2019 : Albums de Rock Progressif

Comme je l’avais fait pour l’échantillon d’albums de métal symphonique sortis en 2019 (voir ici), voici un ensemble d’albums de rock progressif de l’année 2019 qui sont sortis dans les derniers mois, dans 8 chroniques successives.

This Winter Machine - A Tower of Clocks

Tout d’abord, je reviens vers un album datant de Juin 2019 et qui concerne les Anglais de ‘This Winter Machine’ qui avaient sorti un très bon premier enregistrement studio ‘The Man Who Never Was’ en 2017 (voir ici) et qui sortent donc leur 2ème opus ‘A Tower of Clocks’ qui est basé sur l’histoire d’un hibou qui stocke tous nos sentiments dans la ‘Tour de l’horloge’ pour garder toute cette mémoire intacte. On est donc embarqué dans ce récit avec un premier titre instrumental ‘Herald’ (c’est le nom de la chouette) qui plante le décor avec tout d’abord une première partie atmosphérique qui prépare le thème principal débutant à la guitare électrique et qui prend de l’ampleur en accélérant le tempo avec un premier solo de claviers. Avec ‘Flying’, on est plongé dans une belle ballade mélodique et après le court instrumental ‘Spiral’, ‘Symetry and Light’ est la première pièce progressive chantée avec plusieurs parties imbriquées et des ruptures de tempos et d’intensités. On retrouve le style de ‘Flying’ avec ‘Justified’ avec des lignes mélodiques faisant penser à celles d’Elton John’ mais avec une approche beaucoup plus progressive, la deuxième partie contenant un très beau solo de guitare et ‘In Amber’ continue dans ce style mélodique épuré piano/voix. Les composantes progressives sont ensuite plus présentes sur le reste de l’album, avec tout d’abord, ‘The Hunt’ qui démarre dans une atmosphère inquiétante puis qui monte en intensité et accélère le rythme pour retomber dans les 2 dernières minutes et terminer avec un mélodie entêtante ; ‘Delta’ qui suit alterne des passages intenses et d’autres beaucoup plus calmes avec l’utilisation du piano pour accompagner la belle voix de ‘Al Winter’, puis, ‘When We Were Young’ est une nouvelle ballade cette fois guitare/voix avec quelques nappes de claviers, l’album se terminant par la composition la plus longue de l’album ‘Carnivale’ qui commence dans une ambiance d’orgue de barbarie et qui se compose de plusieurs parties en reprenant l’ensemble des ambiances de l’album et qui se termine en apothéose dans un très beau crescendo et retombe finalement sur quelques notes de piano. En résumé, les Britanniques de ‘This Winter Machine’ sortent un album de qualité qui mélange de très belles ballades avec des constructions progressives et ‘A Tower of Clocks’, même s’il reste très accessible, demande néanmoins plusieurs écoutes pour profiter pleinement de chaque recoin...

Pattern-Seeking Animals - Pattern-Seeking Animals

La 2ème chronique de la série consacrée au rock progressif est celle des Américains de ‘Pattern-Seeking Animals’ qui est un nouveau projet initié par le claviériste ‘John Boegehold’ qui a collaboré à l’écriture de certains titres de ‘Spock’s Beard’ depuis 2003 et qui pour l’occasion a fait appel aux membres du groupe, le chanteur ‘Ted Leonard’, le bassiste ‘Dave Meros’ et l’ancien batteur ‘Jimmy Keegan’. Forcément, on est dans un style progressif avec 3 titres autour de 10 minutes mais l’opus renferme également des titres plus courts éloignés du progressif avec tout d’abord ‘No One Ever Died And Made Me King’ assez proche de l’AOR, puis les ballades mélancoliques 'The Same Mistakes Again', ‘Fall Away’ et ‘These Are My Things’, ce dernier me faisant penser au style de l’Ecossais ‘Al Stewart’, la ritournelle ‘We Write the Ghost Stories’ avec son tempo ternaire de valse et enfin le popisant et très accessible ‘No Land's Man’. En ce qui concerne les constructions progressives, ‘No Burden Left to Carry’ est assez typique d’un progressif riche à multi-tiroirs qu’il faut s’approprier en plusieurs écoutes, puis ‘Orphans Of The Universe’ poursuit dans cette ambiance et enfin, ‘Stars Along The Way’ de plus de 10 minutes clôture l’album avec une composition plus accessible et moins alambiquée. En résumé, ce nouveau projet ‘Pattern-Seeking Animals’, même si des similitudes avec ’Spock’s Beard’ sont présentes ici et là, apparaît beaucoup plus accessible avec une alternance de titres riches et élaborés et d’autres beaucoup plus directs et permet de varier les styles pour être ouvert à un public relativement large...

Introitus - Shadows

La troisième formation consacrée au rock progressif est ‘Introitus’, groupe Suédois que je découvre seulement avec leur dernier album ‘Shadows’ mais qui a déjà près de 20 ans d’existence avec un premier enregistrement studio en 2007 (voir ici). Chez ‘Introitus’, dans la famille ‘Bender’, je voudrais le père : j’ai, c’est le compositeur et le claviériste; je voudrais la mère : j’ai, c’est la chanteuse qui a, soit dit en passant, une magnifique voix ; je continue, je voudrais le fils : j’ai, c’est le batteur et puis pour compléter la famille la petite dernière ‘Johanna’ qui participe aux chœurs. A la première écoute de ‘Shadows’, je me suis retrouvé dans une atmosphère bien connue de rock mélangeant progressif, symphonique et atmosphérique en empruntant à des formations comme ‘Pink Floyd’, ‘RPWL’ (voir leur dernier album ici) ou encore ‘Mostly Autumn’ (voir leur dernier album ici) mais qui ont un style propre rempli de mélancolie. Dès le premier titre, ‘Belong’, on sent des influences ‘Floydiennes’ avec une remarquable prestation vocale d’Anna Bender’ qui emplit l’espace avec sa voix chaude et profonde. Suit le titre éponyme de l’album qui me rappelle les lignes mélodiques de ‘Karnataka’ (voir leur dernier album avec ‘Hayley Griffiths’ ici) mais qui a des accents beaucoup plus progressifs avec des parties instrumentales beaucoup plus fournies. La suite nous offre une ambiance très aérienne avec ‘Beyond Fantasy’ sur laquelle viennent se poser de belles vocalises et des accords de piano proche de ‘Vangelis’ (voir son dernier album ‘Nocturne’ ici) avec une très belle intervention mélancolique d’un accordéon en milieu de titre, puis, ‘Desperation’, qui est le titre le plus long de l’album, continue dans cette ambiance poignante en déroulant une magnifique mélodie avec encore ici et là l’utilisation de l’accordéon et une nouvelle magnifique interprétation d’Anna, la partie instrumentale étant également de toute beauté et le final grandiose. Enfin, après le ‘Figures’ qui alterne parties enlevées et d’autres plus calmes, ‘My Hero’ est une ballade mélancolique plus classique et l’album se termine par l’instrumental ‘Awakening’ qui nous embarque une dernière fois dans un long développement avec une première partie poignante, qui prend de l’ampleur et accélère le rythme en milieu de titre avec une succession de plusieurs sections et qui se termine calmement avec quelques vocalises accompagnées une dernière fois par l’accordéon. En résumé, ce dernier album des Suédois d’Introitus’ est pour moi une magnifique découverte et, si vous aimez les ambiances sereines dans le rock progressif, ‘Shadows’ est certainement fait pour vous...

Ape Amplitude - Escape Routes

C’est avec ‘Achim Wierschem’ que nous continuons la série des albums de rock progressif 2019 avec son projet ‘Ape Amplitude’ car l’Allemand participe à un grand nombre d’autres projets comme ‘Flaming Bess’ (voir ici), ‘Mindmovie’ (voir ici), ‘Marquette’ (voir ici) ou encore ‘Horizontal Ascension’ (voir ici). Avec ‘Peter Zahn’, il sort donc ‘Escape Routes’ qui est un opus entièrement instrumental et conceptuel basé sur le constat que la réalité est souvent plus étrange que la fiction. Le titre de chaque composition aborde donc un sujet grave avec comme exemple le premier titre ‘A Long and Painful Path’ qui traite des migrants qui sont prêts à risquer leur vie en Méditerranée pour s’échapper de leur pays : musicalement, partagé en 4 parties pour un total d’environ 33 minutes, nous sommes embarqué dans un rock progressif riche et recherché, souvent atmosphérique à la manière des grands groupes des années 70 comme ‘Pink Floyd’ ou ‘Yes’ avec une utilisation massive des claviers et de beaux solos de guitare électrique très ‘Gilmouriens’. Globalement, les titres sont paisibles et mélancoliques comme par exemple ‘Last Exit Suicide’, ‘Dopeland’, ‘The Drinker’, ‘Escape to Women’s Shelter’ ou encore ‘Requiem for a Dying Planet’ avec des tempos qui déroulent lentement leur mélodie mais on peut également noter des constructions plus progressives comme ‘Turning My Back to the City’ ou ‘Virtual Reality’ dans une rythmique plus soutenue agrémentée d’électronique. A noter le dernier titre ‘A Little Light of Hope’ qui, après toutes ces compositions assez noires, termine l’album sur une note d’espoir avec une belle mélodie qui prend de l’ampleur petit à petit. En résumé, ce nouveau projet de ‘Achim Wierschem’, même si le thème est assez sombre, démontre tout le talent de ce compositeur qui nous offre des mélodies attachantes et, ‘Escape Routes’ est un album qui devrait plaire à toutes celles et ceux qui aiment les grands développements instrumentaux progressifs...

Cirrus Bay - The Art of Vanishing

Pour cette cinquième chronique consacrée au rock progressif, c’est encore des Américains avec ‘Cirrus Bay’ qui ont débuté leur carrière au début des années 2000 et qui sortent leur sixième enregistrement studio ‘The Art of Vanishing’. Pour ceux qui connaissent le groupe ‘Renaissance’ qui a connu une belle popularité dans les années 70/80 (voir leur dernier live ici), on retrouve une certaine similitude dans les lignes mélodiques et ‘Tai Shan’ se rapproche du registre très haut perché d’Annie Haslam’ et ceci dès le premier titre ‘A Blossom of Hills’ qui rappelle les sonorités des années 70. Cette ressemblance se confirme dans ‘A Garment of Clouds’ avec une belle mélodie et de très belles vocalises, puis ‘Eden’ continue dans le même registre et rappelle les premiers albums des Anglais. L’album est parsemé d’instrumentaux acoustiques ou semi-acoustiques avec tout d’abord le court solo de guitare ‘Undiscovered Isle', puis ‘The North Country’ continue dans ce style caractéristique des années 70 avec les sonorités des claviers qui peuvent cette fois rappeler ‘Focus’ mais on peut également citer ‘Sooke Harbour’ dans lequel flûte et guitare offrent de beaux échanges et aussi le recherché ‘Unexpected Wonder’ rappelant les première pièces progressives et enfin le très épuré ‘Lost and Profund’. Avec ‘The Dictator’, on embarque pour une douce ballade avec de nouveaux de belles vocalises puis ‘The Vanishing Place’ est un long titre constitué de plusieurs parties dans un style typique d’un progressif laissant beaucoup de place aux parties instrumentales. L’album se termine par l’acoustique ‘Falling Leaves’ et le beau et reposant medley ‘Medley For Solo Piano : The Poetic Sea / Solitude / Cascadence’ où ‘Bill Gillham’ nous montre tout son talent de pianiste. En résumé, avec ‘The Art of Vanishing’, les Américains de ‘Cirrus Bay’ nous replonge quelques décennies en arrière dans un progressif paisible et aérien qui a été popularisé à l’époque par des groupes comme ‘Renaissance’...

Drifting Sun - Planet Junkie

La sixième chronique consacrée aux albums de rock progressif est celle des Anglais de ‘Drifting Sun’ qui, après une quinzaine d’années d’absence, sont revenus en 2014 avec tout d’abord ‘Safe Asylum’ en 2016 et ‘Twilight’ en 2017 (voir la chronique ici) et sortent un nouvel album ‘Planet Junkie’. Pour cet album, suite aux problèmes de santé de ‘Peter Falconer’, ‘Pat Senders’ a fait appel à de nouveaux chanteurs de groupe renommés avec tout d’abord ‘Marc Atkinson’ qui est le chanteur de ‘Riversea’, ‘Colin Mold’ qui a tourné avec ‘Karnataka’ et qui a sorti 3 albums solos et ‘Joshua Corum’ du groupe ‘Head With Wings’ (voir ici). Mis à part les 2 instrumentaux, le court et épuré ‘Life’ et ‘I Will Be King’ qui mettent en avant ‘Pat Senders’ tout d’abord au piano puis à l’orgue Hammond, les 9 autres titres sont partagés équitablement entre les chanteurs invités qui en interprètent 3 chacun. Tout d’abord, ‘Peter Falconer’ avec les 3 premiers titres dont le premier ‘Within Your Bones’ nous ramène plusieurs décennies en arrière avec des références dans les grands groupes de rock progressif des années 70/80 comme ‘Alan Parsons Project’ (voir son dernier album ici) et avec une partie instrumentale où ‘Sarah Skinner’ nous offre un magnifique solo de saxophone, puis, ‘Planet Junkie’ accélère le rythme pour une composition énergique avant ‘Missing’ qui montre que ‘Marc Atkinson’ est également à l’aise dans des compositions plus tranquilles. Quant à ‘Colin Mold’, les compositions sont toutes calmes et sereines avec tout d’abord la ballade ‘Night-Time Sorrow’, puis, ‘Stay With Me’ continue dans cette atmosphère aérienne et enfin ‘To Tame a Star’ qui nous embarque pour plus de 8 minutes dans un progressif inventif découpé en plusieurs parties et avec de riches parties instrumentales. C’est avec ‘Joshua Corum’ que l’album se termine avec tout d’abord la très belle ballade très dépouillée piano/voix ‘Born of a Dream’ agrémentée par le violon d’Eric Bouillette’, puis, ‘Diogenes’ est assez déroutant mais se révèle au fur et à mesure des écoutes, et enfin, ‘Everlasting Creed’ est une sorte de résumé de l’album avec un titre progressif de 10 minutes qui voit se succéder plusieurs parties avec des changements d’intensité et de tempo et avec toujours de remarquables arrangements instrumentaux. Bref, c’est encore un sans-faute pour les Anglais de ‘Drifting Sun’ qui nous offre un album de qualité, et ‘Planet Junkie’ devrait plaire à un public qui affectionne un rock progressif mélangeant des influences multiples, variées et accessibles...

Atom Works - The Life of Spice

Pour la septième chronique consacrée au rock progressif, c’est au tour d‘Atom Works’ qui est un nouveau groupe Finlandais et qui sort un premier album studio ‘The Life of Spice’ relatant l’histoire d'un père dont le secret est révélé accidentellement et dont ses fils trouvent la tentation trop forte et s'opposent à lui pour tenter de profiter indûment de la générosité de leur père, tout ceci se passant dans les années 1930 en Inde.
Côté musique, ils mélangent du rock et du métal progressif avec des influences multiples des quarante dernières années et des constructions riches et complexes qui demandent plusieurs écoutes pour pénétrer dans leur univers. Le titre introductif ‘400th Year’ est certainement un des plus accessibles avec une première partie avec un solo de guitare à la ‘Gilmour’ puis une deuxième partie beaucoup plus enlevée avec un tempo plus rapide et des riffs de guitare plus appuyés, puis avec le court ‘The Life of Spice’, on revient quelques décennies en arrière avec les groupes de progressif des années 70 et ce titre me fait penser au groupe Français ‘Ange’ (voir leur dernier album ici). Avec ‘The Brothers Thirst’, après une introduction au saveurs orientales, c’est un titre progressif avec une tension poignante et un chant très théâtral de ‘Steve Baker’, puis ‘Puppets of the Three’ continue dans cette atmosphère avec de multiples changements de tempo et d’intensité et qui est construit en différentes parties qui s’imbriquent les unes dans les autres. La suite est à l’image de ce début d’album, car mis à part le court break instrumental ‘Time in Eyes’, tout est mis en œuvre pour nous proposer des compositions recherchées dans lesquelles ‘Steve Baker’ confirme tout son talent au chant et dont son charisme me rappelle celui de chanteurs comme ‘Jean Pageau’ de ‘Mystery’ (voir leur dernier album ici) ou de ‘Paul Manzi’ d’Arena’ (voir leur dernier album ici) et dans lesquelles une bonne place est laissé à de remarquables sections instrumentales et ceci jusqu’au dernier titre ‘Beyond the Old’, de plus de 14 minutes, qui est un bon résumé de l’album avec tous les ingrédients du rock progressif et qui possède un magnifique final qui monte lentement en puissance pour retomber sur la fin dans quelques nappes de claviers puis une dernière fois, une partie courte partie chantée de ‘Steve Baker’.

En résumé, les Finlandais d’Atom Works’ montrent déjà pour un premier album une maturité impressionnante grâce à de très bon musiciens et un très bon chanteur, et ‘The Life of Spice’ est destiné à un public de rock progressif qui aime les compositions recherchées avec de longs développements...

Hasse Fröberg Musical Companion - Parallel Life

Ma dernière chronique sur les sorties d’albums de rock progressif concerne le groupe du guitariste des ‘Flower Kings’, ‘Hasse Fröberg’ qui avec ‘Hasse Fröberg Musical Companion’ (‘HFMC’) sort son quatrième album studio ‘Parallel Life’ (il a également participé au projet de ‘Mark Trueack’, ‘Planetary Overload Part 1 : Loss’ – voir ici). On est donc plongé dans un univers progressif et ceci dès le début, puisqu’ils ont choisi de débuter l’album par la pièce maitresse divisée en 6 parties, ‘Parallel Life’ : forcément, les 22 minutes ne se digèrent pas immédiatement et il faut plusieurs écoutes pour se les approprier complètement mais on peut souligner un très beau travail au niveau des lignes mélodiques qui sont accessibles à l’image de la 2ème partie ‘To Change’ ou de la 3ème ‘You and Life’. Globalement, on navigue entre rock et métal progressif avec un belle alternance entre les parties chantées (‘Hasse Fröberg’ nous offre de belles démonstrations vocales) et entre de remarquables parties instrumentales. La suite de l’album continue dans cette variété de style à l’intérieur même des compositions comme dans ‘Sleeping with the Ghost’ qui débute calmement dans une atmosphère ‘Floydienne’ et qui s’accélère à la première minute puis qui par la suite alterne des passages calmes et d’autres plus énergiques, puis ‘Time Waits’, un peu plus dur à apprivoiser pour ma part, continue dans ce style progressif recherché avec quelques passages techniques. Avec ‘All Those Faces’, on revient à un rock plus classique comparable à du ‘Alan Parsons Project’ pour la partie rythmique, et ‘Rain’ est un titre qui permet de faire un break sous la forme d’une ballade comprenant des parties atmosphériques. Changement de style avec ‘Friday’ qui nous embarque dans un titre énergique à la manière des groupes de hard-rock des années 70 et l’album se termine de belle manière par ‘Never Alone’ avec des lignes mélodiques mémorables et une construction progressive qui alterne des parties énergiques et d’autres plus calmes et qui possède un final épique et symphonique magistral. En résumé, les Suédois de ‘HFMC’ sortent encore un album de qualité qui puise ses influences dans quarante années de progressif et, même s’il demande plusieurs écoutes pour s’en imprégner, ‘Parallel Life’ est encore une bonne surprise dans le domaine du progressif pour l’année 2019 et devrait sans aucun doute être bien accueilli par tous les fans de ce style...