Albums / Année

Albums 2021

Artiste : Gary Hughes

Album : Waterside

Date de Sortie : 12-03-2021

Ajouté le : 09-04-2021

'Gary Hughes' est le chanteur de 'Ten' dont le très bon dernier album 'Illuminati' date de fin 2018 et, 2021 voit la sortie d'un nouvel album de l'Anglais, 'Waterside' avec une bonne partie du line up de 'Ten' puisqu'il a embarqué avec lui le guitariste 'Dann Rosingana' et le claviériste et batteur 'Darrel Treece-Birch' (également 'Nth Ascension' et en solo 'No More Time' ou 'The First Step…Is To Take One'). Ce dernier album qui est son huitième enregistrement studio nous propose 10 titres AOR certainement un peu moins énergiques que ceux de 'Ten' mais avec des lignes mélodiques tout autant addictives et ceci, dès 'All At Once It Feels Like I Believe' (voir vidéo ci-dessus) qui débute l'album par une ballade avec une première mélodie mémorable, puis, 'Electra Glide' (voir vidéo ici), avec une guitare un peu plus saturée, nous offre un nouveau refrain qui va directement se greffer dans votre tête. La suite est à l'image de ces deux premiers titres avec des mélodies imparables comme 'The Runaway Damned' qui rappelle 'Bruce Springsteen' ou la nouvelle ballade addictive 'Screaming In The Half Light' ou l'entraînant 'Waterside' avec ses sonorités folk (voir vidéo ici), ou encore 'Save My Soul' avec un nouveau refrain qui ne vous quitte plus, l'album se terminant par la belle ballade 'When Love Is Done'. Bref, même s'il ne va pas révolutionner le style AOR, 'Gary Hughes' continue de nous offrir de magnifiques compositions qui s'apprivoisent immédiatement, et, comme ses albums ne sont pas disponibles sur spotify, si vous voulez découvrir ses meilleurs titres, vous pouvez écouter sa compilation 'Decades' qu'il a sorti juste avant ce dernier album et qui offre deux heures et demi de bon AOR à consommer sans modération...

Interprêtes

Gary Hughes (Chant, Guitare), Dann Rosingana (Guitare), Darrel Treece-Birch (Claviers, Batterie), David Rosingana (Basse), Scott Hughes (Chant, Choeurs), Karen Fell (Choeurs)


Artiste : Blackmore's Night

Album : Nature's Light

Date de Sortie : 12-03-2021

Ajouté le : 11-04-2021

Cela faisait pas mal de temps que le couple 'Candice Night'/'Ritchie Blackmore' n'avait pas sorti d'album car il y a bien eu en 2017 'Winter Carols' qui était une réédition augmentée de 2 titres de l'opus original de 2006 plus quelques lives mais leur dernier enregistrement studio datait déjà de 2015 avec 'All Our Yesterdays'.

'Nature's Light' est donc leur nouveau bébé qui contient 10 titres dont 3 reprises avec tout d'abord 'Darker Shade of black' présent sur 'All Our Yesterdays' et qui était un clin d'œil (ma foi très réussi avec ce doigté remarquable de Ritchie à la guitare et les vocalises non moins parfaites de Candice) à l'ultra connu 'A Whiter Shade of Pale' de 'Procol Harum', une version 2021 de la ballade 'Whish You Were Here' (pas celle des 'Floyds') présente sur leur premier opus de 1997 'Shadow of the Moon' et la reprise très réussie de 'The Second Element' de 'Sarah Brightman'. Les compositions originales nous embarquent dans l'univers maintenant bien connu du couple avec des airs mélodiques empruntés au folk et à la musique médiévale et baroque. L'ensemble nous fait donc voyager dans leur univers si particulier mais très attachant avec des mélodies entêtantes et ceci dès le premier titre 'Once Upon December' (voir vidéo ici) qui, contrairement à son titre, est très léger et printanier. 'Four Winds' nous offre ensuite une mélodie toujours très enjouée mélangeant intonations folk et médiévale, puis, 'Feather in the Wind' continue dans cette atmosphère entraînante qui donne une irrésistible envie de l'accompagner en tapant dans les mains et la valse 'Twisted Oak' est le genre de titre très épuré qui met le plus en avant la belle voix cristalline de 'Candice Night'. Avec le titre éponyme de l'album, on se retrouve à l'époque baroque au temps de 'Lully' avec des images de cour du Roi plein les yeux (voir la vidéo ci-dessus), puis l'instrumental 'Der Letzte Musketier' nous ramène à l'un des musiciens favoris de 'Ritchie Blackmore' avec 'Jean-Sébastien Bach' et des sonorités d'Hammond se poursuivant avec une rythmique de bon blues dans laquelle Ritchie aime se faufiler avec sa guitare (on se rappelle la magnifique ballade instrumentale 'Weiss Heim' de l'album 'Down To Earth' de 'Rainbow'). Après la reprise de 'Whish You Were Here', l'album se termine dans la légèreté d'une chanson folk avec 'Going To The Faire' et la reprise de 'Second Element' se rapprochant plus de la deuxième version qu'a enregistré 'Sarah Brightman' en 1993.

En résumé, 'Candice Night' et 'Ritchie Blackmore' continuent leur chemins en nous gratifiant d'un nouvel album très attachant et en nous offrant de belles mélodies dans une ambiance légère et tranquille, le genre de musique dont on a bien besoin dans notre période mouvementée pour pouvoir s'évader et oublier cette lassitude engendrée par toutes ces décisions incohérentes liées à la crise sanitaire...

Interprêtes

Candice Night (Chant, Cornemuse), Ritchie Blackmore (Guitare, Mandoline, Hurdy Gurdy), Christina Lynn Skleros (Chant, Flûte), Claire Smith (Violon), Mike Clemente (Guitares, Basse), David Baranowski (Claviers), David Keith (Batterie)


Artiste : Orden Ogan

Album : Final Days

Date de Sortie : 12-03-2021

Ajouté le : 12-04-2021

Les Allemands d'Orden Ogan' reviennent avec un nouvel album 'Final Days' et, après deux voyages dans le temps pour nous retrouver tout d'abord au Moyen Age avec 'Ravenhead' en 2015 puis au Far-West Américain avec 'Gunmen' en 2017, c'est dans un futur lointain que nous retrouvons 'Allister Vale', leur héros immortel, dans une histoire de science-fiction qui présente notre monde contrôlé par des androïdes qui ont pris le pouvoir et qui risquent de conduire toute l'humanité à sa perte. Musicalement, pas de surprise, on retrouve cette tradition Allemande d'un power-métal mélodique avec tous les ingrédients que les l'on recherche dans ce style de musique : des compositions puissantes, accessibles à la première écoute grâce à des mélodies efficaces et des chœurs très présents, ce dernier album amenant ici et là, thème oblige, des claviers aux sonorités électroniques.

'Heart of the Android' ouvre les débats et donne le ton de l'album avec un premier titre énergique dont le refrain s'incruste facilement dans la tête et qui devrait bien fonctionner en concert (ça commence d'ailleurs à être un peu long, cette période nous en privant !!), puis 'In the Dawn of the AI' continue dans cette ambiance surchauffée avec cette fois quelques effets électroniques bien dosés autour de l'intelligence artificielle, 'Inferno' poursuivant avec un hit mélodique super accessible qui donne une irrésistible envie d'headbanguer au rythme de la musique, 'Let the Fire Rain' n'étant pas en reste avec ses chœurs imposants à faire chanter toute un public. Sans transition, on continue avec le speed 'Interstellar' dans lequel 'Gus G.' a été invité et nous a concocté un somptueux solo de guitare, puis, après toute cette énergie, la pause ballade est la bienvenue avec 'Alone In The Dark' et cette fois, l'invitée est la chanteuse 'Ylva Eriksson' qui forme un très beau duo vocal avec 'Seeb'. Et on repart de plus belle avec 'Black Hole' qui est parsemé de quelques effets électroniques et qui offre un nouveau refrain addictif, puis après un 'Absolution For Our Final Days' assez classique, l'album se termine avec un rapide 'Hollow' qui met encore en avant des chœurs entêtants et 'It Is Over' referme cette saga futuriste avec certainement la composition la plus variée (d'ailleurs la plus longue) avec une approche plus progressive et un nouveau refrain qui ne vous quitte plus. A noter également, que, compte tenu des reports de sortie de cet album, le groupe a pu peaufiner de nombreuses vidéos avec les titres 'Heart of the Android', 'In the Dawn of the AI', 'Inferno' et 'Let the Fire Rain'.

En résumé, les Allemands d'Orden Ogan' continuent de faire ce qu'ils ont toujours su faire de mieux, du bon power-métal mélodique qui s'apprivoise à la première écoute et 'Final Days' devrait sans aucun doute faire des heureux dans les rangs des fans du groupe mais également devrait plaire à toutes celles et tous ceux qui aiment un métal puissant et mélodique avec des refrains qui tournent en boucle dans la tête...

Interprêtes

Sebastian « Seeb » Levermann (Chant, Claviers), Nils Löffler (Guitare), Patrick Sperling (Guitare), Steven Wussow (Basse), Dirk Meyer-Berhorn (Batterie) + Invités : Gus. G. (Guitare), Ylva Eriksson (Chant)


Artiste : Secret Sphere

Album : Lifeblood

Date de Sortie : 12-03-2021

Ajouté le : 13-04-2021

Le 12 Mars sont sortis plusieurs albums de power-metal et après les Allemands de 'Orden Ogan', ce sont les Italiens de 'Secret Sphere' qui sortent un nouvel opus 'Lifeblood' après 'The Nature of Time' en 2017. Déjà bien connus dans le milieu du power métal puisque c'est déjà leur 9ème opus en 25 années d'existence, ils continuent sur la voie toute tracée dans les précédents opus avec 11 compositions qui voient le retour au chant de 'Roberto Messina' qui était absent depuis 2012 et on retrouve donc le trio original du groupe avec la guitariste 'Aldo Lonobile' ('Edge Of Forever' et 'Timo Tolkki’s Avalon'), le bassiste 'Andrea Buratto' ('Eternal Idol' et 'Timo Tolkki’s Avalon') et 'Roberto Messina' au chant auxquels viennent se rajouter le claviériste 'Gabriele Ciaccia' et le batteur 'Marco Lazzarini'.

Après l'introduction instrumentale symphonique qui pourrait très bien pu servir de musique de début de concert de formations de métal symphonique, le titre éponyme de l'album déboule à cent à l'heure avec une section rythmique déchainée et un premier refrain qui vous rentre dans la tête sans vous lâcher, puis, 'The End of an Ego' (voir vidéo ici) continue dans cette énergie communicative alors que 'Life Survivors' lorgne du côté du métal symphonique et de formations comme 'Delain' ou leur compatriotes de 'Temperance'. Avec 'Alive', on revient à du power métal rapide avec, de nouveau, un refrain entêtant, ambiance que l'on retrouve également dans 'Solitary Flight', puis 'Against All the Odds' (voir vidéo ici) ralentit le rythme pour de l'AOR aux lignes mélodiques accrocheuses. Suivent, un assez classique 'Thank You' puis 'The Violent Ones' amène une nouveau titre énergique et entraînant avant le rapide 'Solitary Flisht' et la belle ballade semi-acoustique 'Skywards' permettant une pause bien méritée. C'est avec certainement le titre le plus dense (et d'ailleurs le plus long), 'The Lie We Love', que l'album se termine en beauté dans une ambiance mélangeant power, symphonique et même quelques touches de progressif ce qui en fait, pour ma part, mon coup de cœur de l'album.

En résumé, les Italiens de 'Secret Sphere' continue de faire du bon power métal varié qui mélange différents styles avec toujours ce talent pour des compositions aux refrains entêtants ce qui destine 'Lifeblood' à un public aimant le power métal avec des lignes mélodiques mémorables...

Interprêtes

Roberto Messina (Chant), Aldo Lonobile (Guitare), Gabriele Ciaccia (Claviers), Andrea Buratto (Basse), Marco Lazzarini (Batterie)


Artiste : Sunstorm

Album : Afterlife

Date de Sortie : 12-03-2021

Ajouté le : 14-04-2021

Après près de 12 ans et 5 albums à la clé avec 'Sunstorm' (dont le très bon 'The Road to Hell' datant de 2018), 'Joe Lynn Turner', le chanteur légendaire (entre autres Rainbow et Deep Purple) laisse la place à un non moins bon chanteur, j'ai nommé le Chilien 'Ronnie Romero' (ayant repris le micro avec 'Ritchie Blackmore's Rainbow' et officiant également avec 'Lords Of Black' et le groupe du guitariste Japonais 'Nozomu Wakai', 'Destinia'), car 'Joe Lynn Turner' désirait donner une autre orientation plus musclée à ce projet qui à l'origine était axé sur de l'AOR.

Et dès le premier titre éponyme de l'album, on embarque dans un hard-rock énergique avec des lignes mélodiques accrocheuses puis 'One Step Closer', qui suit, très classique mais super efficace, nous offre également un refrain entraînant qui ne vous quitte plus et quant à 'Swan Song' (voir vidéo ici), on poursuit dans un style qui rappelle étrangement les années 80 et les sonorités de 'Rainbow' ou de 'Deep Purple' (voir leur dernier album ici), ce que l'on retrouvera dans plusieurs autres compositions avec 'Born Again', 'I Found a Way' ou encore 'A Story That You Can Tell' avec des riffs de guitare assez caractéristiques. Les autres compositions sont dans un AOR mélodique un peu moins musclé avec le mid-tempo 'Stronger', les entraînants 'Here for You Tonight' et 'Darkest Night', la power ballade 'Lost Forever' à rajouter aux meilleures ballades hard-rock n'étant pas oubliée. Bref, même s'ils ne vont pas révolutionner le hard-rock mélodique, ce dernier album de 'Sunstorm' s'écoute avec plaisir et nous rappelle le meilleur du hard-rock des années 70/80 avec un son moderne et une production remarquable, normal avec 'Alessandro Del Vecchio' aux manettes ce qui permettra à 'Afterlife' d'être apprécié par tous les fans de hard-rock mélodiques...

Interprêtes

Ronnie Romero (Chant), Alessandro Del Vecchio (Claviers), Simone Mularoni (Guitare), Nik Mazzucconi (Basse), Michele Sanna (Batterie)


Artiste : Vian Fernandes

Album : Half Life

Date de Sortie : 07-03-2021

Ajouté le : 10-04-2021

Lorsqu'on ne se contente pas d'écouter ce que les grandes majors de musique nous mettent entre les oreilles à longueur de journée mais que l'on fait l'effort de rechercher par soi-même pour assouvir sa quête du graal musical, Internet est un outil magnifique pour y parvenir et dans ce cas précis, c'est ce qui s'est passé avec le dernier album de 'Vian Fernandes' qui ne défraie pas la chronique mais qui sort son troisième enregistrement studio 'Half Life' après 'Pahadi' en 2016 et 'Alive' en 2017. D'origine Indienne, Vian est connu dans son pays pour être le bassiste du groupe Indien 'Thaikkudam Bridge' et a fait des apparitions remarquées dans 'music Mojo' de la chaine de télévision Indienne 'kappa TV' qui met en avant de jeunes talents (j'ai mis la liste de ses vidéos ci-dessous). Sa discographie montre un pachtwork de styles avec bien entendu, en premier lieu ses racines musicales, mais il est également inspiré par les courants musicaux modernes comme le rapp et son dernier album montre une nouvelle facette de cet artiste complet avec des influences progressives qui nous embarquent dans un magnifique voyage très riche et varié.

Le titre éponyme de l'album débute par une présentation parlée du thème de cet opus : "Avons-nous tous vécu pleinement notre vie ou avons-nous laissé quelque chose d'inachevé ? Si oui, nous vivrons tous une demi-vie, jusqu'à ce que nous soyons nés de nouveau pour finir ce que nous avons laissé derrière nous et vivre à nouveau une autre demi-vie". Suit 'Genesis' qui commence par des bruitages proches du début des 'Floyds', puis quelques chœurs vaporeux remplissent tout l'espace pour laisser place à une mélodie 'Floydienne' avec la basse de Vian qui imprime quelques coups marqués et bien placés pour enfin retomber sur le final. 'To be with Me' qui suit est un de mes coups de cœurs de l'album, l'atmosphère aérienne de ce titre amenant une réelle émotion grâce notamment à la douce voix de 'Vian' qui tranche avec des riffs plus appuyés, le solo de guitare dans la deuxième partie (certainement de 'Prandeep Pande') étant de toute beauté. Très belle transition entre puissance et tranquillité avec 'A World Undone' qui nous accueille avec quelques notes apaisantes de flûte et qui met en avant la délicieuse voix de 'Rahel Dutt' et au bout de trois minutes intervient une section instrumentale remarquable avec une rupture d'intensité qui repart ensuite pour un final intense. On poursuit notre très beau voyage avec une ballade semi-acoustique dans laquelle le duo vocal 'Vian Fernades'/'Rahel Dutt' est un pur délice, puis l'introduction d'ADHD' nous envoie une bonne dose d'énergie avec une rythmique musclée dans laquelle la section rythmique alterne intensités et tempos remarquablement agrémentés par de belles vocalises et des interventions de guitare électrique et le titre s'adoucit très fortement et nous offre de magnifiques vocalises de 'Gazal Mohanty', le final instrumental en crescendo nous berçant sur une mélodie entêtante. La suite de l'album augmente encore le curseur émotionnel de quelques crans avec tout d'abord, 'Answers to my Life' qui me fait penser aux atmosphères des compositions du projet 'Blackfield' de 'Steven Wilson' et 'Aviv Geffen', puis 'Fireflies' dévoile une ambiance tranquille et reposante dans laquelle il fait bon se laisser aller en se faisant bercer par le doux chant de 'Vian' accompagné par un délicieux chant féminin. La fin de l'album se poursuit dans ce climat délicat et mélodieux avec 'My Northern Star' (voir vidéo ici) dans une ambiance psychédélique et 'The Voyage' nous offre une dernière mélodie entêtante qui ne vous quitte plus avec de belles prestations vocales de Vian et de Rahel.

En résumé, 'Vian Fernandes' sort un magnifique album avec des compositions remplies d'une très belle poésie qui nous embarquent dans un voyage musical intense et, si vous aimez dans le rock progressif les ambiances tranquilles et délicates, vous devriez sans aucun doute apprécier 'Half Life' qui se déguste dans un endroit calme le casque sur les oreilles...

Vidéos de 'Vian Fernandez' dans l'émission 'music Mojo' :
= When I'm gone
= Baba Naam
= To be with Me

Interprêtes

Vian Fernades (Basse, Guitare, Chant), Rahel Dutt (Chant), Pradeep Pande (Guitare), Ravi Kiran (Flûte), Siddharth Kulkami (Claviers), Prince John (Batterie), The Voyage Choir (Choeurs), Gazal Mohanty (Chant)


Artiste : Ken Hensley

Album : My Book Of Answers

Date de Sortie : 05-03-2021

Ajouté le : 07-04-2021

Cette chronique et la suivante sont consacrées à deux artistes qui ont marqué l'histoire du rock dans les années 70 en ayant partagé pendant 10 ans les plus beaux moments d'Uriah Heep' et qui, hasards de la vie, sont morts fin 2020 à quelques semaines d'intervalle, ce qui fait que leur deux albums posthumes respectifs ont une dimension toute particulière, j'ai nommé le chanteur, guitariste et claviériste 'Ken Hensley' et le batteur 'Lee Kerslake'. Tout d'abord, rendons hommage à 'Ken Hensley' dont l'album 'My Book Of Answers' est sorti début Mars. Pour son dernier album, il a mis en musique des poèmes d'un homme d’affaires Russe, 'Vladimir Emelin' qu'il a rencontré lors d'un voyage à Moscou et on retrouve donc la patte de l'ex 'Uriah Heep' d'entrée avec 'Lost (My Guardian)' (voir la vidéo ici) tagué seventies dans une rythmique assez lente, puis, 'Right Here, Right Now' est un transposé de 'The Hanging Tree' de l'album 'Firefly' de 1976 qui a tourné de nombreuses fois sur ma platine disque à l'époque. La suite est consacrée à des compositions plus tranquilles mettant en avant le talent de mélodiste de 'Ken Hensley' et ceci, certainement magnifié par certainement ce pressentiment que ça pouvait être son dernier album, avec par exemple les mid-tempo 'The Cold Sacrifice' (voir vidéo ici) et 'The Silent Scream' ou de magnifiques ballades comme 'Cover Girl', 'Light The Fire (In My Heart)' ou encore 'Stand (Chase The Beast Away)' qui est le type de titre qui vous file la chaire de poule avec ses très beaux chœurs et cette mélodie qui nous ramène quelques décennies en arrière dans la grande tradition de la chanson pop et rock Anglaise (voir vidéo ci-dessus), l'album se terminant par deux autres joyaux mélodiques 'The Darkest Hour' (avec une reprise version acoustique qui pour ma part est encore plus porteuse d'émotion) et 'Suddenly' (voir vidéo ici) partagé en deux parties avec tout d'abord une longue introduction instrumentale et ensuite une partie chantée mélancolique avec des paroles fortes sur sa vie et une dernière mélodie qui ne vous quitte plus. Bref, 'Ken Hensley' tire sa révérence de la plus belle façon possible en nous offrant un dernier album fort en émotion qui nous rappelle toutes ces mélodies des années 70 qui ont accompagné notre jeunesse dans la période 'Uriah Heep' et qui font désormais partie de notre mémoire collective...

Interprêtes

Ken Hensley (Chant, Guitare, Claviers), Izzy Cueto (Guitare), Moises Cerezo (Basse), Tommy Lopez (Batterie), David Gonzalez (Piano), Esther Martinez, Gema Torregrosa, Ana Belen Sanchez, Angela Cabanillas, Anaihi Avayan, Veronica Rubio (Cordes)


Artiste : Marillion

Album : With Friends at St David's

Date de Sortie : 04-03-2021

Ajouté le : 05-04-2021

Fin 2019 était sorti le 'With Friends from the Orchestra', et pour ceux qui avaient été frustrés de la durée trop courte de cet album, les Anglais de 'Marillion' récidivent avec le quatuor à cordes 'In Praise Of Folly', le corniste 'Sam Morris' et la flûtiste 'Emma Halnan' avec cette fois un vrai concert d'une durée de plus de deux heures et avec à la clé un DVD/Blu-ray qui sortira fin Mai 2021 et qui regroupera les deux enregistrements avec quelques extraits d'autres concerts. Dans cette nouvelle set list, on voit apparaitre 'Gaza' de l'album 'Sounds That Can't Be Made' de 2012 qui frise les 20 minutes et 'The New Kings' de l'album 'F*** Everyone And Run (FEAR)' de 2016 et l'énergique 'Separated Out' de l'album 'Anoraknophobia' rebaptisé pour l'occasion 'Zeparated Out' pour le clin d'œil à un des pionniers du rock avec ce magnifique aparté orchestral de 'Kashmir' (le super groupe 'Sons of Apollo' avait également fait une reprise de ce titre dans le dernier live 'Live With The Plovdiv Psychotic Symphony'). Bref, pour les fans du groupe et plus généralement, pour toutes celles et ceux qui aiment les longs développements d'un progressif riche et raffiné, ce concert donné par les Anglais de 'Marillion' à Cardiff en 2019 est encore un album indispensable à rajouter à leur discothèque idéale et, en attendant patiemment la sortie du DVD/blu-ray, vous pouvez visionner un aperçu de l'enregistrement avec tout d'abord, le teaser (voir ci-dessus) et le titre 'Seasons End'...

Interprêtes

Steve Hogarth (Chant), Steve Rothery (Guitare), Ian Mosley (Batterie), Mark Kelly (Claviers), Pete Trewavas (Basse) + Invités : Emma Halnan (Flûte), In Praise Of Folly (Quatuor à cordes : Nicole Miller – Alto, Maia Frankowski – Violon, Margaret Hermant – Violon, Annamie Osborne – Violoncelle), Sam Morris (Cor)


Artiste : Kerrs Pink

Album : Presence of Life

Date de Sortie : 04-03-2021

Ajouté le : 06-04-2021

'Kerrs Pink' est une formation Norvégienne qui a déjà près d'une cinquantaine d'années d'existence mais qui a eu plusieurs périodes d'inactivité et qui a sorti 6 albums dont 2 dans les années 80, 2 dans les années 90 et qui est revenu sur le devant de scène en 2013 avec un très bel album 'Mystic Spirit' qui a relancé une nouvelle fois le groupe et 2021 voit la sortie de 'Presence of Life'. Dans un rock progressif mélangeant influences symphoniques et folks nous ramenant aux années 70, ils nous proposent 6 titres pour une durée assez courte par rapport au reste de leur discographie, mais ne boudons pas notre plaisir, car c'est encore un magnifique album avec des lignes mélodiques qui font penser aux grandes formations des années 70 et on pourrait citer 'Kansas', 'Camel' ou 'Jethro Tull' qui ont fêté leur cinquante ans de carrière en 2020 mais également leur compatriotes 'Magic Pie', leur chanteur 'Eirikur Hauksson' officiant également avec 'Kerrs Pink'.

'Renaissance' nous accueille avec un accordéon vite rejoint par les instruments électriques dans une ambiance progressive des années 70 mettant en avant des sonorités d'orgue hammond et avec différentes parties imbriquées faites de magnifiques ruptures rythmiques ce qui en fait un premier titre très agréable grâce également à de belles lignes mélodiques, puis, 'Private Affair' durcit le propos avec des guitares plus présentes mais garde une construction variée dans laquelle 'Eirikur Hauksson' montre tout son talent vocal entre les parties énergiques et d'autres beaucoup plus calmes. Avec 'The Book of Dreams', l'ambiance du début se veut plus douce et cette nouvelle composition de plus de 9 minutes nous embarque dans un beau voyage aux intonations de 'Kansas' avec une mélodie accrocheuse et, de nouveau, de magnifiques ruptures de tempos et d'intensité, amenant un côté épique proche de 'Queen' (écoutez entre la 3ème et 4ème minute), puis 'Away from Shadows' continue dans cette atmosphère avec une nouvelle construction progressive avec des basses intenses dans les parties enlevées qui contrastent admirablement avec les parties plus calmes qui nous offrent une mélodie addictive remplie d'une intense émotion. Vient ensuite la belle ballade 'Luna', titre le plus court de l'album mais qui continue dans une ambiance mélancolique à nous bercer par ses très belles lignes mélodiques et c'est avec le long développement 'In Discipline And With Love' que l'album se termine dans une fresque progressive symphonique avec tous les ingrédients que recherchent toute amatrice et tout amateur de ce style et dans lequel on se laisse guider dans un labyrinthe faisant se succéder de multiples paysages sonores ce qui est un bon résumé de cet album rempli de nombreux moments admirables.

En résumé, ce nouvel album de 'Kerrs Pink' nous offre un progressif très agréable et accessible qui nous fait remonter aux années 70 et qui devrait rejoindre la discothèque idéale pour tout un public qui aime les références citées plus haut, et ceci avec un son moderne et une production sans faille...

Interprêtes

Eirikur Hauksson (Chant), Harald Lytomt (Guitare), Per Langsholt (Basse), Glenn Fosser (Claviers, Accordéon), Magne Johansen (Batterie, Choeurs), Lasse Johansen (Piano, Claviers), Hans Jørgen Kvisler (Guitare)


Artiste : Epica

Album : Omega

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 24-03-2021

'Epica' nous avait fait patienté avec la sortie de 'The Quantum Enigma (B-Sides)' fin 2020 car leur dernier album 'The Holographic Principle' datait déjà de 2016 et c'est son successeur qui est désormais disponible depuis fin Février 2021. La renommée que se sont forgés les Hollandais depuis une décennie est maintenant impressionnante, leur page facebook dépassant les 2 millions d'abonnés (la période de début 2010 pendant laquelle ils remplissaient la petite salle du z7, près de Bâle, est bien loin !!), fait que les fans attendaient avec impatience cette nouvelle offrande de la bande à 'Simone Simons'. Pas la peine de vous faire languir, Epica' continue de faire de l'Epica' et, toutes les compositions sont dans la droite lignée des précédents opus avec des orchestrations symphoniques imposantes, des chœurs grandioses et un duo chant/growls entre 'Simone Simons' et 'Mark Jansen' qui continue de fonctionner admirablement, tout ceci étant soutenu par des lignes mélodiques accessibles mélangeant assez souvent orient et occident.

Tout d'abord c'est encore un album dense comme on en a déjà l'habitude avec 'Epica' car ce sont 70 minutes qui s'offrent à nous et 'Omega' est un nouvel album concept et traite de différents sujets comme cette convergence des croyances spirituelles, des observations scientifiques et que tout ce qui compose l'univers converge en direction d'un point final mais également, en vrac, du yin et du yang, de l'équilibre entre la lumière et l'obscurité, le bien et le mal, l'urgence climatique ou encore les manipulations génétiques : tout un programme. Etant donné la densité de cet album, faire du titre à titre demanderait une trop longue chronique (et il y en a déjà des tonnes sur internet) et par conséquent, j'axerai celle-ci sur trois points : tout d'abord, l'opus propose des lignes mélodiques qui s'apprivoisent immédiatement et qui font que, dès la première écoute, on est tout de suite accroché par chaque composition et ceci dès le début avec 'Abyss of Time - Countdown to Singularity' qui, après la mise en appétit instrumentale 'Alpha – Anteludium', nous déverse une mélodie entêtante qui a tous les ingrédients cités plus haut. Ensuite, avec les moyens que le groupe a engrangé dans les années passées grâce à sa popularité croissante, ils peuvent désormais se payer le luxe de faire appel à un orchestre complet, un chœur imposant et même un chœur d’enfant ce qui densifie considérablement l'ensemble et qui fait que chaque composition est travaillée jusque dans le moindre détail et amène une dimension impressionnante, sans parler de la production qui reste toujours admirable. L'autre point qui est également à souligner et qui montre tout le talent de cette formation, c'est que l'édition earbook accompagnant les deux autres éditions n'est pas du simple remplissage mais contient en plus du CD principal, 3 autres CD avec tout d'abord, comme ils nous y avaient habitué déjà avec 'The Quantum Enigma' et 'The Holographic Principle', des reprises en acoustique qui sont littéralement transformées et amènent une toute autre lecture que les titres originaux; ensuite, les deux autres CD sont le CD instrumental sans le chant de Simone et les growls de Mark mais c'est surtout le dernier CD qui renferme les versions orchestrales, mettant en valeur le travail impressionnant d'orchestration qui permet de faire ressortir les instruments de l'orchestre amènant une dimension supplémentaire à cet album. On peut également noter qu'ils non pas lésiné sur les sorties vidéo car en plus d'Abyss Of Time' qui avait fait l'objet d'un single fin 2020 et que l'on peut visualiser ci-dessus, trois autres vidéo sont désormais disponibles sur you tube avec 'Freedom – The Wolves', 'Rivers' et ' The Skeleton Key'.

En résumé, comme vous l'aurez compris, les Hollandais d'Epica' continuent leur chemin avec des albums impressionnants qui montrent que ce n'est pas le hasard qui les conduit à être un des leaders dans ce style si particulier car ils ont ce don pour fusionner le métal et le symphonique de manière grandiose avec, cerise sur le gâteau, des lignes mélodiques toujours très accessibles...

Interprêtes

Simone Simons: Chant), Mark Jansen (Chant, Guitare), Coen Jansen (Claviers), Isaac Delahaye (Guitare), Rob Van Der Loo (Basse), Ariën Van Weesenbeek (Batterie) + Invités : Vicky Psarakis (Chant), Zaher Zorgati (Chant)


Artiste : Neil Young, Crazy Horse

Album : Way Down In The Rust Bucket (Live)

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 04-04-2021

'Neil Young', à 75 ans, continue de sortir d'une part des albums studio avec 'The Visitor' en 2017, 'Colorado' avec le 'Crazy Horse' en 2019 ou encore 'Homegrown' en 2020 qui avait été enregistré en 1975 mais qu'il n'avait jamais sorti et d'un autre côté, il nous fait partager de nouveaux enregistrements live avec 'Return to Greendale' de la tournée de 2003 avec le 'Crazy Horse' pour promouvoir l'album 'Greendale' et c'est encore un album avec le 'Crazy Horse' qui vient de sortir avec 'Way Down in the Rust Bucket' qui met en avant la période des années 90 car ce live a été enregistré juste après la sortie de 'Ragged Glory', un des albums les plus électriques de l'Américain. Par conséquent, ce live permet de réentendre en live cette belle complicité entre 'Neil Young' et les trois membres du 'Crazy Horse', 'Franck Sampedro' à la guitare, 'Billy Talbot' à la basse et 'Ralph Molina' à la batterie dans un set de près de deux heure trente avec, bien évidemment une bonne place donnée à 'Ragged Glory' puisque sur les 19 titres interprétés, 8 en sont issus, le reste étant partagé entre des titres assortis à cette playlist 'électrique' comme 'Surfer John and Moe The Sleaze' ou 'Cinnamon Girl' ou 'T-Bone' mais également des classiques incontournables avec 'Homegrown', 'Bite The Bullet' et 'Like a Hurricane'. Bref, une magnifique set list pour tous les fans de l'Américain mais au-delà, 'Way Down In The Rust Bucket (Live)' est un témoignage de cette musique traditionnelle Américaine qui a bercé un bon nombre de quinquagénaires et qui fait maintenant partie de la culture musical de tous amatrice et de tout amateur de rock des années 70/80...

Interprêtes

Neil Young (Chant, Guitare), Frank Sampedro (Guitare, Chant), Billy Talbot (Basse, Chant), Ralph Molina (Batterie, Chant)


Artiste : Bonfire

Album : Roots

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 25-03-2021

Les Allemands de 'Bonfire' nous avaient gratifié début 2020 d'un excellent album avec 'Fistful of Fire' et, comme beaucoup de formations qui ont mis à profit cette année 2020, faute de concerts (on est submergé de très bon albums en ce début 2021, difficile de suivre le rythme !), ils nous offrent un nouvel album mais un peu particulier car ils ont décidé de réinterpréter des compositions de leurs anciens albums en semi-acoustique, la guitare électrique ayant été débranchée. On retrouve donc, tout d'abord, une sorte de best off de leurs différents albums avec une place prépondérante pour les premiers (au total 11 compositions de leurs 3 premiers albums 'Don't touch the Light' de 1986, 'Fire Works' de 1987 et 'Point blank' de 1989), le reste étant constitué de 5 compositions de leurs 3 derniers albums et de seulement 3 titres entre les deux périodes (donc finalement les périodes fastes du début et des 4 dernières années). Bien entendu, le style semi-acoustique se prête très bien aux belles ballades qu'ils ont pu composer durant toutes ces années et on retrouve en majorité des pépites mélodiques que sont 'Let Me Be Your Water', 'Comin' Home', 'Give It A Try', 'Who's Foolin' Who', 'When An Old Man Cries', ' Love Don´t Lie' ou encore ' Lonely Nights' et j'en passe. Mais, en plus, cerise sur le gâteau, ils nous ont concocté pour l'occasion cinq nouvelles compositions qui se trouve en fin d'album, bref, que du bon 'Bonfire', avec deux nouvelles ballades 'Your Love Is Heaven To Me' et 'Our Hearts Don´t Feel The Same' que j'ai directement rajouté à ma playlist des 'Ballades rock/hard-rock/métal'.

En résumé, ce dernier album de 'Bonfire' est un nouvelle belle offrande des Allemands car, d'une part il revient à la première période du groupe avec des titres incontournables et, d'autre part, offre cinq nouvelles compositions qui sont bien dans la lignée des trois très bons derniers albums, ce qui fait de 'Roots' un album destiné non seulement aux fans de cette formation, mais également à un public plus large car 'Bonfire' montre encore une fois qu'ils sont un groupe incontournable du paysage du hard-rock international...

Liste des titres avec leurs albums d'origine :
01 – Starin' Eyes (Don't touch the Light, 1986)
02 – American Nights (Fire Works, 1987)
03 – Let Me Be Your Water (The Räuber, 2008)
04 – The Price Of Loving You (Point blank, 1989)
05 – Comin' Home (Temple of Lies, 2018)
06 – Ready 4 Reaction (Fire Works, 1987)
07 – Give It A Try (Fire Works, 1987)
08 – Sleeping All Alone (Fire Works, 1987)
09 – Who's Foolin' Who (Point Blank, 1989)
10 – Why Is It Never Enough (Point Blank, 1989)
11 – Fantasy (Fire Works, 1987)
12 – When An Old Man Cries (Fistful of fire, 2020)
13 – Love Don't Lie (The Räuber, 2008)
14 – Lonely Nights (Byte the bullet, 2017)
15 – Under Blue Skies (Strike ten, 2001)
16 – You Make Me Feel (Don't touch the Light, 1986)
17 – No More (Don't touch the Light, 1986)
18 – The Devil Made Me Do It (Fistful of fire, 2020)
19 – Without You (Byte the bullet, 2017)
20 – Your Love Is Heaven To Me (Inédit)
21 – Piece Of My Heart (Inédit)
22 – Youngbloods (Inédit)
23 – Our Hearts Don´t Feel The Same (Inédit)
24 – Wolfmen (Inédit)

Interprêtes

Alexx Stahl (Chant), Frank Pane (Guitare), Hans Ziller (Guitare), Ronnie Parkes (Basse), André Hilgers (Batterie)


Artiste : Bonnie Tyler

Album : The Best Is Yet To Come

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 26-03-2021

2019 avait vu la sortie de 'Between the Earth and the Stars' avec, entre autres, cette collaboration originale avec le leader 'Francis Rossi' de 'Status Quo' et 'Bonnie Tyler' continue, à 69 ans, à enregistrer des albums et 'The Best Is Yet To Come' est son dernier bébé. Et pour ce dernier opus, pas d'invités prestigieux mais une pléiade d'artistes et toujours le même producteur au commande, j'ai nommé David Mackay' qui a produit un bon nombre d'artistes internationaux (et même notre Johnny National !). Au programme, les 12 compositions fleurent bon la 'Bonnie Tyler' des années 80 et mélangent pop et rock avec des lignes mélodiques très classiques qui s'intègrent directement à la première écoute. Alors, même si certains trouveront que cet album est moins rock que ce qu'on la pu connaître dans le passé, en écoutant des hymnes comme 'The Best Is Yet to Come', 'Dreams Are Not Enough', 'Stuck to My Guns', 'Call Me Thunder' ou 'When the Lights Go Down' qui nous ramènent dans une autre époque, on ne peut que se laisser embarquer par ces mélodies simples mais tellement efficaces. Les moments plus calmes ne sont pas oubliés avec de magnifiques compositions comme 'Stronger Than a Man' (co-écrit par 'Desmond Child' qui est l'auteur de plusieurs chansons de 'Kiss' et 'Aerosmith') ou la reprise de '10cc', 'I'm Not In Love' ou les bluesy 'Stronger Than A Man' et 'I'm Only Guilty - Of Loving You' ou 'You're the One' ou encore le semi-acoustique 'Catch the Wind', à l'origine chanté par 'Donovan'. Bref, ce nouvel album de 'Bonnie Tyler' nous offre un beau voyage dans le temps avec des mélodies accrocheuses qui rappellent '…un temps que les moins de vingt ans n'ont pas connu' et qui montrent qu'elle reste une artiste incontournable de la scène internationale et si vous n'êtes toujours pas convaincu, je vous invite à regarder cette vidéo de sa dernière tournée en 2019 dans laquelle elle interprète 'Turtles Blues' de 'Janis Joplin'...

Interprêtes

Bonnie Tyler (Chant), David Mackay (Percussions, Choeurs, Claviers, Piano, Programmation Batterie, Programmation Basse), Richard Cottle (Claviers, Saxophone), Steve Womack (Guitare, Chœurs), Josh Renton (Guitare, Chœurs), Daz Shields (Batterie, Chœurs), Neil Lockwood (Chœurs), Kevin Dunne (Guitare, Basse), Miriam Stockley (Choeurs), Miriam Grey (Chœurs), Laurence Cottle (Basse), Bob Jenkins (Batterie), Geoff Whitehorn (Guitare), Ian Stuart Lynn (Piano), Ray Russell (Guitar), Leo Rojas (Flûte de Pan)


Artiste : Evergrey

Album : Escape of the Phoenix

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 27-03-2021

Après leur trilogie constituée de 'Hymns for the Broken', 'The Storm Within' et de, 'The Atlantic', les Suédois d'Evergrey' on profité de la crise sanitaire de 2020 pour sortir un nouvel enregistrement studio, 'Escape of the Phoenix' ce qui porte leur discographie à 12 albums en vingt-cinq ans d'existence, leur premier album 'The Dark Discovery' datant de 1998. Naviguant entre métal progressif et métal mélodique, ils amènent une variété dans ce style en alternant des ambiances souvent assez opposées en passant de compositions puissantes et directes à des moments beaucoup plus calmes assez éloignés de l'énergie du métal mais avec toujours des lignes mélodiques que l'on intègre facilement et ce dernier opus en est encore la parfaite illustration. Et comme les fans y sont maintenant habitués, les textes de 'Tom S. Englund' continuent de nous interroger sur l'homme et cette fois par l'intermédiaire du phénix qui meurt et ressuscite tous les jours, je cite Tom : "Et j'ai mis ça en mots, tenté une approche anthropocentrée où dans un contexte Humain, si nous étions un phénix, nous serions comme piégé dans une période de notre vie sans pouvoir en sortir et aller nulle part. En y réfléchissant, je me suis dit : qu'est-ce qui se passerait si on laissait enfin ce pauvre oiseau en paix et qu'on le laissait perdre définitivement ?" (interview donnée à 'La Grosse Radio').

L'entame se fait avec deux titres directs et puissants, tout d'abord 'Forever Outsider' (vidéo ici), le premier dans un train d'enfer avec un premier refrain entêtant, puis, 'Where August Mourns' (vidéo ici) continue mais avec un tempo plus modéré et des alternances d'intensité entre les couplets et le refrain, les lignes mélodiques étant toujours très accessibles. Changement de décor avec 'Stories' qui est la première power ballade avec un 'Tom S. Englund' toujours aussi à l'aise dans ce genre de titre, laissant transpirer une réelle émotion dans ces atmosphères plus modérées, puis, avec 'A Dandelion Cipher', c'est reparti pour une chevauchée impétueuse, la section rythmique imposant un tempo endiablé avant de revenir à plus de retenue avec 'The Beholder' qui voit la participation du chanteur de 'Dream Theater', 'James LaBrie', titre qui est suivi par la magnifique ballade, 'In The Absence of Sun' avec encore une magnifique prestation vocale de 'Tom Englund' et de magnifiques ruptures d'intensité qui devraient en faire un moment rempli d'émotion en concert. La suite de l'album nous offre un 'Eternal Nocturnal' (voir vidéo ci-dessus) qui a fait l'objet d'un single et qui est bien représentatif de ces alternances entre énergie brute et parties plus nuancées (avec un solo de guitare digne de ce nom dans la deuxième partie et une mélodie particulièrement accrocheuse), le titre éponyme de l'album qui est certainement le titre le plus rentre-dedans de l'album, puis, 'You from You' qui suit, amène encore une rupture avec son prédécesseur avec une nouvelle ballade et, en fermant les yeux sur le solo de guitare, on voit apparaître 'David Gilmour' en personne (si croyez-moi, faites l'expérience !). Et pour finir, 'Leaden Saints' et 'Run' nous embarquent une dernière fois dans cette énergie métal avec deux sections rythmiques déchainées, le dernier finissant l'album avec une nouvelle mélodie complètement addictive.

En résumé, ce dernier album d'Evergrey' montre tout le talent de ce groupe avec tous les ingrédients qui ont fait qu'ils en sont arrivé à être une formation majeure de métal et, par conséquent, 'Escape of the Phoenix', au-delà de la base de fans qui seront certainement conquis par cette dernière offrande des Suédois, peut être un bon moyen pour un public n'étant pas familier avec eux et aimant un métal mélodique, puissant et offrant de belles alternances d'intensité de découvrir cette formation...

Interprêtes

Tom S. Englund (Chant, Guitare), Henrik Danhage (Guitare), Johan Niemann (Basse), Rikard Zander (Claviers), Jonas Ekdahl (Batterie) + Invité : James LaBrie (Chant)


Artiste : Last Days Of Eden

Album : Symphonic Chrysalis

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 28-03-2021

Dans le milieu musical du métal symphonique, on est habitué à ce que ces formations enregistrent avec des orchestre symphoniques leurs albums, le dernier en date étant le nouvel enregistement 'Omega' d'Epica', mais, mis à part ce dernier, ce n'est pas très courant qu'un groupe sorte un album entièrement instrumental sans aucun apport des instruments électriques. C'est ce qu'ont réalisé les Espagnols de 'Last Days Of Eden' avec cette reprise en symphonique de leur dernier album 'Chrysalis'. Mis à part 2 titres, le dernier opus est repris entièrement et tous ces titres ont été complètement réécrits pour l'orchestre, l'atmosphère dégagée est bien entendu plus proche d'un concert classique que du métal et n'est donc pas forcément destiné au même public que leur fans historiques mais, pour ma part, le métal symphonique a toujours été un subtil mélange entre les influences de la musique classique et le heavy métal et dans ce cas précis, les lignes mélodiques de 'Last Days Of Eden' se prêtent parfaitement à une interprétation classique. Bref, cet album est destiné à un public aimant les belles mélodies interprétées par un orchestre symphonique et, pourquoi pas, permettra à certains fans de découvrir le monde orchestral...

Interprêtes

Carlos Garcés (Chef d'orchestre), Orquesta Filarmonía de Oviedo


Artiste : Don Airey

Album : Live in Hamburg

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 28-03-2021

Après son dernier album 'One of a Kind' sorti en 2018, 'Don Airey' nous offre cette fois un concert, 'Live in Hambourg' et, en l'occurrence un beau voyage dans le temps car, pour ma part, mis à part quelques titres de 'Don Airey' datant de ces derniers albums, je me suis revu quelques décennies en arrière à user les microsillons des albums mythiques des années 70/80 de 'Deep Purple', 'In Rock' de 1970 et 'Machine Head' de 1972 mais aussi les albums de 'Rainbow' avec 'Down To Earth' de 1979 et 'Difficult To Cure' de 1981. Ce concert est un pur bonheur pour tous ceux qui aiment les artistes cités plus haut car sur les 16 titres interprétés, plus de la moitié sont des deux formations, le reste étant partagé entre deux titres de 'Gary Moore' dont l'archi connu 'Still Got The Blues' qui me file toujours la chair de poule à chaque écoute (et avec un guitariste comme 'Simon McBride', le frisson dure toute la durée du titre), 3 compositions des albums solo de Don dont 'Lost Boys' de 2018 qui flirtait avec du bon hard-rock des seventies, 'Desperado' de 'Colosseum II' et 'Is This Love' de 'Whitesnake' (qui viennent de sortir leur compilations en trois albums (voir ici). Alors lorsque défilent à la suite dans la dernière partie du concert des titres comme 'Child In Time' et ses longs solos de claviers et de guitare, 'Difficult to Cure' dans lequel on voit encore 'Ritchie Blackmore' faire rire sa guitare, 'Hush' qui nous ramène au début de 'Deep Purple' avec son refrain que l'on a repris maintes fois en chœurs et introduit par l'énorme solo de 'Spotlight Kid' de 'Rainbow', le passage classique en fin de titre étant une pure merveille ou encore les 4 titres addictifs de 'Lost in Hollywood' de 'Rainbow' pour finir par un énorme 'Black Night', tout ceci avec un son de concert comme si on y était et des artistes qui transmettent leur joie de jouer au public ('Don Airey' toujours au top dans ses solos et accompagnements de claviers, les autres n'étant pas en reste avec 'Carl Sentance' au chant qui fait un show énorme, 'Simon McBride' à la guitare qui rappelle un certain 'Ritchie Blackmore' et la section rythmique basse/batterie les accompagnant de très belle manière), on ne peut être que conquis par cette ambiance de live et toute cette générosité dégagée qui rappelle les concerts des années 70/80 où tout était possible. Bref, pas besoin d'un long discourt, ce 'Live in Hamburg' est de la dynamite en barre pour un voyage dans le temps fabuleux et devrait plaire à toutes celles et ceux qui ont connu cette période phare qui voyait le hard-rock prendre son envol avec des formations qui sont devenues légendaires...


Liste des titres :
01 – Nuclear Attack (Gary Moore – 1983)
02 – Pictures of Home (Deep Purple – 1972)
03 – Shooting Star (Don Airey – 2008)
04 – I Surrender (Russ Ballard/Rainbow – 1981)
05 – Still Got the Blues (Gary Moore – 1990)
06 – Desperado (Colosseum II – 1977)
07 – The Way I Feel Inside (Don Airey - 2011)
08 – Lost Boys (Don Airey – 2018)
09 – Is This Love (Whitesnake – 1987)
10 – Child in Time (Deep Purple – 1970)
11 – Difficult to Cure (Rainbow – 1981)
12 – All Night Long (Rainbow – 1979)
13 – Lost in Hollywood (Rainbow – 1979)
14 – Hush (Joe South/Deep Purple – 1968)
15 – Since You’ve Been Gone (Russ Ballard/Rainbow - 1979)
16 – Black Night (Deep Purple – 1970)

Interprêtes

Don Airey (Claviers), Carl Sentance (Chant), Simon McBride (Guitare), Laurence Cottle (Basse), Jon Finnigan (Batterie)


Artiste : Alice Cooper

Album : Detroit Stories

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 29-03-2021

A la sortie de son dernier album 'Paranormal', 'Alice Cooper' frisait les 70 ans et c'est toujours le même jeune homme qui à 73 ans maintenant sort un nouvel album 'Detroit Stories', et quel album !! Et pourtant, le chanteur à chopé le coronavirus qui nous pourrit la vie depuis plus d'une année mais s'est vite rétabli pour repartir de plus belle avec de nouvelles compositions dédiées à sa ville 'Detroit'. Alors, plus qu'inspiré, puisque ce sont 15 compositions qui parsèment cet opus, il nous embarque pour une petite heure entre rock, hard-rock, blues et même soul avec des titres inédits mais aussi des reprises qui se dégustent avec bonheur, en commençant par la reprise 'Rock and Roll' de 'Lou Reed' dans un tempo plus lent que l'original mais avec une rythmique qui ne peut que vous donner envie de bouger, puis, avec 'Go Man Go' (déjà présent sur l'EP 'Breadcrumbs' de 2019) on en prend plein les esgourdes dans une ambiance qui flirte avec du 'Sex Pistols'. Changement complet de décor avec le 'Beatlesien' 'Our Love Will Change The World' et sa mélodie addictive avant de repartir sur du bon rock avec 'Social Debris' puis sur '$1000 High Heels Shoes' dans une ambiance soul avec ses cuivres resplendissants et ce qui suit continue avec du rock efficace, que ce soit 'Hail Mary' ou 'Detroit City 2021' (également présent sur le dernier EP mais simplement rebaptisé en 2021) ou encore un très classique mais tellement efficace 'Independence Day'. Le bon blues/rock n'est pas oublié avec un vibrant 'Drunk and in Love' et le reste de l'album se poursuit avec des titres accrocheurs dès la première écoute avec un déjanté 'I Hate You', le mid-tempo bien trempé 'Wonderful World' avec ses chœurs addictifs, la reprise énergique 'Sister Anne' de 'MC5', un typique 'Hanging On By A Thread - Don't Give Up' du style glam rock de l'Américain et un rock'n'roll endiablé 'Shut Up And Rock', la reprise 'East Side Story' de 'Bob Seger' (et oui ça ne nous rajeunit pas), qui n'a pas pris une ride et remis au goût du jour terminant l'album de belle manière.

Bref, avec cet hommage à sa ville natale, l'extra-terrestre 'Alice Cooper', aidé par des artistes de talent, nous offre encore un album plein de bons titres qui se consomment sans modération et qui nous ramènent environ cinq décennies en arrière quand l'Américain commençait sa carrière ce qui confirme une fois de plus que c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures soupes...

Interprêtes

Alice Cooper (Chant, Harpe) + Invités : Bob Ezrin (Claviers, Percussions, Piano, Orgue), Joe Bonamassa (Guitare), Tommy Denander (Guitare, Claviers), John Rutherford (Trombone), Dennis Dunaway (Chant, Guitare, Basse), Garret Bielaniec (Guitare), James Shelton (Orgue), Jimmy Lee Sloas (Basse), Johnny "bee" Bedanjek (Batterie), Keith Kaminski (Saxophone), Larry Mullen Jr. (Batterie), Mark Farner (Guitare), Matthew Smith (Guitare), Michael Bruce (Chant, Guitare), Neal Smith (Chant, Batterie), Paul Randolph (Basse), Rick Tedesco (Guitare), Steve Hunter (Guitare), Steven Crayn (Guitare), Tommy Henriksen (Guitare), Walter White (Trompette), Wayne Kramer (Guitare, Choeurs)


Artiste : Anneke Van Giersbergen

Album : The Darkest Skied Are The Brightest

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 30-03-2021

Dans ma playlist des concerts sortis dans le deuxième semestre 2020 (voir ici), je vous avais présenté celui d'Anneke Van Giersbergen', 'Let the Light in (Live)' enregistré avec l'orchestre de chambre 'Kamerata Zuid' et 2021 voit la sortie d'un nouvel album de la Néerlandaise, 'The Darkest Skied Are The Brightest', cette fois entièrement acoustique et qui était pour elle un passage obligé pour se ressourcer après ses différents projets passés. Et le résultat de cette touche à tout est ce magnifique opus qui nous embarque dans un doux voyage accompagné par la voix et la guitare d'Anneke avec de très beaux arrangements du guitariste 'Gijs Coolen' (qui participe depuis 2011 au projet 'Agua de Annique' de la Néerlandaise).

Dès le premier titre 'Agape', la magie opère et on est emporté dans une ambiance harmonieuse et délicate, bercé par le chant et la guitare d'Anneke, les arrangements de cordes amenant un côté mélancolique délicieux, puis, 'Hurricane' (voir vidéo ci-dessus) accélère le tempo pour une mélodie addictive avec des arrangements vocaux de toute beauté et un final dans lequel la trompette amène une légèreté Andalouse. On continue dans cette atmosphère feutrée avec 'My Promise' (voir vidéo ici) et le titre qui suit, 'I Saw A Car' (voir vidéo ici) apporte la légèreté du folk avec une rythmique entrainante qui donne envie de l'accompagner en tapant dans les mains (le genre de titre qui en concert met le sourire sur toutes les lèvres du public). L'alternance entre légèreté et mélancolie se poursuit avec 'The Souls Knows' qui côtoie les étoiles grâce à une interprétation toujours très délicate d'Anneke, tout comme les deux compositions suivantes 'The End' et 'Keep It Simple'. Avec 'Lo And Report', la rythmique chaloupée addictive alterne délicieusement avec des parties plus romantiques et la mélancolie revient ensuite sur 'Losing You' avec une mélodie très émouvante, le chant d'Anneke, doux et haut perché, amplifiant encore plus ce sentiment de plénitude. Pour nous remettre de nos émotions, le titre suivant 'Survive' nous transmet une bonne humeur contagieuse avec sa mélodie entraînante et son accompagnement de guitare à la manière Flamenco dans les parties rapides, l'album se terminant par 'Love You Like I Love You' dans une ambiance calme et reposante.

En résumé, 'Anneke Van Giersbergen' montre une fois de plus que c'est une artiste complète et entière qu'il est impossible de classer dans un style précis ce lui donne cette force de pouvoir nous toucher aussi bien dans un style métal avec son projet 'Vuur', que dans du progressif avec le magnifique 'The Gentle Storm' d'Arjen Lucassen', ou qu'avec un orchestre de chambre avec 'Let the Light in (Live)' ou que maintenant avec cet admirable album 'The Darkest Skied Are The Brightest'...

Interprêtes

Anneke Van Giersbergen (Chant, Guitare), Gijs Coolen (Arrangements)


Artiste : Pentesilea Road

Album : Pentesilea Road

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 31-03-2021

'Pentesilea Road' est un projet de rock progressif Italien qui a été créé en 2014 par ' Vito F. Mainolfi' et qui vient de sortir son premier album sous le nom éponyme du groupe. En regardant la liste des invités, on retrouve des noms très connus dans le milieu progressif que ce soit rock ou métal puisque le chanteur 'Michele Guaitoli' des groupes de métal symphonique 'Visions Of Atlantis' et 'Temperance', le chanteur 'Ray Alder' de 'Fates Warning' et ex 'Redemption' et le batteur 'Mark Zonder' qui a participé au projet 'Enzo and the Glory Ensemble' et qui a sorti dernièrement un album avec 'Gary Wehrkamp', 'If It’s Real', font les trois partie de l'aventure. Après une première écoute, je me suis retrouvé dans un univers bien connu et que j'affectionne tout particulièrement car les références qui me viennent à l'esprit mélangent rock et métal progressif et en ce qui concerne les références au rock progressif, on ne peut s'empêcher de penser aux formations majeures de ce style au début du progressif. De plus, l'album est bien fourni car il nous offre 12 compositions pour une heure et onze minutes d'écoute.

La première composition entièrement instrumentale 'Memory Corners' en est l'illustration, car, elle est constituée de deux parties énergiques avec des lignes mélodiques accessibles qui encadre une section aérienne avec un solo de guitare faisant penser aux sonorités de 'Carlos Santana', puis 'Stranded', sur le même schéma, montre un visage puissant avec une belle démonstration vocale de 'Vincenzo Nocerino' et une partie centrale instrumentale plus calme avec une magnifique intervention de guitare acoustique. Suit 'Genius Loci', qui nous embarque dans une belle pièce néo-progressive avec 'Vincenzo Nocerino' qui a la même théâtralité vocale que 'Paul Manzi' d''Arena', puis l'instrumental 'Spectral Regrowth' avec 'Mark Zonder' (qui est le batteur de la plupart des titres instrumentaux) est découpé en deux parties, une première dans une ambiance 'Floydienne' qui se durcit dans la deuxième partie avec des riffs beaucoup plus appuyés de guitare et 'Stains', qui est un de mes coups de cœurs de l'album, met en avant la sensibilité de 'Michele Guaitoli' au chant et déroule une belle mélodie avec de nouveau de magnifiques solos de guitare 'Gilmourien'. L'album se poursuit avec l'instrumental 'Give Them Space' qui débute à cent à l'heure avec une section rythmique déchainée de 'Mark Zonder' et, après deux minutes adoucit le propos pour une section mélancolique avec une guitare feutrée dans un lent tempo et une mélodie entêtante, puis, 'Shades of the Night', dont la première partie est une magnifique ballade dans laquelle on se laisse bercer par le chant de 'Vincenzo Nocerino', accélère le rythme dans la deuxième partie pour préparer un final plus rapide, et, on se laisse ensuite embarquer par 'The Psychopathology of Everyday Things', dans une mélodie 'Floydienne' avec un crescendo qui petit à petit amène des sonorités de guitare de plus en plus saturées. Vient ensuite 'Noble Art' dans lequel 'Ray Alder' est invité pour une composition dans laquelle le curseur émotionnel monte d'un cran, le duo entre l'Américain et 'Vincenzo Nocerino' étant magnifique, puis, le titre éponyme de l'album est typique d'un métal progressif puissant et mélodique avec une sorte de tension continue tout au long du titre et avec un solo de guitare digne de ce nom en deuxième partie qui nous fait tutoyer les étoiles. Et l'album se termine en beauté avec, tout d'abord, 'A Tale Of Dissidence' avec une nouvelle performance vocale magnifique de 'Vincenzo Nocerino' dans un admirable crescendo et un final grandiose, 'Vito F. Mainolfi', nous envoyant une fois de plus au septième ciel avec sa guitare, puis on retrouve 'Ray Alder' et 'Vincenzo Nocerino' sur 'Shades Of The Night' dans un bouquet final avec un titre d'une formidable intensité émotionnelle que ce soit vocalement mais également grâce à des solos de claviers et de guitare sublimes.

En résumé, ce premier album de ce nouveau projet 'Pentesilea Road' est une très belle surprise 2021, chaque titre alternant différentes ambiances qui vont du rock mélodique au métal progressif ce qui en fait un opus d'une grand variété et qui destine 'Pentesilea Road' à un public aimant un progressif mélangeant différents styles et ayant de belles lignes mélodiques qui s'apprivoisent immédiatement et dégagent une grande force émotionnelle...

Interprêtes

Vito F. Mainolfi (Guitare, Basse), Ezio Di Leso (Piano, Claviers), Vincenzo Nocerino (Chant), Alfonso Vincenzo Mocerino (Batterie) + Invités : Ray Alder (Chant), Mark Zonder (Batterie), Michele Guaitoli (Chant)


Artiste : Autumn's Child

Album : Angel's Gate

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 01-04-2021

Après un premier album très réussi sorti début 2020 (voir ici), le Suédois 'Mikael Erlandsson' continue son rythme régulier d'un opus tous les ans et on se dit que depuis toutes ces années, comment arrive-t-il pour nous offrir toujours le même niveau de compositions qui se dégustent avec bonheur à chaque sortie car, ce 'Angel's Gate' est encore un résumé de ce qu'on a pu faire de mieux dans le domaine du rock et hard-rock mélodiques depuis environ quatre décennies. On est donc de nouveau plongé dans des réminiscences de formations qui font partie de l'histoire du rock depuis les années 80 avec des mélodies que l'on s'approprie immédiatement et je suis certain que si vous écoutez n'importe quel titre de cet opus au petit déjeuner, il vous mettra en forme pour toute la journée. On est donc embarqué entre hymnes énergiques et ceci dès le premier titre, 'Where Angels Cry' qui nous délivre un premier refrain addictif et, quel que soit l'ambiance du morceau de cet album, on ne peut que constater que 'Mikael Erlandsson' a toujours ce talent de mélodiste et trouve toujours les lignes mélodiques qui font mouches à la première écoute. Dans tous les titres énergiques et entraînants comme 'Aquarius Sky' et sa petite pause remarquable mettant en avant le guitariste 'Pontus Åkesson' ou 'Don't Say That Is Love' et ses sonorités proches de 'Alan Parsons Project' ou 'Love Is Not an Enemy' dans un AOR rempli de classe proche de 'Survivor' ou 'The Dream of America' et ses pianos à la 'Supertramp' (petit clin d'œil à 'Take The Long Way Home') ou encore 'Straight Between The Eyes' avec son refrain tout droit sorti des années 80, tout est mis en œuvre pour passer un excellent moment. Et quand le tempo ralentit, 'Mikael Erlandsson' nous gratifie de trois ballades sentimentales ('A Tear from the Sky' et ses intonations à la 'Queen', 'Don’t Ever Leave Me' rappelant 'Billy Joël' et son admirable solo de guitare à la 'Carlos Santana' et 'Your Words' qui est le genre de titre que l'on se passe en boucle) avec des mélodies très classiques mais qui, une fois de plus, sont d'une efficacité redoutable et nous font remonter aux meilleures mélodies des années 70/80 (j'ai rajouté ces trois titres dans ma playlist Spotify des 'Ballades rock/hard-rock/métal').

En résumé, avec son projet 'Autumn's Child', 'Mikael Erlandsson' continue de nous offrir un condensé du meilleur du rock mélodique des années 70/80 ce qui en fait, même s'il ne va pas révolutionner le style, un des Suédois les plus prolifiques dans ce style et cet 'Angel's Gate' est encore à savourer sans modération...

Chroniques myprogmusic des albums des projets de 'Mikael Erlandsson' :
Last Autumn's Dream – Level Eleven – 2015
Last Autumn's Dream – Paintings – 2016
Last Autumn's Dream – In Disguise – 2017
Last Autumn's Dream – Fourteen – 2018
Autumn’s Child – Autumn’s Child – 2020

Interprêtes

Mikael Erlandsson (Chant, Claviers), Claes Andreasson (Piano), Pontus Åkesson (Guitare), Jona Tee (Claviers), Robban Bäck (Batterie), Johan Strömberg (Basse)


Artiste : Tusmørke

Album : Nordisk Krim

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 03-04-2021

Après 'MEER', c'est encore une formation Norvégienne qui est l'honneur avec 'Tusmørke' et leur dernier album 'Nordisk Krim', la violoniste 'Åsa Ree' de 'MEER' étant également présente sur cet opus. Avec 'Tusmørke', la surprise est totale à chaque sortie car leur dernier album était une sorte de recueil de chansons folkloriques pour enfants Norvégiens mais, ils nous avaient également habitué à nous emmener dans des histoires assez noires qui les avaient étiquetées en black métal (à étiquette quand tu nous tiens !!). En ce qui concerne 'Nordisk Krim', on est plongé dans l'histoire des corps retrouvés dans les tourbières Danoises mais la musique est plutôt tournée vers du psychédélique avec tous les étrangetés sonores que l'on pouvait trouvé dans ce style lors de son apparition dans les années 60.

L'album est bien fourni avec 10 compositions pour une heure et vingt minutes de musique, les titres allant de quelques minutes à de longs développements, le plus long flirtant avec les 18 minutes. La première moitié de l'album nous immerge dans des sonorités des années 60/70 avec de multiples bruitages, les mélodies étant accessibles à la première écoute avec par exemple le titre d'introduction 'Ride The Whimbre!' avec ses claviers vintages, le court et entraînant 'Age of Iron Man' ou encore l'ésotérique 'Dog's Flesh' qui déroule une mélodie étrange et irréelle. Viennent ensuite deux longs titres avec 'Moss Goddess' et 'Black Incubation' qui symbolisent à eux deux le début du progressif avec un psychédélique extravagant, le premier dans un lent tempo addictif avec des vocaux sous forme d'incantation et le deuxième nous emmenant dans des sonorités folk à la 'Jethro Tull', la flûte appuyant ce côté plus champêtre tout en gardant des sonorités de claviers vintage nous ramenant encore au psychédélique et au début des 'Floyds'. La suite nous offre deux titres chantés en Norvégiens (tous les autres étant chantés en Anglais) qui possèdent tous les deux une ambiance folk traditionnelle avec des mélodies entêtantes, le premier 'Et Moselik' et sa rythmique marquée et obsédante, le deuxième 'Heksejakt' beaucoup plus enjoué. Et pour finir, '(The Marvellous and Murderous) Mysteries of Sacrifice' nous embarque dans une épopée progressive qui mélange tous les ingrédients que l'on a pu trouver dans cette album : la légèreté du folk accentuée par la flûte, des vocaux alternant chants hypnotiques et délirants, des mélodies répétitives obsédantes et des claviers aux sonorités d'orgues des premiers albums de psychédélique (mon album de référence étant 'Ummagumma' des 'Floyds' de 1969).

En résumé, les Norvégiens de 'Tusmørke' sortent un album très dense qui nous renvoie dans la période psychédélique du début des années 60 aux début des années 70 et qui, compte tenu de sa longueur, demande plusieurs écoutes pour bien s'en imprégner ce qui destine 'Nordisk Krim' à un public certainement plus restreint adepte de ce style qui a contribué à l'essor du rock progressif il y maintenant une cinquantaine d'années...

Interprêtes

Benedikt "Benediktator" Momrak (Chant, Basse), Kristoffer "Krizla" Momrak (Flûte, Chant), Haugebonden Gode Gullstein (Claviers), Åsa Ree (Violon), Martin "Hlewagastir" Nordrum Kneppen (Batterie, Percussions)


Artiste : Lee Kerslake

Album : Eleveteen

Date de Sortie : 26-02-2021

Ajouté le : 08-04-2021

Après Ken Hensley', cette deuxième chronique rend hommage au batteur d'Uriah Heep', 'Lee Kerslake', qui est décédé en Septembre 2020 et qui avait à cœur de sortir son premier album solo après avoir été le batteur officiel d'Uriah Heep' pendant 35 ans. Malgré la maladie, 'Lee Kerslake' a continué de se battre pour que cet album sorte et 'Eleveteen' comporte 8 compositions écrites ou co-écrites par Lee résumant tout son parcours musical dans des styles musicaux allant de la chanson de bars avec 'Port And A Brandy' à du rock entraînant et mélodique avec 'Take Nothing for Granted' ou 'Home Is Where The Heart Is' en passant par des ballades aux mélodies imparables qui ne vous quittent plus comme 'Celia Sienna' qui nous ramène à la grande tradition de la chanson Anglaise (voir la belle vidéo ci-dessus) ou 'Where Do We Go From Here' et 'You May Be By Yourself (But You're Never Alone)', très classiques mais remplies d'une si belle émotion. On peut également noter cette magnifique reprise de 'Carole King', 'You've Got A Friend', datant de 1971 ou encore ce dernier titre entièrement instrumental baptisé simplement 'Mom' qui rend hommage aux mamans et dont les sonorités de la guitare bluesy dégagent une mélancolie touchante. En résumé, 'Mick Box' doit se sentir un peu seul après le décès de ses deux partenaires de longue date 'Lee Kerslake' et 'Ken Hensley', le bassiste 'Trevor Bolder' nous ayant quitté en 2013 (son album solo, 'Sail The Rivers', prévu à l'époque est enfin sorti fin 2020 avec des reprises d'Uriah Heep' et trois compositions inédites) mais, grâce à Mick, l'esprit d'Uriah Heep' continue de perdurer, le dernier album ' Living the Dream' datant de 2018 ce qui est le meilleur moyen pour continuer de rendre hommage à ces copains qui l'ont accompagné pendant tant d'années...


Artiste : Temperance

Album : Melodies of Green and Blue

Date de Sortie : 19-02-2021

Ajouté le : 21-03-2021

Après leur dernier album ' Viridian' sorti début 2020, les Italiens de 'Temperance' ressortent un court album d'une trentaine de minute dans un exercice que font souvent les formations de métal symphonique, à savoir de revisiter leurs compositions en acoustique (la dernière en date étant 'Infinitum' avec leur dernier album ' Chapter I Revisited'). Mais le petit plus de cet opus est que deux de ces huit compositions sont inédites et démarrent l'album dans une ambiance bien éloignée du métal symphonique et on fait l'objet de deux belles vidéo (pour 'Paint the World', voir ci-dessus et pour 'Evelyn', voir ici), les six autres étant entièrement tirées de 'Viridian', l'ensemble des titres du dernier album ayant des lignes mélodiques très accessibles et entraînantes qui se prêtaient bien à des réinterprétations en acoustique. Alors, inutile de faire des comparaisons inutiles car chaque version amène son lot d'émotion et pour prendre un exemple, vous pouvez visualiser les deux vidéos de 'Start Another Round' en version électrique et acoustique qui pour ma part m'amènent autant de plaisir l'une que l'autre. Bref, comme j'ai l'habitude de citer cette phrase d'Alfred de Musset' : "qu'importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse", chacun y trouvera sa version préférée et ce dernier album en acoustique des Italiens montre que lorsque le talent est là, quel que soit le style, le résultat est toujours de qualité...

Interprêtes

Alessia Scolletti (Chant), Michele Guaitoli (Chant, Piano), Marco Pastorino (Guitare, Chant), Luca Negro (Basse), Alfonso Mocerino (Batterie)


Artiste : tRKProject

Album : The Little Prince

Date de Sortie : 19-02-2021

Ajouté le : 22-03-2021

Je vous ai déjà parlé des albums de 'Ryszard Kramarski' avec les deux interprétations, l'une de 'Karolina Leszko' et l'autre de 'Dawid Lewandowski' qui avaient débuté avec le dernier album 'Kay & Gerda' et qui a été suivi par la reprise de 'Sounds from the Past', puis de celle de 'Mr Scrooge' (dont j'avais chroniqué l'album original ici) et c'est désormais chose faite avec le magnifique album 'Music Inspired By The Little Prince' que Richard a revisité. Pour ceux qui le connaissent déjà, il nous offre une occasion de se replonger un nouvelle fois dans cette admirable ambiance symphonique et progressive 'Floydienne' avec en toile de fond la magnifique histoire d'Antoine de Saint-Exupéry' et, pour les autres qui auraient raté cet album sorti en 2017, de découvrir 'tRKProject' qui nous offre à chaque sortie un rock progressif imaginatif et mélodique qui vous embarque dans un voyage merveilleux rempli d'harmonie et de sérénité...

Interprêtes

Ryszard Kramarski (Claviers, Guitare), Karolina Leszko (Chant), Dawid Lewandowski (Chant), Marcin Kruczek (Guitare), Krzysztof Wyrwa (Basse), Grzegorz Fieber (Batterie, Percussions)


Artiste : Whitesnake

Album : The BLUES Album

Date de Sortie : 19-02-2021

Ajouté le : 23-03-2021

J'ai fait référence assez récemment au groupe de hard-rock Britanique 'Whitesnake' avec les sorties, d'une part du dernier album d'Inglorious' et le dernier album de leur guitariste 'Joel Hoekstra' et sont sortis dans les dernier mois une compilation des meilleurs morceaux des Anglais, revisités, remixés et remasterisés dans trois albums différents qui classent les compositions dans différents genres : tout d'abord est sorti en Juin 2020 'The ROCK Album' (le blanc), puis a suivi 'Love Songs' (le rouge) en Novembre 2020, qui comme son nom l'indique, propose les compositions les plus light du groupe et, enfin, vient de sortir en ce début 2021 le troisième album 'The BLUES Album' (le bleu) qui met en avant des titres qui sont directement inspirés du style qui a engendré tous les styles de musiques modernes, j'ai nommé le Blues mais laissons parler 'David Coverdale' à ce propos : "Il est difficile de trouver les mots pour montrer à quel point ils sont profondément liés à mon âme. Mais pour moi, le 'blues' est un joli mot qui décrit l'expression émotionnelle… des sentiments, que ce soient des sentiments de tristesse, de solitude, le vide… mais aussi ceux qui expriment une grande joie, fête et danse, sexe et amour !!! ". Bref, les 'Beatles' avaient leurs albums rouge et bleu et c'est maintenant au tour de 'Whitesnake' de nous offrir sa trilogie 'Red, White And Blues' avec ses trois beaux albums qui devraient rejoindre la discothèque idéale de toute amatrice et tout amateur de hard-rock à travers les quatre dernières décades car les Anglais ont été un des groupes les plus prolifiques depuis leur deux premiers albums 'Snakebite' et 'Trouble' datant tous les deux de 1978...

Interprêtes

Voir 'wikepedia'


Artiste : ILLUMINAE

Album : Dark Horizons

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 17-03-2021

On avait laissé 'Ian Jones' avec son nouveau projet 'Chasing The Monsoon' avec un magnifique premier album 'No Ordinary World' sorti en 2019 et entre temps, le 6 Juillet 2020, on s'était dit que le Gallois allait relancer le projet 'Karnataka' avec la vidéo de 'Forever' mettant en avant la nouvelle chanteuse 'Sertari', le dernier album de 'Karnataka', 'Secrets Of Angels', datant déjà de 2015 et qui avait fait grand bruit à l'époque mais qui avait été le dernier album avec 'Hayley Griffiths' (qui sort prochainement un CD/DVD d'un concert donné en Hollande au 'Prog Frog Festival' à précommander sur son site ici). Mais finalement, 'Dark Horizons' est le premier enregistrement studio d'un nouveau projet mettant en avant la chanteuse 'Agnieszka Świta', d'origine Polonaise et qui vit à Londres et qui avait sorti 'Sleepless' en 2014, le reste du line-up étant constitué d'invités prestigieux avec, 'Steve Hackett', 'Troy Donockley' ('Nightwish'), le batteur 'Craig Blundell' qui participe à différents projets de rock progressif avec des artistes renommés comme 'Fish', 'Steve Hackett', 'John Mitchell' ou encore 'Steven Wilson', le saxophoniste 'John Helliwell' de 'Supertramp' et les deux artistes qui ont rejoint 'Ian Jones' en 2018, le claviériste 'Gonzalo Carrera' et le guitariste 'Luke Machin'. Bref du beau monde pour interpréter les belles mélodies de 'Ian Jones' car, ne nous y trompons pas, ce nouveau projet a forcément des allures de 'Karnataka' et de 'Chasing The Monsoon' et finalement, l'important est de se mettre entre les oreilles du 'Ian Jones' en sachant que quels que soient les interprètes, il y a de grande chance que l'on passe un merveilleux moment à l'écoute des compositions du Gallois.

Et c'est parti avec 'The Lighthouse' qui nous accueille avec des bruits de vagues et de cloches et qui va tout doucement nous embarquer dans un voyage symphonique intense qui file la chair de poule dès les premiers accords, 'Agnieszka Świta' faisant une première prestation vocale de toute beauté et les interventions de 'Steve Hackett' nous envoyant directement au septième ciel. On ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec 'Karnataka' avec la composition 'Secrets of Angels', le genre de titre que l'on se passe en boucle et qui dégage une immense force émotionnelle. Suit 'Bloods on Your Hands' qui a fait l'objet d'une belle vidéo (voir ci-dessus) et qui mélange des intonations orientales avec une mélodie qui vient tout droit se greffer dans la tête, puis, 'Edge of Darkness' continue dans cette atmosphère mélodique à souhait avec des magnifiques alternances de tempo et 'Lullaby' adoucit le propos avec une magnifique ballade dans laquelle on s'abandonne complètement en savourant le doux chant de 'Agnieszka Świta' auxquels viennent se greffer les interventions magiques de 'Troy Donockley'. Avec 'Twice', toujours très soft, on reste sur le petit nuage sur lequel on était monté dès le début et on continue de se laisser bercer par le chant aérien d'Agnieszka Świta'. Les compositions suivantes nous font défiler l'énigmatique 'Heretics and Prophecy', avec des intonations mélangeant sonorités orientales et influences celtiques, puis, le mélodique 'Sanctuary', un peu plus classique avec de très belles harmonies vocales (dommage ce fading out final), le symphonique 'Black Angel' dans lequel 'Agnieszka Świta' montre un registre plus grave et le délicieux 'Sign of Infinity', aux intonations jazzy, qui déroule un langoureux tempo avec un magnifique solo de saxophone de 'John Helliwell' (que j'aurais voulu plus long), ces titres ayant tous des lignes mélodiques accrocheuses. Et pour finir en beauté, 'Dark Horizons' déploie lentement ses ailes sur une nouvelle mélodie addictive et rejoint par sa beauté le premier titre 'The Lighthouse' en nous offrant 11 minutes de pur bonheur mettant en avant tous les artistes (de nouveau 'Agnieszka Świta' et 'Steve Hackett' nous transportent et 'Craig Blundell' sait amener cette section rythmique tout en retenue) et avec des arrangements instrumentaux remarquables (mention spécial aux accompagnements des cordes).

En résumé, ce nouveau projet de 'Ian Jones' est encore une belle réussite et, on en est maintenant habitué à chaque sortie, que ce soit 'Karanataka', 'Chasing The Monsoon' ou maintenant 'ILLUMINAE', la patte du talentueux Gallois est toujours présente et on se dit que le nom du projet colle parfaitement à ce style de musique, lumineuse et remplie de délicatesse ce qui fait que 'Dark Horizons' est rentré directement dans ma liste des albums indispensables de 2021...

Interprêtes

Agnieszka Świta (Chant), Ian Jones (Basse) + Invités : Craig Blundell (Batterie), Gonzalo Carrera (Claviers), John Helliwell (Saxophone), Luke Machin (Guitare), Steve Hackett (Guitare), Troy Donockley (Cornemuse, Flûte)


Artiste : Sirenia

Album : Riddles Ruins & Revelations

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 13-03-2021

Mine de rien, la formation de métal symphonique 'Sirenia' sort son dixième album 'Riddles Ruins & Revelations' et fête par la même occasion ses 20 ans de carrière, après le très bon 'Arcane Astral Aeons' datant de 2018. Au côté du meneur Norvégien 'Morten Veland', on retrouve toujours les deux Français ' Emmanuelle Zolzan' au chant et ' Nils Courbaron' à la guitare, auxquels est venu se greffer le batteur 'Michael Brush' en 2019. Fort de 11 compositions pour 52 minutes d'écoute ils nous offrent un métal symphonique avec toujours des lignes mélodiques accessibles et de remarquables harmonies vocales mais, à l'image d'autres formations de ce style, sans aller jusqu'au changement assez radical de 'Within Temptation', cet opus montre une certaine modernité, les claviers évoluant, ici à là, vers l'utilisation de sonorités plus électroniques.

C'est ce qu'atteste le premier titre 'Addiction No. 1' avec son introduction électronique et sa rythmique marquée assez vite rejoint par des chœurs samplés qui rappellent le côté grandiose du métal symphonique, ce mélange fonctionnant parfaitement, puis, 'Towards An Early Grave', titre très accrocheur, nous offre une mélodie mémorable et pourrait servir d'entame de concerts (quand ce sera possible !!) et 'Into Infinity' rajoute une bonne dose d'ambiance électro dans une composition très entraînante montrant ainsi de nouveau cette volonté de se moderniser. Changement de décor avec 'Passings Seasons' qui revient dans les couplets à du symphonique plus classique avec un des moments forts de cet album, le genre de titre qui convient pleinement à 'Emmanuelle Zolzan' qui peut se laisser aller à quelques envolées magistrales, puis, 'We Come to Ruins' poursuit dans ce mélange électro./riffs saturés de guitare dans lequel les growls de 'Morten Veland' se font plus présents contrastant avec 'Emmanuelle Zolzan' qui module admirablement sa voix en fonction de l'intensité du moment. Avec l'entraînant et mélodique 'Downwards Spiral', comme ils l'avaient déjà fait dans l'album 'Dim Days Of Dolor', le duo 'Emmanuelle Zolzan'/'Joakim Næss' fonctionne parfaitement et les chœurs sont beaucoup plus enjoués et s'éloignent du symphonique, ce qui devrait en faire une composition incontournable de concert avec son refrain entêtant, puis, 'Beneath the Midnight Sun' est le titre le plus contrasté entre l'ancien 'Sirenia', plus gothique, 'Morten Veland' ayant une bonne place dans ce titre et l'évolution amenée dans cet album, la modernité de la rythmique et de sonorités électro étant finalement assez proche du dernier 'Within Temptation'. Le dernier tiers de l'album fait défiler un vigoureux 'The Timeless Waning' avec de belles alternances d'intensité entre les riffs musclés et saturés de guitare et des couplets plus calmes, puis 'December Snow' avec une nouvelle mélodie entêtante encore dans la lignée de 'Within Temptation' et le tubesque 'Curse of Mine' qui devrait faire fureur en concert, le dernier titre étant une belle reprise de la Française 'Claudie Fritsch-Mentrop', plus connue sous le nom de 'Desireless' avec, comme vous devez vous en doutez, une interprétation légèrement plus musclée que l'original et interprété de très belle manière par 'Emmanuelle Zolzan'.

En résumé, 'Sirenia' continue à nous offrir un métal symphonique énergique qui, petit à petit, prend des allures un peu plus moderne tout en gardant des lignes mélodiques toujours très accrocheuses et, si vous avez aimez le dernier 'Within Temptation', vous devriez également apprécier 'Riddles Ruins & Revelations'...

Interprêtes

Emmanuelle Zolzan (Chant), Morten Veland (Chant, Guitare, Basse, Claviers), Nils Courbaron (Guitare), Michael Brush (Batterie) + Invité : Joakim Næss (Chant)


Artiste : Inglorious

Album : We Will Ride

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 14-03-2021

Et c'est un album de plus au compteur d'Inglorious' après 'Ride to Nowhere' en 2019 et, le moins que l'on puisse dire, c'est que les compositions de ce dernier bébé des Anglais est encore une bombe de hard-rock mélodique puissant qui vous met en forme pour toute une journée. Ce nouvel opus a vu également un important changement de line-up avec de nouveaux guitaristes 'Dan Stevens' et 'Danny Dela Cruz' et un nouveau bassiste 'Vinnie Colla', le chanteur 'Nathan James' et le batteur 'Phil Beaver' restant à la barre du navire.

Et d'entrée, dès les trois premiers titres, on rentre dans le vif du sujet et ce sont trois hits puissants et mélodiques (n'oublions pas la production massive et très dynamique) qui s'offrent à nous et qui nous embarquent avec leurs riffs ravageurs, 'Nathan James' continuant à nous balancer de formidables interprétations avec toujours cette petite ressemblance avec 'David Coverdale' de 'Whitesnake'. Avec les deux titres suivants 'Eye of the Storm' et 'Cruel Intentions', on se dit que l'on va avoir droit à un moment pour récupérer, mais les deux introductions acoustiques sont trompeuses et le refrain du premier accélère le rythme et devient beaucoup plus puissant et le deuxième est un mid-tempo mélodique, certes plus modéré que les trois premiers titres mais reste néanmoins assez puissant avec quelques inflexions plus calmes dans la deuxième partie. C'est avec 'Misery' que l'on retrouve cette ressemblance si caractéristique de 'Nathan James' avec le chanteur de 'Withesnake' et ce talent de nous émouvoir dans les passages plus calmes, puis, 'Do You Like It' revient à du hard-rock classique emprunt d'une bonne dose de blues qui vous fait transpirer et vous colle à la peau et 'He Will Provide' nous accueille avec une introduction à la 'Van Halen' et déroule un nouveau titre ravageur avec une alternance de tempo magistral qui donne une force toute particulière à ce titre et qui nous offre un admirable solo de guitare dans le deuxième moitié. La fin de l'album fait défiler le mid-tempo mélodique 'We Will Meet Again', certes classique mais tellement efficace, un 'God of War' qui fait office de ballade dans certaines parties qui alternent avec d'autres beaucoup plus rapides et le titre éponyme de l'album qui est finalement la composition la plus proche d'une ballade, même si le tempo reste assez enlevé à certains endroits.

En résumé, ce nouvel album des Anglais de 'Inglorious' est encore une réussite totale et, même si pour ma part il manque des titres plus tranquille comme le magnifique 'Wake' du premier album ou 'Glory Day' du dernier, le renouveau du line-up amène certainement plus de spontanéité et de fraicheur, tout cela étant transcendé par une production irréprochable ce qui devrait faire de 'We Will Ride' une des sorties majeures de l'année 2021 en hard-rock...

Interprêtes

Nathan James (Chant), Dan Stevens (Guitare), Danny Dela Cruz (Guitare), Vinnie Colla (Basse), Phil Beaver (Batterie)


Artiste : 3.2

Album : Third Impression

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 15-03-2021

Après l'admirable ' The Rules Have Changed' que 'Robert Berry' avait sorti en 2018 et qui nous replongeait dans l'ambiance des années 70 avec les magnifiques prestations du regretté 'Keith Emerson', 'Third Impression' est le nouvel album de l'Américain qui continue de faire vivre cette complicité entre les trois artistes 'Keith Emerson', 'Carl Palmer' et lui-même concrétisée par un premier album en 1988, baptisé 'To The Power of Three'. Alors, après une écoute de ce dernier album, lorsque les dernière notes de 'Never' résonnent à nos oreilles, on est pris dans un grand tourbillon nostalgique et l'émotion est à son comble car cette dernière composition fut la dernière que les deux artistes ont co-écrites et on se dit que le livre du projet '3' se referme avec ses derniers sonorités de claviers si caractéristiques de Keith qui se sont greffés au plus profond de notre mémoire il y a quelques décennies (écoutez le solo à la cinquième minute). Mais revenons à cet album qui nous offre un patchwork de genres disséminés tout au long des 10 titres pour un bonheur d'écoute de près d'une heure.

Comme si nous partions en voyage pour aller visiter différents pays avec chacun leur culture, 'Third Impression' est un périple fait d'un patchwork de styles musicaux et 'Top of the World' ouvre le bal avec un dédale progressif dans lequel il fait bon se perdre avec des rythmiques changeantes, des intensités qui vont de parties semi-acoustiques à du rock lourd et des claviers toujours autant imaginatifs. 'What Side You’re On' est un titre puissant et direct qui est dans l'ambiance de certaines compositions d'ELP à l'époque de 'Black Moon', puis 'Black Of Night' nous fait passer par toutes sortes de sonorités, rock/folk dans la première moitié et qui après une envolée majestueuse aux claviers se calme pour une section plus calme, le piano ayant remplacé les claviers grandioses, le final revenant au thème de départ. Avec 'Killer of Hope', on retrouve un titre plus musclé et plus direct, puis 'Missing Piece' avec son introduction avec sonorités de guitare exotique, déroule une belle mélodie dans laquelle 'Robert Berry' est mis en avant et montre tout son talent de chanteur et de guitariste. Ce qui suit nous offre le petit bijou mélodique 'A Bond of Union' qui monte encore le curseur émotionnel avec ce très beau passage pianistique dans la deuxième partie de titre, puis, 'The Devil of Liverpool' nous embarque dans un tempo remuant des pays latins tout en ayant des sonorités contemporaines remarquables de claviers, le petit break en milieu de titre étant de toute beauté et avec 'Emotional Trigger', on part vers des contrées jazzy complètement addictives et on se retrouve au milieu d'un club de jazz avec un piano qui nous berce langoureusement. 'A fond Farewell' nous fait revenir à du rock progressif imaginatif des années 70 avec bien entendu ce parallèle avec ELP dans les parties instrumentales, les parties chantées me faisant plutôt penser à 'Genesis' ou 'Yes' et l'album se termine avec 'Never' qui une composition nous faisant remonter quelques décennies en arrière et qui, au-delà de l'émotion qu'elle suscite, est une vraie mosaïque progressive dans laquelle on se laisse guider dans un labyrinthe sonore faits de sections toutes aussi imaginatives les unes que les autres et qui devrait faire des heureux chez toute amatrice et tout amateur de progressif.

En résumé, comme l'avais été son prédécesseur, ce dernier album de 'Robert Berry' est encore un très bel hommage à 'Keith Emerson' mais est également un témoignage remarquable d'un progressif varié explorant différents styles avec un son moderne ce qui devrait plaire non seulement aux fans d'ELP' mais également à tout un public ayant baigné dans le progressif des années 70...

Interprêtes

Robert Berry (Claviers, Chant, Guitare, Basse), Keith Emerson (Composition, Arrangements)


Artiste : Joel Hoekstra's 13

Album : Running Games

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 16-03-2021

Je vous ai parlé il n'y pas si longtemps de 'Whitesnake' avec le dernier album d'Inglorious' et c'est au tour de 'Joel Hoekstra', guitariste de 'Whitesnake' de sortir un deuxième enregistrement studio avec son projet 'Joel Hoekstra's 13', son premier album 'Dying to Live' datant de 2015. Et quand on voit le line-up, Joel ne s'est pas entouré des moins bons artistes de la scène hard-rock/métal puisqu'on retrouve 'Derek Sherinian' aux claviers (ex 'Dream Theater' et maintenant membre de 'Sons Of Apollo'), le chanteur 'Russell Allen' (entre autres 'Symphony X', 'Allen/Olzon' et 'Ayreon'), le chanteur 'Jeff Scott Soto' en chœurs de luxe (entre autres 'W.E.T.', 'Octovision', 'Sons Of Apollo' mais également en solo), le bassiste 'Tony Franklin' (entre autres 'Unruly Child' et 'Rob Moratti') et le batteur 'Vinny Appice' (Entre autres 'Black Sabath', 'Dio', 'Tara Lynch' et 'Stagma') auxquels on peut rajouter la chanteuse 'Chloe Lowery' de 'Trans-Siberian Orchestra'. Bref, un casting d'enfer pour un très bon album entre hard-rock et heavy métal qui nous fait défiler des titres tous autant accrocheurs les uns que les autres avec un éventail de ce que l'on a pu faire de mieux dans les cinquante dernière années. Certes, 'Joel Hoekstra' ne va pas révolutionner le genre mais à l'écoute du puissant 'Finish Line' au riffs de guitare tranchants ou des mélodiques 'I'm Gonna Lose It' aux sonorités de 'Rainbow' et 'Hard To Say Goodbye' avec son refrain entêtant nous ramenant aux années 80 jusqu'au titre bonus 'Lay Down Your Love' qui n'a rien à envier au reste, on passe un merveilleux moment à l'écoute de ce 'Running Games'. Et quand le rythme s'adoucit, 'Joel Hoekstra' a également un don pour des compositions mid-tempo addictives que sont le mélodique 'How Do You', 'Rech the Sky' avec son refrain qui ne demande qu'à être repris en chœurs ou 'Lonely Days', tagué rock mélodique, ou les classiques que sont 'Heart Attack' et 'Fantasy' dans un hard-rock classique mais tellement efficace ou encore le trompeur 'Cried Enough for You' qui alterne un lent tempo de ballade avec des parties beaucoup plus rapides, sans oublier la belle ballade éponyme de l'album.

Bref, ce nouveau bébé du guitariste de 'Whitesnake' est un très bon album que l'on déguste de la première à la dernière composition avec des mélodies addictives dans une ambiance énergique, tout cela étant interprété de manière magistrale (mais comment pourrait-il en être autrement avec cette belle brochette d'artistes !) et si vous êtes fans de hard-rock classique à travers les âges, vous pouvez y aller les yeux fermés, ce 'Running Games' est fait pour vous...

Interprêtes

Joel Hoekstra (Guitare), Derek Sherinian (Claviers), Russell Allen (Chant), Jeff Scott Soto (Choeurs), Tony Franklin (Basse), Vinny Appice (Batterie) + Invités : Dave Eggar (Violoncelle), Chloe Lowery (Choeurs), Katie Kresek (Violon, Alto), Lenny Castro (Percussions)


Artiste : Durbin

Album : The Beast Awakens

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 18-03-2021

'James Durbin' est un jeune chanteur et guitariste Américain qui a été connu dans l'émission 'American Idol' et qui a commencé à sortir des albums en solo à partir de 2011 avec 'Memories of a Beautiful Disaster', trois autres albums ayant suivis et le dernier 'Homeland' date de 2018. A ceci on peut rajouter qu'il a été le chanteur de 'Quiet Riot' sur leur deux dernier albums studio. Mais contrairement à son dernier album solo 'Homeland' qui était principalement acoustique dans lequel il revenait aux sources de la chanson Américaine, ce dernier album 'The Beast Awakens' de son nouveau projet 'Durbin' est bien tourné vers du heavy métal et, pour l'occasion, il est accompagné de 'Barry Sparks' à la basse, 'Mike Vanderhule' à la batterie et a invité des artistes Américains avec pas moins de huit guitaristes. On est donc embarqué dans une petite heure de bon heavy métal qui nous ramène aux années 80 et qui se partage entre une majorité de compositions énergiques aux riffs de guitare musclés que sont 'The Prince of Metal', 'Kings Before You', 'The Beast Awakens', 'Calling Out For Midnight' et 'Rise to Vahalla' mais également d'autres titres entre rock et hard-rock mélodique comme 'Into The Flames', 'Evil Eye', 'Necromancer' ou encore l'entraînant 'By the Hornes'. D'autres compositions plus mid-tempo tout en restant puissantes comme 'The Sacred Mountain' ou 'Riders on the Wind' permettent de varier les ambiances et la ballade, très belle, n'est pas oubliée avec 'Battle Cry'.

En résumé, même s'il ne va pas révolutionner le métal, 'James Durbin' sort un album de qualité qui nous offre une suite de compositions toutes aussi addictives les unes que les autres et 'The Beast Awakens' devrait plaire à un public aimant un heavy métal qui nous ramène quelques décennies en arrière...

Interprêtes

James Durbin (Chant, Guitare), Barry Sparks (Basse), Mike Vanderhule (Batterie) + Invités : Chris Jericho (Chant), Earl Salindo (Claviers), Paul Grimm (Claviers), Phil Demmel (Guitare), Jon Yadon Jr (Guitare), Marc Putnam (Guitare), Dylan Rose (Guitare), Nick Gallant (Guitare), Ellison Locke (Guitare), Jeremy Locke (Guitare), Ryan Heggum (Guitare)


Artiste : Kreek

Album : Kreek

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 19-03-2021

En même temps que ('James Durbin'), le chanteur 'Antony Ellis' (chanteur également de 'Bigfoot') sort son premier album sous le nom du projet 'Kreek' dans lequel il a convié les guitaristes 'Nick Clarke' et 'Dan Collict', le bassiste 'Lee Andrews' et le batteur 'Seb Sweet'. Ils nous offrent 10 titres qui nous ramènent quelques décades en arrière en commençant par le mid-tempo 'At The Bottom Of Hell' avec tous les ingrédients d'un bon hard-rock classique : une mélodie qui s'apprivoise immédiatement, une rythmique entraînante sur laquelle on a immédiatement envie de taper du pied, un chanteur qui, sans forcer sa voix, offre une prestation vocale remarquable et, cerise sur le gâteau, un solo de guitare final digne de ce nom mettant en avant 'Nick Clarke'. Et ça se poursuit dans cette ambiance électrique avec un énergique 'Missiles', un énorme 'Meet Your Maker' avec sa rythmique addictive et son refrain entêtant, suivi de 'Million Dollar Man' d'une efficacité redoutable (qui a fait l'objet d'une vidéo, voir ci-dessus). Même atmosphère avec le groovy 'One Voice' et ses sonorités Arabisantes, puis l'entraînant et mélodique 'Man On My Together' avec un nouveau refrain entêtant. La fin de l'album ne faiblit pas et nous offre 'Stand Together' que n'auraient pas reniés les Britanniques de 'Led Zeppelin', 'Down 'N Dirty' avec une nouvelle rythmique qui vous donnent une envie irrésistible de bouger et 'Get Up' qui comme son titre l'indique n'est pas le genre de titre que l'on écoute sagement sans bouger, l'opus se terminant sur la ballade de l'album, toujours très classique mais qui permet de se remettre tout doucement et de belle manière de tous les hits mélodiques précédents.

Bref, à l'image du dernier album de 'James Durbin', les Anglais de 'Kreek' nous proposent un album rempli de bon hard-rock qui nous font remonter à l'âge d'or de ce style ce qui destine 'Kreek' à tout un public aimant les grandes formations de hard-rock des années 70...

Interprêtes

Antony Ellis (Chant), Nick Clarke (Guitare), Dan Collict (Guitare), Lee Andrews (Basse), Seb Sweet (Batterie)


Artiste : The Pretty Reckless

Album : Death By Rock and Roll

Date de Sortie : 12-02-2021

Ajouté le : 20-03-2021

Les Américians de 'The Pretty Reckless' reviennent avec un nouvel album, 'Death By Rock and Roll', après 'Who You Selling For' datant déjà de 2016. Il faut dire que pas mal de choses se sont passés depuis le dernier opus, pas forcément très simples à surmonter avec la mort du chanteur et guitariste 'Chris Cornell' en 2017 pendant la tournée Américaine avec 'Soundgarden' dans laquelle 'The Pretty Reckless' assurait la première partie et ensuite la mort de leur ami et producteur 'Kato Khandwala'. Et c'est justement avec un hommage à leur producteur que l'album débute dans un énergie rock communicative ce qui donne l'occasion à la chanteuse 'Taylor Momsen' de montrer son côté rockeuse avec une interprétation explosive. Dans le même style, on peut également citer 'Only Love Can Save Me Now' tout en alternance entre puissance et relâchement avec les deux invités de marques de 'Soundgarden', 'Kim Thayil' et 'Matt Cameron', 'And So It Went' avec la participation du six-cordistes 'Tom Morello', 'My Bones' avec ses riffs ravageurs dans une rythmique tribale, ou encore le lourd mid-tempo 'Witches Burn', ambiance que l'on retrouve également sur 'Turning Gold'. Mais 'The Pretty Reckless', c'est aussi la tradition de la chanson country Américaine avec les deux derniers titres de l'album 'Rock n Roll Heaven' et 'Harley David' mais également des ambiances plus calmes remplis d'une grande intensité émotionnelle comme le magnifique '25' dans lequel 'Taylor Momsen' fait référence à l'année de ses 25 ans avec ce petit clin d'œil au 'Beatles' en deuxième partie de titre ou le popisant 'Got So High' ou encore la très belle ballade acoustique 'Standing At The Wall'.

En résumé, 'The Pretty Reckless' se bonifie album après album et ce dernier bébé est d'une efficacité redoutable, et comme je prends souvent mes références dans le rock des seventies, les Américains sont un peu pour moi les 'Pretenders' des années 2020, leur style n'éant pas si différent que ça et 'Taylor Momsen' me faisant penser à 'Chrissie Hynde' dans les années 70/80...

Interprêtes

Taylor Momsen (Chant, Guitare), Ben Phillips (Guitare), Mark Damon (Basse), Jamie Perkins (Batterie) + Invités : Kim Thayil (Guitare), Matt Cameron (Batterie), Tom Morello (Guitare)


Artiste : Relayer

Album : Broken Branches

Date de Sortie : 11-02-2021

Ajouté le : 12-03-2021

'Relayer' est une formation Américaine créée dans les années 90 par des amis d'enfance 'Tom Burke', 'Tim LaRoi' et 'John Sahagian' et qui à l'époque avaient enregistré plusieurs albums studio ('A Grander Vision' en 1994, 'The Testing Fashion' en 1996 et 'Last Man On Earth' en 1998). Revenu une première fois en 2007 avec 'Façade', ce n'est qu'en 2019 que le cinquième album baptisé sobrement 'V' est sorti et c'est avec leur dernier album 'Broken Branches' datant de début février 2021 que je les découvre. Leurs influences sont diverses et ils évoluent entre pop et rock teinté de progressif qui nous fait remonter aux années 70 avec des lignes mélodiques qui s'apprivoisent assez rapidement dans des formats entre 4 et 7 minutes.

'Paradigm' débute l'album dans une ambiance tranquille avec quelques riffs de guitares un peu plus appuyés pouvant rappeler des formations des années 70 comme 'Wishbone Ash' ou 'The Who', puis, 'Hear Me Out' continue dans cette atmosphère et sur ce titre, la rythmique est typique de celles d'Alan Parsons Project'. Avec 'Turnaround', on est de plein pied dans une pop légère et elle pourrait être un croisement entre les 'Beatles' et 'ELO' et 'Protectors' est une belle ballade semi-acoustique à la 'BJH'. Ce qui suit continue dans cette atmosphère nostalgique de cette période d'or d'un rock élégant et imaginatif avec l'entraînant 'Something's Changed' ou l'addictif 'Mouse in the Mille' et sa rythmique marquée sur laquelle on se laisse embarquer à la manière d'un 'Another Brick In The Wall' des 'Floyds' ou le tranquille 'Ghost' sur lequel on s'abandonne complètement, puis, 'Halfway Home' amène un aspect un peu plus progressif, tout d'abord par sa longueur mais également par sa structure plus complexe, orientation que l'on retrouve également dans le titre qui suit 'Solstice Suite', entièrement instrumental. Et l'album se termine de très belle manière avec, tout d'abord, 'Way Too Long' qui nous offre des sonorités de piano à la 'Supertramp' et de claviers nous ramenant aux années 70, et enfin, le mélodique et intense 'Twilight' avec un remarquable solo de guitare 'Floydien' et une très belle prestation vocale de 'John Sahagian'.

En résumé, les Américains de 'Relayer', sans faire le buzz sur internet (et c'est bien dommage), sortent un très bon album influencé par la pop et le rock saupoudrés de progressif, nous faisant remonter quelques décennies en arrière et mettant en avant des artistes de talent, un son moderne et une remarquable production ce qui destine 'Broken Branches' à un public aimant la musique pop/rock avec des lignes mélodiques que l'on s'approprie immédiatement et qui est héritée des formations incontournables des seventies...

Interprêtes

John Sahagian (Chant, Claviers), Tom Burke (Basse), Tim LaRoi (Guitare), Bill Kiser (Batterie)


Artiste : Downes Braide Association

Album : Halcyon Hymns

Date de Sortie : 05-02-2021

Ajouté le : 08-03-2021

'Chris Braide' et 'Geoff Downes' sortent un nouvel album après le remarquable live 'Live In England' sorti fin 2019. Ils ont mis à contribution la situation actuel qui les privait de concert à fin février 2020 pour enregistrer ce nouvel opus et ils nous proposent un album bien fourni dépassant l'heure d'écoute avec 12 compositions. Dans un rock progressif paisible, ils mélangent des influences puisées dans les grands noms du progressif des années 70 et chaque composition a été peaufinée pour nous offrir de belles mélodies qui se dégustent avec plaisir et qui donnent envie de les rejouer une fois terminées.

D'entrée avec 'Love Among the Ruins', on est embarqué dans un doux voyage sur un petit nuage dans une ambiance pop subtile et radieuse avec le doux chant de 'Chris Braide' et avec les magnifiques interventions de guitare de 'Geoff Downes', les sonorités rappelant des formations comme 'Barclay James Harvest' ou 'Alans Parsons Project', puis 'King of the Sunset' continue dans cette ambiance chaleureuse avec une ballade dont la mélodie s'incruste immédiatement dans la tête, les harmonies vocales étant de toute beauté, 'David Longdon' étant invité pour l'occasion et formant une magnifique duo avec 'Chris Braide' et ce titre offre un final instrumental 'Floydien' avec une guitare acoustique aux accords rapides ponctué par deux temps marqués et puissants. Avec 'Your Heart Will Find the Way', nous poursuivons avec un nouveau bijou mélodique et ce n'est pas par hasard qu'il a été choisi comme single (voir vidéo ici, puis avec 'Holding the Heavens', on revient aux ambiances à la 'BJH'. Nous continuons notre voyage ensoleillée avec le court 'Beachcombers' dans une atmosphère proche de 'Yes' (d'ailleurs, la pochette de l'album est tout à fait dans la continuité de celles des albums de 'Yes'), la magnifique ballade 'Warm Summer Sun' dans laquelle on se laisse embarquer par la mélodie addictive, tout comme le titre suivant 'Today', cette fois dans la lignée d'Elton John', l'accompagnement au piano amenant une belle douceur à l'ensemble et le solo de guitare dans la deuxième partie étant un vrai bonheur. La suite de l'album nous offre le semi-acoustique 'Hymn to Darkness' mettant en avant la belle voix de 'Chris Braide' et de belles harmonies vocales, l'entraînant 'She'll Be Riding Horses' avec un nouveau refrain entêtant nous ramenant aux mélodies d'Asia' dans la période 'Aura', et l'on retrouve la même atmosphère tranquille d'Hymn to Darkness' dans le court 'Late Summer'. L'album se termine par 'Remembrance' et 'Epilogue', 'Remembrance', de près de 12 minutes qui n'est pas forcément le titre qui amène la plus grande variété musicalement car le même thème est répété tout au long du titre et ce sont donc les paroles qui prennent une place prépondérante et qui évoquent des souvenirs de l'été 1976 avec une alternance entre le chant de 'Chris Braide' et la narration de 'Barney Ashton Bullock', 'Epilogue' étant la petite virgule vocale pas forcément indispensable clôturant ce très bel album.

En résumé, le duo ' Chris Braide' et 'Geoff Downes' sortent un album très attachant qui nous emmène dans un délicieux voyage fait d'une pop douce et raffinée qui nous renvoie quelques décennies en arrière et 'Halcyon Hymns' est à conseiller à toutes celles et tous ceux qui aiment les références cités ci-dessus, auxquelles je pourrais rajouter des artistes comme 'Steve Hackett', 'Genesis', 'Camel' ou encore 'Renaissance'...

Interprêtes

Chris Braide (Chant, Guitare, Claviers), Geoff Downes (Claviers) + Invités : Ash Soen (Batterie), Andy Hodge (Basse), Dave Bainbridge (Guitare), David Longdon (Chant), Marc Almond (Chant), Barney Ashton Bullock (Narration)


Artiste : Transatlantic

Album : The Absolute Universe : Forevermore

Date de Sortie : 05-02-2021

Ajouté le : 09-03-2021

Lorsque je vous ai parlé de 'Neal Morse' pour la dernière fois, c'était début 2021 avec le live 'Jesus Christ the Exorcist' au Morsefest 2018 et en ce qui concerne 'Mike Portnoy', c'était pour la sortie du dernier live de 'Flying Colors' fin 2020 ('Neal Morse' en est également un membre). Quant à 'Roine Stolt', c'était pour le dernier 'The Flower Kings' datant de fin 2020, et finissons par la bassiste 'Pete Trewavas' qui, avec 'Marillion', a sorti début 2020 l'album 'With Friends from the Orchestra' mais qui a également participé à l'admirable projet de 'Robert McClung', 'Black Swallow' datant également de 2020. Bref, pas la peine de vous faire un dessin, 'Transatlantic' est un super groupe formé par un quatuor de forcenés de la musique qui nous enchantent à chaque sortie de leur différents projets et qui ont chacun un CV long comme le bras.

On peut donc légitimement ne pas les blâmer si ce nouveau bébé 'The Absolute Universe' sort seulement sept longues années après 'Kaleidoscope', d'autant plus que ce n'est pas un mais deux albums qui s'offrent à nous avec une version courte d'environ une heure 'The Breath of Life' et une version longue 'Forevermore' d'une heure et demi, 'Neal Morse' défendant le premier format et 'Roine Stolt' le deuxième, 'Mike Portnoy' leur proposant alors de produire chacun leur opus. Et comme ils ne font jamais rien à moitié, leur notion de versions va bien au-delà de condenser la longue en courte mais est une approche différente avec des compositions différentes au niveau des paroles (jusqu'aux noms des titres) mais également au niveau des interprétations qui peuvent être différentes. Je ne ferai pas d'analyse des différences car c'est au public de trouver la version qui lui correspond le mieux mais, il est certain que toutes les amatrices et tous les amateurs de grandes sagas progressives préféreront sans doute la version longue qui est une suite sans interruption (juste le blanc après 'The World We Used to Know', il faut bien changer de CD !!). Je ne détaillerai pas non plus l'ensemble des titres, étant donné la densité de chaque composition ce qui allongerait considérablement cette chronique (il y a déjà tellement de bonnes chroniques sur Internet) mais je parlerai simplement des deux points forts qui m'ont marquées en écoutant la version longue : tout d'abord, on retrouve toutes les influences de cinq décennies de rock progressif tout au long de ces 90 minutes et chaque instant nous ramène à un univers connu et l'on se remémore tous ces artistes qui ont marqué notre parcours musical en partant des 'Beatles', de 'King Crimson' ou de 'Yes' jusqu'aux formations respectives des quatre artistes avec bien entendu 'Flying Colors', 'Neal Morse Band', 'The Flower Kings' et 'Marillion', en passant par toutes les formations majeures qui ont pu exister entre temps. Et de ce point de vue, cette album pourrait représenter un témoignage de ce que le progressif a fait de mieux depuis sa création avec ce patchwork de styles qu'ils sont arrivés à mettre bout à bout. L'autre point que je voudrais souligner est qu'au-delà du talent de compositeurs de nos quatre artistes, ils sont également de talentueux musiciens et chanteurs individuellement mais montrent dans ce genre de production un vrai travail d'équipe chacun amenant sa pierre à l'édifice, que ce soit au niveau des magnifiques solos de guitare de 'Roine Stolt' ou des envolées de 'Neal Morse' aux claviers ou du groove admirable de 'Pete Trewavas' sans oublier la section rythmique toujours aussi inventive de 'Mike Portnoy' et je ne parle pas non plus des prestations vocales de chacun (même 'Pete Trewavas' pousse la chansonnette dans le titre 'Solitude') et des harmonies vocales d'ensemble donnant souvent la chair de poule, tout ceci étant sublimé par une production irréprochable.

Bref, pas de surprise pour ce dernier bébé du super groupe 'Transatlantic', on touche encore les étoiles du progressif et on se laisse encore embarquer dans un voyage musical intense qu'il faut apprivoiser petit à petit pour en tirer toute la richesse, ce qui fait de 'The Absolute Universe' un nouvel album à rajouter à la discothèque idéale de toute amatrice et de tout amateur de rock progressif à travers les âges...

Interprêtes

Roine Stolt (Chant, Guitare, Percussions), Mike Portnoy (Chant, Batterie), Neal Morse (Chant, Guitare, Claviers), Pete Trewavas (Chant, Basse)


Artiste : Everdawn

Album : Cleopatra

Date de Sortie : 05-02-2021

Ajouté le : 10-03-2021

'Everdawn' est né des cendres de 'Midnight Eternal' qui est resté noyé dans la masse des formations de métal symphonique (et qui ne m'avait pas laissé une grande impression en concert en 2018 au Z7 en soutien de 'Therion') jusqu'à ce que le trio 'Richard Fischer', 'Boris Zaks' et 'Daniel Prestup' relancent un nouveau projet baptisé 'Everdawn' avec un nouveau line up, puisque la soprano Russe 'Alina Gavrilenko' (alias 'Snowmaiden') qui a émigré au Canada à l'âge de 15 ans avec ses parents et qui s'est fait une solide réputation de chanteuse de métal lyrique, et le bassiste 'Mike Lepond' de 'Symphony X' qui a son propre projet 'Whore of Babylon', font désormais partie de l'aventure. Fort de ces deux recrues de talent, le combo Américain sort un premier album 'Cleopatra' qui devrait assez rapidement faire parler de lui dans le milieu du métal symphonique et au-delà.

Malgré le titre 'Cleapotra' qui préfigure un album concept, les compositions ne sont pas entièrement liées à la reine Egyptienne mais couvrent différents sujets assez disparates. 'Ghost Shadow Requiem' ouvre l'album dans un style symphonique puissant et rapide et on découvre le registre vocal d'Alina Gavrilenko' assez haut perché qui a tous les atouts pour rivaliser avec les ténors du genre, en commençant bien évidemment par la soprano la plus connu du milieu du métal symphonique, j'ai nommé 'Tarja' et on peut également noter une bonne place laissé pour un premier solo de guitare magistral. D'ailleurs, le titre suivant 'Stranded in Bangalore', très entraînant et avec une mélodie addictive, pourrait très bien faire partie du répertoire de la Finlandaise et on se laisse déjà à rêver à un duo entre les deux chanteuses, puis, la chanson titre, avec des ruptures de tempos et une ambiance Orientale en font une composition originale mélangeant symphonique et progressif. Avec 'Your Majesty Sadness', l'invité de marque 'Thomas Vikström' de 'Therion' forme un très beau duo vocal avec Alina et les lignes mélodiques du refrain ne nous quittent plus, puis, 'Infinity Divine' revient à du métal mélodique plus classique et 'Pariah's Revenge', en alternant intensités et tempos est encore une composition mélangeant métal mélodique, power, symphonique et néo-classique, 'Alina Gavrilenko' continuant de nous éblouir par sa parfaite maitrise vocale, tout comme dans le puissant et rapide 'Lucid Dream' qui suit et qui continue de mélanger power, néo-classique (très beau solo de guitare) et symphonique. La dernière partie de l'album nous offre un entraînant 'Heart of Lion', le court instrumental 'Toledo 712 AD' amenant une pincée de progressif, le rapide 'Rider of the Storm' dans lequel 'Alina Gavrilenko' montre encore toute l'étendue de sa palette vocale et enfin 'The Last Eden' qui termine l'album en beauté par un bijou mélodique dont la mélodie ne vous quitte plus et mon petit regret est, qu'avec toutes ces compositions admirables, on n'ait pas eu à se mettre entre les oreilles une ou deux ballades alors qu'Alina Gavrilenko' ferait certainement des merveilles dans des moments plus calmes (écoutez 'My Winter Kiss').

En résumé, ce nouveau projet 'Everdawn', à la frontière de différents types de métal est une belle surprise et devrait assez rapidement être connu grâce, tout d'abord, à 'Alina Gavrilenko' qui amène une technique de chant irréprochable et une belle sensibilité mais également grâce à des musiciens très talentueux, tout ceci avec une production sans faille, ce qui fait de 'Cleopatra' un album destiné en premier lieu aux fans de métal symphonique avec une chanteuse lyrique mais pas seulement car 'Everdawn' fusionne différents types de métal ce qui pourrait bien toucher un public encore plus large...

Interprêtes

Alina Gavrilenko (Chant), Richard Fischer (Guitare, Chant), Boris Zaks (Claviers), Mike LePond (Basse), Daniel Prestup (Batterie) + Invité : Thomas Vikström (Chant)


Artiste : The Prog Collective

Album : Worlds on Hold

Date de Sortie : 05-02-2021

Ajouté le : 11-03-2021

En regardant la liste considérable d'invités du bassiste de 'Yes', 'Billy Cherwood' dans le dernier album de son projet 'The Prog Collective', j'ai eu l'impression de faire un inventaire d'une partie des artistes de la scène progressive que je suis régulièrement car si vous cherchez chaque nom dans myprogmusic, il ne doit pas en avoir beaucoup qui ont sorti des albums depuis 2016 qui ne figurent pas dans une de mes chroniques. Ce dernier opus de l'Américain est en fait découpé en deux parties, tout d'abord 6 compositions originales et ensuite 4 reprises revisitées de différents artistes pour la version courte et 7 pour la version longue. En ce qui concerne les compositions originales, le titre éponyme de l'album nous accueille en mettant en avant 'Todd Rundgren' et le violoniste 'L. Chankar' dans une ambiance qui nous ramène à un rock progressif classique des années 70, puis, 'Two Trajectories' qui a fait l'objet d'un single, continue dans cette atmosphère délicate avec 'Geoff Tate' (membre de 'Operation: Mindcrime' au chant et 'Bumblefoot' ('Sons Of Apollo') à la guitare. Dans le même style, la suite fait défiler 'Jon Davison' (le chanteur de 'Yes'), Patrick Moraz (entre autres claviériste de 'Yes' et des 'Moody Blues'), 'Jan Akkerman' (qui a fondé 'Focus'), la chanteuse 'Sonja Kristina', le guitariste 'Steve Hillage' (entre autres membre de 'Gong'), 'Arjen Anthony Lucassen' et 'Steve Hackett'. En ce qui concerne les reprises, la version courte en offre quatre, tous des classiques qui ont fait le tour du monde avec des interprétations assez éloignées des originaux : 'Solsbury Hill' de 'Peter Gabriel', 'A Whiter Shade of Pale' de 'Procol Harum‘s', 'Eyes In The Sky' de 'Alan Parsons' et 'Nights in White Satin' des 'Moody Blues', bref une autre remontée dans le temps remplie de nostalgie...

Interprêtes

Billy Sherwood (Chant, Guitare, Basse, Claviers, Batterie) + Invités : Todd Rundgren (Chant), Lakshminarayana Shankar (Violon), Geoff Tate (Chant), Ron "Bumblefoot" Thal (Guitare), Jon Davison (Chant), Patrick Moraz (Claviers), Jan Akkerman (Guitare), Sonja Kristina (Chant), Steve Hillage (Guitare), Arjen Anthony Lucassen (Chant), Steve Hackett (Guitare), Roine Stolt (Chant, Guitare), Graham Bonnet (Chant), Derek Sherinian (Claviers), Joe Lynn Turner (Chant ), Martin Barre (Guitare), David Clayton-Thomas (Chant), Geoff Downes (Claviers), John Wetton (Chant), Alan White (Batterie), Tony Kaye (Claviers), David Johansen (Chant)


Artiste : Raven Sad

Album : The leaf and the wing

Date de Sortie : 01-02-2021

Ajouté le : 07-03-2021

'Raven Sad' est une formation de rock progressif Italienne qui, après une période d'inactivité dans les années 2010, sort son quatrième enregistrement studio 'The leaf and the wing', 'Samuele Santanna', le guitariste et compositeur du groupe ayant relancé son projet en 2018, leur dernier album 'Layers Of Stratosphere' datant déjà de 2011. C'est donc seulement 10 longues années après que le combo Italien avec un nouveau line-up nous propose 8 compositions, la plupart étant de longs développements qui laissent une bonne place au parties instrumentales, dans un style psychédélique, 'Samuele Santanna' ayant le même feeling qu'un certain 'David Gilmour'.

Après le court instrumental 'Legend #1' qui introduit l'album avec un lent tempo et avec un premier solo de guitare 'Floydien', 'The sadness of the raven', de près de 10 minutes, déroule tranquillement une belle mélodie soutenue par la douce voix de 'Gabriele Marconcini' et par quelques accords de piano alternant avec des parties instrumentales dans lesquelles on est bercé par la guitare électrique de 'Samuele Santanna', puis ' City Lights And Desert Dark' continue dans cette délicate atmosphère qui peut rappeler à certains endroits 'Barclay James Harvest' et qui présente également en milieu de titre des changements bienvenus de tempo et d'intensité, le solo de guitare qui suit étant un pur régal ainsi que le final retombant en quelques notes de piano et de guitare accompagnées par le chant susurré de 'Gabriele Marconcini'. Avec le long développement 'Colorbox' qui suit, les Italiens nous offrent du rock progressif mélangeant des influences diverses dans lesquelles on peut reconnaitre des formations comme 'Marillion', 'IQ', 'Genesis' ou encore 'Saga', cheminant dans un labyrinthe sonore fait de différentes sections dans lesquelles il fait bon se perdre, puis la deuxième partie de l'album continue dans ce style progressif qui demande de s'y attarder pour en tirer toute la richesse avec trois autres longs titres que sont 'Approaching The Chaos', entièrement instrumental, 'Ride the tempest' qui nous embarque pour un nouveau voyage absolument délicieux et 'Absolution Trial' qui offre de remarquables variations d'intensité et de belles parties instrumentales, l'album se terminant avec le thème musical de 'Legend' qui me rappelle certaines sections instrumentales d'Airbag'.

En résumé, Les Italiens de 'Raven Sad' sortent un très bon album de rock progressif qui se bonifie au fur et à mesure des écoutes et 'The leaf and the wing' est à conseiller à un public aimant les longs développements progressifs dans un style raffiné avec des sections instrumentales dignes de ce nom...

Interprêtes

Gabriele Marconcini (Chant), Samuele Santanna (Guitare), Fabrizio Trinci (Claviers, Choeurs), Marco Geri (Basse), Francesco Carnesecchi (Batterie)


Artiste : Steven Wilson

Album : THE FUTURE BITES

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 01-03-2021

Toujours en recherche de nouveaux horizons musicaux, 'Steven Wilson' sort un nouvel album qui devrait encore partager les fans car je cite Steven (bel interview de 'La Grosse Radio.com' ici : "Au départ, je voulais vraiment composer un album qui pourrait refléter le style de 2020… Mes premiers albums solo étaient très nostalgiques : 'To the Bone' reflétait les années 80, 'The Raven That Refused to Sing' les années 70. Je voulais un album ancré dans le présent, moderne et nouveau. Pour arriver à cela, il fallait que je me détache du combo traditionnel : guitare, basse, batterie et me baser plus sur l’électro.".

Et effectivement, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce nouveau bébé de l'Anglais est entièrement tourné vers des sonorités modernes et pour toutes celles et tous ceux qui sont attirés par les instruments traditionnels du rock, 'THE FUTURE BITES' est effectivement aux antipodes de ses autres formations et risquent d'en choquer quelques-uns mais, si on revient en arrière et que l'on parcourt son impressionnante carrière musicale, on se dit que chaque sortie amène son lot de surprises et, que pour toute personne ouverte à différents styles musicaux, il a été un des défricheurs musicaux les plus actifs depuis le début des années 90. On navigue donc dans un nouvel univers 'Wilsonien' fait de synthétiseurs et de boîtes à rythme avec une critique de notre société de consommation et de cette absence de vraie communication due aux réseaux sociaux qui nous isolent un peu plus tous les jours, et ceci débute, après l'introduction feutrée de 'Self', avec 'Unself' qui plante le décor de cet univers moderne électro avec un refrain répétant la même phrase musicale et avec des chœurs féminins légers et enjoués, puis 'King Ghost', tout en gardant un aspect résolument contemporain avec une rythmique électronique, met en avant la voix de tête de 'Steven Wilson' dans une ambiance vaporeuse. '12 Things | Forgot' nous fait revenir à un 'Steven Wilson' plus conventionnel avec toutes les influences pop de l'Anglais des années 70 qui ressortent dans une composition qui aurait pu trouver sa place sur un album de 'Blackfield'. Avec 'Eminent Sleaze', j'ai l'impression d'entendre un mélange entre les sonorités actuelles électro et des lignes mélodiques du disco des années 80 et 'Man Of the People' revient à une pop aérienne où l'on retrouve le Wilson plus intimiste et on n'est finalement pas si loin de certaines compositions de 'To The Bone'. Le titre le plus long de l'album arrive avec 'Personal Shopper' qui a fait l'objet d'un premier single et qui a fait découvrir ce nouvel univers de l'Anglais et est une sorte de rencontre assez improbable entre l'électro et le progressif dans laquelle la société de consommation est passée au crible et dans laquelle 'Elton John' fait une apparition des plus singulières car il prête sa voix pour énoncer une liste de courses. Avec 'Follower', même si le côté électronique est encore bien présent, on revient en terrain connu avec l'utilisation de la guitare électrique et 'Count of Unease' conclut l'album de manière décalée par rapport au reste avec une composition planante comme si 'Steven Wilson' voulait déjà nous dire que la voie stylistique empruntée sur cet album sera encore remise en cause dans ses prochaines sorties.

En résumé, dans ma dernière chronique, j'avais comparé 'Steven Wilson' à 'David Bowie' et ce nouvel album me conforte encore dans cette idée qu'il est le Bowie des années 2000 avec ses différents visages qui en font un chercheur perpétuel de nouveaux horizons musicaux et, même si certains n'arriveront pas à adhérer à ce nouvel opus, 'THE FUTURE BITES' montre une facette résolument moderne mais également assez déroutante qui en feront un des albums certainement les plus controversés de l'Anglais mais qui montre également qu'il continuera sans aucun doute, pour notre plus grand bonheur, à nous étonner dans le futur en nous faisant découvrir d'autres univers musicaux...

Interprêtes

Steven Wilson (Chant, Guitare, Claviers, Percussions), David Kosten (Programmation), Fyfe Dangerfield (Chant, Choeurs), Nick Beggs (Basse), Michael Spearman (Batterie), Bobbie Gordon (Chant, Choeurs), Crystal Williams (Chant, Choeurs), Wendy Harriott (Chant, Choeurs) + Invités : Elton John (Chant), Rotem Wilson (Chant)


Artiste : Elegy Of Madness

Album : Live at Fusco Theater

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 02-03-2021

Le même jour sont sortis deux concerts de métal symphonique et ce premier concert concerne les Italiens de 'Elegy Of Madness' qui, après leur dernier album 'Invisible World' sorti début 2020, ont enregistré 'Live at Fusco Theater' avec l'orchestre 'Giovanne Orchestra Jonica' à la suite d'un concours musical organisé par le département de la culture de Tarente. Les compositions de ce court concert d'un peu plus d'une heure mettent en avant les deux derniers enregistrements studio, le dernier album étant bien représenté car il est pratiquement joué dans son intégralité. On retrouve donc les titres entraînants dans un métal symphonique classique mais très efficace avec l'apport de l'orchestre et de chœurs samplés qui densifient l'ensemble et on peut citer par exemple 'Egodemon', 'Believe' 'New Era', 'Es', 'Apnoea' (vidéo ci-dessus), 'Fil Rouge' ou encore le titre final 'Devine Obsession' mais également des moments plus calmes comme le mid-tempo 'Nobody Cares', les ballades 'Memories River' et 'Reborn' ainsi que l'instrumental 'To Esperia' consacré entièrement à l'orchestre. Bref, ' Live at Fusco Theater' est un concert très agréable à écouter et qui sera sans aucun doute apprécié par toutes les amatrices et tous les amateurs de métal symphonique...

Interprêtes

Anja Irullo (Chant), Tony Tomasicchio (Guitare, Growls), Marco Monno (Guitare), Luca Basile (Violoncelle), Larry Ozen Amati (Basse), Francesco Paolo Caputo (Batterie) + Invités : Giovanne Orchestra Jonica


Artiste : Victoria K

Album : Essentia (Live Isolation Concert)

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 02-03-2021

Le deuxième live de métal symphonique sorti le 29 Janvier dernier concerne les Australiens de 'Victoria K' qui ont sorti un premier album 'Essentia' en Avril 2020 et qui a été enregistré pendant le confinement et qui a fait l'objet de la sortie d'un DVD. Etant donné la discographie très limitée de cette nouvelle formation, on retrouve l'ensemble des compositions de 'Essentia' que j'avais détaillé lors de sa sortie et l'ambiance dégagée n'est pas forcément celle d'un concert, le public n'étant pas présent ce qui destine principalement cet album aux fans qui pourront se procurer le DVD...

Interprêtes

Victoria K (Chant), Sheri Vengeance (Chant), Julia Mammone (Guitare), Marty Kawaler (Basse), James Davies (Batterie)


Artiste : Final Gravity

Album : Surviving Humanity

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 03-03-2021

'Final Gravity' est une formation Américaine que je découvre avec leur album 'Surviving Humanity' sorti fin Janvier 2021 mais qui a déjà plus d'une dizaine d'années d'existence avec un premier album éponyme du groupe datant de 2009 ici et un EP '4 Pack' datant de 2010 qui voyait l'intégration de la chanteuse 'Melissa Jane Dichiera' pour compléter le line up des quatre membres fondateurs. Leur style mélange du rock et du métal progressif avec des compositions denses qui se découvrent petit à petit, écoute après écoute.

'New Day' ouvre l'album dans une ambiance tranquille nous faisant découvrir 'Melissa Jane Dichiera' avec une identité vocale forte qu'elle maitrise parfaitement et dans lequel les alternances entre parties vocales et instrumentales sont très bien dosées ce qui permet à 'Michael Clark' de nous proposer un remarquable solo de guitare, puis 'Sincerely Satan' change de style en durcissant le ton dans un style rock plus direct avec une première moitié qui prend petit à petit de la puissance, Melissa ayant cette facilité de moduler sa voix en fonction de l'intensité. Avec 'Hollow Days', après une première partie calme qui monte en puissance tout doucement, des riffs de guitare saturés introduisent une deuxième partie beaucoup plus énergique laissant place sans transition à une rupture pour revenir au thème de départ dans une ambiance beaucoup plus tranquille, puis, 'Hello, Hello (Bleeding Sadness)', bien placé en milieu d'album est une ballade avec une magnifique mélodie entêtante. La deuxième partie de l'album se poursuit avec l'entraînant 'Leaving' qui a une rythmique chaloupée à la 'Led Zeppelin' et une admirable section instrumentale dans la deuxième partie du titre, puis, c'est encore une changement d'ambiance avec 'No Love', assez contrasté, entre une première partie dans laquelle on se laisse bercer par la voix délicate de Melissa et une deuxième partie qui, après une section rythmique aux sonorités du début des 'Floyds' rappelant des séquences d'Ummagumma', durcit le ton avec un changement radical de chant qui devient beaucoup plus énergique. Quant aux deux derniers titres, 'My Eternity' et 'Poenix', le mélange fait de rock direct et de parties beaucoup plus progressives constituées d'alternances rythmiques et d'intensité illustrent bien toute la particularité et l'originalité de cette formation.

En résumé, ce nouvel album des Américains de 'Final Gravity' montre tout le chemin parcouru depuis leur début et propose des compositions qui prennent toute leur dimension après plusieurs écoutes ce qui destine 'Surviving Humanity' à un public aimant un progressif moderne naviguant entre rock et métal...

Interprêtes

Melissa Jane Dichiera (Chant), Michael Clark (Guitare, Claviers, Choeurs), Charles Mumford (Basse), John Chominsky (Batterie) + Invité : Paula Yoo (Violon)


Artiste : Souls Of Diotima

Album : Janas

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 04-03-2021

Après 'The Sorceress Reveals – Atlantis' en 2016, les Italiens de 'Souls Of Diotima' continuent avec leur dernier album 'Janas' de nous raconter des histoires issues de la mythologie Méditerranéenne avec des récits sur les Janas, des créatures féériques de l'île de Sardaigne. On retrouve leur style original et diversifié fusionnant métal mélodique, symphonique et progressif ce qui fait des Italiens une formation à part dans le paysage musical métal et ce nouveau bébé amène encore son lot de bonnes surprises mais est certainement plus direct que l'était son prédécesseur grâce à des lignes mélodiques qui s'apprivoisent à la première écoute.

Cet variété s'illustre dès les trois premiers titres : tout d'abord, 'The Black Metal' ouvre le bal dans une ambiance épique et puissante avec une première mélodie accrocheuse aux sonorités orientales et des chœurs imposants, puis, 'Sleep Demon' prend le relais dans une ambiance beaucoup plus moderne avec une rythmique entraînante, un refrain aux basses marquées proches de la techno et un remarquable solo de guitare de 'Fabio Puddu', et enfin, 'The Princess Of Navarra' est une power ballade très classique mais tellement efficace avec cette section mémorable du solo de guitare suivi de chœurs masculins majestueux préparant un final avec de profondes basses. Avec la chanson titre, le mélange power et symphonique met en avant des sections vocales remarquables que ce soit avec les growls d'Antonio Doro' répondant à 'Claudia Barsi' ou avec les chœurs accompagnant une mélodie entêtante, puis, 'The Dark Lady' en remet une couche avec un nouveau bijou mélodique qui peut rappeler certaines sonorités de 'Delain' et qui pourrait faire des envieux dans les meilleures formations de métal symphonique. La deuxième partie de l'album ne faiblit pas et nous offre 'Ichnos Superhero', le titre mélodique et entraînant parfait pour terminer un concert en beauté, le puissant 'My Roots' avec ses remarquables changements rythmiques qui en font un exemple type de ce talent qu'on les Italiens de s'approprier plusieurs types de métal, puis, sans transition, 'Maty' qui nous embarque dans un lent tempo puissant avec des chœurs somptueux et des lignes mélodiques empruntées à la culture Méditerranéenne, un nouveau hit mélodique 'Mediterranean Lane' entraînant avec la basse d'Antonio Doro' qui mène la danse et enfin, le dernier titre mais pas le moindre, 'Sherden', qui termine magnifiquement l'album avec des chœurs admirables, un nouveau solo de guitare tout en feeling et un refrain qui ne nous quitte plus.

En résumé, ce dernier album des Italiens de 'Souls Of Diotima' est une réussite totale avec des compositions toutes aussi remarquables les unes que les autres et si vous aimez un métal puissant et mélodique avec des hymnes qui s'incrustent immédiatement dans votre tête, il y a fort à parier que vous fassiez tourner 'Janas' en boucle dans votre playlist favorite...

Interprêtes

Claudia Barsi (Chant), Fabio Puddu (Guitare), Antonio Doro (Basse, Growls), Giorgio Pinna (Batterie)


Artiste : Soen

Album : IMPERIAL

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 05-03-2021

Ce sont encore des Suédois qui reviennent sur le devant de la scène mais cette fois, pas en hard-rock mélodique mais en métal progressif et on peut dire qu'à chaque sorti d'album, 'Soen' met la barre un petit peu plus haut et que ce dernier opus 'IMPERIAL' est ce que l'on peut faire de mieux dans ce style et après le très bon 'Lotus', sorti en 2019, que j'avais découvert assez tard, les Suédois ont mis à contribution la période du confinement, leur tournée étant bien évidemment annulée dû à la crise sanitaire, pour écrire et enregistrer ce cinquième album avec à la clé, certainement leur meilleur production.

Tout d'abord, on ne peut plus limiter 'Soen' à du métal progressif car les ambiances déployées dans 'IMPERIAL' mélangent rock et métal avec ce talent pour faire cohabiter à l'intérieur de chaque titre des différences d'intensité et de tempo tout en gardant des lignes mélodiques qui sont accessibles, approche que l'on peut retrouver, même si le style est résolument différent, chez les Anglais de 'Threshold'. 'Lumerian' qui débute l'album en est la parfaire illustration avec ses riffs explosifs de guitare qui cohabitent avec des parties beaucoup plus posées et avec un refrain qui vient se greffer immédiatement dans la tête. On peut également ranger des titres comme 'Deceiver', 'Dissident' ou encore 'Antagonist' (voir la vidéo très original ici) dans le même style dans lesquels les ruptures d'intensité sont nombreuses, la section rythmique contribuant remarquablement à ces multiples changements. Mais 'Soen', ce sont également des compositions avec des tempos plus lents et, on peut citer les magnifiques 'Monarch' (voir vidéo ci-dessus) et 'Modesty' qui, même si l'ambiance reste assez lourde dans l'ensemble, amènent des lignes mélodiques qui adoucissent l'ensemble. On retrouve ce côté plus light des Suédois avec des ballades que sont 'Illusion' ou 'Fortune', la première se rapprochant d'un rock progressif planant avec de magnifiques interventions de guitare 'Gilmouriennes', la deuxième et placé en dernière position amenant un niveau émotionnel à son paroxysme avec ce texte final qui finit sur une note positive avec 'Joel Ekelof' qui nous fait passer un message de manière poignante : " Et un jour, je sais que tu comprendras que ton bonheur dépend de toi". Car il faut également souligner que les textes de 'Soen' sont particulièrement tournés vers la crise que nous vivons avec en toile de fond ce cri bouleversant concernant les privations de liberté qui transforme l'Homme dont l'essence même de la vie est de prendre des risques, en une personne perdant petit à petit son humanité en se contentant de simplement survivre, 'Martin Lopez' soulignant qu'au-delà de la musique : "nous serons toujours un groupe qui a la volonté de se battre pour la liberté et toutes les choses importantes de la vie : les gens et les opprimés".

En résumé, pas la peine de vous faire un dessin, ce dernier bébé des Suédois de 'Soen' est en tout point admirable (je n'ai pas parlé du talent remarquable de chaque membre du groupe et de la production qui est irréprochable) et sera sans aucun doute une des sorties majeures de l'année 2021 en progressif, tous styles confondus, ce qui fait d'IMPERIAL' un album qui devrait très rapidement rejoindre la discothèque idéale de toute amatrice et tout amateur de rock et de métal progressif...

Interprêtes

Joel Ekelof (Chant), Cody Ford (Guitare), Lars Åhlund (Guitare, Claviers), Oleksii “zlatoyar” Kobel (Basse), Martin Lopez (Batterie)


Artiste : Art of Illusion

Album : X Marks the Spot

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 06-03-2021

Juste une semaine après 'W.E.T.' et 'Creye', des Suédois peuvent en cacher d'autres avec ce nouveau projet 'Art of Illusion', nom donné par nos deux protagonistes le chanteur et claviériste 'Lars Säfsund' et le guitariste et claviériste 'Anders Rydholm' respectivement de 'Grand Illusion' et de 'Work Of Art' ce qui explique le nom du groupe avec un mot emprunté à chacune de leurs formations respectives. Inutile de faire une longue chronique, surtout qu'elle risque d'être un copier-coller de celle de 'Creye' une semaine plus tôt : on se retrouve dans un terrain connu pour toutes celles et ceux qui aiment un AOR nous rappelant le rock mélodique des années 80 et les références que j'avais cité pour 'Creye' sont également valable pour 'Art of Illusion'. Avec une pléiade d'invités, la plupart guitaristes, ils nous proposent donc 12 compositions qui se dégustent agréablement et ceci dès les deux premiers titres entraînants 'Wild and Free' et 'Run' avec des refrains mémorables mais certains morceaux sortent du schéma classique en amenant une remarquable variété à l'ensemble : le mélodique 'My Loveless Lullaby', avec ses alternances de tempos, nous offre une pincée de progressif, le court 'Waltz For The Movies' avec son ambiance théâtrale à la 'Queen' est un intermède original, atmosphère que l'on retrouve également dans 'Let The Games Begin' et 'A Culinary Detour', ce dernier flirtant de nouveau avec ce qu'a pu faire 'Freddy Mercury' dans sa carrière solo, le reste se partageant entre des compositions entraînantes comme les bijoux mélodiques 'Let The Games Begin' et 'Rampant Wildfire' et les remarquables ballades que sont '4Am' et 'Race Against Time' clôturant l'album de très belle manière.

En résumé, 'Art of Illusion' est un nouveau projet qui ravira tous les fans d'AOR et qui vient se rajouter à la liste déjà impressionnante des formations d'AOR mais qui risque assez rapidement de se placer dans le peloton de tête dans ce style de musique si 'Anders Rydholm' continue, comme il l'a fait dans ce 'X Marks the Spot', à composer des mélodies de cette qualité...

Interprêtes

Lars Säfsund (Chant, Claviers), Anders Rydholm (Guitare, Basse, Claviers) + Invités : Daniel Rydholm (Guitare), Frank Nilsson (Batterie), Jay Graydon (Guitare), Kristian Larsen (Guitare), Muris Varajic (Guitare), Pelle Holmberg (Guitare), Per Svensson (Choeurs), Tony Paoletta (Steel Guitare)


Artiste : MEER

Album : Playing House

Date de Sortie : 29-01-2021

Ajouté le : 02-04-2021

Je reviens sur un album sorti fin Janvier 2021 et qui est l'œuvre de la formation Norvégienne 'MEER' qui a déjà une douzaine d'années d'existence et qui sort seulement son deuxième enregistrement studio 'Playing House'. Le line-up mélange les instruments électriques traditionnel du rock progressif et ajoute des cordes avec la violoniste 'Åsa Ree' et l'Altiste 'Ingvild Nordstoga Eide', la section vocale étant partagée entre la fratrie 'Johanne Margrethe Kippersund Nesdal' et 'Knut Kippersund Nesdal' (ce dernier ayant participé à l'émission Norvégienne de 'The Voice' en 2017 – 'Norges beste stemme' en Norvégien). Ils nous proposent un mélange de pop et rock mélangeant symphonique, folk et progressif dans des ambiances offrant de belles mélodies mais, ne nous y trompons pas, avec des constructions recherchées, la diversité des instruments amenant cette richesse dans chaque composition et même si la longueur de chaque titre ne dépasse pas les 7 minutes, cet opus se bonifie écoute après écoute, en découvrant des recoins précédemment inexplorés.

'Picking Up The Pieces' début l'album avec de somptueuses harmonies vocales et de remarquables arrangements instrumentaux, ce premier titre me fait penser à certaines atmosphères de 'Mostly Autumn', puis, 'Beehive' poursuit mais avec des passages plus puissants alternant avec d'autres plus tranquilles et 'All At Sea' nous offre une ambiance semi-acoustique plus dépouillée et on se laisse bercer par la douce voix de Knut, Johanne venant le rejoindre à mi-titre en nous enchantant par ses harmonies vocales délicates que l'on retrouve également sur le titre suivant 'Songs of Us' qui n'en forme qu'un avec le précédent. Avec 'Child', le ton est encore plus léger sous la forme d'une ritournelle enjouée, puis, 'You Were a Drum', tout en ayant ce côté popisant léger, flirte avec une ambiance jazzy feutrée amenée par les cordes et 'Honey', entraînant et plus puissant, nous offre une mélodie addictive sur laquelle Johanne amène une délicatesse vocale remarquable, le final étant de toute beauté. La fin de l'album fait défiler 'Across The Ocean' qui a servi de single pour l'album et qui est certainement le titre le plus accessible, 'She Goes' qui est un de mes coups de cœurs avec son ambiance mystérieuse, tout en tension et détente, et ses arrangements vocaux admirables, le très épuré 'Where Do We Go From Here' et pour finir, 'Lay It Down' qui nous embarque dans une belle fresque symphonique avec de belles alternances entre parties calmes et énergiques, l'emballement final avec cette rupture très brusque étant magnifique.

En résumé, 'MEER' est une belle découverte et nous emmène dans un beau voyage rempli de fraicheur et d'originalité, l'ensemble étant sublimé par de magnifiques arrangements, tout d'abord vocaux avec cette belle complicité entre Johanne et Knut mais également au niveau instrumental ce qui en fait un album riche et dense qui se bonifie écoute après écoute...

Interprêtes

Johanne Margrethe Kippersund Nesdal (Chant), Knut Kippersund Nesdal (Chant), Eivind Strømstad (Guitare), Ole Gjøstøl (Claviers), Morten Strypet (Basse), Mats Lillehaug (Batterie), Åsa Ree (Violon), Ingvild Nordstoga Eide (Alto)


Artiste : Steve Hackett

Album : Under A Mediterranean Sky

Date de Sortie : 22-01-2021

Ajouté le : 21-02-2021

L'infatigable 'Steve Hacket' continue de sortir des albums à une fréquence impressionnante et, après son merveilleux album studio de 2019 'At The Edge Of Light', l'album de Genesis revisité avec un orchestre symphonique dans le mythique 'Royal Albert Hall' et le dernier album en public 'Selling England by The Pound & Spectral Mornings: Live at Hammersmith' sorti fin 2020 dans lequel il reprenait deux de ses premiers albums ainsi que l'intégral de 'Selling England By The Pound' de 'Genesis', voici son nouveau bébé, 'Under A Mediterranean Sky' et c'est encore une autre facette de ces multiples talents de guitariste qu'il nous offre avec une invitation à voyager sous le doux soleil méditerranéen sous lequel il est allé chercher son inspiration au cours de ses différentes visites avec sa femme 'Jo', je cite Steve : "J’ai eu de nombreuses idées dans le genre classique ces dernières années et j’ai senti que c’était le moment parfait pour faire cet album, un moment pour contempler les endroits que nous avons visités autour de la Méditerranée.". Avec lui, il a convié son ami de longue date 'Roger King' qui a concocté toutes les parties de claviers et les arrangements orchestraux ainsi que d'autres instrumentistes avec notamment des instruments acoustique représentant bien les pays méditerranéens. On est donc embarqué dans une sorte de patchwork d'influences bordant la méditerranée et l'on voyage de l'Andalousie à l'Orient et ceci dès le premier titre 'Mdina (The Walled City)', célébrant Malte au carrefour de différentes cultures et qui alterne des parties orchestrales et des sections de guitare classique avec toujours ce doigté magique que possède Steve et qui est encore accentué avec l'instrument acoustique. Les titres défilent les uns après les autres et on passe de compositions académiques comme 'Adriatic Blue' ou 'Joie de Vivre' ou 'Lorato' ou encore la sonate de Scarlatti faisant ressortir tous les arpèges mélodieux au romantisme de 'Sirocco' ou de 'Casa del Fauno', le premier aux sonorités mélangeant orient et occident et le deuxième étant beaucoup plus classique, en passant par un sirupeux 'The Memory of Myth' à la frontière entre la Grèce et l'Espagne ou par un ensorcelant 'The Dervish and the Djin' ou encore par 'Andalusian Heart' qui nous berce à l'ombre d'une belle place Andalouse. Bref, cette autre facette de 'Steve Hackett' tourné vers le classique est un beau voyage que nous offre le guitariste pendant cette période qui justement nous en prive, et, même si certains amateurs de rock progressif n'y trouveront pas leur compte par le côté classique de cet opus, pour les autres dont je fais partie, installez-vous confortablement dans un endroit calme et fermez les yeux, la musique fera le reste et vous verrez défiler tous ces paysages merveilleux de notre belle méditerranée...

Interprêtes

Steve Hackett (Guitare, Charango, Oud), John Hackett (Flûte), Roger King (Claviers, Arrangements Orchestraux), Malik Mansurov (Tar), Arsen Petrosyan (Duduk), Christine Townsend (Violon), Rob Townsend (Saxophone)


Artiste : W.E.T.

Album : Retransmission

Date de Sortie : 22-01-2021

Ajouté le : 22-02-2021

Après le très bon 'Earthrage' en 2018, le super groupe 'W.E.T.' sort un nouvel album 'Restransmission' et c'est bien entendu l'occasion de reparler de 'Jeff Scott Soto' dont la dernière apparition dans une chronique de myprogmusic date du 08 Février 2021 avec un nouveau super groupe de métal progressif 'Octavision'. Nos trois lascars 'Erik Martensson' ('Eclipse', 'Nordic Union'), 'Robert Säll' ('Work OF Art') et 'Jeff Scott Soto' remettent ça et on peut dire que les albums se suivent et qu'à chaque sortie on se régale en écoutant la nouvelle offrande et pour ce dernier bébé, un nouveau bassiste vient se joindre aux 5 artistes en la personne de 'Andreas Passmark' qui fait partie de 'Royal Hunt', 'Magnus Henriksson' et 'Robban Bäck' officiant toujours respectivement à la guitare et à la batterie. Par conséquent, pour faire court, ils nous offrent 11 tubes en puissance de hard-rock mélodiques avec des refrains qui viennent se greffer automatiquement dans votre tête, des chœurs qui vous donne une envie irrésistible de les accompagner et de bons riffs saturés de guitare dans des tempos entraînants. Et pour ne citer que quelques titres qui me trottent dans le tête, je dirais 'Got to Be About Love', 'Beautiful Game', 'One Final Kiss' et bien entendu la ballade 'What Are You Waiting For'. Bref, ce nouvel album de 'W.E.T.' est encore à consommer sans modération et à ranger dans la partie anti-dépresseur de votre discothèque pour le ressortir quand vous avez un petit coup de mou afin de vous remettre en forme pour toute une journée et pour reprendre la pub des années 70 d'une certaine barre chocolatée : "un coup de barre, W.E.T. et ça repart"...

Interprêtes

Erik Martensson (Guitare, Claviers, Chœurs), Jeff Scott Soto (Chant), Robert Säll (Guitare, Claviers), Andreas Passmark (Basse), Magnus Henriksson (Guitare), Robban Bäck (Batterie)


Artiste : Kickin Valentina

Album : The Revenge Of Rock

Date de Sortie : 22-01-2021

Ajouté le : 23-02-2021

'Kickin Valentina' est un groupe de rock Américain qui a déjà deux enregistrements studio à son actif ('Super Atomic' en 2015 et 'Imaginry Creatures' en 2017) et qui vient de sortir un nouvel album 'The Revenge Of Rock'. Ils nous envoient du rock direct et efficace sans fioriture en allant tout droit au but en nous offrant 9 compositions remplies de bons riffs de guitares et de mélodies accrocheuses. D'entrée, avec 'Freakshow', on est plongé dans une ambiance surchauffée avec un premier titre puissant, le voix de 'D.K. Revelle' éraillée et musclée étant complètement en phase avec ce style direct, puis, 'Somebody New' joue sur une mélodie imparable qui en fait un des premier hit de l'album et 'Rat Race' en remet une couche avec une rythmique rapide qui emporte tout sur son passage. La suite continue dans cette atmosphère enflammée avec des brulots comme l'énergique 'War' ou 'End OF The Road' tagué rock sudiste mais certains titres sont un peu plus tranquilles et 'Heart Tattoo' et 'Strange' amènent un peu d'aération à l'ensemble, l'album se terminant par la chanson titre de l'album 'The Revenge of Rock' qui conclue par un nouvelle composition intense et survoltée qui nous envoie du lourd avec des chœurs scandés. Bref, ce dernier bébé des Américains de 'Kickin Valentina' est un bâton de dynamite contenant des tubes tous autant efficaces les uns que les autres qui devraient plaire à un public aimant les groupes de hard qui balancent des hits explosifs remplis d'une énergie imparable très proche de l'atmosphère de concert...

Interprêtes

D.K. Revelle (Chant), Heber Pampillon (Guitare), Chris Taylor (Basse), Jimmy Berdine (Batterie)


Artiste : Human Fortress

Album : Epic Tales & Untold Stories

Date de Sortie : 22-01-2021

Ajouté le : 25-02-2021

Les Allemands de 'Human Fortress' sortent un nouvel album contenant des inédits et une compilation de leurs meilleurs morceaux qui fête les 20 ans de leur premier enregistrement studio 'Lord of Earth and Heavens Heir', leur dernier album 'Reign of Gold' datant de 2019. Ce nouvel opus est bien entendu destiné en premier lieu au fans mais peut être également un bon moyen de découvrir cette formation de power métal d'autant plus que les 8 premiers titres inédits sont au même niveau que le reste de leur discographie et présentent les différentes facettes du groupe avec le mid-tempo 'The Grimoire' qui nous ramène à un hard-rock des années 70 ou 'Disappear in Dark Shadows' avec son refrain qui ne vous lâche plus ou l'énergique 'Vain Endevour' avec ses riffs musclés de guitare et un nouveau refrain entêtant ou la belle ballade 'Free' avec l'utilisation de cordes ou encore la version orchestrale de 'Pray For Salvation' (video you tube ici). Quant à 'We Are Legion' qui n'est pas un titre original du groupe, il était chanté par 'Jioti Parcharidis' et est repris dans une nouvelle version par 'Gus Monsanto' qui est désormais le chanteur depuis 2009. Dans la partie 'best off' qui a été remastérisée par 'Alexander Krull' de 'Leaves' Eyes', on retrouve des titres qui ont fait la renommée du groupe comme 'Defenders of the Crown', 'Dark Knight', 'Rise Fall' ou encore les deux 'Gladiator In Rome'. En résumé, ce double CD 'Human Fortress' est un bon compromis pour les fans des Allemands avec des titres inédits mais également le best off de leurs 6 enregistrements studio et, pour ceux qui ne les connaissant pas encore, sera un bon moyen de découvrir cette formation de power métal qui a débuté sa carrière à la fin des années 90...

Interprêtes

Gus Monsanto (Chant), Torsten Wolf (Guitare, Chœurs), Volker Trost (Guitare), Andre Hort (Basse), Dirk Liehm (Claviers), Apostolos "Laki" Zaios (Batterie)


Artiste : Phantom Elite

Album : Titanium

Date de Sortie : 22-01-2021

Ajouté le : 26-02-2021

'Phantom Elite' est une formation qui sort son deuxième enregistrement studio 'Titanium' et qui a été créée en 2016 par le guitariste, bassiste et chanteur Néerlandais 'Sander Gommans' (également producteur et qui était partenaire de 'Floor Jansen' jusqu'en 2009 avec 'After Forever' et qui a également participé au projet de sa compagne 'Amanda Somerville' avec 'Michael Kiske' 'Kiske Sommerville') et par la Brésilienne 'Marina La Torraca' qui fait partie de l'aventure 'Exit Eden' avec, 'Clémentine Delaunay' de 'Visions Of Atlantis', 'Anna Brunner' et, tiens, une certaine 'Amanda Somerville'. C'est donc bien naturellement que cette dernière a été invitée sur ce nouvel album qui succède à 'Wasteland' sorti en 2018 et qui offre 11 compositions déployant un savant mélange entre du métal symphonique classique et un métal amenant une bonne dose de modernité que l'on pourrait comparer au projet 'Trillium' du couple (à la ville comme à la scène) 'Sander Gommans'/'Amanda Somerville' (le monde du métal symphonique est petit !).

Et, dès le premier titre 'Conjure Rains', l'originalité est au rendez-vous avec une puissance de feu impressionnante et de nombreux changements de tempos, les lignes mélodiques flirtant à certains endroits avec des influences orientales, puis, 'The Race', tout autant puissant, nous offre un refrain qui s'incruste facilement dans la tête et 'Diamonds and Dark' continue dans cette voie toute tracée en se rapprochant d'un métal symphonique plus classique avec des ruptures d'intensité tout à fait remarquables qui en font un des hits de l'album. La suite continue dans cette énergie communicative avec un énorme 'Worst Part of Me', les growls de 'Stef Rikken' répondant à la voix claire de 'Marina La Toraca', puis 'Glass Crown' revient à une ambiance symphonique plus classique avec des couplets moins puissants qui tranchent avec un refrain entêtant et la chanson titre de l'album remonte d'un cran l'intensité en rajoutant une composante progressive qui permet d'en faire la composition la plus aboutie avec différentes parties imbriquées présentant de grands écarts sonores. Le reste de l'album fait défiler un énergique 'Bravado' qui peut rappeler 'Lacuna Coil', le mélodique 'Silver Lining' dans lequel 'Marina La Torraca' partage le micro avec 'Amanda Somerville' formant toutes les deux un remarquable duo vocal, le petit intermède instrumental très calme 'Haven', 'Deliverance' qui me rappelle cette fois l'ex-groupe 'Stream of Passion' avec une énorme ligne de basse, l'album se refermant sur un dernier duo Marina/Amanda dans un tubesque 'Eyes Wide Open' parsemé ici et là de sonorités électroniques.

En résumé, ce deuxième album de 'Phantom Elite' montre tout le chemin parcouru depuis le début du groupe car 'Titanium' est très abouti et vient directement concurrencer les meilleures formations de métal symphonique du moment sans les plagier car ils amènent une vraie originalité qui permettra sans doute de les faire sortir de la masse des projets de ce style...

Interprêtes

Marina La Torraca (Chant), Max van Esch (Guitare, Basse), Koen Stam (Claviers), Joeri Warmerdam (Batterie) + Invités : Amanda Somerville (Chant, Choeurs), Stef Rikken (Chant)


Artiste : Labyrinth

Album : Welcome to the Absurd Circus

Date de Sortie : 22-01-2021

Ajouté le : 27-02-2021

Les Italiens de 'Labyrinth' qui ont déjà une trentaine d'années d'existence et qui, après une longue interruption entre 2010 et 2017, étaient revenus avec 'Architecture of a God' en 2017 salué par la critique musicale, sortent un nouvel album ce qui porte leur discographie à neuf enregistrements studio. Ce nouvel opus des Italiens est dans la continuité des albums précédents avec toujours un savant mélange entre un power métal galopant avec l'utilisation de la double pédale (n'oublions pas que 'Fabio Lione' a commencé sa carrière avec 'Labryrinth' en 2015) et du métal beaucoup plus soft ce qui en fait une formation original de power métal avec ses alternances d'intensité toujours bien dosées entre les différentes compositions mais également à l'intérieur de certains titres ce qui amène à certains endroits une touche de progressif.

Et le premier titre 'The Absurd Circus' nous en fait une bonne démonstration avec une entame énergique et une première prestation vocale remarquable de 'Roberto Tiranti', toujours aussi à l'aise dans ces parties enlevées, puis, à mi-chemin, arrive une partie beaucoup plus tranquille avec un magnifique solo de guitare, le final revenant au thème du départ. La suite alterne des compositions enflammées comme 'Live Today', 'The Unexpected' ou encore le titre final 'Finally Free' avec des ambiances plus posées qui ont des lignes mélodiques toujours aussi accessibles comme 'One More Last Chance' alternant les intensités dans un tempo plus modéré et on peut également citer 'As Long as It Lasts', 'Den of Snakes', et 'Words Minefield', ces titres pouvant même faire penser à des formations de métal symphonique comme 'Serenity', sans oublier la magnifique ballade 'A Reason to Survive' dans la lignée des ballades de 'Scorpions'. A noter également la reprise du tube d'Ultravox' des années 80, 'Dancing with Tears in my Eyes' dans une version légèrement plus saturée que l'original.

En résumé, les Italiens de 'Labyrinth' sortent un nouvel album dans la lancée de 'Architecture of a God', aux compositions directes et accessibles à la première écoute, allant du power au mélodique métal en passant par du progressif et du symphonique ce qui destine 'Welcome to the Absurd Circus' à un public aimant le mélange de tous ces styles de métal...

Interprêtes

Roberto Tiranti (Chant), Olaf Thorsen (Guitare), Andrea Cantarelli (Guitare), Nik Mazzucconi (Basse), Oleg Smirnoff (Claviers), Mattia Peruzzi (Batterie)


Artiste : Wig Wam

Album : Never Say Die

Date de Sortie : 22-01-2021

Ajouté le : 28-02-2021

La fin de l'année 2020 avait été bien fournie en albums de hard-rock ou de métal mélodique (voir la playlist myprogmusic) et 2021 démarre sur les chapeaux de roues, car après 'W.E.T.' et 'Creye', c'est au tour des Norvégiens de 'Wig Wam' de sortir un nouvel album prénommé 'Never Say Die' (tiens, ça ne vous rappellerait pas un certain album de la fin des années 70 ?) après près de 10 années de silence radio, les différents membres du groupe s'étant réuni de nouveau pour ce nouveau bébé. Et quel bébé !! C'est un défilé de hits mélodiques bien pêchus qui est encore un super anti-dépresseur pendant cette période qui continue dans la morosité et qui va encore nous priver de concerts certainement un bon moment.

Après une courte introduction instrumentale qui fait doucement monter la pression, le titre éponyme de l'album déboule avec un premier bijou mélodique heavy dans lequel 'Åge Sten Nilsen' est au top de sa forme et dans lequel ' Trond Holter' nous décoche un premier solo de guitare magistral, puis 'Hypnotized' continue avec une rythmique marquée qui emporte tout sur son passage et, sans réellement avoir pu reprendre notre souffle, ça continue avec un 'Shadows of Eternity' entraînant et tellement efficace avec son refrain entêtant que l'on a envie de reprendre en chœurs. Avec 'Kilimenjaro', le rythme ralentit mais reste bien marqué et c'est encore un brulot avec un nouveau refrain fait pour concurrencer 'I Love Rock'N Roll' de 'Joan Jett', puis la force de frappe heavy revient avec 'Where Does It Hurt' à nous décrocher la tête à force de headbanguer. Après autant d'énergie, 'My Kaleidoscope Ark' arrive à point nommé pour se refaire une petite sante en écoutant cette sublime power ballade, puis, avec 'Dirty Little Secret', c'est reparti pour un titre entraînant avec un nouveau refrain d'une efficacité redoutable et encore un solo de guitare énorme en milieu de titre. La fin de l'album ne faiblit pas avec 'Call Of The Wild' qui continue dans un train d'enfer tout en gardant un côté mélodique imparable puis, l'instrumental 'Northbound' met en avant le talent de 'Trond Holter' qui fait littéralement chanter sa guitare pour notre plus grand plaisir et, quant à 'Hard Love', on se retrouve dans les années 70 avec une composition que n'aurait pas renié 'Led Zeppelin' avec sa sublime rythmique chaloupée et 'Silver Lining' conclue ce magnifique opus avec des lignes mélodiques qui ne vous quittent plus et qui nous rappelle une fois de plus les meilleures chansons rock des années 70/80 et qui aurait certainement fait fureur à l'époque de 'Queen' et qu'on se prend à rêver d'être la dernière chanson d'un futur concert des Norvégiens.

En résumé, inutile de vous faire un dessin, les Norvégiens de 'Wig Wam' vont marquer de leur empreinte l'année 2021 avec ce nouvel album dans lequel chaque titre pourrait faire l'objet d'un single et, si vous aimez le hard-rock ou le métal mélodique, je prends le pari que 'Never Say Die' tournera vite en boucle dans vos playlists...

Interprêtes

Åge Sten Nilsen (Chant), Trond Holter (Guitare), Bernt Jansen (Basse), Øystein Andersen (Batterie)


Artiste : Therion

Album : Leviathan

Date de Sortie : 21-01-2021

Ajouté le : 20-02-2021

L'année 2018 avait vu la sortie de l'œuvre pharaonique 'Beloved Antichrist' qui restera pour moi un de mes albums préférés des années 2010 et qui n'a pas, pour l'instant, été présenté au public car l'ampleur de la tâche pour monter un tel opéra, non seulement sur le plan financier mais aussi à cause de cette saleté de période dans laquelle nous vivons en ce moment, a dû mettre à mal tous les projets de 'Christofer Johnsson', mais qu'à cela ne tienne, le Suédois, avec l'aide du chanteur 'Thomas Vikström', a mis à contribution cette période pendant laquelle pas mal de formations enregistrent à distance aux quatre coins de la terre (ça au moins, le coronavirus aura permis d'accélérer ce genre de pratique pour nous offrir de très beaux albums en 2020 et à venir en 2021), pour ressortir un nouvel album au doux nom de 'Leviathan' qui met en avant, je cite Christofer, "la mythologie celtique, chinoise, finlandaise, toltèque/aztèque et la vieille mythologie germanique". Et comme on en l'habitude maintenant, à chaque sortie d'album de 'Therion', c'est toujours une surprise qui nous attend et cette fois, après le travail titanesque de 'Beloved Antichrist', Christofer a tout naturellement décidé de prendre le contre-pied de son dernier album pour nous offrir du 'Therion' pur jus, beaucoup plus direct et assimilable à la première écoute, avec toujours ce génial mélange entre du métal et du symphonique, tout cela étant accompagné d'arrangements vocaux admirables. Ce sont donc 11 nouvelles compositions qui feront partie d'une trilogie et, après une première écoute, on se dit que les lignes mélodiques ont été composées dans le seul objectif de nous offrir un ensemble de tubes 'Thérionesques'.

Tout d'abord, on retrouve ses fidèles avec la section vocale magique rassemblant 'Lori Lewis' qui a sorti son premier album solo en 2019, 'Thomas Vikström' et 'Chiara Malvestiti' ainsi que 'Christian Vidal' à la guitare, 'Nalle Påhlsson' à la basse et 'Sami Karppinen' à la batterie, et depuis 2019, l'Espagnole 'Rosalía Sairem' a rejoint le groupe et a remplacé 'Linnea Vikström'. Ensuite, tout au long de l'album, on a l'impression d'entendre un best off d'environ 20 années des compositions de 'Christofer Johnsson' et ceci dès le premier titre 'The Leaf On The Oak Of Far' qui débute l'album de manière magistrale avec tous les ingrédients d'un hit qui vous met en forme toute la journée avec d'admirables joutes vocales entre les parties masculines et féminines. Chaque composition est donc taillée pour nous toucher immédiatement avec des mélodies qui s'incrustent dans notre tête avec ce talent pour alterner les ambiances en passant du tubesque 'Leviathan' avec sa section vocale à vous filer la chair de poule a la magnifique ballade 'Die Wellen der Zeit' (voir la vidéo ici) en passant par 'Aži Dahaka' mélangeant orient et occident ou le plus classique 'Nocturnal Light' avec ses chœurs magistraux ou encore l'épique et symphonique mid-tempo 'Ten Courts of Diyu' clôturant l'album de très belle manière. Chaque instant nous ramène aux incontournables des Suédois avec cette irrésistible envie de ressortir tous ces albums qui nous ont procuré tellement de plaisir, ce qui m'a donné l'idée de créer une playlist de 'Therion' ici avec quelques titres de chaque album qui sont devenus pour moi des incontournables entre 1996 et 2010 et dont j'ai mis la liste ci-dessous (pas facile pour certains albums de ne pas tout prendre !). A noter que 'Marko Hietala' qui a décidé de quitter 'Nightwish' et qui a sorti un très bel album solo en 2020 (voir ici) a été invité sur le titre 'Tuonela' qui a fait l'objet d'une vidéo ici.

En résumé, 'Christofer Johnsson' nous fait un beau cadeau avec ce nouvel album rempli de toute la nostalgie de près de 25 années de compositions qui ont accompagné bien des fans et ces nouveaux titres rentrent tous directement dans la liste des hits déjà bien nombreux qui font partie de la discographie impressionnante de 'Therion'…

Playlist myprogmusic de 'Therion' (1996 – 2010)

01 – To Mega Therion (Theli - 1996)
02 – Cults Of The Shadow (Theli - 1996)
03 – The Siren Of the Woods (Theli – 1996)
04 – Grand Finale/Postludium (Theli - 1996)
05 – The Rise of Sodom and Gomorrah (Vovin – 1998)
06 – Birth of Venus Illegitima (Vovin – 1998)
07 – Wine of Aluqah (Vovin – 1998)
08 – Clavicula Vox (Vovin – 1998)
09 – Eye of Shiva (Vovin – 1998)
10 – Black Sun (Vovin – 1998)
11 – The Opening/Morning Star/Black Diamond (Vovin – 1998)
12 – Raven of Dispersion (Vovin – 1998)
13 – Crowning of Atlantis (Crowning of Atlantis – 1999)
14 – Mark of Cain (Crowning of Atlantis – 1999)
15 – From the Dionysian Days (Crowning of Atlantis – 1999)
16 – Seawinds (Crowning of Atlantis – 1999)
17 – Seven Secrets of the Sphinx (Deggial – 2000)
18 – Eternal Return (Deggial – 2000)
19 – Enter Vril-Ya (Deggial – 2000)
20 – Ship of Luna (Deggial – 2000)
21 – The Invincible (Deggial – 2000)
22 – Deggial (Deggial – 2000)
23 – Emerald Crown (Deggial – 2000)
24 – Via Nocturna – Part 1 and 2 (Deggial – 2000)
25 – Ginnungagap (Secret of the Runes – 2001)
26 – Midgård (Secret of the Runes – 2001)
27 – Asgård (Secret of the Runes – 2001)
28 – Jotunheim (Secret of the Runes – 2001)
29 – Ljusalfheim (Secret of the Runes – 2001)
30 – The Blood of Kingu (Sirius B – 2004)
31 – Son of the Sun (Sirius B – 2004)
32 – Dark Venus Persephone (Sirius B – 2004)
33 – The Wondrous World of Punt (Sirius B – 2004)
34 – Melek Taus (Sirius B – 2004)
35 – Call of Dagon (Sirius B – 2004)
36 – Typhon (Lemuria – 2004)
37 – Lemuria (Lemuria – 2004)
38 – Quetzalcoatl (Lemuria – 2004)
39 – An Arrow from the Sun (Lemuria – 2004)
40 – Abraxas (Lemuria – 2004)
41 – Der Mitternachtlöwe (Gothic Kabbalah – 2007)
42 – Gothic Kabbalah (Gothic Kabbalah – 2007)
43 – Son of the Staves of Time (Gothic Kabbalah – 2007)
44 – The Wand of Abaris (Gothic Kabbalah – 2007)
45 – Adulruna Rediviva (Gothic Kabbalah – 2007)
46 – Sitra Ahra (Sitra Ahra – 2010)
47 – Kings of Edom (Sitra Ahra – 2010)
48 – Land of Canaan (Sitra Ahra – 2010)
49 – Hellequin (Sitra Ahra – 2010)
50 – After the Inquisition : Children of the Stone (Sitra Ahra – 2010)

Interprêtes

Christofer Johnsson (Guitare, Claviers), Lori Lewis (Chant), Chiara Malvestiti (Chant), Rosalía Sairem (Chant), Thomas Vikström (Chant), Christian Vidal (Guitare), Nalle Påhlsson (Basse), Sami Karppinen (Chant, Batterie) + Invité : Marco Hietala (Chant)


Artiste : Creye

Album : II

Date de Sortie : 21-01-2021

Ajouté le : 24-02-2021

Devinez d'où vient cette formation de hard rock mélodique. Eh oui, c'est encore la Suède, grand pourvoyeur de formations aux hits mélodiques, à se demander s'ils n'ont pas une usine cachée quelque part dans les grands espaces nordiques pour fabriquer autant de groupes dans ce style. En même temps que 'W.E.T.', ils sortent leur deuxième album tout simplement baptisé 'II' après 'Creye' en 2018. Le guitariste 'Andreas Gullstrand' fondateur du groupe n'est pas un inconnu car il a participé au projet 'Grand Slam' (qui a pratiquement disparu des radars, l'album n'étant plus présent sur spotify) et ce nouvel opus voit l'arrivée d'un nouveau chanteur 'August Rauer'. Avec 'Creye', on est de plein pied dans de l'AOR des années 80 et le rock mélodique distillé par les Suédois est assez soft avec des références comme 'Asia', 'Toto', 'Journey' ou encore 'Boston' et pour citer des artistes qui ont sorti des albums récemment, 'Stan Bush', 'Magic Dance', 'Rob Maratti' ou encore 'Pride Of Lions'. Ils nous offrent 12 compositions mélodiques à souhait avec des chœurs omni présents, des claviers au même niveau que les guitares et un chanteur qui a une voix très agréable et complètement adaptée pour ce style de musique. Impossible de ressortir un titre particulier car ils ont tous cette 'melodic touch' qui en font chacun un bijou qui se déguste avec plaisir et ceci d'entrée avec 'Broken Highway', très représentatif de l'ensemble et si vous n'êtes pas sensible aux refrains entêtant de 'Find a Reason', 'Siberia' (qui a un peu des lignes mélodiques à la 'Def Leppard') ou encore 'Can't Stop What We Started', passez votre chemin et pour les autres, laissez-vous emporter par ce rock mélodique qui nous ramène aux années 80. Bref, 'Creye' nous offre un album très agréable à écouter avec des lignes mélodiques qui donnent l'impression qu'elles ont toujours fait partie de notre vie ce qui destine ce numéro 'II' des Suédois à un large public aimant un AOR élégant et très accessible...

Interprêtes

Andreas Gullstrand (Guitare), August Rauer (Chant), Fredrik Joakimsson (Guitare), Joel Selsfors (Claviers), Gustaf Örsta (Basse), Arvid Filipsson (Batterie)


Artiste : Edenbridge

Album : The Chronicles of Eden Part 2

Date de Sortie : 15-01-2021

Ajouté le : 16-02-2021

Dans chaque parcours musical, il y a forcément des artistes qui vous marquent plus que d'autres et, pour ma part, 'Edenbridge' est une des formations qui en fait partie. J'avais découvert assez tard les Autrichiens qui ont fêté l'année dernière les 20 ans de leur premier album 'Sunrise In Eden', mais, depuis, je me suis bien rattrapé avec les six premiers albums qui ont pris une place de choix dans ma discothèque, et puis, il y a eu la sortie de 'The Bonding' que j'ai écouté en boucle pendant l'été 2013, avec le titre éponyme qui était une fresque symphonique exceptionnelle. Deux autres albums ont suivi, 'The Great Momentum' en 2017, avec sa chanson titre qui me file toujours la chair de poule à chaque nouvelle écoute et 'Dynamind' en 2019 et comme ils l'avaient fait pour leur 5 premiers albums avec la compilation 'The Chronicles of Eden', les Autrichiens viennent de sortir une deuxième compilation de leur meilleurs morceaux des 5 derniers albums, liste qui a vu le jour grâce aux votes de leur fans.

Bien entendu, on retrouve tous les titres indispensables qui sont ancrés dans la mémoire de chaque aficionado d'Edenbridge' et, pour ceux qui ne les connaissent pas encore, on pourrait les classer en quatre catégories : tout d'abord, les hits mélodiques qui vous mettent en forme pour toute la journée comme 'Higher', 'On The Other Side', 'Shiantara', 'Alight a New Tomorrow', 'Shadowplay', 'Live and Let Go' ou 'Remember Me' ou encore 'The Moment Is Now' dans un métal symphonique festif et entraînant, puis, 'Lanvall', le compositeur du groupe, a également un grand talent pour de longues compositions épiques que sont 'Myearthdream', 'The Bonding', 'The Greatest Gift of All' ou encore 'Mystic River' auxquels on pourrait rajouter 'A Turneround in Art' ('The Great Momentum') et 'The Last of His Kind' ('Dynamind') qui se sont pas présents dans la compilation, chacun vous embarquant dans un merveilleux voyage musical avec des changements d'ambiance, de tempos et d'intensité amenant une bonne dose de progressif. Ensuite, lorsque les rythmiques se font moins rapides et que le métal se fait moins pésent, ce sont d'une part des mid-tempos ou des power ballades puissantes et mélodiques qui nous sont offerts avec par exemple, la dernière en date, 'Tauerngold' (voir la magnifique vidéo ci-dessus) mais également 'Skyline's End', 'Into a Seal of Souls', 'Brothers on Diamir' ou 'Until The End of Time' également présentes dans la compilation auxquels on pourrait rajouter des titres comme 'Undying Devotion' ('Myearthdream'), 'Out of this World' ('Solitaire'), 'Star-Crossed Dreamer' ('The Bonding'), ou encore 'Death Is Not the End' ('The Bonding'). Et puis, encore plus éloigné du métal, dans on ne peut également passer à côté de compositions orchestrales ou acoustiques, comme 'Sabine' et 'Lanvall' l'avaient fait dans le projet 'Voiciano' avec des titres comme 'Dynamind', les versions réinterprétées en acoustique de 'Paramount' et 'Higher' complètement revisitée ou la suite 'Myearthdream' pour guitare et orchestre ou encore l'instrumental 'Eternity' auxquels on peut rajouter d'autres moments calmes comme 'Only a Whiff of Life' ('The Great Momentum') ou 'Whale Rider' ('Myearthdream'). Et comme ils ne pouvaient pas entrer dans un double CD toutes les compositions supplémentaires citées dans cette chronique, j'ai créé ma playlist 'Suite de "The Chronicles of Eden Part 2"' avec des titres que j'affectionne tout autant que ceux sélectionnés par les fans du groupe.

En résumé, cette compilation des Autrichiens d'Edenbridge' montre une fois de plus toutes les facettes de ce groupe attachant qu'on ne peut pas résumer à la simple étiquette de métal symphonique et, si vous ne connaissez pas encore cette formation et que vous appréciez des lignes mélodiques accessibles dans un mélange d'énergie et de douceur toujours bien dosée, il y a des chances que 'The Chronicles of Eden Part 2' devienne vite un album indispensable de votre discothèque...

Interprêtes

Sabine Edelsbacher (Chant), Lanvall (Guitare, Claviers), Dominik Sebastian (Guitare), Steven Hall (Basse), Johannes Jungreithmeier (Batterie)


Artiste : Dragony

Album : Viribus Unitis

Date de Sortie : 15-01-2021

Ajouté le : 17-02-2021

Ce n'est pas commun d'avoir dans un album de power métal symphonique, une introduction orchestrale avec le 'Beau Danube Bleu' de 'Johan Strauss' mais les Autrichiens de 'Dragony' ont choisi cette introduction pour nous raconter l'histoire de la chute de l'empire Austro-hongrois au début du 20e siècle, mais légèrement revisitée, l'impératrice Sissi étant transformée en zombie et son fils Rodolphe d'Autriche en Cyborg. 'Dragony' a maintenant une quinzaine d'années d'existence et ce nouveau bébé, après 'Masters of the Multiverse' en 2018 est leur 4ème album qui sort via le bien connu label Autrichien 'Napalm Records'. On retrouve donc l'ancien chanteur 'Siegfried Samer' de 'Visions of Atlantis' et le bassiste actuel 'Herbert Glos', le guitariste et chanteur 'Tommy Johansson' qui est omni présent en ce moment ('Sabaton', 'Astralium', 'Gabriels', 'Memories of Old' ou encore 'Majestica') ayant composé la musique du premier hit de l'album 'Gods of War' en collaboration avec son partenaire de 'Symphony of Tragedy', 'Tomas Svedin'.

Musicalement, pas de surprise, les Autrichiens nous offrent un power métal mélodique et festif avec des lignes mélodiques qui accrochent immédiatement mais leur particularité est d'amener un bonne dose de symphonique avec des orchestrations épiques ce qui ne réduit pas leurs albums à une suite monotone de titres énergiques mais amène une certaine variété à l'ensemble. Bien entendu, les compositions se veulent puissantes mais les ambiances permettent de passer d'un très speed 'Gods of War' à un épique 'Love You to Death' en passant par un entraînant 'Magic' pouvant rappeler 'Visions of Atlantis' ou un lourd mid-tempo 'Darkness Within' avec ses chœurs addictifs, tous ces titres ayant comme point commun des refrains qui donnent tous envie de les accompagner. La deuxième moitié de l'album continue dans cette ambiance surchauffée avec de nouveaux hits mélodiques, comme la chanson titre de l'album ou 'Golden Dawn', le point culminant étant les 6 minutes de l'épique 'Battle Royale', l'album se terminant par un dernier bijou mélodique 'Legends Never Die' et qui résume bien le tag de 'glory metal' que les Autrichiens revendiquent. On peut noter également la participation de 'Georg Neuhauser', le chanteur de 'Serenity' dans l'épique 'A.E.I.O.U.' et le chanteur actuel de 'Visions of Atlantis', 'Michele Guaitoli' est également de la partie ainsi que la chanteuse 'Alessia Scolletti' de 'Temperance' qui a contribué à l'ensemble des chœurs, tout ce petit monde formant une grande famille international du métal. Pour l'anecdote, le titre bonus chanté en Allemand 'Haben Sie Wien schon bei Nacht geseh'n', décalé du reste, est une chanson de 'Rainhard Fendrich', un artiste très populaire en Autriche, et la version de 'Dragony' a été légèrement métallisée.

En résumé, sans surprise, les Autrichiens de 'Dragony' nous offrent un nouvel album qui, même s'il ne va pas révolutionner le métal, est un grand bol d'air frais pendant notre période troublée dans laquelle on a besoin d'un peu de légèreté et si vous êtes à deux doigts de prendre des anti-dépresseurs en ce moment, remplacez les vite par une bonne dose de 'Viribus Unitis' et vous verrez que tout ira déjà beaucoup mieux, d'autant plus que ce médicament est sans aucun danger et est même à consommer sans modération...

Interprêtes

Siegfried Samer (Chant), Andreas Poppernitsch (Guitare), Manuel Hartleb (Claviers), Simon Saito (Guitare), Herbert Glos (Basse), Frederic Brünner (Batterie) + Invités : Georg Neuhauser (Chant), Michele Guaitoli (Chant, Chœurs), Alessia Scolletti (Chœurs)


Artiste : Winterage

Album : The Inheritance of Beauty

Date de Sortie : 15-01-2021

Ajouté le : 18-02-2021

Après 'Dragony', c'est encore un album de power métal symphonique qui est sorti dans les bacs mi-janvier 2021 avec ce deuxième bébé des Italiens de 'Winterage', 'The Inheritance of Beauty', après 'The Harmonic Passage' en 2015, dont le thème tourne autour du combat de la beauté contre la décadence, je cite leur site web : "Une harmonie divine vit cachée à l'intérieur de l'être humain depuis le début des temps et elle préserve l'essence réelle et pure de l'univers. Vous avez son héritage, croyez-le, et un jour le monde sera un endroit merveilleux.". Pour cet opus, ils n'ont pas lésiné sur les moyens puisqu'ils ont invité un nombre impressionnant d'artistes, dont un orchestre de chambre et d'autres instrumentistes amenant une variété sonore avec par exemple un accordéon ou des bouzoukis mais également des chœurs masculins et féminins qui densifient remarquablement les sections vocales. Musicalement, ils mélangent à un métal puissant des influences puisées dans la musique classique, le folk ou encore la musique médiévale, tout ceci étant soutenu par des lignes mélodiques toujours très accessibles.

C'est avec l'introduction symphonique 'Ouverture' mettant en avant l'orchestre et de magnifiques chœurs que l'album débute, le chef d'orchestre 'Vito Lo Re' n'étant pas un inconnu dans le monde du métal puisqu'il a collaboré avec 'Rhapsody In Fire' pour leur dernier album
'The Eighth Mountain'. Le titre éponyme de l'album lance ensuite les hostilités dans un power métal symphonique et entrainant avec deux sections rapides mettant en avant la double pédale encadrant un partie beaucoup plus calme, le violon de 'Gabriele Boshi' nous offrant un solo magistral dans la deuxième partie du titre et les arrangements vocaux étant particulièrement somptueux. Avec 'The Wisdom of Us', on continue dans cette atmosphère imposante avec un nouveau solo de violon, cette fois dans un registre folk Irlandais, puis, 'Of Heroes and Wonders' poursuit dans le même style avec des chœurs omni présents et 'The Mutineers' change de registre pour une ambiance énergique influencée par les chants traditionnels celtiques. Les titres suivants suivent les mêmes schémas, mélangeant symphonique et folk avec toujours de riches et d'imposantes prestations vocales et la pause ballade est amenée par 'La Morte di Venere' qui met en avant la soprano 'Vittorina Leoni' dans une interprétation dans le style de 'Lori Lewis' (chronique du dernier 'Therion' très prochainement). On peut également noter 'Oblivion Day' qui se démarque du reste avec de belles alternances entre parties enlevées et d'autres plus calmes, le piano amenant ce côté paisible et avec un petit intermède Asiatique original en milieu du titre. Et pour terminer l'album, les Italiens nous offrent une fresque symphonique magnifique de plus de 16 minutes qui nous embarque dans une histoire merveilleuse qui alterne des ambiances de narration, féériques, théâtrales, symphoniques et cinématographiques pouvant rappeler les films d'animation pour enfants.

En résumé, ce dernier album des Italiens de 'Winterage' est encore une belle réussite en power métal symphonique pour ce début 2021 et si vous êtes fan de métal symphonique avec des chants lyriques ou de power métal bon enfant, vous devriez adhérez à 'The Inheritance of Beauty' qui est une sorte de croisement entre 'Luca Turilli' pour les lignes mélodiques et le style power métal et 'Christofer Johnsson' pour les sections vocales riches et imposantes...

Interprêtes

Daniele Barbarossa (Chant), Gabriele Boschi (Violon), Gianmarco Bambini (Guitare), Matteo Raganini (Basse), Luca Ghiglione (Batterie) + Invités : Vito Lo Re (Chef d'orchestre), Gabriele Boschi / Alberto Mineo / Silvia Brusini / Emilia Gasparini (Violons), Giulia Subba / Benedetta Fabbri / Clara Mezzanatto / David Villaverde Navarro (Violons), Francesco Bagnasco / Alessandra Rizzone / Pietro Romagnoli (Altos), Delfina Parodi / Alice Ghiretti / Davide Di Blasio (Violoncelles), Davide Ritelli / Francesco Rocco (Contrebasses), Elisabetta Boschi (Flûte, Piccolo), Mirko Foschi (Hautbois), Ilaria Laruccia (Clarinette), Michela Bozzano (Basson), Majuran Chandrapatham (Trompette), Dario Gisotti (Uillean Pipes, Whistles), Daniele Nicola (Accordéon), Gabriele Caporuscio / Riccardo Gisotti (Bouzouki), Vittoria Leoni (Chant), Francesca Torre (Chœurs), Silvia Traverso (Chœurs), Naomi Piga / Sara Sabatini / Fiamma Odorico / Alessia Bruzzo / Serena Agostini (Chœur Morena Campus), Roberto Tiranti / Daniele Barbarossa / Francesco Ciapica / Francesco Ciapica / Daniele Zampelli / Wild Steel (Chœur), Daniele Nicola (Basse), Emanuele Biggi (Chant extrème), Mattia di Pasquale / Peter Coates, Martyn Owen (Narateurs)


Artiste : Stewart Clark

Album : Let's Go There

Date de Sortie : 15-01-2021

Ajouté le : 19-02-2021

'Stewart Clark' est un chanteur et guitariste Anglais qui a sorti un premier album en 2019 ('And Then There Was Me') et dont le deuxième opus 'Let's Go There' est maintenant disponible sur les plateformes de streaming. Entouré de nombreux artistes, il nous propose 9 titres entre pop et rock influencés par le progressif des années 70 et certaines ambiances dégagées me font penser à 'Al Stewart', son chant doux et mélodieux étant assez proche de son compatriote.

Avec le titre 'Almost 20/20', qui ouvre l'album, on embarque dans un voyage paisible et détendant sous la forme d'une ballade avec de belles lignes mélodiques que l'on intègre immédiatement, puis, la chanson titre de l'album est plus légère et taguée pop et c'est dans ce genre de titre que la ressemblance avec 'Al Stewart' est frappante, tout comme dans d'autres titres comme 'When' ou 'The Empty Page'. On peut également souligner d'autres compositions particulièrement attachantes comme 'A Tree Has Fallen' ou 'How Much Fear' qui parle de la tragédie des boat people et les 3 derniers titres sont partagés entre le popisant 'I'm Scared of Music', l'instrumental 'When I Tell You I Care' aux influences celtiques et 'Almost Got Away with It' qui clôture l'album par un autre court instrumental mettant en avant des riffs de guitare plus énergiques, comparé au reste.

En résumé, ce nouveau bébé de ' Stewart Clark' est rempli de compositions attachantes qui se dégustent tranquillement le casque sur les oreilles et 'Let's Go There' est à conseiller à un public aimant naviguer dans des ambiances paisibles entre pop et rock...

Interprêtes

Stewart Clark (Chant, Guitare) + Invités : Steve Scott (Guitare, Claviers), Kerry Mountain (Guitare), Charles Mear (Basse), Ian Mckenzie (Batterie), Alison Brown (Hautbois), Tom Potten (Piano), Amanda Lehmann (Choeurs), Dave Bandanna (Claviers), Gavin Matthews (Basse), Oscar Federico Fuentes Bills (Claviers), Gary Piears (Basse), Katherine Potten (Choeurs), Sepand Samzadeh (Guitare), Mark Norton (Flute), John Hannon (Violon, Percussions)


Artiste : The Flying Caravan

Album : I Just Wanna Break Even

Date de Sortie : 11-01-2021

Ajouté le : 15-02-2021

'The Flying Caravan' est un nouveau projet Espagnol mené par le guitariste 'Antonio Valiente' qui a été, entre autres, l'un des fondateurs du groupe de rock progressif 'Numen' et dont le premier album 'I Just Wanna Break Even' est sorti début 2021 après une longue gestation de près de 4 ans. Dans un style progressif qui nous ramène aux grandes heures de ce style dans les années 70, les Espagnols nous offrent un double album d'environ une heure et vingt minutes contenant une fresque musicale de 36 minutes si on retire la version alternative de 'The Bumpy Road to Knowledge' en fin d'album. Donc, pour tous les amateurs de rock progressif à l'ancienne aimant les longues compositions, vous êtes au bon endroit car ce premier album des Espagnols est un pur joyau avec tous les ingrédients que l'on désire trouver dans ce genre de musique.

Avec les quatre premiers titres, on rentre dans cette univers qui rappellent les grandes formations des années 70 comme 'Yes', 'Genesis' ou 'Camel' et d'autres plus récentes comme 'The Flower Kings' ou 'Spock's Beard', et ceci dès l'instrumental 'Get Real' avec des sonorités de claviers rappelant 'Camel', puis, avec le titre éponyme du groupe, on continue dans ses sonorités familières d'un progressif classique qui nous fait découvrir la voix attachante d'Izaga Plata' et, sans transition, 'Upstream to Manonash' nous offre une belle ballade avec des sonorités d'orgue Hammond et un solo de guitare que n'aurait pas renié 'Carlos Santana'. Même ambiance calme et tranquille pour 'Love's Labour Mislaid' qui suit, avec un refrain qui s'incruste immédiatement dans notre tête, puis, la première saga progressive 'The Bumpy Road to Knowledge' pointe le bout de son nez dans une atmosphère à la 'Barclay James Harvest' et avec de belles parties instrumentales mettant en avant de magnifiques solos de guitare, de flûte et de saxophone. C'est avec 'A Fairy Tale for Grown – Ups' que nous tenons la pièce maitresse de l'album divisée en 7 parties qu'il faut bien entendu assimiler petit à petit pour un tirer toute la richesse et qui nous embarque dans un labyrinthe progressif imaginatif avec de nombreux changements rythmiques et mélodiques qui, tour à tour, rappellent des artistes comme 'Emerson, Lake & Palmer', 'Pink-Floyd', 'Camel', 'Genesis', 'Santana', 'Barclay James Harvest' ou encore 'Renaissance' et j'en passe.

En résumé, ce premier album des Espagnols est une très bonne surprise pour ce début 2021 qui, compte tenu de sa densité, doit être apprivoisé petit à petit pour en profiter pleinement ce qui destine 'I Just Wanna Break Even' à un public aimant un rock progressif classique nous ramenant quelques décennies en arrière quand ce style prenait toute sa dimension...

Interprêtes

Izaga Plata (Chant, Choeurs), Pedro Pablo Molina (Base), Antonio Valiente (Guitare, Basse), Juan José Sánchez (Claviers), Lluís Mas (Batterie, Percussions) + Invités : Manuel Salido (Saxophone), Juan Carlos Aracil (Flûte), Jorge Aniorte (Chant, Choeurs)


Artiste : Layla Zoe

Album : Nowhere Left to Go

Date de Sortie : 08-01-2021

Ajouté le : 11-02-2021

Un peu moins d'un an après le live 'Retrospectives Tour 2019', 'Layla Zoe' a mis à contribution cette année passée un peu particulière pour écrire et enregistrer 10 nouvelles compositions et ceci avec la collaboration de différents artistes comme la chanteuse et guitariste Américaine 'Jackie Venson' ou 'Alastair Greene' pour en citer deux qui ont sorti des albums en 2020. On retrouve donc la voix si caractéristique de cette artiste qui a ce don pour nous émouvoir quel que soit le style, blues, rock, gospel ou folk et ceci dès le premier titre 'Pray' dans une atmosphère entre blues et gospel qui nous file d'entrée la chair de poule, la chanson titre 'Nowhere Left to Go' qui suit étant un blues/rock entraînant qui donne une envie irrésistible de taper dans ses mains en mesure. La suite est partagée entre des compositions énergiques comme 'Don't Wanna Help Anyone' qui a été coécrit avec 'Alastair Greene' et qui nous ramène aux années 70 et aux rythmiques de 'Led Zeppelin', le remarquable 'Little Boy' dans lequel l'expression 'mettre ses tripes sur la table' prend toute sa dimension et qui est agrémenté d'un remarquable solo de guitare, mais 'Layla Zoe' nous offre également des titres beaucoup plus calmes dans lesquels elle excelle également comme le mélancolique 'Sometimes We Fight' avec ce magnifique accompagnement à l'harmonica ou 'This Love Will Last' dans lequel on se laisse emporter par le tempo marqué ou le blues sensuel 'Susan' avec une prestation vocale tutoyant les étoiles ou encore le touchant 'Might Need to Fly' qui nous berce délicatement, le chant se faisant très intimiste, sans oublier le magnifique 'Lies' dans lequel Layla forme un remarquable duo avec la contrebassiste 'Brandi Disterheft' dans une joute sonore feutrée jazzy rappelant l'ambiance de 'Fever' de 'Peggy Lee', l'album se terminant par 'Dear Mom' qui est un vibrant hommage à sa mère et co-écrit avec Suzie Vinnick.

En résumé, ce nouvel album de 'Layla Zoe' est encore un merveilleux moment d'écoute avec bien entendu cette artiste entière qui continue de nous émouvoir mais qui est également un instant de partage avec ses amis musicaux qui ont tous participé en tant que musiciens ce qui amène une réelle force à 'Nowhere Left to Go' par la diversité des styles et renforce encore plus les émotions véhiculées, chacun amenant sa propre personnalité...

Interprêtes

Layla Zoe (Chant, Choeurs, Harmonica), Alastair Greene (Guitare), Dimitri Lebel (Guitare), Brandi Diesterheft (Basse), James Stephenson (Violon), Jackie Venson (Guitare), Bob Fridzema (Orgue, Piano), Dirk Sengotta (Batterie), Suzie Vinnick (Guitare, Mandoline), Guy Smeets (Guitare), Gregor Sonnenberg (Basse)


Artiste : Alta Reign

Album : Mother's Day

Date de Sortie : 08-01-2021

Ajouté le : 12-02-2021

'Alta Reign' est un nouveau projet créé par le batteur 'Jeff Plate' de 'Savatage' et de 'Trans-Siberian Orchestra' et dont le premier enregistrement studio 'Mother's Day' est sorti au tout début de cette année. Après une première écoute, il est bien difficile de lui coller une étiquette précise car les compositions mélangent du hard rock, du power métal et du métal progressif avec un travail remarquable dans les lignes mélodiques ce qui rend cet opus très varié. L'ensemble est donc globalement très énergique et 'Jeff Plate' a fait appel à des artistes talentueux que ce soit sur le plan vocal ou instrumental et ceci dès le premier titre 'Shine' qui démarre l'album de manière puissante dans un hard-rock de caractère qui laisse la place à plusieurs changements d'ambiance amenant une légère touche de progressif, puis 'Witness' et 'Thin Red Line' poursuivent dans un style plus classique qui peut rappeler certaines formations de hard-rock des années 80, tout comme 'Never Say Never', plus direct avec sa ligne de basse sans fioritures mais tellement efficace. Avec 'Mother's Day', le hard-rock direct et mélodique cohabite avec des variations d'intensités et de tempos amenant une originalité à l'ensemble et on retrouve le même style avec 'Come out and Play' alors que 'Let's Go!' et 'Immortal' sont beaucoup plus directs avec des lignes mélodiques qui s'intègrent immédiatement. On peut également noter les deux courts intermèdes 'ESC (Escape)' et l'instrumental 'Passage' permettant une aération à l'ensemble et on ne peut pas passer à côté de la ballade 'Always' mais également du titre final 'Rise' qui nous offre assez rapidement après une introduction puissante assez trompeuse une magnifique power ballade dans la lignée de 'Scorpions' avec un final qui de nouveau s'emballe et qui offre un solo magistral de guitare. Bref, avec ce nouveau projet 'Alta Reign', 'Jeff Plate' sort un album varié prometteur qui devrait plaire à un public aimant mélanger différents styles, entre hard-rock et métal avec de fortes influences puisées dans les années 80...

Interprêtes

Jeff Plate (Batterie), Jane Mangini (Claviers), Tommy Cook (Guitare, Chant), Kevin McCarthy (Basse, Chœurs), Collin Holloway (Guitare, Chant), Zach Hamilton (Claviers, Guitare, Chant) + Invités : Joel Hoekstra (Guitare), Chris Caffery (Guitare)


Artiste : Hearts & Hand Grenades

Album : Turning to Ashes

Date de Sortie : 08-01-2021

Ajouté le : 13-02-2021

C'est encore une formation Américaine qui est à l'honneur avec 'Hearts & Hand Grenades' qui a été fondée par le guitariste 'Mike Bress' en 2012 et qui à l'origine interprétait des reprises. 2020 voit la sortie de leur premier album 'Turning to Ashes' et si vous aimez un hard-rock lourd et entraînant avec des rythmiques marquées (certains diront que c'est du métal mais peu importe), vous êtes au bon endroit car, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce premier bébé des Américains est bourré d'une énergie communicative qui vous met en forme pour toute la journée. D'entrée, avec le titre éponyme de l'album, tout est mis en œuvre pour nous offrir un brulot endiablé avec la chanteuse et bassiste 'Stephanie Wlosonski' qui n'a rien à envier aux meilleures chanteuses de métal et dont le timbre de voix fait penser à la reine du métal 'Doro', puis 'For the Weakened' continue avec un mid-tempo explosif à vous décrocher la tête à force d'headbanguer et 'Daggers' continue dans cette ambiance surchauffée avec une nouvelle mélodie entêtante. La suite continue dans cette énergie remplie des riffs saturés avec des rythmiques addictives comme 'Adrenaline' ou 'Nothing Left' (vidéo sur you tube ici) avec leur lignes mélodiques directes et efficaces mais certaines compositions alternent des parties puissantes avec d'autres plus tranquilles comme dans 'I Hide' alternant arpèges et riffs saturés de guitare ou 'The in Crowd' (vidéo sur you tube ici) qui fait se côtoyer un blues sensuel dans les couplets avec du punk-rock endiablé dans le refrain. En résumé, ce premier album des Américains de 'Hearts & Hand Grenades' est rempli d'une énergie positive qui vous donne une pêche d'enfer avec des compositions percutantes et efficaces qui devraient plaire à un large public de métal et de hard-rock aimant des mélodies directes qui s'incrustent immédiatement dans la tête...

Interprêtes

Stephanie Wlosinski (Chant, Basse), Mike Bress (Guitare, Claviers), Kenny Blesy (Guitare), Tom Lafferty (Batterie)


Artiste : Roland Gassin

Album : Born in the Seventies

Date de Sortie : 08-01-2021

Ajouté le : 14-02-2021

Je ne connaissais pas le Français 'Roland Gassin' qui depuis une douzaine d'années sort des albums assez éclectiques puisqu'ils sont tous dédiés à un style différent et on navigue donc entre jazz avec 'Electrode', pop avec 'Dépoussiérage de printemps' ou encore rock progressif pour le dernier sorti en 2020 'Rock'N'Roll Skyline' (voir sur son site, l'ensemble de sa production uniquement distribuée en numérique ici). Et pour explorer encore un nouvel univers musical, il a sorti début 2021 'Born in the Seventies' qui comme son nom l'indique nous embarque dans un voyage dans le temps et les paroles en Anglais font référence au rock et au hard-rock des années 70 avec les grands noms qui ont été les précurseurs du genre outre-manche et outre-atlantique.

'Shine On' ouvre le bal avec une mélodie qui rappelle les années 60/70 dans une sorte de fusion entre la pop des 'Beatles' et le début du progressif, puis, avec 'Rocking with Ray Charles', on est de plein pied dans le hard-rock proche de 'Led-Zeppelin' au niveau de la rythmique et de 'Crosby, Stills, Nash & Young' au niveau des lignes mélodiques et des arrangements vocaux. Suit l'entraînant 'The Preacher' qui rappelle l'atmosphère de 'You Really Got Me' de 'Van Halen' mais en beaucoup plus soft, puis, avec 'Better Days Ahead', on augmente les décibels et on est transporté dans l'univers du hard-rock classique des années 60/70 avec toutes les formations majeures de cette époque qui se rappellent à notre bon souvenir, et quant à 'Vainglorious', il nous embarque dans un tranquille mid-tempo mélodique avec des sonorités d'Hammond en arrière-plan. Ce qui suit est à l'image de cette première moitié d'album, partagé entre des compositions énergiques, nous ramenant au hard-rock classique du début des années 70 comme 'I Can Feel It' ou 'You ! Old Bastard !' et d'autres titres amenant d'autres styles de cette période avec 'Helter Skelter In My Mind' et ses sonorités funk, le popisant 'Ain't Got No Spare Parts' et un 'No More Lies' avec ses arpèges de guitare proches des plus belles ballades de 'Scorpions' et qui possède un refrain entraînant avec une mélodie entêtante, sans oublier la belle ballade semi-acoustique 'You Will Remain Alive' dans les lignes mélodiques de 'U2'.

En résumé, ce dernier album de 'Roland Gassin' nous ramène quelques décennies en arrière avec un magnifique patchwork de cette période entre rock, hard-rock et pop avec des lignes mélodiques qui s'intègrent immédiatement ce qui destine 'Born in the Seventies' à un public qui a aimé les différents courants musicaux de cette période qui a permis l'émergence d'un grand nombre de légendes du rock et qui a vu se développer des sous-genres comme le rock progressif, le hard rock et le métal...

Interprêtes

Roland Gassin (Chant, Guitare, Basse, Batterie, Claviers, Banjo, Tambourine), Simon Mourard (Claviers), Daniel Corticchiato (Batterie), Romuald Laur (Basse), Lison Gassin (Voix)


Artiste : Samsara Blues Experiment

Album : End Of Forever

Date de Sortie : 01-01-2021

Ajouté le : 10-02-2021

Pour ma première chronique d'un album de 2021, si vous êtes nostalgique en ces temps troublés de l'époque psychédélique pendant laquelle le fameux slogan 'il est interdit d'interdire', crédité à notre 'Jean Yann' national, est devenu un des slogans de Mai 68 en France, voici le dernier 'Samsara Blues Experiment', baptisé 'End Of Forever' qui est apparu sur les plate formes de streaming le 1er Janvier de cette année (le CD étant sorti courant Novembre 2020), leur opus précédent 'One with the Universe' datant de 2017. Avec ce dernier bébé, la formation Allemande nous offre ce qui pourrait être son dernier album car ils ont décidé de se séparer pour une période indéfini. Mais, ne boudons pas notre plaisir car cet opus est rempli de compositions remarquables qui sont dans la continuité d'un psychédélique authentique avec des sonorités vintages nous ramenant quelques décennies en arrière.

Les 11 minutes de 'Second Birth' nous accueillent en déroulant un lent tempo dans une ambiance lourde et lancinante dans laquelle la mélodie nous envoute et on se laisse rapidement emporter par des claviers d'un autre temps qui nous accompagnent dans une sorte de rêve éveillé, l'atmosphère générale me faisant penser à certaines compositions de 'Pink Floyd' de la première heure. Avec 'Massive Passive', on reste dans cette sensation planante et ce savant mélange entre le côté envoutant et cette lourdeur proche du métal est certainement une des raisons qui font qu'on se laisse de nouveau gagner par cette mélodie entêtante, puis, changement de décor avec 'Southern Sunset' qui débute avec une rythmique Sud-Américaine à la 'Santana', puis la partie chantée revient à un rock plus classique des années 60/70, le chant de 'Christian Peters' et les sonorités de la guitare accentuant encore plus ce sentiment. Suit l'instrumental 'Lovage Leaves' qui met en avant les sonorités vintage des claviers de 'Christian Peters', puis le titre éponyme de l'album nous replonge dans un psychédélique aux accents stoner avec une section rythmique assez linéaire qui ponctue les changements de temps avec des roulements à la batterie et qui laisse une bonne place aux solos de claviers et de guitare. 'Orchid Annie' referme l'album avec un titre qui débute sur un lent tempo envoutant et lancinant qui nous berce dans la première partie et qui accélère le rythme dans la deuxième partie pour nous offrir un final instrumental plus débridé, les sections de claviers nous ramenant encore au psychédélique de la fin des années 60.

En résumé, les Allemands de 'Samsara Blues Experiment' nous offrent un album de qualité mélangeant psychédélique et stoner des années 60/70 saupoudré d'une dose de rock progressif, ce qui destine 'End Of Forever' à un public aimant de longs titres avec de lents tempos et des mélodies envoutantes et lancinantes aux basses profondes qui nous font remonter aux début du progressif...

Interprêtes

Christian Peters (Chant, Guitare, Claviers), Thomas Vedder (Batterie, Percussions), Hans Eiselt (Basse, Choeurs)