Artiste : Medea

Album : A Fate Symphony

Date de Sortie : 06-03-2020

Ajouté le : 06-04-2020

Après le ‘Nothern Light’ en 2017, ‘Henry Meeuws’ continue son chemin avec un nouvel opéra rock ‘A Fate Symphony’ qui relate l’histoire de ‘Lucas’ qui veut se faire soigner de l’épilepsie et qui pend contact avec le docteur ‘Koháry’, un mystérieux neuroscientifique hongrois qui prétend pouvoir le guérir et lui rendre sa vie normale, mais le docteur qui est un protestant a bien d’autres intentions, celles d’éradiquer le Catholicisme. Et pour cet opéra, ‘Henry Meeuws’ n’a pas lésiné sur la section vocale puisque ce sont 9 chanteuses et chanteurs et le groupe ‘Les Vocalettes’ qui prêtent leurs voix à cet opéra rock (voir présentation sur le site de ‘Medea’ ici).

Musicalement parlant, on est toujours dans un style progressif entre rock et métal et le parallèle avec les productions d‘Arjen Lucassen’, dont ‘Ayreon’, est évidente (chronique à venir de ‘Electric Castle Live And Other Tales’ et dernier live ’Ayreon Universe’). 10 titres pour 1 heure d’écoute, inutile de vous dire que ce genre d’album nécessite quelques écoutes répétées et qu’il est indispensable de le prendre dans son ensemble. On navigue entre ambiances énergiques et sereines et ‘Seizures’ qui débute l’album, n’est pas forcément le plus accessible avec de nombreux changements de tempo et d’intensité et une belle prestation très théâtrale de ‘Bart Schwertmann’ puis, ‘Traces of a Fate Symphony’, déroule tout d’abord une mélodie paisible dans la première partie puis monte en puissance avec une deuxième partie beaucoup plus progressive. ‘To Change History’ revient à du progressif énergique et ‘Regression’, beaucoup plus symphonique, nous offre tout d’abord une partie chantée mélodieuse puis une belle section instrumentale avec un magnifique solo de guitare et avec ‘Chest Without Books’, les sections instrumentales progressives sont plus recherchées et alternent de belles manière avec les parties chantées dans une atmosphère plus légère. ‘Hungarian Dance’ n’est autre qu’une reprise de la dance Hongroise N° 5 de ‘Johannes Brahms’ dans une interprétation extravagante dans laquelle la guitare électrique se joint aux autres instruments et ‘Blood Countess’ est un titre énergique avec des prestations vocales remarquables qui peuvent faire penser à certaines compositions d’Ayreon’, puis, on retrouve également les influences d’Arjen Lucassen’ dans ‘Nova Zembla (Third Time’s A Charm)’ qui est pour moi le titre majeur de l’album sur le plan mélodique et progressif avec une recherche importante au niveau des arrangements vocaux et instrumentaux. L’énergique ‘Orange’s Brides’ nous propose ensuite une prestation remarquable du groupe vocal ‘The Vocalettes’ et c’est avec le long développement ‘Murderer Or Martyr’, contenant tous les ingrédients d’un progressif recherché et inventif que l’opéra se termine de manière imposante.

En résumé, cet opéra rock d‘Henry Meeuws’ est une réussite totale qu’il est nécessaire d’apprivoiser écoute après écoute et, même si l’atmosphère n’est pas aussi grandiose que les projets de ‘Arjen Lucassen’, ‘A Fate Symphony’ est à conseiller à toutes celles et ceux qui aiment les grandes productions d’Ayreon’...

Interprêtes

Henry Meeuws (Guitare, Claviers, Piano) + Invités : Bart Schwertmann (Chant), John Jaycee Cuijpers (Chant), Noor van de Voort (Chant), Bas Dolmans (Chant), Robbie van Stiphout (Chant), Sandra Peeters (Chant), Ernst Le Cocq d'Armandville (Chant), Joss Mennen (Chant), Jo de Boeck (Chant), Josien Obers (Chant), Babz Verhoeven (Chant), Inge van Asseldonk (Chant), Marloes Kooter (Chant), Igor Koopmans (Batterie), Iris Gilsing (Clarinette), Frank de Groot (Basse)