Artiste : Grandval

Album : Descendu sur Terre

Date de Sortie : 24-04-2020

Ajouté le : 03-06-2020

2020-04-24 Grandval – Descendu sur Terre ‘Grandval’ est le projet du multi-instrumentaliste, auteur et compositeur ‘Henri Vaugrand’ qui a sorti un premier album ’A ciel ouvert…’ en 2016 et qui après le Ciel, se rapproche de la terre avec ‘Descendu sur Terre’ et qui nous propose un rock progressif imaginatif et relativement recherché avec des textes en Français dans la grande tradition des groupes de rock progressif et celui qui vient à l’esprit en premier est bien entendu ‘Ange’ avec ce magicien des mots qu’est ‘Chistian Décamps’. Pour étoffer musicalement ce nouvel opus, il a fait appel à plusieurs guitaristes dont ‘Jean-pierre Louveton’ qui vient de sortir également un nouvel album (voir la chronique ici).

C’est par l’instrumental ‘Exondation’ que l’album débute avec une introduction atmosphérique ‘Floydienne’ qui accélère le rythme dans la deuxième partie avec les claviers et guitares qui se renvoient la balle, puis, le long développement de près de 10 minutes, ‘Un nouveau destin’, est représentatif d’un rock progressif à la Française avec tous les ingrédients que l’on désire y trouver entre de riches parties instrumentales et des textes ciselés sur mesure. Après la virgule ‘Puissances de l’infini’, le titre éponyme de l’album nous embarque, tout d’abord dans de voluptueuses lignes mélodiques avec un chant délicat d’Henri puis accélère le rythme et alterne parties entraînantes et d’autres plus calmes, et ‘Fractal et systémique’ change de registre pour une atmosphère exotique puis reprend de la puissance dans une rythmique et une guitare à la ‘Santana’. La pause ballade est amenée avec ‘Le chemin à l’envers’ qui nous ramène aux intonations d’Ange’ avec, pour moi, une des plus belles mélodies et un des plus beaux textes de l’album, puis ‘Il existe une étoile’ poursuit le voyage progressif dans un titre à multi-tiroirs de 10 minutes en hommage à ‘John Wetton’ (‘King Crimson’, ‘Uriah Heep’, ‘Roxy Music’, ‘Asia’) décédé en 2017. ‘La meute est en place’ prend une toute autre direction, mélangeant sonorités électroniques et atmosphériques avec des changements de tempos, puis ‘Brûler dans les flammes de l’enfer’ revient à un progressif plus classique hérité des années 70 tout en continuant à critiquer ‘Donald Trump’ et ceci de manière subtile, sans directement le nommer. Et pour terminer sur une note plus positive, c’est avec ‘La vie, pourtant, la vie’ que l’aventure de ‘Descendu sur Terre’ s’achêve sous la forme d’un nouveau long développement progressif à la sauce ‘Decamps’ avec une première partie tranquille et une deuxième beaucoup plus animée, l’album se terminant par la reprise ‘La maison de Men-Tää’ du groupe Français de progressif ‘Atoll’ dans lequel ‘John Wetton’ a fait un bref passage en 1981.

En résumé, ‘Henri Vaugrand’ poursuit son chemin dans sa trilogie sur les éléments de la nature et ce deuxième volet regorge de compositions de qualité qu’il faut, comme toujours dans ce cas, s’approprier par des écoutes successives ce qui fait de ‘Descendu sur Terre’ un album à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment le progressif à la Française...

Interprêtes

Henri Vaugrand (Chant, Guitare, Basse, Claviers), Olivier Bonneau (Guitare, Claviers, Basse) + Invités : Christophe Chalancon (Guitare), Jean-baptiste Itier (Batterie), Jean-pierre Louveton (Guitare, Mellotron), Kevin Serra (Guitare), Raffaele Spanetta (Guitare), Steph Honde (Guitare)