Artiste : Octavarium

Album : Dystopia

Date de Sortie : 21-12-2018

Ajouté le : 08-02-2019

Avec le projet ‘Octavarium’ du Suédois ‘Mattias Ohlsson’, le travail de chroniqueur musical se complexifie légèrement car, depuis sa création en octobre 2017, Mattias a déjà sorti 4 albums avec cerise sur le gâteau, un double opus ‘The Road’ ce qui donne un fréquence de sortie impressionnante d’un album tous les 3 mois pour plus de 5 heures d’écoute !! (tous les albums sont maintenant disponibles sur Spotify). Pour ma part, c’est avec l’avant dernier album ‘Out of Time’ sorti en Août 2018 que je l’avais découvert et, depuis, un nouvel opus est disponible sur Spotify depuis fin 2018 et il a bien fallu ces quelques mois pour digérer toute cette production. Tout d’abord, on se dit qu’avec un tel nom, on devrait être en terre bien connue et flirter avec du métal progressif influencé par les grands groupes avec en tête, bien évidemment, ‘Dream Theater’. Et, après une première écoute, on est baigné dans un patchwork d’influences progressives avec une composante rock qui me parait plus marquée que la composante métal. Pour faire court et ne pas vous infliger l’ensemble de la discographie qu’il faut découvrir petit à petit, je vous parlerai uniquement du dernier album ‘Dystopia’ qui est un bon résumé de l’ensemble et qui me parait être encore plus riche que les précédents. Tout d’abord, les 10 titres s’enchaînent pour ne faire qu’un et il faut attendre le fin de ‘Running Free’ pour avoir un léger break avec ‘Dystopia’, les 4 premiers constituant une composition de plus de 20 minutes dans une atmosphère très symphonique où le thème central est utilisé dans chaque partie dans la même tonalité mais avec des variations de rythme et d’intensité. Avec ‘Dystopia’, c’est une 2ème partie qui débute pour aller jusqu'à la fin de l'album pour plus de 50 minutes d’écoute et l’ensemble amène une plus grande variété avec plus de ruptures entre parties calmes et d’autres plus énergiques comme dans le titre ‘Dystopia’ qui peut rappeler ‘Threshold’ mais on retrouve également des parties plus ‘Floydiennes’ et donc plus atmosphériques comme dans le magnifique ‘Whispers on the Wind’ avec ce magnifique solo de guitare final (de 4 minutes tout de même !!) qui croit en intensité pour retomber sur la fin, l’album se terminant sur les 16 minutes de ‘World Reborn’ avec un titre typique du rock progressif. En résumé, avec cette discographie déjà remplie en quelques mois, le Suédois ‘Mattias Ohlsson’ nous impressionne autant sur la quantité que la qualité car chaque album marque une évolution et ‘Dystopia’ est un cran au dessus des précédents : à toutes les amatrices et amateurs de rock progressif, ne prenez pas trop de retard pour découvrir ce nouveau talent car il se pourrait bien que, compte tenu du rythme très soutenu des sorties d’album, un nouvel opus pointe le bout se son nez dans les prochains mois...

Interprêtes

Mattias Ohlsson (tous les instruments), Eric Gillette (Claviers, Guitare)