Gate’ continue dans ce registre avec des lignes mélodiques accessibles et un nouveau final à la guitare digne de ‘Steve Hackett’ (voir son dernier album ici). Suivent ‘The Power That Be’ et ‘The Marmor Cliffs’ qui sont des titres plus classiques dans la structure mais on revient à du progressif avec ‘The Journey and its Tones’ de 10 minutes qui mélange des ambiances très éloignées les unes des autres avec tout d’abord une première partie acoustique avec de belles lignes mélodiques, puis, changement de décor avec une courte section lourde et puissante accompagné de grawls, et c’est ensuite une nouvelle rupture qui nous ramène à une partie beaucoup plus calme où les arpèges de guitare accompagnent le chant de ‘Laurent Nigg’ dans un mid-tempo qui s’accélère et prend de la puissance sur la fin du titre pour retomber avec quelques accords chantés. En résumé, les Genevois de ‘Cosmic Rain’ sortent un très bon premier album mélangeant différents styles et ‘Seekers’ devait plaire à toutes celles et ceux qui recherchent une diversité dans la musique progressive...

Interprêtes

Laurent Nigg (Chant, Guitare), Arnaud Bosch (Claviers), Willem Jochems (Batterie), Marc Joray (Basse)


Artiste : Benjamin Simpson

Album : Broken Figurines

Date de Sortie : 29-01-2019

Ajouté le : 22-03-2019

Mis à part une courte présentation sur le très bon site ‘New Prog Releases’, le dernier album de ‘Benjamin Simpson’, ‘Broken Figurines’ ne fait pas le buzz sur internet mais ce jeune Américain a déjà sorti 2 albums solos et ‘Broken Figurines’ est le dernier en date. A noter également qu’il a également monté un projet avec la formation ‘Mother Fore’ (voir ici). Au premier accords, même si la production doit encore s’améliorer, je me suis retrouvé dans une atmosphère bien connue avec des références très marquées à ‘Roger Waters’ dans la période ‘The Wall’ et ‘The Final Cut’ et après dans ses albums solos. Le titre éponyme de l’album comporte 3 parties avec tout d’abord une référence à la rythmique de ‘One Of These Days’ mixé avec des lignes mélodiques ‘Wateriennes’, puis la 2ème partie reprend le thème de façon épurée, au piano, à la manière des lignes mélodiques de ‘Vera’ dans ‘The Wall’ et enfin le dernière partie, le thème revient avec, en fond, un discours samplé qui bien évidemment rappelle les attaques politiques de Roger et de manière générale, Benjamin s’engage de la même manière que son modèle. Le reste de l’album nous renvoie encore à ce parallèle avec par exemple ‘Society of Playing Cards’ et un chant dédoublé ou ‘Flower Sequence’ avec ce phrasé à la guitare acoustique hérité de la grande tradition de la chanson Américaine ou encore ‘Condemmed’ et cette voix criée. En résumé, avec ‘Broken Figurines’, impossible de ne pas faire référence à l’emblématique ‘Roger Waters’ : ‘Benjamin Simpson’ montre tout son attachement à l’artiste Américain et, compte tenu de ces premières compositions, il a largement la capacité d’évoluer pour ne pas rester dans l’ombre du maître mais pour trouver sa propre voie afin de se forger son propre style...

Interprêtes

Benjamin Simpson (Tous les instruments, Chant) + Invités : Lucas Adcock (Guitare), Henry Rose (Basse), Ben Keating (Batterie)


Artiste : Dooren

Album : The Darkest Days

Date de Sortie : 28-01-2019

Ajouté le : 28-03-2019

Alors que ‘Within Temptation avec leur dernier album se sont essayés à de nouvelles sonorités (voir ici), certains continuent dans la voie que les Hollandais avaient tracée dans le début des années 2000 et ‘Dooren’, nouveau groupe Brésilien fraichement créé fait partie de ceux-là. Composé de la chanteuse et parolière ‘Ludmila Reis’ et de ‘Celo Oliveira’ qui est l’homme orchestre car il compose, joue de tous les instruments et a également effectué le mixage, ‘The Darkest Days’ est leur premier album studio. Après une première écoute, pas évident que le tag métal soit le plus approprié car on navigue entre rock et métal symphonique et la touche métal est amenée uniquement par la saturation des guitares mais les rythmiques sont dans la majorité des mid-tempo et certains titres vont nettement vers du rock symphonique, voir atmosphérique, comme ‘Hideplace’, ‘Mistake’, ‘No Man’s Land’ ou encore ‘The Darkest Days’. Les compositions comme ‘Drifting Away’, ‘Mirror Image’, ‘Pieces’ ou encore ‘Masquarade’ pourraient être le côté soft de groupes comme ‘Delain’ ou ‘Xandria’, le titre le plus énergique étant ‘Rise and Fall’. Globalement, ils ont un talent pour de belles lignes mélodiques et ‘Ludmila Reis’ amène une réelle émotion dans les ballades ‘Hyperbolic’ et ‘A New Sand’ qui sont remarquables. En résumé, les Brésiliens de ‘Dooren’ sortent un album qui pourrait être qualifié de métal symphonique léger et aérien et qui est rempli de mélodies accessibles ce qui devrait plaire à un public relativement large qui voudrait s’essayer au métal en entrant par le côté très soft de ce style...

Interprêtes

Ludmila Reis (Chant), Celo Oliveira (Tous les instruments)


Artiste : Inglorious

Album : Ride to Nowhere

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 26-02-2019

Après ‘Inglorous’ en 2016 (voir ici) et ‘II’ en 2017 (voir ici), les Anglais d’Inglorious’ sortent un troisième album ‘Ride To Nowhere’. Ils continuent dans la voie qu’ils avaient tracées en 2016 et 2017 : du hard-rock énergique des années 80 où l’on reconnait toujours ‘Deep Purple’ ou ‘Whitesnake’ (La voix de ‘Nathan James’ y contribue pour beaucoup). Ça déménage donc toujours autant, les titres sont tous accessibles et efficaces dès la première écoute et on navigue entre compositions énergiques comme ‘Where Are You Now ?’, ‘Freak Show’ ou encore ‘Time to Go’ (l’introduction a quelque chose de ‘Black In Black’ d’AC/DC’) mais également d’autres plus mid-tempo comme ‘Never Alone’, ‘Liar’ ou ‘I Don’t Know’ où l’on ne peut pas s’empêcher de bouger la tête en rythme, sans oublier les deux power ballades ‘I Don’t Know You’ et ‘Glory Days’ qui a quelque chose de ‘Soldiers of Fortune’ de ‘Deep Purple’. Bref, ce troisième chapitre des Anglais d‘Inglorious’ est dans la continuation des deux premiers et si vous êtes fan d’un bon hard-rock des années 70 avec un son moderne, vous devriez être servi...

Interprêtes

Nathan James (Chant), Andreas Eriksson (Guitare), Drew Lowe (Guitare), Colin Parkinson (Basse), Phil Beaver (Batterie)


Artiste : Steve Hackett

Album : At The Edge Of Light

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 24-02-2019

Chez tout passionné de musique, il y a toujours cette quête de découvrir l’album qui procure un bonheur intense et qui reste à jamais gravé dans sa mémoire. Pour ma part, après le magnifique ‘The Night Siren’ en 2017 (voir ici), le dernier ‘Steve Hackett’, ‘At The Edge Of Light’ est entré directement dans ma collection indispensable dès la première écoute. On retrouve tout au long de l’album, ce magicien de l’harmonie qui continue à 68 ans d’explorer et de mélanger pour le meilleur des influences diverses et en faire quelque chose d’unique que l’on pourrait appeler tout simplement ‘Musique du monde’ et ceci en invitant des artistes qui amènent une réelle authenticité avec leurs instruments traditionnels. Dans les 2 premières minutes de ‘Fallen Walls and Pedestals’, on embarque dans un paysage musical exotique avec déjà quelques notes magiques de guitare de Steve. Sans transition, ‘Beats In Our Time’ qui suit est très ‘Gilmourien’ sur le début et déroule une mélodie avec une sorte de force tranquille : on continue le voyage dans cette atmosphère remplie de sérénité qui s’accélère sur la fin avec une section rythmique à la basse servant de support pour un nouveau solo de guitare magistral. Puis avec ‘Under the Eyes of the Sun’, c’est, je cite Steve, ‘la célébration de l'émerveillement et de la majesté des rochers lumineux et imposants de la nature sauvage du désert’ avec une partie centrale lugubre où les instruments traditionnels ‘Duduk’ et ‘DidgeriDoo’ renforce cette atmosphère ténébreuse pour imager le passage du soleil à l’ombre pour revenir dans la lumière et repartir sur le thème de départ et finir dans un déferlement très contemporain de cordes. Quant à ‘Undeground Railroad’, je continue de citer Steve, elle exprime ‘la douleur de ceux qui ont subi l’esclavage’ avec de magnifiques ruptures de rythmes et des alternances entre tensions et détentes pour terminer dans un chant joyeux influencé du gospel. Changement de décor avec ‘Those Golden Wings’ qui est une sorte d’hommage à ‘Jo’ la femme de Steve et qui débute avec un air digne des plus grands romantiques classiques, qui est bâtie en plusieurs parties transmettant chacune leur lot d’émotion et qui musicalement est certainement le titre qui entrelace le plus la musique classique et le rock progressif. Avec ‘Shadow and Flame’, le voyage se poursuit en Inde avec des sonorités typiques, les instruments traditionnels et électriques cohabitant pour le meilleur pour un mélange étonnant entre tradition et modernité alors que ‘Hungry Years’ change complètement de registre avec un titre très influencé des années 60 avec de belles harmonies vocales de Steve et d’Amanda Lehmann’. L’album se termine par 3 titres de style assez différents mais qui n’en font qu’un, tout d’abord, ‘Descent’ avec sa rythmique, pouvant rappeler le ‘Bolero’ de ‘Ravel’ mais en beaucoup plus sombre car, toujours selon Steve, ‘il nous emmène au plus profond de nous même à la rencontre de nos peurs et de nos cauchemars’; suit l’instrumental symphonique ‘Conflict’, très tourmenté, sur lequel Steve offre un accompagnement de virtuose à la guitare, et la dernière composition ‘Peace’ nous ramène à la lumière avec une mélodie ‘Queenest’ et termine l’album par un magnifique message positif d’espoir. A noter qu’il faudrait citer toutes les personnes qui ont participé à cet album car Steve a également ce talent de s’entourer d’artistes renommés de la scène progressive mais également d’artistes amenant leur culture et ceci participe grandement à la réussite de cet album. En résumé, je dirais simplement qu’avec ce nouvel album de ‘Steve Hackett’, j’ai encore atteint ce graal musical auquel tout passionné de musique aspire et, même si tout cela reste très subjectif, je souhaite également à toutes celles et ceux qui sont comme moi des chercheurs perpétuelles de pépites musicales, le même bonheur, même si ce n’est pas pour cet album là précisément...

Interprêtes

Steve Hackett (Guitare), Durga McBroom (Chant), Lorelei McBroom (Chant), Amanda Lehmann (Chant), Nick D’Virgilio (Batterie), Simon Phillips (Batterie), Sheema Mukherjee (Sitare), Gulli Briem (Batterie, Percussions), Malik Mansurov (Tar), Jonas Reingold (Basse), Paul Stillwell (Didgeridoo), Rob Townsend (Saxophone, Clarinette, Duduk), John Hackett (Flûte), Gary O’Toole (Batterie), Roger King (Claviers), Ben Fenner (Claviers), Dick Driver (Contrebasse), Christine Townsend (Violon, Alto)


Artiste : Ancient Bards

Album : Origine (The Black Crystal Sword Saga, Pt. 2)

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 25-02-2019

Leur dernier album ‘A New Dawn Ending’ date déjà de 2014 et les Italiens d’Ancient Bards’ ont mis plus de 4 ans pour sortir son successeur ‘Origine’ qui est la suite de la saga démarrée avec ‘The Alliance of the Kings’ en 2010. Malgré tout ce temps, la recette est toujours aussi bien rodée avec du power métal symphonique racontant des histoires puisées dans des légendes dans un style épique, puissant et mélodique. Mais la grande force des Italiens est que, contrairement à certains groupes du genre qui usent et abusent un peu trop de la double pédale ce qui peut amener une saturation, ce dernier opus, amène une certaines variété à l’intérieur des compositions avec des structures plus recherchées et des variations dans la section rythmique qui sont les bienvenues. Même les titres les plus enlevés comme ‘Impious Dystopia’ ou ‘Titanism’ ont des parties moins rapides avec l’utilisation de chœurs grandioses. On peut également noter des titres mélangeant puissance et romantisme comme ‘Fantasy’s Wings’, ‘Aureum Legacy’ ou encore ‘Oscurità’ et, bien évidemment, ils n’oublient pas les ballades avec ‘Light’ placé en fin de première partie d’album. Mais le point culminant de l’album est bien entendu le dernier titre de près de 15 minutes ‘The Great Divide’ qui est une fresque épique où les Italiens déploient tout leur savoir faire et y mettent tous les ingrédients d’un power métal symphonique flamboyant comme ils avaient déjà pu le faire dans le passé avec ‘A New Dawn Ending’ ou ‘Hope Dies Last’. En résumé, avec ‘Origine’, ‘Ancient Bards’ nous offre encore un album sans faille qui les remet sur le devant de la scène et qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui sont fans de métal épique et symphonique...

Interprêtes

Sara Squadrani (Chant), Daniele Mazza (Claviers), Claudio Pietronik (Guitare), Martino Garattoni (Basse), Federico Gatti (Batterie), Simone Bertozzi (Guitare)


Artiste : Secret Rule

Album : The 7 Endless

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 27-02-2019

Après ‘The Key To The World’ sorti fin 2017, les Italiens de ‘Secret Rule’ ont sorti leur 4ème album studio ‘The 7 Endless’ début 2019. Toujours dans un métal symphonique assez classiques, ils surfent sur la vague des ténors du genre comme ‘Within Temptation’, ‘Beyond The Black’, ‘Delain’ ou encore ‘Xandria’ avec des compositions au lignes mélodiques accessibles dès la première écoute. D’album en album, le niveau des compositions s’approche de plus en plus des groupes cités plus haut avec une progression également au niveau de la production. ‘The 7 Endless’ fait référence au roman graphique fantastique ‘The Sandman’ de ‘Neil Gaiman’ et on navigue dans l’univers de l’écrivain et dessinateur Britanique. Côté musique, c’est un métal symphonique entraînant avec d’entrée ‘The Endless’ qui avec ses chœurs d’introduction fait penser à ‘Xandria’, puis ‘Birth’ est un titre plus rapide alors que ‘Dream’ est plus classique et fait penser à certains titre de ‘Within Temptation’. La suite fait défiler des mélodies accrocheuses comme dans ‘Alone’ ou dans ‘Hidden into a Dream’ ou dans ‘Destruction’ et il faut attendre la fin de l’album pour avoir des compositions plus calmes avec tout d’abord ‘Delirium’ qui débute lentement et qui s’accélère sur la fin et ensuite le dernier titre ‘The Awakening’ pour la seule vraie ballade de l’opus. En résumé, les Italiens de ‘Secret Rule’ sortent un album très agréable à écouter et ‘The 7 Endless’ est à conseiller à tous les fans de métal symphonique et des groupes cités plus haut...

Interprêtes

Angela Di Vincenzo (Chant), Andy Menario (Guitare), Michele Raspanti (Basse), Nicola Corrente (Batterie) + Invités : Andrea Ciccomartino (Chant), Christian Ice (Claviers), Gabrielle Chiararo (Narration), Marco Roberto Capelli


Artiste : Viana

Album : Forever Free

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 28-02-2019

Après un premier album sous le nom de ‘Viana’ (voir ici), le guitariste Italien sort un 2ème album ‘Forever Free’. Pour cet opus, il a fait appel au chanteur mais également producteur ‘Bryan Cole’ et ‘Alessandro Del Vecchio’ est encore de la partie pour le mixage et le mastering. Sans surprise, on retrouve un rock mélodique qui a fait ses preuves et qui accroche dès les premiers accords avec des refrains qui vous rentrent dans la tête immédiatement souvent soutenus par des chœurs. Dès les premiers titres, le rythme vous fait taper du pied avec un entraînant ‘Forever Free’ puis ‘In The Name Of Love’ est un premier hit qui devrait être repris en chœurs en concert, puis ‘Heart Of Stone’ enfonce le clou avec un nouveau bijou mélodique. La suite fait défiler des compositions du même niveau avec la pause ballade en milieu d’album et le magnifique ‘Remember Me’ où ‘Bryan Cole’ montre tout son talent vocal (repris en fin d’album uniquement avec un accompagnement d’un piano, de cordes et de chœurs qui donne une plus grande force à ce titre). En résumé, même si ‘Viana’ ne réinvente pas la roue et que les compositions peuvent paraître simples, ‘Forever Free’ est un album rempli de pépites mélodiques qui accrochent immédiatement et pour toutes celles et ceux qui ont aimé le rock mélodique des années 80, courrez écouter cet album qui est à déguster sans modération...

Interprêtes

Stefano Viana (Guitare), Bryan Cole (Chant), Terry Broke (Choeurs), Anna Portalupi (Basse), Adam Ernst (Batterie), Francesco Marras (Guitaree), Pasquale India (Claviers), + Invité : John Roth (Guitare)


Artiste : Gathering Of Kings

Album : First Mission

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 02-03-2019

‘Gathering Of Kings’ est un projet du Suédois ‘Ron Dalghreen’ dont l’objectif était de sortir un album de rock mélodique influencé par les années 80 avec un ensemble d’invités prestigieux avec entre autres ‘Erik Martensson’ qui gravite dans de nombreux groupes (voir ici ou ici ou encore ici), ‘Nalle Påhlsson’ le bassiste de ‘Thérion’ et de ‘Treat’ (voir le dernier album de ‘Christofer Johnsson’ ici) ou encore ‘Björn Strid’ le chanteur de ‘The Night Flight Orchestra’ (voir ici). Avec cette équipe de choc et des compositions du talentueux ‘Victor Olsson’ (Saffire) sauf ‘The Runaway’ qui est une reprise des frères ‘Gibb’ interprêté dans les années 80 par le groupe ‘Carola’, c’est une suite ininterrompue de hits mélodiques qui alternent rock et hard-rock mélodique, de l’AOR et des power ballades. Pour n’en citer que quelques uns, je parlerai de l’entraînant ‘Love Will Stay Alive’ pour son refrain entêtant, le mélodique mid-tempo ‘Endless Paradise’, la magnifique power ballade ‘Passing Rain’ qui rappelle le meilleur de ‘Scorpions’ ou encore un ‘Long Way From Home’ qui me renvoie quelques 30 ans en arrière à l’âge d’or de l’AOR avec, certes, une certaine nostalgie tellement c’est bien fait. Bref, inutile d’en rajouter, cette première mission du Suédois ‘Ron Dalghreen’ est parfaitement remplie et pour tous les amoureux de rock mélodique des années 80, vous pouvez y aller les yeux fermés car ‘First Mission’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Victor Olsson (Guitare, Claviers), Alexander Frisborg (Chant), Apollo Papathanasio (Chant), Björn Strid (Chant), Chris Laney (Claviers), Efraim Larsson (Batterie), Erik Martensson (Guitare), Erik Wiss (Claviers), Henrik Sethsson (Choeurs), Jens Westin (Chant, Guitare), Jonas Källsbäck (Batterie), Martin Sweet (Guitare), Nalle Påhlsson (Basse), Richard Larsson (Claviers), Rick Altzi (Chant), Robban Bäck (Batterie), Stefan Helleblad (Guitare), Tobias Jansson (Chant)


Artiste : Walter Trout

Album : Survivor Blues

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 06-03-2019

Après un magnifique ‘We’re All In This Together’ en 2017 (voir ici), ‘Walter Trout’ revient avec ses trois compères et deux invités dont l’ancien guitariste des Doors ‘Robby Krieger’ en sortant ‘Survivor Blues’ où il reprend 12 titres qui ne sont pas forcément des standards mais qui transpirent tous un blues authentique et ceci bien évidemment de main et de voix de maître car quand ce n’est pas sa guitare qui nous transporte, c’est sa voix qui nous bouleverse : d’entrée, on se retrouve sur un petit nuage avec ‘Me, My Guitar And the Blues’ qui, rien qu’avec les quelques mots de son titre, résume bien l’univers de ‘Walter Trout’ et qui nous embarque dès les premiers accords. Il faudrait citer tous les titres mais inutile d’en rajouter car le mieux est encore de presser la touche play et de se laisser porter par ce bon blues qui est à l’origine de nombreux styles de musique moderne. En résumé, avec ce dernier album, ‘Walter Trout’ et ses compagnons de route nous montrent une fois de plus, que malgré tous les problèmes de santé qu’ils ont tous traversés (d’où le nom ‘Survivor Blues’), ils ont toujours la pêche pour nous offrir ces moments magiques et indémodables…

Liste des titres :
Me, My Guitar And the Blues : Jimmy Dawkins (Jimmy Dawkins / Rick Miller)
Be Careful How You Vote : Sunnyland Slime (Albert Luandrew / Sunnyland Slim)
Woman Don't Lie : Luther "Snakeboy" Johnson
Sadie : Theodore Taylor
Please Love Me : B.B. King (Jules Bihari / B.B. King / Riley King / Jules Taub)
Natures Disappearin : John Mayall
Red Sun : Joel Poluck
Something Inside Of Me : Luther Barns (Elmore James / James Sehorn)
It Takes Time : Otis Rush
Out of Bad Luck : Magic Sam (Al Benson / Samuel Maghett)
Going Down to the River : Mississippi Fred Mcdowell.
God’s Word : J.B. Lenoir

Interprêtes

Walter Trout (Chant, Guitare), Sammy Avila (Hammond, Choeurs), Johnny Griparic (Basse), Michael Leasure (Batterie, Choeurs) + Invités : Sugaray Rayford (Chant), Robby Krieger (Guitare)


Artiste : Adventure

Album : New Horizons

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 16-03-2019

En une vingtaine d’années, ‘New Horizons’ est le quatrième album des Norvégiens de ‘Adventure’ qui évoluent dans un rock des années 70 et peuvent rappeler des groupes comme ‘Uriah Heep’ pour le côté énergique mais également ‘Jethro Tull’ pour le côté rock/folk. Par conséquent, si vous recherchez de la nouveauté, passez votre chemin car on navigue dans des sonorités et un chant qui nous font remonter 40 ans en arrière. Après une courte introduction instrumentale de claviers très feutrés, ‘Destiny’ donne le ton en nous embarquant dans un rock énergique où l’on se retrouve à la période de ‘Firefly’ d’Uriah Heep’, puis Horizon’ de plus de 7 minutes montre un aspect plus progressif avec plusieurs parties dans un tempo plus lent. Avec ‘Eirene (Godess of Peace)’ on revient au son des seventies et ce pourrait être un croisement entre ’Uriah Heep’ et ‘Jethro Tull’ (écoutez le solo de flûte à 4.15), puis, ‘You Belong’ est de nouveau une composition calme qui me rappelle les débuts de ‘Status Quo’ dans la fin des années 60 avant qu’ils évoluent vers leur propre style. La suite continue dans ce retour aux années 70 avec entre autres, le court instrumental ‘With Tears in their Eyes’ très vintage, ‘Lighthouse’ qui revient à du progressif alternant des parties calmes avec d’autres plus puissantes mais également des changements de tempo, ‘Here to Stay’ plus classique avec ‘Elen Cath Hopen’ au chant, ‘In Search Of (A New Life)’ avec un beau duo de ‘Kjell Myran’ et de ‘Elen Cath Hopen’ qui me fait penser à la belle complicité que peuvent avoir ‘Bryan Josh’ et ‘Olivia Sparnenn’ de ‘Mostly Autumn’, l’album se terminant par la magnifique ballade ‘Refugee’ encore teinté ‘Uriah Heep’. En résumé, comme vous l’aurez compris, les Norvégiens de ‘Adventure’ nous ramènent de très belle manière quelques décennies en arrière avec de belles mélodies faciles d’accès et ‘New Horizons’ est donc à conseiller à toutes les amatrices et tous les amateurs de cette période qui ne recherchent pas forcément de nouveautés à tout prix dans la musique...

Interprêtes

Odd-Roar Bakken (Claviers), Terje Flessen (Guitare), Terje Craig(Basse, Chant), Alf-Helge Lund (Batterie, Percussions), Elen Cath Hopen (Chant, Choeurs, Claviers), Kjell Myran (Chant)


Artiste : Vangelis

Album : Nocturne

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 21-03-2019

Comme on dit, sans transition, après la chronique du dernier ‘Razzmattazz’ très proche d‘AC/DC’, voici un artiste légèrement différent qui a déjà quelques décennies de carrière derrière lui, j’ai nommé ‘Evángelos Odysséas Papathanassíou’ connu du grand public par son nom de scène ‘Vangelis’ et qui sort un nouvel album ‘Nocturne’ à 75 ans après ‘Rosetta’ qui date de 2016 (voir ici). Cet opus est un peu particulier car il a décidé de revisiter au piano et aux claviers quelques compositions emblématiques de sa longue carrière et ceci dans une ambiance épurée en y rajoutant 11 titres inédits. Et il faut dire que la magie opère dès le premier titre car au-delà de la nostalgie qui m’a provoqué de nombreux frissons dans les titres connus comme ‘Love Theme’ tiré de ‘Blade Runner’ ou ‘La petite fille et la mer’ tiré de ‘l’Apocalypse des Animaux’ ou ‘Main Theme’ tiré des ‘Chariots de feu’ ou encore le célèbre thème du film ‘1492 : Christophe Colomb’, on reconnait l’empreinte de ce compositeur hors-pair dans toutes les compositions inédites qui nous embarquent dans un doux voyage fait d’intimité, de poésie, de sensation d’être hors du temps et qui doivent toutes rappeler quelques souvenirs à tous ceux qui ont aimé ‘Vangelis’ dans les décennies précédentes. En résumé, ces promenades nocturnes sont fortes en émotion et cette interprétation épurée et intime se prête très bien à l’atmosphère de cette artiste sensible qui nous a accompagné pendant de longues années avec toutes ces musiques qui ont toutes quelque chose d’intemporel et d’éternel...

Interprêtes

Vangelis / Evángelos Odysséas Papathanassíou (Piano, Claviers) + Invité : Irina Valentinova-Karpouchina (Piano)


Artiste : Motis

Album : Deglingo

Date de Sortie : 18-01-2019

Ajouté le : 08-03-2019

Les Français de ‘Motis’ dont le premier album ‘A Chacun Son Graal’ date déjà de près de 20 ans, viennent de sortir, début 2019, un nouvel enregistrement studio ‘Deglingo’. Dans la grande tradition des groupes Français qui marient folk et rock progressif avec des textes poétiques mais également engagés, ce dernier album ne déroge pas à la règle et continue de nous embarquer dans ces compositions qui accrochent aussi bien pour leurs mélodies attachantes mais également pour ces mots simples et directs qui constatent de façon si évidente les problèmes dont l’homme est le seul responsable et ceci sans jamais prendre partie ; ‘La fièvre de l’or’ nous pose cette question simple : à quoi sert cette envie d’en avoir toujours plus ? Avec ‘Cavale’ et ‘Peut-être’, ‘Motis’ se met à la place des personnes qui souffrent dans leur pays de la guerre ou de l’oppression et qui n’ont que deux choix et qui essaient de choisir la moins pire : soit continuer de souffrir sur place sans savoir quand cela s’arrêtera (‘Peut-être’) ou essayer de fuir leur patrie sans aucun espoir d’avoir une vie meilleure (’Cavale’). La suite nous offre un entraînant ‘Somnambule’, un mélancolique ‘La distance’ qui nous incite à aller au devant des autres, un sautillant ‘Deglingo’ et le magnifique ‘Monsieur machine’, où ‘Emmanuel Tissot’ a bien choisi sont partenaire de chant, en la personne de ‘Christian Décamps’ car c’est le genre de texte qui aurait très bien pu être écrit par le leader d’Ange’ (voir l’album ‘Heureux’ ici), l’album se terminant par un instrumental ‘L’effet overview’ qui marrie tradition avec progressif de belle manière. En résumé, les Jurassiens de ‘Motis’ continuent leur petit bonhomme de chemin en nous offrant des mélodies attachantes et de beaux textes qui relatent les blessures de notre monde un peu ‘déglingué’ et ce dernier album devrait plaire à toutes celles et ceux qui aiment mélanger chanson, folk et rock progressif Français...

Interprêtes

Emmanuel Tissot (Chant, Bouzouki électrique, Mellotron, Orgue Hammond), Tony Carvalho (Batterie, Chœurs), Martial Baudoin (Basse, Chœurs) + Invités : Delphine Tissot (Chant), Christian Décamps (Chant)


Artiste : Slug Comparison

Album : When You Were Living Here

Date de Sortie : 16-01-2019

Ajouté le : 22-02-2019

‘Slug Comparison’ est le projet de ‘Doug Harrison’ qui est également le guitariste du groupe Canadien ‘Fen’ (voir ici) qui évolue dans un style rock/métal progressif. A la première écoute de ce premier album ‘When You Were Living Here’, il est bien difficile de trouver un style bien précis car c’est un mélange de différentes influences entre pop, rock et hard-rock avec des compositions assez standards dans la durée, entre 3 et 5 minutes : ‘Exactly What You Do’ ouvre le bal avec un rock énergique, puis ‘Hyperslump’ est un titre entraînant et léger proche d’une pop des années 90. Suit ‘Let Some Light’ qui est semi acoustique et dont les lignes mélodiques sont accessibles et ‘Fine With It’ est la première ballade où Doug nous montre tout son talent de chanteur. La suite continue de faire défiler de belles mélodies entre pop et rock comme la lente ballade ‘When You Were Living Here’ remplie d’émotion ou ‘So Ya Got a Great Guitar’ qui est un rock débridé, ou encore le dernier titre ‘One More Step’ avec des lignes mélodiques plus recherchées, son tempo entraînant et sa belle section rythmique. En résumé, ‘When You Were Living Here’ est un album varié mélangeant différents styles avec des compositions accessibles mais également des passages plus recherchés et ‘Slug Comparison’ devrait plaire à toutes celles et ceux qui naviguent entre chansons, pop et rock...

Interprêtes

Doug Harrison (Chant, Guitare, Piano), Randall Stoll (Batterie), Mike Young (Basse), Sam Levin (Guitare, Choeurs), Jeff Caron (Basse), Rod Senft (Batterie), Scott Young (Basse), Jeremy Tardif (Choeurs), Tatyana Dobrowolski (Choeurs), Scott Archibald (Choeurs), Nando Polesol (Choeurs), Bonnie and Shauna (Choeurs)


Artiste : Dark Moor

Album : Origins

Date de Sortie : 16-01-2019

Ajouté le : 01-03-2019

Avec ‘Dark Moor’, on ne sait pas trop à quoi s’attendre à chaque sortie d’album et le dernier, ‘Project X’, sorti en 2015, n’avait pas été très bien accueilli par toutes les critiques car il voyait les Espagnols prendre une nouvelle direction musicale qui n’était pas du goût de tout le monde mais qui pour ma part, même si je n’avais pas complètement adhéré, montrait cette qualité à se remettre en question. Avec ‘Origins’, on repart encore dans une autre direction avec une composante folk dont ils ne nous avaient pas habitué. D’entrée, avec ‘Birth of the Sun’, ça démarre dans une ambiance joyeuse et entraînante avec une mélodie accrocheuse qui vous met tout de suite dans le bain, puis, ‘The Spectres Dance’ est plus classique mais garde cette composante folk dans les parties instrumentales. ‘Crossing Through Your Heart’ qui suit est un hit en puissance avec son refrain qui vous reste das la tête et avec ‘Raggle Taggle Gypsy’ qui est la reprise de la chanson traditionelle Ecossaise, on revient vers de la musique folklorique avec l’utilisation du bouzouki. Changement de décor avec ‘In The Middle of the Night’ qui commence comme un titre de ‘Rainbow’ mais dont la mélodie flirte avec de la variété internationale des années 80 puis ‘And for Ever’ est la première ballade dans un style celtique. La suite, continue dans ce pathwork de genres avec de belles mélodies et des ajouts de composantes folkloriques le tout restant bien loin de leur tag de groupe de power métal et ce n’est pas la très belle dernière ballade acoustique ‘Green Lullaby’ qui pourra dire le contraire. En résumé, les Espagnols de ‘Dark Moor’ nous surprennent une fois de plus avec ce nouvel album très attachant qui voit apparaître une composante folklorique avec des compositions accessibles mixant chanson, pop, folk, rock et hard-rock...

Interprêtes

Alfred Romero (Chant), Enrik Garcia (Guitare), Dani Fernández (Basse), Roberto Cappa (Batterie) + Invités : Pablo Sancha (Piano), Luigi Stefanini (Hammond), Mara Boston (Chœurs), Marcos Campos (Cornemuse), Patricia Alcocer (Violon), Xosé Liz (Bouzouki, Requinta), Alfonso G. Blanco (Guitare)


Artiste : Damian Wilson/Adam Wakeman

Album : Stripped

Date de Sortie : 11-01-2019

Ajouté le : 03-03-2019

Ils nous avaient déjà régalé avec ‘The Sun Will Dance in Its Twilight Hour’ sorti il y a tout juste un an (voir ici) et voici que pour notre plus grand plaisir ils remettent ça avec un nouvel album ‘Stripped’ qu’ils ont enregistré après leur tournée acoustique 2018 dans cet atmosphère live qu’ils venaient de vivre. En plus de leur compositions respectives, ils reprennent des titres emblématiques avec, entre autres, un ‘Life on mars’ de ‘David Bowie’ à nous filer la chair de poule autant pour ce qu’il nous rappelle (je parle pour les plus de cinquante ans) mais également par cette interprétation dépouillée qui nous ramène à la substantifique moelle de cette composition. On retrouve également 2 compositions déjà présentes sur le précédent opus ‘Laugh In Time’ et ‘The Sun Will Dance in its Twilight Hour’ dans une autre interprétation. Le parallèle avec des artistes comme ‘Cat Stevens’ que j’avais déjà évoqué dans la précédente chronique est toujours présent certainement dû à la tessiture de Damian qui en plus d’avoir une voix exceptionnelle est un merveilleux conteur. L’ensemble est rempli d’une émotion palpable avec des titres comme ‘Disciple’ ou le magnifique ‘Soldier’ et le mélange de leurs deux voix est un régal dans ‘Seek for Adventure’ (déjà présent sur ‘Weir Keeper’s Tale’ tout comme ‘People Come And Go’). En résumé, ce ‘Stripped’ est dans la continuité des précédents opus, et Damian et Adam continuent de nous embarquer dans cette ambiance feutrée remplie d’émotion qui est certainement le meilleur antidépresseur pour celles et ceux qui veulent décompresser du stress de la vie quotidienne...

Interprêtes

Damian Wilson (Chant, Guitare), Adam Wakeman (Chant, Guitare, Piano)


Artiste : Lost In Grey

Album : The Waste Land

Date de Sortie : 11-01-2019

Ajouté le : 04-03-2019

Après ‘The Grey Realms’ en 2017 qui m’avait profondément marqué (voir ici), j’attendais avec impatience la sortie de son petit frère ‘The Waste Land’ qui est sorti début 2019. Et je n’ai pas été déçu car, écoute après écoute, on retrouve ce concept où la musique est indissociable de l’histoire avec les 3 personnages, Patrick, Lillian et Odessa toujours tenus respectivement par ‘Harri Koskela’, ‘Anne Lill’ et ‘Emily Leone’ (voir la présentation du thème faite par Anne ici) et pour l’occasion, ils ont invité plusieurs artistes que l’on peut découvrir se présenter dans la vidéo you tube ici). Comme je l’avais déjà mentionné, ‘Lost In Grey’ a créé un style unique et est destiné à un public métal qui est ouvert à un ensemble de genres assez éloignés les uns des autres car chaque titre possède sa propre atmosphère et ils ont ce talent de bousculer les habitudes : tout d’abord, dès le démarrage, on pourrait attendre dans ce genre d’album à une introduction instrumentale symphonique mais, au contraire, ils choisissent un titre énergique ‘The Waste Land’ qui plante le décor de manière très efficace avec déjà une belle démonstration au niveau vocal. C’est avec le titre qui suit ‘Expectations’ où ‘Nele Messerschmidt’ intervient de manière magistrale (voir le dernier album d’Elvellon’ ici), que l’on ressent le plus cette fusion entre le classique avec l’utilisation d’un piano et de cordes et la puissance du métal produisant une force émotionnelle intense amenée par ce contraste entre force et sérénité. Suit ‘Unohdukseen Katoaa’ qui est chanté en Finlandais et qui déploie une ambiance grandiose qui est renforcée par des chœurs imposants et par un travail vocal remarquable, puis la belle ballade ‘1992’ en rajoute une couche au niveau émotionnel avec une mélodie qui est en phase avec le thème de la perte d’un être cher. La suite nous emmène dans un très mélodique et entraînant ‘Far Beyond and Further’ qui traite de la cupidité des humains qui nous fait courir à notre perte mais qui est fondamentalement optimiste et plein d’espoir dans la capacité de l’être humain de savoir évoluer vers plus de sagesse puis ‘Wolves Among Men’ nous entraîne dans une atmosphère étrange et théatral qui met encore en avant la belle complicité entre les différentes parties vocales. Enfin, ‘Prelude for Emptiness’ qui est un titre semi-instrumental rempli de sérénité avec de magnifiques chœurs sert d’introduction au dernier titre de plus de 12 minutes ‘Drifting in the Universe’, la pièce maitresse de l’album qui nous embarque dans une saga épique avec tous les ingrédients que l’on a pu trouvé auparavant et avec un final grandiose qui monte en puissance pour retomber puis reprend de la puissance avec une mélodie finale entêtante pour terminer tranquillement avec quelques notes de piano. Si vous voulez plus de détail sur chaque titre, Harri et Anne ont enregistré trois vidéos pour les présenter ici, ici et ici. En résumé, les Finlandais de ‘Lost In Grey’ continue dans leur processus de création qui fusionne musique et histoire pour en faire une œuvre unique et si vous aimez mélanger des genres assez éloignés que sont le symphonique et le métal comme ont pu le faire des groupes comme ‘Therion’ (voir ici) ou ‘Mayan’ (voir ici), vous serez sans doute conquis par ‘The Waste Land’...

Interprêtes

Anne Lill (Chant), Harri Koskela (Chant, Claviers), Aapo Lindberg (Basse), Emily Leone (Chant, Violon), Miika Haavisto (Guitare), Waltteri Väyrynen (Batterie) + Invité : Nele Messerschmidt (Chant), Andi Kravjlaca (Chant), Timo Haikonen (Guitare), Lasse Nyman (Guitare), Tero Kalliomäki (Lyre)


Artiste : Brave

Album : The Calm / The Storm

Date de Sortie : 08-01-2019

Ajouté le : 15-03-2019

‘Brave’ est un groupe Américain dont le dernier album ‘Monuments’ date déjà de 2008 et qui revient sur le devant de la scène avec un nouvel album sorti début 2019, ‘The Calm / The Storm’. Connus pour mélanger du rock et du métal progressif, leur style s’inscrit plus avec ce nouvel album dans la lignée de groupes comme ‘Karnataka’, ‘Mostly Autumn’ ou ‘Panic Room’ car ce dernier album a une composante rock plus marquée même si les riffs de guitares sont présents et amènent une certaine puissance toujours en opposition avec la voix douce de ‘Michelle Schrotz’. ‘I Will Wait’ qui débute l’album est l’illustration parfaite de ce contraste qui fonctionne à merveille. Les deux titres suivants ‘Mystery’ et ‘A thousand Miles of Sand’ continuent dans ce style et les lignes mélodiques peuvent rappeler les groupes cités plus haut. La suite fait défiler l’instrumental ‘No Gravity’ où le violon de ‘Suvo Sur’ amène un côté folk, l’énergique ‘Summertime’ qui est plus rock, la courte et belle ballade acoustique ‘Bay Song’ pour revenir ensuite avec ‘Race to the End’ à un son plus lourd où les guitares saturées accompagnent ‘Michelle Schrotz’ et le chanteur de ‘While Heaven Wept’, ‘Rain Irvin’ qui forment un duo formidable. L’album se termine dans un style léger avec l’acoustique ‘November’, un ‘Electric Ravens’ plus lourd mais qui alterne sérénité et puissance (la reprise électrique de ‘Three Ravens’ de 2014 ici) et le semi-acoustique ‘Feel the Rain’ qui clôture l’opus de belle manière avec une dernière interprétation de ‘Michelle Schrotz’ chargée d’émotion. En résumé, le retour de ‘Brave’ est une vraie réussite et le titre ‘The Calm / The Storm’ résumé bien l’album car on navigue entre des titres calmes et d’autres plus puissants mais leur style s’apparente plus à un rock accessible sans réelles composantes progressives et sans doute destiné à un public assez large...

Interprêtes

Ben Kelly (Basse), Matt Kozar (Guitare), Michelle Schrotz (Chant, Claviers), Scott Loose (Guitare, Ukulele, Claviers), Suvo Sur (Violon, Claviers), Trevor Schrotz (Batterie) + Invité : Rain Irving (Chant)