Albums / Année

Albums 2018

Artiste : Evanescence

Album : Synthesis Live

Date de Sortie : 14-12-2018

Ajouté le : 12-01-2019

Enfin, avec le dernier concert, ce sont les Américains d‘Evanescence’ qui sortent ‘Synthetis Live’ qui s’inscrit complètement dans la direction prise par ‘Amy Lee’ avec l’album ‘Synthesis’ (voir ici) et, par conséquent, va certainement à continuer à alimenter les critiques acerbes de son public historique. Ce live voit ‘Amy Lee’ s’entourer d’un orchestre symphonique et nous offrir 16 titres qui sont en majorité des réadaptations d’Evanescence’ dont certains étaient déjà présents dans l’album studio auxquelles viennent se rajouter une adaptation très libre mais très forte du ‘Lacrimosa’ attribué à ‘Mozart’ mais dont il n’avait écrit que les premières mesures. Certains titres ont été couplés : le premier titre démarre avec quelques notes de piano et quelques cordes (‘Ouverture’) et on enchaîne avec ‘Never Go Back’ qui débute calmement mais qui ensuite alterne de belle manière tensions et détentes, puis, le calme interlude ‘Unraveling’ introduit un ‘Imaginary’ tourmenté et d’une grande force sublimée par la puissance des instruments de l’orchestre et enfin l’instrumental et dépouillé ‘The In-Between’ est une magnifique introduction à ‘Imperfection’ de ‘Synthessis’qui marquait l’ouverture d’Evanescence’ aux sons électro. En résumé, avec ce live, ‘Amy Lee’ transforme en un beau spectacle sa version studio de ‘Synthesis’ et, même si certains regrèteront le style métal d’origine et qu’à certains endroits, on sent quelques imperfections vocales qui sont vite pardonnées, ‘Synthesis Live’ et son accompagnement souvent minimaliste permet de tirer la substantifique moelle des compositions originales...

Interprêtes

Amy Lee (Chant), Tim McCord (Guitare), Troy McLawhorn (Guitare), Will Hunt (Batterie, Percussions), Jen Majura (Guitare, Choeurs), Dave Eggar (Violoncelle)


Artiste : Gotthard

Album : Defrosted 2 (Live)

Date de Sortie : 07-12-2018

Ajouté le : 12-01-2019

Le 5ème concert concerne le groupe Suisse ‘Gotthard’ qui a pris depuis près de 30 ans une place importante dans la sphère hard-rock et qui sortent après le ‘Defrosted’ de 1997, un ‘Defrosted 2’. Enregistré lors de la dernière tournée 'Defrosted Unplugged Tour 2018', ce live de près de 2 heures démontrant une fois de plus, avec ce nouveau set acoustique, le talent mélodique de ce groupe avec des compositions qui sont devenues des hymnes pour les fans. Le dernier album ‘Miss Me’ de 2017 y est bien représenté avec d’entrée ‘Miss Me’ qui ouvre le bal et qui montre une version chaleureuse avec de beaux chœurs féminins, les ballades ‘Beautiful’ et ‘Why’ et le mid-tempo ‘Stay With Me’ qui se prêtent manifiquement à cette exercice acoustique, et enfin, le joyeux ‘Tequila Symphony N° 5’ avec son clin d’œil à la 5ème symphonique de ‘Beethoven’ qui est agrémentée bien normalement pour l’occasion de cordes et d’un magnifique solo de piano. Les autres moments forts sont nombreux avec les belles ballades du groupe comme ‘Heaven’, ‘C’est la vie’ ou encore ‘One Life One Soul’ mais également les compositions entraînantes comme ‘Bang’, ‘Feel What I Feel’ reprises en chœurs par le public, la reprise ‘Hush’ de ‘Joe South’ popularisé par ‘Deep Purple’, ou les énergiques ‘Right On’, ‘Sister Moon’, ‘Lift It Up’. A noter 2 inédits en fin d’album, tout d’abord l’enregistrement studio acoustique ‘Bye Bye Caroline’ avec le clin d’œil à ‘Caroline’ des ‘Quo’ écrit avec ‘Francis Rossi’ (qui a également fait son set acoustique ici) et la magnifique ballade ‘What I Wouldn’t Give’ d’une grande intensité. Bref, ‘Defrosted 2’ est un live qui montre un tout autre visage de ‘Gotthard’ et renferme tout ce que l’on recherche dans un concert : une énergie communicative et un grand bain d’émotion : finalement est-ce que ça ne s’appellerait pas tout simplement ‘c’est la vie’...

Interprêtes

Nic Maeder (Chant), Leo Leoni (Guitare), Freddy Scherer (Guitare), Marc Lynn (Basse), Hena Habegger (Batterie)


Artiste : Marcela Bovio

Album : Through Your Eyes

Date de Sortie : 07-12-2018

Ajouté le : 18-01-2019

Après un magnifique ‘Unprecedented’ en 2016 (voir ici), ‘Marcela Bovio’ qui reste bien occupé entre ses différents projets (dont la participation au dernier album de ‘Mayan’ ici), a sorti fin 2018 un nouvel album solo dans la continuité de ‘Unprecedented’ avec 11 titres écrits par l’artiste en puisant dans les récits qu’elle a recueilli pendant la campagne d’auto-financement de l’album auprès de ses fans. Loin du métal, elle définit cet album comme de la ‘musique de chambre mélancolique’ comme l’avaient fait les membres du groupe de métal symphonique ‘Edenbridge’, ‘Lanvall’ et ‘Sabine Edelsbacher’ avec ‘Voiciano’ (voir ici). Dès le premier titre ‘The Edge of the World’, la magie opère et sa voix sait se faire mélancolique puis prendre de l’ampleur pour retomber sur la fin. Dans la majorité des compositions, elle joue entre différents sentiments qu’elle sait nous transmettre et les musiciens qui l’accompagnent au piano, au violon et au violoncelle savent ne faire qu’un avec elle comme dans ‘Magic Powers’ avec ses changements de tempo qui donne toute sa dimension à ce titre. A noter également qu’elle partage le titre ‘Here To Say’ avec sa sœur Diana pour un très beau duo. En résumé, ‘Through Your Eyes’ montre une fois de plus l’artiste complète qu’est ‘Marcela Bovio’ et, qu’importe le genre, la musique ne peut faire que du bien lorsqu’elle transmet d’aussi belles émotions...

Interprêtes

Marcela Bovio (Chant), Diana Bovio (Chant), Violoncelle (David Faber), Erik van Ittersum (Piano), Ben Mathot (Violon)


Artiste : Beth Hart

Album : Live At The Royal Albert Hall

Date de Sortie : 30-11-2018

Ajouté le : 12-01-2019

Avec le 4ème concert, c’est encore le ‘Royal Albert Hall’ de Londres qui a connu un autre moment magique avec le concert de ‘Beth Hart’ en Mai 2018 après la sortie du live à New-York (voir ici). Pour l’occasion, Beth nous offre 23 titres de sa longue carrière en parcourant les différents albums en commençant par les plus récents, ‘Fire on The Floor’ de 2016 (voir ici), ‘Better Than Home’ de 2015, ‘Bang Bang Boom Boom’ de 2012, et aussi des albums plus anciens comme ‘Immortal’ de 1996, ‘Leave The Light On’ de 2003 ou encore ‘My California’ de 2010 dont les titres poignants ‘Sister Heroine’, ‘Take It Easy On Me’ et le titre éponyme sont extraits et également des titres qu’elle partage avec ‘Joe Bonamassa’ comme ‘Saved’ (du dernier Black Coffee’ ici), ‘For My Friends’, ‘Close to My Fire’ ou encore ‘Your Heart Is As Black As Night’. Et comme à son habitude, Beth mélange énergie et émotion à l’état pur dans un set d’une intensité incroyable, dans une communion complète avec son public qui a sans doute pris une grande claque ce soir là. Pour conclure, écoutez simplement le dernier titre ‘Caught Out In The Rain’ et si vous aimez les artistes entiers, impossible ne pas être sensible à tant de générosité et d’émotion...

Interprêtes

Beth Hart (Chant, Piano, Guitare, Basse), Jon Nichols (Guitare, Choeurs), Bill Ransom (Batterie, Percussions), Bob Marinelli (Basse)


Artiste : Kalidia

Album : The Frozen Throne

Date de Sortie : 23-11-2018

Ajouté le : 11-01-2019

Après les Italiens d’Eleside’ (voir ici), c’est au tour de leur compatriotes de ‘Kalidia‘ de sortir un nouvel album ‘The Frozen Throne’ qui est leur 2ème album studio. Ils s’inscrivent entre power métal et symphonique avec des influences évidentes aux formations majeures de ces styles. ‘Frozen Throne’ ouvre le bal avec une rythmique énergique avec une basse agressive et une mélodie qui vous rentre dans la tête immédiatement, puis ‘Circle’s Spell’ dont l’introduction nous emmène en Orient, est plus classique du métal symphonique. Suivent l’entraînant ‘Black Sails’ qui est fortement inspiré de ‘Storm The Sorrow’ d’Epica’, puis avec ‘Orpheus’, après une introduction calme, on retrouve un power métal assez classique et, ‘To the Darkness I Belong’ est encore un hymne entraînant et efficace. La 2ème partie de l’album est à l’image du début, et on peut noter la power ballade ‘Midnight’s Chant’ qui permet une pause appréciable. En résumé, ‘The Frozen Throne’ est un bon album de power métal mélodique et symphonique pour les fans de ce style, et les Italiens, grâce à des lignes mélodiques accessibles, ont certainement la capacité d’évoluer maintenant pour se forger leur propre personnalité afin de sortir de la masse des groupes de ce genre et pour s’ouvrir à un plus large public...

Interprêtes

Nicoletta Rosellini (Chant), Federico Paolini (Guitare), Roberto Donati (Basse), Dario Gozzi (Batterie)


Artiste : Aeneas

Album : Paradox

Date de Sortie : 19-11-2018

Ajouté le : 21-01-2019

En écoutant le premier titre ‘Awake’ du 2ème album ‘Paradox’ des Allemands d’Aeneas’, j’ai trouvé qu’ils avaient un style que l’on peut retrouver chez les Suédois de ‘Jono’ (voir leur dernier album ici) et ils se définissent comme faisant du rock épique ce qui est également l’étiquette que l’on pourrait coller à ‘Jono’. En effet, les 4 premiers titres, dans un format standard entre 3 et 5 minutes, sont puissants et énergiques et accrochent dès la première écoute avec de belles lignes mélodiques soutenues par des claviers qui entretiennent le côté symphonique comme dans ‘Unleshed’ qui est l’exemple parfait d’une magnifique alchimie entre un rock puissant et symphonique. Avec ‘Brother’, ils nous offrent une pause avec une belle ballade acoustique, puis ‘Gravity’ nous ramène au rock épique et symphonique du début mais, sans aucun doute, c’est le dernier titre ‘The Aeneid’, de plus de 18 minutes, qui constitue la pierre angulaire de cet opus en nous offrant une composition digne des plus grands groupes de rock progressifs où l’on est embarqué dans un patchwork d’ambiances et de belles alternances entre parties puissantes et calmes et où il se passe toujours quelque chose jusqu’au final grandiose qui peut rappeler l’atmosphère de ‘The Astonishing’ de ‘Dream Theater’ (voir ici). En résumé, même si les Allemands d’Aeneas’ ne font pas le buzz sur le web, cet album est pour moi une des très belle surprises de la fin d’année 2018 et si vous êtes fans de rock mélangeant symphonique et progressif, je ne peux que vous conseiller d’écouter ‘Paradox’...

Interprêtes

Bernhard Huber (Chant), Ben Eifert (Guitare, Claviers), Maxx Hertweck (Batterie), Giuseppe Puzzo (Basse)


Artiste : Anneke Van Giersbergen

Album : Symphonized

Date de Sortie : 16-11-2018

Ajouté le : 12-01-2019

Le 3ème concert est celui d‘Anneke van Giersgergen’, qui a bien été occupée depuis une dizaine d’années après son départ de ‘The Gathering avec différents projets dont, entre autres, ‘Agua de Annique’, ‘Vuur’ et le magnifique projet d’Arjen Anthony Lucassen’, ‘The Gentle Storm’ (voir ici) et qui a donné 2 concerts avec le ‘Residentie Orkest The Hague’ qui a donné lieu à la sortie de ‘Symphonized’. Elles nous présentent donc une sorte de ‘Best Of’ de sa carrière avec un travail impressionnant au niveau orchestral ce qui donne une toute autre vision des titres originaux. L’ensemble est d’une rare intensité et elle s’attaque même à du classique en interprêtant par exemple ce magnifique ‘When I Am Laid in Earth’ d’Henry Purcell’ et on ne peut pas rester indifférent devant cette émotion palpable qu’elle sait transmettre au public. Bref, ‘Synphonized’ est un concert qui va bien au-delà d’un simple album et qui montre qu’au-delà de l’étiquette métal que l’on peut lui coller, ‘Anneke van Giersbergen’ est avant tout une artiste complète qui sait d’adapter à n’importe quel style de musique et tout ça se résume en un mot : le talent...

Interprêtes

Anneke van Giersbergen (Chant), Residentie Orkest The Hague


Artiste : The Windmill

Album : Tribus

Date de Sortie : 15-11-2018

Ajouté le : 20-01-2019

‘The Windmill’ est un groupe Novégien qui a déjà sorti 2 albums studio et c’est avec le 3ème album ‘Tribus’ sorti en Novembre dernier que je les découvre. Ils s’inscrivent dans un style progressif des années 70 avec des références de groupes de cette période comme ‘Alan Parsons Project’, ‘Jethro Tull’ ou ‘Barclay James Harvest’ mais également des formations plus récentes comme ‘Arena’ ou ‘Mostly Autumn’. Les amateurs de longs titres vont être aux anges car cet opus ne contient que 5 titres et le premier, ‘The Tree’, nous emmène dans une composition épique de près de 24 minutes où il fait bon se perdre dans les coins et recoins et où l’on sent de multiples influences à commencer par une première partie instrumentale où la flûte amène une atmosphère très aérienne qui continue par une rythmique où la basse mène la danse et où les claviers accompagnent dans une ambiance atmosphérique; puis la partie chantée très sensuelle et relaxante avec une belle intervention du saxophone précède un épisode jazzy pour repartir dans une belle partie progressive symphonique plus classique qui est ponctuée par une guitare hispanisante accompagnée par une flûte ‘Jethrotuliènne’ qui prépare un final majestieux avec une première partie chantée à la ‘Barclay James Harvest’ qui laisse enfin place à une fin instrumentale débutant avec quelques notes de piano pour monter en intensité pour retomber et finir calmement. A noter un 3ème titre beaucoup plus énergique lorgnant vers le ‘Deep Purple’ de la première période qui permet de varier les ambiances juste avant ‘Make me Feel’ qui revient vers du progressif symphonique avec un magnifique solo final de guitare et le dernier titre ‘Play With Fire’ clôt de belle manière l’album dans une ambiance pop/folk à la manière de ‘Mike Oldfield’. De plus, l’enregistrement est d’une excellente qualité et c’est bien normal compte tenu que c’est ‘Karl Groom’ du groupe ‘Threshold’ qui a mixé et mastérisé l’ensemble et qui a déjà produits plusieurs formations de rock et métal progressifs. En résumé, ce dernier album des Norvégiens de ‘The Widmill’ est un condensé d’un progressif accessible et de qualité puisant ses inspirations dans les années 70, et ‘Tribus’ est à conseiller à tous les fans de progressif mais peut également toucher un public plus large qui souhaite découvrir ce style de musique...

Interprêtes

Jean Robert Viita (Claviers, Chant), Erik Borgen (Guitare, Chant), Stig André Clason (Guitare), Morten Clason (Saxophone, Flûte, Guitare, Chant, Claviers), Arnfinn Isaksen (Basse), Sam Arne Nøland (Batterie)


Artiste : Nordic Union

Album : Second Coming

Date de Sortie : 09-11-2018

Ajouté le : 31-12-2018

Après un premier album remarqué en 2016 (voir ici), les scandinaves de ‘Nordic Union’, emmenés par le talentueux et prolifique Suédois ‘Erik Martensson’ qui participe déjà à pas mal d’aventures de la scène hard-rock mélodique (‘Eclipse’, ‘Ammunition’, ‘W.E.T.) et par le chanteur de ‘Pretty Maids’, ‘Ronnie Atkins’, sortent un 2ème album studio ‘Second Coming’. Et comme le précédent album, entre rock et hard-rock mélodique, c’est encore un sans faute avec une succession de hits qui vous filent la pêche toute une journée avec des refrains mémorables qui ne vous quittent plus (les 2 singles ‘Because of Us’ et ‘Walk Me Through the Fire’ ont certainement été tirés à la courte paille !!). Je pourrais faire du titre à titre mais, pour faire court, je vous donnerai l’exemple de 3 titres qui se suivent en milieu d’album : tout d’abord, avec ‘Rock’s Still Rolling’, si vous ne taper pas du pied sur le refrain, c’est que cet opus n’est pas fait pour vous ; ensuite avec le mid-tempo ‘Breathtaking’, c’est ma tête qui prend le relais pour battre la mesure et enfin, la power ballade ‘Die Together’ a de quoi faire quelques envieux dans certaines formations du même style. En résumé, ce 2ème album de ‘Nordic Union’ est encore une très belle surprise en cette fin 2018 et si vous aimez un hard-rock mélodique et accessible, vous pouvez y aller les yeux fermés et consommer ce ‘Second Coming’ sans modération...

Interprêtes

Erik Martensson (Guitares, Basse, Claviers, Choeurs), Ronnie Atkins (Chant), Magnus Ulfstedt (Batterie)


Artiste : Ten

Album : Illuminati

Date de Sortie : 09-11-2018

Ajouté le : 01-01-2019

J’avais découvert ‘Ten’ avec leur dernier album ‘Gothica’ (voir ici) et ce n’est qu’un an plus tard que sort son successeur ‘Illuminati’. On retrouve évidemment une continuité avec le style de ‘Gothica’ avec un mélange de rock et de hard-rock et des lignes mélodiques qui accrochent à la première écoute. Dès le premier titre ‘Be as You Are Forever’, après une belle introduction instrumentale, c’est un premier titre énergique avec un premier refrain très efficace. Avec ‘Shield Wall’, la rythmique et la mélodie me rappellent les Autrichiens de ‘Serenity’ (voir leur dernier album ici) et ‘The Esoteric Ocean’ est plus AOR et se rapproche de groupes comme ‘Foreigner’ (voir leur dernier album live ici). La suite offre des compositions qui penchent plus vers un rock mélodique symphonique avec par exemple la belle ballade ‘Rosetta Stone’ dont le refrain est me fait penser aux lignes mélodiques de ‘Mono Inc.’ (voir leur dernier album ici) ou encore le lumineux ‘Heaven And The Holier-Than-Thou’ proche de la pop/rock des années 70 ou encore le magnifique dernier titre ‘Of Battles Lost and Won’ très ‘Queenest’. En résumé, les Anglais de ‘Ten’ sortent un album de rock mélodique de qualité et accessible à un large public et si vous aimez le rock international des années 80, ‘Illuminati’ est fait pour vous...

Interprêtes

Gary Hughes (Chant), Dann Rosingana (Guitare), Steve Grocott (Guitare), John Halliwell (Guitare), Darrel Treece-Birch (Claviers), Steve McKenna (Basse), Max Yates (Batterie)


Artiste : Lacuna Coil

Album : The 119 Show – Live In London

Date de Sortie : 09-11-2018

Ajouté le : 12-01-2019

Le 2ème concert est celui donné par le groupe de métal symphonique ‘Lacuna Coil’ au ‘l'O2 Shepherd's Bush Empire’ de Londres pour leur 20 ans de carrière. Et un anniversaire, ça se fête et dans ce cas, ils ont mis les petits plats dans la grands pour nous offrir plus de 2 heures de concert ou plus justement de spectacle dans une débauche de puissance sonore et lumineuse (des artistes scéniques étant intégrés dans le show) avec des titres qui prennent toute leur dimension sur scène et où ‘Cristina Scabbia’ et ‘Andrea Ferro’ se donnent à fond et montrent une parfaite complicité. La composition de la set list voit défiler les différents hits puissants du groupe comme ‘Our Truth’, ‘Swamped’, 'Nothing Stands in Our Way' ou encore ‘Blood, Tears, Dust' mais montre également le côté soft du groupe avec des compositions comme les ballades ‘One Cold Way’, ‘Comalies’ ou ‘Wide Awake’ mais également des titres mélodiques comme ‘End of Time’, ‘I Like It’, ‘When A Dead Man Walks’ ou ‘Heaven’s a Lie’ auquels on peut rajouter leur cover de ‘Depeche Mode’, ‘Enjoy The Silence’. En résumé, plus qu’un concert, ‘The 119 Show’ est un vrai spectacle qui prend toute sa dimension avec le Blue Ray ou le DVD et les Italiens de ‘Lacuna Coil’, pour leurs 20 ans d’existence, offrent un très beau cadeau à tous leurs fans...

Interprêtes

Cristina Scabbia (Chant), Andrea Ferro (Chant), Diego Cavallotti (Guitare), Marco Coti Zelati (Basse), Ryan Folden (Batterie)


Artiste : Fractal Cypher

Album : Prelude to an Impending Outcome

Date de Sortie : 08-11-2018

Ajouté le : 02-01-2019

Leur dernier album ‘The Human Paradox’ avait été une bonne surprise 2016 en métal progressif (voir ici) et 2018 voit la sortie d’un EP avec 4 titres et on sent une évolution chez les Canadiens de ‘Fractal Cypher’ qui vont vers du progressif plus mélodique et donc forcément plus accessible à commencer par le premier titre ‘Coming Back to Life’ qui peut rappeler certains groupes de rock progressif et notamment leur compatriotes de ‘Mystery’ (voir leur dernier album ici). Le 2ème titre change de registre pour une courte introduction jazzy qui se transforme en un hard-rock avec une rythmique énergique qui se calme en milieu du titre pour repartir dans une partie instrumentale avec un tempo assez débridé et 2 solos magistraux guitare/claviers pour finir avec le thème chanté du début. Avec ‘From the Above and to the Stars’, le style se rapproche du précédent opus avec une juxtaposition de parties différentes mais avec en fond un thème mélodique qui sert de fil conducteur à l’ensemble et le dernier titre ‘Red Lady’ avec une première partie symphonique et mélodique, se durcit dans un style métal progressif avec une rupture brusque pour une partie jazzy qui prépare le final revenant au thème de départ. En résumé, les Canadiens de ‘Fractal Cypher’ confirme ce talent pour nous embarquer dans des compositions recherchées mais qui demeurent accessibles grâce à de belles lignes mélodiques et ‘Prelude to an Impending Outcome’ est à conseiller à tous ceux aiment le mélange entre rock et métal progressif...

Interprêtes

Simon Lavoie (Chant), Ludovick Daoust (Piano, Claviers), Steven Cope (Batterie), Tommy Fradette (Basse), Vincent Bruneau (Guitare)


Artiste : Gabriel Iwasaki

Album : The Journey Continues

Date de Sortie : 06-11-2018

Ajouté le : 19-01-2019

Le Pérou n’est pas généralement cité comme pourvoyeur de musique progressive mais ‘Gabriel Iwasaki’, qui vient de recevoir son diplôme de composition musicale, est bien Péruvien et en écoutant ‘The Journey Continues’, le style est plus proche de formations de rock ou de hard-rock avec des composantes symphoniques et progressives. Après une courte introduction instrumentale ‘The Journey Continues’ (en référence à son premier album ‘The Journey of Life’) que l’on pourrait retrouver dans les abums de métal symphonique, ‘Into Darkness’ est une composition énergique où les claviers cohabitent avec les riffs de guitare et où les lignes mélodiques sont accrocheuses, puis ‘Out from the Light’ et ‘I Want You’ continuent dans ce registre. Mais la suite nous emmène vers d’autres horizons avec tout d’abord l’instrumental ‘Giza’ qui mélangent différentes influences et qui montre le talent de ce jeune Péruvien dans un titre multi-culturel puis la fin de l’album nous fait voyager dans des compositions beaucoup plus calmes mais qui accrochent immédiatement avec ‘Former Life’, ‘Afraid to Stat Again’, ‘A Place In My Heart’ ou encore le magnifique ‘From Father to Son’, le dernier titre ‘The Fake Reflection, Pt. 1’ revenant à un style progressif qui peut résumer de belle manière l’ensemble. A noter les reprises en Espagnol de ‘I Want You’ (‘Te Quiero Aqui’) et de ‘From Father to Son’ (‘De Padro a Hijo’), la langue Espagnol amenant, pour ma part, plus de force. En résumé, ‘Gabriel Iwasaki’, très discret sur la toîle, est un compositeur de grand talent qui sort un album très prometteur qui devrait plaire à celles et ceux qui aiment mélanger hard-rock progressif puissant mais également rock symphonique plus classique...

Interprêtes

Gabriel Iwasaki (Claviers, Chant, Chœurs), Gustavo “Lucifer” Michael (Chant), Wilmer Pachas (Guitare), Gabriel León (Basse), Miguel Galdos (Batterie)


Artiste : Cecile Monique

Album : Genesis

Date de Sortie : 02-11-2018

Ajouté le : 10-01-2019

C’est en 2011 que la Canadienne ‘Cecile Monique’ a sorti son premier EP et 2018 voit sortir son premier album studio ‘Genesis’. Tout d’abord, ce n’est pas si courant, mais la chanteuse est également auteure/compositrice et productrice et a commencé à se faire connaître en Europe lors de sa participation au Wacken pour représenter le Canada en 2013 et a été en 2016 dans le top 5 mondial du concours des jeunes artistes du Festival M'era Luna en Allemagne. Comme généralement dans ce style, l’album commence par un titre instrumental ‘Overture (Sicut Erat)’ qui fait intervenir des chœurs d’opéra classique et on retrouve également en milieu d’album ‘Interlude (In Principio)’ et en dernier titre ‘Finale (Nunc Et Semper)’, des titres identiques qui rappellent que Cecile est avant tout une chanteuse classique. Cette référence à la musique classique se retrouve dès le départ avec ‘Genesis’ qui est agrémenté de chœurs tout au long du titre et dont le style s’apparente plus à du rock symphonique très accessible, le côté métal étant en retrait ce qui fait bien évidemment penser à ‘Within Temptation’. Les titres suivants entretiennent ce style avec, par exemple ‘Heat’, dans lequel Cecile nous montre tout son talent de chanteuse classique, ou encore avec ‘Another Life’, dans lequel la ressemblance est frappante avec ‘Sharon den Adel’ jusque dans le phrasé. On peut également noter de très belles rencontres entre orient et occident avec des titres comme ‘Break’ ou ‘Alibi’ dans lesquels Cecile amène de belles modulations vocales toujours accompagnées par de somptueux chœurs et on ne peut pas non plus passer à côté de la magnifique ballade ‘Ashes’, en fin d’album qui est remplie d’émotion. En résumé, avec ce premier album, ‘Cecile Monique’ nous emmène de fort belle manière dans son univers fait d’un mélange d’opéra classique et de rock symphonique, et ‘Genesis’ est fait pour toucher un large public grâce à des compositions très accessibles...

Interprêtes

Cecile Monique (Chant), Sammy Duke (Guitare), Dan Corrigan (Basse), Robert Crowder (Batterie)


Artiste : Steven Wilson

Album : Home Invasion : In Concert At The Royal Albert Hall

Date de Sortie : 02-11-2018

Ajouté le : 12-01-2019

La fin de l’année 2018 a vu la sortie de plusieurs concerts que j’ai décidé de regrouper car ce sont tous des moments forts en public avec des styles différents que j’ai voulus justement assez éloignés les uns des autres ; n’y voyez aucune préférence car ils sont pour moi, tous indispensables, les textes étant simplement écrits par date de sortie :

Tout d’abord, début Novembre, ce premier concert est consacré à un artiste désormais incontournable de la scène progressive internationale, j’ai nommé, ‘Steven Wilson’ qui a sorti un DVD, Blue Ray du 3ème concert en Mars 2018 dans l’emblématique ‘Royal Albert Hall’ de Londres et qui nous propose près de 2 heures 30 ce qui permet de faire partager ces moments uniques à tous les fans qui n’ont pas pu le voir en concert dans sa dernière tournée suite à la sortie de ‘To The Bone’ (voir ici). La carrière déjà bien rempli de Steven permet alors non seulement de parcourir de façon fournie son dernier album avec bien évidemment des titres comme ‘Pariah’ où ‘Ninet Tayeb’ amène son magnifique chant mais aussi le magnifique ‘Song Of I’ qui me file des frissons à chaque écoute, mais également de revisiter d’anciens titres comme par exemple l’ensemble ‘Home Evasion’/’Regret #9’ de ‘Hand. Cannot. Erase.’ de 2015 qui est l’exemple typique de l’artiste inventif qu’est ‘Steven Wilson’ dans le domaine progressif. Bien entendu, la période ‘Porcupine Tree’ n’est pas oubliée avec ‘The Creator Has A Mastertape’ ou encore ‘Arriving Somewhere but Not Here’. En résumé, c’est encore un sans faute pour cet artiste emblématique qui est un pionnier de la musique contemporaine et ce concert est à rajouter à la discothèque idéale pour toutes les amatrices et tous les amateurs de rock progressif...

Interprêtes

Steven Wilson (Chant, Guitare), Adam Holzman (Claviers) , Alex Hutchings (Guiare, Choeurs), Craig Blundell (Batterie), Nick Beggs (Basse), Ninet Tayeb (Chant)


Artiste : Dilemma

Album : Random Acts of Liberation

Date de Sortie : 02-11-2018

Ajouté le : 16-01-2019

‘Dilemna’ est un groupe des années 90 qui s’était reformé en 2012 pour un concert et qui vient de sortir un nouvel album ‘Random Acts of Liberation’. A l’origine de ce nouvel opus, ils avaient une chanteuse ‘Danny Butler’ qui a été remplacée par ‘Dec Burke’. Leur style est assez éclectique car ils mélangent des influences diverses et il faut donc prendre le temps de découvrir cet opus petit à petit pour l’apprivoiser d’autant plus qu’ils nous proposent 1 heure et 12 minutes d’écoute en 14 titres. La longueur des titres est très variable et va de 2 à 12 minutes avec des construction classiques pour les plus courts et des aspects progressifs plus présents pour les titres qui dépassent les 5 minutes. Côté musique, ils nous offrent des lignes mélodiques accrocheuses avec des composantes alternant des tensions et des détentes comme dans ‘Amsterdam (This City)’, ‘Openly’, ‘Play With Sand’ ou le titre phare et très épique ‘The Inner Darkness’ de plus de 12 minutes avec son final majestueux qui est l’exemple typique de cette alternance. Les moments plus calmes sont également présents avec ‘Aether’, ‘Intervals’ ou ‘Wonder’ alors que de courts titres comme l’acoustique ‘Dear Brian’ ou l’instrumental ‘Spiral II’ permettent une aération à l’ensemble. En résumé, entre pop, rock et métal à tendances progressives, ‘Random Acts of Liberation’ est un album dense et riche aussi bien sur la longueur mais également par un mélange des genres mais est avant tout très accessible grâce à des lignes mélodiques accrocheuses et devrait plaire à un public assez large ouvert à un progressif très abordable...

Interprêtes

Dec Burke (Chant, Guitare), Paul Crezee (Guitare), Collin Leijenaar (Batterie), Erik van der Vlis (Basse), Robin Z (Claviers) + Invités : Frank van Essen (Violon), Jessica Koomen (Choeurs), Nando Eweg (Claviers), Paul Sutman (Chant), Piet Hein Appelo (Guitare), Rich Mouser (Guitare), Zeph Daw (Chant)


Artiste : Eleside

Album : Battle of Choices

Date de Sortie : 01-11-2018

Ajouté le : 09-01-2019

‘Eleside’ est un nouveau groupe de métal symphonique qui a été créé en 2017 et qui sort son premier album studio ‘Battles of Choices’. Originaires d’Italie, le combo transalpin nous offre 9 compositions dont la durée varie entre 3 et 4 minutes pour un total de 35 minutes. D’entrée, avec ‘I Heard a Sweet Melody’, le style est proche des Allemands de ‘Xiphea’ (voir leur dernier album ici) avec une mélodie qui débute par une berceuse pour enfant. Avec ‘Looking in the Stars’, même si les riffs de guitare son toujours présents, on s’éloigne du métal et la composition nous fait nous balancer au rythme d’une valse à 3 temps. La suite fait défiler le très mélodique ‘Like a Feather in the Snow’ et son break inattendu avec un clavecin en milieu de titre, ‘Battle of Choices’ pouvant rappeler les premiers albums de ‘Coronatus’ (voir leur dernier album ici), l’épique ‘The Reverse Portrait’ avec une introduction empruntant à la ‘Marche de Radetzky’ de ‘Johann Strauss’ et le sautillant ‘Angels Vampire’ agrémenté par des claviers amenant un côté inquiétant, l’album se terminant par ‘Truths and Misunderstandings‘ avec ses magnifiques changements de tonalité qui montre le talent de chanteuse de ‘Corinne Di Marco’ et le très beau mélodique mid-tempo ‘Rebirth’. En résumé, Les Italiens d’Eleside’ montre déjà avec ce premier album une belle maturité et ce ‘Battle of Choices’ devrait être bien accueilli par un public privilégiant le côté symphonique et mélodique à la puissance du métal...

Interprêtes

Corinne Di Marco (Chant), Frank Dicorcia (Guitare), Ariel (Basse), Leonard Klavier (Claviers), Gianluca Dicorcia (Batterie)


Artiste : Rani Chatoorgoon

Album : Chaotic Wonder

Date de Sortie : 01-11-2018

Ajouté le : 15-01-2019

Après la sortie de ‘Samsara’ (voir ici), la Canadienne ‘Rani Chatoorgoon’ sort un EP ‘Chaotic Wonder’ (qui fait quand même 41 minutes avec une version edit d’Hello’ et une reprise remastérisée de ‘Nightshade’ !!). Comme à son habitude, elle a fait appel à des artistes de la scène métal et pour cet opus ce sont, entre autres, le guitariste ‘Ferry Duijsens’ et le bassiste ‘Johan Van Stratum’ du groupe ‘Vuur’ qui participent à l’aventure. Autant vous prévenir, bien que ce soit ‘Joost Van Den Broek’ qui soit aux manettes et qui a travaillé avec pas mal de groupes de métal symphonique et, bien que les riffs saturés de guitare soient présents ici et là, le style de ’Chaotic Wonder’ est dans la lignée de l’album précédent avec un rock symphonique puissant teinté de culture indienne et si vous êtes adeptes d’un métal énergique, vous serez déçu. Chaque titre est accessible dès la première écoute et nous emmène en voyage entre Orient et Occident sur des mid-tempos propices au rêve qui est entretenu par la voix aérienne de Rani et les instruments orientaux joués par ‘Sandip Banerjee’. En résumé, avec ‘Chaotic Wonder‘, ‘Rani Chatoorgoon’ continue de nous enchanter avec ses influences qu’elle puise entre occident et orient et démontre une fois de plus que la nouveauté est souvent le fruit de mélanges entre différentes cultures...

Interprêtes

Rani Chatoorgoon (Chant, Harmonium), Sandip Banerjee (Sitare, Santoor, Tabla, Dholak, Thavil, Sarod, Sarangi, Khol, Pakhawaj, Punjabi Dhol), Ferry Duijsens (Guitare), Johan Van Stratum (Basse), Koen Herfst (Batterie), Ruud Jolie (Guitare), Sandip Banerjee (Percussions), Joost Van Den Broek (Orchestrations, Programmation)


Artiste : Seventh Dimension

Album : The Corrupted Lullaby

Date de Sortie : 01-11-2018

Ajouté le : 17-01-2019

C’est encore un groupe Suédois qui est à l’honneur avec ‘Seventh Dimension’mais pas dans le domaine du rock mélodique mais entre rock et métal symphonique et progressif avec ce magnifique double album ‘The Corrupted Lullaby’ de plus de 2 heures qui est leur 3ème album studio racontant l’histoire de ‘The Dreamer’ qui vit avec ‘The Lily’ mais qui est toujours amoureux de ‘The Rose’ disparu dans un accident de la route quinze ans plus tôt (l’histoire est détaillé sur le site du groupe ici). La musique est donc au service de cette histoire et les différentes compositions alternent des parties puissantes et d’autres plus calmes et des changements de tempos typiques du progressif ce qui nécessite forcément du temps pour pénétrer chaque recoin et pour approvoiser l’ensemble des titres. Les lignes mélodiques sont relativement accessibles avec un bel équilibre entre la guitare et les claviers et on peut noter une certaine diversité dans les atmosphères qui se succèdent, chaque titre ayant sa propre personnalité pour permettre de faire passer les différentes émotions qu’ils véhiculent comme la joie, la tristesse ou encore le désespoir. En résumé, ce dernier album des Suédois de ‘Seventh Dimension’ est d’une richesse et d’une densité impressionnantes et nécessite forcément de multiples écoutes pour en tirer toute la quintessence et, par conséquent, sera sous doute destiné à un public averti aimant les longs développements progressifs incluant des ambiances très éloignées les unes des autres...

Interprêtes

Luca Delle Fave (Guitare, Chœurs, Voix), Nico Lauritsen (Chant), Rikard Wallström (Basse, Choeurs), Erik Bauer (Claviers), Marcus Thorén (Batterie, Percussions) + Invités : Linda Lundberg (Chant, Voix, Chœurs), Manos Petropouleas (Voix), Alex Hummingson (Voix), Tom Ryan (Voix), Taran Wilmore (Voix), Ethan Todhunter (Voix), Hampus Nilsson (Voix)


Artiste : Sirenia

Album : Arcane Astral Aeons

Date de Sortie : 26-10-2018

Ajouté le : 23-12-2018

Après ‘Dim Days Of Dolor’ en 2016 qui avait marqué une évolution dans la carrière de ‘Sirenia’ (voir ici) par son caractère plus mélodique que ses prédécesseurs, voici ‘Arcane Astral Aeons’ sorti en Octobre 2018 qui s’inscrit de plus en plus dans un métal symphonique flamboyant où ‘Emmanuelle Zoldan’ conforte sa place grâce à des qualité vocales qui lui permettent de s’adapter à tous les styles mais où également on retrouve les growls de ‘Morten Veland’ qui avaient pratiquement disparus sur l’opus précédent. Sa débute fort avec ‘In Styx Embrace’ dans une débauche de puissance symphonique où les chœurs s’entremêlent avec les growls de Morten de manière très équilibrée et où Emmanuelle propose une première interprétation parfaite. Les 2 titres qui suivent sont pour moi les 2 hits de l’album avec des refrains mémorables qui seront certainement des titres de concert et qui montre la face symphonique soft du groupe avec ‘Into The Night’ et la face plus gothique avec ‘Love Like Cyanide’. La suite montre une grande variété car pas mal de formations différentes viennent à l’esprit : la première partie de ‘Desire’ me fait penser à du ‘Xandria’ (voir leur dernier album ici), ‘Asphyxia’ à du ‘Delain’ (voir leur dernier album ici), ‘Queen of Lies’ aux rythmique de ‘Leaves’ Eyes (voir leur dernier album ici) et avec une introduction digne de ‘Tarja’ (voir son dernier album live ici), le plus classique ‘Aerodyne’ à ‘Within Temptation’. On peut également noter qu’ils amènent également un certain décalage dans la 2ème partie de ‘Desire’ ou dans ‘Nos Heures Sombres’ et l’on sent qu’Emmanuelle apporte ses influences de la chanson Française : ‘Nos heures Sombres’ aurait très bien pu être une chanson de variété Française qu’ils auraient métallisée comme l’on fait ‘Therion’ dans ‘Les Fleurs du Mal’ (voir ici). En résumé, ‘Sirenia’ sortent un nouvel album plein de bonnes surprises qui montrent leur capacité de nous offrir une belle palette de métal symphonique et ‘Arcane Astral Aeons’ est pour moi, certainement l’album le plus abouti du groupe...

Interprêtes

Emmanuelle Zoldan (Chant), Morten Veland (Basse, Chant), Jan Erik Soltvedt (Guitare), Nils Courbaron (Guitare, Chant) + Invités : Yannis Papadopoulos, (Chant), Østen V. Bergøy (Chant), Emilie Bernou (Chœurs), Damien Surian (Chœurs), Mathieu Landry (Chœurs), Stéphanie Valentin (Violon)


Artiste : Salva

Album : Off The Deep End

Date de Sortie : 25-10-2018

Ajouté le : 14-01-2019

‘Salva’ est un groupe Suédois qui a déjà une quinzaine d’années d’existence et qui vient de sortir son 5ème album studio ‘Off The Deep End’. Difficile de leur donner un style bien précis car ils puisent leur inspiration dans les courants rock et hard-rock des années 70 en rajoutant des composantes progressives et symphoniques. Avec le premier titre ‘King of Nothing’, c’est une fresque de plus de 10 minutes qui nous embarque dans un voyage épique mais dont la construction est assez classique. Avec ‘Clarity I’, le style hard-rock des années 70 est très marqué et on peut faire référence à des groupes comme ‘Deep Purple’ ou ‘Uriah Heep’ alors que le titre suivant ‘Skyclad’ est une ballade atmosphérique, puis, ‘Clarity II’ est du rock mélodique et ‘The Ghost of Fives’ mélange atmosphérique ‘Floydien’ avec une ambiance rock/folk enjouée. La suite fait défiler un ‘Clarity III’ mélant blues et jazz puis avec ‘Under the Fear’, on revient à un hard-rock très seventies puis, ‘Clarity IV’ est une 2ème ballade semi acoustique qui peut faire penser à du westcoast et se rapproche des ambiances d’Eagles, l’album se terminant dans un tout autre registre par ‘Brickshort’ qui nous embarque dans une magnifique épopée mélant le classique avec du rock symphonique et pourrait être comparée à du ‘Therion’ (voir leur dernier album ici) pour ce mélange de chœurs classiques avec des instruments électriques (écoutez le chœur à 4.15). Bref, les Suédois de ‘Salva’ nous offre un patchwork très intéressant et surtout accessible et ce ‘Off The Deep End’ est tout à fait approprié à toutes celles et ceux qui aiment le mélange des genres...

Interprêtes

Per Malmberg (Chant, Guitares, Claviers, Accordeon, Mandoline, Percussions), Fredrik Lindqvist (Basse), Johan Lindqvist (Claviers), Lasse Bomin (Batterie, Percussions), Stefan Gavik (Guitare)


Artiste : SayWeCanFly

Album : Beautiful Mess

Date de Sortie : 19-10-2018

Ajouté le : 17-12-2018

‘Braden Barrie’ est un auteur compositeur et chanteur Canadien indépendant qui a commencé sa carrière il y a une dizaine d’années et qui utilise les médias sociaux pour promouvoir sa musique et s’est fait connaître en Amérique du Nord en allant à la rencontre des gens pour leur faire partager sa passion pour la chanson. Pour son dernier album ‘Beautiful Mess’, il utilise le financement participatif (voir ici). Côté musique ce dernier album s’inscrit dans la grande tradition de la chanson populaire avec des chansons assez courtes, mélodiques et accessibles dès la première écoute. Mis à part 3 titres popisants semi acoustiques ‘Daisy Dew’, ‘Honey’ et ‘Here’s My Heart’, les autres compositions sont dépouillées et ne garde que la substantifique moelle de la musique. Chaque titre renferme son lot de mélancolie et d’émotion avec un accompagnement de quelques notes de piano ou de quelques accords de guitare agrémentés de sonorités électroniques qui amènent un côté aérien. En résumé, bien loin des circuits commerciaux, ‘Braden Barrie’ continue son chemin et ce ‘Beautifull Mess’ (qui porte très bien son nom), est une nouvelle réussite dans le parcours de cet artiste atypique et attachant...

Interprêtes

Braden Barrie (Chant, Guitare, Claviers) + Invités : Emily James (Chant), Nyke Van Wyk (Cordes), Julie Elven (Chant)


Artiste : Carptree

Album : Subimago

Date de Sortie : 19-10-2018

Ajouté le : 19-12-2018

‘Carptree’ ne nous avait pas habitué à cela car on avait attendu 7 années ‘Emerger’ (voir ici) et moins d’un an et demi après, en cette fin 2018, son successeur ‘Subimago’ voit le jour et les Suédois nous offrent un nouvel album avec 8 compositions qui m’apparaissent plus accessibles de celles d’Emerger’ auquel j’avais mis un logo pour public averti alors que j’ai tagué ce dernier opus en ‘Accessible’ tout en restant dans un style progressif dense et riche. ‘Welcome’ nous accueille en déroulant lentement son atmosphère mystérieuse renforcé par l’utilisation de claviers soutenant le chant hypnotique de ‘Nickla Flinck’ et une alternance entre tension et détente comme le groupe sait si bien le faire. Suit ‘By Your Own Device’, qui me fait penser à la période ‘Duke’ de ‘Genesis’ certainement dû, d’une part au chant mais également à la sonorité des claviers, puis, ‘World Without Mind’, avec une première structure rythmique chaloupée prépare tout en douceur la montée en puissance d’une magnifique deuxième partie mélodique avec un gros travail au niveau des chœurs. La suite nous montre que le groupe peut également se subjuguer dans un style dépouillé, ‘Instead of Life’ étant d’une grande puissance émotionnelle et je pourrais citer tous les titres car il est bien difficile de trouver un temps mort dans ces compositions où les moments forts se succèdent les uns après les autres. En résumé, même si ‘Subimago’ est peut-être un peu plus accessible que ces prédécesseurs et pourrait être une bonne porte d’entrée à tous celles et ceux qui voudraient découvrir un progressif moderne et recherché, il est également un album qui se bonifie d’écoute en écoute, qui pour moi est le signe sans contexte d’une grande qualité...

Interprêtes

Carl Westholm (Claviers, Basse, Guitare, Theremin, Percussions), Nicklas Flinck (Chant) + Invités : Ulf Edelönn (Guitare), Stefan Fandén (Basse, Guitare, Bouzouki, Claviers), Jesper Skarin (Batterie, Percussions), Cia Backman (Choeurs), Öivin Tronstad (Choeurs)


Artiste : Oak

Album : False Memory Archive

Date de Sortie : 19-10-2018

Ajouté le : 21-12-2018

‘Oak’ est un groupe Norvégien qui sort un nouvel album ‘False Memory Archive’ (voir leur album ‘Lighthouse’ ici) et pour l’occasion, ils ont invité leur compatriote du groupe ‘Airbag’, ‘Bjorn Riis’ (voir le dernier album ici). Côté style, ils s’inscrivent dans un progressif aux ambiances atmosphériques avec de belles lignes mélodiques qui rendent leur compositions accessibles et on ne peut pas s’empêcher de faire référence à des groupes comme ‘Kingcrow’ (voir ici), ‘The Paradox Twin’ (voir ici) ou encore ‘Sunchild’ (voir ici) pour ne citer que des formations que j’ai récemment chroniquées. On navigue donc dans un univers paisible où la voix chaude et grave de ‘Simen Valldal Johannessen’ amène un côté mélancolique comme dans les magnifiques ‘Intermezzo’ et ‘The Lights’ qui ne font qu’un titre et où ‘Debussy’ s’invite dans l’introduction avec le célèbre ‘Clair de Lune’ pour ensuite laisser dérouler lentement les 10 minutes sous la forme de deux crescendos successifs qui laissent la place à une fin calme et apaisée. Au rayon des coups de cœurs de cet album, je pourrais rajouter, ‘Lost Causes’ et son magistral final, ‘Transparent Eyes’ plus classique mais avec une mélodie très accessible et enfin le dernier titre ‘Psalm 51’ rempli d’une émotion palpable. En résumé, ce 2ème album des Norvégien de ‘Oak’ est une très bonne surprise 2018 et si vous aimez un progressif mélangeant mélancolie et sérénité, posez vous dans un endroit calme et savourez tranquillement ce très beau ‘False Memory Archive’...

Interprêtes

Simen Valldal Johannessen (Chant, Claviers), Sigbjørn Reiakvam (Guitares / Basse / Claviers / Banjo), Øystein Sootholtet (Claviers / Batterie / Percussions) + Invités : Ole Michael Bjørndal (Guitare), Bjorn Riis (Guitare), Stephan Hvinden (Guitare), Steinar Refsdal (Saxophone)


Artiste : Evership

Album : Evership II

Date de Sortie : 19-10-2018

Ajouté le : 24-12-2018

Après un premier album de qualité sorti en 2016 (voir ici), les Américains d’Evership' sortent ‘Evership II’ dans la continuité du premier album avec 5 titres dont 4 entre 8 et 10 minutes et un magistral titre final de plus de 28 minutes. Le compositeur ‘Shane Atkinson’ démontre toujours cette capacité à nous captiver dans de longs développements progressifs où il fait bon se perdre et où il se passe toujours quelque chose. Prenons l’exemple du titre d’ouverture ‘The Serious Room’ qui est certainement le titre qui comporte la rythmique la plus linéaire et qui pourrait lasser mais les différentes successions chantées et instrumentales permettent d’être toujours tenu en haleine. Les 3 titres suivants continuent de nous embarquer chacun à sa manière dans l’univers progressif du groupe avec ce foisonnement d’inspirations du rock progressif des années 70 mais la pièce maitresse est bien évidemment ‘Isle of the Broken Tree’ qui, avec ses 6 parties, nous propose un patchwork d’ambiances en commençant par une entrée en matière épique et symphonique qui introduit une première partie acoustique calme qui met en avant la voix harmonieuse de ‘Beau West’ pour se déchaîner à 7.30 dans une mélodie qui peut rappeler ‘Queen’ et ‘It’s Beautiful Day’. Puis changement d’ambiance avec 3 minutes d’un hard rock assez classique et un beau passage instrumental où claviers et guitares se répondent pour finalement s’adoucir et revenir vers du progressif typique où ‘Beau West’ montre également qu’il sait forcer son chant. La suite nous emmène avec le piano de ‘Shane Atkinson’ dans une 2ème partie acoustique dépouillée qui déroule lentement sa belle mélodie pour reprendre de la puissance dans une partie rythmée qui prépare un final épique qui s’éteint petit à petit. En résumé, les Américains d’Evership confirment tout le bien que l’on pensait d’eux avec le premier opus et ce 2ème volet avec ses longs développements est un exemple de ce que l’on peut faire de mieux en matière de rock progressif s’inscrivant dans la grande tradition des années 70 ce qui en fait pour ma part un album à rajouter à la discothèque idéal dans ce style de musique...

Interprêtes

Beau West (Chant), Shane Atkinson (Claviers, Batterie, Percussions, Chant), James Atkinson (Guitare), John Rose (Guitare), Ben Young (Basse) + Invités : Joel Grumblatt (Batterie), Jesse Hardin (Guitare), Mike Priebe (Choeurs), Amelia West (Choeurs), The Charles Heimermann Chorale, Allison Cowan, Asa Graham Hartley, Nicelle Priebe, Gracie Staggenborg, Emily Walsh


Artiste : D Project

Album : Find your Sun

Date de Sortie : 19-10-2018

Ajouté le : 07-01-2019

Le Québec dénombre pas mal de groupes de progressifs (voir ‘Mystery’ et leur dernier album ici) et ‘D Project’, emmené par son leader ‘Stéphane Desbiens’ fait partie de ces formations nées dans les années 2000 qui ont été nourris d’influences diverses et variées des quarante dernières années et qui ont collaboré avec de grands noms du progressif depuis le début de leur carrière. Avec ce cinquième album, la liste des invités est encore longue et les compositions de ‘Find Your Sun’ recèlent d’une multitude d’ambiances différentes assemblées par un orfèvre qu’est ‘Stéphane Desbiens’ pour en faire quelque chose d’unique qui s’apprivoise lentement au cours d’écoutes répétées. Et bizarrement, le titre le plus long frise les 9 minutes alors que chaque titre donne cet impression de traverser de multiples paysages musicaux : comme exemple, le premier titre ‘The End’ de 6 minutes débute par des nappes de claviers sur lesquels se superpose une guitare ‘Gilmourienne’ et qui est suivi par une partie instrumentale avec des voix posées sur la musique qui se durcit pour une section progressive métal puis, en milieu de titre, on assiste à une rupture totale pour une partie acoustique à la ‘Cat Stevens’ pour finir avec la puissance de la première séquence progressive métal. Avec ‘Crude Reality’, j’ai l’impression d’entendre un croisement entre ‘Pendragon’ et ‘Pink-Floyd’, puis ‘Tell Me’ est un titre plus mélancolique avec une magnifique accélération sur la fin et un très beau solo de violon joué par ‘Isabelle Cormier’ et, avec ‘The Sting’, on se retrouve dans une ambiance avec des influences ‘Floydiennes’ mélangeant périodes pré et post ‘Roger Waters’ avec le son du Cor du Français ‘Romain Thorel’ en fin de titre (voir le dernier album de ‘Lazuli’ ici). La suite fait défiler le déroutant ‘Life to Spare’, qui débute de façon conventionnel par un style pop/rock mais qui est agrémenté en 2ème partie par de magnifiques digressions instrumentales sur le thème principal, la ballade ‘Be Kind’, chantée par ‘Peter Falconer’ (voir le dernier album de ‘Drifiting Sun’ ici) possède cette note dans le solo de guitare à 3.30 qui nous fait monter au plafond, puis ‘Find Your Sun’ qui réussit à mettre bout à bout 3 sections bien distincts dans moins de 4 minutes et le dernier titre ‘Be Free’, composé par ‘Philippe Desbiens’, fils de Séphane, clôt de belle manière cet opus avec sa belle mélodie et l’admirable solo de guitare central. Bref, après le magnifique ‘Damanek’ choniqué il y a quelques jours (voir ici), les Canadiens de ‘D Project’ sorte un album en cette fin d’année 2018 qui est encore à rajouter à la discothèque idéale de tout fan de musique progressive...

Interprêtes

Stéphane Desbiens (Chant, Claviers, Guitare), Jean Gosselin (Batterie), Isabelle Cormier (Violon, Claviers, Chant), Philippe Desbiens (Basse, Guitare) + Invités : Peter Falconer (Chant), Fred Schendel (Claviers), Romain Thorel (Claviers), Marie Noelle Harvey (Violon), Laura Laberge (Violoncelle), Sylvain Laberge (Flûte), Nathalie Gobeil (Basson), Daniel Simon (Saxophone), Chorale de Saguenay (Chœurs)


Artiste : Midnite City

Album : There Goes the Neighbourhood

Date de Sortie : 19-10-2018

Ajouté le : 13-01-2019

‘Midnite City’ est un groupe Anglais que je découvre avec leur 2ème album ‘There goes the Neighbourhood’ et qui évolue entre rock et hard-rock mélodique avec des influences de groupes des années 80. Avec ‘Here Comes the Party’, c’est parti pour un titre puissant et efficace dont la mélodie accroche immédiatement, puis ‘Give Me Love’ en remet une couche avec un refrain où les chœurs s’en donnent à cœur joie. Avec ‘You Don’t Understand Me’, le rythme se calme pour un mid-tempo mais cela reste toujours aussi mélodique et la suite continue de faire défiler des titres aussi accrocheurs les uns que les autres avec une pause en fin d’album avec la ballade ‘Heaven’s Falling’ simple mais toujours aussi efficace et l’album se termine sans faiblir par ‘Until the End’ qui porte bien son nom car ce dernier possède le refrain qui vous reste dans la tête toute une journée. Bref, comme on dit, les Anglais de ‘Midnite City’ font le job pour nous offrir des compositions simples mais efficaces pleines de bonnes énergies et, même s’ils ne vont pas révolutionner le hard-rock mélodique, ce ‘There Goes the Neighbourhood’ est fait pour tous ceux qui aiment le hard-rock mélodique des années 80 et est à consommer sans modération...

Interprêtes

Rob Wylde (Chant), Pete Newdeck (Batterie, Choeurs), Miles Meakin (Guitare), Shawn Charvette (Claviers, Choeurs), Josh 'Tabbie' Williams (Basse, Choeurs)


Artiste : Albion

Album : You’ll Be Mine

Date de Sortie : 18-10-2018

Ajouté le : 26-12-2018

‘Albion’ est un groupe Polonais qui a plus de vingt ans d’existence et qui évolue dans un style néo-progressif. Depuis leur dernier album (voir ici), avec le départ de la chanteuse ‘Katarzyna Sobkowicz-malec’ et du claviers ‘Krzysztof Malec’, ‘Jerzy Antczak’ a fait appel aux anciens membres du groupe, la chanteuse ‘Anna Batko’ et le bassiste ‘Pawel Konieczny’. Malgré ce changement de line up, ‘Albion’ continue dans ce style caractéristique car Anna, qui se situe dans le même registre que Katarzyna, possède un chant clair et envoutant qui me fait penser à ‘Olivia Sparnenn’ (voir le dernier album de ‘Mostly Autumn’ ici), cela étant flagrant dans le début de ‘Lullaby’. Avec le départ Krzysztof Malec’, ‘Jerzy Antczak’ a bien évidemment au pris plus de place avec son jeu de guitare qui est mise en avant et on retrouve ses magnifiques solos ‘Gilmourien’ ce qui donne ce style atmosphérique où il se dégage une certaine mélancolie. D’entrée, avec ‘Calt It a Sin’, l’auditeur a un condensé en 3 minutes du talent de cette formation avec un première partie très calme alternant la voix aérienne d’Anna et le jeu de guitare acoustique de Jerzy, puis dans la dernière minute, une explosion de puissance avec les instruments électriques qui entrent en scène. On navigue donc dans un univers atmosphérique qui monte doucement en tension pour finalement retomber comme le très beau titre éponyme de l’album. En résumé, avec ce dernier album, les Polonais d’Albion’ reviennent de très belle manière sur le devant de la scène néo-progressive et ‘You’ll Be Mine’ est à conseiller à celles et ceux qui aiment le progressif à tendance atmosphérique...

Interprêtes

Anna Batko (Chant), Jerzy Antczak (Guitare, Claviers), Pawel Konieczny (Basse), Rafal Paszcz (Batterie)


Artiste : Seventh Wonder

Album : Tiara

Date de Sortie : 12-10-2018

Ajouté le : 04-01-2019

‘Tommy Karevik’ est bien occupé en ce moment avec ses 2 projets car après la sortie début 2018 de l’album ‘The Shadow Theory’ avec ‘Kamelot’ (voir ici), voici ‘Tiara’, le 5ème album de ‘Seventh Wonder’ qui a été sorti fin 2018. Les fans attendaient certainement avec impatience cet opus, d’autant plus que le dernier album ‘The Great Escape’ datait de 2010 et qu’il avait marqué les esprits dans le monde du métal progressif avec son titre éponyme d’une trentaine de minutes. ‘Tiara’ s’inscrit dans la continuité du style que l’on connaissait, à savoir entre rock et métal progressif avec des lignes mélodiques accessibles qui permettent de rentrer assez facilement dans chaque compositions. Par exemple, après la courte introduction instrumentale ‘The Arrival’, ‘The Every Ones’ a un refrain très efficace et une seule partie instrumentale juste avant la reprise finale qui en fait un titre assez conventionnelle. Les compositions son assez variées et on passe d’un énergique ‘Dream Machines’ au très mélodique ‘Against the Grain’ assez éloigné du métal puis, ‘The Truth’ est une ballade qui permet d’entendre la belle voix de ‘Jenny Karevik’, la sœur de Tommy. Il faut bien évidemment citer les 3 compositions centrales ‘Farewell’ qui montrent un visage épique se rapprochant d’un progressif plus symphonique comme ont pu le faire récemment ‘Dream Theater’ et dont l’ambiance est beaucoup plus calme avec tout d’abord le très mélodique ‘Tiara’s Song’, puis la ballade ‘Goodnight’ qui peut rappeler certaines lignes mélodiques de ‘Queen’ et enfin la 2ème ballade encore plus mélancolique ‘Beyond Today’ où ’Tommy Karevik’ montre qu’il sait également transmettre de belles émotions et dont son chant me fait penser à ‘Georg Neuhauser’, le chanteur de ‘Serenity’ (voir leur dernier album ici). En résumé, bien que ‘Seventh Wonder’ soit tagué métal progressif, il serait réducteur de les limiter uniquement à cela car ,‘Tiara’ est un album mélangeant de belle manière un ensemble de styles allant du rock symphonique au métal progressif et qui de plus, possède des mélodies très accessibles, ce qui devrait le destiner à un public relativement large...

Interprêtes

Andreas Blomqvist (Basse), Johan Liefvendahl (Guitare), Tommy Karevik (Chant), Andreas Söderin (Claviers), Stefan Norgren (Batterie)


Artiste : ProgAtom

Album : Spiral

Date de Sortie : 12-10-2018

Ajouté le : 08-01-2019

‘ProgAtom’ est un groupe Norvégien qui sort son 2ème album studio ‘Spiral’ et ils ont comme particularité de chanter dans leur langue natale ce qui peut paraître un peu rugueux à certains. Leurs influences sont marquées par le début du progressif dans la fin des années 60 avec des sonorités que l’on retrouve dans des formations comme ‘Focus’, ‘Yes’, ‘King Crimson’, ‘Genesis’ ou encore ‘Procol Harum’ avec l’utilisation de l’orgue Hammond, du Mellotron et avec des mélodies typiques de cette époque qui peuvent paraître maintenant désuètes mais qui ont bercé pas mal de monde dans les années 60/70. ‘Åpent Hav’ ouvre le bal avec de beaux effets de chœurs et une mélodie qui nous renvoit quelques décennies en arrière ; Suit ‘Å Være’ et son ambiance atmosphérique puis, ‘Tidstyv’ rappelle les chœurs de ‘BJH’, première période, et ‘Vakker Og Skjøret’ mélange classique et rock épique; avec ‘Sirkel’, c’est un titre instrumental rappelant ‘Focus’ puis ‘Homo Digitalis’, de plus de 10 minutes, met côte à côte des ambiances que l’on peut retrouver dans le début du progressif et enfin, ‘Den neste veg’ nous berce avec sa mélodie mielleuse qui se termine par un solo de guitare simple mais très efficace de près de 3 minutes. En résumé, comme vous l’aurez compris, les Norvégiens de ‘ProgAtom’ puisent leurs inspirations dans les origines du rock progressif et ‘Spiral’ est donc destiné à toutes celles et ceux qui voudraient faire un retour dans le temps, à l’époque où le rock progressif naissait en s’inspirant des différents courants musicaux de l’époque aussi diverses que la pop, le blues, le rock, le classique ou encore le jazz...

Interprêtes

Arild Sveum (Claviers), Mattis Sørum (Guitare), Rune Ulen (Batterie), Åsmund Mjelva (Basse), Tore Christer Storlid (Chant) + Invité : Ingebjørg Barstad (Choeurs)


Artiste : Ann My Guard

Album : Moira

Date de Sortie : 11-10-2018

Ajouté le : 11-12-2018

C’est en Hongrie que nous allons avec le groupe ‘Ann My Guard’ qui en est à son 3ème album studio avec ‘Moira’ après ‘Ourania’ que j’avais chroniqué ici. Alors qu’Ourania’ était plus optimiste (cf ‘Asteria’), avec ‘Moira’ (qui signifie destin en Grec), on plonge dans une atmosphère beaucoup plus sombre avec des inspirations dans les thèmes de la mort, de l’autre monde et de l’au-delà. Côté musical, la chanteuse et bassiste ‘Eszter Anna Baumann’ nous a concocté 10 compositions dans un mélange de styles et il est bien difficile de les ranger dans une boîte bien précise : tout d’abord, après une très (trop) courte introduction vocale de toute beauté ‘The Descent’, les titres ‘Sacred I’ et ‘Montain II’ sont puissants avec un son lourd entre heavy métal et métal mélodique puis, avec ‘Elijah’, on est assez proche de groupes comme ‘Delain’ avec une rythmique entraînante et un refrain qui ne vous lâche plus. Suivent des compositions qui s’éloignent du son puissant avec tout d’abord la ballade acoustique ‘Roseblood’, racontant le combat d’Eszter contre l’endométriose, puis ‘Mëtéra’ qui nous embarque dans une atmosphère mystérieuse et aérienne où les harmonies vocales amènent une sensation d’apesanteur. Avec ‘Echo’ on revient à un son plus heavy pour une ballade qui alterne puissance et apaisement. Après un énergique ‘The Day I Die’, on revient à un très beau titre acoustique avec ‘The Raven’ dans une ambiance folk et l’album se termine par le mélancolique ‘Morpheus’ qui raconte la douloureuse perte d’un être cher (en l’occurrence le père d’Eszter) qui clôt de belle manière l’album. En résumé, entre puissance et mélancolie, ce dernier album des Hongrois de ‘Ann My Guard’ est une réussite totale et montre la maturité atteinte dans ce 3ème opus qui nous offre une belle variété de styles et devrait plaire à un public aimant mélanger le métal avec des ambiances plus calmes...

Interprêtes

Eszter Anna Baumann (Chant, Basse, Flûte), Krisztián Varga (Guitare), Benjamin Bárkányi (Guitare), Norbert Tobola (Batterie)


Artiste : Xiphea

Album : Everland

Date de Sortie : 06-10-2018

Ajouté le : 09-12-2018

Après ‘Once Upon a Time’ en 2016 qui m’avait fait découvrir ‘Xiphea’ (voir ici), 2018 voit la sortie d’un nouvel album ‘Everland’ et les Allemands poursuivent à nous raconter des contes de fées entre orient et occident dans la continuité des albums précédents, nous offrant du métal symphonique accessible avec un line up qui a évolué depuis le dernier opus, ‘Rene’ à la basse étant remplacé par ‘Franck’, ‘Thomas’ à la batterie étant remplacé par ‘Daniel’ et ‘Michael’ nouvel arrivant en tant que 2ème guitare. D’entrée, avec ‘Ice Blood Cave’, le ton est donné avec une introduction instrumentale qui nous plonge dans une atmosphère mystérieuse qui laisse place à un titre énergique où la voix mélodieuse de ‘Sabine’ peut rappeler certaines chanteuses de la scène métal symphonique à commencer par ‘Sharon den Adel’ de ‘Within Temptation’. Suit ‘Hook’ dans le même style power métal puis ‘Genie’ nous emmène dans les contes des ‘Milles et Une Nuit’ avec un mélodie qui accroche immédiatement. La suite est à l’image de ce début avec des titres dont les refrains vous rentrent immédiatement dans la tête comme ceux de de ‘Rumpelstiltskin’ ou de ‘From The Otherworld’ ou encore de ‘Palace of the Dragon Queen’. En résumé, les Allemands de ‘Xiphea’ montrent qu’avec ‘Everland’, ils ont atteint une certaine maturité et, même si leur style ne leur permet pas encore de sortir du lot des nombreux groupes du même genre musical (ils en ont certainement la capacité), ce dernier album est très agréable à écouter et devrait sans aucun doute plaire à tous les fans de métal symphonique...

Interprêtes

Sabine (Chant), Neil (Guitare, Growls), Daniel (Batterie), Michael (Guitare), Frank (Basse)


Artiste : Axxis

Album : Monster Hero

Date de Sortie : 05-10-2018

Ajouté le : 05-12-2018

Cela fait déjà 30 ans qu’Axxis’ nous offre du bon hard-rock authentique et 2018 voit la sortie de leur 16ème album studio (voir leur dernier album ici). Comme à leur habitude, ils nous ont concocté des compositions avec des refrains qui tournent immédiatement dans la tête en commençant par le premier titre ‘Monster Hero’ qui donne le ton avec sa rythmique énergique. Au rayon des bonnes surprises, on retrouve des lignes mélodiques que l’on avait sur les précédents albums avec par exemple ‘Love Is Gonna Get You Killed’, ‘Firebird’ ou encore ‘We are the Seven’ et si votre pied ne se met pas à battre la musique sur ‘Rock is my Religion’ ou ‘All I Want is Rock’, alors passez votre chemin et pour les autres, ce dernier album ‘Monster Hero’ des Allemands d’Axxis est à consommer sans modération...

Interprêtes

Bernhard Weiss (Chant), Harry Oellers (Claviers),Stefan Weber (Guitare), Rob Schomaker (Basse), Dirk Brand (Batterie)


Artiste : Leah

Album : The Quest

Date de Sortie : 05-10-2018

Ajouté le : 29-12-2018

Par rapport au dernier album ‘Kings & Queens’ que j’avais bien apprécié (voir ici), avec ce dernier opus ‘The Quest’, le line up a encore évolué et c’est ‘Chen Balbus’ (‘Orphaned Land’) et ‘Troy Donockley’ (‘Nighwish’) qui viennent épauler leur collègues de ‘Delain’ et de ‘Blind Guardian’. Compte tenu de cette belle distribution, on pourrait s’attendre à un métal symphonique proche des groupes dont ses musiciens sont issus mais ‘Leah McHenry’ qui habite la province de Colombie Britannique au Canada est plus influencé par des racines celtiques et, même si les riffs de guitares électriques sont là et amène une certaine puissance, le résultat pourrait s’appeler du métal folk symphonique avec comme exemple typique le titre éponyme de l’album avec un premier refrain qui ne vous lâche plus. La suite fait défiler de belles compositions mélodiques avec tout d’abord des titres proches du métal symphonique comme l’énergique et puissant ‘Edge of Your Sword’, le très beau mid-tempo ‘Lion Arises’ où Leah montre tout son talent vocal ou ‘Heir’ plus classique ou encore la belle power ballade ‘Labyrinth’, et ensuite, d’autres mélangeant métal et folk comme ‘Ruins of Illusion’ ou ‘Oblivion’ dont les lignes mélodiques rappellent des sonorités celtiques, l’accompagnement des instruments comme la flûte de Troy renforçant cette ambiance. A noter également une belle réinterprétation très dépouillée de la chanson traditionnelle Irlandaise ‘The Water Is Wide’ que ‘Gilles Servat’ a adapté en langue Bretonne (‘Divent an Dour’) et que ‘Tri Yann’ a sorti en 2004 sur l’album ‘Marine’ et que les Bretons reprennent souvent en concert (voir ici). En résumé, ‘Leah McHenry’ continue à nous enchanter avec ce style assez unique qu’elle a su créé en mélangeant métal symphonique et influences celtiques et ‘The Quest’ est destiné pas seulement aux fans de métal symphonique, mais également à un public beaucoup plus large amateur de lignes mélodiques accessibles...

Interprêtes

Leah McHenry (Chant), Timo Somers (Guitare), Sander Zoer (Batterie), Barend Courbois (Basse), Troy Donockley (Cornemuse, Flûte), Chen Balbus (Guitare, Saz, Oud)


Artiste : Damanek

Album : In Flight

Date de Sortie : 05-10-2018

Ajouté le : 05-01-2019

C’est avec le 2ème album ‘In Flight’ que je découvre ‘Damanek’ qui a été créé par le multi-instrumentiste ‘Guy Manning’ connu pour avoir participé à différents projets dans le domaine du progressif avec ‘The Tangent’ et ‘The United Progressive Fraternity’. Dès la première écoute, on est plongé dans un patchwork d’ambiances différentes qui se succèdent les unes après les autres avec ce sentiment de découvrir dans chaque composition un nouvel univers que l’on apprivoise petit à petit. Prenons l’exemple du premier titre ‘Ragusa’ : En 5 minutes, on passe d’une introduction instrumentale avec une guitare électrique ‘Floydienne’ à une première partie chantée atmosphérique puis une rythmique proche de ‘A Kind of Magic’ de ‘Queen’ démarre pour 2 minutes pendant lesquelles se succèdent une 2ème partie chantée puis un solo de piano avec des intonations Espagnoles et enfin une rupture pour un court solo de guitare de nouveau assez ‘Floydien’ qui laisse place de nouveau à la rythmique ‘Queenest’ où ‘Guy Manning est accompagné par des chœurs dans un final et où la guitare électrique s’invite pour accompagner la chorale. Les titres suivants, ont tous une personnalité différente qui font voyager l’auditeur : ‘Skyboat’ pourrait être la rencontre entre ‘Santana’ et ‘Jethro Tull’ (à qui vous fait penser le chant ?), ‘The Crawler’ est plus accessible avec 2 parties, l’une pop, l’autre jazzy et c’est la clarinette qui créé le trait d’union entre ces 2 styles. Mais le clou de l’album est le dernier titre partagé en 3 parties de près de 30 minutes qui est une comparaison entre la vie en Chine et en Amérique et où l’on est embarqué dans une épopée construite en multiples tiroirs qui présentent chacun leur propre lignes mélodiques et sonorités. En résumé, ce 2ème album de ‘Damanek’ est un album riche et dense qui se dévoile au fur et à mesure des écoutes et qui finalement s’avère un album d’une grande créativité : à recommander à tous ceux qui aiment un progressif raffiné tout en restant accessible...

Interprêtes

Guy Manning (Chant, Claviers, Bouzouki, Guitare, Mandoline, Choeurs, Basse, Percussions), Dan Mash (Basse), Marek Arnold (Saxophone, Clarinette), Sean Timms (Claviers, Banjo) + Invités : Raf Azaria (Violon), DavidB (Choeurs), Kevin Currie (Choeurs), Brody Thomas Green (Batterie), Julie King (Choeurs), Luke Machin (Guitare), Tzan Niko (Guitare), Antonio Vittozzi (Guitare), The Gospo Collective et Jones Commentary Choir


Artiste : NeversiN

Album : The Outside In

Date de Sortie : 05-10-2018

Ajouté le : 06-01-2019

‘NeversiN’ est un groupe Italien qui sort son 3ème album studio ‘The Outside In’. Leur style mélange du rock, hard-rock et du progressif avec des compositions qui sont influencés par les grands groupes de rock des 40 dernière années. Après l’introduction instrumentale ‘When Darkness Fall…’, les premières compositions sont assez classiques avec une construction couplet/refrain conventionnelle et on navigue entre titres rock énergiques comme ‘A Storm Is Coming’, ‘Rage, Pt. 2’ ou ‘Life Preserved’ qui fait un peu penser à du ‘U2’ et des ballades comme ‘Rain’ ou ‘Evenstar’, l’ensemble ayant des lignes mélodiques qui accrochent dès la première écoute. A l’opposé, les 4 dernières compositions n’en font qu’une (‘Symphony of Light’) et montrent un côté un peu plus progressif du groupe avec une construction d’une symphonie classique en 4 mouvements où chaque partie amène son ambiance tout en gardant une accessibilité immédiate, le dernier mouvement de 8 minutes clôturant de très belle manière l’album. En résumé, les Italiens ‘NeversiN’ sortent un bon album de rock mélodique teinté de progressif et par conséquent, ‘The Outside In’ est plus à conseiller à tous les fans de rock mélodique...

Interprêtes

Ben Moro (Chant, Guitare), Skench (Guitare, Choeurs), Sgana (Guitare), Albertino (Batterie), Hurt (Basse)


Artiste : Dynazty

Album : Firesign

Date de Sortie : 28-09-2018

Ajouté le : 29-11-2018

C’est seulement avec leur sixième album que je découvre les Suédois de ‘Dynazty’ qui ont commencé leur carrière en 2007 et qui sorte en 2018 ‘Firesign’. Leur style est du métal mélodique entraînant où les riffs de guitare cohabitent avec les claviers comme peuvent le faire ‘Nightwish’ (écoutez ’In The Arms of the Devil’, c’est flagrant sur le refrain on a l’impression d’entendre un ‘Storytime’ survitaminé). D’entrée, avec ‘Breathe with Me’, on est dans l’ambiance générale de l’album : une rythmique soutenue, un refrain qui vous entre immédiatement dans la tête et un chanteur avec une voix puissante accompagné par des chœurs. Certains titres ont néanmoins un tempo moins rapide tout en gardant des lignes mélodiques accessibles comme ‘My Darkest Hour’ ou ‘Let Me Dream Forever’ ou le dernier titre ‘The Light Inside The Tunnel’. A noter que le chanteur ‘Nils Molin’ officie également pour ‘Amaranthe’ dans leur dernier album ‘Helix’ (voir ici). En résumé, entre métal symphonique et mélodique, les ‘Dynazty’ sortent un album de qualité sans réel temps faible et ‘Firesign’ devrait plaire à tous ceux qui aiment un métal efficace et facile d’accès...

Interprêtes

Nils Molin (Chant), Love Magnusson (Guitare), George Egg (Batterie), Mikael Lavér (Guitare), Jonathan Olsson (Basse)


Artiste : Popa Chubby

Album : Prime Cuts

Date de Sortie : 28-09-2018

Ajouté le : 01-12-2018

Après un magnifique ‘The Catfish’ en 2016 (voir ici) et ‘Two Dogs’ sorti en 2017 (voir ici), c’est un best of que nous propose ‘Popa Chubby’ avec des morceaux choisis dans sa déjà longue discographie. On navigue entre authentique blues comme ‘Angel on my Shoudler’ de 1995 ou le magnifique ‘San Catri’ de 1994 ou encore ‘Grown Man Cries Blues’ de 2007, du blues mêlant du rapp avec ‘Love is Beatdown’ de 2004, du rockabilly avec ‘Caffeine and Nicotine’ de 1996 et des reprises avec ‘Hey Joe’ de ‘Jimmy Hendrix’, ‘Hallulujah’ de ‘Leaonard Cohen’ ou encore le thème du ‘Parrain’ qu’il a transformé en un rock à la ‘Shadows’. Bref, ce ‘Prime Cuts’ qui est également disponible avec 9 titres inédits en plus (non disponible sur Spotify) est un bon éventail de la variété des styles de cet artiste entier qui vit sa musique à 200 pourcents et est un bon moyen pour ceux ou celles qui ne le connaissent pas de découvrir son univers...

Interprêtes

Popa Chubby (Chant, Guitare)


Artiste : Riverside

Album : Wasteland

Date de Sortie : 28-09-2018

Ajouté le : 15-12-2018

2016 avait été une année noire pour les Polonais avec le décès de leur guitarise ‘Piotr Grudziński’ et on ne savait pas trop à cette époque quel allait être l’avenir du groupe. 2 ans ont passé et après la sortie de ‘Eye of the Soundscape’ qui était un double album de morceaux instrumentaux illustrant le côté expérimental du groupe, en décalage par rapport à ce que ‘Riverside’ avait l’habitude de nous offrir mais qui était un hommage à la mémoire de Piotr (voir ici), 2018 voit la sortie d’un nouvel album ‘Wasteland’ qui voit ‘Riverside’ revenir à un style plus épuré que l’on connaissait dans les premiers opus du groupe, une des raisons étant certainement le besoin de faire leur deuil après la mort de Piotr. D’entrée, on ne peut faire plus dépouillé que ‘The Day After’ avec ‘Mariusz Dudo’ qui nous donne la chair de poule et qui sert d’introduction à ‘Acid Rain’, un titre entre rock et métal progressif qui est d’un niveau émotionnel exceptionnel en alternant rage et sérénité. Avec les titres suivants, le niveau musical reste à son apogée avec ‘Vale of Tears’ et avec la ballade ‘Guardian Angel’ dans laquelle on est happé par la mélancolie qui s’en dégage et ‘Lament’ continue dans ce registre en ajoutant une alternance encore plus marquée entre parties puissantes et parties acoustiques et un final qui fait intervenir des cordes dans une intensité émotionnelle remarquable. La 2ème partie de l’album nous fait revenir à du rock progressif avec le long instrumental ‘The Struggle of Survival’ puis le lancinent ‘River Down Below’ qui nous emmène encore sur un petit nuage avec un solo ‘Floydien’ de toute beauté, puis le quasiment instrumental du titre éponyme aux allures rock/folk qui mélange des ambiances aussi éloignées que de la musique de film à la ‘Enio Morricone’ et du rock progressif plus classique (du pur bonheur !!) pour finir avec ’The Night Before’ qui répond à l’introduction pour un dernier titre très fort qui vous refile une dernière fois la chair de poule. En résumé, ‘Wasteland’ est certainement un des albums les plus intenses de ‘Riverside’ et si on se réfère à leur discographie, on se retrouve dans le style d’un ‘Second Life Syndrome’ qui est pour moi le must du groupe; je suis persuadé que Piotr qui les regarde de la haut est très fier de ses amis car ce genre d’album est à ranger dans la case des albums incontournables qui fait du bien à l’âme et en cette fin d’année sera certainement pour moi sur le podium des albums 2018...

Interprêtes

Mariusz Duda (Chant, Basse, Guitare), Piotr Kozieradzki (Batterie), Michał Łapaj (Claviers)


Artiste : Black Paisley

Album : Perennials

Date de Sortie : 27-09-2018

Ajouté le : 13-12-2018

Si le bon rock et hard rock des années 80 vous manque, voici les Suédois de ‘Black Paisley’ qui sortent leur 2ème album ‘Perennials’ après ‘Late Bloomer’ en 2017 (voir ici). Chaque titre aurait certainement fait un tube il y a quelques décennies et on navigue entre pop, rock et hard-rock avec des mélodies entêtantes qui ne vous lâchent plus que ce soit dans les titres les plus énergiques que dans les ballades : ‘I Want Your Soul’ débute l’opus dans un style heavy et un premier refrain accrocheur, puis, ‘Day by Day’ se veut plus AOR et dès le 3ème titre, c’est une ballade (‘Sometimes’) qui sent bon les années 70/80 avec un refrain qu’on ne peut s’empêcher de fredonner. La suite alterne ces différents atmosphères et on peut citer ‘Step Back’ typique des rythmiques chaloupées des années 70, le joyeux ‘Alone’ qui me rappelle l’ambiance de ‘The River’ de ‘Bruce Springsteen’ ou encore la belle ballade ‘Stronger’ qui se rapproche des mélodies d’Elton John’. En résumé, ce 2ème album de ‘Black Paisley’, même s’ils n’amènent pas de réelles nouveautés, est un merveilleux condensé de ce que les années 70/80 ont pu faire de mieux et ‘Perennials’ devrait plaire à tous les fans de cette période...

Interprêtes

Stefan Blomqvist (Chant, Guitare), Ulf Hedin (Guitare, Choeurs), Jan Emanuelsson (Basse), Robert Wirensjö (Claviers Choeurs), Mikael Kerslow (Batterie, Percussions)


Artiste : Lifestream

Album : Diary

Date de Sortie : 27-09-2018

Ajouté le : 25-12-2018

Contrairement à ce que pourrait nous faire croire Spotify, ‘Diary’ est le premier album des Italiens de ‘Lifestream’ qui évolue dans un rock progressif influencé par plusieurs décennies d’artistes et ils s’inscrivent plus particulièrement dans la tradition progressive Italienne avec ce talent si caractéristique pour offrir de belles lignes mélodiques faciles d’accès comme ont fait et continuent à le faire ‘Premiata Forneria Marconi’ (voir leur dernier album ici). On embarque donc dans des compositions aux multiples rebondissements où alternent force et délicatesse comme dans ‘Discoveries’ où les puissants riffs de guitare cohabitent avec la délicatesse du piano. Et on ne peut pas passer à côté de ‘Over the Rippling Waters’, de plus de 15 minutes construit en plusieurs tiroirs avec une rythmique qui accroche dès les premiers accords et qui nous embarque pour un merveilleux voyage alternant différentes ambiances et qui retient l’auditeur tout au long du titre. En résumé, ce premier album des Italiens de ‘Lifestream’ et encore une belle surprise 2018 dans le domaine du rock progressif et ‘Diary’ constitue une vraie porte d’entrée pour tous celles et ceux qui voudraient découvrir par le biais de compositions accessibles le style progressif...

Interprêtes

Alberto Vuolato (Guitare), Andrea Franceschini (Claviers), Andrea Cornuti (Basse), Paolo Tempesti (Batterie, Chant)


Artiste : Black Strat Band

Album : Absence

Date de Sortie : 26-09-2018

Ajouté le : 27-12-2018

C’est avec ce 2ème album ‘Absence’ que je découvre ‘Black Strat Band’, une formation Grecque originaire de Corfou et qui a déjà près de 20 ans d’existence et dont le premier album est sorti en 2016. A l’écoute des premier titres, je me suis retrouvé dans l’univers où je me sens bien et qui m’a accompagné depuis mon enfance : tout d’abord, j’ai l’impression sur les parties instrumentales d’écouter les Floyds, ensuite, les lignes mélodiques sont très accessibles et rappellent les grands groupes des années 70 avec en tête ‘Barclay James Harvest’ et enfin, les structures des titres fait que l’on a par exemple ‘Personal Demons’ et ‘Dead End’ qui ne font qu’un et qui développent ensemble une structure progressive : c’est encore un clin d’œil aux Floyds dans ‘Dead End’, on a l’impression d’avoir un mélange de ‘Welcome to the Machine’ et de ‘Confortably Numb’ mais sans aucun plagiat car le résultat est tout autre et ce n’est certainement pas un hasard que les Grecs se sont appelés ‘Black Strat Band’ qui est la guitare légendaire de ‘David Gilmour’ (voir le Live a Pompei’ ici). Impossible de trouver un titre en dessous des autres et passé les dernières notes de ‘Rough Times’, on a qu’une seule envie c’est de presser de nouveau sur la touche play. En résumé, ce 2ème album des Grecs est un merveilleux voyage dans les années 70 avec un son moderne et, même si le temps a passé, on se dit que ce style n’a pas n’a pas d’âge et on ne peut que remercier ‘Black Strat Band’ de ce beau cadeau en cette fin 2018...

Interprêtes

Nikos Sellas (Guitare,Chant), Kostas Soueref (Batterie, Chant) , Alex Sotirianos (Claviers, Chant), Vasilis Koskinas (Basse) + Invités : Alex Soueref (Chant), Kleomenis Evangellopoulos (Chœurs)


Artiste : Dark Sarah

Album : The Golden Moth

Date de Sortie : 21-09-2018

Ajouté le : 21-11-2018

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents (voir ici et ici), ‘Sarah’ (interprété par ‘Heidi Parviainen‘) continue son périple pour nous offrir la dernière partie de la trilogie de ‘The Chronicles’ et cette fois c’est dans le monde supérieur où l’héroïne doit affronter l’épreuve lui permettant d’accéder auprès des Dieux à ce monde supérieur qu’elle a réussi à atteindre dans l’épisode précédent (‘The Puzzle’). Mais, c’est alors qu’elle rencontre un ‘Dragon’ (interprété par ‘JP Leppäluoto’ déjà présent dans ‘The puzzle’) qui devient son compagnon de route pour ce dernier voyage (voir l’histoire sur le site officiel ici). Côté musique, on retrouve ce mélange entre métal symphonique et bande originale de film de fantaisie épique et théâtral qui colle parfaitement au concept de l’album avec des lignes mélodiques proches des films d’animation et un travail important au niveau des harmonies vocales. A noter 3 invités de marque avec ‘Marco Hietala’ de ‘Nightwish’, ‘Zuberoa Aznárez ‘ de ‘Diabolus In Musica’ et ‘Netta Skog’, ex. ’Ensiferum‘ jouant respectivement le rôle de ‘Barbe Blanche’, du ‘Masque de Fer’ et de la ‘Diseuse de Bonne Aventure’. Bref, ce dernier volet ‘The Golden Moth’ clôt de très belle façon l’histoire de ‘Sarah’ et est un parfait exemple de l’album concept qui réussit la fusion entre l’histoire et la musique; si la rencontre entre le métal symphonique épique et théâtral et les musiques de films de fantaisie ne vous déplaît pas, foncez écouter l’ensemble de la trilogie ; pour ma part, j’espère que ‘Heidi Parviainen‘ pourra monter cette histoire pour en faire un spectacle complet comme le fait si bien ‘Arjen Anthony Lucassen’ avec par exemple son dernier show (voir ici)...

Interprêtes

Heidi Parviainen (Chant), JP Leppäluoto (Chant), Sami-Petri Salonen (Guitare), Erkka Korhonen (Guitare), Rude Rothstén (Basse), Thomas Tunkkari (Batterie) + invités : Marco Hietala (Chant), Zuberoa Aznárez (chant), Netta Skog (Chant)


Artiste : Joe Bonamassa

Album : Redemption

Date de Sortie : 21-09-2018

Ajouté le : 25-11-2018

C’est encore un nouvelle album pour ‘Joe Bonamassa’ qui avait sorti il y quelques mois le live ‘British Blues Explosion Live’ (voir ici) et cette fois c’est un album studio qu’il a entièrement composé. A chaque sortie d’album de Joe, compte tenu de la fréquence, c’est toujours la même question qui se pose : est-ce que la répétition des sorties d’albums ne risque pas d’avoir des conséquences sur la qualité ? et, après l’écoute de chaque album, c’est toujours la même réponse que l’on a, à savoir que c’est toujours au top et peut-être encore plus dans cet album où il est allé chercher au moins 5 décennies d’influences de blues/rock/hard-roc/jazz/pop/country pour nous offrir des pépites qui donnent une impression d’intemporel tellement il possède ce talent de pondre des titres qui ont en quelque sorte quelque chose d’universel. On navigue entre hard-rock des années 70 avec ‘Evil Mama’ ou ‘Molly O’, rock des années 60 avec ‘King Bee Shakedown’, country/rock avec ‘Deep In The Blues Again’ ou ‘The Ghost of Macon Jones’, blues/rock avec ‘Self-inflicted Wounds’ ou ‘Just 'cos You Can Don't Mean You Should’ qui sentent bon les années 70 et certains titres titres de ‘Deep Purple’ ou encore jazzy avec ‘Pick Up The Pieces’ sans parler du titre éponyme de l’album qui doivent certainement rappeler à quelques-uns ‘Led Zeppelin’ ou des classiques ‘I've Got Some Mind Over What Matters’ et ‘Love Is A Gamble’ que l’on pourrait se repasser des heures avec toujours le même plaisir ou encore ‘Stronger Now In Broken Places’ où il se met à nu pour un titre rempli d’émotion. Bref, quoi dire de plus que de presser la touche play pour faire le plein de bon feeling dans ce merveilleux patchwork de styles que Joe et tous les musiciens qui l’entoure maîtrisent à la perfection...

Interprêtes

Joe Bonamassa (Guitare, Chant), Anton Fig (Batterie), Michael Rhodes (Basse), Lee Thornburg (Trompette), Paulie Cerra (Trompette), Kenny Greenberg (Guitare), Doug Lancio.(Guitare) + Invités : Reese Wynans (Claviers), Gary Pinto (Choeurs), Jade Mcrae (Choeurs), Jamey Johnson (Chant), Jim Moginie, Juanita Tippins (Choeurs), Kate Ston (Handpan), Mahalia Barnes (Choeurs)


Artiste : MaYan

Album : Dhyana

Date de Sortie : 21-09-2018

Ajouté le : 03-12-2018

Je ne suis pas particulièrement attiré par le métal extrême et je préfère largement le chant claire au chant hurlé (growls) mais il faut dire qu’avec le dernier album ‘Dyana’ du groupe ‘MaYan’, ‘Mark Jansen’ (‘Epica’) a mis les petits plats dans les grands et grâce à un financement participatif, a pu mettre en place une distribution que beaucoup de groupes de métal envierait (entre autres ‘Marcela Bovio’ ex ‘Stream of Passion’ voir ici et dans un style classique son premier album solo ici) avec cerise sur le gâteau la participation de l’Orchestre Philarmonique de Prague, coutumier du fait de collaborer avec la scène internationale métal. Le résultat est assez surprenant car il faut réellement prendre l’opus comme un ensemble d’autant plus que, comme à son habitude, Mark a développé un album concept qui cette fois se penche sur un sujet philosophique : est-ce que contrairement à ce que disait ‘Descartes’, ‘Cogito ergo sum’ (Je pense donc je suis), les pensées qui tournent dans notre tête auxquelles on s’identifie ne seraient pas néfastes pour trouver le bonheur et ne seraient déconnectées de ce que nous sommes nous transformant en observateur de notre pensée ? Sur le plan de la musique, ‘Dhyana’ est un album d’une densité remarquable avec un travail impressionnant d’orchestration et d’harmonies vocales dans un style très épique et symphonique et bien évidemment sur certains titres, la ressemblance est frappante avec ‘Epica’ (par exemple ‘Rebirth from Despair’ ou ‘The Power Process’) mais on pourrait aussi citer certaines lignes mélodiques de ‘Therion’ comme dans ‘The Illusory Self’ avec le chant de ‘Laura Macri’ qui se rapproche de ‘Lorie Lewis’ (voir l’extraordinaire opéra métal de ‘Christopher Johnsson’ ici). Mais la richesse de cet album est aussi dans la variété des titres car, rien que dans les 4 premiers, on passe d’un grandiose et symphonique ‘The Rhythm of Freedom’ à un ‘Tornado of Thoughts’ où l’on se retrouve dans une ambiance orientale puis l’épique ‘Saints Don’t Die’ emprunte au monde musical classique alors que ‘Dyana’ est une ballade dépouillée où ‘Laura Macrì’ et ‘Marcela Bovio’ forment un magnifique duo. On peut également noter une 2ème partie en version instrumentale qui permet de mettre en évidence l’importance de l’orchestre philarmonique et du coup de remercier ‘Mark Jensen’ d’avoir tenu bon alors que sa maison de disque lui proposait de s’en passer. En résumé, même si ‘Dyana’ restera sans doute destiné à un public d’avertis qui sont fans de métal symphonique et de métal extrême, ce dernier opus de ‘MaYan’ sous la houlette de ‘Mark Jansen’ est une réussite totale et restera sans doute un des meilleurs albums 2018 dans ce style...

Interprêtes

Laura Macrì (Chant), Marcela Bovio (Chant), Mark Jansen (Chant), George Oosthoek (Chant), Henning Basse (Chant), Adam Denlinge (Chant), Frank Schiphorst (Guitare), Merel Bechtold (Guitare), Jack Driessen (Claviers), Roel Käller (Basse), Ariën van Weesenbeek (Batterie), Orchestre Philarmonique de Prague


Artiste : Uriah Heep

Album : Living the Dream

Date de Sortie : 14-09-2018

Ajouté le : 17-11-2018

En écoutant les premiers titres du dernier album d’Uriah Heep’, ‘Living the Dream’, la machine à remonter le temps s’est mise en marche toute seule et m’a transporté quelques décennies en arrière à une époque où ‘Firefly’ tournait sans cesse sur ma platine disque jusqu’à user le dernier sillon et où je découvrais un hard-rock avec des artistes authentiques qui jouaient leur musique à fond. En effet, avec quelques années de plus, la fougue originale est toujours là avec des titres qui vous accrochent dès les premiers accords comme l’énergique ‘Grazed by Heaven’ et son refrain addictif ou ‘Living the Dream’ avec ses variations de tempo ou encore ‘Take Away My Soul’ où et ‘Phil Lanzon’ et ‘Mick Box’ nous envoient 2 solos magistraux. Mais les Anglais d‘Uriah Heep’ ont également plusieurs cordes à leur arc car ils savent varier les plaisirs en nous proposant par exemple le long développement ‘Rocks in the Road’ avec tous les ingrédients qui ont fait leur renommée entre rupture de rythme et parties instrumentales rappelant le progressif de la première époque ; les ballades sont également présentes avec ‘Waters Flowin’ ou ‘Dreams of Yesteryear’ qui clôt de belle manière l’album. Bref, avec ‘Living the Dream’, les Anglais d’Uriah Heep’ montrent qu’après près de 50 ans, ils continuent à nous offrir du bon hard-rock direct et authentique sans prendre une seule ride et ceci pour notre plus grand plaisir...

Interprêtes

Bernie Shaw (Chant), Dave Rimmer (Basse, Choeurs), Mick Box (Guitare, Choeurs), Phil Lanzon (Claviers, Choeurs), Russell Gilbrook (Batterie, Percussions)


Artiste : Renaissance

Album : A Symphonic Journey

Date de Sortie : 14-09-2018

Ajouté le : 19-11-2018

Près de cinquante ans après sa formation, le groupe ‘Renaissance’ mené par sa chanteuse ‘Annie Haslam’ sort un album en public avec l’accompagnement d’un orchestre de chambre. Dans les années 70, ‘Renaissance’ s’est démarqué assez rapidement des autres formations de rock progressif en proposant un style mêlant musique classique et rock progressif avec un premier album ‘Renaissance’ sorti en 1969 à peu près en même temps que le premier ‘ELP’, leurs styles étant très proches au début de leurs carrière. Forcément, ce mélange était propice à l’utilisation d’instruments classiques mais ‘Renaissance’ n’avait jamais collaboré avec un orchestre et c’est désormais chose faite avec ce magnifique ‘A Symphonic Journey’ (aussi disponible en DVD) qui nous est proposé avec un subtil mélange entre les différentes périodes du groupe : ‘Prologue’ débute l’album pour les nostalgiques de la première heure (dont je fais partie) avec les vocalises toujours intacts d’Annie Haslam’ et cette voix si caractéristique. Suit ‘Trip to the Fair’ de 1975 (album ‘Scheherazade and Other Stories’), puis ‘Carpet of the Sun’ et ‘The Harbour’ toujours de la première période (album ‘Ashes Are Burning’ de 1973). Avec les 2 titres suivants, on fait un bond en avant avec les dernier album représenté par ‘Grandine il vento’ et ‘Symphony of Light’ pour revenir ensuite avec ‘Kalynda’ (‘Azure d’Or’ de 1979) et ‘Island’ de leur premier album, la fin du concert de terminant par 3 incontournables du groupe, tout d’abord ‘Mother Russia’ de ‘Turn of the Cards’ de 1974, puis ‘Song of all Seasons’ de ‘A Song for all Seasons’ de 1978 et enfin le titre éponyme de l’album ‘Ashes Are Burning’ de 1973. En résumé, même si certains pourront regretter l’absence d’autres titres emblématiques du groupe comme ‘Kings & Queens’, ‘Can You Understand ?’ ou encore ‘Ocean Gypsy’ (et je pourrais en citer d’autres mais il fallait bien choisir !!), ce live ‘A Symphonic Journey’ est un voyage merveilleux dans le monde musical de ‘Renaissance’ qui, il y a près de cinquante ans, a fait partie des groupes qui ont été à l’origine du rock symphonique...

Interprêtes

Annie Haslam (Chant, Percussions), Rave Tesar (Piano), Tom Brislin (Claviers), Mark Lambert (Guitare), Frank Pagano (Batterie, Percussions), Leo Traversa (Basse)


Artiste : Vault of Acanthus

Album : Life, Light and Darkness

Date de Sortie : 12-09-2018

Ajouté le : 13-11-2018

Direction la Grèce avec ‘Vault of Acanthus’ qui est un groupe formé en 2011 et qui a sorti un premier EP en 2013. 2018 voit la sortie de leur premier LP ‘Life, Light and Darkness’ : leur style se situe entre rock et métal avec des composantes symphoniques et progressives, de belles lignes mélodiques accessibles et des durées de compositions assez longues entre 6 et 10 minutes. ‘Thread of Fate’ débute l’album dans une ambiance symphonique où les claviers et la guitare sont au même niveau et où quelques growls viennent se joindre au chant de ‘Aggeliki Antoniadi’, ce premier titre étant peut être le plus tagué métal. En effet, suit ‘A Constant End’ qui malgré un tempo marqué par des accords saturés de guitare est un beau blues très sensuel jusque dans le solo de guitare. Le refrain de ‘The Hope Inside Me’ me fait penser à certains titres d’un de mes groupes préférés, ‘Edenbridge’ (voir leur dernier album ici) tout comme la ballade ‘This Face’. Le derniers titre, ‘Life, Light, and Darkness’ est une composition qui offre une approche progressive avec des ruptures de rythmes et plusieurs parties imbriquées et qui possède un magnifique final. En résumé, les Grecs de ‘Vault of Acanthus’ sortent un album de qualité avec de belles compositions mélodiques où l’atmosphère symphonique cohabite de belle manière avec les riffs saturés des guitares et ‘Life, Light and Darkness’ est pour moi une des très bonnes surprises 2018...

Interprêtes

Aggeliki Antoniadi (Chant), John Simaiopoulos (Guitare), Thanos Kokkalis (Batterie), Kostas Stathopoulos (Basse), George Georgousopoulos (Claviers)


Artiste : Kingcrow

Album : The Persistence

Date de Sortie : 07-09-2018

Ajouté le : 07-11-2018

Après ‘Eidos’ sorti en 2018 (voir ici), les Italiens de ‘Kingcrow’ on sorti début septembre un nouvel album ‘The Persistence’. On retrouve le style du précédent opus avec du métal progressif imaginatif et raffiné avec des ruptures de rythme et d’intensité demandant généralement plusieurs écoutes pour rentrer dans leur univers. Ces caractéristiques, on les retrouve dès les 2 premiers titres ‘Drenched’ et ‘Closer’ puis ‘Everything Goes’ amène un style plus atmosphérique tout comme le mélodique ‘Folding Paper Dreams’ qui peut rappeler certains titres d’Anathema’. La suite nous fait découvrir ce mélange progressif et atmosphérique avec par exemple ‘Every Broken Piece of Me’ ou ‘Devil’s Got A Picture’ entre tensions et détentes mais également le magnifique crescendo de ‘Night’s Descending’ où ‘Daniel Gildenlöw’ (voir le dernier album de ‘Pain of Salvation’ ici) prête sa voix de façon magistral et qui constitue pour moi le moment fort de l’album, qui se termine par l’émouvant ‘Perfectly Imperfect’. En résumé, les Italiens de ‘Kingcrow’ suivent de près la voie de ‘Pain of Salvation’ et comme souvent en progressif, ‘The Persistence’ est un album qui comme le bon vin se bonifie avec le temps mais revers de la médaille (et c’est bien dommage) risque d’être destiné à un public averti...

Interprêtes

Diego Marchesi (Chant), Diego Cafolla (Guitare, Choeurs), Ivan Nastasi (Guitare, Choeurs), Thundra Cafolla (Batterie), Cristian Della Polla (Claviers), Riccardo Nifosì (Basse) + Invité : Daniel Gildenlöw (Chant)


Artiste : The Pineapple Thief

Album : Dissolution

Date de Sortie : 31-08-2018

Ajouté le : 04-11-2018

‘The Pineapple Thief’ est devenu un groupe incontournable de la scène progressive mondiale et ‘Dissolution’ vient s’ajouter à la liste déjà longue des albums du groupe. Bizarrement, certainement par une écoute trop rapide, je n’avais pas réussi à rentrer pleinement dans le dernier opus de 2016 ‘Your Wilderness’ (comme quoi, je vais certainement m’y remettre) car ce ‘Dissolution’ est un album fantastique avec un thème d’actualité sur l’homme qui malgré toutes les technologies de communication s’isole et perd petit à petit le lien avec les autres. Après la belle introduction ‘Not Naming Any Names’ très épurée, ‘Try as I Might’ est un titre accessible dont le refrain peut faire penser à du ‘Steven Wilson’ (voir son dernier album ici). Suit ‘Threatening War’ avec des couplets et le refrain qui alternent de belle manière délicatesse et énergie, puis ‘Uncovering Your Tracks’ nous embarque dans son ambiance inquiétante et ‘Far Below’ revient à un style plus conventionnel. Mais le titre phare de l’album est ‘White Mist’ qui avec ses 11 minutes nous emmène dans une composition typique du progressif avec ses différentes parties, une section rythmique magistrale assurée par ‘Gavin Harrison’ et ses alternances entre passages calmes et puissants. En résumé, les Anglais de ‘The Pineapple Thief’ montrent qu’ils sont devenus un des groupes majeurs de la scène progressive et ‘Dissolution’ devrait sans aucun doute être bien accueilli par tous les fans du groupe mais également par tout amateur et amatrice de rock progressif moderne...

Interprêtes

Bruce Soord (Chant, Guitare, Claviers), Jon Sykes (Basse), Steve Kitch (Claviers), Gavin Harrison (Batterie) + Invité : David Torn (Guitare)


Artiste : Beyond The Black

Album : Heart of the Hurricane

Date de Sortie : 31-08-2018

Ajouté le : 06-11-2018

Il y a seulement 4 années que ‘Beyond The Black’ a été créé mais les Allemands font déjà partie des groupes majeurs de métal symphonique et leurs 2 premiers albums dont ‘Lost In Forever’ sorti début 2017 confirmaient déjà tout leur potentiel (voir ici) et ils s’affirmaient comme un concurrent direct à ‘Within Temptation’, ‘Jennifer Haben’ ayant un peu la même tessiture que ‘Sharan Den Adel’. 2018 voit donc la sortie d’un nouvel opus ‘Heart of the Hurricane’ bien rempli et ça commence fort avec ‘Hysteria’ qui donne le ton dans un rythme enlevé et un premier refrain addictif qui ne vous lâche plus. Suit ‘Heart of the Hurricane’ qui avait déjà fait l’objet d’un single et qui possède tous les ingrédients du métal symphonique. La première pause est amenée par ‘Through the Mirror’, entre ballade et mid-tempo qui met en avant la belle voix de ‘Jennifer Haben’ puis, un deuxième single ‘Million Lightyears’ nous offre un 2ème refrain qui devrait faire fureur en concert. La suite continue de faire défiler des hits en puissance avec par exemple l’épique ‘Song for the Godless’ qui est certainement le titre qui rappelle le plus ‘Within Temptation’ ou le symphonique Beneath a Blackened Sky’ et ses chœurs grandioses qui peuvent rappeler ‘Epica’ ou encore la magnifique power ballade ‘My God Is Dead’ où les growls de ‘Chris Hermsdörfer’ amènent un contrepoint à la douceur du chant de ‘Jenneifer Haben’ qui transmet une réelle émotion, tout comme dans ‘Breeze’ où l’on est bien loin du métal et dont les arrangements orchestraux et les chœurs masculins sont magnifiques. En résumé, ce dernier album dense et varié devrait être bien accueilli par tous les fans de métal symphonique et même au-delà car ‘Beyond The Black’, de part l’accessibilité de l’ensemble de leurs titres, représentent le côté soft de ce style ce qui devrait leur permettre de toucher un plus large public...

Interprêtes

Jennifer Haben (Chant), Stefan Herkenhoff (Basse), Chris Hermsdörfer (Guitare, Choeurs), Tobias Lodes (Guitare, Choeurs), Jonas Roßner (Claviers, Choeurs), Kai Tschierschky (Batterie)


Artiste : Echoes of Giants

Album : The Way to Us

Date de Sortie : 30-08-2018

Ajouté le : 15-11-2018

‘Echoes of Giants’ est une formation Américaine qui a sorti un premier album en 2013 et qui vient de sortir le 2ème ‘The Way to Us’. Leur style est influencé par les courants progressifs et alternatifs des 40 dernières années et ils développent une atmosphère raffinée et délicate où acoustique et électrique cohabitent dans des compositions où les parties instrumentales sont nombreuses. L’album comporte 15 titres variés globalement accessibles et s’il ne fallait retenir que quelques titres, je dirais l’acoustique ‘Close the Door’ avec un très beau duo vocal entre ‘Joey Myers’ et ‘Theese Weber’ puis, ‘Escape’ qui peut rappeler les lignes mélodiques et les constructions de ‘Mostly Autumn’ (voir ici) et enfin ‘Find Myself Today’ qui me rappelle les atmosphères de ‘Phil Collins’ avec quelques percussions s’incrustant dans une mélodie aérienne. En résumé, les Américains de ‘Echoes of Giants’ sortent un album de qualité avec entre pop et rock progressif remplies de belles mélodies à savourer tranquillement le casque sur les oreilles...

Interprêtes

Rick Kaufmann (Basse), Tracy Thomas (Claviers, Batterie, Marimba, Percussions), Wes Bolton (Guitare, Echoplex, Percussions) + Invités : Joey Myers (Chant), Theese Weber (Chant)


Artiste : The Radio Sun

Album : Beautiful Strange

Date de Sortie : 24-08-2018

Ajouté le : 03-11-2018

‘Beautiful Stange’ est déjà le 5ème album des Australiens de ‘The Radio Sun’ depuis leur premier album ‘Wrong Things Right’ de 2014 et j’avais chroniqué ce groupe en 2016 lors de la sortie de l’album ‘Outside Looking In’ (voir ici). Un peu à la manière des prolifiques ‘Last Autumn's Dream’ avec une cadence d’un album par an (voir ici), ‘The Radio Sun’ ont choisi également ce rythme et ce dernier album ne déroge pas à la règle avec des compostions de rock mélodique toutes aussi efficaces les unes que les autres qui vous accrochent dès la première écoute et dont les harmonies vocales sont toujours au top : après les 3 premiers énergiques ‘Hold on Tight’, ‘Believe In Me’ et ‘Should Have Listened to My Heart’, le mid-tempo ‘As Long as You Want Me’ permet une pause pour repartir de plus belle avec un ‘Out of This World’ et son refrain entêtant, puis la 2ème partie de l’album amène également son lot de pépites mélodiques comme ‘Have You Got What It Takes’ ou ‘Beautiful Secret’ pour finir par un sautillant ‘Stand Tall United’. En résumé, si vous aimez le rock mélodique (ou AOR ou rock FM) avec des guitares saturées et des chœurs remarquables, ce dernier album ‘Beautiful Strange’ de ‘The Radio Sun’ est fait pour vous et à consommer sans modération...

Interprêtes

son Old (Chant), Stevie Janevski (Guitare, Choeurs), Gilbert Annese (Batterie, Choeurs), Anthony Wong (Basse, Choeurs)


Artiste : Trobar de Morte

Album : Witchcraft

Date de Sortie : 22-08-2018

Ajouté le : 09-11-2018

Après ‘Ouroboros’ sorti en 2016 (voir ici) avec lequel j’avais découvert les Espagnols de ‘Trobar de Morte’, 2018 voit la sortie du 7ème album studio ‘Witchcraft’ qui s’inscrit dans la continuité des précédents albums. On retrouve l’ambiance folk envoutante et apaisante que l’on connaissait avec des compositions accessibles dès la première écoute qui nous embarquent dans une époque médiévale où les harmonies vocales sont particulièrement travaillées notamment grâce à ‘Lady Morte’ qui possède une magnifique voix douce et ensorcelante. La chanteuse est également l’auteur/compositeur du groupe et elle puise ses influences dans la tradition Hispanique ce qui dégage cette atmosphère particulière d’une subtile fusion entre orient et occident. En résumé, si vous êtes amateur ou amatrice de folk médiéval ou plus généralement si vous recherchez à vous évader dans un voyage musical relaxant et dépaysant, ce dernier album de ‘Trobar de Morte’ est certainement fait pour vous...

Interprêtes

Lady Morte (Chant, Flûte, Hurdy Gurdy, Claviers), Moonvic (Basse, Percussions), Daimoniel (Guitare), Sined Zulim (Percussions), Üri Bokskog (Flûte, Cornemuse, Choeurs)


Artiste : Status Quo

Album : Down Down & Dignified at the Royal Albert Hall

Date de Sortie : 17-08-2018

Ajouté le : 27-11-2018

Après les 2 ‘Aquostic’ (voir ici) et en même temps que la sortie du concert au ‘Wacken’ (voir ici), ‘Status Quo’, désormais sans ‘Rick Parfitt’ (voir son album ici) remplacé par ‘Richie Malone’ reviennent à un album acoustique où ils ont invité d’autres artistes à partager la scène avec eux. Alors que le concert du ‘Wacken’ est tout à fait standard avec la puissance électrique que l’on connait, ‘Down Down & Dignified at the Royal Albert Hall’ va encore plus loin dans la réinterprétation des titres que les 2 ‘Aquostic’ car chaque chanson a été réarrangée notamment avec l’utilisation d’un accordéon pour faire ressortir le côté blues et folk ce qui donne une autre vision des standards du ‘Quo’ et permet surtout d’entendre des titres que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans un concert classique. On peut citer par exemple, ‘Break the Rules’ de 1974 (‘album ‘Quo’) et sa rythmique entraînante, les ballades ‘Rock’n’Roll’ ou ‘All The Reasons’ sur lequel ‘Hannah Acor’ prête sa voix ou les 2 titres qui nous ramènent à l’époque ‘Hello’ de 1973, ‘A reason for Living’ et ‘Claudie’ ou encore ‘Don’t Drive My Car’ bien loin de la version originale dans un esprit blues/jazz. Bref, même si les fans historiques du boogie-rock électrique et puissant ne s’y retrouveront certainement pas et préféreront le concert du ’Wacken’, ce live acoustique comme l’avait déjà fait les 2 ‘Aquostic’ permet de montrer une autre facette du ‘Quo’ tout aussi attachante et le seul regret que j’ai c’est qu’ils n’aient pas sorti une vidéo dans ce lieu si emblématique…

Interprêtes

Francis Rossi (Chant, Guitare), Richie Malone (Chant, Guitare), Rhino Edwards (Basse), Leon Cave (Batterie), Andrew Bown (Claviers, Harmonica) + Invités : Chloe Gardner (Chant, Guitare, Percussions), Geraint Watkins (Accordéon, Piano), Hannah Acor (Chant, Violon, Percussions), Paul Hirsh (Claviers), Rolf Oehmichen (Chant, Guitare)


Artiste : Van Canto

Album : Trust in Rust

Date de Sortie : 10-08-2018

Ajouté le : 20-10-2018

Les Allemands de ‘Van Canto’ qui ont comme particularité d’être le seul groupe de métal à Capella et qui ont fêté leur 10 ans d’existence en 2016, sortent leur 7ème album ‘Trust in Rust’. Constitués d’une chanteuse, de 5 chanteurs et d’un batteur, la particularité de la version deluxe de ce dernier opus et que c’est un un double album où ils réitèrent ce qu’ils avaient fait avec ‘Dawn Of The Brave’ dans un CD bonus avec un premier album classique par rapport à ce qu’ils ont l’habitude de faire et un deuxième où ils reprennent des titres en version orchestral ce qui donne une vision beaucoup plus symphonique de leur production. Dans la première partie, on navigue entre des titres énergiques comme ‘Back in the Lead’, ‘Melody’ ou encore ‘Ride the Sky’ qui est une reprise d’Halloween’ avec en guest le chanteur du groupe ‘Kai Hansen’ et d’autres plus posés qui sont pour moi ceux où leur mélange de voix offre la plus grande diversité comme ‘Javelin’, ‘Trust in Rust’ ou encore ‘Neverland’. A noter également la reprise ‘Hells Bells’ d’AC/DC’ très réussie où l’on ne peut s’empêcher de taper du pied et avec une belle reproduction du son de la guitare électrique, on s’y croirait !! Dans le deuxième CD, les versions instrumentales tranchent avec les titres du premier et amènent une composante épique et chaque reprise pourrait être une bande son de musique de film ; pour ma part, je trouve que ces versions mettent encore plus en avant la qualité vocale de ces artistes. En résumé, avec ‘Trust in Rust’, ‘Van Canto’ sont désormais au sommet de leur art et, même s’ils restent à part dans le paysage musical du métal, ce dernier album est une réussite totale et devrait certainement encore agrandir le nombre de leurs fans...

Interprêtes

Inga Scharf (Chant), Hagen Hirschmann (Chant), Ross Thompson (Chant), Stefan Schmidt (Chant), Ingo Sterzinger (Chant), Jan Moritz (Chant), Bastian Emig (Batterie) + invité : Kai Hansen (Chant)


Artiste : Airrace

Album : Untold Stories

Date de Sortie : 10-08-2018

Ajouté le : 11-11-2018

Après une première période d’activité de 1983 à 1986 pendant laquelle les Anglais d’Airrace’ ont fait les premières parties dans les tournées de ‘Def Leppard’ et ‘Queen’, c’est plus de 20 ans après en 2009 que le groupe remonte sur scène pour se reformer et pour démarrer une nouvelle carrière avec un album ‘Back to the Start’ dont le titre était une sorte de clin d’œil à leur bref passage dans les années 80. Une dizaine d’années a passé et c’est au tour de ‘Untold Stories’ de voir le jour. D’entrée, avec ‘Running out of Time’, on est plongé dans les années 80 avec un rock mélodique à la ‘Toto’ qui accroche dès les premiers accords, puis, ‘Innocent’ durcit légèrement le ton tout en gardant ces racines AOR et ‘Eyes Like Ice’ continue dans cette voie avec un titre mélodique et son refrain entêtant. Avec ‘Different but the Same’, les Anglais flirtent avec un hard rock à la ‘Deep Purple’ première période tout comme ‘New Skin’ et sa rythmique marquée. Les titres plus calmes ne sont pas oubliés avec la belle ballade ‘Lost’ qui me fait penser à du westcoast et ‘Love is Love’ qui se rapproche d’un rock plus classique à la ‘Foreigner’, l’album se finissant par 2 bijoux mélodiques entraînants ‘Come With Us’ et ‘Here It Comes’. En résumé, même s’ils ne vont pas révolutionner le rock mélodique, les Anglais d‘Airrace’ sortent un album de qualité avec 11 titres très accessibles qui devraient plaire à tous les fans de rock et hard-rock des années 70/80...

Interprêtes

Adam Payne (Chant), Laurie Mansworth (Guitare), Rocky Newton (Basse), Dhani Mansworth (Batterie), Linda Kelsey Foster (Claviers)


Artiste : 3.2

Album : The Rules Have Changed

Date de Sortie : 10-08-2018

Ajouté le : 30-10-2018

Ne connaissant pas l’histoire de ‘Robert Berry’, en écoutant cet album, je me suis dit que le trio ‘Emerson, Lake & Palmer’ était de nouveau parmi nous pour le meilleur tellement on retrouvait cette ambiance si particulière de ce groupe légendaire. Mais la réalité est tout autre car l’histoire de cet album n’est pas banale car elle débute en 1987, année pendant laquelle le multi-instrumentiste ‘Robert Berry’ rencontre ‘Keith Emerson’ pour sortir l’album ‘To The Power of Three’ sous le nom de projet ‘3’. Un 2ème album devait suivre mais il ne sortira jamais et c’est plus de 25 ans après que Robert recontactera Keith pour lui proposer un nouveau projet. On connait la suite, le suicide de Keith en 2016 mais, malgré tout, Robert continue son projet pour enregistrer toutes les parties déjà travaillées entre les 2 artistes y compris les claviers en ressuscitant de très belle manière le son si caractéristique de Keith mais assure également la section vocale en totale harmonie avec l’ambiance d’ELP’ . Le résultat est assez surprenant et nous ramène quelques décennies en arrière avec forcément un brin de nostalgie en écoutant tous ces titres qui auraient tous pu faire partie de la discographie d’ELP’. En résumé, on peut remercier ‘Robert Berry’ d’être allé au bout de son projet avec ce magnifique ‘The Rules Have Changed’ qui est un très bel hommage au merveilleux artiste qu’a été ‘Keith Emerson’...

Interprêtes

Robert Berry (Claviers, Guitare, Batterie, Basse, Composition, Arrangements), Keith Emerson (Composition, Arrangements)


Artiste : Anamor

Album : Za Witrażem

Date de Sortie : 07-08-2018

Ajouté le : 07-10-2018

‘Anamor’ est un groupe Polonais qui sortent leur 2ème album ‘Za Witrażem’ mais la particularité est que leur premier album date de 2003, il y a donc 15 ans, période pendant laquelle ils tournaient avec ‘Abraxas’ et ‘Quidam’. Leur style est donc infuencé par les courants néo-progressifs des années 1990/2000 et ils évoluent entre rock symphonique et atmosphérique avec des solos de guitares aériens qui pourraient être un mélange de ‘Santana’ et de ‘Pink-Floyd’ et avec une chanteuse talentueuse, ‘Marta Glowacka’qui évolue dans sa langue natale et qui peut rappeler des artistes comme ‘Hayley Griffiths’ de ‘Karnataka’ (voir ici) ou ‘Olivia Sparnenn’ de ‘Mostly Autumn’ (voir ici) ou encore ‘Laetitia Chaudemanche’ de ‘Weend’o’ (voir ici). Les 9 compositions sont toutes accessibles dès la première écoute avec de belles lignes mélodiques entre mélancolie et ambiance planante et il existe un équilibre parfait entre parties chantées et instrumentales comme dans le dernier ‘Za Witrażem’ qui est un bon exemple de l’atmosphère que dégage le groupe. En résumé, les Polonais d’Anamor’ reviennent avec un album de qualité qui devrait plaire à tous ceux qui aiment un rock progressif aérien et mélodique à écouter calmement au casque...

Interprêtes

Marta Glowacka (Chant), Roman Kusy (Basse), Jurek Misiak (Batterie), Maciej Karczewski (Claviers), Marcin Ozimek (Claviers), Marek Misiak (Guitare)


Artiste : Nitrate

Album : Real World

Date de Sortie : 06-08-2018

Ajouté le : 10-10-2018

On assiste de plus en plus à la naissance de groupes qui sont influencés par les groupes de rock mélodique des années 80/90 avec en tête ‘Foreigner’, ‘Europe’ ou ‘Def Leppard’. Après ‘Guild of Ages’ (voir ici), c’est au tour de ‘Nitrate’, mené par le guitariste ‘Nick Hogg’ de sortir un premier album ‘Real World’. Et le résultat est remarquable car les 11 compositions accrochent dès la première écoute et, à tour de rôle, chaque refrain vous entre dans la tête pour ne plus vous lâcher. De plus, l’ensemble est assez varié et alterne des titres énergiques comme ‘Crazy’, ‘Insane’ ou ‘Real World’, d’autres plus mid-tempo comme ‘Waiting on You’, ‘Only You’ ou ‘Dangerous’ et 2 belles ballades ‘Attraction’ et ‘Breathe’. Alors, si vous êtes amateur ou amatrice de rock mélodique influencé par les années 80, ‘Real World’ est à déguster sans modération et on nous annonce déjà son petit frère pour 2019...

Interprêtes

Joss Mennen (Chant, Choeurs), Nick Hogg (Guitare, Claviers), Rob Wylde (Guitare, Basse, Choeurs), Pete Newdeck (Batterie, Choeurs)


Artiste : Amanda Shires

Album : To the Sunset

Date de Sortie : 03-08-2018

Ajouté le : 14-10-2018

‘Amanda Shires’ est une chanteuse et violoniste Américaine mariée avec le guitariste et chanteur ‘Jason Isbell’ et qui a collaboré avec différents groupes Américains comme ‘Texas Playboys’ ou ‘Thrift Store Cowboys’ et qui officie dans le groupe de son mari ‘Jason Isbell and the 400 unit’. Son premier album studio date de 2005 et ‘To The Sunset’ est son 5ème album. Son style mélange country, pop et rock et ce dernier album contient 9 nouvelles chansons qui présente plusieurs facettes de cette artiste : tout d’abord, en début d’album, un côté classique avec des chansons comme le très mélodique ‘Parking Lot Pirouhette’ dans un style psychédélique, la reprise de ‘Swimmer’ de 2010 où l’on sent l’influence country ou ‘Leave It Alone’ qui me rappelle le style de ‘Fleetwood Mac’ dans les années 80 ou encore le popisant ‘Charms’. L’autre facette est amenée par des titres comme ‘Eve’s Daughter’ ou ‘Take on the Dark’ où les guitares électriques sont plus présentes dans un style plus rock tout en gardant des racines country. Bref, ’Amanda Shires’ nous offre un album varié, accessible et mélangeant différents styles tout en continuant à puiser ses influences dans la chanson Américaine, et ‘To the Sunset’ devrait plaire à un large public naviguant entre pop, rock et country...

Interprêtes

Amanda Shires (Chant, Violon), Jason Isbell (Guitare), Peter Levin (Claviers), Jerry Pentecost (Batterie), Dave Cobb (Basse)


Artiste : Lord of the Lost

Album : Thornstar + 10 Thorns

Date de Sortie : 03-08-2018

Ajouté le : 07-12-2018

Après ‘Mono Inc.’ (voir ici), je reviens sur leurs compatriotes de ‘Lord of the Lost’ qui ont sorti non pas un album mais 2 avec tout d’abord ‘Thornstar’ qui est un album concept relatant l’histoire d’une ancienne civilisation, les ‘Pangaeians’ (sorti en Août) et ’10 Thorns’ (Sorti en Octobre)qui reprend 10 titres en acoustique de ‘Thornstar’. Comme souvent dans ce genre d’album, le packaging est très travaillé mais dans ce cas, ils ont sont même allés jusqu’à rédiger un fichier pdf disponible en plusieurs langues qui décrit de façon très détaillé l’histoire de ce peuple européen qui a vécu il y a 10000 ans et on ne peut que saluer ce plus qui n’est pas chose courante et qui permet de s’immerger dans l’histoire (voir ici). Au niveau musical, ‘Thornstar’ est très dense puisqu’il rassemble 20 compositions pour près d’une heure et trente minutes et on retrouve un mélange de genres de métal allant du gothique au mélodique en passant par de l’industriel, du symphonique, de l’extrême et même un mixte assez improbable entre du métal et de l’électro (si, si ça existe, écoutez ‘Abracadabra’ !!). Il faut donc être assez ouvert d’esprit et aimer toute cette diversité pour adhérer à ‘Thornstar’ d’autant plus que la longueur demande des écoutes répétées pour arriver à assimiler l’ensemble. Et puis, il y a ce deuxième album qui donne un tout autre visage au titres originaux et permet d’entendre la voix chaleureuse de ‘Chris Harms’ accompagné uniquement d’une guitare acoustique. En résumé, même si ce dernier album est d’une grande densité et risque d’être limité à la un public d’averti car pas forcément accessible à la première écoute, les Allemands de ‘Lord of the Lost’ sous la houlette de ‘Chris Harms’ sortent un album d’une très grande qualité que ce soit au niveau du thème mais également au niveau du contenu musical et montrent une fois de plus qu’ils savent, d’album en album, varier les styles sans se répéter preuve d’un fabuleux talent...

Interprêtes

Chris Harms (Chant, Guitare, Violoncelle), Class Grenayde (Basse), Gared Dirge (Guitare, Claviers, Percussions), Niklas Kahl (Batterie), Pi Stoffers (Guitare)


Artiste : Big Big Train

Album : Merchants of Light

Date de Sortie : 27-07-2018

Ajouté le : 27-09-2018

Les Anglais de ‘Big Big Train’ qui sont peut-être les artistes les plus prolifiques actuellement dans le domaine du rock progressif continuent de sortir des albums assez rapprochés et 2018 voit la sortie d’un Live ‘Merchants of Light’ qui font la part belle aux 3 derniers opus studio, ‘Folklore’ de 2016 (voir ici), ‘Grimspound’ de 2017 (voir ici) et le dernier de 2017 ‘The Second Brightest Star’ (voir ici). Enregistré à l’occasion de trois spectacles au Prog Award au London’s Cadogan Hall en 2017, ils nous offrent 2 heures et quart de concert avec une excellente prestation live de l’ensemble des musiciens et avec un ‘David Longdon’ très en forme vocalement dans cette ambiance live qui met encore plus de chaleur dans ces compositions façonnées minutieusement et où chaque artiste amène sa pierre à l’édifice pour un résultat merveilleux rempli de sensibilité et d’émotion comme par exemple dans le magnifique ‘Swan Hunter’ qui ne peut pas laisser indifférent. En résumé, cet excellent live de ‘Big Big Train’ est un bon moyen pour découvrir ce groupe qui est devenu un incontournable pour les fans de rock progressif...

Interprêtes

Andy Poole (Claviers, Guitare, Mandoline, Choeurs), Danny Manners (Claviers, Contrebasse), Dave Gregory (Guitare), David Longdon (Chant, Flûte, Guitare, Mandoline, Percussions, Choeurs), Greg Spawton (Basse, Guitare, Choeurs), Nick D’Virgilio (Batterie), Rachel Hall (Violon, Alto, Violoncelle, Choeurs), Rikard Sjöblom (Guitare, Claviers, Accordéon, Choeurs)


Artiste : Tarja

Album : Act II (Live)

Date de Sortie : 27-07-2018

Ajouté le : 28-09-2018

Après la sortie fin 2017 d’un ‘From Spirit and Gosts’ bien loin du métal (voir ici), pour les fans de ‘Tarja’ qui n’ont pas pu participer à un des nombreux concerts des tournées ‘The Shadow Shows’ de 2016 et de 2017, et comme elle l’avait fait en 2012 pour ‘Act I’, voici donc son successeur ‘Act II’ qui sous forme d’un magnifique DVD et de 2 CD retranscrit d’une part, le spectacle au studio ‘Metropolis’ de Londres qui avait été programmé avant le sortie en 2016 de ‘The Shadows Self’ pour quelques privilégiés (voir ici) et d’autre part, le concert au théatre ‘Della Luna‘ de Milan fin 2016 (le double CD ne présentant que le deuxième). On retrouve tout au long du concert ce mélange si caractéristique et unique de cette chanteuse à multi facettes entre l’énergie métal et des moments plus intimistes comme le magnifique medley acoustique qui regroupe ‘Until Silence’, ‘the Reign’, ‘Mystique Voyage’, ‘House of Wax’ et ‘I Walk Alone’. A noter également que, même si les 2 derniers albums sont largement réprésentés, un autre medley permet au fans de la première heure de retrouver l’ambiance époque ‘Nightwish’. En résumé, cette artiste complète et, sans oublier bien sûr, les artistes de talent qui l’accompagnent, démontrent une fois de plus que leurs prestations scéniques sont toujours incroyables et si vous aimez le CD, vous serez sans doute encore plus impressionnés par le DVD qui présente des sets avec 2 configurations complètement différentes...

Interprêtes

Tarja (Chant, Claviers), Kevin Chown (Basse), Christian Kretschmar (Claviers), Max Lilja (Violoncelle), Alex Scholpp (Guitare), Timm Schreiner (Batterie)


Artiste : Marillion

Album : All One Tonight (Live at the Royal Albert Hall)

Date de Sortie : 27-07-2018

Ajouté le : 30-09-2018

En cet été 2018, les live fleurissent les uns après les autres et, après ‘Big Big Train’ (voir ici) et ‘Tarja’ (voir ici), c’est au tour des Anglais de ‘Marillion’ de sortir leur concert donné en octobre 2017 au légendaire ‘Royal Albert Hall’ et de faire des heureux pour ceux qui à l’époque n’avaient pas pu avoir de place car les billets avaient été vendus en quelques minutes. Les 2 heures et demi de concert sont découpées en 2 parties : tout d’abord, la reprise de l’ensemble du dernier album ‘FEAR’ (voir ici), puis une dizaine de titres constituant une sorte de best of depuis le début des années de ‘Steve Hogarth’ en tant que chanteur après le départ de ‘Fish’. Et comme toujours dans ce genre de concert, le CD permet déjà de se faire une bonne idée de l’ambiance et de l’échange entre le public et les artistes mais il est clair que la vidéo amène une autre dimension pour s’immerger complètement dans ce spectacle car la musique et le show visuel forme un tout indisociable. En résumé, ce dernier live très impressionnant à tous les égards dans ce lieu mythique constituera sans doute un des albums phares de la carrière de ‘Marillion’ et, au-delà des fans qui seront sans conteste conquis, ‘All One Tonight’ est un bon moyen pour les autres de découvrir ce groupe emblématique qui est né à la fin des années 70 et qui reste depuis 40 ans une des formations majeures dans la musique progressive...

Interprêtes

Steve Hogarth (Chant, Claviers, Guitare, Percussion), Steve Rothery (Guitare), Mark Kelley (Claviers, Choeurs), Pete Trewavas (Basse, Choeurs), Ian Mosley (Batterie) + Invités : Margaret Hermant (Violon), Maia Frankowski (Violon), Nicole Miller (Alto), Annemie Osborne (Violoncelle), Sam Morris (Cor d’harmonie), Emma Halnan (Flûte)


Artiste : Halestorm

Album : Vicious

Date de Sortie : 27-07-2018

Ajouté le : 24-10-2018

Les Américains d’Halestorm’ emmenés par leur chanteuse et guitariste ‘Lzzy Hale’ qui se sont fait un nom dans le monde du hard-rock depuis une dizaine d’années sortent leur 4ème album studio ‘Vicious’. D’entrée, avec ‘Black Vultures’, ‘Skulls’ et ‘Unconfortable’ le ton est donné avec un son heavy, authentique et une rythmique accrocheuse qui transmet bien l’énergie de cette formation. La suite continue de faire défiler des titres toujours aussi directs avec des lignes mélodiques accessibles dès la première écoute tout en variant les styles avec par exemple le mid-tempo ‘Do Not Disturb’ et son tempo qui ne peut que vous faire headbanguer ou le beau mélange entre acoustique et électrique de ‘Conflicted’ ou ‘Killing Ourselves To Live’ avec son refrain qui ne vous lâche plus ou encore la belle ballade ‘Heartof Novocaine’ où Lzzy montre tout son talent vocal dans une atmosphère très épurée. En résumé, avec ‘Vicious’, les Américains d‘Halestorm’ sortent un album remarquable qui va à l’essentiel pour revenir à un son proche du live, un peu à l’image d’artistes comme ‘Lita Ford’ (voir ici), ‘Lee Aaron’ (voir ici), ‘Tara Lynch (voir ici) ou encore la Française ‘Laura Cox’ (voir ici)...

Interprêtes

Lzzy Hale (Chant, Guitare), Arejay (Batterie), Josh Storm (Basse, Choeurs), Joe Storm (Guitare, Choeurs)


Artiste : Mono Inc.

Album : Welcome to Hell

Date de Sortie : 27-07-2018

Ajouté le : 02-11-2018

Après ‘Together Till The End’ en 2017 (voir ici), les Allemands de ‘Mono Inc.’ sortent un nouvel album sous la forme d’un double CD qui présente 2 versions de leurs nouvelles compositions : une ‘électrisé’ et une autre épurée et classique comme a pu le faire dans un autre style ‘Arjen Anthony Lucassen’ avec ‘The Gentle Storm’ (voir ici). Les thèmes du groupe sont toujours assez sombres et ‘Welcome to Hell’ raconte l’histoire de la peste noire à Hambourg qui a provoqué souffrance, mort et destruction. A l’opposé, côté musique, on retrouve des titres avec une rythmique entraînante et des mélodies qui vous file une pêche d’enfer pour toute une journée et une envie irrésistible de taper dans les mains. Après ‘The Heart of the Raven’ qui débute calmement l’album où l’on retrouve la voix profonde de ‘Martin Engler’, avec les 2 titres suivants ‘Welcome to Hell’ et ‘Long Live Death’, ‘Mono Inc’ met en route sa machine à tubes pour nous offrir 2 compositions mélodiques et qui devraient être reprises en cœur en concert. Suit la ballade ‘Risk at All’ avec son refrain qui me rappelle ‘RPWL’ et le titre ‘Breathe In Breathe Out’ (voir ici), puis avec ‘Flies’ et ‘Under a Coal Black Sun’, ce sont 2 mid-tempo toujours très mélodiques et accessibles dès la première écoute. Le reste de l’album offre d’autres pépites qui vous accrochent immédiatement comme la belle ballade ‘A Vagabond ‘s Life’ ou le dernier titre ‘When the Raven Dies Tonight’ et chacune aurait pu faire l’objet d’un single. De plus, les versions classiques en acoustique du 2ème CD ne sont pas de simples reprises classiques ; en effet, les titres présentent un tout autre visage car ils ont été dépouillés pour ne garder que l’essentiel et ‘Martin Engler’ est seulement accompagné d’un piano, de cordes et d’une guitare acoustique. L’atmosphère qui s’en dégage est très intimiste et attachante ce qui met encore plus en valeur le thème de l’album. En résumé, les Allemands de ‘Mono Inc.’ sortent non pas un mais 2 albums d’une grande qualité et ‘Welcome to Hell’ sera sans doute bien accueilli par tous les fans du groupe mais pourrait également toucher un public beaucoup plus large grâce à des compositions très accessibles…

Interprêtes

Martin Engler (Chant), Manuel Antoni (Basse, Chant), Carl Fornia (Guitare, Chant), Katha Mia (Batterie, Chant)


Artiste : Derdian

Album : DNA

Date de Sortie : 25-07-2018

Ajouté le : 02-10-2018

‘Derdian’ est une formation Italienne de power métal dont le premier album studio date de 2005 et qui vient de sortir son 7ème album studio ‘DNA’. Généralement, la bande à ‘Enrico Pistolese’ ne fait pas dans la dantelle et nous offre des hymnes mélodiques et symphoniques dans un rythme endiablé à l’image de groupes comme ‘Rhapsody of Fire’ où la section rythmique se déchaîne du début à la fin. Après un court instrumental classique à la ‘Richard Clayderman’, c’est parti avec un ‘DNA’ super-vitaminé qui reprend la mélodie de l’intro et qui est assez analogue avec ce qu’ils ont pu faire par le passé. Le titre suivant ‘False Flag Operation’ est déjà beaucoup plus varié avec des changements de tempo et des influences orientales puis avec ‘Never Born’, on revient dans de l’épique avec un magnifique échange entre la guitare d’Enrico et les claviers de Marco. Suit, ‘Hail To The Masters’ qui avec son tempo marqué, en fait un titre qui devrait être repris en cœur en concert et me rappelle l’atmosphère de ’Farewell’ d’Avantasia’ en plus rythmé. Mais, inconstestablement, c’est après ‘Red and White’ que le groupe décoche les titres les plus aboutis avec un magnifique ‘Elohim’ dans un mélange improbable power métal et jazz très réussi, puis ‘Fire From The Dust’ est ensuite un titre théatral entraînant avec des chœurs omniprésents, et enfin les ‘Nothing Will Remain’ (repris en Italien à la fin de l’album), ‘Destiny Never Awaits’ et ‘Part Of The World’ offrent un mélange efficace entre musique classique et power métal. En résumé, même s’ils n’amènent pas réelles nouveautés, les Italiens de ‘Derdian’ continuent leur chemin avec un power métal qu’ils maitrisent sur le bout de doigts, et ce n’est pas avec ce dernier album ‘DNA’ que l’on pourra dire le contraire...

Interprêtes

Ivan Giannini (Chant), Enrico Pistolese (Guitare, Choeurs), Marco Garau (Claviers), Dario Radaelli (Guitare), Salvatore Giordano (Batterie), Marco Banfi (Basse)


Artiste : Southern Empire

Album : Civilisation

Date de Sortie : 20-07-2018

Ajouté le : 26-09-2018

La bande à ‘Sean Timms’ qui avait sorti en 2016 un excellent premier album (voir ici) continue sur sa lancée avec un non moins excellent ‘Civilisation’. Ce nouvel opus comporte seulement 4 titres et on pourrait se dire avant écoute qu’ils ont fait un EP comme les Hollandais de ‘Projection’ (voir ici), mais, en définitive, l’ensemble dépasse l’heure d’écoute avec un titre de 19 minutes et la pierre angulaire de l’album ‘The Crossroads’ de près de 30 minutes, les 2 autres titres apparaissant finalement très court avec tout de même leur 10 minutes chacun !! On embarque donc dans des épopées progressives et symphonique qu’il faut évidemment s’approprier à force d’écoutes comme toute composition de ce genre car les coins et recoins sont nombreux avec des tempos et des ambiances très différentes les uns des autres. Et la grande force des Australiens est de captiver l’auditeur du début à la fin car, même dans le titre phare de l’album, ‘The Crossroads’, il se passe toujours quelque chose au niveau vocal ou instrumental et il fait bon se perdre volontairement dans ce patchwork culturel entre orient et occident. En résumé, avec ce 2ème album ‘Civilisation’, les Australiens de ‘Southern Empire’ confirment de très belle manière la qualité de leur production qui néanmoins restera sans doute destinée à un public averti aimant le progressif avec de longs développements...

Interprêtes

Cam Blokland (Guitare, Choeurs), Brody Green (Batterie), Danny Lopresto (Chant, Guitare), Jez Martin (Basse), Sean Timms (Claviers, Choeurs, Saxophone)) + Invités : Marek Arnold (Saxophone), James Capatch (Saxophone, Flûte), Steve Unruh -Violon, Flûte)


Artiste : Epica

Album : Epica vs. Attack on Titan Songs

Date de Sortie : 20-07-2018

Ajouté le : 04-10-2018

Après le très bon ‘The Hollographic Principle’ en 2016 (voir ici) et l’EP ‘The Solar System’ en 2017, les Hollandais d’Epica’ sortent un nouvel EP inspiré du manga ‘L’attaque des Titans’ qui était déjà sorti au Japon en 2017, et qui comporte 4 titres et les versions instrumentales de ces 4 titres. Composés et écrits par ‘Revo’ du groupe Japonais ‘Sound Horizon’ dans un style symphonique, l’ensemble a été réadapté en version métal et en Anglais pour ‘Epica’. On retrouve donc le style particulier du groupe avec des chœurs grandiose et une imposante orchestration en particulier dans ‘Dedicate Your Heart’ et la ballade ‘If Inside These Walls Was a House’ pourrait très bien être sortie d’une production Disney. Bref, avec cet EP, les Hollandais montrent qu’ils essaient de varier les projets et ce sera certainement bénéfique pour la suite et leur permettra sans doute de se renouveler dans le futur pour amener de réelles nouveautés...

Interprêtes

Simone Simons (Chant), Coen Jansen (Claviers), Isaac Delahaye (Guitares), Mark Jansen (Guitare), Rob Van Der Loo (Basse), Ariën Van Weesenbeek (Batterie)


Artiste : Powerwolf

Album : The Sacrament of Sin

Date de Sortie : 20-07-2018

Ajouté le : 06-10-2018

Après les Italiens de ‘Derdian’ (voir ici), c’est au tour des Allemands ‘Powerwolf’ de sortir un nouvel album ‘The Sacrament of Sin’ qui s’inscrit dans la continuité de leur production, c’est-à-dire du power métal facile d’accès avec des mélodies à faire chanter des stades. On embarque donc pour 11 titres tous plus efficaces les uns que les autres surtout que les tempos sont globalement moins rapides de ceux que l’on connaissait mais plus marqués ce qui donne encore plus cette irrésistible envie de taper du pied. De plus, ils nous offrent une belle power ballade ‘When The Wild Wolves Are Gone‘ alors qu’ils ne nous avaient pas habitué à ce genre de titre. A noter que la version deluxe (qui est dans Spotify à l’exception du dernier titre ‘Ira Sancti’ que vous pouvez écouter sur you tube ici) contient un 2ème CD intitulé ‘Communio Lupatum’ qui est un ensemble de reprises de leur compositions interprêtées par d’autres groupes avec entre autres ‘Epica’, ‘Battle Beast’ ou ‘Kissin’ Dynamite’ ce qui constitue une excellente idée pour revisiter certains hits des Allemands. En résumé, ‘Powerwolf’ continue de faire du ‘Powerwolf’ avec autant d’énergie et ce n’est pas avec ce dernier album que l’on pourra dire le contraire mais, d'un autre côté, ils le font si bien que ce serait dommage de bouder notre plaisir...

Interprêtes

Attila Dorn (Chant), Matthew Greywolf (Guitare), Charles Greywolf (Guitare), Falk Maria Schlegel (Claviers), Roel van Helden (Batterie)


Artiste : Argos

Album : Unidentified Dying Objects

Date de Sortie : 20-07-2018

Ajouté le : 12-10-2018

‘Argos’ est un groupe Allemand dont le premier album ‘Argos’ date de 2009 et ‘Unidentified Dying Objects’ est leur 5ème album. Ils puisent leurs influences dans la musique progressive des années 60/70, mélangeant jazz rock, pop et rock progressif et ils ont su tout au long des 10 dernières années se forger leur propre style car on pourrait citer des références très hététéroclites comme ‘Jethro Tull’, les ‘Beatles’, ‘Focus’ ou ‘David Bowie’. Le premier titre ‘The Hunter’s Last Sand’ en est la parfaite illustration avec 7 minutes très variées qui alternent des passages instrumentaux où la guitare, les claviers et la flûte se partagent l’espace, et des parties chantées avec des harmonies vocales travaillées. Suit ‘Parade of Unpainted Dreams’ très inflencé par les ‘Beatles’ puis, ‘Beneath the Valley of Sleep’ flirte avec du jazz rock tout comme ‘The Days of Perky Pat’ et avec ‘Shockeaded Peter’, on revient à la pop des années 60 alors que le quasi instrumental ‘Still Fighting Gravity’ nous fait remonter aux groupes de progressif des années 60. Mais le titre majeur de l’album est sans contexte ‘When the Tides Comes In’ qui avec ses 7 parties, nous embarque pour près de 19 minutes dans un voyage progressif où il fait bon se perdre dans les multiples coins et recoins et où les instruments électriques et classiques offrent de très beaux échanges. En résumé, au fil des années, les Allemands d‘Argos’ continuent de nous enchanter avec ce style si personnel et, même s’ils risquent d’être limité à un public averti, ‘Unidentified Dying Objects’, ancré dans les années 70, est encore un album d’une grande qualité et est à conseiller à tous les fans d’un progressif varié et imaginatif...

Interprêtes

Thilo Brauss (Claviers, Melodica, Violon), Thomas Klarmann (Basse, Flûte, Clavier, Guitare, Chant), Robert Gozon (Chant, Claviers, Guitare), Ulf Jacobs (Batterie, Chant), Enrico Florczak (Guitare, Chant) + Invités : Andy Tillison (Claviers), Linus Kåse ‘Saxophone), Marek Arnold (Clarinette, Saxophone), Johannes Steinbronn (Trompette)


Artiste : Galasphere 347

Album : Galasphere 347

Date de Sortie : 20-07-2018

Ajouté le : 26-10-2018

‘Galasphere 347’ est un nouveau projet initié par des artistes connus de la scène progressive comme ‘Stephen Benett’ qui officie dans le groupe de rock expérimental ‘Henry Fool’ avec ‘Tim Bowness’ (voir ici) ou comme ‘Mattias Olsson’ qui a été membre de la formation de rock progressif ‘Änglagård’ ou encore comme ‘Jacob Holm-lupo’ et ‘Ketil Vestrum Einarsen‘ qui sont membres de ‘White Willow’ (voir ici). L’album éponyme du nom du groupe présente 3 longs titres entre 10 et 15 minutes qui nous ramènent dans les années 70 et rappelle les longues compositions de ‘Yes’ comme dans le premier titre ‘The Voice of Beauty Drowned’ entre symphonique et psychédélique où les parties instrumentales sont nombreuses avec entre autres, un très beau passage aérien où la flûte de ‘Vestrum Einarsen’ remplit tout l’espace. Les 2 autres titres à multiple tirroirs nous font voyager dans un patchwork d’ambiances différentes où les claviers proposent une belle pallette sonore et, comme souvent dans le cas de longs développements, plusieurs écoutes sont nécessaires pour bien approvoiser et apprécier l’ensemble. En résumé, ce très bon album de ‘Galashere 347’ nous ramène de façon délicieuse quelques décennies en arrière, à l’époque où ce style fleurissait et où les vinyls nous faisaient découvrir tous ces groupes qui sont devenus des références dans le style progressif...

Interprêtes

Stephen Bennett (Chant, Guitare, Claviers), Jacob Holm-lupo (Guitare, Basse), Ketil Vestrum Einarsen (Claviers, Flûte), Mattias Olsson (Guitare, Claviers, Batterie) + Invité : Akaba (Choeurs)


Artiste : Manticore

Album : Next Steps : Flight 19

Date de Sortie : 20-07-2018

Ajouté le : 28-10-2018

Après ‘Galasphere 347’, ‘Manticore’ est un groupe de rock progressif Suédois qui avait sorti l’album ‘Time to Fly’ dans les années 90. C’est donc 25 années plus tard que sort ‘Next Steps : Flight 19’ qui comprend 6 titres dont seulement 3 titres originaux et 3 reprises (les 3 derniers) : ‘Beginnings’ ouvre le bal de façon instrumentale dans une ambiance symphonique où se succèdent des sonorités du progressif des années 70 qui peuvent rappeler certains titres des Hollandais de ‘Focus’. Suit ‘The Answer’ qui nous rémène également à la même époque et qui pourrait être un mélange de ‘Yes’ et de ‘Kansas’, puis, ‘Flight 19’ déroule lentement sa belle mélodie et nous ramène à des artistes comme ‘Genesis’ ou ‘BJH’. En ce qui concerne les 3 reprises, il s’agit de ‘Release, Release’ de ‘Yes’ de 1978, ‘Cold Is The Night’ de ‘John Wetton’ de 1980 et ‘I Believe in Father Chistmas’ de ‘ELP’ de 1977. En résumé, même si ‘Next Steps : Flight 19’ est un peut court et ne présente que 3 titres originaux, Les Suédois de ‘Manticore’ nous replongent quelques décennies en arrière de très belle manière en espérant qu’ils n’attendront pas 25 nouvelles années pour le prochain album...

Interprêtes

Göran Holmberg (Chant, Basse, Guitare), Ulf Holmberg (Guitare, Claviers), Jon-Terje Sundberg (Guitare, Choeurs), Per Östling (Batterie)


Artiste : Projection

Album : Perspectives

Date de Sortie : 17-07-2018

Ajouté le : 25-09-2018

‘Projection’ est un groupe Hollandais que j’avais découvert avec leur premier album en 2015 (voir ici) et qui m’avaient fait une forte impression. 2018 voit la sortie d’un EP d’une trentaine de minutes avec 3 titres. Ils confirment avec cet EP leurs influences multiples entre rock symphonique et rock progressif d’autant plus que sur cet EP, ils nous ont concocté une composition typique du progressif de plus de 15 minutes où se succèdent des ambiances très différentes entre parties chantées et instrumentales tout en restant très accessible. Bref, cet EP, certes un peu court, leur permet de nous faire patienter de belle manière avant la sortie, on l’espère, d’un prochain album car la qualité est toujours au rendez vous...

Interprêtes

Herman Wiggers (Chant), Jurgen ten Have (Basse, Choeurs), Frank van Eerden (Guitare, Choeurs), Richard Immink (Batterie, Choeurs), Peter Pampiermole (Claviers, Choeurs)


Artiste : Mystery

Album : Lies and Butterflies

Date de Sortie : 14-07-2018

Ajouté le : 15-09-2018

Après un magnifique ‘Delusion Rain’ en 2015 (voir ici) et un fantastique live ‘Second Home’ en 2017 (voir ici), la bande à ‘Michel St-père’ revient avec un nouvel album ‘Lies and Butterflies’ qui est déjà leur 8ème album studio. Pour couper court à toute attente, ce dernier opus est pour moi du même niveau émotionnel que m’avait procuré ‘Delusion Rain’ et d’entrée, ‘Looking for Something Else’ nous embarque pour 17 minutes dans un pur joyau de progressif épique, symphonique et d’une ampleur qui devrait filer la chair de poule en concert à la manière d’un ‘Shine On You Crazy Diamonds’. Suit, ‘Come to Me’ qui marrie de belle manière acoustique et électrique, puis ‘How Do You Feel ?’ nous prend par la main pour nous amener sur un petit nuage avec un petit bijou mélodique et un ‘Jean Pageau’ au sommet de son art. Avec ‘Something to Believe In’, c’est un merveilleux mélange de progressif et de rock plus classique avec une mélodie mélancolique qui est une sorte de mix entre les lignes mélodique d‘Elton John’ et de ‘Queen’ et ‘Dare to Dream’ continue dans cette voie avec un beau solo aérien de ‘Michel St-père’ et un passage plein de sérénité qu’amène la flûte de ‘Jean Pageau’. ‘Where Dreams Come Alive’ juxtapose une première partie énergique où ‘François Fournier’ à la basse montre tout son talent et une deuxième plus lente qui se termine par un nouveau solo de guitare magistral de Michel. Enfin, l’album se termine en beauté par une nouvelle longue pièce progressive et épique avec ‘Chrysalis’ qui nous emène de nouveau en voyage pour 15 minutes et qui alterne passages mélancoliques et d’autres plus énergiques. Bref, comme vous l’aurez compris, c’est encore un sans faute pour les Québecois de ‘Mystery’ qui continue album après album de nous enchanter et ce ‘Lies and Butterflies’ vient se rajouter à la belle collection des opus incontournables de musique progressive...

Interprêtes

Michel St-père (Guitare), Jean Pageau (Chant, Flûte), Antoine Michaud (Claviers), Sylvain Moineau (Guitare), François Fournier (Basse), Jean. Sébastien Goyette (Batterie)


Artiste : Clif Magness

Album : Lucky Dog

Date de Sortie : 13-07-2018

Ajouté le : 09-10-2018

‘Cliff Magness’ n’est pas forcément un nom très connu dans le monde du rock car il a plus souvent travaillé pour d’autres artistes en tant que compositeur ou producteur et ce ‘Lucky Dog’ est seulement son 2ème album studio sous son nom après ‘Solo’ en 1994. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces 11 compositions offrent un éventail assez large de rock mélodique des 40 dernières années. ‘Ain’t No Way’ démarre en trombe l’album dans un style hard-rock qui dégage une bonne énergie positive puis, avec ‘Don’t Look Now’, on revient à un style AOR des années 80/90 très mélodique et entraînant que l’on apprécie dès la première écoute. Suit la ballade ‘Unbroken’, beaucoup plus calme, qui aurait pu être écrite par les frères ‘Gibb’ dans les années florissante des ‘Bee Gees’ et ‘Nobody but You’ a un air de ‘BJH’ période ‘Ring Of Changes’. Bref, ‘Clif Magness’ montre qu’il est un auteur compositeur talentueux et ils nous offrent de belles mélodies variées, intemporelles et accessibles ce qui destine ce ‘Lucky Dog’ à un large public...

Interprêtes

Clif Magness (Chant, Guitare, Basse, Claviers, Batterie) + Invités : Evan Magness (Guitare), Josh Freese (Batterie), Robin Beck (Chant)


Artiste : Destinia

Album : Metal Souls

Date de Sortie : 13-07-2018

Ajouté le : 16-10-2018

Direction le Japon avec le guitariste ‘Nozumu Wakai’ qui est très en vogue dans son pays dans la sphère métal et qui vient de sortir un 3ème album studio ‘Metal Souls’ pour certainement s’ouvrir les frontières et se faire connaître mondialement et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y met les moyens au niveau du line up en invitant ‘Marco Mendoza’ (‘Thin Lizzy’ et ‘Whitesnake’) à la basse, ‘Tommy Aldridge’ (entre autres ‘Ozzy Osbourne, ‘Whitesnake’et ‘Thin Lizzy’) à la batterie et le Chilien ‘Ronnie Romero’ (‘Rainbow’, ‘Lords of Black’) au chant. De plus, il a concocté des petits bijoux mélodiques tous aussi accrocheurs les uns que les autres et à l’écoute de ‘Metal Souls’, ‘The End of Love’ ou encore ‘Metamorphosis’, j’ai cru me retrouver quelques décennies en arrière avec le début du hard rock et du heavy métal mais avec en plus un son moderne puissant et énergique qui pourait être le croisement entre un ’Scorpions’ (pour la voix de Ronnie) et un ’Saxon’ (pour le son bien lourd). Bref, même si ‘Destinia’ ne va pas révolutionner la planète métal, on passe un très bon moment à écouter ‘Metal Souls’ qui devrait ravir tous les fans de hard-rock et de heavy métal élévés au biberon des grands groupes des années 70 et 80...

Interprêtes

Nozomu Wakai (Guitare), Marco Mendoza (Basse), Ronnie Romero (Chant), Tommy Aldridge (Batterie)


Artiste : Gioeli – Castronovo

Album : Set the World in Fire

Date de Sortie : 13-07-2018

Ajouté le : 23-11-2018

Après avoir collaboré dans le groupe ‘Hardline’ pour l’album ‘Double Eclipse’ de 1992 (voir ici), les 2 artistes ‘Johnny Gioeli’ et ‘Deen Castronovo’ se retrouvent 25 ans après pour sortir un premier album ‘Set the World in Fire’ dans la grande tradition d’un rock mélodique des années 90 et ceci sous la houlette de ‘Alessandro Del Vecchio’ bien connu dans la sphère hard-rock. L’ensemble est très accessible dès la première écoute avec une bonne variété d’un titre à l’autre : dès les 3 premiers titres, on passe de l’énergique ‘Set the World in Fire’ à un entraînant ‘Through’ très typique du rock FM des années 80 puis ‘Who I Am’ est dans un style beaucoup plus calme entre mid-tempo et ballade. La suite est à l’image de ce début : une alternance entre titres entraînant et d’autres plus calmes avec de belles lignes mélodiques qui vous rentrent immédiatement dans la tête avec par exemple la belle ballade ‘It’s all About You’ et son solo de guitare tout en feeling ou ‘Need You Know’ avec un refrain qui vous replonge dans le rock mélodique des années 80 et me rappelle les rythmiques de ‘The Alan Parsons Project’ ou encore le magnifique ‘Mother’ qui aurait certainement fait un hit dans une autre époque. Finalement, beaucoup plus rock mélodique que hard-rock, ce nouveau rapprochement entre les 2 Italiens est une réussite totale et ‘Set the World in Fire’ devrait être très bien accueilli par un large public qui apprécie le côté soft du hard-rock mélodique des années 80/90...

Interprêtes

Johnny Gioeli (Chant), Deen Castronovo (Chant, Batterie), Alessandro Del Vecchio (Claviers, Choeurs), Mario Percudani (Guitare), Nick Mazzucconi (Basse)


Artiste : The Loudest Silence

Album : Aesthetic Illusion

Date de Sortie : 07-07-2018

Ajouté le : 12-09-2018

Après ‘Follow The Cipher’ (voir ici), voici encore un nouveau groupe de métal symphonique avec les Bosniaques (pas courant dans ce style !!) de ‘The Loudest Silence’ qui sortent leur premier album ‘Aesthetic Illusion’. Après l’introduction instrumentale d’usage pour ce style de musique, ‘Redemption’ emprunte des chemins connus des fans de métal symphonique car on a l’impression d’entendre un mix de différentes compositions d’Epica’ d’autant plus que la voix de ‘Taida Nazraić’ est très proche de celle de ‘Simone Simons’. La suite nous embarque dans des compositions avec tous les ingrédients d’un métal classique et accessible assez convenu qui se rapprochent de formations comme ‘Within Temptation’. A noter l’apparition de ‘Mark Jensen’ (‘Epica’) sur la composition de près de 12 minutes ‘Gallery Of Wonders’ qui est le titre le plus varié de l’album avec plusieurs parties imbriquées entre puissance et calme et qui montre tout le potentiel du groupe. En résumé, bien que les Bosniaques de ‘The Loudnest Silence’ surfent sur la vague des formations majeures de métal symphonique sans trop se démarquer, ‘Aesthetic Illusion’ est un premier album de qualité et on ne peut que leur souhaiter de trouver leur propre personnalité dans les futurs albums...

Interprêtes

Taida Nazraić (Chant), Denijal Ćatović (Claviers), Mirza Ćorić (Guitare), Džemal Bijedić (Basse), Damir Sinanović "Bumbar" (Batterie)


Artiste : Kissin’ Dynamite

Album : Ecstasy

Date de Sortie : 06-07-2018

Ajouté le : 08-09-2018

Les Allemands de ‘Kissin’ Dynamite’ ont fêté leur 10 ans d’existence en 2017 et 2018 voit la sortie de leur 6ème album et le moins que l’on puisse dire, c’est que malgré le rythme d’un lp tous les 2 ans, la qualité ne flêchit pas et cet ‘Ecstasy’ est même peut être un cran au dessus des précédents. Côté style, c’est un savant mélange de hard-rock et de métal avec un talent pour des mélodies qui accrochent dès la première écoute et chaque titre pourrait être un single en puissance. On embarque donc pour 55 minutes d’énergie positive avec des refrains qui seront facilement repris en chœurs lors des concerts, tous ces titres étant entrecoupés par des pauses bienvenues avec les 2 belles ballades ‘Still Around’ et ‘Heart of Stone’. A noter la participation l’Anna Brunner’ (voir son projet ‘Exit Eden’ avec 3 autres chanteuses de métal symphonique ici). Bref, avec ce nouvel album, les Allemands de ‘Kissin’ Dynamite’ continuent à nous délivrer un hard-rock mélodique très accrocheur et cet ‘Ecstasy’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Johannes « Hannes » Braun (Chant), Ande Braun (Guitare), Jim Müller (Guitare), Andi Schnitzer (Batterie), Steffen Haile (Basse) + Invité : Anna Brunner (Chant)


Artiste : Septon

Album : Cradle of Deception

Date de Sortie : 06-07-2018

Ajouté le : 18-10-2018

‘Septon’ est un nouveau groupe de métal symphonique et progressif dont les membres sont Colombiens (comme quoi ce style n’a pas de frontières) et qui viennent de sortir leur premier album ‘Cradle of Deception’. Emmenés par leur leader et guitariste ‘Leonardo Utria’, leur nom ‘Septon’ a été repris de l’art précolombien et représente l’union entre la divinité et l’homme. La composante symphonique est amenée par la chanteuse ‘Angie Bula’ et le côté progressif par une section rythmique complexe avec des ruptures régulières de tempo. Bizarrement, après l’écoute des 10 titres, j’ai l’impression d’entendre un mélange entre plusieurs formations qui me sont chers : ‘Renaissance’ pour certaines lignes mélodiques comme par exemple dans ‘Omen Whispers’, ‘Amberian Dawn’ (voir leur dernier album ici) pour l’aspect métal et le tempo soutenu comme dans ‘The North Remember’ et ‘Edenbridge’ (voir leur dernier album ici) pour les ruptures entre les parties instrumentales et chantées comme par exemple dans ‘Hellish Dome’. Dans tous les cas, ce qui est certain, c’est que même si les références ci-dessus n’engagent que moi, ils ont déjà un style très personnel et pour un premier album, ils montrent déjà une belle maturité dans leur compositions. En résumé, si vous êtes fans d’un métal varié qui va du symphonique au progressif, vous ne serez sans doute pas déçu par ‘Cradle of Deception’ et on devrait entendre parler de ‘Septon’ dans la sphère métal dans les années à venir...

Interprêtes

Angie Bula (Chant), Leonardo Utria (Guitare), Dave Arango (Basse), Augusto Garavito (Claviers), Juan C. Bertel (Batterie)


Artiste : RanestRane

Album : A Space Odyssey, Final Part : Starchild

Date de Sortie : 03-07-2018

Ajouté le : 07-08-2018

‘RanestRane’ est une formation Italienne qui a déjà plus de 10 années d’existence et qui a cette particularité de mettre en musique des films de réalisateurs célèbres dont ‘Stanley Kubrick’. Leur dernier album ‘Starchild’ est le dernier volet de ‘l’Odyssey de l’Espace’ et ils ont embarqué dans l’aventure ‘Steve Rothery’ et ‘Steve Hogarth’ de ‘Marillion’. Il faut dire que les membres du groupe ont déjà quelques heures de vol dans le métier car ils ont tous collaboré avec des artistes reconnus de la scène progressive internationale (entre autres ‘Riccardo Romano’ a invité tout ce beau monde dans son dernier album ‘B612’ inspiré du roman d’Antoine de Saint-Exupery’ ici). Dès le premier titre ‘L’Insieme delle Cose’, on est immergé dans une ambiance progressive planante avec une belle mélodie comme les Italiens savent si bien le faire et où tout s’emboîte très naturellement entre les parties chantées et les parties instrumentales. Suit le court ‘Do You Read Me Hal’ qui reprend des dialogues du film et où l’on ne peut pas s’empêcher de faire un parallèle avec les sonorités de ‘One Of These Days’ des ‘Floyds’. La suite continue dans cette atmosphère progressive mais néanmoins très accessible avec en point d’orgue ‘Sargate’ de plus de près de 15 minutes (dont le début me rappelle certaines musiques de film du compositeur ’Eric Serra’) qui nous emmène dans un dédale délicieux où alternent des parties calmes et d’autres plus énergiques toujours très mélodiques. Bref, ‘Starchild’ clôt de très belle façon la dernière partie de la trilogie de l’Odyssey de l’Espace’ et si vous aimez un progressif qui mélange des racines Italiennes à des influences ‘Floydiennes’, ce dernier album de ‘RanestRane’ est fait pour vous...

Interprêtes

Daniele Pomo (Chant, Batterie), Massimo Pomo (Guitare), Riccardo Romano (Claviers), Maurizio Meo (Basse) + Invités : Steve Rothary (Guitare), Steve Hogarth (Chant)


Artiste : Sunchild

Album : Messages from Afar : The Division and Illusion of Time

Date de Sortie : 02-07-2018

Ajouté le : 06-09-2018

‘Sunchild’ est un des projets de l’Ukrénien ‘Antony Kalugin’ qui avait déjà sorti sous le nom de ‘Karfagen’ la première partie de ‘Messages from Afar’ (voir ici). Après une première écoute, l’ambiance progressive des années 70 se rapproche efectivement plus du précédent opus de ‘Karfagen’ que de la discographie de ‘Sunchild’ car Antony continue d’explorer les chemins d’une musique progressive mélodique que l’on a connu il y a une quarantaine d’années. Pour commencer, le très joyeux ‘Searching Diamonds’ emprunte sur la fin les claviers lumineux de ‘Supertramp’ de l’époque ‘Brother Where You Bound’ puis les 8 minutes de ‘Grail and Time’ nous ramène à l’ambiance des ‘Floyds’ alors que ’60 degree to the 70s’ continue à remonter le temps avec une ambiance vintage des années 60/70 amené par le son jazzy de l’orgue. Les 3 titres suivants reviennent à de l’atmosphérique et ‘Mystery Train’ me fait penser aux ambiances de ‘Focus’ de la première période alos que les 2 autres titres reviennent à la musique des ‘Floyds’. Mais la pièce maitresse de l’album est sans contexte ‘Victory Voyager’ qui avec 20 minutes en fait un titre de référence pour tout amateur de progressif avec sa construction en multi-tiroirs où il se passe toujours quelque chose et où l’on aime se perdre dans les coins et recoins. L’album se termine dans le bel instrumental ‘Father’ dans une ambiance aérienne et mélancolique. Bref, ce 2ème volet de ‘Messages from Afar’ d’Antony Kalugin’ est une référence en matière de musique progressive et pour ma part vient incontestablement s’ajouter à la discothèque idéale de tout amateur de rock progressif à travers les âges...

Interprêtes

Antony Kalugin (Chant, Claviers), Max Velychko (Guitare), Kostya Shepelenko (Batterie, Percussions), Oleg Prokhorov (Basse), Victoriia Osmachko (Chant), Nikita Osmachko (Chant), Olga Vodolazhska (Chant), Olha Rostovska (Chant, Claviers)


Artiste : Hangover Paradise

Album : Out of Sight

Date de Sortie : 30-06-2018

Ajouté le : 13-09-2018

‘Out of Sight’ est le 2ème album des Hollandais de ‘Hangover Paradise’ qu’ils ont sorti fin 2017 et qui n’est apparu que tardivement dans Spotify. Leur style est largement inspiré des grandes formations de progressif et de néo-progressif et le groupe le plus proche qui me vient à l’esprit en écoutant les premières compositions est ‘Arena’ (voir leur dernier album ici) mais on pourrait également citer ‘Saga’ dans ‘Not Worried’ par exemple ou ‘Pink Floyd’ dans le dernier titre ‘Flowers in the Rain’. D’entrée, avec ‘Who do you think you are’, on est plongé dans un titre très mélodique avec le chant de ‘Henk Brugge’ qui me fait penser un peu à l’interprêtation de ‘Paul Manzi’ (‘Arena’) mais en moins théatral et avec de beaux passages instrumentaux avec le trio ‘Peter Zwerus’ et ‘Henk Zwerus’ aux claviers et ‘Richard Saimima’ à la guitare. Toutes les compositions sont accessibles dès la première écoute grâce notamment à de très belles lignes mélodiques mais chacune possède sa propre personnalité ce qui fait que l’album est varié et de plus bien équilibré entre les parties chantées et instrumentales. En résumé, ‘Hangover Paradise’ montrent qu’avec ce 2ème album, ils se hissent, sans contestation possible, au niveau des formations majeures de progressif et, pour moi, ce ‘Out of Sight’ vient rejoindre la discothèque idéale pour tout amateur de musique progressive...

Interprêtes

Henk Brugge (Chant), Peter Zwerus (Claviers), Henk Zwerus (Claviers), Daniel Brans (Batterie), Richard Saimima (Guitare), Cynthio Ooms (Basse), MacDrikus (Choeurs)


Artiste : Aeternitas

Album : Tales of the Grotesque

Date de Sortie : 29-06-2018

Ajouté le : 28-08-2018

’Aeternitas’ est un groupe Allemand de métal symphonique qui a déjà une vingtaine d’années d’existence et qui a sorti 4 lp : ’Tales of the Grotesque’ est donc leur 5ème album studio. Comme le précédent opus ’House Of Usher’, le thème est relatif à des poèmes d’Edgar Allan Poe’ qui est décidément une source d’inspiration pour pas mal de groupes de métal. Pour ce dernier opus l’ancienne chanteuse ’Alma Mathar’ a été remplacée par ’Julia Marou’ mais le style est toujours dans la continuité de leur précédent opus c’est à dire un métal symphonique classique et efficace avec un son lourd et d’imposantes orchestrations qui rappelle à certains endroits les Hollandais d’Epica’. Le point fort reste les lignes mélodiques qui sont toutes accrocheuses dès la première écoute que ce soit dans l’épique mid tempo ’The Tell-Tale Heart’, l’entrainant ’The Raven’, le sautillant ’A Case of Revenge’ qui devrait faire sauter en mesure tout un public ou encore ’Dream in a Dream’ dont le refrain ne vous lâche plus. A cela, il faut également noter trois titres permettant d’amener une certaine variété à l’ensemble : tout d’abord la classique mais très belle ballade ’Eldorado’, puis le rock puissant ’The Bells’ qui s’éloigne du métal symphonique et enfin le bluesy ’Annabel Lee’ où le duo Julia/Oliver nous offre un belle complicité. En résumé, ce nouvel album des Allemands d’Aeternitas’ montre encore une évolution et leur permettra certainement de rivaliser avec les formations majeures du genre car ’Tales of the Grotesque’ sera certainement très bien accueilli par tous les fans de métal symphonique...

Interprêtes

Julia Marou (Chant), Oliver Bandmann (Chant), Alexander Hunzinger (Guitae), Anja Hunzinger (Claviers), Daniel T. Lentz (Guitare), Rick Corbett (Basse), Frank Mölk (Batterie)


Artiste : Cayne

Album : Beyond the Scars

Date de Sortie : 29-06-2018

Ajouté le : 30-08-2018

’Cayne’ est le projet crée par les deux membres fondateurs de ’Lacuna Coil’, ’Claudio Leo’ et ’Raffaele Zagaria’ à la fin des années 90 et après le décès de Claudio en 2013 juste avant la sortie de leur précédent opus ’Cayne’, le groupe revient 5 ans après avec un nouvel album ’Beyond the Scars’. Leur style mélange du métal gothique, du doom et du hard-rock avec l’utilisation d’un violon qui côtoie les guitares électriques et qui est présent sur la plupart des compositions. ’No Answers from the Sky’ débute l’album avec un mid tempo puissant et de lourds riffs de guitare puis ’Torn Apart’ accélère le rythme avec un refrain accrocheur et un court mais très beau solo de violon et le titre suivant ’Blessed by the Night’ avec son tempo rapide est plus classique dans la construction mais très accrocheur. L’ambiance se calme tout en restant puissante avec la power ballade ’One More Chance’ pour mieux repartir avec ’Celebration of the Wicked’ qui est certainement un des titres les plus accessibles de l’album comme la ballade qui suit ’The Asylum of Broken Hope’. La suite est à l’image de cette première partie avec des compositions mélodiques accessibles où le violon se partage les différents solis avec la guitare électrique. En résumé, les Italiens de ’Cayne’ sortent un album varié qui mélange différents styles et ambiances qui devrait plaire à un large public naviguant entre hard-rock mélodique et métal...

Interprêtes

Giordano Adornato (Chant), Giovanni Lanfranchi (Violo, Claviers), Diego Minach (Guitare), Andrea Bacchio (Basse), Giovanni Tani (Batterie)


Artiste : Morrighans

Album : A Blood Stained Piano

Date de Sortie : 29-06-2018

Ajouté le : 07-09-2018

‘Morrighans’ est un groupe Français de rock progressif que j’avais découvert début 2017 avec le prometteur ‘The Three Circles Of Death’ (voir ici) et 2018 voit la sortie de leur deuxième album ‘A Blood Stained Piano’ qui est un voyage à travers le temps d’un piano tâché de sang et chaque chanson raconte un épisode de sa « vie ». On retrouve le style progressif et atmosphérique du premier album et après une courte introduction instrumentale au piano (thème oblige), ‘A Winter Theater’ débute l’histoire dans un lent tempo où les riffs de guitare accompagnent la douce voix de Fanny. Suit ‘Ordo Templi Orientis’, le titre le plus long de l’opus qui continue dans cette ambiance soft et mélancolique où les lignes mélodiques sont très accessibles, puis ‘The Longest Autumn’ prend le relais avec une atmosphère qui me rappelle certains titres de ‘Renaissance’. La suite amène une certaine variété avec la belle ballade semi acoustique ‘A Drink with Hemingway’, l’énergique ‘Lost You There’ ou le mid tempo ‘Requiem’ chanté en Français dans le style de la scène progressive hexagonale à l’image de groupes comme ‘Lazuli’. En résumé, avec ce 2ème album, ‘Morrighans’ confirment leur potentiel et montrent qu’on peut faire en France de la bonne musique s’inspirant de courant musicaux tels que le rock progressif ou le rock atmosphérique...

Interprêtes

Fanny Thibert (Chant, Claviers), Laurent Wilb (Guitare), Richard Mantovani (Basse), Hervé Gambonnet (Batterie)


Artiste : The Paradox Twin

Album : The Importance of Mr Bedlam

Date de Sortie : 29-06-2018

Ajouté le : 20-09-2018

En lisant que c’était ‘John Mitchell’ (‘Arena’, ‘Frost*’, ‘Kino’, ‘Lonely Robot’) qui a produit ‘The Importance of Mr Bedlam’ (voir ses dernières sorties ici et ici), je me suis dit que, connaissant cet artiste, ce premier album des Anglais de ‘The Paradox Twin’ méritait une petite écoute. Et effectivement, je n’ai pas été déçu : ce projet de ‘Danny Sorrell’ qui est l’auteur et compositeur du groupe nous emmène dans l’univers bien connu du néo-progressif et on sent des influences de groupes comme ‘Pink-Floyd’, ‘Arena’, ‘Porpucine Tree’ ou ‘Blackfield’. Le thème de ce premier opus, explique Danny est lié aux « théories du complot et l’idée que les humains sur Terre sont contrôlés par des êtres extra-terrestres ». Globalement, le style mélange progressif et atmosphérique avec de belles mélodies qui se déroulent paisiblement et des successions de tensions et de détentes comme dans le titre éponyme de l’album qui, après un premier crescendo, marque une pause pour repartir dans une partie instrumentale plus calme et le final remonte d’un cran pour finir avec un très beau solo de guitare. On peut également citer ‘Cycles’ qui déploie une sorte de ‘force tranquille’ pleine de sérénité qui est le qualificatif que j’utiliserais de façon globale pour l’album ou ‘Moonblood’ dans lequel la voix de Danny se marrie très bien avec cette atmosphère inquiétante qui exprime très bien le thème et, de plus, les invités ‘Kim Saviour’, au chant, et ‘John Mitchell’, à la guitare, amènent leur pierre à l’édifice pour en faire un titre typique de progressif. En résumé, pour un premier album, les Anglais de ‘The Paradox Twin’ mettent la barre déjà très haut et ce ‘The Importance of Mr Bedlam’ est encore une très belle surprise 2018 pour tous amateurs de progressif...

Interprêtes

Danny Sorrell (Chant, Guitare, Claviers), Leland Freeman (Guitare), Diane Fox (Basse), Rob McGregor (Batterie) + invites : Kim Saviour (Chant), John Michell (Guitare)


Artiste : Guild Of Ages

Album : Rise

Date de Sortie : 29-06-2018

Ajouté le : 23-09-2018

‘Guild Of Ages’ est un groupe Américain dont certains de leurs membres ont commencé leur carrière dans les années 80 avec ‘Caught In The Act’ puis, ayant changé de nom à la fin des années 90 pour ‘Guild Of Ages’ et ressorti 3 albums jusqu’en 2002, ils se séparèrent pendant plus de 10 ans et c’est la scène qui les fit se reformer en 2014 et 2018 voit la sortie de leur 4ème album studio ‘Rise’ avec toujours le même line-up. 2 courts titres instrumentaux (‘Intro’ et le dernier titre ‘Outro’) encadrent 10 titres dans la tradition d’un rock mélodique des années 80 et cela dès ‘Deep in Heaven’ et ‘Around the Sun’ qui nous fait remonter dans le passé avec de beaux chœurs et des mélodie accrocheuses à la première écoute. La suite fait défiler un énergique ‘Addicted’, la belle ballade classique mais efficace ‘Every Road Leads Me Home’, le mélodique ‘All Fall Down’, un ‘Loves Rules All’ qui tranche avec le reste avec ses chœurs et son instrumentation recherchée et pour finir, la 2ème ballade de l’album ‘Heart Collide’ dans un style Westcoast. En résumé, même s’ils n’amènent pas de réelles nouveautés, ‘Guild Of Ages’ sortent un bon et accessible album de rock mélodique pour les fans de ce style et des années 80...

Interprêtes

Danny Martinez Jr (Chant, Guitare), Anthony Trujillo (Guitare, Claviers, Choeurs), James Lostetter (Basse), Steve Stuntz (Batterie, Choeurs)


Artiste : The Night Flight Orchestra

Album : Sometimes the World Ain’t Enough

Date de Sortie : 28-06-2018

Ajouté le : 26-08-2018

Après un superbe ’Amber Galactic’ (voir ici), les Suédois de ’The Night Flight Orchestra’ sortent tout juste un an après, un nouvel album studio nommé ’Sometimes the World Ain’t Enough’. Sans surprise, ils surfent sur la vague de leur précédent opus pour nous réembarquer dans les années 80 avec des compositions accessibles au plus grand nombre. ’This Time’ plante le décor avec une rythmique enlevée qui pourrait être un croisement entre ’Deep Purple’ et ’ELO’ puis les titres suivants déroulent toute la panoplie sonore des tubes des eighties avec le début des sonorités électroniques et les choeurs kitchs comme dans ’Turn To Miami’ ou dans le funky ’Paralyzed’ ou dans l’AOR ’Sometimes The World Ain’t Enough’ ou le très mélodique ’Lovers In The Rain’ dont le refrain risque de vous rentrer dans la tête sans vous lacher. Mais il serait réducteur de limiter cet opus à ces seules particularités car un grand nombre de formations viennent à l’esprit comme ’Asia’, ’Toto’, ’BJH’ ou encore ’Alan Parsons Project’ et on sent un réel talent pour reproduire dans des compositions originales le meilleur des eighties. On peut noter également le dernier titre de plus de 9 minutes qui peut être un bon résumé de l’album avec une sorte de patchwork des groupes cités plus haut et qui amène une touche de progressif dans la construction. En résumé, ce nouvel album des Suédois de ’The Night Flight Orchestra’ continue dans la voie tracé par le précédent et est par conséquent à conseiller à tous les amateurs et amatrices d’un rock mélodique ancré dans les années 80...

Interprêtes

Björn Strid (Chant), Sharlee D' Angelo (Basse), David Andersson (Guitare), Richard Larsson (Claviers), Jonas Källsbäck (Batterie), Sebastian Forslund (Guitare)


Artiste : Brides of Lucifer

Album : Brides of Lucifer

Date de Sortie : 28-06-2018

Ajouté le : 22-10-2018

Après ‘Van Canto’, voici ‘Brides of Lucifer’, projet initié par ‘Steven Kolacny’ qui est à la tête de la chorale Belge de rock ‘Scala & Kolacny Brothers’ (voir ici), le guitariste ‘Koen Buyse’ et ‘Ives Mergaerts’. Leur objectif était de reprendre des titres de différents groupes de métal (voir la liste ci-dessous), avec une chorale féminine dans une mise en scène spectaculaire. Le résultat est très original car il mêle les riffs puissants de guitare du métal avec le chant très aérien de la chorale et ce mariage fonctionne à merveille. Dans certains titres, on retrouve l’atmosphère de ‘Therion’ (voir l’extraordinaire projet de ‘Christofer Johnsson’, ‘Beloved Antichrist‘ ici) comme dans ‘Warriors Of The World’ de ‘Manovar’ ou ‘Paintkiller’ de ‘Judas Priest’. En résumé, même si l’on est bien éloigné des versions originales et que les fans des groupes cités plus bas ne s’y retrouveront certainement pas, cette fusion entre puissance et sérénité amène une approche décalée accessible du métal pour un plus large public comme l’ont fait les 4 chanteuses métal dans le projet ‘Exit Eden’ (voir ici)...

Liste des titres :
1. Burn in Hell (Twisted Sister)
2. Walk (Pantera)
3. Warriors of the World (Manowar)
4. Chop Suey! (System of a Down)
5. Painkiller (Judas Priest)
6. Fear of the Dark (Iron Maiden)
7. Roots Bloody Roots (Sepultura)
8. O Father O Satan O Sun! (Behemoth)
9. Holy Diver (Dio)
10. South of Heaven (Slayer)
11. Futility (Scala & Kolacny Brothers)
12. Halo (Machinehead)
13. White Moon (Scala & Kolacny Brothers)

Interprêtes

Scala & Kolacny Brothers (Chant), Koen Buyse (Guitare), Yannick De Pauw (Guitare), Joeri Van De Schoot (Basse), Stephan Noens (Batterie)


Artiste : The Sea Within

Album : The Sea Within

Date de Sortie : 22-06-2018

Ajouté le : 11-08-2018

‘The Sea Within’ est un nouveau projet d’artistes qui viennent d’horizons différents allant du jazz au métal en passant par la pop et le rock. Les formations dans lesquelles ils participent ou ont participé sont tellement nombreuses que je me contenterai de n’en citer que quelques-unes montrant bien la diversité des genres : ‘The Flower Kings’, ‘Pain Of Salvation’, ‘Renaissance’ ou ‘Steven Wilson’. Mais pour que la mayonnaise prenne, tous ces talents pris séparément ne suffisent pas à faire un bon album car il faut nécessairement une alchimie permettant à chacun de donner le meilleur pour rendre l’ensemble unique. Et là, la réussite est totale tellement on assiste à une fusion entre les différents styles avec des enchaînements se faisant tout naturellement. Certes, c’est le genre de musique qui, tout d’abord, demande d’adhérer à différents styles progressifs des 50 dernières années, et ensuite, doit s’apprivoiser petit à petit pour découvrir écoute après écoute tous les coins et recoins dans lesquels le groupe veut vous emmener. L’exemple type est ‘Broken Cord’ qui tout au long de ses 14 minutes est un labyrinthe sonore qui demande de s’abandonner complètement à la musique pour profiter pleinement de chaque instant. A noter également que les mélodies sont accrocheuses et que les harmonies vocales sont très travaillées et ceci même dans les 4 derniers titres qui sont présentés comme des bonus mais qui sont du même niveau que le reste. En résumé, comme vous l’aurez compris, ‘The Sea Within’ est le genre d’album qui se bonifie au fil des écoutes et qui aura du mal à être apprécié en une seule fois : pour ma part, il est un merveilleux patchwork d’influences progressives des 50 dernières années et est à rajouter à la discothèque idéal de tout amateur de progressif à travers les âges...

Interprêtes

Daniel Gildenlöw (Chant, Guitare, Claviers, Batterie, Basse), Marco Minnemann (Batterie), Roine Stolt (Guitare), Jonas Reingold (Basse), Tom Brislin (Claviers), + Invités : Casey McPherson (Chant), Jon Anderson (Chant), Jordan Rudess (Piano), Rob Townsend (Saxophone, Flûte)


Artiste : Strangefish

Album : The Spotlight Effect

Date de Sortie : 18-06-2018

Ajouté le : 15-08-2018

‘Strangefish’ est un groupe Anglais de rock progressif qui n’avait pas sorti d’album depuis le très bon ‘Fortune Telling’ de 2006 (voir ici) et 2018 voit la sortie de ‘The Spotlight Effect’ dont le thème est une critique du monde médiatique qui analyse tous nos faits et gestes pour nous faire acheter toujours plus. Après ‘Death Of Common Sense’ qui débute l’album de façon acoustique,’Progress In Reverse’ nous emmène dans une pièce progressive de plus de 8 minutes qui pourrait être un mélange de ‘Genesis’ et de ‘Marillion’ et où les claviers sont mis en avant et où les harmonies vocales sont remarquables. Suit l’excellent ‘Iconacon’ et ses changements de rythme et d’atmosphère, puis l’ambiance se calme pour la belle ballade ‘Summer Slips Away’ où le duo vocal Steve/Jo fonctionne à merveille. Mais la composition phare de l’album est sans contexte ‘Delicate’ de près de 18 minutes qui nous embarque pour un très beau voyage dans un style progressif des années 70 à la manière de ‘Genesis’ où les différentes parties vocales et instrumentales se succèdent de façon très naturelle et qui se termine par une mélodie mémorable chantée par ‘Jo Whittaker’ qui montre tout son talent de chant en solo. Le voyage continue avec le titre suivant ‘Spotlight Effect’ de près de 10 minutes qui contient une section centrale en grande partie instrumentale entre 2 parties chantées calmes et mélodiques. En résumé, Les Anglais de ‘Strangefish’ reviennent après plus de 10 années d’absence sur le devant de la scène progressive et ce ‘The Spotlight Effect’ devrait plaire à tous les amateurs de progressif aimant les longues compositions...

Interprêtes

Steve Taylor (Chant), Jo Whittaker (Chant), Bob (Guitare), Paul O'Neill (Claviers), Carl Howard (Basse), Dave Whittaker (Batterie)


Artiste : Tyranny Of Hours

Album : Darkling

Date de Sortie : 15-06-2018

Ajouté le : 31-07-2018

Les Américains de ‘Tyranny Of Hours’ ont déjà sorti un premier album en 2013 et c’est avec ‘Darkling’ sorti en Juin 2018 que je les découvre. Ils évoluent dans un métal symphonique teinté de progressif et dès la première composition ‘River of Stones’, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec ‘Edenbridge’ (voir leur dernier album ici) car la chanteuse ‘Michelle Mattair’ est dans le registre de ‘Sabine Edelsbacher’ et la construction des titres me fait penser à ce que fait ‘Lanvall’, c’est-à-dire une introduction puissante où les riffs de guitares remplissent tout l’espace pour introduire une partie chantée plus calme. ‘Oceandead’ qui suit est dans le même style et ‘Waited’ avec son tempo changeant amène une touche de progressif. La suite est dans la continuité des premiers titres et on peut souligner, au délà de la belle prestation vocale de Michelle, le talent de tous les membres du groupe, comme par exemple dans la section rythmique ou dans les solos de guitares. En résumé, les Américains de ‘Tyranny Of Hours’, même s’ils peuvent encore progresser pour nous offrir des compositions encore plus variées (ils en ont le potentiel), sortent un bon album de métal symphonique qui devrait plaire à tous les fans de ce style de musique...

Interprêtes

Don Graham (Guitare, Claviers), Michelle Mattair (Chant), Matt Galligan (Guitare, Basse), Alex McDonald (Batterie)


Artiste : Crossing Eternity

Album : The Rising World

Date de Sortie : 15-06-2018

Ajouté le : 09-08-2018

‘Crossing Eternity’ est un nouveau groupe créé en 2017 par le guitariste ‘Manu Savu’ et qui sort tout juste un an après sont premier album studio ‘The Rising World’. Leur style part d’une base métal à laquelle ils rajoutent des ambiances qui peuvent être power, symphonique ou folk avec des références à la musique hard-rock des années 70/80 mais également à certains groupes plus récents, je pense notamment à ‘Avantasia’ pour le côté théatral ou ‘Stratovarius’ pour le côté heavy. Globalement, les 13 compositions sont mélodiques et accessibles et se partagent entre des titres entraînants comme les très rythmés ‘Ghost of a Storm’, ‘Kingdom Come’, ‘Spirit of the Forest’ ou ‘Winter Poem’ et d’autres plus lents mais tout autant puissants comme ‘High Above the Crown’, ‘Embrace Your Voices’ ou ‘Angels Cry, Raimbows Hide’ et son refrain très mélodique. En résumé, ce premier album de ‘Crossing Eternity’, montre déjà un très bon potentiel et qui a tous les atouts pour percer dans la sphère heavy et power métal...

Interprêtes

Berti Barbera (Chant, Percussions), Manu Savu (Guitare), Uffe Tilman (Batterie), Johann Hentz (Basse)


Artiste : Amberfield

Album : Said

Date de Sortie : 15-06-2018

Ajouté le : 25-08-2018

’Amberfield’ est un nouveau groupe Allemand qui sort son premier album studio ’Said’. Pas facile de les associer à un style particulier car ils amènent leur propre identité à commencer par la chanteuse ’Hannah Witt’ qui dans les parties soft me fait penser à ’Stevie Nicks’ mais qui a la capacité de s’adapter dans les parties plus énergiques pour monter en puissance. Globalement, leur style est atmosphérique avec des juxtapositions entre parties calmes et d’autres puissantes comme dans le premier titre ’Steady Break’. S’il ne fallait retenir que quelques titres, je dirais ’Red and White’ pas forcément le plus accessible mais qui est certainement le plus varié avec un solo de guitare final magistral et une magnifique interprêtation très mélancolique d’Hannah, ’Arcadiac’ pour ses lignes mélodiques plus accessibles et ’Couldn’t Care Less’ qui est une succession de tensions et de détentes très réussie et qui se termine dans quelques accords de claviers accompagnés par des percusions. En résumé, ce premier album ’Said’ des Allemands d’Amberfield’ est une bonne surprise 2018 et s’inscrit dans un style moderne alliant néo-progressif et atmosphérique...

Interprêtes

Hannah Witt (Chant), Sebastian Schleicher (Guitare, Choeurs), Karsten Mroszczok (Claviers, Choeurs), Natalie Dröge (Basse), Dennis Degen (Batterie)


Artiste : starfish64

Album : The Future in Reverse

Date de Sortie : 09-06-2018

Ajouté le : 23-08-2018

Après un magnifique ’An Altered State Of Joy’ sorti en 2016 (voir ici), la bande à ’Dieter Hoffmann’ continue dans sa lancée pour nous offrir un nouvel album ’The Future in Reverse’. On retrouve l’atmosphère qui était présente sur le précédent opus, c’est à dire un rock progressif atmosphérique qui déroule paisiblement ses mélodies mélancoliques et planantes comme dans ’Tomorrow In Dark Water’ qui nous embarque sur un petit nuage et dont le refrain fait penser à certains thèmes de ’Barclay James Harvest’. Pour ce nouvel album, Dieter nous propose deux longs titres qui ont chacun 3 parties avec tout d’abord ’Determination’ et son tempo lancinant entrecoupé dans la partie 2 par un intermède électronique à la ’Jean-Michel Jarre’ et ensuite ’Charting an Abyss’ qui avec ses 18 minutes est un bon résumé de ce dernier opus avec les 3 parties qui n’en font qu’une et qui nous immergent dans un cocon où l’on s’abandonne complètement aux différentes lignes mélodiques. Bref, avec ce nouvel album, les Allemands de ’starfish64’ sortent encore un album de qualité et ce ’The Future in Reverse’ devrait être une référence pour un public aimant le rock progressif atmosphérique...

Interprêtes

Dieter Hoffmann (Chant, Claviers, Guitare), Henrik Kropp (Batterie), Martin Hering-Pownall (Basse, Guitare, Chant), Dominik Suhl (Guitare, Claviers, Mandoline) + Invités : Simon Triebel (Guitare, Claviers), Kass Moody (Basse), Julie Pownall (Chant), Jan Thiede (Guitare)


Artiste : Sunstorm

Album : The Road to Hell

Date de Sortie : 08-06-2018

Ajouté le : 28-07-2018

2 ans après ‘Edge Of Tomorrow’, l’emblématique chanteur Américain ‘Joe Lynn Turner’ (‘Fandango‘, ‘Deep Purple’, ‘Rainbow’ et de nombreux albums solos), sort un nouvel album ‘The Road To Hell’. Pas de surprise pour ce nouvel opus, on est dans lignée des précédents et on embarque pour 45 minutes de bon hard-rock mélodique avec des compositions qui sont accessibles immédiatement et qui vous procure cette envie irrésistible de bouger la tête et de taper du pied. Normal car c’est tout simplement ‘Alessandro Del Vechio’ qui a non seulement composé la majorité des titres et qui une référence en la matière dans ce style de musique mais qui est également au manettes pour la production et le mixage. Bref, même si ce projet de ‘Joe Lynn Turner’ n’amène pas de réelles nouveautés au hard-rock mélodique, cette route pour l’enfer est un album de qualité qui, grâce à la voix toujours intact de ‘Joe Lynn Turner’ et la patte d‘Alessandro Del Vechio’, nous replonge quelques décennies en arrière quand on s’éclatait en écoutant ‘Deep Purple’ ou ‘Rainbow’...

Interprêtes

Joe Lynn Turner (Chant), Alessandro Del Vecchio (Hammond, Claviers, Choeurs), Simone Mularoni (Guitare), Nik Mazzucconi (Basse), Edo Sala (Batterie)


Artiste : TNT

Album : XIII

Date de Sortie : 08-06-2018

Ajouté le : 13-08-2018

A la première écoute de cet album de ‘TNT’, je me suis dis que les Norvégiens avaient ressorti un album des années 80 qui était certainement passé à la trappe comme c’est un peu la mode en ce moment. Et bien non, ce ‘XIII’ est bien le treizième album de cette formation qui a commencé sa carrière il y a une quarantaine d’années. Les 12 titres sont donc un voyage dans le temps qui pourraient représenter un résumé de ce que l’on pouvait faire dans les années 80 que ce soit dans le rock mélodique (‘We’re Gonna Make It’, ‘Tears In My Eyes’), le hard-rock commercial (‘Not Feeling Anything’, ‘Catch a Wave’), le funk (‘It’s Electric’), la variété internationale (‘Were You Belong’, ‘Can’t Breathe Anymore’) ou encore le hard FM (‘Get Ready for Some Hard Rock’) avec toujours ce talent intact pour des mélodies très accessibles. Bref, avec ce dernier album ‘XIII’, les Norvégiens de ‘TNT’ s’éloignent du hard-rock qui les avaient fait connaître au début de leur carrière et cet album est plus à conseiller à un public généraliste qui a traversé les années 80 et aimé les différents styles commerciaux qui se dégageaient de cette période que ce soit dans le domaine de la pop, du rock, du hard-rock ou de la variété...

Interprêtes

Baol Bardot Bulsara (Chant), Ronni Le Tekro (Guitare), Diesel Dahl (Batterie), Ove Husemoen (Basse)


Artiste : Trillium

Album : Tectonic

Date de Sortie : 08-06-2018

Ajouté le : 17-08-2018

‘Amanda Somerville’ est loin d’être une inconnue dans le monde du métal symphonique car en plus d’album solos, elle a participé à différents projets dont l’opéra rock d’Aina’ et travaillé avec de nombreuses formations dont dernièrement ‘Exit Eden’ (voir chronique ici). ‘Trillium’ est le projet qu’elle partage avec son mari ‘Sander Gommans’, guitariste et bassiste Allemand et ils avaient déjà sorti un premier l’album ‘Alloy’ en 2011. Ça démarre avec un mélodique et énergique ‘Time to Shine’ accessible dès la première écoute et un refrain qui vous rentre dans la tête immédiatement. L’ensemble est à l’image de ce premier titre, des constructions classiques couple/refrain de 4 minutes toujours très efficaces et ce petit plus avec le chant d’Amanda qui est autant à l’aise sur des titres enlevés comme ‘Stand Up’ ou ‘Hit Me’ que sur des ballades comme ‘Noctura’ ou ‘Eternal Spring’ et qui possède une palette vocale impressionnante. En résumé, avec son projet ‘Trillium’, ‘Amanda Somerville’ sort un bon très bon album entre métal symphonique et mélodique qui devrait être bien accueilli par tous les fans de groupes comme ‘Kobra And The Lotus’ (voir ici), ‘Metalwings’ (voir ici), ‘Temperance’ (voir ici) ou ‘Lyria’ (voir ici) pour ne citer que des formations ayant sorti des albums récemment en 2018...

Interprêtes

Amanda Somerville (Chant), Sander Gommans (Guitare, Basse), Andre Borgman (Batterie), Erik van Ittersum (Claviers), Mark Burnash (Basse), Paul Owsinski (Guitare)


Artiste : Silver Lining

Album : Heart and Mind Alike

Date de Sortie : 08-06-2018

Ajouté le : 16-09-2018

Plus de 100 000 écoutes en quelques mois sur Spotify pour un groupe qui n’a qu’un millier d’abonnés sur son site Facebook et dont les chroniques ne courent pas les rues sur la toile, voici les Norvégiens de ‘Silver Lining’ qui ont commencé en faisant des reprises de ‘Gillian Welch’ (voir ici) et qui sortent leur 1er album ‘Heart and Mind Alike’ avec des chansons originales. Leur style s’inscrit dans la grande tradition de la chanson folk avec des instruments acoustiques et une ‘Pedal Steel Guitar’ très utilisée dans la musique Américaine. On navigue donc dans des titres très épurés aux accents country avec de très belles harmonies vocales grâce aux deux chanteuses ‘Live Miranda Solberg’ et ‘Stine Andreassen’; sur quelque titres comme ‘I Can’t Shake It’ ou ‘She Won’t Realize’, c’est ‘Halvor Falck Johansen’ et sa voix chaleureuse qui remplit tout l’espace un peu à la manière d’un ‘Bob Dylan’. A noter la similitude avec leur compatriotes ‘Darlin West’ qui ont également sorti un nouvel album en 2018 et que vous pouvez écouter ici. En résumé, les Norvégiens de ‘Silver Lining’ nous offre un très bel album avec des compositions accessibles qui devraient toucher un très large public aimant la chanson traditionnelle folk et country...

Interprêtes

Halvor Falck Johansen (Chant, Guitare), Live Miranda Solberg (Chant), Stine Andreassen (Chant), Bjørnar Ekse Brandseth (Guitare, Dobro, Pedal Steel Guitar), Erland Dahlen (Batterie)


Artiste : Hollowscene

Album : Hollowscene

Date de Sortie : 02-06-2018

Ajouté le : 10-09-2018

‘Hollowscene’ est un groupe Italien qui a été créé il y a plus de 25 ans, et après un EP ‘The Burial’ en 2015 sous le nom de groupe ‘Banaau’, ils sortent leur premier album studio en 2018 sous le nouveau nom du groupe et ils s’inspirent de la littérature avec une première partie qui fait référence à la tragédie ‘Coriolan’ de ‘William Shakespeare’ alors que les 2 derniers titres sont tout d’abord avec ‘The Worm’ une évocation du poème ‘Le Ver Vainqueur’ d’ Edgar Allan Poe’ et ensuite ‘The Moon Is Down’ une reprise du groupe ‘Gentle Giant’s’ qui date de 1971. Côté style, c’est un savant mélange de progressif et de néo-progressif, c’est-à-dire que l’on va des années 70 à nos jours avec une composante symphonique assez marquée qui rend l’ensemble assez épique et pour citer des influences, on est entre ‘Genesis’ et ‘Marillion’. Comme souvent dans ce genre de musique, et compte tenu de la richesse instrumentale qui est amené par 2 guitares, 2 claviers et une flûte jouée par ‘Demetra Fogazza’, l’ensemble demande plusieurs écoutes pour apprécier à sa juste valeur chaque composition. En résumé, ‘Hollowscene’ est un très bon album de progressif symphonique qui devrait combler tous les fans de ce style...

Interprêtes

Andrea Massimo (Chant, Guitare), Walter Kesten (Guitare), Lino Cicala (Claviers), Andrea Zani (Claviers), Demetra Fogazza (Flûte), Tony Alemanno (Basse), Matteo Paparazzo (Batterie)


Artiste : Elvellon

Album : Until Dawn

Date de Sortie : 01-06-2018

Ajouté le : 26-07-2018

Après un premier EP prometteur en 2015, on attendait avec impatience la sortie d’un premier album studio des Allemands d’Elvellon’ et c’est chose faite avec ce premier LP ‘Until Dawn’. Après une introduction sous forme d’un crescendo où ‘Nele Messerschmidt’ montre déjà toutes ses aptitudes vocales, on se retrouve en terrain connu avec ‘Oraculum’ qui est un titre typique de métal symphonique avec une ligne mélodique qui vous rentre dans la tête immédiatement. La suite fait défiler des tubes en puissances et l’ensemble fait penser à ‘Nightwish’ période ‘Tarja’ et on peut citer en exemple les titres ‘Silence from the Deep’ ou la belle power ballade ‘Fallen into a Dream’. Cette similitude est dû, d’une part, au chant de Nele qui maitrise totalement la juxtaposition du chant classique et lyrique mais également à la mise en avant des claviers qui amènent le caractère symphonique. Le seul regret que l’on pourrait porter est le fait que sur les 12 titres de l’album seuls 8 sont nouveaux les autres apparaissant déjà en 2015 sur l’EP ‘Spellbound’ mais, en revanche, cela permettra à ceux qui les découvre avec ce premier opus d’avoir une vue d’ensemble de leur production. En résumé, les Allemands d‘Elvellon’ sortent un très bon et accessible album de métal symphonique qui, même s’il nous ramène quelques années en arrière, procure toujours autant de plaisir d’écoute et ce ‘Until Dawn’ devrait ravir tous les fans de formations comme ‘Nightwish’ (voir ici), ‘Xandria’ (voir ici), ‘Beyond The Black’ (voir ici) ou ‘Delain’ (voir ici)...

Interprêtes

Nele Messerschmidt (Chant), Gilbert Gelsdorf (Guitare), Phil Kohout (Basse), Pascal Pannen (Claviers), Martin Klüners (Batterie) + Invités : Ron Koprivica (Violon), Gogo Gassi (Chant), Gilbert Gelsdorf (Guitare), Martin Klüners (Percussions)


Artiste : Space Elevator

Album : II

Date de Sortie : 26-05-2018

Ajouté le : 18-07-2018

Après un premier album en 2014, les Anglais de ‘Space Elevator’ menés par le duo ‘The Duchess’ et ‘David Young’ reviennent sur le devant de la scène pop/rock avec un deuxième opus tout simplement intitulé ‘II’. Avec ‘Space Elevator’, on embarque pour un mélange de pop/rock dans la grande tradition des groupes des années 80 avec une variété des titres qui mélangent plusieurs styles : on passe d’un ‘Take the Pain’ rapide et puissant à un sautillant ‘Talk Talk’, puis, avec ‘World of Possibilities’ on revient dans la variété des années 80 avec un refrain entraînant. Suit la ballade ‘The One That Got Away’ tagué également eighties et ‘Crazies’ avec sa rythmique chaloupée puis la reprise du premier album ‘Let me Fly’ avec ses 2 parties, calme au départ et qui s’accélère en milieu de titre pour un refrain très mélodique. Avec ‘All This Time’, c’est un rock symphonique à l’image de groupes comme ‘Karnataka’ d’autant plus que dans cette chanson, la voix de ‘The Duchess’ est très proche de celle de ‘Hayley Griffiths’. La suite fait défiler des titres très accessibles et l’album se termine par le magnifique ‘Queen for a Day’, une sorte d’hommage au groupe Anglais et totalement dans le style d’un ‘We Are the Champions’. Bref, les Anglais de ‘Space Elevator’ sortent un très bon album varié, mélodique et très accessible qui devrait toucher un public relativement large...

Interprêtes

The Duchess (Chant), David Young (Guitare), Brian Greene (Batterie, Percussions), Chas Maguire (Basse, Choeurs)


Artiste : Arena

Album : Double Vision

Date de Sortie : 25-05-2018

Ajouté le : 07-06-2018

Les Anglais d’Arena’, après un somptueux ‘The Unquiet Sky’ en 2015 (voir ici) viennent de sortir un nouvel album ‘Double Vision’ fin mai 2018 coincidant avec les 20 ans de leur album ‘The Visitor’. Une aubaine pour les fans car le groupe reprend l’intégralité de cet album emblématique lors de sa tournée 2018 et nous fait également découvrir 2 titres de ‘Double Vision’. Ce dernier opus est dans la lignée du précédent à la seule différence qu’il ne présente que 7 titres mais avec un titre final magistral (on y reviendra). En ce qui concerne les 6 premiers titres, on retrouve le style particulier ‘Made In Arena’, du rock progressif inspiré où la recherche mélodique est omni-présente ce qui les rend très accessible, tout ceci étant sublimé par les merveilleux solos de guitare de ‘John Mitchell’ et par la voix de ‘Paul Manzi’ (et je peux vous dire qu’en concert, ces deux là m’ont déclenché pas mal de fois ce petit frisson si caractéristique !!). Et puis, il y a ce dernier titre ‘The Legend of Elijah Shade’ de plus de 22 minutes qui nous embarque dans un dédale d’ambiances où chaque membre du groupe amène sa pierre à l’édifice pour en faire un titre typique du Progressif. En résumé, avec ‘Double Vision’, les Anglais d’Arena’ continuent album après album de nous enchanter avec des compositions accessibles d’une grande qualité et confirment leur position dans le peloton de tête des groupes de rock progressif internationaux...

Interprêtes

Clive Nolan (Clavier), Paul Manzi (Chant), John Mitchell (Guitare), Mick Pointer (Batterie), John Jowitt (Basse)


Artiste : Don Airey

Album : One of a Kind

Date de Sortie : 25-05-2018

Ajouté le : 01-08-2018

Décidement, après ‘Joe Lynn Turner’ et son dernier album du projet ’Sunstorm’ (voir ici), voici encore un petit jeunot de 70 ans en la personne de ‘Don Airey’ (il occupe la place de clavieriste de ‘Deep Purple’ depuis 2002 date du départ de ‘John Lord’) qui sort un nouvel album ‘One of a Kind’. Pour l’occasion, Don a fait appel au chanteur de ‘Nazareth’, ‘Carl Sentence’ et les compositions fleurent bon le hard-rock des années 70 dans lesquelles le clavieriste s’en donne à cœur joie. Dès le premier titre ‘Respect’, on est dans une ambiance « Purpulienne » qui nous fait remonter à un certain ‘Deep Purple In Rock’, tout comme le titre suivant ‘All out of Line’ qui est un mid-tempo puissant puis, avec ‘One of a Kind’, on reste dans le même période mais dans du rock mélodique et c’est aussi le cas avec ‘Running Free’. Suit ‘Every Time I See your Face’ qui est la première composition calme de l’album à laquelle on peut rajouter la power ballade ‘Want You So Bad’ et l’instrumental ‘Remember to Call’ très typique des seventies. De plus, cerise sur le gâteau, les 4 dernier titres sont des live de reprises de ‘Deep Purple’ (‘Pictures of Home’), de ‘Rainbow’ (‘Since You’ve Been Gone’ et ‘I Surrender’) et de ‘Gary Moore’ avec le classique mais très efficace ‘Still Got The Blues’. En résumé, ce ‘One of a Kind’ est un peu un retour aux sources et la bande à ‘Don Airey’ nous offre un très bon album de hard-rock classique mais définitivement indémodable qui devrait faire plaisir à tous les amateurs qui ont savouré dans les années 70 des artistes comme ‘Deep Purple’ ou ‘Gary Moore’...

Interprêtes

Don Airey (Claviers), Carl Sentance (Chant), Simon McBride (Guitare), Laurence Cottle (Basse), Jon Finnigan (Batterie)


Artiste : Midnattsol

Album : The Aftermath

Date de Sortie : 25-05-2018

Ajouté le : 16-07-2018

Le groupe Norvégien de metal gothique ‘Midnattsol’ n’avait pas sorti d’album depuis 2011 et les fans attendaient donc avec impatience ce 4ème enregistrement studio ‘The Aftermath’. Après l’éviction de ‘Liv Kristine’ de ‘Leaves Eyes’ (voir leur dernier album ici), ‘Carmen Elise Espenæs’ à invité sa sœur à participer à ce nouvel opus et le moins que l’on puisse dire c’est que leurs 2 voix fonctionnent à merveille car Liv n’est pas seulement une invité ponctuelle mais chante sur l’ensemble des compositions. Globalement, l’atmosphère de ‘The Aftermath’ est mélancolique et le style se situe entre folk et métal avec 3 compositions en Norvégiens qui renforcent le côté traditionnel. A noter la ballade médiévale Suédoise 'Herr Mannelig' souvent reprise par les formations métal ou folk comme l’avait fait ‘Haggard’ sur l’album ‘Eppur si Muove’ (voir ici). ‘En résumé, même si Norvégiens de ‘Midnattsol’ n’ont jamais joué dans la cour des grands, ils montrent qu’ils ont passé un cap avec ce dernier album qui se révèle écoute après écoute et ‘The Aftermath’ devrait ravir tous ceux qui gravitent entre folk et métal symphonique...

Interprêtes

Carmen Elise Espenæs (Chant), Liv Kristine Espenæs (Chant), Alex Kautz (Guitare), Daniel Fischer (Claviers), Stephan Adolph (Guitare)


Artiste : Imperium

Album : Beyond the Stars

Date de Sortie : 25-05-2018

Ajouté le : 30-07-2018

‘Imperium’ est le projet du Finlandais ‘Mika Brushane’ qui est multi-instrumentiste et qui a été batteur pour différents artistes depuis les années 80. Après avoir sorti un premier album en 2016 avec ‘Dreamhunter’, 2018 voit la sortie de ‘Beyond the Stars’ dans lequel il a invité des artistes chevronnés de la scène AOR. Mika n’est pas Finlandais pour rien car les pays Nordique ont toujours été prolifique dans ce style de musique et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est au-delà de toute espérance car tous les titres sont de vrais petits bijoux mélodiques en commençant par le hit d’entrée éponyme de l’album qui vous rentre dans la tête immédiatement sans vous lacher et qui aurait fait un malheur des les années 80. Les différents chanteurs amènent une diversité dans les registres et, même si les mélodies rappellent forcément celles des nombreux groupes des années 80 de rock mélodiques comme ‘Asia’, ‘Magnum’, ‘Foreigner’ ou encore ‘Toto’, il est bien difficile de trouver un titre en dessous des autres. Bref, comme vous l’aurez compris, ce ‘Beyond the Stars’ est rempli de belles mélodies qui au-delà des amateurs de rock mélodique des années 80, est un album accessible à un public relativement large...

Interprêtes

Mika Brushane (Batterie, Basse, Claviers, Choeurs) + Invités : Dennis Ward (Chant, Choeurs), Rob Lundgren (Chant, Choeurs), Markku Kuikka (Chant), Antti Railio (Chant), Erkka Korhonen (Guitare), Samuli Federley (Guitare), Toni Huovinen (Guitare), Susanna Eronen (Choeurs), Sini Heinilä (Choeurs)


Artiste : Spock’s Beard

Album : Noise Floor

Date de Sortie : 25-05-2018

Ajouté le : 05-08-2018

Et de 13 pour les Américains de ‘Spock’s Beard’ qui sont déjà depuis pas mal d’années une référence dans la sphère du rock progressif et ce dernier album ‘Noise Floor’ voit le batteur ‘Nick D’Virgilio’ revenir au bercail (définitivement ? « that is the question »). Pour tout vous dire (et ceci n’engage que moi), je n’étais pas arrivé à rentrer facilement dans le dernier opus de 2015 ‘The Oblivion Particle’ alors que ‘Noise Floor’, même s’il demande tout de même plusieurs écoutes, me parait plus facile d’accès avec une recherche mélodique plus présente tout en gardant le cachet « progressif débridé » typique du groupe. On embarque donc pour près d’une heure et 10 minutes de compositions à multi-tiroirs riches et denses où chaque membre du groupe amène sa pierre à l’édifice pour captiver l’auditeur du début à la fin comme dans le magnifique ‘Beginnings’ avec sa partie progressive prise en sandwich entre les 2 parties chantées dont la mélodie ne vous lâche plus. A noter qu’aux 8 premiers titres principaux s’ajoutent 4 titres plus courts et dont les 3 premiers sont beaucoup plus classiques dans la construction ce qui peut être un bon moyen pour ceux qui ne connaissent pas le groupe de se faire une idée sur leur style. En résumé, avec ‘Noise Floor’, les Américains de ‘Spock’s Beard’ continuent leur chemin en nous offrant comme à leur habitude un nouvel album de qualité qui ravira certainement les fans historiques mais qui, de part des lignes plus mélodiques pourrait toucher un plus grand public...

Interprêtes

Ted Leonard (Chant), Alan Morse (Guitare), Dave Meros (Basse), Ryo Okumoto (Claviers), Nick D'Virgilio (Batterie)


Artiste : Nils Patrik Johansson

Album : Evil Deluxe

Date de Sortie : 25-05-2018

Ajouté le : 31-08-2018

Vous recherchez du heavy métal épique avec des mélodies entrainantes et chantées en choeur par tout un public : j’ai ce qu’il vous faut avec le premier album studio du chanteur d’Astral Doors’, ’Nils Patrik Johansson’. Après une introduction digne d’un film d’horreur, la machine à tubes métal efficaces à souhait est lancée pour près d’une heure de musique avec le titre éponyme de l’album qui délivre la première mélodie qui vous rentre immédiatement dans la tête puis ’Estonia’ enfonce le clou avec un air aux influences Slaves et des choeurs imposants alors que le titre suivant ’Gasoline’ est plus classique dans un style power métal qui ressemble à certains titres de ’Scorpions’ d’autant plus que la voix de ’Nils Patrik Johansson’ se rapproche de celle de ’Klaus Meine’. La suite continue dans cette ambiance épique avec le mid tempo ’How the West Was Won’, le speed ’September Black’, le heavy ’Kings and Queens’ ou l’entrainant ’Dark Evolution’, l’album se terminant sur le décalé ’A Waltz for Paris’ qui sur un tempo de valse fait intervenir un piano et un accordéon. En résumé, ce premier album solo ’Evil Delixe’ de ’Nils Patrik Johansson’, même s’il n’amène pas de réelles nouveautés, est un peu un résumé de la carrière de ce chanteur aves ses différentes formations et devrait par conséquent être bien accueilli par tous les amateurs de heavy métal en général...

Interprêtes

Nils Patrick Johansson (Chant), Lars Chriss (Guitare), Fredrik Johansson (Batterie), Andy Loos (Basse)


Artiste : Sinestress

Album : Miedo

Date de Sortie : 20-05-2018

Ajouté le : 27-08-2018

’Sinestress’ est un groupe Espagnol qui vient de sortir son 3ème album studio ’Miedo’ et dont le premier album date déjà de 2011. Leur style se situe entre rock et hard-rock mélodique avec comme particularité de chanter dans leur langue natale. D’entrée, avec ’Grito en el Silencio’, on est plongé dans un titre mélodique avec une rythmique entrainante sur laquelle on ne s’empêcher de taper du pied. Avec ’Exiliado del Mundo’, sur le douloureux sujet des réfugiés, ’Juan Carlos Garciá’ montre tout son talent de chanteur révolté comme savent si bien le faire les Espagnols. La suite alterne des compositions énergiques comme ’Huye conmigo’, ’Miedo’ ou encore ’Lejos de todos’ et d’autres plus mélancoliques comme ’Guerra sin cartel’, ’Lluvia’ ou encore ’Me ensoñaste a andar’. La ballade n’est pas oubliée avec ’Solo Queda Luchar’ qui termine calmement l’album avec ’Juan Carlos Garciá’ qui cette fois nous touche par sa voix rempli d’émotion d'autant plus que sa langue natale se prête très bien à ce style de composition. Bref, les Espagnols de ’Sinestress’ sortent un nouvel album de qualité et si d’une part vous aimez la langue Espagnole chantée et d’autre part toute forme de rock mélodique, il y a de fortes chances que vous adoptiez ce ’Miedo’...

Interprêtes

Juan Carlos García "Chimo" (Chant), Miguel Ángel Gala "Miki" (Claviers, Chœurs), Francisco José Salgado "Kiko" (Guitare, Chœurs), Alejandro Penedo "Alex" (Guitare), José Castilla (Basse), Diego Belmonte (Batterie)


Artiste : Spiral Skies

Album : Blues for a Dying Planet

Date de Sortie : 19-05-2018

Ajouté le : 19-07-2018

‘Spiral Skies’ est un groupe Suédois qui a sorti un EP en 2015 et ‘Blues for a Dying Planet’ est leur premier album studio. Leur style est assez particulier et mélange du doom et du hard-rock avec un son des années 70 (qui rappelle les premiers albums de ‘Status Quo’) dans des titres assez courts. Après une introduction sombre où l’orgue renforce le côté inquiétant, ‘Awakening’ est un titre énergique et entraînant avec des sons de guitare à la ‘Uriah Heep’. ‘Dark Side of the Cross’ continue dans cette voie et ‘Frida Eurenius’ montre tout son talent au chant. Le rythme se calme avec ‘The Wizard’s Ball’ qui déroule son mid-tempo lancinant avec un son mélange original entre le son lours des riffs et la voix puissante. La suite continue de mélanger du hard-rock des années 60/70, du psychédélique et du métal métal doom. En résumé, avec ‘Blues for a Dying Planet’, les Suédois de ‘Spiral Skies’ nous embarque pour un voyage dans le temps, à l’époque où apparaissait le hard-rock avec les premières guitares saturées...

Interprêtes

Frida Eurenius (Chant), Daniel Bäckman (Clavier, Batterie), Dan Svanljung (Guitare, Orgue, Mellotron), Jonas Lyander (Guitare, Choeurs), Eric Sandberg (Basse) + Invités : Andreas Sandberg (Claviers), Rickard Uttermalm (Orgue, Choeurs), Asser Hakkala (Choeurs)


Artiste : Hartmann

Album : Hands on the Wheel

Date de Sortie : 18-05-2018

Ajouté le : 11-07-2018

Après ‘Shadows And Silhouettes’ en 2016 (voir ici), ‘Oliver Hartmann’ revient avec une 5ème album studio ‘Hands on the Wheel’. Avec ce dernier opus, le style est plus rock que le précédent : d’entrée, avec ‘Don’t Want Back Down’, c’est du hard-rock mélodique, puissant et efficace même s’il n’amène pas de réelle nouveauté. Suivent ‘You Best Excuse’ et ‘Cold as Stone’ dans le même style, puis le single de l’album ‘Simple Man’ en duo avec ‘Eric Martin’ de ‘Mr Big’ nous emmène dans un registre folk/rock très réussi où l’on ne peut pas s’empêcher de taper du pied en mesure. La suite alterne des titres énergiques comme ‘Last Planes Out’ ou ‘The Harder They Come’ et d’autres plus calmes comme la belle ballade ‘Soulmates’ ou ‘I Remember’ plus rock FM. L’album se termine par une power ballade ‘The Sky is Falling’ très seventies et surtout le magnifique ‘Heart of Gold’ en acoustique où Oliver montre tout son talent vocal. En résumé, ‘Oliver Hartmann’ sort encore un album très réussi, accessible et mélodique entre rock et hard-rock dans la grande tradition des formations des années 70/80...

Interprêtes

Oliver Hartmann (Chant, Guitare), Mario Reck (Guitare), Armin Donderer (Basse), Markus Kullmann (Batterie) + Invités : Eric Martin (Chant), Jimmy Kresic (Claviers), Karolina Galbavà (Violoncelle), Irena Morisakovà


Artiste : Joe Bonamassa

Album : British Blues Explosion Live

Date de Sortie : 18-05-2018

Ajouté le : 15-07-2018

‘Joe Banamassa’ continue à sortir des albums à intervalle régulier, et après ‘Black Coffee’ avec ‘Beth Hart’ début 2018 (voir Ici) et le magnifique live au Carnegie Hall (voir Ici), c’est encore un live qui a vu le jour en mai 2018, ‘British Blues Explosion Live’. Pour ce concert enregistré au Old Royal Naval College de Greenwich le 7 juillet 2016, il rend hommage à des artistes qui l’on toujours influencé tout au long de sa carrière, avec entre autres ‘Eric Clapton’, ‘Jeff Beck’, ‘Jimmy Page’ et John Mayall‘. Je le cite : ‘S’il n’y avait pas eu certains musiciens britanniques dans les années 1960, le Blues n'aurait peut-être jamais explosé dans la musique rock telle que nous la connaissons aujourd'hui’. On retrouve donc des standards des artistes cités plus haut et cette ambiance concert qui rend ces titres si authentiques interprêtés de façon magistrale par Joe mais également par les musiciens qui l’accompagnent. Alors, au final, il n’y a pas grand chose à dire, simplement de presser sur la touche play et de monter le son pour profiter pleinement de ces titres intemporels...


Liste des titres :
= Beck’s Bolero / Rice Pudding = écrit par ‘Jimmy Page’ pour l’album ‘Truth’ de ‘Jeff Beck’ / écrit par Beck, Hopkins, Wood et Newman’ pour le 2ème album studio de ‘Jeff Beck’ et le premier avec le ‘Jeff Beck Group’.
= Mainline Florida = écrit par ‘George Terry’ pour l’album ‘‘461 Ocean Boulevard’ d‘Eric Clapton’
= Boogie with Stu = écrit par ‘Led Zeppelin’, ‘Ian "Stu" Stewart’ et ‘Mrs. Valens’ pour l’album ‘Physical Graffiti’
= Let Me Love You Baby =écrit par ‘Jeffrey Rod’ pour le premier album de ‘Jeff Beck’, ‘Truth’.
= Plynth (Water Down The Drain) = écrit par ‘Rod Stewart’, ‘Nicky Hopkins’ et ‘Ronnie Wood’ pour l’album ‘Beck-Ola’ de ‘Jeff Beck'.
= Spanish Boots = écrit par ‘Jeff Beck’, ‘Rod Stewart’ et ‘Ronnie Wood’ pour l’album ‘Beck-Ola’ de ‘Jeff Beck'.
= Double Crossing Time = écrit par ‘John Mayall’ pour le 2ème album studio ‘Blues Breakers’ de ‘John Mayall & the Bluesbreakers’, avec ‘Eric Clapton’.
= Motherless Children = à l’origine, une chanson blues folk traditionnellede ‘Blind Willie Johnson’, enregistrée par ‘Eric Clapton’ pour son album ‘461 Ocean Boulevard’
= SWALBR = écrit par ‘Pete Brown’ et ‘Jack Bruce’ pour le deuxième album studio ‘Disraeli Gears’ de ‘Cream’.
= Tea for one/I Can’t quit you baby = écrit par ‘Robert Plant’ et ‘Jimmy Page’ pour le 7ème album studi de ‘Led Zeppelin’, ‘Presence’ / écrit par ‘Willie Dixon’, enregistré par ‘Otis Rush’ et réenregistré par ‘Led Zeppelin’ pour leur premier album studio, ‘Led Zeppelin’.
= Little Girl = écrit par ‘John Mayall’ pour le 2ème album studio ‘Blues Breakers’ de ‘John Mayall & the Bluesbreakers’ avec ‘Eric Clapton’.
= Pretending = écrit par ‘Jerry Lynn Williams’ pour l’album ‘Journeyman’ d’Eric Clapton.
= Black Winter / Django = inspiré par ‘White Summer’ (‘Yardbirds’) à l’origine écrit et interprêté par ‘Jimmy Page’ / basé sur la chanson ‘Vous et Moi’ à l’origine interprêtée par Jjango Reinhardt’ et écrite par ‘Robert Bosmans’ et ‘Etienne Lefebvre’.
= How Many More Times = écrit et interprêté par ‘Led Zeppelin’ pour leur premier album studio, ‘Led Zeppelin’.

Interprêtes

Joe Bonamassa (Chant, Guitare), Michael Rhodes (Basse), Reese Wynans (Claviers), Anton Fig (Batterie), Russ Irwin (Guitare, Choeurs)


Artiste : TumbleTown

Album : Never Too Late

Date de Sortie : 18-05-2018

Ajouté le : 20-07-2018

‘TumbleTown’ est le projet de 3 Hollandais qui ont déjà quelques années de vol dans la sphère progressive. Après leur premier opus ‘Done With the Coldness’ en 2013, 2018 voit la sortie de ‘Never Too Late’. Après une courte introduction instrumentale qui rappelle les grands noms du néo-progressif, ‘One Giants Stage’ dévoile leur style qui est une sorte de melting pot entre des formations des seventies comme ‘Jethro Tull’ (‘Han Uil’ a un peu la même tessiture que ‘Ian Anderson’), ‘Genesis’ ou ‘Pink-Floyd’ et des artistes plus contemporains comme ‘Steven Wilson’, ‘Mystery’ ou ‘RPWL’. Globalement, l’atmosphère est mélancolique avec de lents tempos et les lignes mélodiques sont accessibles mais comme souvent dans ce genre musical, certaines compositions sont plus complexes comme ‘Transatlantic’ ou ‘Do Not Leave Me Now’ et demandent plusieurs écoutes alors que d’autres, à l’image des très mélodieux ‘If I Should Meet You’ ou ‘All Because of Me’ sont beaucoup plus classique dans la construction. En résumé, les Hollandais de ‘TumbleTown’ sortent un album d’une grande qualité et si vous êtes un amateur de progressif à travers les âges, alors, ce ‘Never Too Late’ est pour vous...

Interprêtes

Han Uil (Chant, Guitare), Aldo Adema (Guitare, Basse), Erik Laan (Piano, Hammond, Claviers, Choeurs) + Invite : Arjan Laan (Batterie)


Artiste : Arca Progjet

Album : Arca Progjet

Date de Sortie : 18-05-2018

Ajouté le : 24-07-2018

‘Arca Progjet’ est un nouveau groupe de rock progressif Italien qui est né d’une idée du batteur ‘Alex Jorio’ et de son meilleur ami et bassiste ’Gregorio Verdun’ et qui se concrétise par la sortie d’un premier album studio. Leur style est très accessible et les lignes mélodiques sont bien entendues influencées par la chanson Italienne d’autant plus que les paroles sont dans leur langue natale ce qui renforce d’autant plus cette ambiance transalpine. Vous pourrez lire sur le Web qu’on leur a collé une étiquette hard-rock (peut-être parce que leur label ‘Jolly Rogers Records’ produit des artistes dans ce style) mais à la première écoute, à l’exclusion de ‘Pozzanghere di cielo’ qui, à quelques endroits, est plus rock, l’ensemble est plutôt un mélange de pop et rock mélodique saupoudré ici et là de progressif. Si je devais trouver des références, on est dans des ambiances proches de ‘JethroTull’ ou pour le côté Italien, bien entendu ‘Premiata Forneria Marconi’ (voir ici). Bref, ce premier bébé de ‘Arca Progjet’ est une belle réussite et, si vous aimez un style pop/rock facile d’accès et que de plus vous aimez le chant en Italien, cet album est fait pour vous...

Interprêtes

Gregorio Verdun (Basse), Alex Jorio (Batterie), Sergio Toya (Chant), Carlo Maccaferri (Guitare), Filippo Dagasso (Claviers) + Invités : Mauro Pagani (Flûte, Violoncelle), Arturo Vitale (Saxophone), Gigi Venegoni (Guitare)


Artiste : Annie Barbazza, Max Repetti

Album : Moonchild

Date de Sortie : 18-05-2018

Ajouté le : 14-09-2018

Quelquefois, il y a des albums qui vont au-delà de la simple musique car ils sont chargés d’émotion et de nostalgie liées à votre passé et pour moi, ce ‘Moonchild’ est à mettre tout au dessus de la pile. Au départ, c’était un projet de ‘Greg Lake’ avec comme objectif de revisiter des titres de légende de ses 2 différents groupes, ‘King Crimson’ et ‘Emerson Lake & Palmer’, et Greg devait chanter les différents titres (vous pouvez l’entendre sur le live ‘Live in Piacenza‘ sorti fin 2017 – voir ici). Le destin et la maladie en ont décidé autrement et il a demandé à son amie et chanteuse ‘Annie Barbazza’ de prendre sa place. Tous ces titres prennent donc une tournure toute particulière car d’une part, c’est un hommage merveilleux à l’artiste talentueux qu’a été ‘Greg Lake’ tout au long de sa carrière et d’autre part, la réinterprêtation de toutes ces compositions de manière très épurée pour en tirer la ‘substantifique moelle’ augmente encore l’émotion que procure l’écoute de cet album. Mais le mieux placé pour en parler est Greg qui en 2016, un peu avant sa mort, déclarait : « Annie et Max ont enregistré un hommage si merveilleux et touchant à la musique que j'ai faite de mon vivant. Les arrangements de Max sont absolument superbes ! Quelle touche magique il a et la voix d'Annie est à la fois belle, courageuse et sincère. C'est une expérience très émouvante pour moi de les entendre jouer ces chansons avec tant de passion ». En conclusion, quoi dire de plus, si ce n’est que de presser sur la touche play et de tout simplement profiter du talent de ces 2 artistes qui ont su rendre hommage de façon merveilleuse à cet artiste attachant qu’a été ‘Greg Lake’…


Liste des titres :
01. In The Court of the Crimson King - 21st Century Schizoid Man (1969 – King Crismon - In The Court of the Crimson King)
02. Trilogy - The Endless Enigma part II (1972 – Emerson, Lake & Palmer – Trilogy)
03. Moonchild (1969 – King Crismon - In The Court of the Crimson King)
04. The Stones Of Years (1971– Emerson, Lake & Palmer – Tarkus) - Take A Pebble (1970 – Emerson, Lake & Palmer – Emerson, Lake & Palmer)
05. C’est La Vie (1977 – Emerson, Lake & Palmer – Works I)
06. Battlefield (1971 – Emerson, Lake & Palmer – Tarkus) – Epitaph (1969 – King Crismon - In The Court of the Crimson King)
07. Karn Evil 9 1st impression, part 2 (1973– Emerson, Lake & Palmer – Brain Salad Surgery)
08. Memories Of An Officer And A Gentleman (1978 – Emerson, Lake & Palmer – Love Beach)
09. In The Wake Of Poseidon (1970 – King Crismon - In The Wake Of Poseidon)
10. Lucky Man (1970 – Emerson, Lake & Palmer – Emerson, Lake & Palmer)
11. The Sage / The Great Gates Of Kiev ((1971 – Emerson, Lake & Palmer – Pictures at an Exhibition)

Interprêtes

Annie Barbazza (Chant), Max Repetti (Piano, Arrangements)


Artiste : Loreena McKennitt

Album : Lost Souls

Date de Sortie : 11-05-2018

Ajouté le : 01-07-2018

Après plus de 10 ans sans avoir sorti d’album de chansons originales, les fans de ‘Loreena McKennit’ attendaient avec impatience ‘Lost Souls’ qui voit enfin le jour en 2018. Connue pour son répertoire Celtique qui a fait le tour du monde, ce nouvel opus sort, comme elle le dit « hors de sa quète de l’histoire Celte » et elle nous embarque avec sa voix magique dans un magnifique patchwork de sons mélant différentes cultures. Même si les lignes mélodiques restent assez classiques, elle a invité des artistes jouant de différents instruments « traditionnels » ce qui donne un côté exotique à l’ensemble, et le thème qui tourne autour des ‘âmes perdues’, renforce cette atmosphère mélancolique comme dans le poignant ‘Breaking of the Sword’ qui rend hommage aux soldats Canadiens tombés en France pendant la première guerre mondiale. Au final, ‘Lost Souls’ est un condensé d’émotions sublimées par la voix harmonieuse et apaisante de Loreena qui continue d’enchanter toujours autant son public après plus de trente ans de carrière...

Interprêtes

Loreena McKennitt (Chant, Piano, Claviers, Accordéon, Harpe), Brian Hughes (Guitare, Bouzouki, Claviers), Caroline Lavelle (Violoncelle), Hugh Marsh (Violon), Dudley Phillips (Basse) + Invités : Robert Brian (Batterie), Tal Bergman (Batterie), Hossam Ramsey (Percussions), Graham Hargrove (Percussions), Rick Lazar (Percussions), Nigel Eaton (Vielle à Roue), Panos Dimitrakopoulos (Kanoun), Sokratis Sinopoulos (Lyre), Haig Yazdjian (Oud), Ana Alcaide (Nyckelharpa), Daniel Casares (Guitares), Miguel Ortiz Ruvira (Percussions)


Artiste : Praying Mantis

Album : Gravity

Date de Sortie : 11-05-2018

Ajouté le : 06-07-2018

Un de plus pour les Anglais de ‘Praying Mantis’ qui continuent à sortir des albums, le dernier ‘Legacy’ datant de 2015 (voir ici). ‘Gravity’ est donc leur 11ème album studio et la formation qui n’avait pas cessé de voir des changements de line up avant 2013, s’est à priori stabilisé. Le style est globalement moins énergique que dans ‘Legacy’ mais ‘John Cuijpers’ a trouvé sa place au chant et les harmonies vocales sont toujours aussi soignées. Mis à part le premier titre hard-rock ‘Keep It Alive’ et le puissant 'Ghosts of the Past', on navigue dans un rock FM et dans une ambiance à la ‘Toto’ ou ‘Asia’ : ‘Mantis Anthem’ en est l’exemple type avec son mid-tempo qui vous rappellera certainement l’atmosphère des eighties. En définitive, même si les fans des albums précédents trouveront certainement que ce dernier opus manque de punch, ‘Praying Mantis’ nous offre avec ‘Gravity’ un album de qualité avec des compositions accessibles et mélodiques qui devraient combler tous les amateurs d’un hard-rock mélodique qui a vu le jour à la fin des années 70...

Interprêtes

Tino Troy (Guitare, Choeurs), Chris Troy (Basse, Choeurs), Andy Burgess (Guitare, Choeurs), John 'Jaycee' Cuijpers (Chant), Hans In 't Zandt (Batterie, Choeurs)


Artiste : Vega

Album : Only Human

Date de Sortie : 11-05-2018

Ajouté le : 07-07-2018

Au rythme d’un album tous les 2 ans, les Anglais de ‘Vega’ continuent leur petit bonhomme de chemin tranquillement et viennent donc de sortir leur 5ème enregistrement studio dans la lignée des précédents, c’est-à-dire un hard-rock mélodique avec des influences de formations des années 80 comme ‘Def Leppard’ ou ‘Journey’. Ça commence fort avec 2 titres qui vous filent une pêche d’enfer, ‘Let’s Have Fun Tonight’ et ‘Worth Dying For’. Tout est mis en œuvre pour vous offrir près d’une heure de titres accessibles et mélodiques à souhait qui vous entre immédiatement dans la tête. Même les titres un peu moins énergiques comme ‘Come Back Again’ nous embarque dans une mélodie qui ne peut vous empêcher de bouger la tête en mesure. Et comme dans ce genre d’album, la power ballade n’est pas oubliée avec ‘Turning Pages’. En résumé, même s’iils ne révolutionnent pas grand chose, ‘Vega’ à la manière de ‘Last Autumn’s Dream’, sortent encore un album de qualité rempli de compositions très accessibles et si vous êtes fans des groupes cités, ‘Only Human’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Nick Workman (Chant), Tom Martin (Guitare), Hutch (Batterie), James Martin (Claviers), Marcus Thurston (Guitare), MyKey Kew (Guitare)


Artiste : Lords Of Black

Album : Icons of the New Days

Date de Sortie : 11-05-2018

Ajouté le : 09-07-2018

Si vous aimez le gros son avec des riffs de guitare bien incisifs et un chanteur avec une voix puissante qui ne se ménage pas, j’ai ce qu’il vous faut : le 3ème album des Espagnols de ‘Lords Of Black’, ‘Icons of the New Days’. Avec Spotify nous avons droit à la version digipack qui contient en plus des 12 titres, 6 bonus dont 4 covers et 2 titres écartés du dernier album pour un total d’une heure et 45 minutes !! ça démarre sur les chapeaux de roues avec ‘World Gone Mad’ très heavy puis un ‘Icons of the New Days’ avec un gros travail à la section rythmique. La suite est à l’image de ce début, avec par exemple le très mélodique ‘Forevemore’ ou ‘King’s Reborn’ qui me rappelle un peu le style de ‘Saxon’. Mais le titre phare de l’album est sans aucun doute le dernier (avant les 6 bonus), ‘All I Have Left’ de plus de 11 minutes où les Espagnols montrent une facette plus progressive avec une magnifique composition alternant moment calmes et puissants, cassures de rythmes et parties instrumentales et chantées se terminant de façon grandiose. A noter également des covers très réussis de ‘Queen’ (’Innuendo’), ‘Anthrax’ (‘Only’), ‘Bruce Dickinson’ (‘Rears of the Dragon’) et ‘Journey’ (Edge Of Blade’), les 2 autres titres ‘The Maker And The Storm’ et ‘When Nothing Was Wrong’ étant tirés de titres non sortis sur l’album précédents. En résumé, ce 3ème opus des Espagnols de ‘Lords Of Black’ démontre qu’ils sont désormais dans le peloton de tête des formations de heavy-métal et ce ‘Icons of the New Days’ est à conseiller à tout amateur de métal puissant et mélodique...

Interprêtes

Ronnie Romero (Chant), Tony Hernando (Guitare), Andy C. (Batterie), Dani Criado (Basse)


Artiste : Syrinx Call

Album : The Moon on a Stick

Date de Sortie : 11-05-2018

Ajouté le : 03-08-2018

‘Syrinx Call’ est le projet de l’Allemand ‘Volker Kuinke’ qui après un premier opus ‘Wind in the Wood’ en 2015 sort son 2ème album ‘The Moon on a Stick’ ; pour cela, il s’est entouré d’un ensemble d’artistes talentueux avec entre autres le compositeur et multi-instrumentiste ‘Jens Lueck’ et la chanteuse ‘Isgaard’ (voir leur dernière collaboration ici). Flûtiste émérite, Volker met en avant cet instrument dans un ensemble de compositions très variées qui mélangent différents styles entre symphonique, pop, folk et rock et qui nous font voyager dans un patchwork de sonorités différentes. Globalement l’ambiance dégagée est calme et sereine comme par exemple dans ‘Sunday Mood’, ‘The Moon on a Stick’ ou encore dans ‘In a Daze’ où ‘Isgaard’ nous enchante par son chant doux et aérien, mais certaines compositions faisant intervenir des instruments électriques nous amènent dans un rock teinté de progressif comme dans ‘Traces in my Mind’, où la guitare et la flûte offre un magnifique contraste. Et s’il ne fallait retenir que quelques titres, je dirais d’une part ‘Breathe In’ qui me rappelle les plus belles compositions de ‘Mostly Autumn’ (voir ici) et le très ‘Floydien’ ‘The Man in the Spotlight’ qui clôt l’album de façon admirable. En résumé, ‘Volker Kuinke’ nous emporte avec sa flûte dans un voyage apaisant à déguster calmement et si vous aimez les ambiances progressives aériennes, ‘The Moon on a Stick’ devrait vous combler...

Interprêtes

Volker Kuinke (Flûte), Jens Lueck (Claviers, Piano, Batterie, Choeurs), Doris Packbiers (Chant, Choeurs), Juergen Osuchowski (Guitare), Joachim Schlueter (Guitare), Jan Peterson (Guitare), Isgaard (Chant), Katja Flintsch (Violon, Alto), Annika Stolze (Violoncelle), Monika Lewis (Chant), Iain Lewis (Chant)


Artiste : Cyrcus Flyght

Album : The Clueless Caravan

Date de Sortie : 11-05-2018

Ajouté le : 21-08-2018

'Cyrcus Flight' est un groupe Allemand qui a autoproduit son premier album 'The Clueless Caravan' en 2017 et qui heureusement a été repèré par le label 'Freya' qui le distibue désormais depuis quelques mois. Leur style est difficile à définir car ils mélangent du progressif avec des influences puisées dans le jazz, le rock et le hard-rock avec une recherche de lignes mélodiques accrocheuses dés la première écoute. De plus, la chanteuse ’Izzy d’Ambrosio’ possède une très belle voix et sait s’adapter aux différents styles, tantôt puissante dans les titres énergiques comme ’At the End of All Time’ ou ’Finger on the Trigger’, tantôt sensuelle dans les compositions plus calmes comme dans les 9 minutes d’Endless Fall’ qui passe d’une ambiance symphonique à une ambiance jazzy et qui se termine avec de très belles vocalises aériennes d’Izzy. A noter le dernier titre (avant les bonus) qui est un instrumental très ’Floydien’ qui clot l’album sur une note progressive. En résumé, les Allemands de ’Cyrcus Flight’ sortent un très bon album accessible et varié qui devrait toucher un public aimant avant tout la diversité des genres car si vous aimez mélanger les ambiances symphoniques, jazzy, ou hard-rock, le tout saupoudré de progressif, ce ’The Clueless Caravan’ est fait pour vous...

Interprêtes

Izzy D'Ambrosio (Chant), Uwe Fleischhauer (Guitare), Andreas Bönecke (Basse), Kai-Uwe Broek (Batterie), Olaf Gersch (Claviers)


Artiste : Follow The Cipher

Album : Follow the Cipher

Date de Sortie : 11-05-2018

Ajouté le : 04-09-2018

En écoutant le premier titre ‘Enter the Cipher’ des Suédois de ‘Follow The Cipher’, je me suis retrouvé avec ‘Nighwish’ 7 ans plus tôt et la sortie d’Imagenerium’. Alors, est-ce que ce nouveau groupe qui sort son premier album est un remake des Finlandais et que ‘Nuclear Best’ a flairé la bonne affaire commerciale ? Pas si sûr, car passé ce premier titre, suit ‘Valkerya’ mettant en avant les claviers et qui flirte avec du power métal et où la chanteuse ‘Linda Toni Grahn’ démontre tout son talent vocal dans un titre rapide puis ‘My Soldiers’ nous embarque pour une power ballade qui se rapprocherait de formations comme ‘Within Temptation’. Avec ‘Winterfall’, c’est un tube métal en puissance, certes commercial, mais très accrocheur alors que ‘Titan‘s Fall’ est un hymne de métal symphonique avec un refrain à faire chanter tout un public. La suite continue dans cette voie avec des compositions variées et des lignes mélodiques accessibles dès le première écoute comme ‘The Rising’,’I Revive’ ou ‘Carolus Rex’. En résumé, même si les Suédois de ‘Follow the Cipher’ sont influencés par les formations majeures de métal qu’il soit mélodique ou symphonique, ce premier album montre déjà une grande maturité dans la variété de leur production ce qui est sans contexte un gage de qualité et qui ne peut être que prometteur pour la suite de leur carrière...

Interprêtes

Linda Toni Grahn (Chant), Ken Kängström (Guitare), Karl Löfgren (Batterie), Viktor Carlsson (Guitare, Chant), Jonas Asplind (Basse)


Artiste : The Aaron Clift Experiment

Album : If All Goes Wrong

Date de Sortie : 04-05-2018

Ajouté le : 05-07-2018

‘The Aaron Clift Experiment’ est le projet du Texan ‘Aaron Clift’ qui avec son groupe et de multiples invités sortent un 3ème album ‘If All Goes Wrong’. Les compositions sont extrèmement variées et mélangent rock classique, symphonique et psychédélique dans un style progressif. ‘Faith’ plante le décor dans un rock énergique et classique à la ‘Rolling Stones’, puis avec ‘Last Crash’, la section rythmique reste très dynamique avec un refrain très mélodique et un solo de guitare admirable. Suit ‘Absent Lovers’ qui tranche avec les 2 premiers titres et qui nous emmène dans une composition symphonique et progressive à plusieurs tiroirs qui peut rappeler des formations des années 70 comme ‘Renaissance’ ou ‘Jethro-Tull’. La suite continue dans cette variété avec ‘Better off Before’ teinté ‘Beatles’, ‘Castle in the Sky’ qui me rappelle le son de ‘Focus’, ‘Savage in a Fancy Suit’ teiné ‘Jethro-Tull’ période ‘Too Old To Rock ‘N’ Roll : Too Young To Die !’ (la flûte en moins), le très beau ‘Dream Within a Dream’ qui peut faire penser à certaines compositions néo-prog de ‘Steven Wilson’ et enfin le mélancolique et mélodique ‘If All Goes Wrong’ qui clot magnifiquement l’album. Bref, avec ce dernier opus de ‘The Aaron Clift Experiment’, vous voyagez dans un patchwork de genres et dans plusieurs décennies de pop/rock et ce ‘If All Goes Wrong’ devrait plaire à tous ceux qui aiment la diversité dans le progressif...

Interprêtes

Aaron Clift (Chant, claviers), Devin North (Basse, Guitare, Contrebasse), Tim Smith (Batterie) + Invités : Dave North (Guitare), Van Wilks (Guitare), Derek Halfmann (Guitare), Dave Sebree (Guitare), Fred Springer (Guitare), Arielle (Guitare, Choeurs), Kevin Chin (Guitare), Jon Blangero (Mellotron), Milo Hehmsoth (Piano), Charles Anderson (Violon), Lana Dziekonski (Alto), Ellie Prager (Violoncelle)


Artiste : Rita Coolidge

Album : Safe in the Arms of Time

Date de Sortie : 04-05-2018

Ajouté le : 19-09-2018

La chanteuse Américaine ‘Rita Coolidge’ a déjà quelques dizaines d’années de métier et on ne compte plus ses albums solos depuis l’album éponyme de son nom de 1971. Ce que l’on sait peut-être moins, c’est qu’elle a travaillé avec des artistes comme ‘Eric Clapton’, ‘Joe Cocker’ et même ‘Roger Waters’ en participant à ‘Amused to Death’ de 1992. 2018 voit la sortie d’un nouvel album ‘Safe in the Arms of Time’ qui revient à la musique de ses racines, je cite Rita : « L'idée était de faire un album qui avait le même attrait que mes premiers disques - pour faire un disque de mes propres racines. Retourner à Sunset Sound constituait un voyage dans le passé - il y avait un souvenir dans chaque couloir. Le retour au studio nous a permis de réaliser que le nouvel album devait résonner avec une honnêteté de ces premiers albums. Nous n'utilisons aucune astuce : pas de réglage automatique, chaque note que vous entendez sur cet enregistrement est en temps réel ». Et c’est exactement ce qui ressort à l’écoute de ces chansons : de l’authentique blues Américain aux accents country avec cette belle voix de Rita qui transmet une réelle émotion. Bref, avec ‘Safe in the Arms of Time’, ‘Rita Coolidge’ sort un excellent album pour tous les fans de blues et de country dans la plus grande tradition des artistes Américains de ce style...

Interprêtes

Rita Coolidge (Chant), Dave Grissom (Guitare), Bob Glaub (Basse), John “J.T.” Thomas (Claviers), Brian MacLeod (Batterie)


Artiste : Inglorious

Album : II

Date de Sortie : 01-05-2018

Ajouté le : 16-06-2018

Après leur premier album qui avait fait une bonne impression (voir ici), les Anglais de ‘Inglorious’ sortent leur 2ème opus sous le nom très recherché de ‘II’. La recette ne change pas et ils continuent dans la voie qu’ils avaient tracée en 2016 : du hard-rock énergique des années 80 où l’on reconnait toujours ‘Deep Purple’ (l’introduction de ‘Taking The Blame’ fait penser à ‘Burn’). Ça déménage donc toujours autant et les titres sont tous accessibles et efficaces dès la première écoute et on navigue entre compositions énergiques et rapides, d’autres plus mid-tempo comme ‘Change Is Coming’ ou ‘Making Me Pay’ où l’on ne peut pas s’empêcher de bouger la tête en rythme, sans oublier la belle ballade ‘Faraway’. Bref, ce deuxième chapitre des Anglais d‘Inglorious’ est un remake de leur premier album et si vous êtes fan d’un bon hard-rock des années 70 avec un son moderne, vous devriez être servi...

Interprêtes

Nathan James (Chant), Andreas Eriksson (Guitare), Drew Lowe (Guitare), Colin Parkinson (Basse), Phil Beaver (Batterie)


Artiste : Pamela Moore

Album : Behind The Veil

Date de Sortie : 01-05-2018

Ajouté le : 24-06-2018

‘Pamela Moore’ qui a été connue en tant qu’une des interprètes de l’opéra métal de ‘Queensryche’ dans la fin des années 80 a également sorti des albums solos et ‘Behind The Veil’ est sont 3ème opus. Pour cela, elle s’est entouré d’artistes talentueux de la scène métal avec entre autres ‘Rudy Sarzo à la basse (’Quiet Rot’, ‘Ozzy Ozbourne’) et ‘Casey Grillo’ à la batterie (‘Kamelot’, ‘Queensryche’). Dans une ambiance assez sombre et nostalgique (l’album a été fait juste après le décès de sa mère et a été en quelque sorte un exutoire pour passer cette douloureuse épreuve), elle nous propose 10 titres variés, en commençant par le puissant ‘Rise’ et son refrain entêtant puis ‘Sickness’ et ‘Beneath the Woodoo Marsh’ prennent le relais pour 2 titres assez noirs où elle montre tout son talent vocal. Avec ‘My Eternal’ et ‘Slow Burn’, c’est une alternance entre tensions et détentes où Pamela montre une vraie authenticité dans son interprétation. La 2ème partie de l’album nous emmène dans un puissant et déjanté ‘Wi Fi Zombies’, un entraînant mid-tempo ‘These Scars’, une belle ballade acoustique ‘Just Breathe’ et une magnifique power ballade ‘Run’ pour clore l’album. En résumé, avec ‘Behind The Veil’, ‘Pamela Moore’ sort un album original et fort en émotion qui devrait plaire à tous les amateurs d’un heavy métal combinant puissance et authenticité...

Interprêtes

Pamela Moore (Chant), Rudy Sarzo (Basse), Casey Grillo (Batterie), Michael Posch (Guitare), Eglise Craig (Guitare) + Invités : Ralph Sheepers, Randy Piper, Elliot Anders


Artiste : 3rdegree

Album : Ones & Zeros: Vol. 0

Date de Sortie : 30-04-2018

Ajouté le : 03-07-2018

Les Américains de ‘3rdegree’ avaient sorti la première partie de ‘Ones & Zeros’ en 2015 (voir ici) et on attendait le volume 2 un jour ou l’autre et 2018 voit donc sortir la suite de cette saga autour des nouvelles technologies mais dans l’ordre inverse puisque il porte le numéro 0 pour certainement appuyer sur la notion de décadence dû au numérique. Le style de ce nouvel opus est dans la continuité du précédent, un rock progressif qui puise ses influences dans un mélange de genres qui vont chronologiquement de la pop des années 60/70 au néo-prog des années 2010. Les belles harmonies vocales sont toujours présentes et s’intègrent pafaitement dans les compositions raffinées et mélodiques. Et comment passer à côté du titre phare de l’album ‘Click Away !’ de plus de 15 minutes et qui nous embarque dans une sorte de voyage musical intemporel qui mélange les ‘Beatles’ et ‘Steven Wilson’ et qui est une critique de l’informatisation à outrance. En résumé, ce ‘Ones & Zeros : Vol. 0’ vient se rajouter à l’excellente première partie et, même si l’ensemble reste destiné à un public averti, est une œuvre dense et riche qui devrait prendre une bonne place dans la discothèque de tout amateur de progressif...

Interprêtes

Patrick Kliesch (Guitare, Choeurs), George Dobbs (Chant, Claviers), Robert James Pashman (Basse, Claviers, Choeurs), Eric Pseja (Guitare, Choeurs), Bryan Zeigler (Guitare, Choeurs), Rob Durham (Batterie, Percussions)


Artiste : La Bottega del Tempo a Vapore

Album : Viaggi InVersi

Date de Sortie : 28-04-2018

Ajouté le : 26-06-2018

Les Italiens de ‘La Bottega del Tempo a Vapore’ (pas facile de porter un nom qui signifie l’atelier du temps à vapeur) viennent de sortir leur 2ème album studio ‘Viaggi InVersi’. Leur style est un mélange de rock et de métal progressif avec des titres assez standards dans la longueur sauf ‘Dama di spade’ qui fait plus de 25 minutes. Après la courte introduction instrumentale qui mélange bruitages et quelques notes de claviers, ‘Goccia di tenebra’ nous emmène dans un morceau métal assez débridé ayant des lignes mélodiques accessibles et où les claviers mènent la danse pouvant rappeler le style de ‘Dream Theater’. Suit ‘Urla e derdonami’ qui délaisse le côté progressif pour un titre énergique avec une structure assez classique couplet/refrain. Avec les 2 titres suivants de ‘Tempo Inverso’, ils intègrent des sonorités électro dans la première partie qui alterne des sections acoustiques calmes et électriques puissantes et la deuxième partie est un crescendo où le début est rythmé par la narration d’Alfredo Martinelli’ et qui se poursuit avec un beau solo de guitare très ‘Floydien’ pour retomber et terminer avec quelques accords de guitare acoustique. Mais la pierre angulaire de l’album est ‘Dama di spade’ qui nous embarque pour un titre typique du progressif où l’on prend du plaisir à se perdre dans les différents coins et recoins des différentes parties dans un patchwork de styles. Au final, ‘La Bottega del Tempo a Vapore’ démontre encore une fois de plus que le progressif se porte toujours aussi bien en Italie et ‘Viaggi InVersi’ devrait plaire à tous ceux qui affectionnent une musique progressif traditionnelle...

Interprêtes

Alessandro Zeoli (Guitare), Angelo Santo (Chant), Gabriele Beatrice (Batterie), Giuseppe Sarno: Keyboards (Claviers), Luca Iorio (Basse), Alfredo Martinelli (Conteur)


Artiste : Kobra And The Lotus

Album : Prevail II

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 31-05-2018

Après ‘Prevail I’ sorti en 2017(voir ici), les Canadiens de ‘Kobra And The Lotus’ sortent en 2018 la suite logique ‘Prevail II’. La bande à ‘Kobra Paige’ revient donc avec 11 titres dans la lignée de leur précédent album. Entre métal symphonique et heavy métal, ‘Losing My Humanity’ ouvre le bal avec un mélange orient/occident ; suit ‘Let Me Love You’ qui débute dans un train d’enfer puis s’adoucit avec la partie chantée pour en faire un titre métal assez classique. ‘Ribe’ est une courte pause instrumentale acoustique pour nous remettre des 2 premiers titres et la suite fait défiler ‘My Immortal’ dans un registre plus symphonique, ‘Human Empire’ qui est un remake du premier titre ‘Losing My Humanity’ (à mon gout trop proche avec des lignes mélodiques similaires), le très mélodique ‘Heartache’ et l’énergique ‘Modern Day Hero’ avec un refrain facile à mémoriser. A noter une fin d’album plus calme avec la power ballade ‘White Water’, la reprise métallisée de ‘The Chain’ de ‘Fleetwood-Mac’ (voir le lien vers l’album original ‘Rumours’ datant de 1977 ici) et une version acoustique de ‘Let Me Love’ qui donne un tout autre éclairage à ce titre. En résumé, les Canadiens de ‘Kobra And The Lotus’ continuent dans la lancée de ‘Prevail I’, et ce dernier album devrait plaire à un public naviguant entre métal symphonique, mélodique et heavy métal...

Interprêtes

Kobra Paige (Chant), Jasio Kulakowski (Guitare), Ronny Gutierrez (Guitare), Brad Kennedy (Basse), Marcus Lee (Batterie)


Artiste : Tomorrow’s Eve

Album : Mirror of Creation III - Project Ikaros

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 14-06-2018

‘Tomorrow’s Eve’ est un groupe Allemand constitué d’artistes de la scène métal qui n’avait pas sorti d’album depuis 10 ans et ce dernier opus est la fin de la trilogie de ‘Mirror of Creation’ dont le premier volet date déjà de 2003 et dont le thème est tiré du poème d’Edgar Poe’, ‘Un rêve dans un rêve’ qui décrit la vie comme un rêve dont nous sommes les spectateurs avec toutes les interprêtations possibles autour de ce poème. Pour mettre en musique ce thème, ils nous proposent 11 titres dans un style qui mélange des influences allant du métal classique à du métal progressif recherché avec un grand nombre de changements de rythme, des alternances entre parties puissantes et d’autres beaucoup plus calmes et de multiples arrangements aussi bien au niveau instrumental que vocal. Comme souvent dans ce cas, les compositions ne sont pas forcément accessibles à la première écoute même si la plupart des titres contiennent des lignes mélodiques accrocheuses et par exemple dans ‘Morpheus’, le refrain fait penser aux lignes musicales de ‘Threshold’ (voir leur dernier album ici). En résumé, les Allemands ‘Tomorrow’s Eve’ sortent un album d’une richesse incroyable et, même s’il risque de rester destiné à un public averti, cette fin de trilogie devrait plaire à tous ceux qui affectionne un métal progressif complexe et recherché...

Interprêtes

Martin LeMar (Chant), Rainer Reason (Guitare), Oliver Schwickert (Claviers), Mike LePond (Basse), John Macaluso (Batterie)


Artiste : Pinski

Album : Sound the Alarm

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 15-06-2018

‘Pinski’ est un nouveau groupe qui nous est proposé par le label ‘Gentle Art Of Music’ (produisant des artistes de qualité comme ‘Frequency Drift’ (voir leur dernier album ici). Mené par la chanteuse et guitariste ‘Insa Reichwein’, ils ne sont pas faciles à classer car on navigue entre du hard-rock énergique et du folk/rock beaucoup plus sage avec un mélange acoustique électrique. La première partie de l’album est puissante et percutante avec les 3 titres ‘Ugly Side’, ‘Sound The Alarm’ et ‘III’, ‘Butterfly’ étant la seule composition acoustique plus calme puis, la suite alterne des titres entre pop et rock comme ‘Humanity’ ou ‘Letter of Regret’, plus rock comme ‘Fire’ et d’autres entre pop et folk, où l’acoustique l’emporte sur l’électrique comme ‘Society’, la belle ballade ‘Staying Alive’ et l’acoustique ‘Light Calling’ qui clos de belle façon l’opus. Dans toute cette variété, ‘Insa Reichwein’ possède une voix exceptionnelle qui peut être puissante dans les titres énergiques mais également remplie d’émotion dans les moments plus calmes comme dans ‘Red Sun’ où elle alterne les deux registres. De plus, les artistes qui l’accompagnent sont également plein de talent et contribuent largement à faire de ce ‘Sound the Alarm’ un album d’une très grande qualité. En résumé, ce nouveau groupe ‘Pinski’ est une très bonne surprise 2018 et si vous êtes ouvert à des styles mélodiques variés entre pop, folk, rock et hard-rock, cet opus est fait pour vous...

Interprêtes

Insa Reichwein (Chant, Guitare), Stephan Schöpe (Batterie), Ian Alexander Griffiths (Guitare, Choeurs), Chris Streidt (Basse, Choeurs)


Artiste : Foreigner

Album : Foreigner with the 21st Century Symphony Orchestra & Chorus (Live)

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 17-06-2018

On ne présente plus ‘Foreigner’, ce groupe de rock mélodique emblématique créé dans les années 70 par ‘Mick Jones’ et ‘Ian Mc Donald’ et très actif dans les années 80. 2018 voit la sortie du concert de Lucerne de 2017 qui fêtait les 40 années de carrière du groupe. Pour cet évènement, ils ont fait appel à un orchestre classique et un chœur qui donnent forcément une nouvelle dimension symphonique à l’ensemble. Après une introduction orchestrale et vocale classique où ‘Mozart’ se mélange avec ‘Dvorjak’, on retrouve les hits qui les ont fait connaître et qui ont été réarrangés pour intégrer les instruments classiques et le chœur comme dans le grandiose ‘Juke Box Hero’ qui a été rallongé pour faire plus de 11 minutes et où l’équilibre est parfait entre les parties symphoniques et électriques. Le titre final ‘I Want to Know What Love Is’ donne bien évidemment la chair de poule lorsque le public reprend en chœur, à la demande de ‘Kelly Hansen’, ce refrain qui a été gravé dans nos têtes il y a plus de 30 ans. A noter la sortie également du DVD avec 3 titres en plus ‘Head Games’, ‘The Flame Still Burns’ et ‘Hot Blooded’. Bref, ce live est un très beau cadeau pour tous les fans du groupe et au-delà devrait faire connaître ce groupe au plus jeune car la musique de ‘Foreigner’ est accessible au plus grand monde...

Interprêtes

Mick Jones (Guitare), Kelly Hansen (Chant), Jeff Pilson (Basse, Chant), Tom Gimbel (Guitare, Saxophone, Chant), Michael Bluestein (Claviers), Bruce Watson (Guitare), Chris Frazier (Batterie)


Artiste : Shadow Merchant

Album : Tomorrow

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 29-06-2018

’Shadow Merchant’ est né de la rencontre de ‘Sean Reiter’ et de ‘Paul McGinnis‘ en 2007, tous les 2 radiologues, qui avaient comme passion commune le rock progressif. Un premier album ‘The Tunnel’ est sorti en 2014 et après des changements de line-up dont le départ du co-fondateur ‘Paul McGinnis‘ remplacé à la batterie par ‘David Lee’, 2018 voit la sortie de ‘Tomorrow’. D’entrée avec ‘Invisible Energy’, on est plongé dans un rock progressif énergique où la guitare est en avant l’orgue Hammond venant ici et là ammené une touche vintage. Avec ‘The Begining of the End’, on découvre tout le talent de la nouvelle vocaliste ‘Yvonne Blackwell’ sur un titre enlevé et dans un registre puissant. L’ambiance est plus calme sur ‘Everything’ et le duo entre Howard et Yvonne fonctionne à merveille. Le style me rappelle ‘Karnataka’ d’autant plus qu’Yvonne est dans le même registre qu‘Hayley Griffiths’. ‘A New Life’ continue dans ce style mélodieux et ‘Stars’ de plus de 10 minutes nous emmène dans un titre progressif fait de plusieurs tiroirs (mon coup de cœur). La suite nous réserve encore de belles surprises avec l’instrumental ‘Valkyrie’ très débridé, puis ‘Moving Standing Still’ nous ramène à un style rock plus conventionnel alors que le court ‘Summer’ est une très belle ballade. Bref, ce nouvel album des Américains de ‘Shadow Merchant’ est une belle surprise 2018 et ‘Tomorrow’ devrait plaire à un public aimant des formations de rock progressif accessible comme ‘Mostly Autumn’ ou ‘Karnataka’...

Interprêtes

Sean Reiter (Guitare), Howard Whitman (Chant, Basse), Yvonne Blackwell (Chant, Percussions), Michael LaBuono (Claviers), David Lee (Batterie)


Artiste : Finally George

Album : Life Is a Killer

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 30-06-2018

‘Finally George’ (de son vrai nom ‘Georg Hahn’) est un ingénieur du son Allemand qui a monté un projet dont il est le compositeur, le producteur et l’interprête. Je le cite, « J’ai toujours été inspiré par des groupes progressifs tels que Genesis, Blackfield et Supertramp. Contrairement à eux, cependant, je me concentre davantage sur les émotions ». Et effectivement, ses influences sont multiples et vont de la pop des années 70 où l’on pourrait citer des groupes comme les ‘Beatles’ ou ‘Barclay James Harvest’ jusqu’à des formations néo-progressives plus récentes comme ‘Blackfield’ ou ‘RPWL’. L’ambiance est globalement assez prenante avec de lents tempos où de belles mélodies accrocheuses et inspirées, sublimées par une production irréprochable, déroulent lentement leur histoire. Tous les titres mériteraient d’être décrits mais pour faire court, je vous parlerai de 2 titres centraux, tout d’abord le mélancolique ‘Remember Me’ qui peut rappeler certaines ambiances de ‘RPWL’ et la ballade ‘I’ll Be there’ qui mélange des influences pop des seventies et du progressif avec son solo final ‘Gilmourien’ simple mais dégageant une réelle émotion. En résumé, ‘Finally George’ a bien eu raison de passer de l’autre côté de la vitre du studio pour nous offrir un somptueux ‘Life Is a Killer’ qui est une réelle réussite est qui devrait plaire à tous ceux qui affectionnent un mélange subtil entre pop et rock progressif...

Interprêtes

Finally George (Chant, Guitares, Basse, Claviers), Todd Sucherman (Batterie, Percussions), Erlend Krauser (Guitare), John Engehausen (Guitare), Ralf Bittermann (Guitare), Erlend Krauser (Guitare), Fiete Felsch (Flûte), Matthias Pogoda (Piano), Detlef Bösche (Hammond)


Artiste : Elevation Falls

Album : What Will Be

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 01-09-2018

’Elevation Falls’ est un groupe Irlandais qui a été créé par la talentueuse chanteuse ’Hazel Jade’ en 2012 et après un EP en 2015, ils sortent leur premier album studio ’What Will Be’. Originaires de la même patrie que le groupe des années 70 ’Thin Lizzy’, ils comptent sur le soutien de la mère de ’Phil Lynott’ mais, malgré quelques titres comme ’Souls Burning’ et surtout ’Armies Rising’ où l’on retrouve ces tempos si familiers et le jeu de guitares de leurs ainés, il serait très réducteur de les limiter à une pale copie de ’Thin Lizzy’ car leur opus offre une grande variété de styles. Tout d’abord, avec des titres comme ’Vultures’, 'Never Be Me' ou ’Burn’, on embarque pour du hard-rock moderne, ensuite, avec 'Zombie' et 'Stand Down, ce sont des compositions toute en rupture de rythme et de puissance et enfin, ils nous offrent de belles ballades avec 'Dream of Me', 'Cheating Woman', 'Take Me Back' et le magnifique dernier titre éponyme de l'album. Et dans tous les cas, Hazel nous offre une interprétation toujours juste et authentique que ce soit dans les titres énergiques où elle montre toute sa puissance vocale mais également dans les titres plus calmes où sa voix dégage une réelle émotion. En résumé, les Irlandais de 'Elevation Falls' sortent un premier album de qualité offrant une belle variété entre énergie et douceur et, grâce à des compositions accessibles, 'What Will Be' est à conseillé à un large public naviguant entre rock et hard-rock...

Interprêtes

Hazel Jade (Chant, Piano, Guitare), Chris 'Crispy' Young (Guitare, Choeurs), Darragh Shields (Guitare, Choeurs), Gabriel Grecco (Basse, Choeurs), Alex Sanchez de Orduña (Batterie)


Artiste : Tangekanic

Album : Hotel Can’t Afford It

Date de Sortie : 27-04-2018

Ajouté le : 18-09-2018

Je reviens sur un album sorti déjà depuis plusieurs mois. ‘Tangekanic’, non ce n’est pas un nouveau groupe de musique mais simplement un regroupement d’artistes de 2 formations : ‘Karmakanic’ et ‘The Tangent’. ‘Hotel Can’t Afford It’ est un album live avec des titres des 2 groupes dont le magnifique ‘God, The Universe & Everything Else Nobody Cares About’ du dernier album ‘Dot’ (voir ici). Mais, au-delà des morceaux progressifs joués par le groupe au ‘New Jersey Proghouse’ en Octobre 2017, il y a cette chanson qui a été écrite pendant la tournée par ‘Andy Tillison’ pour répondre en musique aux attentats perpétrés durant 3 concerts : au ‘Manchester Arena’ en Angleterre, au ‘Bataclan’ à Paris et au ‘Harvest Festival’ à ‘Las Vegas’. Le titre est coupé en 2 par un silence de 30 secondes et la vidéo you-tube ci-dessus qui est illustrée par des photos envoyées par les fans de ‘The Tangent’ est d’une grande force émotionnelle. Bref, un tès beau live pour tous les fans de ‘The Tangent’ et de ‘Karmakanic’...


Liste des titres :
01. A Spark In The Aether [The Tangent]
02. Doctor Livingstone (I Presume) [The Tangent]
03. God, The Universe & Everything Else Nobody Cares About [Karmakanic]
04. Sanctuary In Music [Tangekanic]
05. Two Rope Swings [The Tangent]
06. Steer By The Stars [Karmakanic]

Interprêtes

Jonas Reingold (Basse), Andy Tillison (Claviers, Chant), Luke Machin (Guitare, Choeurs), Steve Roberts (Batterie), Goran Edman (Chant)


Artiste : StoneLake

Album : Thunder And Rain

Date de Sortie : 25-04-2018

Ajouté le : 13-06-2018

‘StoneLake’ est un groupe Suédois de rock mélodique dont les membres se connaissent depuis plus de 30 ans mais qui ont commencé à sortir des albums en 2006 et ‘Thunder And Rain’ est leur 7ème album. Ils nous proposent 11 titres dont une reprise de ‘Jennifer Lopez’ dans un style classique faisant référence aux groupes des années 80 comme ‘Toto’, ‘Asia’ ou ‘Foreigner’ et pour citer des groupes plus récents ‘WET’ (voir ici), ‘Prayer’ (voir ici) ou ‘FM’ (voir ici). L’ensemble est très accessible et on navigue entre des titres rythmés et mélodiques comme ‘Thunder And Rain’, ‘Hold On To You’, ‘Sent From Heaven’ ou ‘Where You Are Running’ entrecoupés de 2 ballades ‘Dreams’ et le puissant ‘Only Shadows’. Bref, même s’ils n’amènent pas de réelles nouveautés, ‘Thunder And Rain’ est un très bon album de rock mélodique et devrait plaire à tous ceux qui affectionnent les groupes cités plus haut...

Interprêtes

Peter Grundström (Chant, Choeurs), Jan Åkesson (Guitare, Claviers, Choeurs), Lasse Jison Johansson (Basse), Jens Westberg (Batterie)


Artiste : White Chameleon

Album : Asymmetric Man

Date de Sortie : 25-04-2018

Ajouté le : 23-06-2018

‘White Chameleon’ est un groupe de rock progressif originaire d'Espagne qui a sorti 2 LP en 2013 et 2015 (n’apparaissant pas sur Spotify) et c’est avec ‘Asymmetric Man’ qui vient de sortir que je les découvre. Leur style est très influencé par les différents courants progressifs qu’il s’agisse de formations des années 70 comme ‘Pink Floyd’ ou ‘Camel’ mais également de plus récentes comme ‘Marillion’ ou ‘Pendragon’. D’entrée, avec ‘The Eye of Tassili’, on découvre une ambiance progressive assez théâtrale renforcée par le chant caractéristique de ‘Jordi Mela’ avec des parties instrumentales très proches des ‘Floyds’. Les 2 titres suivants, ‘Laetoli’ et ‘Codex Giga’ de près de 10 minutes chacun, nous emmènent dans des compositions en plusieurs tiroirs avec des ruptures de rythme et d’intensité. La suite est à l’image de ce début avec l’instrumental ‘Scipio’, l’épique et grandiose ‘Asymmetric Man’, le psychédélique ‘Remembering London’ avec un son de guitare à la ‘Gilmour’ et l’opus se termine sur les 12 minutes de ‘The Scultures’ qui commence par des riffs de guitare plus incisifs et où l’on navigue entre puissance et douceur pour un titre typique de progressif. A noter également la pochette originale dont le making off est disponible ici) créée par ‘Mateo Lara‘. En résumé, les Espagnols de ‘White Chameleon’ sortent un album de qualité avec tous les ingrédients que l’on désire trouver dans le rock progressif mais néanmoins accessible par le plus grand nombre...

Interprêtes

Jordi Mela (Chant, Claviers), Juan Antonio Ponce (Guitare), Josep Romero (Basse), Israel Garrido (Batterie)


Artiste : anasazi

Album : Ask the Dust

Date de Sortie : 23-04-2018

Ajouté le : 28-06-2018

‘anasazi’ est un groupe Français qui a déjà une quinzaine d’années d’existence et qui a déjà sortir 4 LP dont seul le dernier de 2014 ‘1000 Yard Stare’ apparait sur Spotify. Les Grenoblois menés par ‘Mathieu Madani’ reviennent en 2018 avec un 5ème album ‘Ask the Dust’. Leur style peut être comparé au mélange des 2 projets de ’Steven Wilson’, ‘Porcupine Tree’ (dernière période pour le coté métal) et ‘Blackfield’ (pour le côté soft) avec également des influences multiples dans la pop et le rock des années 70. D’entrée, avec ‘Staring at the Sun’, les amateurs de néo-progressif se retrouveront en terrain connu avec en plus un petit clin d’œil sur quelques accords au ‘I Want You’ des ‘Beatles’. Suit le mélodique ‘Miles Away’ avec son refrain puissant puis ‘Feeling Nothing’ nous embarque dans une succession de ruptures de rythme et ‘Drift Away’ présente 2 facettes distinctes avec une première partie calme puis un crescendo emmené par la puissance des riffs de guitare. La suite nous renvoie toujours à ce mélange de progressif et de pop/rock plus classique comme dans le magnifique ‘Still I Can’t Hide’ avec une première partie classique couplet refrain et une deuxième partie qui nous ramène quelques décennies en arrière dans certains titres des ‘Floyds’ première période. En résumé, avec ce dernier album, les Grenoblois d’anasazi’ continuent à se forger leur propre identité dans le paysage progressif Français et confirme tout leur potentiel : si vous êtes amateur d’un style progressif accessible, ce ‘Ask fthe Dust’ est pour vous...

Interprêtes

Mathieu Madani (Guitare, Claviers, Chant), Christophe Blanc-Tailleur (Basse), Bruno Saget (Guitare), Anthony Barruel (Batterie) + Invités : Julie Barruel (Chœurs)


Artiste : Emphasis

Album : Soul Transfer

Date de Sortie : 21-04-2018

Ajouté le : 02-06-2018

‘Emphasis’ est un groupe Estonien qui, après un premier LP en 2016, sort son 2ème enregistement studio ‘Soul Transfer’. C’est un album concept où il est question de transférer l’âme humaine dans un environnement numérique pour qu’elle devienne éternelle. Côté musique, pas facile de leur donner un genre bien précis car ils mélangent des styles de musique aussi variés que du métal progressif, de la musique classique, du jazz et des sonorités contemporaines. Après l’introduction de bruitages électroniques ‘Loading’, ‘My Demon Friend Ver.1101’ est un bon exemple de cette diversité avec un mélange entre acoustique classique, sons électroniques, métal progressif et symphonique amené par la voix lyrique d’Anna Ganina’. Le titre suivant ‘Jester’ ajoute un côté Jazzy avec l’intervention du saxophone et de la trompette. La suite alterne de courts instrumentaux comme ‘Immersion Therapy’ tout en acoustique, le morceau de percussions ‘Voices In The City’ ou ‘Scrap of Cousciousness’ avec l’utilisation de cordes dans une mélodie classique avec des compositions plus complexes comme ‘Resonate’, ‘Electric God’ ou ‘Redemption Song’ qui demandent plusieurs écoutes pour les apprivoiser. On revient à un registre classique voir contemporain pour ‘the Metphisics of Love’ qui me rappelle l’ambiance du dernier album de ‘Marcela Bovio’ (voir ici) car Anna possède les mêmes intonations que la chanteuse Mexicaine, puis ‘Leviathans’ le titre le plus long de l’album, se rapproche du patchwork de styles du début de l’album tout comme ‘Hotel for the Lonely Ghost’ et l’album se termine sur un court titre d’accords de piano aux sonorités contemporaines. En résumé, ‘Soul Transfer’ est un album de qualité avec des compositions très recherchées qui, de part sa diversité, s’apprivoise petit à petit, écoute après écoute et de ce fait devrait être réservé à un public averti ouvert à des styles aussi hétéroclites que le jazz, le métal progressif ou la musique contemporaine...

Interprêtes

Anna Ganina (Chant), Pavel Korotaev (Guitare), Maxim Spiridonov (Guitare), Katya Gritskova (Basse), Stas Lint (Batterie), Vsevolod Tselepis (Claviers) + Invités : Raul Sööt (Saxophone), Allan Järve (Trompette), Alexander Smirnov (Violoncelle), Julia Mets (Violon), Oleg Lyutskevich (Guitare)


Artiste : Temperance

Album : Of Jupiter and Moons

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 23-05-2018

Après ‘The Earth Embraces Us All’ en 2016 (voir Ici), un live en 2017 ‘Mashere – A Night at the Theater’ en 2017 (voir Ici) et après un changement de line up qui a vu le départ de ‘Chiara Tricarico’ et l’arrivée de 2 nouveaux chanteurs, ‘Alessia Scolletti’ et ‘Michele Guaitoli’ , 2018, voit la sortie du nouvel album des Italiens de ‘Temperance’, ‘Of Jupiter and Moons’. Ils nous proposent toujours du métal symphonique et ce dernier opus est axé sur des compositions accessibles dès la première écoute avec des mélodies facilement assimilables comme le premier titre ‘The Last Hope in a World of Hopes’ qui ressemble à un mélange entre ‘Nightwish’ et ‘Within Temptation’. Avec ‘Broken Promises’, on continue dans le même style et le refrain met remarquablement en avant le duo au chant Alessia et Michele qui est réellement un plus dans ce genre de compositions. Suit ‘Of Jupiter and Moons’, très ‘Nighwishien’ puis le rythme se calme avec le beau mid-tempo ‘Everything I Am’ et ça repart de plus belle avec l’énergique ‘We are free’. Il faut attendre la fin de l’album pour la ballade ‘Empires and Men’ et le dernier titre de plus de 7 minutes résume bien l’ensemble avec tous les ingrédients qui en font un très bon titre symphonique et épique. En résumé, même si ce nouvel album est un peu plus orienté grand public par rapport au précédent, les Italiens de ‘Temperance’ sortent un album de qualité qui montre une évolution grâce notamment à leur nouveau duo vocal et qui les place dans le peloton de tête des groupes de métal symphonique...

Interprêtes

Alessia Scolletti (Chant), Michele Guaitoli (Chant), Marco Pastorino (Chant, Guitare), Luca Negro (Basse), Alfonso Mocerino (Batterie)


Artiste : Human Song

Album : Blue Spaces

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 26-05-2018

Etant Bisontin d’origine, c’est un comble mais c’est Spotify qui m’a fait découvrir ‘Human Song’ avec ce premier album ‘Blue Spaces’ qui est sorti en Avril 2018 et qui regroupe l’ensemble des compositions depuis leur début : le single ‘This Is Not a Song for War’, la captation de leur live au gouffre de poudrey (qui est une vaste et profonde salle souterraine près de Besançon) et de nouvelles compositions studio (certaines sont reprises du live). Même s’ils qualifient leur style de ‘post alternative rock’, en écoutant le live (voir la vidéo qui rend très bien l’ambience), l’atmosphère me donne l’impression de revenir quelques dizaines d’années en arrière avec les débuts de ‘Pink-Floyd’ (surtout dans la partie rythmique) avec cette recherche de nouvelles sonorités pour faire quelque chose d’unique. En lisant leur parcours (par exemple Jane a une formation lyrique classique et l’un des batteurs vient du milieu métal), on sent bien évidemment des influences multiples qui se mélangent et le résultat est une musique planante et atmosphérique ou la douce voix de Jane amène un côté hypnotique et aérien. C’est certain, cette originalité n’est pas forcément accessible immédiatement et demande quelques écoutes pour apprivoiser leur univers mais au final, ce premier album ‘Blue Spaces’ des Français de ‘Human Song’ est tout à fait bluffant et est un beau moment d’évasion à déguster tranquillement le casque sur les oreilles...

Interprêtes

Jane Lake (Chant, Piano), Mathew Corner (Basse), Thibault Vançon (Multi-Instrumenaliste), Matthieu Barthélemy Lienhard (Batterie), Theo Seemann (Batterie)


Artiste : Issa

Album : Run with the Pack

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 29-05-2018

‘Issa Oversveen’ sort son 5ème album studio et pour l’occasion, elle a fait appel à ‘Alessandro Del Vecchio’ (‘Voodoo Circle’, ‘Silent Force’) pour les compositions et la production; l’Italien a embarqué dans l’aventure des compatriotes de la scène métal pour compléter le line-up. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette collaboration fonctionne à merveille car il n’y a rien à jeter dans les 11 titres de l’album et le mot d’ordre est donné pour nous offrir 45 minutes de bon hard-rock mélodique accrocheur. Dès les premiers titres, ‘Am I Losing You’ et ‘Run with the Pack’, le rythme est donné avec 2 compositions puissantes et énergiques. La suite voit un beau duo avec l’Américain ‘Deen Castronovo’ (entre autres ‘Journey’ et ‘Ozzy Osbourne’), le mid-tempo ‘How Long’ plus classique et la mélodique power ballade ‘The Sound of Yesterday’. La 2ème partie de l’album est plus calme avec 3 belles ballades ‘Talk to Your Heart’, ‘Bittersweet’ et ‘Everything to Me’ et ‘Irreplaceable’ plus teinté AOR sans oublier la reprise en acoustique de ‘Talk to Your Heart’. Bref, même si ‘Run with the Pack’ ne révolutionne pas le genre, La Norvégienne ‘Issa Oversveen’ sort un album de qualité avec des titres très accessibles qui par conséquent le destine à un large public...

Interprêtes

Issa Oversveen (Chant), Alessandro Del Vecchio (Claviers), Simone Mularoni (Guitare), Andrea ToWer Torricini (Basse), Marco Di Salvia (Batterie) + Invité : Deen Castronovo (Chant)


Artiste : Black Stone Cherry

Album : Family Tree

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 30-05-2018

Et de 7 pour les Américains de ‘Black Stone Cherry’ : après ‘Kentucky’ en 2016 (voir Ici) et un EP (‘Black To Blues’) en 2017 où ils revenaient à leurs racines blues, 2018 voit la sortie de ‘Family Tree’. On ne change pas une équipe qui gagne et ce nouvel opus continue de délivrer du bon hard-rock avec des influences de groupes comme ‘ZZ Top’ (écoutez ‘Burnin’ c’est flagrant !!). D’entrée, avec des titres comme ‘Bad Habit’ et son magnifique solo de guitare dans un changement de tempo ou ‘New Kinda Feelin’ et sa rythmique qui ne peut que vous faire taper du pied, le ton est donné et ‘My Last Breath’ arrive juste à point pour un petit break et profiter de la voix toujours aussi poignante de ‘Chris Robertson’. La suite est à l’image du début avec par exemple ‘Dancin’ in the Rain’ qui voit la participation de ‘Warren Haynes’ comme pour mieux affirmer leurs racines ancrées dans le blues/rock des années 70 ou ‘You Got The Blues’ et ses riffs bien lourds. A noter les 2 titres ‘Ain’t Nobody’ et l’hommage à ‘James Brown’ qui ajoutent un côté soul à l’ensemble et le titre éponyme de l’album qui clot bien l’album avec son solo de guitare slide. En résumé, ‘Black Stone Cherry’ continuent leur petit bonhomme de chemin en nous délivrant un ‘Family Tree’ de qualité dans la tradition des artistes de blues/hard-rock Américains des années 70...

Interprêtes

Chris Robertson (Chant), Ben Wells (Guitare, Chant), Jon Lawhon (Basse, Chant), John Fred Young (Batterie, Claviers) + Invité : Warren Haynes (Guitare)


Artiste : Perfect Plan

Album : All Rise

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 05-06-2018

‘Perfect Plan’ est un groupe Suédois (un de plus !!) qui s’est formé en 2014 et qui après un premier single ‘In And Out Of Love’, sort son premier album studio ‘All Rise’. Dans la lignée des groupes de rock mélodique ou AOR comme leurs compatriotes ‘Last Autumn’s Dreams’, ‘Treat’ ou ‘Eclipse’, ils nous proposent 11 titres tous aussi mélodiques les uns que les autres. On navigue donc entre des compositions énergiques comme ‘Bad City Woman’, ‘Stone Cold Lover’ ou le très entraînant ‘What Can I do’ qui a un petit air d’Huriah Heep’, d’autres plus mid-tempo comme ‘In and out of Love’, ‘Gone Too Far’ ou ‘Too Late’. Au final, les Suédois de ‘Perfect Plan’ sortent un album de qualité, très accessible et pour tous les amateurs de rock mélodique, ‘All Rise’ est à consommer sans modération...

Interprêtes

Kent Hilli (Chant), Rolf Nordström (Guitare, Choeurs), P-O Sedin (Basse, Choeurs), Leif Ehlin (Claviers, Choeurs), Fredrik Forsberg (Batterie, Choeurs)


Artiste : CrossFire

Album : Drifting Ashore

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 09-06-2018

A l’écoute de ‘Drifting Ashore’, on pourrait facilement croire qu‘Allison Mareek’ et ‘Etienne Prieuret’ sont tous les deux Américains tellement ils maitrisent ce style si particulier entre blues, folk et rock des artistes du pays de l’oncle Sam (et ce n’est pas la reprise de ‘Masters of War’ de ‘Bob Dylan‘ qui peut dire le contraire). En fait, le duo est originaire de Paris et ils ont commencé leur aventure au Caveau des oubliettes quand Allison cherchait en 2014 un guitariste pour l’accompagner. D’entrée, avec ‘Hard as They Try’, on découvre la belle voix chaude et sensuelle d’Allison pour un titre semi acoustique typique du blues puis avec les titres suivant ‘Buffalo’ et ‘Feathers’, le ton est plus folk et le duo montre une belle complicité dans la fusion de leurs deux voix. Avec ‘Damages Goods – I Won’t Settle For’, ils nous embarquent dans un titre énergique beaucoup plus rock et on revient à une ambiance beaucoup plus calme avec ‘The Things We Should’nt Say’ où le duo sait également se sublimer dans la mélancolie. On reste dans cette ambiance avec ‘Song for the Fisherman’, ‘Drifting Ashore’ ou encore le poignant ‘Empty Minds & Prayers’ et ‘Colours’ est plus léger et fait penser au style de ‘Joan Beaz’. En résumé, ‘Crossfire’ est un duo très attachant qui sort un album de qualité et ‘Drifting Ashore’ est à conseiller à tous les amateurs de blues et de folk Américains...

Interprêtes

Allison Mareek (Guitare, Chant), Etienne Prieuret (Guitare, Chant), Jeff Ludovicus (Batterie), Thomas d'Arbigny (Basse), Nils De Caster (Violon, Mandoline), Julien Grattard (Violoncelle), Benoit Martin (Clarinette)


Artiste : Bullet

Album : Dust to Gold

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 12-06-2018

Avec ‘Dust to Gold’ , les Suédois de ‘Bullet’ sortent leur 6ème album depuis 2006 et continuent à nous offrir régulièrement du heavy métal énergique et efficace. Ce dernier opus ne déroge pas à la règle et pour ceux qui ne connaitraient pas le groupe, ‘Bullet’ pourrait être un croisement entre ‘Saxon’ et ‘AC/DC’. Autant vous dire qu’ils vivent leur musique à fond et que leurs compositions sont toujours aussi directs et speed comme ‘Speed and Attack, ‘Screams in the Night’ ou ‘Hollow Grounds’ et les titres qui le sont un peu moins sont tout aussi énergiques avec des riffs bien lourds et rythmés comme ‘Ain’t Enough’, ‘Highway Love’ (un clien d’œil à leurs ainés en remplaçant ‘Hell’ par ‘Love’ ?) ou encore ‘Forever Rise’. Pour l’anecdote, la pochette de l’album rend hommage à leur ancien bus Volvo qu’ils utilisaient pour les tournées (le ‘Bullet Bus’) et qu’ils ont remplacé par un bus plus moderne qui est tombé en panne ce qu’il les a obligés à annuler 2 dates, comme quoi !! Bref, même s’ils n’amènent pas de nouveautés au moulin du heavy métal, ce dernier album montre que les Suédois de ‘Bullet’ continuent à vivre leur musique avec passion et que si vous êtes fans du heavy métal des années 80, ce ‘Dust to Gold’ est fait pour vous...

Interprêtes

Hell Hofer (Chant), Hampus Klang (Guitare), Alex Lyrbo (Guitare), Gustav Hector (Basse), Gustav Hjortsjö (Batterie)


Artiste : HeKz

Album : Invicta

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 19-06-2018

C’est avec ‘Invicta’ que je découvre les Anglais de ‘HeKz’ qui ont déjà 2 albums studio à leur actif (‘Tabula Rasa’ ici et ‘Caerus' ici). A l’image de Tomorrow’s Eve (voir ici), ils nous proposent un métal progressif d’une variété et d’une richesse incroyable qui puise ses inspirations dans une multitude de formations et dans plusieurs générations d’artistes qui vont de ‘Queen’ à ‘Dream Theater’. Tout d’abord, après une première écoute, on ne sait plus tellement dire quel style prévaut tellement ils touchent à tout ; certes, la première partie de l’album est orienté métal mais à partir d’Ultimatum’, ce n’est plus si flagrant que ça, car les mélanges de sonorités et de rythmes font que même les parties puissantes et rapides ne sont jamais agressives. Il faudrait prendre un à un chaque titre mais je me contenterai pour limiter cette chronique de parler du titre le plus long de l’album ‘The Devil’s Coin’ qui regroupe toutes les atmosphères en un seul titre : tout d’abord, une introduction puissante qui précède le thème épique et très mélodique pour arriver à une première partie calme chantée qui petit à petit prend de l’ampleur avec l’arrivée des instruments électriques puis qui retombe pour une partie instrumentale faisant penser au début du métal progressif et qui s’étire en explorant coins et recoins; quelques accords de basse et la suite explose dans une partie rapide et complexe où se mélangent claviers et guitare et où la section rythmique joue un rôle prépondérant et qui finit dans une partie chantée entêtante qui laisse sa place après une pause susurrée du titre à un final grandiose reprenant le thème de départ. Il est certain qu’une telle densité ne peut s’apprivoiser en une seule écoute et que c’est le genre d’album qu’il faut s’approprier petit à petit d’autant plus que la richesse des arrangements (entre autres de belles harmonies vocales) fait que l’on découvre toujours de nouveaux détails. En résumé, les Anglais de ‘HeKz’ sortent certainement un des albums de l’année en métal progressif mais ‘Invicta’ ne devrait pas être limité uniquement au public de ce style mais également toucher les personnes ouvertes à un mélange de genres dans la musique progressive en général…

pour ceux qui seraient intéressés, ce lien donne plus d’informations sur le thème de l’album.

Interprêtes

Matt Young (Chant, Basse), Al Beveridge (Guitare, Choeurs), Tom Smith (Guitars, Choeurs), James Messenger (Claviers), Kirk Brandham (Batterie)


Artiste : Anyone’s Daughter

Album : Living In The future

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 20-06-2018

‘Anyone’s Daughter’ est un groupe qui a été créé dans les années 70 par ‘Uwe Karpa’ et ‘Matthias Ulmer’ et qui s’est fait connaître en jouant des reprises de ‘Deep Purple’ (leur nom est une des chansons du groupe Anglais). Assez actifs dans les années 70/80 durant lesquelles ils ont sorti plusieurs albums, ils ont ensuite connu de multiples changements de line up et des périodes d’inactivité. En 2015, ‘Uwe Karpa’ quitta le navire laissant ‘Matthias Ulmer’ seul maître à bord. 2018 voit donc la sortie sous le nom ‘Anyone’s Daughter’ d’un nouvel album qui peut être vu comme un nouveau départ car le style n’a pas grand-chose à voir avec le rock progressif qu’ils avaient développé dans le passé. On pourrait situer ce nouvel opus entre pop, folk et rock avec des compositions accessibles et assez standards entre ‘Elton John’, ‘Billy Joel’ et ‘Cat Stevens’. On navigue donc dans un registre grand public entre acoustique et semi-acoustique où les lignes mélodiques sont harmonieuses. En résumé, les Allemands d‘Anyone’s Daughter’, même si l’évolution de leur style ne peut être comparé à ce qu’ils ont fait dans le passé, sortent un bon album accessible pour le plus grand nombre...

Interprêtes

Matthias Ulmer (Clavier, Piano, Chant), John Vooijs (Chant), Uwe Metzler (Guitare) + Invités : Peter Kumpf (Batterie), Patrick "Paco" Müller (Basse), Leo Schmidthals (Basse), Mick Jackson (Chant), Heinz Rudolf Kunze (Chant), Dani Suara (Chant), Tayfun Ünlü (Chant), André Carswell (Chant)


Artiste : Stevie McLaughlin

Album : Toy Empires

Date de Sortie : 20-04-2018

Ajouté le : 21-09-2018

Le guitarise Irlandais ‘Stevie McLaughin’ qui officie dans les groupes ‘Sandstone’ (voir l’album ‘Tides Of Opinion’ qui date de 2006 et qui vient d’être remastérisé ici) et ‘IronHeart’, sort un premier album studio en solo, c’est-à-dire qu’il assure non seulement la guitare et le chant mais également joue de tous les instruments et est l’auteur/compositeur, a mixé l’album et même imaginé la pochette. ‘Between Life & Death’ plante le décor dans un style hard-rock mélodique avec une rythmique énergique qui vous fait taper du pied en mesure et une belle démonstration à la guitare et au chant. Bizarrement placé en 2ème position, ‘Shadows Alone’ est une belle power ballade qui montre un tout autre visage de cet artiste complet dans un registre plus calme et avec ‘Apocrypha’ de près de 8 minutes, Stevie nous emmène dans une ambiance progressive découpée en plusieurs parties. La suite est variée et alterne du métal mélodique comme l’entraînant ‘Immortal Rose’ et du métal progressif comme ‘Prophetic Skies’ et la 2ème ballade ‘Depletion’ permet une pause avant les 2 derniers titres dont ‘Memories of Eden’ de plus de 10 minutes qui clôt l’album de très belle manière (ce titre n’est pas disponible sur Spotify pour l’instant). En résumé, ce premier album solo de ‘Stevie McLaughin’ confirme tous ses talents de guitariste mais également, ce que l’on savait un peu moins, ceux d’artiste complet car ce ‘Toy Empires’ est un excellent album qui devrait plaire à tous ceux qui naviguent entre hard-rock et métal progressif...

Interprêtes

Stevie McLaughlin (Chant, Guitare, Basse, Claviers, Batterie)


Artiste : Metalwings

Album : For All Beyond

Date de Sortie : 19-04-2018

Ajouté le : 28-05-2018

‘Metalwings’ est un groupe Bulgare fondée par la chanteuse classique ‘Stela Atanasova’ en 2010 avec l’idée de combiner des éléments de la musique classique avec du métal mélodique. Après un premier EP en 2016 ‘Fallen Angel in the Hell’ (voir ici) qui donnait déjà un bon aperçu du style symphonique du groupe, 2018 voit la sortie du premier album ‘For All Beyond’ qui contient 8 titres originaux, les 2 titres ‘Fallen Angel in the Hell’ et ‘Immortal Metal Wings’ apparaissant déjà sur le premier EP. D’entrée, le très épique ‘End of War’ où Stela fait déjà remarquer sa belle technique de chant débute par une partie classique sur laquelle viennent petit à petit s’ajouter les instruments électriques. Suit ‘Secret Town’ qui est très mélodique et qui accroche dès la première écoute puis, ‘Immortal Motal Wings’ enfonce le clou et on pourrait situer les influences entre ‘Amberian Dawn’ et ‘Nighwish’ en passant par ‘Within Temptation’. Avec ‘When We Pray’, c’est la première ballade faisant intervenir la flûte et où Stela montre une belle sensibilité dans son chant. La suite enchaîne des titres tous aussi mélodiques les uns que les autres et on peut noter la 2ème ballade acoustique ‘Tujni Serza’ chantée par Stela dans sa langue natale dont les accents du langage Bulgare amènent une émotion toute particulière et la très belle version orchestrale de ‘For All Beyond’. Au final, les Bulgares de ‘Metalwings’ emenés par une chanteuse exceptionnelle (certainement ce petit plus de l’âme Slave), sortent avec ‘For All Beyond’ un album d’une grande qualité et très prometteur qui leur permettra sans doute de rivaliser avec les groupes majeurs de métal symphonique...

Interprêtes

Stela Atanasova (Chant, Violon, Claviers), Grigor Kostadinov (Guitare), Krastyo Jordanov (Guitare, Flûte, Chœurs), Milen Mavrov (Basse), Angel Kitanov (Claviers), Blackie (Batterie)


Artiste : Shadowlight

Album : Stars Above the City

Date de Sortie : 18-04-2018

Ajouté le : 06-06-2018

‘Shadowlight’ est un groupe de rock progressif Anglais qui a sorti un album en 2012 (‘Twilight Canvas’) et plus rien jusqu’à 2018 avec ce nouvel opus ‘Stars Above the City’. Ça démarre avec le court ‘Adreline Bomb’ qui après une introduction de quelques bruitages nous déverse des riffs de guitare incisifs pour un titre très énergique puis, sans transition, ‘Gravity’ continue dans un rythme assez soutenu pour un titre mélodique avec un première partie chantée qui précède une partie instrumentale avec un beau solo de guitare et après une courte pause, le final plus classique alterne parties instrumentales et chantées. Avec les titres suivants ‘Summerfade’ et ‘Dusseldorf’, le style se veut plus progressif et fait penser à des groupes comme ‘Blackfield’ (voir leur dernier album ici) ou ‘Sylvan’ (dernier album sur Spotify ici). La suite est du même niveau avec de belles mélodies accessibles dès la première écoute et avec des arrangements riches et travaillés, chaque membre du groupe amènant sa pierre à l’édifice pour un formidable résultat d’ensemble. Le dernier titre ‘Undending’, avec ses 12 minutes et sa construction en 3 parties est un bon résumé du style progressif du groupe qui développe des ambiances recherchées tout en restant très accessibles. En résumé, les Anglais de ‘Shadowlight’ reviennent en force avec ce nouvel album qui est une bonne surprise 2018 et, si vous aimez le rock progressif accessible, ‘Stars Above the City’ est fait pour vous...

Interprêtes

James Hodkinson (Guitare, Chant), Mark Wilson (Piano, Claviers, Chant), Ed Williamson-Brown (Basse), Carl Cole (Batterie)


Artiste : Bonfire

Album : Temple of Lies

Date de Sortie : 13-04-2018

Ajouté le : 18-05-2018

Après un excellent ‘Byte The Bullet’ en 2017 (voir Ici) et la tournée qui a suivi, les Allemands de ‘Bonfire’ reviennent avec un nouvel album en 2018, ‘Temple of Lies’. On se dit qu’avec des sorties aussi rapprochées, le risque est de s’essoufler surtout dans ce style de musique car il faut constament accrocher le fan avec des compositions accrocheuses. Eh bien, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouvel opus remplit parfaitement son objectif et, pour ma part, est peut-être encore au dessus du précédent. Après une courte introduction instrumentale ‘In The Beginning’, c’est parti pour environ 45 minutes de bon hard-rock puissant et mélodique si je ne compte pas les 19 minutes du dernier titre ‘Friedensreich II - The Return Of The Zünsler Into The T.O.L.’ qui est plus un grand patchwork sonore mélangeant paroles et musique qui se veut humoristique mais qui n’est pas forcément du meilleur goût. ‘Temple Of Lies’ ouvre le bal avec une rythmique d’enfer et un refrain qui va faire fureur en concert et si vous ne bougez pas tout votre corps sur ce titre, c’est que vous n’êtes pas fait pour cette musique car la suite est du même ordre, même si certains titres se rapprochent d’un hard-rock plus AOR comme ‘On the Wings of an Angel’ ou sont plus mid-tempo tout en gardant la même puissance comme ‘Feed The Fire (Like The Bonfire)’. La power ballade n’est pas oubliée avec ‘Comin’ Home’ qui est reprise en acoustique en fin d’album et si vous êtes adeptes de ces compositions, sachez que ‘Bonfire avait fait un somptueux album en 2009 de ballades disponible sur Spotify (voir Ici). En résumé, ‘Bonfire’ continue de perpétuer de belle façon du bon hard-rock mélodique depuis plus de 30 ans : ‘Temple of Lies’ est encore là pour le prouver et, pour tous les fans de ce style, ce dernier album est à consommer sans modération...

Interprêtes

Hans Ziller (Guitare, Choeurs), Alexx Stahl (Chant), Ronnie Parkes (Basse, Chœurs), Frank Pane (Guitare, Choeurs), Tim Breideband (Batterie)


Artiste : Frequency Drift

Album : Letters to Maro

Date de Sortie : 13-04-2018

Ajouté le : 19-05-2018

Le groupe Allemand ‘Frequency Drift’ continue à sortir à peu près tous les ans un nouvel album et ‘Letters to Maro’ est leur 8ème enregistrement studio sorti sous le label indépendant ‘Gentle Art of Music‘ créé par ‘Kalle Wallner’ et ‘Yogi Lang’ (RPWL). Mené par le multi-instrumentiste et compositeur ‘Andreas Hack’, ce nouvel opus intègre une nouvelle chanteuse ‘Irini Alexia’ qui est également l’auteur et les différents titres racontent par l’intermédiaire de lettres, l’histoire d’un homme qui revient à l’endroit où il a grandi avec tous les souvenirs qui remontent à la surface. L’ambiance est donc mélancolique et remplie d’émotion tout en gardant une certaine légèreté et la voix aérienne et planante d’Irini se prête très bien à cette atmosphère générale. Le style se rapproche d’un rock progressif des années 70 où l’on retrouve des influences de formations comme ‘Renaissance’ (‘Izanami’ ou ‘Escalator’) ou ‘Mike Oldfield’ (‘Dear Maro’ ou ‘Who’s Master’) avec un mélange de modernisme avec l’ajout ici et là de sonorités électroniques. Bien entendu, comme souvent dans ce cas, il est nécessaire de s’approprier chaque titre et c’est après s’être imprégné de chaque détail que l’on découvre toute la richesse de ces compositions qui alternent tensions et détentes débordant d’émotion. En résumé, ce ‘Letters to Maro’ est un album d’une grande qualité et d’une grande sensibilité amenée en partie par la superbe voix d’Irina et c’est tout à fait le style de musique qu'il faut écouter tranquillement au casque dans un endroit calme pour profiter à fond de ce voyage mélancolique...

Interprêtes

Andreas Hack (Claviers, Guitare), Irini Alexia (Champ), Nerissa Schwarz (Harpe, Mellotron), Wolfgang Ostermann (Batterie) + Invités : Michael Bauer (Guitare), Marco Geipel (Basse)


Artiste : Beth Hart

Album : Front and Center (Live from New-York)

Date de Sortie : 13-04-2018

Ajouté le : 25-05-2018

‘Beth Hart’ est encore sur le devant de la scène car, après 2 albums en 2015 et 2016 (voir Ici et Ici) et le duo aec ‘Joe Bonamassa’, ‘Black Coffee’ en 2018 (voir Ici), elle sort un live en CD et DVD, ‘Front and Center’ (le dernier ‘Live At Paradiso’ datant déjà de 2005). Et pour l’occasion, c’est dans un Club de ‘New-York’ qu’elle a choisi d’enregistrer ce nouveau concert et dans cet endroit intime, l’atmosphère se prette très bien à des compositions calmes et mis à part quelques titres énergiques et puissants comme ‘Delicious Surprise’ ou ‘Fat Man’, elle a adapté sa set-list a des titres qui collent beaucoup plus avec l’endroit où elle nous démontre une fois de plus toute son authenticité et sa sensibilité dans ses différents registres qu’ils soient Blues (‘Baddest Blues’), Soul (‘Let’s Get Together’), Jazz (‘Jazz Man’) ou tout simplement dépouillé (‘St. Teresa’ ou ‘Tell Her You Belong To Me’). En résumé, pour ceux qui en doutaient encore, ce dernier album ‘Front and Center’ est encore la preuve que ‘Beth Hart’ est une artiste entière faite pour la scène où elle prend toute sa dimension, une sorte de 2ème maison en sorte...

Interprêtes

Beth Hart (Chant, Piano, Guitare, Basse), Bob Marinelli (Basse), Bill Ransom (Batterie), Jon Nichols (Guitare, Choeurs) + Invité : Sonny Landreth (Guitare)


Artiste : Station

Album : More Than The Moon

Date de Sortie : 13-04-2018

Ajouté le : 22-06-2018

Après ‘No Hot Ashes’, voici les Américains de ‘Station’ qui évoluent dans le même style que les Irlandais et qui ont sorti un premier album en 2015. ‘More Than The Moon’ est donc leur 2ème opus et ils nous offrent 12 compositions accessibles qui font référence à la période rock et hard-rock mélodique des années 80. Pour ne retenir que quelques titres, je citerai ‘More Than The Moon’ pour son refrain entêtant qui vous rentre immédiatement dans la tête, ‘I Won’t Break Your Heart’ pour ses riffs de guitare rappelant ‘Asia’, la ballade typique du rock FM ‘Lie to You’ et le beau final acoustique ‘Walking Away’. En résumé, ‘Station’, même s’ils n’amènent pas de réelles nouveautés, sortent un bon album de rock mélodique et ‘More Than The Moon’ devrait plaire à tous ceux qui aiment les groupes de ce style des années 80...

Interprêtes

Patrick Kearney (Chant), Chris Lane (Guitare), Emi Asta (Basse), Tony Baptist (Batterie)


Artiste : Tara Lynch

Album : Evil Enough

Date de Sortie : 13-04-2018

Ajouté le : 03-09-2018

‘Tara Lynch’ est une guitariste, chanteuse et compositrice Américaine qui a participé à l’aventure du dernier album du groupe Belge ‘Beyond the Labyrinth’ en 2017 (voir ici) et qui a décidé de sortir avec des artistes renommés de la scène métal un premier album sous le nom ‘Evil Enough’. Pour ceux qui connaissent le style de l’Américaine, on embarque sans surprise pour 42 minutes de heavy metal mélodique qui font la part belle à de somptueux solis de guitares car l’album contient 4 instrumentaux (‘Exit the Warrior’, ‘Gui-Tara Rises’, ‘Enigmatic’ et ‘Feckless Lock’) dans lesquels Tara montre tous ses talents de guitariste. Sur les 6 autres titres, ‘Tara’ partage le chant avec ‘Mark Boals’ et s’il ne fallait retenir que quelques compositions, je citerais la belle ballade ‘KringeWorthy’ où la chanteuse montre son côté soft et ‘Banished from my Kingdom’ qui est un puissant mid-tempo avec, dans les 2 cas, des lignes mélodiques qui vous rentre immédiatement dans la tête. En résumé, ce premier bébé de ‘Tara Lynch’ est un très bon album dans la grande tradition du métal des années 80 et si vous êtes fan de métal authentique et indémodable qui met en avant les solis de guitare électrique, ce ‘Evil Enough’ est fait pour vous...

Interprêtes

Tara Lynch (Chant, Choeurs, Guitare), Vinny Appice (Batterie), Mark Boals (Chant, Choeurs), Bjorn Englen (Basse), Tony MacAlpine (Claviers), Glen Sobel (Batterie), Phil Soussan (Basse), Brent Woods (Choeurs, Claviers)


Artiste : Lyria

Album : Immersion

Date de Sortie : 11-04-2018

Ajouté le : 17-05-2018

Quatre ans après ‘Quatasis’ qui avait été bien accueilli dans le milieu du métal symphonique, les Brésiliens de ‘Lyria’ sortent un 2ème album studio ‘Immersion’ grâce à une campagne de financement participatif. Fondé par la chanteuse et compositrice ‘Aline Happ’, ils évoluent dans un style dont les lignes mélodiques sont assez proches de ce que peuvent faire des groupes connus comme ‘Within Temptation’ ou ‘Imperia’ (voir Ici), ou d’autres moins connus comme ‘Blood Red Soul’ (voir Ici) ou ’Sleeping Romance’ (voir Ici). D’entrée, ‘Follow the Music’ est un titre puissant et épique accessible grâce à son refrain facile à mémoriser puis ‘Get What You Want’ continue dans cette direction avec quelques voix extrèmes qui font penser à certains titres de ‘Leave’s Eyes’ et avec ‘Let Me Be Me’, le rythme ralentit pour un mid-tempo puissant et un refrain toujours aussi mélodique. La suite est à l’image de ce début avec des compositions puissantes et mélodiques entrecoupées d’une power ballade ‘Last Forever’ et l’album se termine avec la belle ballade semi-acoustique ‘Run to You’. En résumé, même s’ils n’ont pas encore réussi à se forger leur propre style alors qu’ils en ont sans doute la capacité, ‘Lyria’ sortent un album de qualité qui devrait plaire à tous les fans des groupes cités plus haut et, grâce à des compositions accessibles, ‘Immersion’ est également un bon moyen de découvrir le métal symphonique pour tous ceux qui ne connaissent pas ce style de musique...

Interprêtes

Aline Happ (Chant), Thiago Zig (Basse), Rod Wolf (Guitare), Thiago Mateu (Batterie)


Artiste : Delusion Squared

Album : Anthropocene

Date de Sortie : 07-04-2018

Ajouté le : 14-05-2018

‘Delusion Squared’ est un groupe Français qui sort son 4ème album studio avec ‘Anthropocene’ dont le thème traité est lié à la recherche de solutions pour nous adapter aux les changements très importants de notre époque présents et futurs. En ce qui concerne le style, le groupe évolue dans un rock progressif atmosphérique et mélodique avec des influences puisées dans les grandes formations de ce style des années 70 avec en tête bien évidemment les ‘Floyds’. Ce dernier album voit également un changement de line up car ‘Lorraine Young’ qui était la chanteuse du groupe n’est plus là et c’est donc ‘Steven Francis’ qui prend la place et sa voix s’intègre parfaitement dans le style de l’ensemble. 11 titres entre 5 et 7 minutes pour plus d’une heure de musique au total, voilà le programme et d’emblée, avec ‘Devolution’, c’est une composition atmosphérique qui accroche dès la première écoute grâce à construction qui déroule lentement sa mélodie aérienne. Suit ‘An Ominous Way Down’ magnifique titre semi acoustique qui continue dans cette ambiance feutrée et la chanson suivante ‘Necessery Evil’ me fait penser à la douceur de certains titres de ‘Barclay James Harvest’. La suite est à l’image des ces 3 premiers titres, une succession de belles mélodies qui permettent de s’évader dans un univers délicat et calme comme dans ‘To This Day’, ‘The Promised Land’ ou ‘The Great Leap’ avec de petites incursions dans des titres plus énergiques et électriques mais tout autant mélodiques comme ‘Walls and Protection’, ‘Under Control’ ou ‘Original Sin’ et tout ceci se finit dans une composition isntrumentale très épurée qui clot magnifiquement l’opus. Bref, comme vous l’aurez compris, les Français de ‘Delusion Squared’ sortent un album rempli de très belles compositions qui devraient plaire à tous ceux qui sont amateurs de pop/rock progressif à tendance atmospérique et pour moi, ce ‘Anthropocene’ vient s’ajouter à la discothèque idéale dans ce style de musique...

Interprêtes

Steven Francis (Guitare, Chant, Batterie), Emmanuel de Saint Méen (Basse, Claviers, Chœurs), Emilie De Neef (Flûte, Chœurs)


Artiste : Blackberry Smoke

Album : Find a Light

Date de Sortie : 06-04-2018

Ajouté le : 04-05-2018

‘Blackberry Smoke’ est un groupe Américain qui a déjà une quinzaine d’année d’existence et qui sort son 6ème album ‘Find a Light’. Dans la mouvance du rock sudiste influencé par la musique country, ils continuent de perpétuer cette musique dont l’origine remonte à la fin des années 50 et popularisé par des groupes comme ‘The Allman Brothers Band’ dans les années 60 puis ‘Lynyrd Skynyrd’ dans les années 70. On retrouve donc le style typique avec des compositions rock énergiques comme ‘Flesh and Bone’, ‘Run Away from It All’, ‘The Crooked Kind’, ‘Best Seat in the House’ ou ‘Nobody Gives a Damn’ qui accrochent toutes dès la première écoute mais aussi des titres plus calmes toujours dans la même tradition comme ‘Medicate My Mind’, ‘I’ve Got his Song’, ‘Seems so Far’, ‘Till The Weels Fall Off’ ou ‘Let Me Down Easy’ qui permettent de varier les ambiances. A noter le titre ‘I’Il Keep Rambin’ qui assemble de belle manière une rythmique rapide et un accompagnement gospel et la dernière et magnifique chanson ‘Mother Mountain’ qui aurait pu figurer sur un album ‘Crosby, Still, Nash & Young’ dans les années 70 avec l’apport des chœurs du groupe ‘The Wood Brothers’. Bref, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, ‘Find a Light’ est rempli de bonnes compositions authentiques et finalement très intemporelles et ce dernier album de ‘Blackberry Smoke’ est à conseiller à tous ceux qui affectionne le southern-rock ou le west-coast qui sont 2 styles assez proches de rock Américain...

Interprêtes

Charlie Starr (Chant, Guitare), Richard Turner (Basse, Chant), Brit Turner (Batterie), Paul Jackson (Guitare, Chant), Brandon Still (Claviers) + Invités : Robert Randolph (Guitare), Amanda Shires (Chant, Violon), The Wood Brothers (Chant)


Artiste : Kamelot

Album : The Shadow Theory

Date de Sortie : 06-04-2018

Ajouté le : 05-05-2018

3 ans après ‘Haven’ qui avait fêté le 20ème anniversaire de son premier album, ‘Kamelot’ sort un nouvel opus ‘The Shadow Theory’, un concept album qui raconte comment dans un un monde futur le pouvoir a mis la main sur les citoyens pour mieux les contrôler et l’objectif de certains est de trouver cette clé qui leur permet de pouvoir reprendre leur destin en main (toute ressemblance avec un monde existant… !!). Ce thème est donc cousu sur mesure pour le style power symphonique du groupe et côté musique on est dans la continuité des albums précédents avec un aspect symphonique mis en avant grâce à l’orchestration omni-présente et ils ont particulièrement travaillé les mélodies qui vous accrochent dès la première écoute comme dans le magnifique refrain de ‘Burns To Embrace’ repris sur le final par un chœur d’enfants. De plus, la diversité des titres permet de varier les ambiances entre les titres puissants et énergiques et d’autres plus calmes comme la belle ballade ‘In Twilight Hours’, le mid-tempo ‘Static’ ou encore ‘Stories Unheard’ qui mélange douceur et puissance et le dernier titre ‘The Proud and the Broken’ résume bien l’ensemble de l’album : une mélodie accrocheuse et une alternance de parties puissantes et calmes. Bref, ‘The Shadow Theory’ confirme que ‘Kamelot’ continue à nous offrir des albums de plus en plus aboutis et ce dernier album devrait plaire à tous les fans mais également toucher un public amateur de métal qu’il soit power, mélodique ou symphonique comme a su le faire ‘Serenity’ dans son dernier album (voir Ici)...

Interprêtes

Tommy Karevik (Chant), Thomas Youngblood (Guitare), Oliver Palotai (Claviers), Sean Tibbetts (Basse), Johan "Jo" Nunez (Batterie)


Artiste : Whyzdom

Album : As Time Turns to Dust

Date de Sortie : 06-04-2018

Ajouté le : 06-05-2018

Après ‘Symphony for a Hopeless God’ sorti en 2015, ‘As Time Turns to Dust’ est le 4ème album des Français de ‘Whyzdom’. Comme son prédécesseur, le style symphonique a grand renfort de chœurs programmés par ‘Vynce Leff’ accompagnent l’excellente ‘Marie Rouyer’ qui prend toute sa dimension sur ce dernier opus. D’entrée, avec ‘Armour of Dust’, une introduction orchestrale majestueuse remplie de chœurs précède une composition puissante où les arrangements apparaissent encore plus recherchés qu’auparavant. Comme pour enfoncer le clou, le titre suivant ‘Armaggedon’, me fait encore une plus grande impression et le refrain fait penser au refrain de ‘Shudder Before The Beautiful’ de ‘Nightwish’. Suit ‘Fly Away’ qui en remet une couche avec tout ce que l’on désire trouver dans du métal symphonique : des chœurs grandioses, des parties puissantes alternant avec d’autres plus calmes dans lesquelles la chanteuse adapte sa technique de chant, des guitares déversant des riffs bien incisifs et une section rythmique qui sait ajuster le bon accompagnement. Ces 3 premiers titres sont tellement denses que ‘The Page’ arrive à point nommé pour se remettre de nos émotions avec une composition qui commence calmement mais qui monte en crescendo vers un final imposant. La suite est à l’image du début avec des compositions toujours aussi prenantes qu’il faudrait toutes les citer et la densité de chaque titre demande forcément plusieurs écoutes pour apprivoiser l’ensemble. En résumé, comme vous l’aurez compris, même si ce genre d’album restera sans doute réservé à un public averti, ‘As Time Turns to Dust’ est à rajouter à la discothèque idéale de tout amateur de métal symphonique à chanteuse et ‘Whyzdom’ nous montre qu’ils sont désormais au même niveau que tous les ténors du genre réunis...

Interprêtes

Marie Rouyer (Chant), Vynce Leff (Guitare), Regis Morin (Guitare), Marc Ruhlmann (Clavier), Tristan Demurger (Basse), Nico Chaumeaux (Batterie)


Artiste : Stagma

Album : Stagma

Date de Sortie : 06-04-2018

Ajouté le : 24-05-2018

‘Stagma’ est un nouveau projet de métal mélodique qui a été créé par ‘Alexandre Santos’ (‘Scar For Life’) et qui a débauché pour l’occasion des artistes de la scène métal avec en tête le chanteur de ‘Scar For Life’, ‘Rob Mancini’. Mis à part l’introduction ‘Genesis’ et le final ‘To Be Continued’ qui ont été composés au synthétiseur par ‘Jeroen Tel’, l’ensemble est rempli de compositions énergiques et puissantes qui ont comme seul objectif de vous faire bouger au rythme de la musique : ‘Pokerface’ ouvre le bal avec une rythmique efficace et une mélodie qui ne vous quitte plus, et les titres qui suivent ‘Rocket Machine’, ‘Faces In The Mirror’ et ‘Promise Me’ continuent dans le même style. L’instrumental ‘Gates of Valhalla’ en milieu d’album permettent de souffler un peu, puis c’est reparti de plus belle avec ‘Bounty Hunter’ ou ‘Sister Sister’. Bref, même si ‘Stagma’ n’amène pas de réelles nouveautés au moulin du métal mélodique, ce premier opus est rempli de bonne énergie lourde et puissante et devrait plaire à tous les fans de métal mélodique...

Interprêtes

Rob Mancini (Chant), Alexandre Santos (Guitare), Neil Fraser (Guitare), Joe Petro (Basse), Vinny Appice (Batterie), Patrick Johansson (Batterie) + Invités : Simon Wright (Batterie), Jeroen Tel (Synthétiseur)


Artiste : Shadygrove

Album : In The Heart of Scarlet Wood

Date de Sortie : 06-04-2018

Ajouté le : 11-06-2018

Avec le premier album ‘In The Heart of Scarlet Wood’ des Italiens de ‘Shadygrove’ nous partons pour un voyage dont les influences sont tirées de groupes de folk avec en tête la formation de ‘Candice Night’ et de ‘Ritchie Blackmore’, ‘Blackmore’s Night’ (voir ici). Mené par ‘Lisy Stefanoni’ qui est la chanteuse du groupe de métal ‘Evenoire’, ‘Shadygrove’ nous embarque pour 47 minutes de belles mélodies joyeuses et harmonieuses que le violoniste ‘Fabio Lethien Polo’ qualifie de « folk celtique, ethnique et acoustique ». Tous les titres sont très accessibles et on peut citer les belles mélodies entraînantes comme ‘Scarlet Wood’, ‘My Silver Seal’, ‘The Port of Lisbon’ ou ‘This Is The Night’ mais également des compositions plus mélancoliques où la douce et chaleureuse voix de Lisy s’accorde parfaitement à ce type de titres comme dans ‘Eve of Love’, ‘Cydonia’ ou encore ‘Northern Lights’. A noter que l’ensemble peut également être comparé à ce qu’a pu faire ‘Arjen Lucassen’ dans la version ‘Gentle’ de ‘The Gentle Storms' (voir ici). En résumé, même si les membres de ‘Shadygrove’ sont issus de groupes de métal comme ‘Elvenking’, ‘Sound Storm’ et ‘Evenoire’, on est bien loin des riffs saturés de guitare et ‘In The Heart of Scarlet Wood’ montre une autre très belle facette de ces artistes pour le plus grand plaisir des amateurs de folk acoustique...

Interprêtes

Lisy Stefanoni (Chant, Flûte), Fabio Lethien Polo (Violon), Matteo Antoni (Guitare), Davide Papa (Basse), Elena Crolle (Claviers), Simone Morettin (Batterie, Percussions)


Artiste : Crystal Palace

Album : Scattered Shards

Date de Sortie : 06-04-2018

Ajouté le : 22-07-2018

‘Crystal Palace’ est un groupe Allemand né dans les années 90 et qui sort son 8ème album ‘Scattered Shards’. Ils évoluent dans du rock néo-progressif dans la lignée de groupes comme ‘Arena’ (voir ici), ‘Pendragon’ ou ‘RPWL’ (voir ici). Le thème fait référence au mythe Grecque de Pandore et à la boîte dans laquelle tous les maux de l’humanité étaient enfermés : les hommes sont bien souvent dépendants de leur quotidien comme s’ils étaient enfermés dans une boîte (le premier titre ‘Inside The Box’) avec comme dessein d’essayer de s’en échapper (le dernier titre ‘Outside The Box’). On est donc plongé dans un style néo-progressif entre rock et atmosphérique avec des ruptures de rythme et d’ambiance où instruments électriques et acoustiques cohabitent de belle manière comme dans le titre éponyme de l’album qui commence en douceur et qui contient un double crescendo avec un final puissant soutenus par les riffs de guitares. On peut noter également une utilisation de sonorités électroniques au niveau des claviers (entre autres ‘Inside Your Dreams’ et ‘Sici’) qui s’intègrent parfaitement car elles ne sont là que pour accompagner l’ensemble et renforcent le côté aérien. En résumé, ‘Scattered Shards’ est un album dense et varié qui demande forcément des écoutes répétés pour en profiter pleinement et avec ce dernier album, les Allemands de ‘Crystal Palace’ montrent qu’ils ont acquis un niveau de maturité qui les met au même plan que les groupes majeurs actuels de néo-progressif...

Interprêtes

Yentz Strurz (Chant / Basse), Nils Conrad (Guitares), Frank Köhler (Claviers), Tom Ronney (Batterie)


Artiste : JPL

Album : Retrospections, Vol. III

Date de Sortie : 31-03-2018

Ajouté le : 03-06-2018

Le Français ‘Jean Pierre Louveton’ continue de fouiller dans ses tiroirs pour nous offrir d’anciennes compositions et cette fois ce sont les années 90 qui sont à l’honneur avec ce ‘Retrospections, Vol. III’. Comme d’habitude, avec ‘JPL’, pas facile de le ranger dans une case car on navigue entre musique progressive qu’elle soit pop, rock ou métal, chanson Française et musique instrumentale très éclectique. Pour preuve, avec le premier titre ‘Un doigt sur la gachette’, on embarque dans un western à la ‘Sergio Leone’ (on a même droit aux chœurs) avec une 2ème partie beaucoup plus classique jazz/rock pour finir sur le thème de départ. La suite est un mélange de pop rock à la Française comme ‘Une étrange Idée’, ‘Des Illusions’, ‘Sur les pentes glissantes de la folie’, ‘Absent’ ou ‘Comête’ mais on a également droit à des titres dans d’autres styles comme ‘Luvmoons’ et sa rythmique très funk, l’énergique instrumental ‘No Speed Limit’ et pour finir le très progressif ‘Mes Heures Sombres’ qui fait me penser à du ‘Lazuli’ (voir ici). En résumé, ‘JPL’ avec ce dernier opus, continue à nous offrir des enregistrements de qualité et confirme qu’il est un artiste complet et incontournable du paysage progressif Français; si vous avez aimez les épisodes précédents, vous devriez sans aucun doute adhérer à ce troisième volume des ‘Retrospections’...

Interprêtes

Jean Pierre Louveton (Chant, Guitare, Basse, Claviers), Jean Baptiste Itier (Batterie)


Artiste : Ayreon

Album : Ayreon Universe (Live)

Date de Sortie : 30-03-2018

Ajouté le : 01-05-2018

Les 3 concerts d’Ayreon’ de Septembre 2017 qui avaient fait le buzz sur la planète progressive et bien des envieux car seuls quelques 9000 personnes avaient pu participer à l’événement, sont enfin disponibles en CD et surtout en DVD et Blue-Ray pour retranscrire cet événement exceptionnel avec la participation de Monsieur ‘Arjen Lucassen’ en personne. En effet, après ‘The Source’ sorti en 2017 (voir Ici), ce ‘Ayreon Universe’ est un condensé des meilleures compositions du projet ‘Ayreon’ d’Arjen et pour l’occasion il n’a pas fait les choses à moitié puisque 16 chanteurs et chanteuses de la scène métal ont participé à ces lives dont en tête ceux qui l’ont toujours suivi comme entre autres ‘Floor Jansen’ (‘Nightwish’), ’Russell Allen’ (‘Symphony X’), ‘Anneke Van Giersbergen’ (‘The Gentle Storm’ et maintenant ‘Vuur’) et bien entendu ‘Marcela Bovio’ qui était la chanteuse de ‘Stream Of Passion’, groupe de métal créé par Arjen en 2005 et qui a été dissous fin 2016 (voir leur dernier live Ici). Bref, que du beau monde pour interprêter 2 heures de tubes puisés dans les 10 albums d’Ayreon’ avec une débauche d’effets pyrotechniques et de jeux de lumières et un écran géant sur lequel sont passés des vidéos spécialement conçues pour l’événement. De plus, les arrangements originaux vocaux et instrumentaux ont été revus ce qui donne une nouvelle vie à tous ces titres qui sont ancrés dans nos mémoire. En résumé, ce live est bien plus qu’un best of d’Ayreon et il est donc évident qu’avec un tel spectacle, la bande son n’est pas suffisante et qu’il est nécessaire d’avoir le DVD ou le Blue-Ray pour restituer à sa juste mesure l’ampleur de ce projet car ‘Ayreon Universe (Live)’ doit faire partie de la vidéothèque idéale de tout amateur de rock et métal progressif...

Interprêtes

Arjen Lucassen (Guitare), Johan Van Stratum (Basse), Marcel Coenen (Guitare), Ferry Duijsens (Guitare), Joost Van Den Broek (Claviers), Ben Mathot (Violon), Jeroen Goossens (Flûte), Maaike Peterse (Violoncelle), Floor Jansen (Chant), Russell Allen (Chant), Damian Wilson (Chant), Hansi Kürsch (Chant), Tommy Karevik (Chant), Marco Hietala (Chant), Jonas Renkse (Chant), Mike Mills (Chant), Anneke Van Giersbergen (Chant), Marcela Bovio (Chant), Irene Jansen (Chant), Robert Soeterboek (Chant), Edward Reekers (Chant), Jan Van Feggelen (Chant), Magali Luyten (Chant), Lisette Marije (Chant)


Artiste : FM

Album : Atomic Generation

Date de Sortie : 30-03-2018

Ajouté le : 02-05-2018

‘FM’ est un groupe, comme son nom l’indique de rock FM qui a connu une première période d’activité dans les années 80/90 en même temps que ‘Def Leppard’ puis, après près de 15 années d’inactivité, s’est reformé en 2010 et ‘Atomic Generation’ est le 6ème album de cette nouvelle période. On est toujours dans du hard-rock mélodique influencé par les années 80 et le premier titre ‘Black Magic’ en est l’illustration parfaite avec un refrain énergique mais très efficace qui devrait être repris en chœur par le public. Suit, ‘Too Much Of a Good Thing’ qui tranche avec le premier titre car beaucoup plus typé AOR voir Westcoast qui se rapprocherait plus de ‘Foreigner’. Tout au long de l’album, on navigue donc entre 2 eaux avec des titres énergiques comme ‘In It for the Money’, ‘Stronger’ (il y a du ‘Deep Purple’ la-dedans) ou ‘Make the Best of What You Got’ mais également d’autres compositions entre pop et rock comme ‘Killed By Love’ et son refrain classique mais très efficace tout comme ‘Golden Days’ (très ‘Bee Gees’) ou ‘Playing Trick on Me’ qui me fait plus penser à la rythmique latino de ‘Santana’ (jusqu’au solo de guitare). Enfin, les ballades obligatoires sont présentes avec ‘Do You Love Me Enough’ et ‘Love is the Law’ qui clos magnifiquement l’album. Bref, comme vous l’aurez compris, avec ce dernier album, les Anglais de ‘FM’ sortent un album mélodique et très accessible mélangeant différents genres qui devrait toucher un large public qui affectionne des groupes des années 80 aussi variés que ‘Deep Purple’, ‘Foreigner’ ou ‘Santana’...

Interprêtes

Steve Overland (Chant, Guitare), Jim Kirkpatrick (Guitare), Merv Goldsworthy (Basse), Pete Jupp (Batterie), Jem Davis (Claviers)


Artiste : Afterlife Symphony

Album : Lympha

Date de Sortie : 30-03-2018

Ajouté le : 10-05-2018

Les Italiens d ‘Afterlife Symphony’ qui ont tourné avec ‘Delain’, ‘Serenity’ et ‘Temperance’ sortent leur 3ème album studio ‘Lympha’ moins de 2 ans après ‘Moment Between Lives’ qui avait été bien accueilli par les sphères métal symphonique et progressive. Avec ce dernier opus, les compositions se sont étoffées et leur style est avant tout basé sur du métal progressif recherché et, même si les titres dans l’ensemble ne dépassent pas les 5 minutes, plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprivoiser certains titres comme ‘Oroboro’ et ses cassures de rythmes, ‘Mantra’ et ses lignes mélodiques entre orient et occident ou ‘Enemy’ qui mélange guitares électriques et des cordes, le côté symphonique étant amené, d’une part, par le chant d‘Anna Giusto’ qui est bien mis en avant et, d’autre part, par l’ajout ici et là d’instruments classiques samplés comme dans le premier titre ‘Artemisia’. A noter le dernier titre éponyme de l’album de 10 minutes, qui est construit en 3 parties bien distinctes : pour commencer, un métal progressif à l’image des titres précédents, puis une rupture pour une partie instrumentale dans un style très classique puis un final acoustique où Anna démontre qu’elle est également très à l’aise dans des ambiances plus calmes comme c’est le cas sur le court mais très beau ‘Cremesi’. En résumé, les Italiens d‘Afterlife Symphony’ sortent un album de qualité et affirment de plus en plus leur style progressif et, même si les lignes mélodiques ne sont pas forcément accessibles dès la première écoute, ce ‘Lympha’ devrait plaire à tous ceux qui gravitent entre métal progressif et symphonique...

Interprêtes

Anna Giusto (Chant), Stefano Tiso (Claviers, Piano), Eddy Talpo (Guitare), Nicolas Menarbin (Basse), Antonio Gobbato (Batterie, Percussions)


Artiste : Red Sun Rising

Album : THREAD

Date de Sortie : 30-03-2018

Ajouté le : 13-05-2018

‘Red Sun Rising’ est un groupe Américain qui a déjà 3 albums à son actif et qui vient de sortir le 4ème ‘THREAD’. Leur style est un mélange de plusieurs genres à commencer par du rock puissant auquels ils ajoutent un brin de heavy métal (dans la lignée des groupes de grunge des années 90 avec en tête ‘Nirvana’) mais également une pincée de pop et quelques gouttes de stoner et tout ceci est savamment mélangé pour donner 11 compositions mélodiques et variées relativement accessibles dès la première écoute. On navigue donc entre des titres énergiques et puissants comme ‘Left for Dead’, ‘Deatchwish’, ‘Clarity’ ou encore ‘Veins’ et d’autres moins speed mais tout aussi puissant comme ‘Stealing Life’, ‘El Lazo’, ‘Benny Two Dogs’ ou ‘Rose’. Bref, même s’ils n’amènent pas de réelles nouveautés, ‘THREAD’ est un album agréable à écouter et devrait plaire à tous ceux qui aprécient le bon rock puissant et mélodique...

Interprêtes

Mike Protich (Chant, Guitare), Ricky Miller (Chant, Basse), Ryan Williams (Guitare), Tyler Valendza (Guitare), Pat Gerasia (Batterie)


Artiste : Trust

Album : Dans le même sang

Date de Sortie : 30-03-2018

Ajouté le : 01-06-2018

Après le live du Helfest sorti fin 2017 (voir Ici), revoici nos Français de ‘Trust’ qui après 40 ans de carrière (et dans ce style de musique, ça ne courre pas les rues !!), sortent un nouvel album ‘Dans le même sang’. Après tous les déboires que le groupe à connu dans les 20 dernières années, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce retour est un réel succès et que l’on retrouve (enfin !), les ‘Bernie’ et ‘Nono’ que l’on a connu dans une autre vie (et oui avec un peu moins d’arthrose !!), c’est-à-dire un retour au source d’un hard-rock authentique comme le dit si bien ‘Norbert Krief’ dans le vidéo ci-dessus : « c’est du Trust brut de pomme !! ». D’entrée, avec ‘Ni Dieu ni maître’, on retrouve toute l’énergie que l’on connaissait avec la voix révoltée de ‘Bernie’ et le gros son avec les riffs de guitare incisifs de ‘Nono’ sans parler des textes toujours aussi caustiques. Ça continue avec ‘Démocrassie’ et son tempo boogie/rock à la ‘Status Quo’ qui vous fait immédiatement bouger la tête et taper du pied en mesure. La suite fait défiler des pépites comme le puissant ‘Fils de pute, tête de liste’ où les politiciens en prennent plein la tête, ‘L’exterminateur’ dont l’introduction fait penser à ‘Antisocial’, ‘Christique’ qui dans un registre plus rock est une critique des religions ou ‘F-Haine’ avec des riffs de guitare rappellant les ‘Sex Pistols’. A noter également 2 titres décalés par rapport à l’univers connu de ‘Trust’, tout d’abord la reprise d’Edith Piaf’, ‘Jm’en fous pas mal’ où, pour ceux qui en doutaient, montre le coeur tendre de ‘Bernie’ (on dirait presque ‘Bénabar’ comme quoi !!) et ‘Caliente’ qui mélange de belle manière influences sud-américaines et hard-rock. Et, quand je vous aurai dit que les 13 titres ont été enregistrés en trois jours, on a certainement la recette de l’authenticité qui se dégage de ce nouvel opus et qui montre ce plaisir de jouer ensemble. En résumé, ce ‘Dans le même sang’ marque le grand retour de ‘Trust’ et, pour ceux qui avaient un peu vite enterré le groupe, on retrouve, 40 ans après, ‘Bernie’ et ‘Nono’ avec cette même rage protestataire des premiers jours, et rien que pour ça, messieurs, chapeaux bas !!

Interprêtes

Bernie Bonvoisin (Chant), Norbert “Nono” Krief (Guitare), Ismaila “Izo” Diop (Guitare), David Jacob (Basse), Christian Dupuy (Batterie)


Artiste : Temposognato

Album : Le storie fuggite

Date de Sortie : 24-03-2018

Ajouté le : 16-05-2018

‘Temposognato’ est un groupe Italien composé d’Antonio et de Francesco Sparapano qui ont toujours baigné dans le monde musical et qui avaient déjà sorti un album en 2015 (sauf que dans Spotify les 2 albums sont séparés dans 2 groupes différents – voir Ici) et 2018 voit la sortie d’un nouvel album ‘Le storie fuggite’. Les chansons racontent des histoires d’artistes et leur processus pour parvenir à la création artistique. Musicallement, ils mélangent des influences puisées dans leur racines Italiennes avec des mélodies très transalpines et de la musique progressive des années 70. Dès le premier titre, ‘La storie fuggite’, on est plongé dans une composition très prenante et l’utilisation de la langue Italienne renforce encore l’émotion dégagée. L’ensemble des compositions est construit sur ce schéma avec la sensation de quelque chose d’authentique qui vous embarque et vous fait voyager alternant les parties chantées avec la voix poignante d’Antonio et les parties instrumentales progressives comme les solos de guitare dans la fin des titres ‘Più delle parole’ ou ‘1976 Quando siera giovani’ (il y a des ‘Floyds’ la-dedans). Bref, avec ‘Le storie fuggite’, ‘Temposognato’ sortent un album d’une grande qualité mélangeant la tradition de la chanson Italienne et du rock progressif et ce dernier opus est rempli d’élégance et de raffinement idéal pour se relaxer après une dure journée de travail...

Interprêtes

Antonio Sparapano (Chant, Guitare), Francesco Sparapano (Chant, Piano, Claviers) + Invités : Gabriele Bruce Sparapano (Batterie), Marco Sparapano (Guitare)


Artiste : Melted Space

Album : Darkening Light

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 24-04-2018

Après ‘Les Hurlements d’Léo’ mais pas tout à fait dans le même style, voici encore un Français qui sort son nouveau projet, en l’occurrence, ‘Pierre Le Pape’, avec son nouvel opéra métal ‘Darkening Light’. Pour cela, Pierre s’est entouré de plusieurs chanteurs ou chanteuses de la scène métal comme ‘Clémentine Delauney’ (‘Visions of Atlantis’ voir leur dernier album Ici) ou ‘Ailyn Giménez Garcia’ (ancienne chanteuse de ’Sirenia’) et même d’une artiste de la scène lyrique classique en la personne de ‘Catherine Trottmann’ avec cerise sur le gâteau la participation de l’orchestre philarmonique de Prague. Bref, du beau monde pour cet opéra qui est placé sous le signe d’un métal puissant entre symphonique et gothique avec un thème lié à la création du monde et au rejet des Dieux par les Hommes. Chaque chanteur a donc un rôle lié au concept comme la Terre pour ‘Ailyn Giménez Garcia’ ou le Feu pour ‘Black Messiah’. Compte tenu de ce thème, les compositions sont forcément assez sombres et sont renforcés par des rythmiques où la double pédale est présente et où les voix extrèmes interviennent régulièrement mais il faut souligner un travail impressionnant au niveau de l’orchestration et des arrangements permettant une belle cohérence d’ensemble. En résumé, ‘Pierre Le Pape’ sort encore un album grandiose qui devrait prendre toute sa dimension en public avec une mise en scène et ‘Darkening Light’ est à conseiller à tous les fans de métal dans toute sa diversité car cet opéra emprunte un peu à tous les styles de ce genre de musique...

Interprêtes

Pierre Le Pape (Chant, Claviers), Adrian Martinot (Guitare), Brice Guillon (Basse), Mike Saccoman (Batterie) + Invités : Ailyn Giménez Garcia (Chant), Black Messiah (Chant), Catherine Trottmann (Chant), Clémentine Delauney (Chant), Gildas Le Pape (Guitare), Guillaume Bideau (Chant), Jeff Scott Soto (Chant), Lucie Blatrier (Chant), Mikael Stanne (Chant), Øyvind Hægeland (Chant), Sakis Tolis (Chant), Silje Wergeland (Chant)


Artiste : Kingfisher Sky

Album : Technicoloured Eyes

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 26-04-2018

‘Technicoloured Eyes’ est le 4ème album studio des Hollandais de ‘Kingfisher Sky’ qui se sont formés en 2001 par la rencontre de l’ex batteur de ‘Within Temptation’, ‘Ivar de Graaf’ et de la chanteuse ‘Judith Rijnveld’. Leur style est un mélange de rock et de métal entre progressif et symphonique qui peut rappeler leurs compatriotes de ‘Stream Of Passion’ d’autant plus que ‘Judith Rijnveld’ dans certains registres se rapproche du chant de ‘Marcela Bovio’ (voir son dernier album solo Ici). De plus, Judith enregistre toutes les voix comme par exemple sur le magnifique ‘Golden Thrones’ qui donne l’impression d’entendre un très beau duo vocal. Les 11 titres sont variés et on navigue entre des compositions épurées comme la belle ballade ‘Stop The Silence’ et d’autres plus musclées qui flirtent avec du métal comme ‘Next in Line’ en passant par l’entraînant ‘Walk With Brothers’ entre pop et rock ou le mélancolique ‘Dream Behond a Dream’ qui clot de belle façon l’album sans oublier ce savoureux mélange entre le registre aérien classique du chant de Judith et le style puissant progressif dans ‘Next In Line’. En résumé, ‘Technicoloured Eyes’ est un album qui, de part sa diversité, demande plusieurs écoutes pour bien l’apprivoiser mais qui, au final s’avère être certainement l’enregistrement le plus abouti de ‘Kingficher Sky’...

Interprêtes

Judith Rijnveld (Chant), Ivar de Graaf (Batterie), Edo van de Kolk (Guitare), Maaike Peterse (Violoncelle), Nick Verschoor (Basse), Erik van Ittersum (Claviers)


Artiste : W.E.T.

Album : Earthrage

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 28-04-2018

‘W.E.T.’ sont les initiales des groupes respectifs des 3 artistes qui sont à l’origine de cette formation : Robert Säll (le "W" de WORK OF ART), Erik Mårtensson (le "E" d'ECLIPSE) et Jeff Scott Soto (le "T" de TALISMAN) et ‘Earthage’ est leur 3ème album studio. De plus, ils sont impliqués dans pas mal d’autres projets comme, entre autres, Jeff qui a participé au dernier opéra métal du Français ‘Pierre Le Pape’ (voir Ici), Erik qui vient de sortir un nouvel album avec son groupe ‘Ammunition’ (voir Ici) et Robert qui a produit le dernier ‘FM’ (chronique à venir). Alors est-ce que quantité rime avec qualité ? dès l’écoute du premier titre ‘Watch the Fire’, on est rassuré car ça démarre avec un titre plein d’énergie typique de l’AOR avec un refrain accrocheur qui vous reste dans la tête toute une journée. ‘Burn’ et ‘Kings on Thunder Road’ continuent dans ce registre avec toujours ce talent pour des mélodies efficaces. Petite pause avec une première ballade ‘Elegantly Wasted’ puis ça repart de plus belle avec les 3 titres suivants et de nouveau une petite pause bienvenue avec la classique mais non moins magnifique 2ème ballade ‘Heart is on the Line’ avant de finir par 3 titres du même niveau que l’ensemble. Bref, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, ‘W.E.T.’ montrent une fois de plus que les pays Nordiques ont un truc en plus pour nous offrir des albums de hard-rock mélodique de grande qualité qui sont à consommer sans modération...

Interprêtes

Robert Säll (Claviers), Jeff Scott Soto (Chant), Erik Mårtensson (Guitare, Basse, Claviers, Chant), Magnus Henriksson (Guitare), Robban Bäck (Batterie) + Invité : Thomas Larsson (Guitare)


Artiste : Kino

Album : Radio Voltaire

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 29-04-2018

‘Kino’ est un groupe de rock progressif qui a sorti un album en 2005 puis plus rien depuis mais il faut dire que ses membres sont déjà bien occupés dans leurs projets respectifs : le guitariste ‘John Mitchell’ est membre d‘Arena’ (dont le nouvel album doit sortir fin Mai) et de ‘Frost*’, le bassiste ‘Pete Trewavas’ est membre de ‘Marillion’ et de ‘Transatlantic’ et ‘Craig Blundell’ est membre de ‘Frost*’ et également le batteur de ‘Steven Wilson’. 2018 voit donc la sortie de ‘Radio Voltaire’ pour le plus grand plaisir de tous les amateurs de groupes cités plus haut. En effet, ça démarre fort avec le titre éponyme de l’album et ses influences progressives à la ‘Steven Wilson’ et un premier solo de guitare où l’on retrouve tout le feeling de ‘John Mitchell’. Avec ‘The Dead Club’, la rythmique est plus rock avec le nouveau venu ‘John Becker’ qui s’en donne à coeur joie aux claviers. La suite nous fait découvrir de belles ballades comme ‘Idlewind’, ‘Temple Tudor’, ‘Keep The Faith’ ou encore le court ‘Warmth Of The Sun’ (j’ai l’impression d’entendre du ‘RPWL’) qui s’intercalent avec des titres plus pêchus comme ‘I Don’t Know Why’ ou ‘I Won’t Break So Easily Any More’ (il y a du ‘Genesis’ dans ce titre’) ou encore ‘Out of Time’. En résumé, même si certains, compte tenu de la qualité des artistes de cette formation, regretteront sans doute le manque de prise de risque, ‘Radio Voltaire’ est un album de qualité dans la tradition des grands groupes de rock progressif à savourer et à apprivoiser tranquillement écoute après écoute...

Interprêtes

Pete Trewavas (Chant, Basse), John Beck (Claviers), John Mitchell (Chant, Guitare), Craig Blundell (Batterie)


Artiste : Auri

Album : Auri

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 07-05-2018

Devinez ce que font ‘Troy Donockley’ et ‘Tuomas Holopainen’ quand ils ne sont pas avec ‘Nighwish’ : ils montent un nouveau projet avec la chanteuse Finlandaise ‘Johanna Kukela’ (qui est la femme de Tuomas) mais dans un style qui, le moins que l’on puisse dire, est assez éloigné de leur groupe principal. On est bien loin du métal symphonique de ‘Nightwish’ et on se rapprocherait plus de groupes de progressif comme ‘Karnataka’ ou ‘Mostly Autumn’ car Johanna les mêmes atouts que peuvent avoir ‘Hayley Griffiths’ ou ‘Olivia Sparnenn’ c’est-à-dire une voix christaline et aérienne qui s’accorde parfaitement avec les compositions planantes et délicates de cet opus. A ceci on peut ajouter que Tuomas a une capacité pour composer des chansons accessibles et d’une sensibilité palpable avec forcément des influences de sa Finlande natale qui amène ce côté celtique plein de sérénité positive. ‘Auri’ renferme donc des pépites d’émotion en commençant par ‘I Hope Your World Is Kind’ avec Johanna qui vous prend par la main pour vous emmener sur un petit nuage où l’on se sent bien ; ‘Skeleton Tree’ continue le voyage avec un magnifique mélange entre orient et occident et ‘Desert Flower’ est une ballade ou le duo ‘Johanna’/’Troy’ fonctionne à merveille. Quant à ‘Night 13’, c’est un formidable crescendo d’une intense émotion qui est encore plus forte avec le clip vidéo associé (voir ci-dessus). La suite continue à nous faire voyager et l’on passe d’un paysage à un autre complètement différent du précédent pour finir en Irlande avec ‘Them Thar Chanterelles’ et son final festif en crescendo qui pourrait très bien faire partie du célèbre spectacle de danse ‘Lord Of The Dance’. En résumé, notre trio Finlandais d’Auri’ nous emmène dans un beau voyage plein de bonnes surprises et cet album ouvert au grand public est à savourer dans un endroit tranquille pour se ressourcer de l’agitation quotidienne...

Interprêtes

Johanna Kurkela (Chant, Violon), Tuomas Holopainen (Claviers, Choeurs), Troy Donockley (Guitare, Bouzouki, Uilleann pipes, Low whistles, Aerophone, Bodhran, Claviers, Chant)


Artiste : Last Days of Eden

Album : Chrysalis

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 09-05-2018

En écoutant le premier titre du 3ème album ‘Chrysalis’ des Espagnols de ‘Last Days of Eden’, je me suis dit qu’ils avaient repris une chanson de ‘Nightwish’ que je ne connaissais pas. Eh bien, non, ‘Forevermore’ est bien une composition originale et le groupe a de nouveau changé son orientation musicale pour repartir sur du métal qui mélange symphonique et celtique et pour cette raison, la ressemblance est frappante avec leurs collègues ‘Finlandais’. En effet, avec le dernier opus ‘Traxel Mör’ (voir Ici), ils nous avaient offert un magnifique album plein de sérénité chanté en Espagnol bien loin du métal. Je dois dire que je suis assez friand de ce genre de revirement car cette capacité à varier les styles démontre généralement une grande qualité musicale. C’est en effet le cas avec ce dernier album qui fait défiler des mélodies imparables qui accroche dès la première écoute comme ‘Wanderer’ et son côté folk entraînant, ‘The Storyteller’ avec son refrain qui vous rentre immédiatement dans la tête ou ‘Aedea’s Daughter’ de près de 10 minutes qui montre tout le talent de ‘Lady Ani’ avec différents registres et qui présente un aspect très symphonique car on navigue entre ‘Edenbridge’ et ‘Therion’. Bref, ce dernier album des Espagnols de ‘Last Days of Eden’ est un sans faute qui devrait plaire à tous les amateurs du genre mais c’est également le genre d’album qui peut permettre à certaines personnes de découvrir ce style de musique car ‘Chrysalis’ offre du métal symphonique très accessible au grand public...

Interprêtes

Lady Ani (Chant), Dani G. (Guitare, Chant), Adrián Huelga (Basse), Leo Duarte (Batterie), Juan Gómez (Claviers), Sara Ember (Violon), Andrea Joglar (Cornemuse)


Artiste : Dead Of Night

Album : The Evolving Science of Self

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 11-05-2018

C’est certainement avec ‘The Evolving Science of Self’ que les Anglais de ‘Dead Of Night’ qui avaient déjà autoproduit 2 albums depuis 2015 (voir ici) vont mieux se faire mieux connaître car ils ont enfin trouvé une maison de disque. Leur style est entre rock et métal symphonique avec une chanteuse ‘Briony Featon’ qui évolue dans un registre classique et ils ont la particularité d’utiliser des sons électroniques avec une mise en avant des claviers car la guitare électrique n’est là que pour la partie rythmique. Ce dernier opus est un album concept sur le thème de la science qui souvent partage les Hommes par ses bons et mauvais aspects. Côté musique, tous les titres sont mélodiques, accrocheurs à la première écoute et se partagent entre compositions épiques comme ‘Here Come the Metal Men’ ou ‘Invasion’, d’autres plus classiques où le côté symphonique est moins marqué comme ‘Serephim’, ‘For I Am Music’, ‘When the Nightingale Sings’ ou le très électronique ‘The Six Steps’ et enfin d’autres plus calmes comme le mid-tempo ‘One for the Moon’ ou les ballades ‘Set the Night on Fire’ et ‘I Will’. En résumé, à l’image du dernier titre ‘Onward’, ‘Dead of Night’ sortent un album très accessible où finalement le rock symphonique l’emporte sur le métal et qui, de ce fait devrait être destiné à un public relativement large...

Interprêtes

Briony Featon (Chant), Carl Eden (Claviers), Dan Roberts (Guitare), Jason Peacock (Basse), Mark Commons (Batterie)


Artiste : Rick Parfitt

Album : Over and Out

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 13-07-2018

Il y a des artistes qui vous marquent à jamais car vous les avez suivis depuis votre plus jeune enfance et ils ont fini par faire partie de votre vie : pour moi, ‘Rick Parfitt’ est un des premiers de cette liste. Tous les fans de ‘Status Quo’ pourront certainement vous le dire, les riffs d’introduction de ‘Caroline’ ont toujours eu quelque chose de magique et pour ma part me filaient la chair de poule à chaque début de concert : Rick et sa telecaster, on ne pouvait pas rester indifférent devant tellement de générosité sur scène avec ce bonheur qu’il transmettait au public tout au long de chaque prestation. Eh oui, Rick, malgré tous ses excès, s’en est allé trop tôt, la veille de Noël 2016 mais il nous a laissé cet album ‘Over and Out’ qui était presque terminé et qui devait sortir en 2017 et qui grâce à sa bande de copains vient de voir le jour. C’est évident, on aurait préféré qu’il soit là pour nous présenter son premier opus solo mais le destin en a décidé autrement. On retrouve Rick avec bien sûr sa facette boogie rock mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il avait également composé des titres beaucoup moins rock avec un don pour les mélodies accessibles comme ‘Living on an Island’ (ici) ou ‘It’s Christmas Time’ (ici) pour n’en citer que 2. Cet album est donc à l’image de ce qui l’était, avec tout d’abord des chansons boogie-rock comme ‘Lonesome Road’, ‘Fight for Every Heartbreak’, ‘Everybody Knows How to Fly’ ou encore ‘Halloween’ qu’il avait co-écrit en 1985 pour un album solo qui n’est jamais sorti et qui apparaissait sur la face B du 45 tours de ‘Status Quo’, ‘Who Gets the Love’. Mais, cet album renferme également de belles compositions comme ‘Over and Out’ qui a une étrange résonnance après sa mort d’autant plus que c’est peut-être la chanson de l’album où sa voix est la plus fragile, dans le sens remplie d’émotion. On retrouve cette facette soft avec le mélodique ‘When I Was Fallin’ in Love’, dans la belle ballade ‘Without You’ ou dans le mélodique ‘Long Distance Love’ ou encore l’entraînant rockabilly ‘Lock Myself Away’. Au final, ‘Over and Out’ est bien sûr chargé d’une certaine émotion mais est un très bel album reflétant bien l’ensemble du paysage musical de cet artiste qui a joué et su transmettre à son public pendant plus de 50 ans cette énergie si positive...

Interprêtes

Rick Parfitt (Chant, Guitare), Rick Parfitt Jnr (Percussions, Choeurs), John "Rhino" Edwards (Basse), Alex Toff (Batterie), Brian May (Guitare), Jo Webb (Guitare, Claviers, Choeurs), Shannon Harris (Claviers, Piano), Tim Oliver (Claviers), Dave Marks (Basse), Eike Freese (Percussions, Choeurs), Ivan Hussey (Violoncelle, Violon), Chris Wolstenholme (Basse, Choeurs), Alan Lancaster (Choeurs), Wayne Morris (Guitare), Bob Young (Harmonica), Katie Kissoon (Choeurs), Stevie Lange (Choeurs), Vikki Brown (Choeurs), Jeff Rich (Batterie), Bias Boshell (Claviers), Pip Williams (Guitare), Martin Ditcham (Percussions)


Artiste : No Hot Ashes

Album : No Hot Ashes

Date de Sortie : 23-03-2018

Ajouté le : 21-06-2018

‘No Hot Ashes’ est un groupe Irlandais qui a commencé son aventure dans les années 80 et qui à l’époque avait composé un album qui n’est jamais sorti. Il a suffi d’une réformation en 2013 pour relancer le groupe qui finalement plus de 30 ans après, sort son premier album sous le nom ‘No Hot Ashes’. On est donc forcément dans un style des années 80 avec des influences de groupes de rock comme ‘Foreigner’ (voir leur dernier live ici), ‘Uriah Heep’ ou ‘Toto’. Les compositions sont toutes très accessibles et on navigue entre des titres énergiques comme ‘Come Alive’, ‘Good To Look Back’ ou ‘Jonny Redhead’, d’autres plus AOR comme ‘Satisfied’, ‘Over Again’ ou ‘Souls’ et la ballade ‘Boulders’ typique de cette époque, l’album se terminant par une belle chanson acoustique ‘I Will’ aux accents country. Bref, comme le dit le proverbe « il n’est jamais trop tard pour bien faire », ‘No Hot Ashes’ est un bon album de rock mélodique des années 80 et si vous aimez les groupes cités plus haut, vous ne devriez pas être déçu...

Interprêtes

Dave Irvine (Guitare), Nial Diver (Guitare), Paul Boyd (Basse), Steve Strange (Batterie), Tommy Dickson (Claviers), Eamon Nancarrow (Chant)


Artiste : Moonshine Blast

Album : Reality Fear

Date de Sortie : 20-03-2018

Ajouté le : 27-05-2018

Après ‘Human Song’, c’est encore un groupe Français qui est à l’honneur avec ‘Moonshine Blast’ qui sort son premier album studio ‘Reality Fear’. Le style est un rock progressif influencé par les grands groupes du genre et d’entrée, avec ‘Mars’, on se retrouve dans une ambiance proche de ‘Marillion’ ou d‘Arena’ avec des lignes mélodiques qui accrochent immédiatement ; suit ‘We Want This World to Be Better’ qui continue dans la lancée du premier titre, puis, avec ‘Golden Road’, le rythme se calme pour une composition toujours aussi mélodique avec un beau solo de guitare et ‘Cutting the Roppe’, de plus de 9 minutes, est partagé entre une partie calme et une autre plus énergique qui en fait un titre typique de progressif. La suite est à l’image du début avec le très ‘Floydien’ ‘The Gate of Dawn’ mais il y a également des titres plus classiques comme le sautillant ‘You Don’t See Me’ ou le puissant ‘Dusty Lady’ ou encore le rafraichissant ‘Leaving the Way Home’ pour finalement revenir au progressif et nous embarquer dans la dernière composition ‘Eartquake’ avec ses ruptures de rythme qui nous font passer d’une ambiance planante à un refrain énergique. En résumé, les Français de ‘Moonshine Blast’ sortent avec ‘Reality Fear’ un album de qualité plein de bonnes surprises et montrent déjà une maturité indéniable pour nous offrir du bon rock progressif accessible...

Interprêtes

Nicolas Duke (Chant, Claviers, Guitare), Gabin Rock (Guitare, Chant), Renaud Lyabastre (Basse), Thomas Zecchinon (Batterie, Chant)


Artiste : Les Hurlements d’Léo

Album : Luna de Papel

Date de Sortie : 16-03-2018

Ajouté le : 22-04-2018

C’est encore un groupe Français qui joue sa musique depuis déjà une vingtaine d’années et qui vient de sortir son 8ème album studio avec ‘Luna de Papel’ si on ne compte pas les collaborations avec d’autres formations (comme les ‘Orgues de Barback’) et les live. ‘Les Hurlements d’Léo’, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, après un hommage de près 2 ans à ‘Mano Solo’ avec différents artistes invités et un live à la clé sorti en 2015, sont repartis sur les chemins de l’hexagone présenter leur nouveau bébé. D’entrée, avec ‘Luna de Papel’, c’est un petit bijou mélodique avec des paroles sur mesure et cette atmosphère qui vous transporte et vous file ce petit frisson si caractéristique car ils ont ce don de mêler le son rock des instruments électriques avec la nostalgie amenée par les cuivres, les cordes et l’accordéon. Puis on se prend en pleine figure ‘Cumbia’ avec sa rythmique entraînante qui dénonce les travers de notre temps (tiens, on se rapprocherait du dernier ‘Ange’ avec ‘Heureux !’ ici). Et çà continue avec ‘L’appétit’ qui en remet une couche dans un rock rageur. On pourrait citer tous les titres tellement chacun amène son lot d’émotion comme dans ‘La Liste’ où se mélangent l’oud et l’accordéon comme pour mieux montrer l’universalité de la musique. Et puis, il y a ‘Les autres’ qui m’a fait remonter quelques décennies en arrière avec la même intensité qu’avait été ma première rencontre avec ‘ces gens là’ car j’y ai retrouvé la même émotion qu’avait pu transmettre ‘Jacques Brel’. Bref, comme vous l’aurez compris et bien que tout ceci est forcément très subjectif, ‘Luna de Papel’ est pour moi à classer dans les albums rares qui font du bien et qui s’inscrivent dans la grande tradition de la chanson Française...

Interprêtes

Laulo (Guitare, Chant), Bayrem (Guitare, Chant), Pépito (Trompette, Chant), Jojo (Accordéon, Trombone, Guitare), Vince (Violon, Saxophone, Chant), Juju (Saxophone, Guitare, Chant), David (Batterie), Fred (Contrebasse)


Artiste : Grand Design

Album : Viva La Paradise

Date de Sortie : 12-03-2018

Ajouté le : 21-04-2018

Un groupe Suédois peut en cacher un autre et c’est au tour de ‘Grand Design’ de sortir leur 4ème album ‘Viva La Paradise’, avec un changement de line up car ‘Joakim Jonsson’ officie désormais à la batterie et ‘Stefan Westerlund’ à la basse. La recette n’a pas changé : du bon heavy métal mélodique avec des mélodies accrocheuses et une ressemblance assez frappante avec ‘Def Leppard’. On ne pourra pas dire le contraire avec ce nouvel opus car dès les 2 premiers titres ‘Face It’ et ‘Rawk’n Roll Hysteria’ (un clin d’œil celui de leurs ainés Ici ?), on se dit qu’ils auraient pu très bien figurer dans un album du groupe Britanique dans les années 80. On est donc embarqué pour 45 minutes de titres tous aussi accrocheurs les uns que les autres avec des refrains qui vous rentrent immédiatement dans la tête. Bref, les Suédois de ‘Grand Design’ continuent leur route en nous offrant encore un album à écouter sans modération et si vous étiez fan de ‘Def Leppard’ dans les années 80/90, foncez écoutez ‘Viva La Paradise’...

Interprêtes

Pelle Saether (Chant), Janne Stark (Guitare), Dennis Vestman (Guitare), Stefan Westerlund (Basse), Joakim Jonsson (Batterie), Perra Johansson (Batterie), Fredrik Samuelsen (Choeurs), Joakim Söllvander (Choeurs), Martin Englund (Choeurs)


Artiste : Lazuli

Album : Saison 8

Date de Sortie : 10-03-2018

Ajouté le : 04-06-2018

Je citais ‘Lazuli’ dans ma dernière chronique et c’est donc tout naturellement que je parle du dernier album ‘Saison 8’ des Français qui avaient sorti ‘Nos Ames Saoûles’ en 2016 (voir ici). Une diffusion sur ‘France Inter’ début Mai et une tournée Européenne en 2018, le groupe commence à faire parler de lui et pour avoir participé au concert du z7 près de Bâle début Avril (super concert !), je peux vous dire que les groupes Français ne courrent pas les rues dans cette salle. Ce dernier opus est dans la lignée du précédent avec de nouvelles compositions où l’on reconnait immédiatement la patte du groupe avec la voix de ‘Dominique Léonetti’ qui continue à nous embarquer dans ses textes poétiques et ce style musical si personnel avec l’accompagnement à la Léode de ‘Claude Léonetti’ (instrument qu’il a inventé et dont le nom est simplement la contraction du début de son nom et de la fin de son prénom). D’entrée, avec ‘J’attends un printemps’, une mélancolie nous envahit et on se laisse emporter par un crescendo dont ils ont le secret. Suit dans le même style, ‘Un Linceul de brume’ et sa belle mélopée instrumentale finale puis, ‘Mes Amis, mes frères’, le titre certainement le plus rock alternant douceur et énergie laisse la place à ‘Les côtes’ avec son message très fort pour dénoncer cette catastrophe humanitaire des migrants qui continuent de mourir en mer. La suite est à l’image de ce début avec ce style si particulier alternant tensions et détentes qui est en quelque sorte cette marque de fabrique ‘Made In Lazuli’. En résumé, les Gardois de ‘Lazuli’ continunt de sortir des albums de qualité et montrent une fois de plus avec ‘Saison 8’ qu’ils sont une formation majeure du paysage progressif Français...

Interprêtes

Claude Léonetti (Léode, Chœurs), Gédéric Byar (Guitare), Dominique Léonetti (Chant, Guitare, Mandoline), Romain Thorel (Claviers, Cor d'harmonie, Chœurs), Vincent Barnavol (Batterie, Percussions, Chœurs)


Artiste : Rick Miller

Album : Delusional

Date de Sortie : 08-03-2018

Ajouté le : 04-07-2018

‘Rick Miller’ est un mult-instrumentiste et compositeur Canadien qui en est déjà à son 14ème album avec ‘Delusional’. Avec ce dernier opus, il nous emmène dans une histoire de serial-killer et de ce fait, il a fait coller la musique à ce thème pour rendre l’ambiance générale inquiétante, voir angoissante à certains endroits. Le style est progressif dans la construction avec 2 titres majeurs de plus de 10 minutes où se succédent des atmosphères tantôt psychédélique tantôt rock mêlant des bruitages et des sonorités électroniques : par exemple ‘Serial Killer’ démarre de façon très calme dans une mélodie classique accompagné par des cordes puis après quelques mixages de voix inquiétantes, la batterie démarre un tempo linéaire soutenu par des claviers et quelques riffs de guitare. On revient ensuite à une partie psychédélique très ‘Pinkfloydienne’ débutant par quelques nappes de claviers et alternant chant et guitare électrique et qui s’étire lentement pour finir dans quelques accords de guitare acoustique accompagnés par un violoncelle répétant le thème final. En résumé, ‘Rick Miller’ nous offre un nouvel album de qualité qui marrie parfaitement le thème avec la musique et si vous êtes attiré par du rock progressif atmosphérique, vous devriez sans aucun doute aimer ‘Delusional’...

Interprêtes

Rick Miller (Chant, Claviers, Guitare), Sarah Young (Flûte), Barry Haggarty (Guitare), Kane Miller (Violon, Guitare), Mateusz Swoboda (Violoncelle)


Artiste : Ange

Album : Heureux !

Date de Sortie : 02-03-2018

Ajouté le : 01-04-2018

On ne présente plus ce monument du rock progressif Français qui, il y a plus de 45 ans, par ses mots et sa musique, a montré dans l’hexagone, le chemin d’un nouveau style, le rock progressif. Mon 33 tours ‘Le Cimetière des Arlequins’ qui m’avait fait connaître ‘Ange’ par le biais de ‘Jacques Brel’ et qui m’avait fait l’effet d’un électro-choc au même titre que d’autres disques de l’époque comme ‘The Dark Side of the Moon’ des ‘Floyds’, est bien loin mais finalement si proche encore, car gravé à tout jamais dans ma mémoire. ‘Heureux !’ est donc la nouvelle offrande d’Ange’ dont le thème est lié à une citation de ‘Jacques Prévert’ : « Et si on essayait d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ? ». Alors, forcément, avec une telle matière, ‘Christian Décamps’ s’est remis à l’ouvrage pour nous offrir des titres comme il en a le secret avec des textes dénonçant ce monde où l’on en veut toujours plus et où il partage par ses mots simples mais finalement si forts sa philosophie de vie comme dans ‘Heureux !’ : « comme un poisson dans l’eau, avec presque rien, on a presque tout… ». Tout est dit. Et puis, et puis… il y a ce titre de plus de 17 minutes, ‘Nancy-jupiter à la nage – Odyssée 14’00’ où l’on retrouve toute l’extravagance si jubilatoire avec ce don pour mettre la musique au service d’une histoire fantaisiste et où l’on ne peut s’empêcher de dessiner un sourire après qu’il ait lâché : « J’accomplierai ce que personne n’a jamais fait, Nancy-Jupiter à la nage… ». Bref, la bande à ‘Christian Décamps’ continue son petit bonhomme de chemin loin de l’agitation médiatique à rendre ‘Heureux !’ l’ensemble de ces fans, et ce n’est pas ce dernier album qui pourra dire le contraire...

Interprêtes

Christian Décamps (Chant, Guitare, Claviers), Benoît Cazzulini (Batterie), Hassan Hajdi (Chant, Guitare), Thierry Sidhoum (Chant, Basse), Tristan Décamps (Chant, Claviers)


Artiste : Lance Lopez

Album : Tell The Truth

Date de Sortie : 02-03-2018

Ajouté le : 18-04-2018

Je vous avais présenté il y a quelques temps le dernier album du trio ‘Supersonic Blues Machine’ (voir Ici) et c’est seulement un peu plus de 2 mois après que le guitariste et chanteur du groupe ‘Lance Lopez’ sort ‘Tell The Truth’ qui est déjà son 7ème album solo. Dans la lignée du précédent ‘Handmade Music’, il nous offre 11 morceaux dans la grande tradition du blues-rock qui sentent bon l’authenticité à la manière d’un ‘Joe Bonamassa’ ou d’un ‘Walter Trout’ et il sait s’entourer d’artistes avec lesquels on sent une réelle joie de jouer ensemble. D’entrée, avec ‘Never Came Easy To Me’, le ton est donné avec un titre accrocheur où l’harmonica donne la réplique à la guitare et où l’on ne peut s’empècher de bouger la tête en rythme. Avec ‘Down To One Bar’ et ‘High Life’, les riffs de guitare deviennent plus rugueux et dégagent une énergie communicative. Suit ‘Cash My Check’ et sa rythmique chaloupée qui rappelle les grands groupes de rock des années 60/70 avec en tête les ‘Stones’. La suite alterne des titres toujours aussi énergiques et de d’autres plus calmes et mélancoliques comme les magnifiques ‘Raise Some Hell’ et ‘Blue Moon Rising’. En résumé, ‘Tell The Ruth’ est un superbe album de blues-rock qui se déguste sans modération et qui devrait plaire à tous les amateurs de cette musique authentique perpétuée depuis plus de 50 années par des artistes ‘vrais’ dont ‘Lance Lopez’ fait partie...

Interprêtes

Lance Lopez (Chant, Guitare), Wes Jeans (Chant, Guitare), Aris Pouncey (Basse), Landis Chisenhall (Batterie), Eric Scortia (Claviers)


Artiste : Jonathan Wilson

Album : Rare Birds

Date de Sortie : 02-03-2018

Ajouté le : 12-05-2018

Un Wilson peut en cacher un autre : en effet, l’Américain ‘Jonathan Wilson’ ne sort pas souvent des albums solos mais il faut dire qu’il est bien occupé entre les compositions pour différents artistes, la production d’autres artistes comme ‘Father John Misty’ (dernier album ‘Pure Comedy’ ici) et la tournée de ‘Roger Waters’ en tant que guitariste. Ce ‘Rare Birds’ est un peu à l’image de ce qu’il représente, c’est-à-dire 50 ans de musique entre pop et rock car et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album est rempli de belles mélodies accessibles et d’une grande variété. Pour preuve, je prendrai les 2 premiers titres, tout d’abord ‘Trafalguar Square’ qui nous replonge dans les années 60 et la période psychédélique en Angleterre puis on enchaîne avec le très calme ‘Me’ qui est teinté néo-prog et qui aurait très bien pu figurer dans un album de son homonyme ‘Steven Wilson’ (voir le dernier album de ‘Blackfied’ Ici). Les influences sont donc multiples et on pourrait citer en vrac ‘Les Beatles’, ‘Jethro Tull’, ‘Pink-Floyd’ ou ‘Peter Gabriel’ qui font que l’ensemble des compositions sont destinées au grand public. De plus, il y a un réel travail pour nous offrir des arrangements puisés dans la richesse des synthétiseurs mais c’est également pour moi le revers de la médaille car le résultat est forcément très électronique et, compte tenu de la qualité des compositions, le fait d’avoir eu recours à de vrais instruments aurait certainement amené plus de profondeur à l‘ensemble mais ceci n’est forcément que subjectif. En résumé, ‘Rare Birds’ est un album dense et riche qui nous fait faire un beau voyage à travers dans plusieurs décennies de musique pop et de dernier album de ‘Jonathan Wilson’ devrait toucher un large public...

Interprêtes

Jonathan Wilson (Chant, Tous les Instruments) + Inviés : Lucius (Chœurs), Josh Tillman (Chœurs), Lana Del Rey (Chœurs)


Artiste : Sleep in Heads

Album : On the Air

Date de Sortie : 01-03-2018

Ajouté le : 14-04-2018

C’est la chanteuse ‘Sonia Sleepyhead’ qui a donné son nom à ce nouveau groupe Ukrainien ‘Sleep in Heads’ créé en 2015 et évoluant entre rock et métal atmosphérique avec des influences de groupes comme ‘Anathema’ ou ‘Porcupine Tree’. En écoutant le premier titre ‘Pacifying’, on est plongé entre force et douceur, la force étant amené par la lourde base rythmique des instruments électriques et la douceur par, d’une part, la voix aérienne de Sonya et d’autre part le violon de Natalia qui procurent une impression d’apesanteur. Suit ‘Vagrant’ qui, après une introduction progressive, nous embarque pour une belle mélodie à la ‘Karnataka’ et sur ce titre Sonya a quelque chose de ‘Hayley Griffiths’. La suite est à l’image de ce début, typiquement progressif avec des alternances entre puissance et douceur mais également des cassures rythmiques dans lesquelles Sonya sait parfaitement intègrer son chant. En résumé, ce premier album des Ukrainiens de ‘Sleep in Heads’ est très prometteur et ‘On the Air’ devrait plaire à tous ceux qui aiment le progressif et l’atmosphérique...

Interprêtes

Sonya Sleepyhead (Chant), Serj Thorzhevskyi (Guitare), Roman (Batterie), Fann Manerny (Basse), Natalia Dzizinska (Violon)


Artiste : Burn

Album : Ice Age

Date de Sortie : 28-02-2018

Ajouté le : 30-03-2018

‘Burn’ est un groupe de hard rock Britanique qui a déjà quelques années puisque leur premier album remonte aux années 80 et ‘Ice Age’ est seulement leur 4ème opus, le dernier ‘Global Warning’ datant déjà de 2007. Le trio fondateur Barney, Marc et Phil est toujours là mais pour ce dernier opus, le chanteur ‘Steve Newman’ a rejoint le groupe et ‘Chris Green’ qui est aussi membre du groupe ‘Tyketto’ (voir leur dernier album Ici) s’est vu offrir la place de lead guitare. D’entrée, avec ‘Irontown’, le décor est planté avec du hard-rock puissant et mélodique où l’on ne peut s’empêcher de ‘headbanguer’. ‘Jealousy’, même si l’introduction pourrait faire croire à un titre plus calme, enfonce le clou avec un refrain entêtant. Mais ils savent également varier leur style et la 2ème partie de l’album présente des titres moins puissants comme par exemple ‘The Girl Who Wanted Everything’ partagé entre acoustique et électrique, puis ‘Live Again’ avec sa rythmique à la ‘Status Quo’ et la belle ballade piano/voix qui suit ‘Wasteland’. En résumé, après une longue période d’inacticité, les Anglais de ‘Burn’ reviennent sur le devant de la scène et ce ‘Ice Age’ devrait plaire à tous les amateurs de hard-rock mélodique...

Interprêtes

Barney Stackhouse (Claviers), Marc Stackhouse (Basse), Phil Hammond (Guitare), Steve Newman (Chant), Chris Green (Guitare)


Artiste : Danielle Nicole

Album : Cry No More

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 24-03-2018

Originaire de ‘Kansas City’ qui a vu naitre pas mal d’artistes de blues, ‘Danielle Nicolle’ est une chanteuse, bassiste, auteur-compositeur qui a commencé sa carrière avec le groupe familiale ‘Trampled Under Foot’ avec plusieurs sorties d’albums (lien spotify ici) dont ‘Badlands’ avec lequel ils ont remporté le titre du meilleur album contemporain aux ‘Blues Music Awards’ en 2014 et Danielle le prix du meilleur bassiste. C’est en 2015 que sort le premier album ‘Wolf Den’ sous son nouveau nom de scène ‘Danielle Nicole’ et ‘Cry No More’ est donc son 2ème album studio. Son style est évidemment ancré dans la tradition du blues mais décliné sous toutes ses formes : cela commence avec ‘Crawl‘ qui est un blues-rock très efficace puis ‘I’m Going Home’ nous emmène dans un titre entraînant teinté de gospel et dans ‘Hot Spell’, titre R&B de ‘Bill Withers’, la voix de ’Danielle’ fait merveille. Dans ‘Cry No More’, le couplet me rappelle le style ‘Westcoast’ d‘Eagles’, puis, ‘Bobby’ est une belle chanson acoustique à la ‘Neil Young’ et dans le titre d’Alicia Keys’, ‘How Come U Don’t Call You Anymore’, Danielle montre toute sa sensualité. De plus, pour l’occasion, elle s’est entouré d’artistes de la scène blues avec entre autres ‘Walter Trout’ avec lequel elle fait un superbe duo voix/guitare sur ‘Burnin’ For You’. En résumé, ‘Danielle Nicole’ confirme tout son talent en sortant un très bon album rempli d’authenticité et d’émotion, et ‘Cry No More’ devrait plaire à un large public amateur de musique tirant ses racines dans le blues...

Interprêtes

Danielle Schenebelen (Chant, Basse), Tony Braunagel (Batterie), Nick Schnebelen (Guitare), Luther Dickinson (Guitare), Kelly Finnigan (Claviers), Mike Finnigan (Claviers), Kudisn Kai (Chœurs), Sonny Landreth (Guitare), Maxanne Lewis (Chœurs), Brandon Miller (Guitare), Mike "Shinetop" Sedovic (Claviers), Kenny Wayne Shepherd (Guitare), Johnny Lee Schell (Guitare), Walter Trout (Guitare), Monster Mike Welch (Guitare), Kudisan Kai (Chœurs)


Artiste : Dukes of the Orient

Album : Dukes of the Orient

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 23-03-2018

En écoutant les 2 premiers titres ‘Brother in Arms’ et ‘Strange Days’ de ‘Dukes of the Orient’, j’ai cru me retrouver près de 20 ans en arrière avec un certain album ‘Aura’ d’Asia’ et ce n’est pas surprenant puisque c’est tout simplement ‘John Payne’, chanteur et multi-instrumentiste du groupe ‘Asia’ de 1991 à 2006 qui sort avec son compère ‘Erik Norlander’ (‘Rocket Scientists’) l’album tant attendu par les fans et qui n’est autre que la continuation du groupe ‘Asia Featuring’ rebaptisé ‘Dukes of the Orient’ pour rendre hommage au chanteur original ‘John Wetton’ décédé d’un cancer en 2017. On navigue donc dans un rock progressif mélodique qui rappelle évidemment ‘Asia’ mais également les formations majeures de ce style des années 80/90 comme ‘Toto’, ‘Alan Parsons Project’ ou encore ‘Yes’. Et s’il ne fallait retenir qu’un titre, ce serait certainement la longue composition fiinale ‘Give Another Reason’, typique du progressif entre acoustique et électrique où l’on se laisse porter par les différentes influences et notamment par les magnifiques interventions de la guitare classique aux accents Espagnol. En résumé, avec ‘Dukes of the Orient’, ‘John Payne’ et ‘Erik Norlander’ nous replongent quelques années en arrière pour notre plus grand plaisir et si vous êtes fans d’Asia’ ou, tout simplement si vous aimez le rock progressif et mélodique des années 80/90, ce ‘Dukes of the Orient’ est assurément fait pour vous...

Interprêtes

John Payne (Chant, Basse, Guitare), Erik Norlander (Claviers) + Invités : Bruce Bouillet (Guitare), Guthrie Govan (Guitare), Jay Schellen (Batterie), Jeff Kollman (Guitare), Molly Rogers (Cordes), Moni Scaria (Guitare)


Artiste : Last Autumn’s Dream

Album : Fourteen

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 27-03-2018

Après leur petite pause en 2017 avec un album de cover ‘In Disguise’ (voir Ici), je me disais en début d’année 2018 qu’ils n’avaient encore rien sorti tellement on était habitué au nouvel album très tôt dans l’année. Eh bien, c’est fait avec ce nouvel album avec un nom très recherché car ‘Fourteen’ est leur...... 14ème album. Comme on pouvait s’y attendre, c’est toujours dans le même style : des compositions accessibles dès la première écoute et dont les lignes mélodiques vous rentrent dans la tête pour ne plus vous quitter. ‘Last Autumn’s Dream’ continue de faire du ‘Last Autumn’s Dream’ et aux critiques qui trouveraient qu’ils ne se renouvellent pas, je leur répondrais que ce n’est pas trop ce que l’on attend d’eux et qu’on peut compter sur les doigts d’une main les groupes qui sortent avec une telle constance des titres aussi efficaces. A noter que la power ballade indispensable dans ce genre d’album (‘Love Again’) est magnifique et que les Suédois ont maintenant largement la matière pour nous sortir un album complet qui pourrait ressembler à la playlist que je vous ai concocté Ici. Bref, ‘Fourteen’ est la continuité des précédents opus de ‘Last Autumn’s Dream’ qui continuent de nous offrir du bon hard-rock mélodique qui devrait plaire à un public relativement large…

Playlist de power ballades de Last Autumn’s Dream

Interprêtes

Mikael Erlandsson (Chant, Guitares, Claviers), Nalle Pählsson (Basse), Peter Söderström (Guitare), Ulf Wahlberg (Claviers), Jamie Borger (Batterie)


Artiste : New Horizons

Album : Inner Dislocation

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 10-04-2018

Direction l’Italie avec le premier album studio ‘Inner Dislocation’ pour le groupe ‘New Horizons’ né en 2013 : ils évoluent dans un métal progressif assez recherché et ils aiment des artistes avec évidemment en tête ‘Dream Theater’ et ‘Symphony X’, des références dans ce style. Après la très courte et calme introduction ‘Introspective’, ‘Inner Dislocation’ est un morceau instrumental puissant et symphonique avec des claviers très présents. Vient ensuite ‘Where Is The End’ qui nous fait découvrir leur style progressif recherché où le piano se mêle aux instruments électriques en amenant des influences classiques et où l’on découvre la voix d’Oscar Nini’ qui me rappelle un certain ‘Glynn Morgan’ du groupe ‘Threshold’ (voir leur dernier album Ici). L’ambiance se calme avec ‘Born in the Future’ qui est une belle ballade assez classique dans sa construction. Le côté progressif revient vite avec les titres suivants et ‘Evolution’ est un petit bijou de 8 minutes complètement instrumental et construit en différents tiroirs mais qui en même temps offre une belle homogénéité d’ensemble. La fin de l’album est du même style, tout d’abord ‘Borderlands’ avec une première partie épique mélangeant classique et progressif puis une deuxième partie prolongeant la première avec de savoureux mélanges de styles comme par exemple cette partie chantée très jazzy. Ensuite, ‘The Trail of Shadows’ clos l’album de belle manière et n’a certainement pas été mis là par hasard car son refrain est encore bien présent dans votre tête après la dernière note et me rappelle l’ambiance du live ‘The Blinding Darkness’ de ‘Pallas’ datant déjà de 2003. Bref, même si ‘Inner Dislocation’ demande plusieurs écoutes pour en découvrir tous les recoins et sera donc certainement limité à un public d’avertis, ‘New Horizons’ sortent un premier album d’une grande qualité qui rivalise déjà avec les grands noms de la scène progressive...

Interprêtes

Giacomo Jack Froli (Guitare), Nicola Giannini (Guitare), Luca Guidi (Claviers), Claudio Froli (Basse), Federico Viviani (Batterie), Oscar Nini (Chant)


Artiste : Fractal Mirror

Album : Close to Vapour

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 12-04-2018

‘Fractal Mirror’ est un groupe formé en 2013 par le Hollandais ‘Leo Koperdraat’ et l’Américain ‘Frank Urbaniak’ et ‘Close To Vapour’ et leur 4ème album studio. A la première écoute, j’ai eu l’impression de me retrouver dans un enregistrement de ‘Blackfield’ avec par exemple ‘White Sounds’ qui aurait eu toute sa place dans le dernier opus ‘Blackfield – V’ de ‘Steven Wilson’ et ‘Aviv Geffen’ (voir Ici). On embarque donc pour près d’une heure de néo-progressif avec des mélodies accrocheuses dans des ambiances douces et décontractées influencés par les formations des années 60/70 avec évidemment en tête les ‘Beatles’ : par exemple, ‘Silver’ est très teintées pop des sixties, ‘Tabula Rasa’ peut rappeler certains titres de ‘Barclay James Harvest’ et le dernier titre ‘The Ever Rain’ nous ramène encore à ‘Blackfield’. Bref, avec ‘Close to Vapour’, ‘Fractal Mirror’ sortent un album de qualité qui devrait plaire à un large public aimant la pop mélodique accessible et les ambiances légères et aériennes...

Interprêtes

Leo Koperdraat (Chant, Guitare, Melltron, Claviers), Frank Urbaniak (Batteries, Percussions), + Invités : Brett Kull (Guitare, Claviers, Basse, Percussions, Chant), Ed van Haagen (Claviers), Tom Doncourt (Claviers)


Artiste : Chris Bay

Album : Chasing the Sun

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 16-04-2018

‘Chris Bay’ n’est autre que le fondateur et le lead guitariste du groupe de power métal ‘Freedom Call’ mais ce premier album solo n’est pas ce qu’on peut dire un remake de sa formation principale car ce ‘Chasing the Sun’ est assez éloigné du dernier opus ‘Master of Light’ (voir Ici). Le seul point commun se situe au niveau des mélodies qui sont dans les 2 cas mémorables mais on pourrait qualifier le style d’une rencontre entre les ‘Buggles’ (vous savez ce groupe qui a sorti ‘Video Killed The Radio Star’ à la fin des années 70) et les ‘Rubettes’ officiant également à la même époque. On embarque donc pour 40 minutes de mélodies entraînantes où les claviers et les chœurs son ominprésents comme ‘Flying Hearts’, ‘Radio Starlight’, ‘Move On’ ou ‘Light My Fire’ qui me rappelle le côté bon enfant de ‘Status Quo’ dans ‘Twenty Wild Horses’. Il n’oublie pas non plus les indispensables ballades qui sont au nombre de 2 avec ‘Where Waters Flow in Heaven’ ou ‘Love Will Never Die’. Bref, même si l’on est bien loin du power métal, ce premier album solo a le mérite de nous montrer une autre facette de ‘Chris Bay’ qui ne plaira certainement pas à tous ces fans mais qui est suceptible de toucher plus de monde car ‘Chasing the Sun’ est avant tout destiné au grand public...

Interprêtes

Chris Bay (Chant, Guitare), Ramy Ali (Batterie) + Invité : Sonja Höllering (Chant)


Artiste : Reach

Album : The Great Divine

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 19-04-2018

‘Reach’ est un groupe Suédois (oui encore un !!) qui vient de sortir son 2ème album studio ‘The Geat Divine’ et qui évolue entre rock et hard-rock mélodique. Après la courte introduction instrumentale ‘Intro’, c’est parti pour 40 minutes de titres accrocheurs avec ‘Into Tomorrow’ qui démarre en trombe dans une ambiance énergique et efficace. Suit le ‘The Great Divine’ qui enfonce le clou avec sa rythmique qui balance pour un titre qui devrait faire fureur en concert. ‘Live or Die’ est également un titre énergique et avec ‘Nightmare’, c’est un mid-tempo heavy et lancinant avec un refrain très efficace. La suite est du même style avec des titres toujours aussi énergiques mais également des titres plus popisants comme ’One Life’ ou ‘Running On Empty’ sans oublier la belle ballade ‘River Deep’. Bref, avec ‘The Great Divine’, les Suédois de ‘Reach’ sortent un album varié qui devrait plaire à un public naviguant entre rock et hard-rock mélodique...

Interprêtes

Ludvig Turner (Chant, Guitare), Marcus Johansson (Batterie), Soufian Ma´Aoui (Basse)


Artiste : Ostura

Album : The Room

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 10-06-2018

Je ne connaissais pas les Libanais d‘Ostura’ qui avaient déjà sorti un premier enregistrement studio en 2012 et je les découvre donc avec ce 2ème opus ‘The Room’ qui je cite ‘Elia Monsef’ « raconte l'histoire d'une fille recluse qui se réfugie dans une pièce vide. A travers son imagination, la pièce devient un monde de sa création où elle est Dieu. Une fois que les créations prennent forme, vient le conflit entre le créateur et le créé et la lutte interne entre la fille et son esprit brisé ». Pas facile de décrire succinctement ‘The Room’ tellement cet album est dense sur tous les plans. Tout d’abord, s’il fallait donner un style musical pour les situer, je dirais que c’est du métal progressif mais c’est évidemment très réducteur car ils puisent leurs influences bien au-delà car ils mélangent des styles aussi différents que du classique, de la musique de film, du progressif et du symphonique, tout cela étant finement dosé entre sonorités orientales et occidentales. Pour cette raison, il est bien difficile sur l’ensemble de faire référence à un groupe précis car dans chaque titre se succèdent ambiances et rythmiques différentes. Par exemple, rien que dans le seul titre ‘Escape’, je pourrais citer des influences de ‘Stream Of Passion’ (l’introduction), d‘Epica’ (la voix de ‘Youmna’ sur la première partie chantée faisant penser à ‘Simone Simons’), d‘Avantasia’ (la partie centrale épique et le chant d’Elia Moussef’) et d‘Ayreon’ (sur les parties instrumentales et le final très mélodique). Ensuite, les Libanais n’ont pas fait les choses à moitié car ils ont fait appel à un ensemble prestigieux d’invités aussi variés qu‘Arjen Lucassen’ (pas étonnant en sachant que c’est lui qui avait lancé ‘Stream Of Passion’), le très éclectique ‘Thomas Lang’ à la section rythmique, mais aussi pour ajouter des instruments classiques, des violonistes, un violoncelliste, une flûtiste et un oudiste, et pour couronner le tout, l’intervention de l’orchestre de la ville de Prague (souvent mis à contribution par les artistes de métal) et l'ensemble filmographique libanais. A cela, on peut rajouter une production sans faille de ‘Jens Bogren’ qui travaille avec une multitude de groupes (entre autres ‘Orphaned Land’, ‘Angra’ ou ‘Symphony X ‘). On pourrait citer tous les titres tellement chacun amène sa propre histoire mais, pour faire court, je vous parlerai du titre ‘Duality’ de plus de 12 minutes qui est un bon résumé de l’album : une introduction avec des cordes et des percussions qui précède une partie rythmée où la flûte est mise en avant puis après quelques sonorités orientales, une première partie métal mélodique interprétée magistralement par ‘Elia Monsef’ qui alterne puissance et détente avec la voix de ‘Youmna Jreissati’ qui se rajoute dans le refrain, puis une accélération du titre pour une partie instrumentale guitare/claviers où des chœurs viennent se greffer. La suite nous réserve encore de bonnes surprises avec une rupture complète qui nous embarque dans le chant a capella de Youmna d’une émotion palpable qui précède un final débutant calmement à la guitare acoustique qui laisse sa place à magnifique un solo de guitare puis l’ensemble s’emballe dans un final grandiose à grand renfort de chœurs pour finir calmement dans quelques notes de piano : c’est réellement un titre magique qui vous transporte et qui personnellement m’a donné à plusieurs reprises la chair de poule. C’est certain, une telle densité ne peut pas se digérer en une seule fois et ‘The Room’ demande pas mal d’écoutes pour en découvrir tous les coins et recoins et requiert également une certaine ouverture musicale. En résumé, comme vous l’aurez compris, ‘Ostura’ est pour moi un album exceptionnel et sans trop s’avancer, une des sorties majeures de 2018 qui devrait se bonifier comme le bon vin au fil des écoutes (signe généralement d’une grande qualité) et si vous êtes amateur de métal progressif recherché mélangeant différents styles, cet album est fait pour vous...

Interprêtes

Elia Monsef (Chant), Danny Bou-Maroun (Claviers), Youmna Jreissati (Chant), Alain Ibrahim (Guitare), Alex Abi Chaker (Batterie) + Invités : Dan Veall (Basse), Arjen Anthony Lucassen (Guitare), Michael Mills (Chant), Thomas Lang (Batterie), Marco Sfogli (Guitare), Ozgur Abbak (Guitare), Yamane Al Hage (Violon), Jokine Solban (Violon), Nobuko Miyazaki (Flûte), Mohannad Nassar (Oud), Roger Smith (Violoncelle), Prague City Orchestra, Lebanese film ensemble


Artiste : Eleine

Album : Until the End

Date de Sortie : 23-02-2018

Ajouté le : 19-08-2018

’Eleine’ est un groupe Suédois qui a déjà 7 années d’existence et après un premier lp sous nom du groupe en 2015, ils ont sorti il y a quelques mois un 2ème album studio ’Until the End’. Bien qu’ils soient tagués en métal gothique, une première écoute montre un côté symphonique très présent sur la majorité des compositions et les growls de ‘Rikard Ekberg’ apportent un accompagnement à la belle voix de Madeleine comme dans ’Sanity’. Mais la plupart des titres mettent en avant des arrangements orchestraux et vocaux extrêmement travaillés qui peuvent faire penser à un mélange entre ’Within Temptation’ et ’Epica’ comme dans ’Story Untold’, ’Until the End’ ou encore ’From the Grave’. Et comme souvent dans ce style, la ballade n’est pas oubliée avec ’Please’ qui peut rappeler ’Amy Lee’ et certains titres d’Evanescence’. En résumé, ce 2ème album des Suédois d’Eleine’, même s’ils empruntent une voie déjà tracée par les grands groupes du genre, est une bonne surprise 2018 et ’Until the End’ devrait plaire à tous les fans de métal symphonique avec une chanteuse...

Interprêtes

Madeleine "Eleine" Liljestam (Chant), Rikard Ekberg (Guitare, Chant), Ludwig Dante (Guitare), David Eriksson (Batterie), Andreas Mårtensson (Basse), Sebastian Berglund (Claviers)


Artiste : Dream Ocean

Album : Lost Love Symphony

Date de Sortie : 22-02-2018

Ajouté le : 20-03-2018

Après ‘Visions of Atlantis’, c’est encore du métal symphonique avec ‘Dream Ocean’ qui est un nouveau groupe Turque basé en Allemagne depuis 2017 et créé en 2009 par la mezzo-soprano ‘Basak Ylva’ et le guitariste ‘Oz Khan’. Ils viennent de sortir leur premier album studio ‘Lost Love Symphony’ et pour l’occasion, ils ont fait appel à des artistes de la scène métal comme entre autres le guitariste ‘Mark Jansen’ d’Epica’. Après l’introduction instrumentale ‘Inception’ et son orchestration grandiose et épique, ‘Beyond The Greed’ est un titre puissant assez classique du genre accrochant dès la première écoute et qui lorgne vers des groupes comme ‘Within Temptation’ ou ‘Epica’. Suit ‘Hain’ dans la même veine et le titre suivant ‘Everstorm’ est très mélodique dans un style moins métal mais toujours symphonique. Ils savent également varier les ambiances avec des titres plus calmes comme le très beau ‘Divine Light’, ‘The Last Dance’ ou encore ‘Song to the Aurora’ où ‘Basak Ylva’ montre tout son talent de chanteuse lyrique. Mais le titre phare de l’album est ‘Island of Dream’ de près de 10 minutes qui est la compositon symphonique et épique par excellence avec ses différentes parties. Pour moi, le petit regret est qu’ils n’amènent pas d’influence de leur terre natale et ce petit plus pourrait certainement rendre les compositions plus originales. Bref, ‘Dream Ocean’, même s’ils se rajoutent à la (déjà) longue liste des groupes de métal symphonique avec chanteuse, est certainement un groupe à suivre dans le futur car ils ne sont pas très nombreux à sortir un premier album de cette qualité...

Interprêtes

Basak Ylva (Chant), Oz Khan (Guitare), Borna Matosic (Guitare), Sebastian Heuckmann (Basse), Sebastian Plück (Claviers), Nils Kessen (Batterie)


Artiste : entropia

Album : Invisible

Date de Sortie : 22-02-2018

Ajouté le : 08-04-2018

‘entropia’ est un groupe Espagnol de 4 artistes qui ont commencé leur aventure en 2014 et qui viennent de sortir leur premier album studio ‘Invisible’. Leur style est un mélange de psychédélique et de doom avec des influences puisées dans les années 70 comme le premier titre ‘El Hombre Que Plantaba Flores en la Luna’ qui est très ‘Floydien’ (période ‘Meddle’). La superbe pochette montre une méduse qui flotte au dessus d’un ensemble d’habitations où l’on croit deviner des cheminées d’usine et c’est exactement cette impression d’apesanteur qui nous habite tout au long de l’écoute de cet opus. La majorité des compositions, à l’exception de ‘Arua’ et du court ‘Vacuo’, sont bâtis sur un lent tempo où alternent des parties calmes et puissantes comme dans ‘Odisea’, ‘Invisible’ ou ‘Sinestesia’ qui rappelle encore ‘Pink-Floyd’. En résumé, même si les Espagnols d’entropia’ ne font pas le buzz sur la toile, ce premier album est très prometteur et si vous aimez les ambiances calmes et aériennes dans la tradition psychédélique, ‘Invisible’ est fait pour vous...

Interprêtes

Jon Bellido (Chant, Claviers), Roberto Nieves (Guitare), Lasto (Basse), Andoni Penela (Batterie)


Artiste : Aresea

Album : Retrospection

Date de Sortie : 22-02-2018

Ajouté le : 08-05-2018

‘Aresea’ est un nouveau groupe de métal symphonique Italien qui est inspiré par la mythologie Grecque et par les origines Siciliennes de ses membres. ‘Fabio Gallo’ est le compositeur assurant également l’orchestration et la production et ‘Chiara Di Mare’ (de son vai nom ‘Kyrah Aylin’) est la chanteuse qui est l’auteur des textes des chansons. ‘Retrospection’ est leur premier album qui est en fait un EP avec 6 titres qui permettent déjà de se rendre compte de la qualité de ce nouveau projet. Dès le premier titre, ‘Enlightning Lullaby’, le côté symphonique l’emporte largement sur le métal car bien que l’on ait droit à quelques riffs de guitare, l’ensemble est assez light et on se rapproche plus de groupes comme ‘Eynomia’ (voir Ici), ‘Blood Red Soul’ (voir Ici) ou ‘Chrysilia’ (voir Ici) pour n’en citer que trois qui ont sorti des albums il y a peu de temps. Toutes les compositions sont accessibles à la première écoute et les parties vocales mélodiques et sans aucune agressivité mettent bien en avant le chant aérien de ‘Chiara Di Mare’ et la ballade ‘Beyond The End Of Time’ en est un bon exemple. En résumé, avec ‘Retrospection’, les Italiens d’Aresea’ sortent un premier EP prometteur qui devrait plaire à tous les amateurs de métal symphonique à chanteuse...

Interprêtes

Chiara Di Mare - Kyrah Aylin (Chant), Fabio Gallo (Tous les Instruments) + Invités : Salvatore Di Giorgio (Guitare), Ferdinando Beneventano (Guitare), Marco Bongiovanni (Batterie)


Artiste : Thomas Konder

Album : Labyrinth

Date de Sortie : 20-02-2018

Ajouté le : 07-04-2018

‘Thomas Konder’ est un auteur et multi-instrumentiste Allemand qui sort son premier enregistrement studio et qui est un album concept autour du thème du labyrinthe présenté comme une métaphore de la vie qui nous confronte à des difficultés et challenges qui nous font prendre des décisions nous permettant d’avancer et d’atteindre nos objectifs. Au niveau musical, Thomas est influencé par les grands groupes de rock des années 70 que ce soit dans le domaine du progressif comme ‘Yes’, ‘Alan Parsons Project’ ou ELP’ mais également des formations plus classiques comme ‘Supertramp’ ou ‘Styx’. Après une courte introduction instrumentale, ‘Labyrinth’ ouvre le bal avec des claviers à la ‘Roger Hodgson’ et une belle mélodie qui nous replonge 40 années en arrière. La suite continue à nous faire voyager entre compositions mélancoliques comme ‘Only the Wind Knows’, ‘Solitary Road’ ou ‘Morning Sun’ et d’autres énergiques comme ‘Puzzle’ ou ‘Firedance’ mais le point d’orgue est le dernier titre ‘A Step a Day’ de près de 11 minutes qui nous emmène dans un vrai ‘labyrinthe’ musical avec multiples rebondissements typique du progressif. En conclusion, ‘Labyrinth’ est un magnifique voyage qui nous renvoie quelques décennies en arrière et ce premier album de ‘Thomas Konder’ devrait plaire à un large public qui a été bercé par les grands grands groupes de rock des années 70...

Interprêtes

Thomas Konder (Claviers, Batterie, Chant) + Invités : Tobias Schmitz (Claviers, Piano), Niklas (Chant), Frank Rohles (Guitare), Jan Malburg (Guitare), Marc Papeghin (Cor), Mike Kempf (Saxophone), Markus Jutz (Clarinette), Miriam Cartarius (Violon)


Artiste : Master Men

Album : From the Moon

Date de Sortie : 18-02-2018

Ajouté le : 18-06-2018

‘Master Men’ est un groupe Polonais qui a sorti un premier album en 2015 (‘Through The Window’ ici) mais qui étaient d’anciennes compositions des années 90. Ce nouvel opus ‘From the Moon’ contient de nouveaux titres qui sont influencés par le rock des années 70 où les claviers se mèlent aux riffs de guitare et où l’on peut voir, ici et là, quelques touches de progressif. Avec le premier titre éponyme de l’album, l’atmosphère est proche d’un psychédélique assez sombre puis, ‘Fires’ mélange des parties énergiques et d’autres plus calmes où les solos de guitare sont très aériens. La suite est à l’image du début avec des constructions classiques et des lignes mélodiques assez lentes et accessibles qui peuvent être mélancoliques comme dans ‘Orphan’, plus rock comme dans ‘Snakes and Ladders’ ou encore atmosphériques comme dans ‘Fate’. En résumé, même si on ne peut pas encore mettre en évidence un style qui leur est propre et qu’ils ont certainement le potentiel pour évoluer, les Polonais de ‘Master Men’ sortent un bon album accessible et mélodique et ‘From the Moon’ devrait plaire à tous ceux qui naviguent entre rock atmosphérique, stoner et progressif...

Interprêtes

Olaf Migus (Chant), Zbigniew Pajda (Guitare), Damian Nowak (Claviers), Stanisław Sapun (Basse), Maciej Habdas (Batterie)


Artiste : Walk In Darkness

Album : Welcome to the New World

Date de Sortie : 17-02-2018

Ajouté le : 28-03-2018

‘Walk In Darkness’ est un groupe Italien qui a sorti son premier album studio ‘In The Shadows of Things’ en 2017 (voir Ici) et a été catalogué en métal gothique. ‘Welcome to the New World’ est leur 2ème opus et une de leurs caractéristiques est que la seule à découvrir son visage est la chanteuse ‘Nicoletta Rosellini’, le reste du groupe revêtant des bures dont la capuche leur masque le visage (voir la pochette). ‘Welcome to the New World’ voit une évolution vers un style plus symphonique qui mélange puissance et harmonie : les 2 premiers titres en sont l’illustration parfaite avec tout d’abord ‘Crossing the Final Gate’, composition puissante avec un contraste original au chant entre les grawls d’Emiliano Pasquinelli’ et la voix aérienne de ‘Nicoletta Rosellini’ qui peut rappeler le style de ‘Sharon Den Adel’ de ‘Within Temptation’ mais dans un registre plus grave et ensuite ‘Sailing Far Away’ qui est une belle ballade accompagnée par le violon de ‘Gabriele Boschi’ renforçant le côté romantique. La suite est à l’image de ce début avec des titres toujours très mélodiques et accessibles alternant des parties énergiques et d’autres beaucoup plus calmes. En résumé, avec ce 2ème album, les Italiens ‘Walk In Darkness’ gagnent encore en maturité et nous offrent 8 belles compositions entre rock et métal symphonique qui devraient plaire à un public fan de groupes comme ‘Within Temptation’, ‘Epica’ ou ‘Delain’ pour ne citer que les plus populaires...

Interprêtes

Nicoletta Rosellini Chant), Arcanus (Batterie), Monk Key (Basse), Flaming Jack (Guitare), Tio Frank (Claviers), Shaman (Guitare) + Invités : Emiliano Pasquinelli (Chant), Gabriele Boschi (Violon)


Artiste : Visions of Atlantis

Album : The Deep & the Dark

Date de Sortie : 16-02-2018

Ajouté le : 19-03-2018

Après quelques années avec Serenity (voir leur dernier album Ici) et le projet ‘Exit Eden’ en 2017 (voir Ici), la Française ‘Clémentine Delauney’ qui a commencé de chanter avec ‘Visions Of Atlantis’ en fin 2013 avec à la clé un EP ‘Old Routes – New Waters’ a réellement pris de l’ampleur ces deux dernières années et ce dernier album de ‘Visions of Atlantis’ nous confirme tout son talent. Est-ce la stabilisaion de line up (ils ont connu pas mal de changements) ou tout simplement ce qu’on appelle la maturité, mais ce ‘The Deep & the Dark’ est certainement l’album le plus abouti de ‘Visions of Atlantis’. Tout d’abord, toutes les compositions sont accessibles dès la première écoute et la plupart ont des refrains qui vous rentrent dans la tête immédiatement sans vous lacher. Ensuite, le duo Clémentine/Siegfried fonctionne à merveille comme dans ‘Return to Lemuria’ ou dans ‘Ritual Night’ mais j’aurais bien aimé que leur voix se mélangent un peu plus comme par exemple dans la ballade ‘The Last Home’ comme Clémentine avait pu le faire sur scène avec ‘Georg Neuhauser’ de ‘Serenity’ en chantant ‘Fairytales’. On retrouve des influences multiples du métal symphonique comme par exemple une introduction à la ‘Nighwish’ sur le titre éponyme de l’album mais ce qui m’a le plus frappé c’est le rapprochement avec les compositions de ‘Lanvall’ (‘Edenbridge’ voir leur dernier album Ici) et c’est flagrant sur ‘Dead Reckoning’ ou ‘The Grand Illusion’. En résumé, avec ‘The Deep & the Dark’, ‘Visions of Atlantis’ renforcement leur place dans le peloton de tête des groupes de métal symphonique et ce dernier album devrait être bien accueilli par tous les fans de ce style de musique mais aussi grâce à son côté accessible, pourrait toucher un public plus large...

Interprêtes

Clémentine Delauney (Chant), Siegfried Samer (Chant), Christian Douscha (Guitare), Herbert Glos (Basse), Thomas Caser (Batterie)


Artiste : Damian Wilson, Adam Wakeman

Album : The Sun Will Dance in Its Twilight Hour

Date de Sortie : 16-02-2018

Ajouté le : 21-03-2018

‘Damian Wilson’ a déjà une carrière solo assez remplie car en plus de ces différents albums solos (voir son dernier Ici), il a collaboré avec différents artistes de la scène progressive comme le groupe de métal progressif ‘Threshold’ (voir le dernier live Ici) ou comme ‘Arjen Lucassen’ où il apparait dans le live ‘Ayreon Universe‘ qui sort fin Mars 2018. Avec son dernier album, ‘Will Dance in Its Twilight Hour’, cet artiste multi-facette nous offre avec ‘Adam Wakeman’ 10 compositions loin de ‘Threshold’ ou ‘Ayeron’ dans la grande tradition des chanteurs acoustiques comme ‘Cat Stevens’ (écoutez ‘Laugh In Time’, ça ne vous rappelle pas une certaine chanson ?) et contrairement à des duos comme ‘Simon & Garfunkel’, ils alternent le chant dans les différents titres. Ils nous emmènent dans leur univers plein d’authenticité avec des mélodies très faciles d’accès et remplies d’émotion véhiculée par ces 2 grands artistes. Bref, si vous aimez la chanson acoustique et les atmosphères tranquilles et sensibles, ce dernier album de ‘Damian Wilson’ et ‘ Adam Wakeman’ est sans aucun doute fait pour vous...

Interprêtes

Damian Wilson (Chant, Guitare), Adam Wakeman (Chant, Guitare, Piano, Basse, Percussions), Tony Woodland (Violoncelle), Hayley Sanderson (Choeurs), Andy Dunlop (Guitare), Ash Soan (Batterie)


Artiste : The Dame

Album : Losing Sight of What You Want

Date de Sortie : 16-02-2018

Ajouté le : 05-04-2018

‘The Dame’ est un nouveau projet d’un groupe Hollandais mené par la chanteuse et guitariste ‘Marian van Charante’ qui viennent de sortir leur premier album studio ‘Losing Sight of What You Want’ et qui se définissent comme étant la version sexy du rock progressif (voir leur site qui raconte l’histoire de ce premier opus Ici). Le style est effectivement néo progressif et ils se rapprochent de groupes comme ‘Mostly Autumn’ avec de longs titres qui vont de 5 minutes à 19 minutes ; Marian possède une voix profonde et sensuelle qui s’intègre parfaitement dans les lignes mélodiques des compositions et chaque titre raconte une histoire où alternent différentes atmosphères comme dans le dernier titre ‘Conviniently Distant’ qui renferme tout ce que l’on désire trouver dans un titre progressif : une succession de changement de rythme et des parties chantées alternant avec de longues parties instrumentales. En résumé, les Hollandais de ‘The Dame’ sortent un premier album très prometteur et ‘Losing Sight of What You Want’ est à conseiller à un public aimant le rock néo-progressif avec chanteuse...

Interprêtes

Marian van Charante (Chant, Guitare), Stephen de Ruijter (Guitare), Michel Krempel (Basse), Thijs de Ruijter (Claviers), Ruben Meibergen (Batterie)


Artiste : Twilight Fields

Album : Our Time Is Now

Date de Sortie : 15-02-2018

Ajouté le : 03-04-2018

‘Twilight Fields’ est un projet mené par le Canadien ‘Allister Thompson’ et qui vient de sortir son 3ème album studio ‘Our Time Is Now’. Il nous embarque dans un mélange de psychédélique et d’atmosphérique comme en témoignent les 2 permiers titres ‘When I Saw You’ et ‘Tell You’ dont les ambiances mélancoliques sont renforcées par un chant aérien pour se mettre au service du thème qui traite de l’importance d’aimer les autres dans un monde de plus en plus chaotique. Avec ‘Waiting’, on se retrouve quelques 50 années en arrière avec un titre très ‘Floydien’ période années 60 et on retrouve la même ambiance avec la reprise des Moody-Blues ‘I Know You’re out There Somewhere’. La suite nous fait voyager dans des compositions plus intimes comme les belles ballades acoustiques ‘Saturday Morning’, ‘My Mother’, ‘Another Life’ ou encore ‘For Those Who Had Loved in Wartime’. En résumé, ‘Twilight Fields’ est à conseiller à tous les amateurs de musique psychédélique et atmosphérique et ce ‘Our Time Is Now’ est à savourer dans un endroit calme le casque sur les oreilles...

Interprêtes

Allister Thompson


Artiste : Monkey to the Moon

Album : How Funny Is It ?!

Date de Sortie : 15-02-2018

Ajouté le : 15-05-2018

‘Monkey to the Moon’ est un nouveau groupe de Français qui après plusieurs EP, viennent de sortir leur premier album studio ‘How Funny Is It ?!’. Ils ont stabilisé leur formation en 2016 et 2018 voit donc la consécration de plusieurs années de travail. Leur style est entre pop et rock et ils sont influencés par les grands groupes de progressifs et à l’écoute des premiers titres, on sent déjà une maturité dans la façon d’écrire et d’interpréter. D’entrée, avec ‘The Mugger Roved Around Your Room’, on est plongé dans un style néo-prog accessible où l’on retrouve les atmosphères d’artistes comme ‘Anathema’, ‘Blackfield’ ou encore ‘Airbag’. Suit ‘Talking Disorders’, un titre intense rempli de sensibilité qui me fait penser à celles d’artistes comme ‘David Bowie’ ou ‘Alan Reed’ (voir son dernier album Ici). La suite nous emmène dans différentes atmosphères comme ‘This Warlock Called Love’ qui est teinté pop des sixties puis les sonorités électroniques épurées de ‘More’ nous ramènent encore au néo-prog à la ‘Steven Wilson’ et la magnifique ballade dans un tempo de valse ‘Sorrowful Waltz’ transpire une émotion palpable avec son admirable crescendo final. On pourrait citer tous les titres tellement chacun amène sa propre ambiance et nous accroche de la première à la dernière note. En résumé, vous l’aurez compris avec les références citées plus haut, ce premier album ‘How Funny Is It ?!’ constitue d’ores et déjà une très bonne surprise 2018 et les Français de ‘Monkey to the Moon’ méritent de se faire connaître non seulement dans l’hexagone mais également au-delà de nos frontières...

Interprêtes

Clément Barbier (Chant, Guitare), Quentin Bourgeois (Basse), Martin Mabire (Batterie), Léonard Bance-Hazé (Guitare), Valentin Barbier (Claviers, Percussions)


Artiste : After The Fall

Album : Early Light

Date de Sortie : 14-02-2018

Ajouté le : 26-03-2018

‘After The Fall’ est un groupe Américain qui a connu ses débuts dans les années 80 et qui vient de sortir son 7ème album ‘Early Light’ (Spotify mélangeant d’autres albums d’autres artistes sous leur nom mais leurs 3 opus présents sur Spotify sont ‘The Living Drum’ de 2001, ‘Knowledge’ de 2006 et ‘Before…’ de 2010). Leur style est influencé par les grands groupes de rock progressif des années 70 avec des incursions dans le jazz, et les premiers noms qui me viennent à l’esprit sont ‘Emerson, Lake & Palmer’ et ‘Yes’. A l’exception d’un titre, leurs compositions sont longues voir même très longues (plus de 18 minutes pour ‘Early Light’) et il faut donc plusieurs écoutes pour rentrer dans leur univers. Le côté retro-prog est accentué par l’utilisation de claviers à la ‘ELP’ comme par exemple dans ‘Promotheus’ et les parties instrumentales prennent souvent le pas sur les parties chantées mais ils nous offrent également des titres où ‘Mark Benson’ montre tout ses talents de chanteur comme dans le très mélodique ‘The Weaver Watcher and the Cutter’ ou dans la très courte chanson ‘Infinity 4’ et le dernier titre ‘Light in the Night’ résume bien l’album avec sa construction typiquement progressive et ses multiples tiroirs . Bref, les Américains de ‘After The Fall’ sortent un très bon album de rock progressif à apprivoiser écoute après écoute et ‘Early Light’ devrait plaire à tous les amateurs de rock progressif des années 70...

Interprêtes

Mark Benson (Chant, Guitare), Ken Archer (Claviers), Marc Dupuis (Batterie), Rich Kornacki (Batterie), Jim Rosati (Basse), Jon Quinn


Artiste : Weend‘ô

Album : Time of Awakening

Date de Sortie : 09-02-2018

Ajouté le : 17-03-2018

‘Weend’ô’ est un groupe Français créé en 2008 par le guitariste ‘Térence Nguyen Van’ et la chanteuse et claviériste ‘Laetitia Chaudemanche’ et qui viennent de sortir leur 2ème album studio ‘Time of Awakening’. Leur style mélange différentes influences entre rock atmosphérique et rock néo progressif avec un talent pour de longue compositions mélodiques qui vous embarquent dans un labyrinthe musical mélangeant la puissance des instruments électriques et la sensibilité du chant de Laetitia qui me fait penser à des chanteuses comme ‘Olivia Sparnenn’ de ‘Mostly Autumn’ (voir leur dernier album Ici) ou ‘Chiara Gironi’ du groupe Italien ‘Magnolia’ (voir leur dernier album Ici) ou encore ‘Hayley Griffiths’ de ‘Karnataka’ (voir leur dernier album Ici). L’album est composé de 3 titres pour 39 minutes avec la première composition éponyme de l’album composée de 3 parties pour plus de 20 minutes qui est un régal et qui nous fait voyager dans des ambiances et tempos différents sans jamais lasser. Dans ‘Elea’, ils ont invité ‘Alan Reed’ (voir son dernier album Ici) à poser sa voix en début de titre et c’est une composition avec un magnifique crescendo et un solo ‘Floydien’ en fin de première partie. En résumé, ‘Time of Awakening’ est une très bonne surprise pour ce début 2018 et ‘Weend’ô’ nous montre encore une fois de plus que la France possède des talents qui peuvent rivaliser avec les grands groupes internationaux de rock néo progressif...

Interprêtes

Laetitia Chaudemanche (Chant, Claviers), Térence Nguyen Van (Guitare), Maxime Rami (Basse), Nathanaël Buis (Batterie), + Invités : Alan Reed (Chant), Jérémie (Chant)


Artiste : Therion

Album : Beloved Antichrist

Date de Sortie : 09-02-2018

Ajouté le : 20-05-2018

D’habitude, les Américains sont assez friants du mot ‘Awesome’ et ils l’utilisent à toutes les sauces et pourtant, c’est bien ce mot qui me vient en premier avec la sortie de cette œuvre gigantesque du Suédois ‘Christopher Johnson’ : Impressionnant, Spectaculaire, Monumental, Fantastique, Grandiose, Unique et on pourrait rajouter encore quelques adjectifs car, on peut toujours essayer de chercher, il n’y a pas d’œuvre équivalente à ce jour pour cet opéra métal. Et pourtant, on l’a attendu impatiemment : je me rappelle d’un concert au z7 près de Bâle en Octobre 2012 où Christopher commençait à nous parler de son opéra qu’il avait commencé déjà depuis bien longtemps. Revenus en Janvier 2016 au même endroit, on avait même le droit à quelques extraits pour ‘prendre la température’ avec les fans. Et voilà, ça valait le coup d’attendre car le rêve est devenu réalité début Février 2018, le précieux digibook contenant les 3 CD est enfin disponible et depuis plusieurs mois, écoute après écoute, les 46 compositions s’incrustent petit à petit dans ma tête car il a bien fallu tout ce temps pour digérer cette œuvre imposante. Impossible donc de décrire succintement cet opéra comme j’ai l’habitude de le faire pour un album classique et ce ‘Beloved Antichrist’ demande bien plus. Comme cette oeuvre est quelque chose de très spécial et risque d’en dérouter certains (voir même beaucoup), et pour vous éviter une chronique trop longue à lire, il est tout d’abord indispensable d’adhérer à 2 genres de musique en marge du grand public : le métal avec la puissance de ses riffs de guitares et l’opéra mais dans le sens classique du terme c’est à dire l’art lyrique qui raconte une histoire interprêtée par des chanteurs ou chanteuses ayant des registres vocaux déterminés (Soprano, Mezzo soprano, Alto, Ténor, Baryton, Basse). Bon, je viens de perdre déjà plus de la moitié des lecteurs et quand je vous aurai dit que ces 2 styles cohabitent et donc que c’est justement cette alchimie qui en fait une œuvre complètement à part, j’ai certainement encore perdu une bonne partie de ceux qui restent. Vous êtes encore là ? on continue donc.

Le thème original :
Pour commencer, comme dans tout opéra, il faut une histoire avec des intrigues et des rebondissements : de ce côté, on est servi avec une adaptation assez libre de l’essai du philosophe Russe ‘Vladímir Soloviev’ datant de la fin du XIXème siècle intitulé ‘Court récit sur l'Antéchrist’ qui est consultable en Français Ici. Par Antéchrist, on désigne une personne ou un groupe de personnes qui tentent de se substituer à Jésus-Christ et cette figure apparaît à différents endroits dans les textes des différentes religions avec pour origine la notion de « l ’anti-messie » présente dans le Judaïsme. L’essai de ‘Soloviev’ sur le sujet raconte comment un homme se voit recevoir l’esprit de l’Antéchrist et comment, dans un monde plongé dans le chaos repousse l’invasion des Chinois et des Japonais, les Européean étant occupés par les guerres avec les Musulmans. En quelques années, l’Antéchrist impose, grâce à son armée qu’aucune autre armée ne peut vaincre, la paix au niveau mondial puis règle la faim dans le monde en rééquilibrant les profits et en imposant aux riches de donner au plus pauvres. Mais en s’attaquant au problème épineux de l’unification des religions, il nomme un Pape, appelé l’antipape qui doit l’aider dans son projet mais rencontre une opposition farouche des 3 représentants du Christianisme; deplus, les Juifs, apprenant qu’il n’est pas circoncis, tentent de l’affronter mais la terre s’ouvre et engloutit l’Antéchrist, l’antipape et toute son armée. C’est alors que les 3 religions assistent au retour du Christ sur terre : c’est le retour glorieux. En résumé, l’idée de ‘Soloviev’ était une critique des religions qui mettent chacune en avant leurs valeurs sans se préoccuper de l’essentiel que représente la foi dans le Christ.

L’adaptation de ‘Christofer Johnsson’ :
Le thème original n’est qu’un point de départ à l’opéra métal car l’histoire a été modernisée pour se passer dans le futur en 2046 où une tempête solaire de très grande ampleur détruit toutes les installations électriques privant le monde d’électricité et plongeant les habitants dans une période d’épidémies et de famine où seulement quelques groupes arrivent à survivre. C’est finalement dans le vieux continent, l’Europe, que les habitants, grâce à la coopération des Hommes, finissent par de nouveau se développer et se retrouver à un niveau de technologie du début du 19ème siècle. La religion Chrétienne qui avait disparu reprend de l’ampleur et redevient un maillon important de la société. Le décor est planté pour démarrer l’histoire de l’Antéchrist, de son nom ‘Seth Thanos’ qui se prend pour un second messie. Mais pour en faire un opéra, il était évident que le récit de ‘Soloviev’ ne mettait pas assez de personnages en scène et ‘Christofer’ a donc inventé tout un ensemble de personnage et ajouté des rôles féminins pour permettre tout d’abord d’avoir un équilibre entre les différentes voix comme pour un opéra classique mais également pour densifier l’histoire lui permettant de découper les 3 actes en petits épisodes représentant les différents titres.

Les rôles :
Avec l’adaptation très libre de Chistopher, on compte 25 rôles différents qui sont interprêtés par 15 chanteurs et chanteuses lyriques accompagnés par un chœur. Les rôles principaux sont bien entendu tenus par les artistes qui ont toujours suivi l’aventure de Thérion avec en tête ‘Thomas Vikström’ qui est l’Antechrist’. Dans le version originale, l’adversaire de l’Antéchrist’ était un vieil homme qui n’avait pas un rôle très important et Christofer a donc inventé un nouveau personnage en la personne de ‘Johanna Orsini’ tenu par la Soprano ‘Chiara Malvestiti’ qui représente le côté fanatique de la religion alors que sa sœur ‘Héléna’ interprêtée par ‘Lori Lewis’ est une religieuse de cœur qui en représente le côté calme. Dans les autres rôles principaux, ‘Sophia’ est la mère de Johanna et d’Héléna qui est veuve et qui à l’aube de la mort, ‘Appolonius’ est un personnage possédant des pouvoirs magiques et qui est déterminé à rejoindre le nouveau maître du monde, ‘Agnes’ est une russe qui se rapprochant de la réligion catholique devient une alliée de ‘Johanna’ dans son combat contre les forces du mal et ‘Mare’, conçue lors de la fuite en bateau de ses parents de Corse vers la Sardaigne (d’où son nom) est également proche de ‘Johanna’ et ‘Agnes’. La liste ci-dessous décrit les rôles, leurs interprêtes et leur tessiture :

Antichrist – Seth Thanos = Thomas Vikström (Ténor)
Johanna = Chiara Malvestiti (Soprano)
Helena = Lori Lewis (Soprano)
Agnes = Ulrika Skarby (Mezzo)
Mare = Lydia Kjellberg (Soprano)
Sophia = Melissa Verlak (Soprano)
Appolonius = Markus Jupiter (Bariton)
Pope Pete II = Samuel Jarreick (Bariton)
Professor Pauli = Linus Flogell (Tenor Bariton)
Satan = Erik Rosenius (Basse)
President of USE = Kaj Hagstrand (Tenor)
President’s wife= Matilda Wahlund (Mezzo)
Messenger = Karin Fjellander (Soprano)
Angel = Karin Fjellander (Soprano)
Priest = Mikael Schmidberger (Basse)
Demon = Mikael Schmidberger (Basse)
Lydia = Matilda Wahlund (Mezzo)
Female voter = Matilda Wahlund (Mezzo)
Male voter = Samuel Jarreick (Bariton)
Male servant = Mikael Schmidberger (Basse)
Congress woman = Linnea Vikström (Soprano)
Congress woman = Linnea Vikström (Soprano)
Antichrist Soldier = Kaj Hagstrand (Tenor)
3 demons = Mikael Schmidberger (Basse) / Samuel Jarreick (Bariton) / Linus Flogell (Tenor Bariton)

Et la musique dans tout ça :
Tout d’abord, au risque de me répêter, c’est une œuvre gigantesque et par conséquent, les compositions sont à la mesure de l’opéra tout entier. J’entends déjà certains critiquer et dire que ce n’est pas assez métal à certains endroits ou que c’est trop je ne sais quoi à d’autres endroits. A cela je répondrai qu’il est évident pour un opéra d’avoir une musique qui s’adapte aux différents épisodes de l’histoire car l’ensemble est indissociable : est-ce que du métal extrème serait le bienvenu dans ‘Through Dust, Through Rain’ qui est une scène entre Helena et sa mère Sophia qui est sur son lit de mort !! et au contraire, que dirait-on si on avait un requiem à l’arrivée d’Appolon alors que cela demande quelque chose de grandiose !! et dans ces 2 exemples, Chistopher a trouvé les mélodies et les arrangements les plus justes pour accompagner les paroles : dans ‘Through Dust, Through Rain’ qui suit le début puissant et épique à renfort de chœurs, la mélodie mélancolique où la douce voix de ‘Melissa Verlak’ (‘Sophia’) est accompagnée par quelques accords de piano aurait très bien pu avoir été écrit pour un opéra classique à l’époque de Mozart. De même, ‘The Arrival of Appolonius’ commence dans une ambiance paisible où le messager vient anoncer l’arrivée d’Appolon puis on assiste à un crescendo dû à la propagation de la nouvelle pour laisser éclater un final majestueux à grand renfort de choeurs. Ce ne sont que 2 exemples parmis tant d’autres mais, vous aurez compris que la grande force (voir le génie) de ‘Christofer Johnsson’ réside dans cette capacité à avoir non seulement composé une partition la plus juste possible en fonction de l’épisode narré mais également d’être aller chercher son inspiration dans la musique classique qu’il a ‘métalisé’ lorsque cela était nécessaire et ceci pour faire passer tous les sentiments de chaque personnage car l’histoire nous fait traverser toute sorte d’états affectifs. Alors, certes, 46 compositions de cette qualité, ça peut paraître lourd à ingurgiter en une seule fois et est-ce que l’on ne risque pas de s’y perdre dans une telle profusion d’épisodes ? Certes, dans notre monde contemporain où tout va si vite, c’est certainement quelque chose de difficile à intégrer mais si vous ne voulez pas passer à côté de cet opéra, je ne peux vous donner qu’un conseil : arrêtez-vous, posez-vous tranquillement et prenez le temps de découvrir cet opéra en apprivoisant petit à petit chaque coin et recoin et ne vous obligez pas à l’écouter en une seule traite.

Résumé :
Compte tenu de l’ambition du projet, ‘Beloved Antichrist’ est difficile à résumer en quelques mots mais pour ceux qui auraient du mal à intégrer l’ensemble de cette œuvre titanesque, je dirais simplement qu’il faut également mettre en regard le temps qu’il a fallu pour la concevoir et que ça n’a aucun sens de la comparer à une sortie d’album mais qu’il faut la prendre comme quelque chose d’unique et les seules comparaisons qui pourraient être faites le seraient avec d’autres œuvres d’opéra classiques comme par exemple ‘Les Troyens’ de ‘Berlioz’ ou ‘Guillaume Tell’ de ‘Rossini’ qui frisent tous les deux les 4 heures. Et pour finir, que l’on aime ou non, on ne peut que saluer ‘Christopher Johnsson’ d’avoir réussi ce pari un peu fou et d’avoir eu la ténacité pour faire que ce projet devienne réalité : Chapeau bas, l’artiste !!

Interprêtes

Christofer Johnsson (Guitare), Christian Vidal (Guitare), Nalle Phalsson (Basse), Thomas Johan Koleberg (Batterie), Sami Karppinen (Batterie), Peter Ljung (Piano, Hammond), Micke Nord (Guitare), Thomas Vikström (Chant), Lori Lewis (Chant), Chiara Malvestiti (Chant), Marcus Jupither (Chant), Erik Rosenius (Chant), Melissa Ferlaak (Chant), Ulrika Skarby (Chant), Lydia Kjellberg (Chant), Samuel Jarrick (Chant), Linus Flogell (Chant), Kaj Hagstrand (Chant), Matilda Wahlund (Chant), Karin Fjellander (Chant), Mickael Schmidberger (Chant), Linnea Vikström (Chant), Taras Yasenkov (Chef de chœur), Anastasia Dreyer (Chœurs), Anna Belova (Chœurs), Ekaterina Shamina (Chœurs), Lyudmila Mikhailova (Chœurs), Maria Chekrkchieva (Chœurs), Anastasia Polyanina (Chœurs), Darya Mikhailova (Chœurs), Ksenia Krasikova Mikhail Nor (Chœurs), Danil Jurilov (Chœurs), Artemy Menshikov (Chœurs), Nikita Mikhailov (Chœurs), Gleb Kardasevich (Chœurs), Dimitry Volkov (Chœurs), Mikhail Yurkus (Chœurs), Grigory Pyankov (Chœurs)


Artiste : Reversal Symmetry

Album : Jekyll and Hyde

Date de Sortie : 05-02-2018

Ajouté le : 25-03-2018

‘Reversal Symmetry’ est une nouvelle formation Italienne dont les membres sont issus du groupe ‘Layra’ et qui vient de sortir son premier album ‘Jekyll and Hyde’ qui est un opéra rock sur la célèbre histoire de l’écrivain Ecossais ‘Robert Louis Stevenson’. On est donc plongé dans l’histoire et l’album est divisé en 2 parties, la première étant le côté ‘blanc’ qui représente le bon côté de ‘Jekyll’ et la deuxième le côté ‘Mister Hyde’, le côté sombre du docteur. Musicalement, c’est du progressif typique avec des titres (à l’exception de 2) entre 6 et 11 minutes qui par conséquent prennent le temps de raconter les épisodes du roman et on retrouve tous les ingrédients d’un opéra rock progressif : tout d’abord, les personnage du roman sont tous tenus par des chanteurs différents et on peut noter que les Italiens ont mélangé des registres classiques (‘Moreno Sangermano’ dans le rôle du doceur Jekkill) et lyrique (Alessio Quaresima Escobar’ dans le rôle de ‘Butler Poole’) ce qui permet des duos originaux comme dans ‘Eternal Void’. Ensuite, les arrangements sont très variés et les titres alternent puissance et sérénité avec des lignes musicales toujours très mélodiques ce qui rend chaque titre accessible mais demande plusieurs écoutes pour bien s’imprégner de l’ensemble. Au niveau des influences, on retrouve les grands groupes des années 70/80 de musique progressive et par exemple, le dernier titre de la première partie ‘Henry’s Choice’ me rappelle l’atmosphère ‘Floydienne’ d’Animals’ avec l’utilisation de la réverbération pour donner plus de relief au style théatral. Bref, avec ‘Jekyll and Hyde’, les Italiens de ‘Reversal Symmetry’ sortent un très bon opéra rock qui devrait prendre toute sa dimension sur scène et ce double album devrait plaire à tous les amateurs de rock progressif aimant la diversité des genres et devrait faire partie des sorties majeures de l’année 2018 dans ce style de musique...

Interprêtes

Moreno Sangermano (Chant), Fabio Vitale (Guitare), Matteo Ferretti (Claviers), Graziano Sessa (Basse), Davide Miccinilli (Batterie), Steve Sangermano (Chant), Guido Gori Giorgi (Chant), Alessio Quaresima Escobar (Chant)


Artiste : Rausch

Album : Book II

Date de Sortie : 02-02-2018

Ajouté le : 12-03-2018

Après un premier album il a presque déjà 10 ans, les Américains de ‘Rausch’ reviennent sur le devant de la scène progressive avec ‘Book II’. Menés par ‘Doug Rausch’ qui a une formation de pianiste classique et qui a invité pour l’occasion 3 artistes de groupes connus de la scène progressive, ‘Mark Zonder’ de ‘Fates Warning’, ‘Ryo Okumoto’ de ‘Spock's Beard ‘ et ‘Brendt Allman’ de ‘Shadow Gallery ‘, ils nous embarquent pour une heure de compositions variées où les influences vont du symphonique au métal en passant par la pop, le rock et le jazz avec un talent pour les belles mélodies accessibles dès la première écoute comme par exemple ‘Greener Grass’ qui me fait penser à un mix entre ‘Electric Light Orchestra’ et ‘Queen’. Avec ‘Drain’ de plus de 10 minutes, le début est un crescendo qui démarre au piano de façon nostalgique puis la guitare acoustique prend le relais pour laisser sa place aux instruments électriques qui déroulent lentement une belle mélodie avec un solo de guitare tout en feeling, la partie finale rejouant un deuxième crescendo dans une ambiance symphonique intense pour se terminer calmement avec la douce voix de ‘Doug’ accompagnée de quelques accords de guitare acoustique. La suite amène un côté progressif plus marqué pour ‘Irked’ et sa partie centrale jazzy pris en sandwich entre 2 autres parties pop et avec ‘The End’, on est emmené dans une atmosphère psychédélique des années 70 puis ‘Speechless’ est le titre métal de l’album alors que ‘Slow Suite :II Isolation’ qui suit est une magnifique ballade piano/voix qui clos de façon très soft l’album. En résumé, avec ‘Book II’, les Américains de ‘Rausch’ sortent un album mélodique qui mélange des styles assez différents et qui est donc à conseiller à un public aimant la diversité des genres...

Interprêtes

Doug Rausch (Chant, Piano), Gary Wehrkamp (Guitare), Joe Fine (Basse), Chris Ruffini (Drums) + invités : Mark Zonder (Batterie), Ryo Okumoto (Claviers), Brendt Allman (Guitare)


Artiste : Peter Karp

Album : Blue Flame

Date de Sortie : 02-02-2018

Ajouté le : 15-03-2018

‘Peter Karp’ est un bluesman compositeur, chanteur et guitariste très connus aux Etats-Unis et qui vient de sortir ‘Blue Flame’ qui est déjà son 9ème album. Ayant joué aux côtés d’artistes comme ‘Willie Dixon’, ‘John Lee Hooker’ ou ‘Don Henley’, il s’inscrit dans la grande tradition d’un blues/rock authentique et pour l’occasion il a invité d’autres musiciens comme ‘Mick Taylor’, guitariste des ‘Rolling Stones’ dans la première période ou ‘Kim Wilson’ qui joue de l’harmonica sur ‘Rolling on a Log’ et ‘Loose Ends’. Le titre de l’opus est une bonne image du contenu car ‘Blue Flame’ vient d’une conversation de ‘Peter Karp’ avec ‘Willie Dixon’ qui lui a dit : « Quand c’est vrai et honnête, ça brûle comme une flamme bleue ». On navigue donc entre blues et rock avec des compositions énergiques comme ‘Train O’ Mine’, ’Loose Ends’, les très traditionnels ‘The Arson’s March’ et ‘The Nietzsche Lounge’ ou ‘Treat Me Right’ où l’on ne peut s’empêcher de claquer des doigts, et d’autres tout en feeling comme ‘The Turning Point’, le sensuel blues ‘You know’ ou ‘Valentine’s Day’ et son bel accompagnement de guitare slide en passant par des chansons où la diction se rapproche de ‘Bob Dylan’ comme ‘From Where I Sand’ ou la ballade ‘Round and Around’. Bref, avec ‘Blue Flame’, même si la plupart des titres ne sont pas récents, ‘Peter Karp’ nous offre un très bon album de blues/rock authentique pour le plus grand plaisir de tous les fans de ce style indémodable...

Interprêtes

Peter Karp (Guitare, Piano, Chant), Mike Catapano (Batterie), Niles Terrat (Basse) + Invités : Mick Taylor (Guitare), Todd Wolfe (Guitare), Paul Carbonara (Guitare), Dennis Gruenling, Dave Keyes (Claviers), Kim Wilson (Harmonica)


Artiste : Dry River

Album : 2038

Date de Sortie : 02-02-2018

Ajouté le : 22-03-2018

Les Espagnols de ‘Dry River’ ont commencé leur carrière par des reprises de ‘Queen’ et de ‘Dream Theater’ et c’est en 2011 qu’ils ont sorti leur premier album ‘El Circo de la Tierra’. ‘2038’ est donc leur 3ème album studio. Difficile de les ranger dans une case bien précise car ils mélangent différents styles qui vont de la pop au hard-rock en passant par le jazz, le rock et la musique classique auxquels ils rajoutent leurs influences hispaniques ici et là. Les 10 compositions sont donc un voyage dans des ambiances et atmosphères toutes différentes les unes des autres et il faut donc être ouvert à un éventail assez large pour adhérer mais elles restent toujours très mélodiques ce qui rend l’ensemble très accessible. L’exemple type est ‘Peàn’ qui avec ses plus de 10 minutes mélange des instruments classiques comme les cordes avec la puissance des instruments électriques et présente des cassures de rythmes ce qui en fait un titre progressif typique. En résumé, avec ce nouvel album, ‘Dry River’, même se le fait de chanter en Espagnol est certainement un frein pour se faire connaître à l’international (et c’est bien dommage), sortent un excellent album varié et dense avec ce talent de mélanger des styles très différents les uns des autres, tout en gardant une belle homogénéité et ‘2038’ devrait plaire à un public ouvert à un large éventail de genres musicaux...

Interprêtes

Ángel Belinchón (Chant), Carlos Álvarez (Guitare, Claviers, Choeurs), Matías Orero – Guitare, Chœurs), David Mascaró (Basse, Chœurs), Martí Bellmunt (Claviers, Chœurs), Pedro Corral (Batterie)


Artiste : Secret Illusion

Album : Awake before the Dawn

Date de Sortie : 01-02-2018

Ajouté le : 13-03-2018

Après la sortie de ‘Change of Time’ en 2014, les Grecs de ‘Secret Illusion’ sortent un troisième album ‘Awake before the Dawn’. Avec ce dernier opus, ils nous embarquent pour près d’une heure de métal mélodique mélangeant du power, de l’épique et du progressif avec la particularité d’utiliser des sonorités électroniques à certains endroits. Après la courte introduction instrumentale ‘Curtain Falls’ et sa mélodie classique, ‘Neverland’ ouvre le bal avec un premier titre énergique et son refrain accrocheur qui vous reste dans la tête toute une journée. ‘Fall of Human Kind’ est du même genre et avec ‘Sailing the Open Sea’, le rythme se calme un peu mais les lignes mélodiques sont toujours présentes et on repart pour un rythme d’enfer avec ‘Hope is Lost’. Petite pause avec ‘Falling’, une ballade qui commence par un texte posé sur la musique puis une mélodie typique des power ballade mais c’est dans les 2 derniers titres que les composantes progressives apparaissent ce qui permet de varier le style avec tout d’abord l’épique ‘Eerie’ qui alterne des ambiances énergiques et d’autres plus calmes. Le dernier titre éponyme de l’album de plus de 9 minutes déroule lentement sa mélodie puissante avec une cassure bienvenue en milieu de titre pour finir dans quelques accords de claviers. En résumé, ce dernier album de ‘Secret Illusion’ nous offre 2 visages, un de power métal classique et un autre, pour moi le plus intéressant, de métal mélodique avec des touches progressives et ‘Awake before the Dawn’ est à conseiller aux amateurs de groupes comme ‘Rhapsody In Fire' ou ‘Ancient Bards’ pour n’en citer que 2...

Interprêtes

Evmenios Poulias (Claviers), Filippos Papakyriakou (Guitare), Vasilis Axiotis (Chant)


Artiste : Imperial Age

Album : The Legacy of Atlantis

Date de Sortie : 31-01-2018

Ajouté le : 03-03-2018

Après ‘Warrior Race’ en 2016 (voir Ici), les Russes d’Imperial Age’ sortent leur nouvel album ‘The Lagacy of Atlantis’ et en profitent pour faire une tournée Européenne avec ‘Therion’. De plus en plus dans le style de leur grand frère (dans le titre éponyme de l’album, c’est flagrant), ils nous proposent un métal symphonique, mélodique et accessible avec une évolution dans les arrangements vocaux ce qui accentue l’atmosphère épique : Tout d’abord, l’album a été enregistré avec la collaboration d’artistes de différents groupes dont ‘Nalle Pahlsson’, ‘Thomas Vikstrom’ et ‘Christian Vidal’ tous les 3 de ‘Therion’; ensuite, ‘Alexander’ et ‘Jane’ ont quitté les claviers pour se consacrer complètement au chant, ‘Anna’ est la petite nouvelle qui complète la section vocale, les chœurs ont été renforcés avec 7 autres artistes ce qui densifie considérablement l’ensemble et on ne s’empêcher de faire référence à la grande tradition des chœurs classiques Russes. En résumé, avec ‘The Legacy of Atlantis’, ‘Imperial Age’ poursuivent leur chemin dans un style accessible qui devrait plaire à tous les amateurs aimant les chœurs et gravitant entre métal symphonique et mélodique...

Interprêtes

Alexander "aor" Osipov (Chant), Jane "corn" Odintsova (Chant), Anna "Kiara" Moiseeva (Chant) + Invités = Thomas Vikström (Chant), Nalle Påhlsson (Basse, Guitare), Christian Vidal (Guitare), Sergey Lazar (Guitare), Andrey Ischenko (Batterie), Taras Yasenkov (Choeurs), Lyudmila Mikhailova (Choeurs), Nikita Mikhailov (Choeurs), Ekaterina Shamina (Choeurs), Mikhail Yurkus (Choeurs), Dmitriy Volkov (Choeurs), Natalia Romanova (Choeurs)


Artiste : Karibow

Album : The Unchosen

Date de Sortie : 31-01-2018

Ajouté le : 17-07-2018

Je reviens sur un album sorti début 2018 ‘The Unchosen’ de ‘Karibow’ et qui est apparu assez tard sur Spotify. ‘Karibow’ est l’œuvre de ‘Oliver Rüsing’ qui pour l’anniversaire des 20 ans de ce projet, a ressorti des compositions qu’il n’avait pas placé dans les 4 galettes précédentes sauf ‘Plutonian’ qui apparaissait dans ‘Holophinium’ de 2016 mais qui a été réarrangé en version acoustique. On retrouve donc le style néo-progressif des précédents albums et ce qui est certain, c’est que ces compositions sont du même niveau que celles de ces derniers enregistrements et que ça aurait été bien dommage que le public n’en profite pas. Comme c’est le cas souvent dans ce genre musical où la construction des titres est assez complexe et mélange chant et instrumental avec des changements de rythme et d’ambiance, il faut plusieurs écoutes pour approvoiser ‘The Unchosen’ avec chaque fois des découvertes supplémentaires, mais le résultat montre toute la qualité de cet artiste qui a un don pour nous faire voyager dans du progressif varié et mélodique. En résumé, ‘The Unchosen’ est une très belle surprise 2018 et ‘Oliver Rüsing’ montre encore une fois que son projet ‘Karibow’ est au niveau des formations majeures de neo-progressif...

Interprêtes

Oliver Rüsing (Chant, Guitare, Basse, Claviers, Batterie), Marek Arnold (Piano)


Artiste : Hamnesia

Album : Metamorphosis

Date de Sortie : 28-01-2018

Ajouté le : 09-03-2018

‘Metamorphosis’ est le premier album studio du groupe Italien ‘Hamnesia’ né en 2015 de la rencontre de la chanteuse ‘Livia Montalesi’ et du guitariste ‘Lorenzo Diana’. « C’est un album conceptuel qui veut être un voyage dans l'esprit humain à travers des peurs et des incertitudes qui le paralysent, mais qui en même temps donne l'opportunité de les dépasser pour se transformer ». Tout d’abord, musicalement parlant, toutes les compositions sont très mélodiques ce qui les rend facile d’accès ; ensuite, au niveau du style, c’est varié car on va du psychédélique à du métal progressif en passant par du rock progressif où les guitares sont au même niveau que les claviers et ils rajoutent des instruments classiques comme le violon ou la flûte. Les deux titres phares de l’album sont ‘Metamorphosis’ et ‘Noctudormos’, chacun de plus de 10 minutes, qui emmènent l’auditeur dans un labryrinthe sonore où ils mélangent différents ambiances et atmosphères. En résumé, avec ‘Metamorphosis’, les Italiens d’Hamnesia’, même s’ils doivent encore ajuster quelques imperfections vocales et instrumentales, sortent un album prometteur, mélodique et accessible qui devrait toucher un public relativement large...

Interprêtes

Livia Montalesi (Chant, Violon), Lorenzo Diana (Guitare), Giovanni Tarantino (Batterie), Andrea Manno (Basse), Matteo Bartolo (Claviers)


Artiste : Beth Hart, Joe Bonamassa

Album : Black Coffee

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 27-02-2018

‘Beth Hart’ (voir son dernier album Ici) et ‘Joe Bonamassa’ (voir son dernier album live Ici), qui avaient déjà enregistré des albums en duo, ‘Don’t Explain’ de 2011, ‘Seesaw’ en 2013 et le ‘Live In Amsterdam’ en 2014, ont décidé de remettre ça pour sortir début 2018 ‘Black Coffee’ qui était attendu depuis plusieurs semaines par tous les fans des 2 artistes. Puisant dans le répertoire blues avec des compositions rendues célèbres par, entre autres, ‘Ray Charles’, ‘Etta James’, ‘Steve Marriot’, ‘Ella Fitzgerald’ ou ‘Peggy Lee’, ils nous offrent le meilleur d’eux-mêmes, Beth par sa voix qui n’en finit plus de nous émouvoir autant sur les titres énergiques que sur les ballades et Joe par son feeling à nous envoyer des solis de guitare dont lui seul a le secret (‘Lullaby of the Leaves’ est l’illustration parfaite de cette belle complicité). De plus, ils savent s’entourer d’artistes de talents qui gravitent avec les plus grands du blues et le producteur n’est autre que ‘Kevin Shirley’ qui a travaillé avec des formations comme ‘Dream Theater’ ou ‘Aerosmith’. Un de leur secret est certainement, comme le dit Beth, dans la manière d’enregistrer : « Actuellement, Il y a toutes ces couches d’enregistrement et ensuite il est temps pour toi de chanter et c'est comme si tu ne faisais plus de musique. Il n'y a rien de tel que pouvoir rester assis là et voir Joe, voir la batterie, voir la basse, voir Kevin. Je peux sentir les vibrations, ça change tout. ». Bref, ‘Black Coffee’ est encore un magnifique album de ces deux artistes authentiques qui en 5 jours, ont réussi enregistrer 10 reprises originales et intemporelles et ceci pour notre plus grand plaisir…

Interprêtes

Beth Hart (Chant), Joe Bonamassa (Guitare), Lee Thornburg (Trompette, Trombonne), Michael Rhodes (Basse), Paulie Cerra (Saxophone), Reese Wynans (Claviers), Rob Mcnelley (Guitare), Ron Dziubla (Saxophone), Anton Fig (Batterie) + Invités : Jade Macrae (Choeurs), Juanita Tippins (Choeurs), Mahalia Barnes (Choeurs)


Artiste : Orphaned Land

Album : Unsung Prophets and Dead Messiahs

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 28-02-2018

Après avoir sorti ‘Kna’an’ avec leurs amis d’Amaseffer’ en 2016 (voir Ici), on attendait avec impatience le petit frère du magnifique ‘All Is One’ qui m’avait à l’époque fait découvrir ‘Orphaned Land’ et la croisade pacifiste par la musique de son leader ‘Kobi Fari’ représentée par le symbole très fort de l’imbrication des signes religieux, croix chrétienne, croissant musulman et étoile de David. Depuis, après 2 beaux concerts au z7 à Pratteln près de Bâle, je découvre ce ‘Unsung Prophets and Dead Messiahs’ et je dois dire que le groupe a encore pris de l’ampleur et de la hauteur dans ses compositions. Tout d’abord, ce que j’avais aimé d’amblée, le mélange de différentes influences est encore plus imbriqué et par exemple, avec ‘All Kowing Eye’ on ne sait plus dire si l’orient est plus présent que l’occident ou inversement car c’est finalement une alchimie parfaite qui en fait en quelque sorte une chanson universelle. Ensuite, par le thème inspiré du concept philosophique de la caverne de Platon, ‘Kobi Farhi’ en profite pour revétir son habit de pèlerin de la musique pour pousser des coups de gueule en s’appuyant sur l’histoire des messies ou des écrits des grands écrivains visionnaires (voir le suberbe interview du site MusicWaves de Kobi Ici). Enfin, parce qu’Orphaned Land’ a évolué vers des compositions plus progressives comme ‘Chains Fall to Gavity’ qui avec ses 9 minutes nous file la chair de poule et qui nous emporte dans un crescendo où se succèdent différentes ambiances avec en prime un somptueux solo de guitare de ‘Steve Hackett’ (voir son dernier album où ’Kobi Farhi’ chantait sur un des titres Ici). En résumé, ‘Orphaned Land’ continue son engagement pour rassembler par la musique en nous offrant en ce début 2018 son album le plus abouti en espérant que le message fort délivré permette à certains de sortir de ‘leur caverne’ pour laisser tomber tous leurs préjugés étriqués et s’apercevoir que l’altruisme se développe aussi dans l’échange et la connaissance d’autres cultures...

Interprêtes

Kobi Farhi (Chant), Chen Balbus (Guitare), Idan Amsalem (Guitare), Matan Shmuely (Batterie), Uri Zelha (Basse) + Invités : Hansi Kürsch (Chant), Steve Hackett (Guitare), Tomas Lindberg (Chant)


Artiste : Turin Brakes

Album : Invisible Storm

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 01-03-2018

Après ‘Lost Property’ sorti en 2016 (voir Ici), les Anglais de ‘Turin Brakes’ sortent en 2018 ‘Invisible Storm’ qui est leur 8ème album studio. Ils continuent à nous offrir des compositions entre pop et folk très accessibles dans la grande tradition des artistes pop Anglais. Que ce soit les titres rafraichissants comme ‘Would You Be Mine’, ‘Wait’, ‘Lost In The Woods’ ou ‘Everything All at Once’ qui peuvent rappeler des artistes comme ‘Simon And Garfunkel’ de part la complicité entre ‘Olly Knights’ et ‘Gale Paridjanian‘, mais également d’autres plus mélancoliques comme ‘Deap Sea Diver’, ‘Invisible Storm’, ‘Tomorrow’ ou encore ‘Smoke and Mirrors’ qui me rappelle les ambiances de ‘Fleetwook Mac’, tout est mis en œuvre pour passer un moment agréable. Bref, même s’ils ne révolutionnent pas la pop, ‘Turin Brakes’ sortent un album attachant et accessible qui par conséquent devrait être destiné à un public relativement large...

Interprêtes

Olly Knights (Guitare, Chant), Gale Paridjanian (Guitare, Chant), Rob Allum (Batterie), Eddie Myer (Basse)


Artiste : Ammunition

Album : Ammunition

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 02-03-2018

‘Ammunition’ est un groupe Norvégien de hard rock mélodique qui a été crée en 2013 et qui sort son 2ème album studio portant le nom du groupe et qui avait déjà sorti un très prometteur ‘Shangaied’ en 2014. Formé d’artistes de la scène métal qui ont gravité dans des groupes phares du genre comme ‘Eclipse’, ‘Circus Maximus’ ou encore ‘King Diamond’, ils nous offrent des compositions énergiques et mélodiques à souhait et dès les premiers titres, on est mis dans le tempo avec ‘Time’, ‘Freedom Finder’, ‘Gung Ho’ ou encore ‘Virtual Reality Boy’ qui me rappelle ‘Axxis’ (voir leur dernier album Ici) et si un des ces titres ne vous fait pas tapper du pied, inutile d’aller plus loin. Pour les autres, la suite est du même style et ils savent varier les ambiances avec 2 titres qui permettent de souffler un peu ‘Eye for an Eye’ et la ballade ‘Miss Summertime’. Bref, ce dernier album d’Ammunition’ est rempli de compositions toutes aussi efficaces les unes que les autres et si vous êtes amateur de hard-rock puissant et mélodique, foncez écoutez ce dernier bébé des Norvégiens...

Interprêtes

Åge Sten Nilsen (Chant), Erik Mårtensson (Guitare, Basse, Claviers), Jon Pettersen (Guitare), Lasse Finbråthen (Claviers), Magnus Ulfstedt (Batterie), Victor Cito Borge (Basse)


Artiste : P.A.L.

Album : Prime

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 05-03-2018

C’est encore un pays nordique, en l’occurrence la Suède avec ‘P.A.L.’ (les 3 première lettre du trio Petterson, Anersson et Ljunggren), qui est à l’honneur avec un premier album ‘Prime’. En fait, premier album mais ces trois là, se connaissaient déjà de longue date et ont fini par nous offrir 11 compositions de rock mélodique très accessibles avec des refrains accrocheurs dès la première écoute dans un format radio car la plupart ne dépassent pas les 4 minutes. Dès le départ avec ‘Head or Tails’, on embarque pour un titre typique d’un rock mélodique des années 80 avec un refrain entêtant et le solo de guitare court mais efficace. Avec ‘Carry On’, c’est un mid-tempo qui vous fait headbanguer et ‘Hiding Away from Love’ est plus classique et rappelle des groupes comme ‘Toto’. La ballade obligatoire dans ce genre d’album est présente avec la belle composition ‘What We Could Have Been’ et l’album se finit avec ‘One Step Away’ avec le refrain qui ne vous lache plus. Bref, même si on a l’impression d’avoir déjà entendu des milliers de fois ces mélodies, ‘Prime’ est un très bon album de rock mélodique et devrait plaire à tous les amateurs des grands groupes de ce style des années 80...

Interprêtes

Roger Ljunggren (Guitare), Peter Andersson (Basse), Peo Pettersson (Chant), Mauritz Petersson (Batterie)


Artiste : Inventions

Album : Curiosity

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 10-03-2018

‘Christiaan Bruin’ est un compositeur et multi-instrumentiste Allemand évoluant dans un univers à part où il puise ses influences dans différents styles allant du rock progressif au rock symphonique en passant par la musique classique et contemporaine. Il a tout d’abord sorti 5 albums sous le nom de ‘Chris’ disponibles sous Spotify (voir Ici) puis a créé un projet original en 2015, ‘The Black Codex’ qui faisait parvenir aux abonnés une composition chaque semaine pendant une année entière. Il a ensuite participé à plusieurs projets dont le groupe de rock progressif ‘Sky Architect’ dont il est un des co-fondateurs mais aussi ‘Nine Stones Close’, ‘Mayra Orchestra’ et ‘Adeia’. C’est donc un artiste touche à tout qui continue avec le projet ‘Inventions’ datant de 2017 de nous offrir des compositions cette fois liées à des vidéos (voir son site Ici). ‘Curiosity’ est la suite de ‘Meta’ et le style explore de nouveaux horizons musicaux avec des titres assez softs qui nous font voyager dans une sorte de cocon douillet où la voix de Christiaan qui dans certaines compositions est simplement chuchotée, renforce cette impression de douceur ce qui fait de ‘Curiosity’ quelque chose de tout à fait original mixant de la pop électronique et de la musique classique. Bref, si vous désirez vous évader dans une ambiance feutrée et aérienne, ce dernier bébé ‘Curiosity’ du très talentueux ‘Christiaan Bruin’ est fait pour vous...

Interprêtes

Christiaan Bruin (Tous les instruments, Chant), Anne Bakker (Chant), Madeleine Brozek (Violon), Maartje Dekker (Chant), Ruben van Kruisum (Violoncelle), Adrian Jones (Guitare)


Artiste : Into The Great Divide

Album : Into The Great Divide

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 11-03-2018

‘Into The Great Divide’ est un projet Instrumental de ‘Zack Zalon’ dans lequel a participé le batteur de ‘Dream Theater’, ’Mike Mangini’. C’est un album concept qui, même s’il n’y a aucune partie chantée, contient un narratif pour chaque titre récité par ‘Larry Davis’ ce qui permet de suivre l’histoire imaginée par ‘Zack Zalon’. Le thème est influencé par les récits de ‘Joseph Campbell’ sur le ‘Héros au mille et un visages’ qui décrit le voyage du héros comprenant plusieurs étapes qui débute dans un monde ordinaire pour entrer petit à petit dans des mondes insolites où il est confronté à différentes épreuves. La musique est donc le support pour raconter différents épisodes du voyage du héros et le style mélange du métal et du rock progressif recherchés tout en restant accessibles avec une bonne diversité d’un titre à l’autre : chaque composition amène donc son atmosphère qui peut être à la fois énergique, puissante, mélodique, symphonique et entraînante et le travail rythmique qu’insuffle ‘Mike Mangini’ à chaque instant impressionne et montre tout son talent de batteur. Bref, ce ‘Into The Great Divide’ est un album qui devrait plaire à tous les amateurs de compositions instrumentales naviguant entre rock et métal...

Interprêtes

Zack Zalon (Guitare, Basse, Claviers), Mike Mangini (Batterie), Brendon Cassidy (Orchestral Arrangements), Larry Davis (Narration)


Artiste : Eynomia

Album : Break Free

Date de Sortie : 26-01-2018

Ajouté le : 14-03-2018

‘Eymonia’ est un nouveau projet d’artistes expérimentés de la scène métal Américaine qui viennent de sortir leur premier album, ‘Break Free’. Menés par la chanteuse ‘Phyllis Rutter’, ils évoluent dans un style métal symphonique avec des compositions facile d’accès et se revendiquent de groupes Européens comme ‘Within Temptation’ ou ‘Delain’. D’entrée, avec ‘Cleansing’, le ton est donné pour une mélodie facile d’accès avec des claviers au même niveau que les guitares et on découvre le chant de ‘Phyllis Rutter’ dans un registre classique rock/métal qui peut être comparée à celui de ‘Sabine Edelsbacher’ d’Edenbridge’ (voir leur dernier album Ici) même si sa tessiture est un peu plus grave. Les compositions se partagent entre mélodies entraînantes comme ‘Cleansing’, ‘Someday Maybe’ ou encore l’énergique ‘Take a look’ et d’autres plus légères comme ‘Till We Meet Again’, ‘Break Free’ ou encore la belle ballade ‘Through Your Eyes’. En résumé, même s’ils ne révolutionnent pas le genre et viennent s’ajouter à la liste déjà longue des groupes de métal à chanteuses, ‘Eynomia’ nous offre un très bon album entre rock et métal symphonique qui devrait plaire à tous les fans de groupes de rock/métal avec chanteuse...

Interprêtes

Phyllis Rutter (Chant), Mike LePond (Basse), Chris Bickley (Guitare), Jimmy Pitts (Claviers), Gaetano Nicolosi (Batterie)


Artiste : Barry Weinberg

Album : Samsarana

Date de Sortie : 25-01-2018

Ajouté le : 26-02-2018

‘Barry Weinberg’ est un Américain du sud de la Floride qui produit des albums et qui a décidé de créer son propre projet ‘Samsarana’ qui rassemble une diversité de styles allant du rock au métal en passant par la pop, le folk et le blues. On navigue donc dans différentes ambiances musicales et après la courte introduction instrumentale ‘Conception’, ‘Creation’ nous emmène dans un titre très ‘Floydien’, puis ‘Welcome to my World’ est une courte chanson acoustique très dépouillée et ‘The Vicious Circle’ poursuit avec un titre acoustique à la ‘BJH’. La suite alterne des titres énergiques comme ‘Taking It All’, ‘Come out and Play’ ou ‘You Cannot Burn the Fire’ et d’autres plus calmes comme ‘A Passage of Time’, ‘Perception’ ou ‘The Way’ et sa voix s’adapte aux différentes atmosphères de l’album comme dans le crescendo de ‘Endless Sea’. En résumé, ce premier bébé de ‘Bary Wienberg’ est d’une grande variété mais néanmoins très accessible et ‘Samsarana’ devrait plaire à tous les amateurs ouverts à différents styles allant de la pop au métal...

Interprêtes

Barry Weinberg (Chant, Tous les instruments), Glenn Welman (Batterie)


Artiste : Moonparticle

Album : Hurricane Esmeralda

Date de Sortie : 20-01-2018

Ajouté le : 08-03-2018

‘Niko Tsonev’ n’est autre que l’ex guitariste de ‘Steven Wilson’ et il s’est lancé dans un nouveau projet ‘Moonparticle’ et pour l’occasion, il s’est entouré d’artistes renommés comme le pianiste de jazz ‘Adam Holzman’ qui entre autres a travaillé avec ‘Miles Davis’ mais aussi d’artistes de la scène progressive comme le Saxophoniste et flûtiste ‘Theo Travis’ qui officie entre autres dans ‘Soft Machine’ et ‘The Tangent’. Compte tenu de ce melting-pot d’artistes, on imaginait bien que le résultat devait donner quelque chose de spécial : en effet, ‘Hurricane Esmeralda’ nous emmène dans un labyrinthe d’ambiances et de styles et il faut plusieurs écoutes pour apprivoiser cet album d’une richesse exceptionnelle. On passe du virevoltant ‘Hurricane Esmeralda’ entre pop et jazz avec un premier solo mémorable à ‘Helium I’ beaucoup plus calme et mélancolique me rappelant les ambiances du groupe des années 70 ‘Focus’. Suit le court acoustique ‘Helium II’ puis ‘Winter Mountain’ est une chanson à la rythmique latino alternant le doux chant de ‘Grog Lisee’ et les solos de guitare à la ‘Santana‘ de Niko. Avec ‘White Light’, changement de décor, on revient à un titre instrumental plus énergique avec une partie centrale beaucoup plus calme pour finir dans un magnifique crescendo. La suite réserve encore de belles surprises avec la belle ballade rock ‘The Strength of a Thousand Year Rose’ ou le très ‘Floydien’ ‘Reverend Mum’. En résumé, ce nouveau projet ‘Moonparticle’ est un merveilleux mélange de différents genres musicaux interprétés par des artistes talentueux et, si la diversité des genres est un atout pour vous, foncez écoutez ce ‘Hurricane Esmeralda’...

Interprêtes

Niko Tsonev (Guitare), Adam Holzman (Piano), Theo Travis (Saxophone, Flûte), Craig Blundell (Batterie), Samy Bishai (Violon), Grog Lisee (Chant)


Artiste : Magnum

Album : Lost on the Road Eternity

Date de Sortie : 19-01-2018

Ajouté le : 14-02-2018

De retour avec un nouvel album en ce début 2018, ‘Magnum’ continue à sortir des albums à peu près tous les 2 ans, le dernier album datant de 2016 (voir Ici) avec entre temps la sortie d’un album de ballades en 2017 (voir Ici). Avec ‘Lost on the Road Eternity, ils fêtent leurs 40 ans de carrière et continuent de nous offrir avec la même énergie du bon hard-rock accessible et mélodique qui ne vous lache titre après titre. Comme à leur habitude, ils nous font naviguer dans des compositions variées entre tempo énergiques et puissants comme ‘Peaches and Cream’, ‘Welcome to the Cosmic Cabaret’ ou encore ‘Lost on the Road to Eternity’ avec le superbe duo entre ‘Bob Catley’ et ‘Tobias Sammet’ mais également savent varier les plaisirs avec des compositions plus aérées comme le magnifique ‘Storm Baby’, le rafrichissant ‘Without Love’ ou encore la belle ballade ‘Glory To Ashes’ sans oublier le dernier titre ‘King of the World’ qui tend vers du progressif avec ses différents tiroirs. Bref, ‘Magnum’ nous a toujours habitué à des albums de qualité aussi bien au niveau des compositions, de l'interprêtation et de la production, et ce ‘Lost on the Road Eternity’ ne déroge pas à la règle et est à consommer sans modération pour tous les amateurs de bon hard-rock mélodique...

Interprêtes

Al Barrow (Basse, Choeurs), Tony Clarkin (Guitare), Gary "Harry" James (Batterie), Bob Catley (Chant), Lee Morris (Batterie) +Invité : Tobias Sammet (Chant)


Artiste : Perfect Beings

Album : Vier

Date de Sortie : 19-01-2018

Ajouté le : 15-02-2018

Pas facile de presenter ‘Perfect Beings’ qui est un groupe de musique progressive mais qui est très difficile de ranger dans une case bien précise. C’est le genre d’artistes qui en dérange certains et qui font l’admiration d’autres et vous pourrez certainement trouver des chroniques complètement à l’opposé sur internet. Avec cette formation, on est plongé dans une profusion de styles juxtaposés sans réellement de suite logique. Il faut donc être bien accroché et surtout apprivoiser petit à petit ce 3ème album studio ‘Vier’ qui comporte 4 parties principales dont chacune est divisée en plusieurs titres pour un total d’une heure et quart de musique. Dès le premier titre ‘Guedra – A new Pyramid’, on passe d’une ambiance jazzy à de la pop avec des harmonies vocales très originales. Avec le 2ème titre de ‘Guedra’, après un magnifique crescendo le titre se termine dans une ambiance calme et sereine. ‘Patience’ nous emène ensuite dans une atmosphère des années 60/70 que l’on pourrait comparer au début du progressif avec les titres du ‘Master Of Rock’ de ‘Pink Floyd’ où les Anglais commençaient à mélanger à de la chanson classique de nouvelles sonorités. Avec la dernière partie de ‘Guedra’, la voix de ‘Ryan Hurtgen’ et les volutes du Saxophone de ‘Brett McDonald’ nous font voyager dans une ambiance sereine avec toujours cette inffluence ‘Floydienne’. Changement de décor pour le deuxième volet ‘The Golden Arc’ qui flirte avec de la musique contemporaine avec des références à des artistes comme ‘Ravel’ ou ‘Stravinsky’ auxquelles ils ajoutent leur touche personnelle progressive plus conventionnelle. Je pourrais citer tous les titres tellement chacun amène quelque chose d’original et nous fait voyager dans une atmosphère différente des autres. En résumé, ce 3ème opus de ‘Perfect Beings’, d’une très grande richesse, est un patchwork de styles qui nécessite pas mal d’écoutes pour en visiter tous les recoins et qui regorge d’inspirations diverses et, pour cette raison, risque sans doute de rester réservé à un public d’avertis ouverts à des genres musicaux assez éloignés les uns des autres...

Interprêtes

Ryan Hurtgen (Chant, Piano), Johannes Luley (Guitare), Jesse Nason (Claviers), Sean Reinert (Batterie), Jason Lobell (Basse), Brett McDonald (Saxophone, Flûte)


Artiste : Sterling Ball, John Ferraro, Jim Cox

Album : The Mutual Admiration Society

Date de Sortie : 19-01-2018

Ajouté le : 16-02-2018

‘The Mutual Admiration Society’ est un groupe de copains qui ont embarqués avec eux des guitaristes de légende pour interprêter des reprises des années 60. Coup de pub pour la nouvelle collaboration entre ‘Mascot label Group’ et ‘Favored Nations’, le label fondé par ‘Steve Vai’ ou réelle rencontre de copains amoureux de guitares, peu importe, car finalement le plus important est le résultat. On est donc replongé dans des compositions basées sur les 3 accords basiques du rock qui ont été interprétées par différents artistes entre les années 30 et 70 (j’avoue que je n’en connaissais que quelques unes) et nos célèbres guitaristes les remettent au gout du jour simplement pour le plaisir de jouer ensemble. A noter que le titre ‘Disney Medley’ sur lequel joue ‘John Petrucci’ n’a pas été autorisé et n’est donc pas disponible sur Spotify. En résumé, même si certains trouveront le choix des titres assez étrange, ce ‘The Mutual Admiration Society’ s’écoute facilement et a au moins le mérite de mettre en avant la guitare électrique jouée par des artistes reconnus mondialement...

Interprêtes

Jim Cox (Claviers), John Ferraro (Batterie), Sterling Ball (Guitare) + Invités : Albert Lee (Guitare), Jay Graydon (Guitare), John Petrucci (Guitare), Steve Lukather (Guitare), Steve Morse (Guitare), Steve Vai (Guitare)


Artiste : Spiral Key

Album : An Error of Judgement

Date de Sortie : 19-01-2018

Ajouté le : 25-02-2018

‘Spiral Key’ est une formation créée en 2013 par deux Anglais, le chanteur et guitariste ‘David McCabe’ et le bassiste ‘Ken Wynne’ et qui viennent de sortir leur 2ème album studio ‘An Error of Judgement’. C’est donc avec cet opus que je les découvre et la première écoute m’a déjà laissé une superbe impression en me faisant penser à des groupes que j’affectionne comme ‘Threshold’ (voir leur dernier album Ici), ‘Pallas’ ou ‘Arena’ (voir leur dernier album Ici). Ensuite écoute après écoute, on découvre toute la richesse des compositions qui mélangent du métal et du rock progressif. D’entrée, avec ‘Reason Revolution’ c’est un titre tout en cassures entre puissance et détente faisant penser bien entendu à des groupes comme ‘Dream Theater’ (voir leur dernier album Ici), ‘Porcupine Tree’ ou ‘Pain of Salvation’ (voir leur dernier album Ici). Les titres suivants sont du même style et alternent parties posées et énergiques avec des parties mélodique qui vous accroche immédiatement et on retrouve des influences de tous les groupes cités plus haut. Et puis, il y a ‘Possessive’, qui a lui seul vaut l’achat de cet album : avec ses 9 minutes, il débute avec des influences classiques et une introduction à la ‘Jean-Sebastien Bach’, puis vient une partie chantée symphonique et mélodique intense qui vous donne la chair de poule; le deuxième partie du titre explore d’autres horizons en mélangeant les sonorités classiques du début et du progressif pour finir en beauté sur une mélodie à la ‘Dream Theater’ ou le chant prenant de ‘David McCabe’ alterne avec de superbes solos de guitare. En résumé, en ce début 2018, les Anglais de ‘Spiral Key’ nous offre un vrai bijou entre rock et métal progressif et ‘An Error of Judgement’ est déjà un des albums majeurs de progressif de cette année...

Interprêtes

David McCabe (Chant, Guitare), Ken Wynne (Basse), Chris Allan (Batterie) + Invités : Miguel Espinoza (Chant), John Mitchell (Guitare), Dan Carter (Guitare)


Artiste : Sisare

Album : Leaving the Land

Date de Sortie : 19-01-2018

Ajouté le : 06-03-2018

Les Finlandais de ‘Sisare’ ont sorti un premier album en 2013 et c’est avec leur 2ème album ‘Leaving the Land’ sorti début 2018 que je les découvre. Pas facile de trouver des informations sur ce groupe et leur style tend vers un rock atmosphérique et progressif où leurs influences sont puisées dans les formations des années 70 avec des titres entre 6 et 7 minutes comme ‘Severi Peura’ qui alterne des parties chantées avec de beaux solos de guitare ou avec le premier titre ‘Escape’ où se succèdent plusieurs ambiances très typiques du progressif. Les titres suivants sont dans le même schéma avec des mélodies assez mélancoliques qui s’écoulent paisiblement et des arrangements toujours très recherchés. En résumé, ‘Leaving the Land’ est un très bon album de musique progressive atmosphérique qui reste très accessible et qui est à écouter calmement le casque sur les oreilles pour en découvrir tous les coins et recoins...

Interprêtes

Severi Peura (Guitare, Chant), Hermanni Piltti (Basse), Timo Lehtonen (Guitare), Rauli Elenius (Batterie)


Artiste : REXORIA

Album : Voice of Heaven

Date de Sortie : 19-01-2018

Ajouté le : 18-03-2018

C’est encore en direction des contrées du Nord que nous allons avec ‘REXORIA’ qui est un groupe Suédois créé en 2016 et qui évolue entre métal mélodique et symphonique avec une chanteuse ‘Frida Ohlin’ que l’on pourrait comparer à ce que peut faire ‘Doro’. Toutes les compositions sont très accessibles et ils ont un talent pour des lignes mélodiques classiques mais terriblement efficaces. Après la courte introduction instrumentale ou Frida pose sa voix pour accentuer l’ambiance d’un monde étrange, ‘Stranded’ ouvre le bal avec une première mélodie accrocheuse puis ‘Queen of Light’ en remet une couche avec son refrain qui vous entre dans la tête immédiatement. Avec ‘Voice of Heaven’, ils amènent un côté métal folk pour un titre entraînant et ‘Way to Die’ est du métal plus classique mais toujours aussi accrocheur dès la première écoute. Petite pause avec la belle ballade ‘Song by the Angels’ et ça repart pour une fin d’opus à l’image du début et des titres tous aussi mélodiques les uns que les autres. En résumé, les Suédois de ‘REXORIA’ montrent dejà avec ce premier album une certaine maturité et ‘Voice of Heaven’ devrait plaire à tous les amateurs naviguant entre métal mélodique symphonique...

Interprêtes

Frida Ohlin (Chant, Claviers), Jonas Gustavsson (Basse), Cristofer Svensson (Guitare), Martin Gustavsson (Batterie)


Artiste : Prayer

Album : Silent Soldiers

Date de Sortie : 18-01-2018

Ajouté le : 16-03-2018

Imaginez la rencontre de ‘Saga’ et de ‘Thin Lizzy’, le résultat pourrait tout à fait être ce que les Finlandais de ‘Prayer’ nous propose avec ne nouvel album ‘Silent Soldiers’. En fait, ils ont déjà sorti 2 albums, ‘Wrong Adress’ en 2005 et ‘Danger In The Dark’ en 2012 qui n’apparaissent pas sur Spotify. On est donc entre rock et hard-rock mélodique avec la présence de claviers au même niveau que les guitares et une bonne variété de compositions qui permet de ne pas lasser l’auditeur, l’opus contenant 15 titres pour près de 1 heure et 10 minutes de musique. Tous les titres ont un format radio sauf ‘Mystery Island’ de plus de 14 minutes qui offre une approche progressive avec des cassures de rythmes et d’ambiances. Bref, même s’ils ne révolutionnent pas le genre, ‘Prayer’ sortent un très bon album influencé par les grands groupes de rock mélodique allant des années 70 à nos jours et avec des titres accessibles qui devraient plaire à un public assez large...

Interprêtes

Jukka Ihme (Guitare), Mike Pohjola (Claviers), Tapani Tikkanen (Chant, Guitare, Batterie, Choeurs), Tom Pohjola (Basse), Ville Hanhisuanto (Batterie)


Artiste : Kayak

Album : Seventeen

Date de Sortie : 12-01-2018

Ajouté le : 08-02-2018

C’est encore un groupe des années 70, qui après plus de 15 ans d’inactivité dans les années 80/90, a su renaître de ses cendres et ressortir plusieurs albums sans toucher réellement un large public. En ce début 2018, les Hollandais de ‘Kayak’ ressortent un nouvel album studio après la sortie en 2014 de ‘Cleopatra The Crown Of Isis’. De la formation originale, il ne reste que ‘Ton Scherpenze’ et le style nous replonge dans un rock progressif mélodique et symphonique avec des influences ‘Queenest’ évidentes. L’album est séparé entre titres assez courts tous très accrocheurs et 3 longs titres pour nous rappeler qu’ils sont avant tout un groupe progressif des années 70. La composition phare pour moi est ‘La Peregrina’ qui nous emène dans un labyrinthe d’ambiances sans aucun moment faible où tout s’enchaîne si naturellement entre parties énergiques et calmes et qui accroche l’auditeur de la première à la dernière note. Parmi les autres compositions, ‘Falling’ est sans doute celle qui rappelle le plus les mélodies devenues intemporelles de ‘Queen’ et certaines mélodies rappellent également les Suédois de Jono en moins puissant (voir leur dernier album Ici). Bref, les Hollandais de ‘Kayak’ montrent qu’une fois de plus le proverbe qui dit que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes n’a jamais été autant d’actualité et ce ‘Seventeen’ sera, sans aucun doute, un des albums majeurs de rock progressif de l’année 2018...

Interprêtes

Ton Scherpenzeel (Claviers), Bart Schwertmann (Chant), Collin Leijenaar (Batterie), Kristoffer Gildenlöw (Basse), Marcel Singor (Guitare) + Invité : Andy Latimer (Guitare)


Artiste : Leaves’ Eyes

Album : Sign Of The Dragonhead

Date de Sortie : 12-01-2018

Ajouté le : 09-02-2018

‘Sign Of The Dragonhead’ est réellement le premier album studio de ‘Leaves’ Eyes’ avec leur nouvelle chanteuse ‘Elina Siirala’ après le départ de ‘Liv Kristine’ en 2016 (‘Fire In The North’ était le premier EP avec Elina mais avec seulement un nouveau titre). On attendait donc avec impatience ce nouvel album, d’autant plus que Liv était à l’origine de la création de la formation Allemande. L’album s’ouvre sur le titre éponyme de l’album qui nous rassure sur la continuité du groupe dans la voie ouverte avec Liv car Elina officie dans le même registre et montre qu’elle a parfaitement pris ses marques; le ‘made in Leave’ Eyes’ est toujours bien présent avec ces titres entraînants comme ‘Across The Sea’ ou ‘Jomsborg’ qui feront certainement fureur en concert et d’autres plus mid-tempo comme ‘Like a Mountain’ ou le déjà connu ‘Fires in the North’. Alexander a forcément pris les commandes du groupe mais, à ma grande satisfaction, continue de saupoudrer sans trop n’en faire, ses growls qui répondent au chant d’Elina. Même les 2 titres bonus ‘Beowulf’ et ‘Winter Nights’ ne sont pas au dessous du reste. En résumé, ‘Leave’ Eyes’, même si certains regrèteront le départ de ‘Liv Kristine’, continue son chemin dans un métal dynamique mélant folk et symphonique et ce ‘Sign Of The Drangonhead’ est pour moi une des bonnes suprises de ce début d’année 2018...

Interprêtes

Alexander Krull (Chant, Claviers), Elina Siirala (Chant), Pete Streit (Guitares), Thorsten Bauer (Guitares), Joris Nijenhuis (Batterie)


Artiste : Audrey Horne

Album : Blackout

Date de Sortie : 12-01-2018

Ajouté le : 10-02-2018

Après un très bon ‘Pure Heavy’ en 2014, les Norvégiens de ‘Audrey Horne’ reviennent avec un nouvel album ‘Blackout’. Toujours dans le même style, ils nous offrent 10 titres de bon hard-rock mélodique (plus 2 bonus) en commençant par un énergique ‘This is War’ dont le début me rappelle ‘I Was Made For Loving You’ de ‘Kiss’. Suivent ‘Audrevolution’ et ‘Blackout’ tout aussi rythmés et très efficaces. Le titre suivant ‘This One’ me fait penser à la rythmique boogie-rock de ‘Status Quo’, avec ‘California’, ça se calme légèrement tout en gardant ce tempo qui ne peut vous empècher de tapper du pied et le magnifique ‘Rose Alley’ a ce petit goût d’un certain ‘Thin Lizzy’ jusque dans le solo de guitare. A noter que le 2ème bonus ‘The End’ est une ballade qui clos joliment l’opus. Bref, avec ce ‘Blackout’, même s’ils ne revolutionnent pas le genre, les Norvégiens d’Audrey Horne’ sortent encore un album énergique et entraînant et montre une fois de plus qu’ils sont un des groupes phare du hard-rock mélodique...

Interprêtes

Torkjell Rød (Chant), Arve Isdal (Guitare), Thomas Tofthagen (Guitare), Espen Lien (Basse), Kjetil Greve (Batterie)


Artiste : Tinsley Ellis

Album : Winning Hand

Date de Sortie : 12-01-2018

Ajouté le : 12-02-2018

‘Tinsley Ellis’, après déjà 30 années de carrière, revient pour un 17ème album studio avec ‘Winning Hand’. Toujours dans la grande tradition du bues/rock à la manière d’un ‘Eric Clapton’ ou d’un ‘Jeff Beck’, il nous offre 9 titres originaux qui auraient tous pu être des standards dans les années 60/70 si bien que le 10ème titre qui est une reprise de ‘Dixie Lullaby’ de ‘Leon Russel’ s’intègre parfaitement à l’ensemble. Entre compositions énergiques comme ‘Sound Of A Broken Man’, ‘Nothin But Fine’, ‘Kiss The World’ ou encore ‘Satisfied’ et du blues mélancolique qui transpire un merveilleux feeling comme ‘Gambin’ Man’, ‘Autumn Run’ ou encore le magnifique ‘Saving Grace’ qui vous donne le frisson, la voix et le jeu de guitare d’Ellis font des merveilles. Bref, avec ce ‘Winning Hand’, ‘Tinsley Ellis’ continue de perpétuer de la plus belle façon qu’il soit cette grande tradition du blues/rock qui a été à l’origine de nombreux courants musicaux...

Interprêtes

Tinsley Ellis (Guitare, Chant), Kevin McKendree (Guitare), Steve Mackey (Basse), Lynn Williams (Batterie), Kevin McKendree (Piano, Claviers)


Artiste : Hadeon

Album : Sunrise

Date de Sortie : 12-01-2018

Ajouté le : 18-02-2018

Pas facile de trouver des informations sur les Italiens d’Hadeon’ qui viennent de sortir leur premier album fin 2017 et qui a été ajouté sur Spotify début 2018. Et pourtant, ce ‘Sunrise’ est rempli de bonnes surprises pour les amateurs de musique progressive entre rock et métal. Ça démarre avec l’énergique ‘Thought ‘n’ Sparks’ et ses cassures de rythmes que l’on pourrait comparer à certaines compositions de ‘Pain Of Salvation’ (voir leur dernier album Ici). Vient ensuite le mélodique ‘Chaotic Picture’ alternant parties puissantes et plus calmes qui se rapproche du style de ‘Threshold’ (voir leur dernier album Ici). La suite est à l’image de ces 2 premières compositions, caractéristique d’un métal progressif riche et varié : des constructions en tiroirs, des cassures entre parties calmes et énergiques, des passages mélodiques accrocheurs. . Et s’il ne fallait retenir qu’un seul titre, je dirais ‘Sunrise’ de plus de 10 minutes qui résume parfaitement l’album avec tous les ingrédients cités plus haut et un magnifique final. Bref, ce premier album ‘Sunrise’ est une très bonne surprise pour ce début 2018 et on ne peut que souhaiter aux Italiens d‘Hadeon’ qu’ils rencontrent rapidement le succès qu’ils méritent...

Interprêtes

Federico Driutti (Chant, Claviers), Alessandro Floreani (Guitare), Fabio Flumiani (Guitare), Gianluca Caroli (Basse), Lorenzo Blasutti (Batterie) + Invités : Maurizio Lavarone, Simone Morettin, Raffaello Indri


Artiste : Nightingale

Album : Rock Hard Live

Date de Sortie : 11-01-2018

Ajouté le : 06-02-2018

Après déjà 8 album studio et plus de 20 ans d’existence, les Suédois de ‘Nightingale’ n’avaient pas encore sorti d’enregisrements publics. C’est donc fait avec ‘Rock Hard Live’ qui ne comporte que 9 titres (à mon gout un peu court pour un live) mais on retrouve les plus grands classiques du groupe à commencer par ‘Nightfall Overture’ du premier album ‘The Breathing Shadow’ mais également ‘Chasing the Storm Away’ du dernier album ‘Retribution’ sorti en 2014 et qui montrait une inflexion des compositions pour aller vers un rock/métal plus commercial et plus accessible à un grand public. Bref, ce ‘Rock Hard Live’ a le mérite de nous offrir ce que ‘Nightingale’ sait faire sur scène et devrait combler tous les fans du groupe...

Interprêtes

Dan Swanö (Chant, Guitare, Claviers), Dag Swanö (Guitare, Basse, Claviers), Erik Oskarsson (Basse), Tom Björn (Batterie)


Artiste : Master Sword

Album : Shadow and Steel

Date de Sortie : 02-01-2018

Ajouté le : 24-02-2018

Les groupes de metal font souvent référence à des romans ou de la mythologie pour composer des concepts albums et dans le cas des Américains de ‘Master Sword’, c’est le jeu vidéo de ‘Nitendo’, ‘La légende de Zelda’ qui les a inspiré et il ont sorti début 2018, leur premier album studio ‘Shadow and Steel’ (pour les connaisseurs, ‘Mastersword’ est entre autres le nom de l’épée de Link). Les musiques du jeu sont donc transformées dans un style mélangeant du métal mélodique, symphonique et progressif. Avec les 2 premiers titres ‘Behind the Mirror’ ou ‘Let Me Show You the Night’ (vidéo ci-dessus), on découvre le côté énergique des compositions avec la chanteuse ‘Lily Hoy’ dans un registre puissant très rock et un solo de guitare déchainé de ‘Corey Garst’. Avec ‘Tower of Stone’, l’ambiance se calme pour un titre plus symphonique et son atmosphère épique renforcée par l’ajout de chœurs et ‘Beneath the Skin’ est beaucoup plus progressif dans l’approche car composé de plusieurs parties avec des ruptures d’ambiances. En résumé, au-delà du concept de l’album, ‘Master Sword’ sortent un très bon album mélangeant plusieurs genres qui devrait bien accueilli par tous les amateurs de métal aimant les formations avec chanteuse...

Interprêtes

Lily Hoy (Chant), Matt Farkas (Claviers, Guitare), Corey Garst (Guitare), Shawn Staub (Basse), Andy Stark (Batterie)