Artiste : Steve Hackett

Album : At The Edge Of Light

Date de Sortie : 25-01-2019

Ajouté le : 24-02-2019

Chez tout passionné de musique, il y a toujours cette quête de découvrir l’album qui procure un bonheur intense et qui reste à jamais gravé dans sa mémoire. Pour ma part, après le magnifique ‘The Night Siren’ en 2017 (voir ici), le dernier ‘Steve Hackett’, ‘At The Edge Of Light’ est entré directement dans ma collection indispensable dès la première écoute. On retrouve tout au long de l’album, ce magicien de l’harmonie qui continue à 68 ans d’explorer et de mélanger pour le meilleur des influences diverses et en faire quelque chose d’unique que l’on pourrait appeler tout simplement ‘Musique du monde’ et ceci en invitant des artistes qui amènent une réelle authenticité avec leurs instruments traditionnels. Dans les 2 premières minutes de ‘Fallen Walls and Pedestals’, on embarque dans un paysage musical exotique avec déjà quelques notes magiques de guitare de Steve. Sans transition, ‘Beats In Our Time’ qui suit est très ‘Gilmourien’ sur le début et déroule une mélodie avec une sorte de force tranquille : on continue le voyage dans cette atmosphère remplie de sérénité qui s’accélère sur la fin avec une section rythmique à la basse servant de support pour un nouveau solo de guitare magistral. Puis avec ‘Under the Eyes of the Sun’, c’est, je cite Steve, ‘la célébration de l'émerveillement et de la majesté des rochers lumineux et imposants de la nature sauvage du désert’ avec une partie centrale lugubre où les instruments traditionnels ‘Duduk’ et ‘DidgeriDoo’ renforce cette atmosphère ténébreuse pour imager le passage du soleil à l’ombre pour revenir dans la lumière et repartir sur le thème de départ et finir dans un déferlement très contemporain de cordes. Quant à ‘Undeground Railroad’, je continue de citer Steve, elle exprime ‘la douleur de ceux qui ont subi l’esclavage’ avec de magnifiques ruptures de rythmes et des alternances entre tensions et détentes pour terminer dans un chant joyeux influencé du gospel. Changement de décor avec ‘Those Golden Wings’ qui est une sorte d’hommage à ‘Jo’ la femme de Steve et qui débute avec un air digne des plus grands romantiques classiques, qui est bâtie en plusieurs parties transmettant chacune leur lot d’émotion et qui musicalement est certainement le titre qui entrelace le plus la musique classique et le rock progressif. Avec ‘Shadow and Flame’, le voyage se poursuit en Inde avec des sonorités typiques, les instruments traditionnels et électriques cohabitant pour le meilleur pour un mélange étonnant entre tradition et modernité alors que ‘Hungry Years’ change complètement de registre avec un titre très influencé des années 60 avec de belles harmonies vocales de Steve et d’Amanda Lehmann’. L’album se termine par 3 titres de style assez différents mais qui n’en font qu’un, tout d’abord, ‘Descent’ avec sa rythmique, pouvant rappeler le ‘Bolero’ de ‘Ravel’ mais en beaucoup plus sombre car, toujours selon Steve, ‘il nous emmène au plus profond de nous même à la rencontre de nos peurs et de nos cauchemars’; suit l’instrumental symphonique ‘Conflict’, très tourmenté, sur lequel Steve offre un accompagnement de virtuose à la guitare, et la dernière composition ‘Peace’ nous ramène à la lumière avec une mélodie ‘Queenest’ et termine l’album par un magnifique message positif d’espoir. A noter qu’il faudrait citer toutes les personnes qui ont participé à cet album car Steve a également ce talent de s’entourer d’artistes renommés de la scène progressive mais également d’artistes amenant leur culture et ceci participe grandement à la réussite de cet album. En résumé, je dirais simplement qu’avec ce nouvel album de ‘Steve Hackett’, j’ai encore atteint ce graal musical auquel tout passionné de musique aspire et, même si tout cela reste très subjectif, je souhaite également à toutes celles et ceux qui sont comme moi des chercheurs perpétuelles de pépites musicales, le même bonheur, même si ce n’est pas pour cet album là précisément...

Interprêtes

Steve Hackett (Guitare), Durga McBroom (Chant), Lorelei McBroom (Chant), Amanda Lehmann (Chant), Nick D’Virgilio (Batterie), Simon Phillips (Batterie), Sheema Mukherjee (Sitare), Gulli Briem (Batterie, Percussions), Malik Mansurov (Tar), Jonas Reingold (Basse), Paul Stillwell (Didgeridoo), Rob Townsend (Saxophone, Clarinette, Duduk), John Hackett (Flûte), Gary O’Toole (Batterie), Roger King (Claviers), Ben Fenner (Claviers), Dick Driver (Contrebasse), Christine Townsend (Violon, Alto)